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1/4/2011 Poisson d'avril !


Publié le 01/04/2011 07:47 | LaDepeche.fr

Poisson d'avril, une coutume française qui a conquis le monde

Il n'y a pas de tradition plus rigolote que le 1er avril en qui les blagueurs voient leur saint patron. Ses origines sont controversées, normal quand on est le symbole des farces et attrapes. Cependant l'hypothèse la mieux partagée fait remonter l'apparition des facétieux poissons au XVIe siècle en France. Tout a commencé quand, en 1564 le roi Charles IX a décrété que l'an nouveau ne commencerait plus le 1er avril mais le 1er janvier, les cadeaux d'usage devant suivre le transfert. Alors que dans le royaume les guerres de religion faisaient rage, la cour, qui avait besoin de distractions ,trouva divertissant de continuer à marquer l'ancien nouvel an par des cadeaux amusants et des canulars. Comme à cette période on est à la fin du carême chrétien pendant lequel il n'était permis de manger que du poisson et non de la viande, on s'offrit de faux poissons. Dans le livre qu'il vient de consacrer à Charles IX (Charly IX, Robert Laffont) Jean Teulé raconte cette mutation avec son humour habituel.

Partie de France cette coutume a gagné le monde occidental avant de franchir les océans et de s'adapter à chaque pays. En Angleterre les piégeurs ne peuvent sévir que le matin, en Écosse, ils peuvent frapper deux fois, le 1er et 2 avril, en Inde c'est la fête de l'Huli mais le 31 mars.

 

Publié le 01/04/2008 11:46 | Véronique Bouvier

Saint-Gaudens : Souvenirs de «poissons d'avril»

C'était en 2005. Les téléspectateurs de France 3 et le petit monde de l'agriculture étaient en ébullition. Une vache gasconne, Linotte, venait de rejoindre les hautes sphères spatiales. Un canular du 1er avril, né du cerveau fécond d'un de nos collègues de l'antenne régionale de la chaîne. Francis Estadieu, éleveur bovin à Soueich, se remémore l'épisode, avec délectation. « Le journaliste désirait un animal d'une race rustique. D'où le choix du groupe gascon. Ils sont venus tourner quelques scènes dans mon exploitation. Puis Linotte est allée à la cité de l'Espace à Toulouse. Jusqu'au dernier moment, je ne savais pas si le reportage allait être diffusé », raconte Francis Estadieu. Finalement, le sujet passe au journal de 13 heures, puis dans l'édition du soir. Certain de ses comparses y croient dur comme fer. Ils demandent à suivre les pérégrinations de la vache et s'enquièrent de son état de santé. « Trois ans après, on m'en parle encore », pouffe l'éleveur.

D'autres ont des souvenirs plus classiques. « En cinquième au collège de Montréjeau, on avait accroché un poisson dans le dos de notre professeur d'anglais. Toute la classe était complice. Mais comme elle aussi était très blagueuse, elle a joué le jeu », plaisante Cyrille Cointre. Cette tradition, qui se perd, a débuté en l'an de grâce 1564. C'est à ce moment-là que le roi Charles IX, décide de modifier le calendrier et de débuter l'année le premier janvier. La coutume voulait que les gens s'offrent des cadeaux pour honorer l'année nouvelle. Quelques petits farceurs continuèrent à s'échanger des présents le premier avril, mais « pour rire ». L'histoire ne dit pas si les vaches spatiales avaient déjà fait leur apparition.


 


 

 
31/3/2011 Du Bruc à Ricardens : actualités mars 2011 (1)



Entre deux giboulées, petit tour d'horizon de l'actualité locale de la première quinzaine de mars...


 


 

 
29/3/2011 TNT : chez nous dans 7 mois !


Publié le 29/03/2011 08:01 | Philippe Rioux

TNT : êtes-vous prêts ?

Le basculement dans la télé tout numérique, c'est aujourd'hui en Aquitaine./DDM, Michel Viala.

