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22/11/2017 Lautrec, Belle-Ile en mer de nuages...



Hier, suite à un nouvel épisode d'inversion thermique, la plaine lautrécoise était recouverte de brume d'où seul le village émergeait...

















 

 


 

 
21/11/2017 Le Parc National des Pyrénées a fêté ses 50 ans -2-

Publié le 11/08/2017 à 07:59   | La Dépêche du Midi |   Pierre Challier

Le bon sens c'est Claire à Gavarnie


Claire Acquier veille sur la signalétique des sentiers… et l'éducation aux voies durables, pour l'environnement./ Photo DDM/P.C.

Donner des repères solides aux enfants comme aux parents, fait aussi partie du métier de garde-moniteur. Au propre comme au figuré, pour Claire Acquier, chargée notamment du balisage sur Luz-Gavarnie.

De Gavarnie, «une montagne et une muraille tout à la fois», Victor Hugo a fait le Colisée de la nature servant de socle à Dieu, titre de son poème inachevé. C'est dire la dimension du «bureau» de Claire Acquier, lorsqu'elle y monte travailler depuis Luz, son berceau familial et sa base, en tant que garde-monitrice du Parc national.

Ce matin ? Les murs y sont encore accrochés de quelques lambeaux de nuages. Mais rien pour décourager touristes et randonneurs : les 1 500 m de parois verticales et les 423 m de la Grande Cascade attirent toujours le marcheur comme un aimant, colonne de fourmis multicolore gravissant le caillou, là-bas, au bout des jumelles.


Gardes et personnels du Parc au Pic du Midi / Photo PNP, Christophe Cuenin

L'appel de la forêt
Pour autant, Claire, 33 ans, n'est pas le genre à se laisser hypnotiser par l'immédiat spectaculaire. Les saisons qui se succèdent en Pays Toy, le temps long et ce «je-ne-sais-quoi», ce «presque rien» qui font indice des grands changements en cours… C'est plutôt ça son quotidien.

Petite, à l'école, elle préférait déjà regarder la forêt que le tableau noir. Bac scientifique en poche et culture pastorale en bandoulière, «mon boulot est un rêve d'enfant : travailler au contact de la nature», résume-t-elle aujourd'hui, attentive au vivant, à ce martinet à ventre blanc qui passe, ce faucon pèlerin qui pique, «à ce qu'annoncent les floraisons», les crocus étant déjà là… comme déjà une touche automnale en ce début août qui vient de voir un voile de neige se rappeler aux sommets.

Marcher. Au cœur des Pyrénées. Et sentir cet «au-delà de l'air» autrefois cher à Jean Giono lorsqu'il écrivait sous la dictée du Grand Pan… Exercice pour le corps et l'esprit qui chemine aussi, les deux (re) prenant conscience qu'ils font partie d'un grand tout, d'une pyramide de dominos plus fragile que les parois devant…


Inventaire d'espèces présentes sur un secteur / Photo PNP

«Au Parc, nous les gardes-moniteurs travaillons tous avec les écoles et ce que j'essaye de transmettre aux enfants, c'est que chaque geste dans la vie quotidienne entraîne une responsabilité. Que malgré les apparences en montagne, l'eau n'est pas inépuisable, par exemple. Que lorsqu'on parle changement climatique et que chacun pense à l'ours polaire parce qu'il l'a vu à la télé, ça se passe ici aussi, la menace sur les espèces ou sur nos glaciers qui disparaissent. Car il faut leur parler d'ici et maintenant pour évoquer ce que chacun peut changer à son échelle en modifiant son mode de vie : trier les déchets, récupérer l'eau de pluie…», explique-t-elle.

Concrètement du global au local ? «Il y avait une coupe de bois à faire à Arribama, en zone cœur de Parc sur le chemin du cirque. Avec les 4e de Luz nous sommes allés étudier le débardage du bois mis en place avec une paire de mulets pour préserver les lieux», poursuit Claire.

Indiquer des sentiers voire des mondes à découvrir, tant à certains gamins de la vallée n'ayant jamais vu Gavarnie qu'aux visiteurs… Certes, c'est l'un des aspects de son métier, puisqu'elle veille aussi sur les panneaux qui informent et orientent les randonneurs et sur les itinéraires balisés du secteur, du Néouvielle à la vallée d'Ossoue.
Mais si vous la croisez, tournevis en main, engagez avec elle la conversation sur les «petits bonheurs», la crête de Diauzède, le col de Ripeyre, le grand tétras… Et au-delà des panneaux, le chemin tendra peut-être un autre miroir sur le sens de vos pas.


Apprentissage de la biodiversité en Vallée d'Ossau / Photo PNP,  Delphine Pelletier

Patrimoine mondial
Sur 23 km de frontière, le secteur de la vallée Luz-Gavarnie compte les trois fameux cirques de Gavarnie, Estaubé et Troumouse, inscrits il y a 20 ans sur la liste du Patrimoine mondial par l'Unesco au sein du site Pyrénées Mont-Perdu. L'ensemble y figure à double titre : pour ses patrimoines naturel et culturel. À Gavarnie, l'église Saint-Jean-Baptiste est également classée au titre des «Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle». Grand site d'Occitanie, le cirque enregistre à lui seul entre 250 et 300 000 visiteurs en été sur les 1,5 million que recense le Parc chaque année.