Le basculement de la diffusion analogique vers le tout numérique arrive dans le Grand Sud. L'Aquitaine franchit le pas aujourd'hui. Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon en novembre. Êtes-vous prêts ? Le point sur ce qu'il faut savoir.

Cette fois-ci, ça y est ! Le basculement de l'analogique vers le tout numérique de la diffusion hertzienne de la télévision, qui n'a jusqu'à présent concerné que les régions au-dessus de la Loire, est arrivé cette nuit dans le Grand Sud. Et c'est l'Aquitaine qui a eu l'honneur de vivre cette petite révolution. Midi-Pyrénées et le Languedoc-Roussillon ont un peu plus de temps pour se préparer puisqu'elles abandonneront la télé analogique respectivement le 8 et le 29 novembre 2011.

Mardi 8 mars dernier, c'est la plus peuplée des régions françaises, l'Ile-de-France, qui a basculé en grandes pompes. Tous les patrons de chaînes s'étaient donné rendez-vous à la Tour Eiffel pour symboliquement appuyer sur un bouton rouge. Le basculement parisien s'est réalisé sans problème majeur pour ce bassin de 12 millions d'habitants et 3, 3 millions de « foyers TV. »

« La journée du 8 mars représente une date importante pour le développement de notre économie numérique : il s'agit de la principale étape avant le basculement de l'ensemble de la France, le 30 novembre prochain », expliquait alors Éric Besson, ministre de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie Numérique. « Aujourd'hui, avec les 12 millions de Franciliens, deux tiers de la population française sont désormais passés au tout numérique audiovisuel. »

Le basculement vers ce tout numérique des régions du sud de la France pourrait toutefois s'avérer plus compliqué, car les territoires montagneux (Alpes, Pyrénées, Massif Central) disposent de nombreuses zones blanches.

Un décodeur TNT. Photo DDM, Marc Salvet

Le numérique, qui porte en lui la promesse d'une meilleure image, d'un meilleur son, d'une offre élargie de chaînes et de services interactifs, a un handicap : il fonctionne en tout ou rien. Soit l'on capte, soit l'on ne capte pas. Ainsi, des communes dont la réception analogique était moyenne pourraient ne plus rien recevoir du tout. Une crainte de l'écran noir qui a fait réagir de nombreux élus, comme l'Association nationale des élus de montagne (ANEM), qui réclame une couverture à 95 % du territoire et non pas de la population. La Région Midi-Pyrénées s'est aussi saisie du dossier .

Heureusement, l'État et le consortium France Télé Numérique, chargé de gérer le basculement, ont prévu tout à la fois des aides pédagogiques, techniques et financières pour faciliter le basculement de tout le monde, et plus particulièrement des personnes âgées. Ces dernières pouvant être la cible de démarcheurs peu scrupuleux, France Télé Numérique recommande de s'orienter vers des revendeurs ou antennistes ayant signé la charte « Professionnels agrées Tous au numérique ». Et encas de doutes, ne pas hésiter à faire appel aux ambassadeurs de « Tous au numérique. »

 

La galère pour tout capter

Le passage au tout numérique n'est pas une sinécure même lorsque toutes les conditions semblent réunies pour que tout se passe bien. « Nous avons anticipé le passage au tout numérique en décidant l'été dernier de changer tout notre matériel. Nous avons donc acheté un écran plat et un enregistreur, chacun avec décodeur TNT intégré », racontent Marie et Charles, deux retraités ruthénois, qui n'avaient jusqu'à présent que les six chaînes historiques et quelques autres via une antique parabole. Le couple fait appel à un antenniste agréé qui leur demande de choisir entre une réception satellite ou par antenne râteau. L'intervention coûtera le même prix : 250€. Les retraités optent pour l'antenne râteau. Le réglage de cette dernière ne tiendra que quelques semaines. « Tout marchait bien et du jour au lendemain on n'a plus reçu certaines chaînes. » Appel à l'antenniste et 15 jours d'attente plus tard, le verdict tombe : en attendant le basculement prévu le 8 novembre, les émetteurs sont mis à jour et l'on peut perdre certaines chaînes. « Du coup, nous sommes obligés de jongler entre la réception numérique et l'analogique pour voir les chaînes manquantes », pestent les retraités.