Le chiffre : 350 kilomètres > sentiers balisés. Le Parc national des Pyrénées est sillonné par 350 km de sentiers balisés parmi lesquels 14 sentiers d'interprétation. Huit maisons du Parc national et trois points d'information estivale accueillent les visiteurs.


Publié le 12/08/2017 à 08:38  | La Dépêche du Midi |   Pierre Challier

Aux origines… les botanistes


Gérard Largier devant les rayons où sont soigneusement conservés les herbiers de Louis Ramond de Carbonnières./ Photo DDM, P.C.

Créé en 1999, le Conservatoire botanique national des Pyrénées et de Midi-Pyrénées est un partenaire scientifique incontournable du Parc, les botanistes ayant aussi été des précurseurs.

L'avertissement fait toujours son effet. Pour prévenir autrefois des attaques d'insectes ou de champignons, «On saupoudrait les feuilles de sels d'arsenic ou de mercure et certaines collections sont empoisonnées…», prévient Gérard Largier en enfilant une paire de gants pour ouvrir l'antique herbier, sous le regard de Louis Ramond de Carbonnières, mort… il y a 190 ans. Mais dont le portrait veille toujours les collectes séchées, au Conservatoire botanique national des Pyrénées et de Midi-Pyrénées, dans les anciens thermes du merveilleux vallon de Salut, à Bagnères-de-Bigorre.


La ramondia pyrénéica : une fleur endémique, qui porte le nom de Ramond./ Photo DDM, Hélène Dubarry

De Ramond à Gaussen
Le rapport avec le Parc national des Pyrénées, demanderez-vous ? Eh bien… c'est que sans les botanistes montagnards, sans l'aïeul Ramond, père du pyrénéisme et incarnation de l'esprit encyclopédique des Lumières, sans ces infatigables marcheurs des XVIIIe et XIXe siècles qui arpentaient pentes et sommets pour herboriser et observer la nature afin de bien nommer le monde pour mieux le comprendre… sans doute les Pyrénées n'auraient-elles pas été aussi bien «inventées» (1) ni inventoriées quant aux espèces… Et qu'il aurait manqué aussi au Parc national d'aucuns de ses plus grands noms, tels «Henri Gaussen, père de la carte de la végétation de la France, ou Georges Dupias», rappelle en substance Gérard Largier, responsable aujourd'hui du Conservatoire et des 32 personnes qui y travaillent.

Avec pour mission de connaître et conserver la flore sauvage et bien sûr, de protéger les espèces menacées, sans oublier son volet «expertise et appui technique auprès des pouvoirs publics et information et sensibilisation du grand public», précise le chercheur.

Car les rayonnages d'archives des grands anciens tels Ramond, Bosc ou Massey et les 100 000 échantillons de plantes soigneusement entreposées ne doivent surtout pas résumer l'établissement à un musée parfumé aux noms rares, entre asphodelus sphaerocarpus, l'asphodèle des Pyrénées et xatardia scabra, la xatardie rude… C'est aussi l'état de notre monde ici et maintenant que raconte le végétal aux botanistes.


Station de Dryade octopetale / Photo PNP, Patrick Nuques

En 1967, premier président du comité scientifique du Parc à la conscience écologique bien avant l'heure, le botaniste et biogéographe Henri Gaussen, qui s'était déjà battu pour sauver des grands barrages les cascades de Cauterets, avait impulsé un état des lieux naturaliste. L'inventaire de Dupias avait alors recensé environ 1 800 espèces de plantes, mousses, lichens, champignons et il était urgent d'agir. Cueillie sans restriction pour vendre aux pèlerins de Lourdes, l'edelweiss devait être protégé, l'aster des Pyrénées était menacé et la diacocéphale d'Autriche avait déjà disparu dans les Pyrénées-Orientales.

Aujourd'hui ? «La mode des produits naturels a relancé la cueillette avec des risques de pillage pour la gentiane jaune ou l'arnica des montagnes», constate Gérard Largier qui avec les scientifiques suit l'évolution des menaces. Déprise agricole favorisant certaines espèces au détriment d'autres, fermeture des milieux néfaste au grand tétras ou à la perdrix des Pyrénées, développement des plantes exotiques envahissantes tel le buddleia de David «lié à l'altération des milieux par l'homme»… Les enjeux restent plus importants que jamais côté pression humaine sur la biodiversité. «En France, un département est bétonné tous les six ans», rappelle le botaniste…
(1) José Cubéro, L'Invention des Pyrénées, éditions Privat


Lis des Pyrénées / Photo PNP, Jérôme Démoulin

Particularité des Pyrénées
«Les Pyrénées ont pour particularité d'accueillir la flore de la montagne calcaire la plus haute d'Europe et donc plus de diversité que sur le granit, acide», souligne Gérard Largier. D'où des espèces endémiques et emblématiques : l'aster des Pyrénées ou la dioscorée des Pyrénées et l'androsace des Pyrénées qui ne se trouvent qu'à Gavarnie et sont donc vulnérables. Quant à la célèbre ramondie des Pyrénées, ramonda myconi (photo) ? Elle ne doit pas son nom à Ramond de Carbonnières mais elle lui a été dédiée, hommage d'un botaniste à son œuvre.