 

Dans les Hautes-Pyrénées, dans la campagne lourdaise, Éric est dans une zone blanche et seule sa parabole lui permettait jusqu'à présent de capter les chaînes historiques. « Je me suis dit que j'allais passer par ma connexion internet ADSL pour avoir les chaînes numériques mais mon débit n'est pas suffisant », explique le Bigourdan, qui devra certainement investir dans une parabole et un adaptateur dernier cri. La mise à jour des émetteurs de TDF crée aussi quelques surprises. Dans le Lot, Renée avait reçu de ses enfants un adaptateur TNT. Problème : impossible de retrouver les programmes régionaux de France 3 du Lot ; ce sont les actualités du Lot-et-Garonne qui arrivaient sur son poste. La retraitée a préféré remiser au placard son adaptateur…Ph. R.

 

Les élus mobilisés contre l'écran noir

Face à la perspective de voir leurs administrés privés de télévision après le basculement dans le tout numérique, de nombreux élus sont montés au créneau pour interpeller le gouvernement.

En juillet dernier, Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, a écrit au Premier ministre François Fillon pour que l'on recense les zones d'ombres. Le Premier ministre a répondu à Martin Malvy en expliquant que le gouvernement a mis en place des « commissions départementales de transition vers la télévision numérique » et que, par ailleurs, une aide de 250 € sera destinée à « l'équipement des foyers situés dans une zone géographique où la continuité de la réception des services de télévision en clair ne peut être assurée par voie hertzienne terrestre en mode numérique ».

La TNT ne relevant pas de ses compétences, et compte tenu de ses contraintes budgétaires, la Région n'investira pas sur ce dossier. En revanche, elle investit fortement sur les infrastructures internet - depuis 2005, 2,6 M€ pour résorber les « zones blanches » dans 262 communes - qui peuvent acheminer les chaînes de la TNT. Ph. R.

 


Publié le 29/03/2010 08:14 - Modifié le 29/03/2010 à 10:34 | Philippe Rioux

Télévision : les exclus de la TNT

Les antennistes sont très sollicités par ceux qui ne reçoivent pas ou mal la TNT./ Photo DDM, Marc Salvet.

Depuis son lancement en 2005, la télévision numérique terrestre (TNT) et son cortège de 18 chaînes gratuites remporte un incontestable succès d'audience auprès des Français, souvent au détriment des grandes chaînes. Mais le numérique, c'est fantastique… à condition de bénéficier d'une réception optimale des signaux. Ce qui est loin d'être le cas dans le Grand Sud, comme l'attestent les nombreux témoignages que vous nous adressez (lire ci-dessous).

Les cuvettes, les vallons, les contreforts montagneux constituent de sérieux handicaps qu'il faut surmonter et qui concernent autant des zones très rurales - qui ne reçoivent pas toujours bien la classique télé analogique - que certaines zones urbaines. Aux problèmes des émetteurs qui sont progressivement mis à jour, s'ajoutent ceux des antennes râteau des particuliers qui, pour certaines, sont très vieilles et donc inadaptées à une réception numérique.

« À la différence du signal analogique que l'on peut recevoir brouillé mais regardable, pour la TNT, on reçoit tout ou rien », explique Télé diffusion de France (TDF).

De quoi inquiéter de nombreux habitants à mesure que se rapproche la date fatidique du basculement au tout numérique, fixée en mars et novembre 2011 pour le Grand Sud. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a ainsi fait savoir que pour cette étape historique de la télé, un demi-million de foyers seraient laissés sur le carreau.

Le gouvernement s'est donc vu contraint de renforcer le dispositif du basculement. Une nouvelle loi devrait être votée afin de permettre au CSA « d'imposer les caractéristiques techniques qui permettront aux 1626 sites, de porter la couverture TNT par voie terrestre nettement au-delà de 95 % de la population », a promis en octobre dernier François Fillon. Actuellement la TNT concerne 88 % de la population (et non du territoire). « La participation des chaînes historiques sera sollicitée », a également indiqué le Premier ministre, soulignant aussi que serait mise à l'étude une disposition permettant d'accompagner les collectivités territoriales qui privilégieraient la numérisation de certains émetteurs à leurs frais.

Si la mobilisation se fait côté diffusion, elle se fait aussi côté réception. Le gouvernement a lancé une vaste campagne d'information et d'accompagnement des Français dont l'enveloppe globale atteint 333 millions d'euros. Editions de plaquettes, ambassadeurs se déplaçant en région auprès des Français, notamment les plus âgés, et surtout, une aide financière pour les foyers les plus modestes, sont prévus pour que tout le monde goûte à la TNT.

Une entreprise toulousaine est chargée de préparer les connexions de câbles au relais du Prat d'Albis. Photo DDM, Hélène Dagues

Des aides financières aux foyers en zones blanches

Pour que tout le monde puisse accéder à la télévision tout numérique, l'État a prévu différents types d'aides avec la mise en place d'un centre d'appels pour apporter toutes les informations utiles pour passer au tout numérique (0970 818 818, numéro non surtaxé du lundi au samedi, de 8 heures à 21 heures, au prix d'un appel local) ; des aides financières destinées à couvrir tout ou partie des frais engagés par les foyers pour adapter ou changer leur installation ; et une assistance technique pour les publics les plus vulnérables aux changements techniques (personnes âgées ou handicapées).

Les aides financières, affectées selon des conditions de ressources, pourront aller jusqu'à 250€. Par ailleurs, la proposition de loi de Xavier Pintat, sénateur de la Gironde, sur la lutte contre la fracture numérique, adoptée le 17 décembre dernier, a porté sur la création d'un fonds d'aide complémentaire, sans condition de ressources, pour les foyers situés en zone d'ombre et qui devront s'équiper de parabole. Cette parabole doit être orientée sur le satellite Astra et couplée à un adaptateur TNTSat ; ou orientée sur le satellite AB3 et couplée à un adaptateur FranSat. La parabole est la meilleure solution pour apporter la TNT dans les zones non couvertes par la diffusion numérique hertzienne, mais il existe d'autres solutions.

La première consiste à utiliser une box internet ADSL, le câble ou la fibre optique, grâce à un abonnement individuel. SFR Neufbox, Free, DartyBox, Bbox, Orange, Alice, Numéricâble comprennent dans leurs offres triple-play les chaînes de la TNT.

Autre possibilité, si l'immeuble dans lequel on habite est raccordé au câble dans le cadre d'un accord collectif (service antenne). Ph. R.

La neige à la place de France 3 : la situation dure depuis un mois, faute d'alerte automatique./Photo DDM EN  

Grand Sud :

La galère des téléspectateurs, l'inquiétude des élus locaux

Les lecteurs de La Dépêche nous signalent régulièrement leurs difficultés à capter les chaînes de la TNT. Et le diagnostic de ces mauvaises réceptions - qui se caractérisent au mieux par une pixellisation gênante, au pire par un écran noir barré d'un message « signal trop faible » - relève souvent du casse-tête. « Mon antenniste me dit que ça vient de l'émetteur et TDF m'assure que c'est parce que mon installation n'est pas bonne. Ils se renvoient la balle. En attendant moi je n'ai rien sur mon poste », se lamente un Montalbanais. « J'ai acheté une télé dernier cri TNT HD. Depuis quelques temps, je suis obligé de remémoriser presque tous les jours les chaînes. Mon syndic me dit pourtant que l'antenne de l'immeuble est correctement orientée. Je me suis rabattu sur la diffusion analogique mais que va-t-il se passer quand elle va s'arrêter l'an prochain ? » se demande ce Ruthénois. Aucun des départements du Grand Sud n'est épargné par ces problèmes. « On manque de réception, de signal dans des quartiers de Montauban ou par exemple vers Albias, Mirabel. On trouve aussi des zones d'ombre à Moissac.