Le chiffre : 2500  espèces > végétales. Le Parc national des Pyrénées, ce sont 2 500 espèces végétales et 80 espèces de plantes endémiques (qu'on ne trouve que localement), richesse indispensable à la biodiversité et au plus de 1 000 espèces animales identifiées dont 240 vertébrés.



Publié le 13/08/2017 à 10:29  
| La Dépêche du Midi |  Pierre Challier

Réchauffement : Eric mesure le spectaculaire recul des glaciers


Eric Boyer, marquant les limites du Parc national des Pyrénées, sur une crête ./ Photo PNP.

Depuis 2013, le Parc national des Pyrénées travaille aussi sur le changement climatique. Glaciers, combes à neige, oiseaux d'altitude : Eric Boyer observe faits et indices...

Il est venu au métier pour «l'image de la nature, du grand air», sourit-il. Il avait étudié la physique et la chimie à Jussieu, passé un BTS production forestière, tâté des laboratoires en y vendant du matériel… «Lorsque je suis devenu garde moniteur, oui, c'était un peu L'Appel de la Forêt… », résume Eric Boyer, 47 ans. «Mais la réalité a d'abord été physique, c'est un métier éprouvant dans un milieu âpre», rappelle-t-il. «Un métier dans lequel il y a une charge mentale très forte, aussi : personne ne mesure à quel point les gardes se sentent investis de leur mission, à quel point ils font un avec «leur» Parc dont ils se savent les représentants aux yeux des gens», ajoute-t-il.

Durant 17 ans, il a ainsi été l'un d'eux en Val d'Azun et à Luz, vivant «quelques moments de grâce» comme «pouvoir toucher l'ours Papillon, endormi lors d'un piégeage» ou «des réveils dans la neige comme un matin du monde, lors de comptage de lagopèdes». Tout un univers montagnard dont il a alors pu mesurer la fragilité et qu'il suit d'encore plus près, désormais, en tant que technicien chargé du changement climatique, au Parc.

Carte au mur semée de post-it et de repères sur les relais radio dont il a aussi la charge, il pointe… «La première fois que j'ai pris conscience du réchauffement ? C'était là et ça a été très rapide : en 2005, lorsque je suis monté au Vignemale, j'ai halluciné en constatant le retrait glacière qu'il y avait eu sur le glacier d'Ossoue. J'avais aidé le glaciologue à noter les fronts glacières successifs avec de la peinture et des photos du XIXe siècle… Et là, je posais le pied sur des roches où aucun homme n'avait marché depuis la dernière glaciation. Un choc…», se souvient Eric Boyer qui résume :


La fonte du glacier d'Ossoue révèle une porte de Russell / Photo DDM Asso. Moraine

«En 50 ans, c'est-à-dire depuis 1967, date de la création du Parc, 80 % du principal glacier des Pyrénées françaises ont disparu». Ailleurs ? Il poursuit… «J'ai fait une photo sur la Brèche de Roland dans une grotte glacière qui s'est ouverte en 2005. Il y restait alors cinq mètres de glace. L'année suivante, plus rien…» Voilà pour le factuel. Mais pour le reste ? «Aujourd'hui, le Parc a un rôle sentinelle et d'observateur du changement climatique, grâce au suivi des oiseaux d'altitude qu'il effectue par des relevés de chants et par le suivi de la flore spécifique des combes à neige, milieux froids par définition.»

Batraciens malades, feuillus grignotant l'espace des conifères… Il faut quinze ans pour dresser un diagnostic scientifique fiable aux yeux des spécialistes du climat… Mais sans attendre le Parc travaille donc aussi à mettre en place les changements de comportement. Labellisé «écomobilité», il donne ainsi l'exemple le premier, côté rupture avec les énergies fossiles. Vélos et voitures électriques proposées aux habitants, familles «à énergie positive» encouragées dans son espace… «Les animaux s'adaptent, c'est la naturalité, à l'homme de retrouver celle qu'il a oubliée», conclut Eric.


Les participants de la première étape de la Traversée du Parc / Photo PNP, Marie Hervieu

Une grande traversée pour célébrer le cinquantenaire
Dans le cadre du 50e anniversaire du Parc national des Pyrénées, les gardes moniteurs réaliseront à pied une très symbolique Traversée du territoire, du samedi 19 au vendredi 25 août 2017. Cette grande randonnée permettra ainsi aux marcheurs de rallier la vallée d'Aspe (Béarn) à la vallée d'Aure (Bigorre).

La Traversée sera l'occasion chaque soir, en refuge (refuge d'Ayous, refuge de Pombie, refuge du Larribet, refuge du Clôt et refuge des Espuguettes), d'animations gratuites, proposées par le Parc national et ses partenaires, rendez-vous qui seront autant d'invitations au partage et à la communion avec la nature et les amoureux des grands espaces. Pour le grand public, le départ officiel sera donné le samedi 19 août à 11 h 30, sur la piste forestière au-dessus d'Urdos dans les Pyrénées Atlantiques. 

«En 50 ans, 80% du principal glacier des Pyrénées ont disparu...»
« Le réchauffement augmente tous les effets de la météo, le vent, la pluie, les tempêtes. Les assureurs sont d'ailleurs les premiers à demander des informations au GIEC...»  Eric Boyer

Le chiffre : 64 communes > Charte. 64 communes adhérent à la charte du territoire du Parc national des Pyrénées dont l'objectif est de protéger et valoriser les patrimoines naturel, culturel et paysager et de soutenir l'économie locale, dans une perspective de développement durable.


Publié le 24/08/2017 à 18:50  | La Dépêche du Midi |   Andy Barréjot

À travers les Pyrénées, les agents du Parc font cheminer leurs idées


Le groupe s'offre une halte au barrage d'Ossoue, en redescendant des flancs du Vignemale. / Photo DDM, A.B.

Les agents du Parc national des Pyrénées se relaient de la vallée d'Aspe à celle d'Aure sur une semaine, à l'occasion des 50 ans de cette structure officielle. L’occasion d’aller à la rencontre des acteurs, de faire cheminer la nécessaire préservation de cet espace, mais aussi de jouer les ambassadeurs pour la grande fête prévue samedi à Saint-Lary.

"Ce n'est que ce qu'on fait tous les jours sur le terrain, explique humblement Didier Moreilhon, garde-moniteur en vallée d'Aure et instigateur de ce projet. Mais là, on fédère nos équipes autour de ce territoire qui nous fait vivre. Une richesse, une vitrine fragile qu'on doit préserver pour ceux qui nous suivront."



Publié le 28/08/2017 à 08:15  | La Dépêche du Midi |   Cyrille Marqué

Feu d'artifice pour les 50 ans


La préfète, le président Laurent Grandsimon et la sous-préfète d'Oloron ont visité le village de Saint-Lary./ Photo DDM, Laurent Dard.

Un grand village d'animations a été dressé sur le parking de la télécabine de Saint-Lary, à l'occasion des cinquante ans du Parc national des Pyrénées. Une journée de rencontre et d'échanges qui restera dans les mémoires.

Participer à une simulation de lancer de pêche à la mouche ou encore réaliser des moulages de desman, un animal emblématique : voilà un échantillon des nombreuses animations proposées dans le cadre des 50 ans du Parc national des Pyrénées samedi. Sous la forme d'un village dans lequel les visiteurs pouvaient se promener au gré de leurs envies, les 60 partenaires de l'espace naturel devenue institution étaient regroupés par thème : rue de l'agriculture et du pastoralisme, rue du développement durable, rue de l'eau et de la forêt, etc. 

Comme l'ont rappelé son président Laurent Grandsimon et la préfète Béatrice Lagarde, le Parc national des Pyrénées offre «un havre de paix pour la faune et la flore» encore plus sacré à l'aune «des enjeux environnementaux et climatiques» de notre planète. La réintroduction du bouquetin avec un prochain lâcher dans la vallée de Luz courant septembre, en est un parfait exemple. Mais la menace de disparition pèse tout autant sur les animaux domestiques que sur la faune sauvage, comme le soulignent les bergers qui ont sauvé de l'extinction les brebis de la race lourdaise dont un millier à peine subsiste aujourd'hui et celles de la race Aure et Campan dont les effectifs sont passés de 25.000 à 6.000 en quarante ans. 


Trois jeunes des quartiers rénovent le patrimoine historique montagnard : Toues de Cétira et du Liantran / Photo DDM, A.B.

Il ne faut pas oublier, a insisté le président du Département Michel Pélieu, que «le Parc est aussi un territoire d'hommes et de femmes qui y vivent, y travaillent, y créent, y fabriquent, un espace naturel en mouvement et non pas sous cloche, tout sauf un sanctuaire hors-sol». Comme l'a rappelé le maire de Saint-Lary Jean-Henri Mir, le Parc est né de «la volonté des populations de développer leur vallée tout en préservant leur patrimoine, sans opposer les deux». 

Le président de la Chambre d'agriculture Jean-Louis Cazaubon ne dit pas autre chose en rendant hommage aux bâtisseurs du Parc il y a 50 ans : les montagnards, fils de bergers et d'agriculteurs qui ont préféré prendre leur destin en main plutôt que de se faire dicter la loi par «des technocrates parisiens», reprenant les mots de Marcel Pagnol. Le débat sur la réintroduction de l'ours montre combien est tumultueuse l'histoire du Parc national au cœur d'enjeux parfois antagonistes. 