 

Cela donne une pixellisation d'images et des téléspectateurs qui ne peuvent pas tout capter. C'est dommageable pour des gens qui ont acheté un décodeur TNT et ont fait installer des têtes à 3 ou 4 sorties », nous expliquait récemment Serge Spiga, qui est l'un des douze antennistes de Montauban.

L'inquiétude gagne également les élus comme par exemple dans le Lot. « Nous avons demandé davantage d'émetteurs. Mais l'arbitrage rendu en décembre est catégorique : il n'y aura pas davantage d'émetteurs. Tout au moins, leur puissance sera augmentée, mais cela ne réglera pas les problèmes liés au relief. Des ajustements a posteriori sont incertains et prendraient du temps », constate-t-on au conseil général du Lot. L'association des élus de la montagne (Anem), présidée par le député ariégeois Henri Nayrou, a d'ailleurs voté en septembre une motion relative à la TNT, exigeant « l'égalité entre tous les Français pour l'accès à la TNT, la couverture de 95 % de la population départementale et la création d'un fonds d'équité territoriale. » Ph. R.

Dans la région de Cahors, un installateur pose un adaptateur TNT sur une antenne-râteau. Photo DDM, Marc Salvet


 


 

 
28/3/2011 Toulouse : trottoir et développement durable


Publié le 28/03/2011 08:19 | Sébastien Marti

On va bientôt marcher sur le trottoir intelligent

Le réverbère installé esplanade Mitterrand fonctionnera grâce aux dalles de trottoir qui récupèrent l'énergie produite par les piétons./Photo DDM, archives.

La mairie de Toulouse devrait installer en fin de semaine quinze dalles qui produisent de l'énergie à partir du passage des piétons. Elles alimenteront un réverbère à Wilson.

À Toulouse, la récupération d'énergie avance à grands pas. Le premier trottoir producteur d'électricité doit être installé en fin de semaine au centre de Toulouse,, sur l'esplanade François-Mitterrand, à titre expérimental. La zone test comprendra quinze dalles, munies chacune d'un générateur miniature transformant l'énergie mécanique (en l'occurrence le passage des piétons) en énergie électrique ; elles alimenteront un réverbère. C'est la première fois qu'une métropole aménage au sol ce bout de « trottoir vert » après avoir mis au point un système innovant de récupération d'énergie en association avec des entreprises locales (lire par ailleurs).

L'année dernière, les passants avaient pu tester le système pendant quelques jours dans le cadre de la semaine du développement durable. L'expérience a été prolongée par la mairie de Toulouse. «Le service d'éclairage de la mairie de Toulouse achève le montage d'un prototype » précise Alexandre Marciel, adjoint en charge de la voirie et de l'éclairage public, qui a suscité le projet à Toulouse. L'Union européenne a même demandé à la Ville rose une démonstration grandeur nature, qui se déroulera dans quelques jours à Bruxelles, place du Luxembourg.

 

Une légère impression de s'enfoncer

Au sol, les dalles recouvertes d'une fine couche de béton seront selon la mairie « parfaitement intégrées dans l'espace public ». Le Toulousain qui posera le pied dessus aura la sensation de s'enfoncer légèrement. «On a l'impression de marcher sur le sol d'une aire de jeux pour les enfants » explique Alexandre Marciel.

Seul bémol pour l'instant : «Nous ne savons pas encore combien de temps le réverbère alimenté par le passage des piétons diffusera de la lumière » reconnaît l'élu toulousain. Mais selon lui, l'essentiel n'est pas là :« Le gros enjeu porte sur la production locale d'énergie, c'est un vrai défi à relever pour les années à venir. D'ailleurs, notre trottoir intelligent pourra être complété par une bordure qui éclaire la nuit à partir de l'énergie solaire, ce que nous sommes aussi en train de mettre au point ».