Garde sur le terrain : comptage des rapaces / Photo PNP, Delphine Pelletier

La préfète qui a confirmé qu'elle n'était pas parisienne, ne s'y est pas trompée : «Partager la montagne entre tous est un grand défi». «Le chemin parcouru a été long, souvent joyeux, parfois difficile» a résumé Laurent Grandsimon. «Mais les moments merveilleux l'ont emporté sur les moments difficiles. Le Parc est un espace de nature, de liberté, d'éducation et de découverte» estime la préfète Béatrice Lagarde. Un patrimoine de l'humanité que les nouvelles générations sauront à n'en pas douter fructifier. «Car les 50 ans du Parc national ne sont qu'un début» a esquissé son président. Et il reste tant de choses à faire comme le classement de la réserve du Néouvielle en Grand Site Occitanie.

Des artisans, une marque
La marque «Esprit Parc national des Pyrénées» se manifeste à travers un artisanat local de qualité : la fabrique de couvertures et lainages des Pyrénées La Carde, le relooking de meubles aux couleurs d'inspiration pyrénéenne par Pyrénées Tendances, la scierie Rouger de Bazus Aure qui avait fabriqué pour l'occasion un chalet en sapin du pays, sa spécialité.


Grand Format de La Dépêche du Midi :


Pour découvrir les reportages multimédia de La Dépêche du Midi , cliquez sur l'image ci-dessus
(Photo : à la découverte des lacs du Néouvielle / DDM)


 
 

 


 

 
20/11/2017 Le Parc National des Pyrénées a fêté ses 50 ans -1-

Publié le 15/09/2017 à 15:42   | La Dépêche du Midi |  

Le parc national des Pyrénées a 50 ans



Le Cirque de Gavarnie, gand site du Parc National des Pyrénées / Photo DDM

Le Parc national des Pyrénées fête cette année ses 50 ans d'existence. Un anniversaire que La Dépêche du Midi a décidé de célébrer en publiant cet été une série de portraits de ceux qui, au plus près du terrain, font vivre le parc depuis un demi siècle.

Le Parc national des Pyrénées est le troisième parc national français à avoir vu le jour par décret du 23 mars 1967. La France compte aujourd'hui 10 parcs nationaux sur son territoire, dont 3 en outre-mer. Ces espaces naturels ont été classés en parc national de par leurs richesses naturelles et culturelles exceptionnelles.


Publié le 08/08/2017 à 08:12  | La Dépêche du Midi |  Pierre Challier

Gaston, le hasard et les isards..


Recruté en 1967, Gaston Nogué a consacré sa vie au Parc national des Pyrénées .Il a fait partie de ceux qui ont fait évoluer les mentalités./ Photo DDM / P.C.

Le Parc national des Pyrénées fête ses 50 ans. Un anniversaire que nous évoquerons cette semaine à travers une série de portraits pour revenir sur ses missions depuis un demi-siècle. Aujourd'hui, Gaston Nogué, l'un des premiers gardes-moniteurs recruté en 1967.

Il est né il y a 73 ans à Gèdre, carrefour des routes menant aux deux plus majestueux cirques des Pyrénées : Troumouse et Gavarnie... Mais en 1944, le grandiose ne nourrissait ni son homme ni sa famille, au plus haut du pays Toy.

«Mes parents avaient un petit café à Héas, Le Refuge, et leur ferme, une dizaine de vaches et 50 brebis. Comme chaussures, on avait les sabots et pour aller en montagne, je les cachais derrière un caillou puis je montais pieds nus, ça allait plus vite.», se souvient Gaston Nogué. Chez lui ? Hiératique, un poster du Vignemale en noir et blanc veille l'entrée avec une lithographie romantique de pastoureaux du XIXe siècle. Mais le temps s'y rebrousse exempt de «c'était mieux avant».


Les premiers gardes-moniteurs à Gavarnie / Photo Fb, PNP ©.Pierre Lavantes

«C'était la misère»
L'aînée de cinq, Gaston se rappelle ainsi, encore ému, les pommes et les poires à la table de ses hôtes, lorsqu'il descendait préparer le certificat d'études à Luz, «parce que des fruits, on n'en mangeait jamais, c'était la misère là-haut». L'instituteur aurait voulu qu'il parte étudier. «J'étais bon élève, mais être paysan, j'aimais ça». Sauf que le service militaire passé, cela devenait de plus en plus aléatoire de survivre au pays, en ces années 60, même en travaillant aussi pour les grands chantiers d'altitude.

«Pourquoi tu ne présentes pas le concours du Parc national ? m'a demandé un jour un voisin». On était en 1967 et après la Vanoise dans les Alpes, en 1963, l'état voulait aussi sanctuariser le cœur montagnard de la Bigorre et du Béarn pour y protéger et conserver faune et flore menacées, l'ours, l'isard, l'adonis des Pyrénées. Et pour faciliter le dialogue avec une population –plutôt hostile – les élus locaux avaient obtenu que les 33 premiers gardes soient «du cru».

«Mais moi, le Parc national, ça ne m'évoquait pas grand-chose à l'époque», reconnaît Gaston. Qui présenta donc le concours plus par hasard que par conviction, et parce que jeune marié, «780 francs de salaire garanti par mois, ce n'était pas rien».
«Assez vite pourtant, j'ai eu ce qu'on appellerait aujourd'hui «une prise de conscience environnementale»», poursuit-il. Car l'urgence était là.
Autour de lui bergers et chasseurs jaloux de leur indépendance montagnarde disaient «non au Parc». Mais il était temps d'ouvrir les yeux.


Les marmottes fascinent toujours autant le grand public./ Photo DDM

«L'isard, ça a été le déclic pour moi...à Troumouse, enfant, je les avais vus et mon père en tirait de temps en temps pour améliorer l'ordinaire, mais il n'y en avait plus !», explique Gaston. Après guerre, les armes de précision s'était répandues. Un carnage en toute saison avec braconnage jusqu'en Espagne.

«Et puis, côté ravages, il y avait aussi des superstitions sur le gypaète, les vautours, les grands rapaces aussi se faisaient tirer...» Quant au lagopède, la perdrix des neiges, son oiseau fétiche... Alors Gaston est devenu plus que «garde moniteur» : avocat de la nature. «Le Parc a changé ma vie en m'offrant un métier dont je n'aurais pas rêvé enfant».

Un projecteur, des diapos ou des films super-8 pour bâton de pèlerin : comme tous ceux de sa génération, il est parti arpenter aussi toutes les salles communales et les écoles pour éduquer, tenter de changer les mentalités, faire naître le respect du vivant.
Oui, il a fallu interdire et expliquer... «Mais je vous jure, lorsqu'en 1972 j'ai vu une chevrée d'une vingtaine d'isards revenue à Troumouse, ça m'a bouleversé. C'était le retour de la vie...»


Le président Laurend Grandsimon devant le logo anniversaire des 50 ans. / Photo DDM, Mickaël Louit

Parcs : porte-parole pyrénéen
Le 30 juin dernier, les dix présidents des parcs nationaux français ont lancé «l'appel de Barcelonnette», pour rappeler le rôle crucial des parcs nationaux et de l'ensemble des espaces protégés de France dans la recherche, l'éducation et la transition écologique. Pour mieux faire entendre leur voix au sein des structures nationales, ils se sont également constitué en conférence et ont désigné pour porte-parole le président du Parc national des Pyrénées et maire de Luz Saint-Sauveur, Laurent Grandsimon.

Le chiffre : 45707 hectares> . Créé le 23 mars 1967, le Parc national des Pyrénées borde la frontière espagnole et s'étend sur 100 km, deux départements (Hautes-Pyrénées et Pyrénées-Atlantiques) et deux régions, Occitanie et Nouvelle Aquitaine. Sa zone centrale couvre 45 707 ha.


Publié le 09/08/2017 à 09:07   | La Dépêche du Midi |   Pierre Challier

Jean-Paul et «ses» bouquetins


Jean-Paul Crampe, lors d'une mission d'étude du Bouquetin ibérique dans le massif espagnol des Gredos. / Photo PnP.

Entré au Parc national en 1973, Jean-Paul Crampe reste une référence pour l'isard et le bouquetin dont il a été le principal artisan de la réintroduction dans les Pyrénées.

Officiellement, il est à la retraite. Mais bon... si vous êtes en vacances dans les Hautes-Pyrénées, vous le croiserez encore deux ou trois fois par semaine à Pont d'Espagne, redescendant de sommets sur lesquels vous éviterez de le suivre. Rocailles vertigineuses et solitudes de caillasses abruptes réservées aux sabots expérimentés de ses chers bouquetins... à 67 ans, Jean-Paul Crampe continue à veiller sur leurs hardes trapues, dominées par les cornes torsadées en lyre des boucs, jusqu'à 90 cm pour les plus beaux mâles.

Jean-Paul ? à l'instar de Gaston Nogué il a aussi fait partie des défricheurs qui ont construit sur le terrain l'identité du Parc national et pour partie ses savoirs... «J'y suis entré le 22 septembre 1973, le jour de mon anniversaire et les gens voyaient surtout en nous des “gardiens de réserve d'isards”», se souvient-il. Après trois ans passés en Ossau, lui arrive en 1976 sur la plus emblématique, le secteur de Cauterets.


L'isard, espèce emblématique des Pyrénées / Photo DDM T.S.

Avis d'extinction...
10 000 ha dominés par le prestigieux «3000» du Vignemale... c'est l'un des endroits phares des Pyrénées centrales. Jean-Paul n'en bougera plus désormais, pour y devenir chef de secteur en 1996 et surtout un spécialiste du «chamois des Pyrénées» faisant référence jusqu'à être surnommé «M. Isard».

545 animaux marqués et suivis de 1985 à 2015, publications dans des revues internationales et diplôme d'études supérieures universitaires pour l'ancien berger d'Ousté... dès 1985, cependant, un autre grand projet le taraude.