 

Un projet qui crée des emplois

Le système de trottoir intelligent mis au point à Toulouse a suscité une collaboration entre la mairie de Toulouse, le laboratoire en électrodynamique de l'école d'ingénieurs Enseeiht ainsi que deux PME, Viha Concept dirigée par Laurent Villerouge pour le générateur miniature d'énergie et une filière du groupe Lafarge, située à Montrabé. C'est cette dernière qui a conçu le revêtement de la dalle « pédo-électrique ». Il s'agit selon la mairie de Toulouse « d'un nouveau type de béton, très léger, très résistant et qui consomme peu d'eau ». C'est d'ailleurs cet aspect béton qui permet aux dalles de s'intégrer parfaitement au paysage urbain.


 


 

 
27/3/2011 Haut-Languedoc (81) : Repas des os


Publié le 27/03/2011 03:49 | LaDepeche.fr

Nages (81) : Les os, un vrai régal

Lily Mas saupoudre de sel les 300 kilos d'os. /Photo DDM

Dans la grande salle du Landas, tout avait commencé gentiment : soupe aux choux et salade. Mais l'on sentait confusément que ce n'était qu'amuse-gueule. Et effectivement, lorsque les os arrivèrent, le silence s'instaura : c'était bien pour cela que les 160 convives étaient venus.

Plus tard, lorsque bon nombre d'entre eux furent arrivés à satiété, Jacques Mas, le patron du restaurant Lou Castel, s'approcha d'un groupe de Salvetois. Et s'adressa à un septuagénaire à crinière et moustache blanches honorant particulièrement son plat : « Alors, ils sont pas bons, mes os ?

- Si, si. Vraiment bien préparés. Félicitations. Dommage qu'il n'y ait pas les yeux, comme de mon jeune temps. Et il reste beaucoup de viande attachée : on aurait presque pu faire quelques plis de saucisse !

- C'est ainsi : à l'abattoir, ce n'est plus guère possible de se procurer les yeux. Et aujourd'hui, ce sont les machines qui désossent, peut-être moins pointues que la main de l'homme. Allez, je vous ramène un saladier. »

Tout avait commencé près de quatre heures plus tôt dans une annexe du restaurant : Patrice le cuisinier allume la rampe de cuisson. Au-dessus, une cuve de 500 litres contenant les os et quelques jarrets de jambon rance. Lily Mas la patronne explique : « Dans la marmite, un fond d'eau. Rajouter poivre, thym et laurier. Les os doivent mijoter à petit bouillon pendant 1,5 à 2 heures. Bien les remuer. Pour le sel, pas de proportion : c'est au goût que je détermine la dose. »

Ce repas des os était, dans les contrées de Murat, Lacaune ou la Salvetat, un temps fort clôturant les deux jours de masèl. Ce sacrifice du cochon, jadis règle générale dans les campagnes locales, est devenu aujourd'hui l'exception. Les associations ont pris le relais pour maintenir un pan de la tradition. Séance de rattrapage, toujours sous l'égide du Centre de recherches du patrimoine de Rieumontagné, le samedi 2 avril.

Publié le 21/12/2008 04:38 | LaDepeche.fr

Murat-Sur-Vèbre (81) : Un dimanche à ronger les os

Toute l'attention se lit sur les visages de Serge Théron, Jean-Michel Augusto et Pierre Nègre, cuisiniers du jour. /Photo DDM

«À mon avis, ils sont meilleurs que l'an passé. » Christian Senaux, secrétaire du comité des battages, voudrait bien étayer son opinion, mais nul ne se souvient du goût des os cuisinés le 9 décembre 2007. Quant aux yeux du cochon, ajoutés en cours de cuisson, nombreux sont-ils, parmi les 160 convives de ce 14 décembre, à les laisser de côté. Et la douzaine de bénévoles attachés au service n'ignore pas que, pour Christian, c'est un régal…

Après se les être procurés auprès des charcutiers locaux, Laurent Roques et Jean-Claude Calvet ont découpé 130 kg d'os. Dans la cuisine de la salle des fêtes, six marmites ont été nécessaires pour les cuire à la vapeur. Y ont été incorporés : thym, laurier, oignons, clous de girofle, sel, poivre.

Certains préconisent d'y ajouter un os rance, voire une oreille et une patte. Remuer et faire sauter à intervalles réguliers. « Il faut compter quatre heures de cuisson à feu doux », ajoute Lucien Cros, cheville ouvrière de cette animation.

Localisé aux monts de Lacaune, ce repas des os est révélateur de temps de disette ancestral. Par la suite, il est devenu une tradition conviviale clôturant le deuxième jour consacré au masèl (sacrifice du cochon et apprêt de la charcuterie). Ce dernier n'est plus pratiqué que par quelques rares agriculteurs-éleveurs. Comme l'association du patrimoine à Nages, le comité des battages tente, depuis six ans, de sauver cette pratique de l'oubli. Mieux qu'à la ferme même, car, sur scène, l'homme-orchestre Jacques Cros assure l'animation musicale. Avant les oreillettes concoctées par les aînés du Castelas, le goût des lambeaux bien attendris de chair, détachés avec les dents ou la pointe du couteau, restera-t-il bien en bouche ? Et, au bout de l'an, le souvenir de la saveur des os 2008 permettra-t-il de comparer les millésimes ?


 


 

 
27/3/2011 Cantonales Graulhet : résultats du second tour


Claude BOUSQUET élu (60,74 %)

(source : LCI)

Claude Bousquet (à gauche) au côté de Thierry Carcenac président du conseil général. /Photo DDM


 


 

 
26/3/2011 A 2 heures, il sera exactement... 3 heures !


Publié le 26/03/2011 03:49 - Modifié le 26/03/2011 à 10:21 | M. V.

Horaire d'été :
il faut remettre les pendules à l'heure

Dans la nuit de samedi à dimanche, à deux heures, il sera trois heures du matin. Une heure perdue, et toujours beaucoup de discussions sur ce passage à l'heure d'été, plus difficile à encaisser au printemps qu'à l'automne.

Une heure vous manque et tout est dépeuplé… Trente-cinq ans après son instauration en France, le passage à l'heure d'été continue de susciter les polémiques. Ironie du sort, ce système avait été installé après le choc pétrolier de 1973, afin de réaliser des économies d'énergie en soirée sur les besoins d'éclairages. Aujourd'hui, les coûts de l'énergie n'ont jamais été aussi élevés, mais dans le même temps, de plus en plus de voix s'élèvent contre le passage à l'heure d'été. Une association a même été créée en ce sens dans le Grand Sud à Bordeaux en 1983. L'Ached, l'association contre l'heure d'été bénéficie aujourd'hui d'une aura nationale, et possède plusieurs centaines d'adhérents. « La majorité des Français sont contre l'heure d'été », martèle Eléonore Gabarain, présidente de l'Ached, qui reprend chaque année plusieurs études contre cette transition.

Dernière publication en date : le passage à l'heure d'été provoquerait, par manque du sommeil, une hausse des accidents du travail (lire ci-dessous).

Pire, les économies d'énergie ne seraient plus aussi significatives avec la transition vers les lampes basse consommation.

Des arguments battus en brèche par l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie. L'Ademe rappelle ainsi que l'heure d'été permet toujours d'économiser quelque 1,3 TWh, soit près de 4 % de la consommation d'énergie consacrée en France à l'éclairage. Toujours selon l'Ademe, malgré l'utilisation des ampoules basse consommation, le changement à l'heure d'été resterait efficient jusqu'en 2 030.

L'argument environnemental ne suffira peut-être pas à sauver l'heure d'été. Cette pratique est abandonnée par un nombre croissant de pays. Dernier en date, et non des moindres, la Russie, qui, le mois dernier, a décidé de supprimer l'heure d'hiver, pour limiter l'impact du stress sur la population. Un argument qui fait des émules en France. Selon une récente étude Sofres, la prise de médicaments, et notamment de tranquillisants, augmenterait de 19 % au moment du changement d'heure.

Alors, pour ou contre ? En attendant d'être tranchée, la question ne se posera pas cette nuit : à 2 heures du matin, nous faisons un saut dans le temps, et perdrons à jamais soixante minutes.


 


 

 
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