«En 1973, lorsque j'étais entré au Parc, pour moi le bouquetin des Pyrénées était éteint. Côté français, le dernier avait été tiré ici, près de Gaube en 1910», pointe-t-il du doigt. «Et puis au début des années 80, Bernard Clos a photographié les derniers bouquetins d'Ordesa, de l'autre côté de la frontière. Là, j'ai réalisé qu'une espèce qui devait être ici n'y était pas et même que je n'en avais jamais vu. J'ai suggéré sa réintroduction et en 1989, le directeur adjoint de l'époque m'a donné carte blanche pour aller observer le bouquetin en Espagne, voir le possible et le faisable.»

Seulement, il est déjà trop tard. Ne restent que trois Capra Pyrenaica Pyrenaica, la sous-espèce du bouquetin ibérique uniquement présente dans les Pyrénées, que l'Espagne ne parvient pas à sauver. Le 6 janvier 2000 l'extinction est officielle, avec la mort de Celia, dernière femelle tuée par la chute d'un arbre. «Un animal présent depuis 80 000 ans «effacé»... et c'est passé totalement inaperçu», constate Jean-Paul, encore choqué. Abandonner ? Discret, l'homme est aussi tenace. D'autres sous-espèces vivent et prospèrent ailleurs en Espagne, et ces bouquetins ibériques sont -scientifiquement- Capra Pyrenaica. Le problème ?


Sofia photographiée avec ses jumeaux par Jean-Paul Crampe. / Photo DDM, PNP

Trésor et secret
C'est que dans les autres massifs au sud des Pyrénées, l'animal est un trésor pour un pays où la chasse est marchande... Madrid résiste jusqu'en 2011, avant de donner son accord pour la réintroduction au nom de la biodiversité mais les régions qui ont l'exclusivité du bouquetin, elles, ne sont pas forcément pressées de fournir, même à 3.300€ le mâle... «Il a fallu convaincre les autonomies» : comprendre plus de deux décennies d'efforts, jusqu'aux sommets de l'état... pour qu'enfin, le 10 juillet 2014, les neuf premiers bouquetins soient relâchés «dans le plus grand secret», au dessus de Cauterets.

«Quand j'ai vu les cages s'ouvrir, j'ai mesuré le chemin parcouru». De la main, Jean-Paul repousse toute victoire personnelle : «Une incroyable aventure collective des deux côtés», préfère-t-il retenir. N'empêche. «Monsieur Bouquetin» : l'autre surnom qu'il en a hérité.

Arrivés en secret
Aujourd'hui, le Parc national des Pyrénées recense, de lâchers successifs en naissances de cabris, près d'une centaine de bouquetins dont 18 nés ce printemps, «une très bonne année», souligne Jean-Paul Crampe qui, en 2014, était loin d'imaginer ce succès.

Certains, dans deux grandes régions frontalières, étaient en effet si fermement opposés à ce que l'Espagne cède des bouquetins au parc français que, jusqu'à la dernière minute, le secret du transfert a été gardé afin d'éviter toute mauvaise surprise.


Publié le 10/08/2017 à 08:59    Pierre Challier

Germain, vautour opérateur…


Germain Besson, lors d'une opération de baguage de vautours, dans la falaise de Castet sur la réserve d'Ossau./ Photo DDM, Didier Peyrusqué PNP.

Les grands rapaces sont l'un des symboles forts du Parc national qui leur a offert une protection décisive, il y a 50 ans. Germain Besson fait partie de ceux qui veillent sur eux.

Les Alpes pour cadre de ses premières évasions montagnardes, une licence européenne «gestion des espaces naturels» en Haute-Savoie, le tout assorti d'un stage au Parc national de la Vanoise… Pour Germain Besson, 33 ans, la carrière de garde-moniteur aurait dû couler de source entre Arc et Isère… Mais «j'ai fait le choix des Pyrénées parce que je voulais découvrir autre chose, «la frontière sauvage», et parce que j'étais intéressé par les rapaces», précise-t-il, façon d'expliquer, en quelque sorte, cette absence d'accent, à Saint-Lary, au cœur de la vallée d'Aure.

Nouvelle génération
Regard bleu sur barbe taillée avec encore un soupçon de juvénilité étudiante dans l'allure sportive… Lorsque Germain résume son parcours, indirectement c'est aussi la nouvelle génération des gardes-moniteurs qu'il raconte. Cette évolution, en 50 ans, des autodidactes «inventeurs» du métier vers une profession désormais appuyée sur un socle universitaire. Mais pas moins physique qu'auparavant… sachant que garde-moniteur, ce sont des Everest de dénivelés cumulés en toute saison et une présence constante sur le terrain, pour ce qui le concerne le massif du Néouvielle et ses grands lacs, Barroude et son cirque ou le Rioumajou, incontournables pour les randonneurs du Parc.


10 000 couples nicheurs côté espagnol, 850 en France./ Photo DDM, Parc national des Pyrénées

«Ce qui fait l'intérêt du métier, c'est qu'on touche à tout, au suivi de l'évolution des paysages, de la faune, de la flore ou à l'éducation du public à l'environnement, quitte à faire parfois la police, lorsque nécessaire, quand les gens font du feu, cueillent ou viennent avec un chien, ce qui est interdit… Et ce, tout en étant aussi «référent» dans certains dossiers», résume-t-il.

Et lui, son truc, ce sont donc les rapaces… Cinq ou six couples d'aigles en vallée d'Aure, du milan royal, du grand-duc : même si ceux-là ne sont plus considérés en danger, il y a déjà là de quoi toujours garder un œil en l'air, de jour, de nuit. Mais c'est surtout une silhouette reconnaissable entre toutes avec sa queue en «pointe» qu'il guette : le gypaète barbu, «casseur d'os», ainsi qu'est appelé ce nécrophage versant sud des Pyrénées, rapport à son alimentation de charognard ultime puisqu'il avale os et tendons.

«On en dénombre quinze couples dans le Parc national et c'est le plus grand vautour d'Europe, le plus majestueux, le plus impressionnant par son envergure (2,90 m), sa prestance et le plus vulnérable, aussi», souligne-t-il, assurant son suivi dans le cadre du plan national d'action.

Prospection pour trouver les nouveaux nids et surveiller les «historiques» : rôle d'autant plus important du garde que le gypaète doit être protégé du dérangement, se reproduisant difficilement, rappelle Germain (lire encadré) qui ne lui voue pas pour autant l'exclusivité de son temps.


Le percnoptère d'Égypte, un oiseau qui ne manque pas d'allure, malgré sa drôle de tête./ Photo DDM, José Navarro

Percnoptère d'Égypte ou vautour fauve, qu'il va baguer dans les falaises de la réserve naturelle d'Ossau, en Béarn… «Grâce à cela, on a pu tracer depuis deux décennies leurs déplacements et observer, par exemple, que les vautours viennent se reproduire là où ils sont nés. Mais nos observations des nids dans le Parc nourrissent également une cartographie des aires actives en temps réel qui permet aux hélicoptères d'éviter les zones sensibles en période de nidification», explique-t-il.

Symboles de liberté, même protégés les grands rapaces restent fragiles et le gypaète leur emblème. à la naissance du Parc, il restait dix couples dans toute la France…

Vulnérable
Le gypaète barbu peut vivre jusqu'à 30 ans, mais ne se reproduit qu'à partir de 8-10 ans. Il ne pond qu'un seul œuf qu'il va couver 60 jours de janvier à mars. L'élevage du petit dure environ 130 jours mais, en moyenne, on ne compte à l'envol qu'un jeune tous les trois ans pour un couple. Cette vulnérabilité avait entraîné la disparition de l'oiseau dans les Alpes et dans la plupart des massifs méditerranéens, avant leur réintroduction. Dans les Pyrénées, l'espèce s'est toujours maintenue et l'on compte aujourd'hui une quarantaine de couples, versant français et environ 150 sur la chaîne.

Le chiffre : 9 Naissances > Gypaètes barbus. Les 15 couples de gypaètes barbus du PNP ont enregistré 9 naissances en 2017, année exceptionnelle. Pour les autres grands rapaces, le Parc recense 340 couples de vautour fauve, 32 couples d'aigles royaux et 22 de percnoptères d'égypte.


à suivre...
 
 

 


 

 
19/11/2017 Tarn : Inversions thermiques fréquentes



Comme souvent à pareille époque, et sans doute dans les mois d'hiver à venir, nous assistons à des phénomènes d'inversion thermique. 
L'air froid s'accumule au fond des vallées qui se recouvrent de brouillards, alors que les zones plus élevées bénéficient d'un bel ensoleillement.

Les feuillages colorés y côtoient la nature givrée.
Nous l'avons vécu plusieurs fois ces derniers jours, avec des schémas variables : brumes qui se dissipent en cours de matinée, ou qui s'installent durablement comme hier...











 


 

 
18/11/2017 La vache star du prochain Salon de l'Agriculture vient de l'Aveyron

Publié le 16/11/2017 à 09:42  | La Dépêche du Midi | 

Salon de l'agriculture :

«Haute», la belle d'Aubrac en haut de l'affiche



«Haute» en pleine pause avec ses cornes parfaites./ Photo DDM, DR.

«Haute» est une vache Aveyronnaises de race Aubrac qui en impose avec sa belle robe couleur froment, les yeux soulignés à la «berbère», et un visage pour le moins expressif et en éveil. Elle a agité sa corne du côté de Laguiole, chez son éleveur Thibaut Dijols à Curières, petit village du plateau basaltique de l'Aubrac. Et c'est elle qui, posant comme une star du grand écran, portera les couleurs de l'agriculture hexagonale au plus haut de l'affiche du salon international de l'agriculture, programmé du 24 février au 4 mars 2018. 

«Haute» est née en 2 012, son premier veau est né alors qu'elle avait trois ans et depuis, chaque année, elle participe au renouvellement du troupeau de 130 vaches de Thibaut Dijols. Son propriétaire, saluant «la formidable opportunité pour communiquer sur la race Aubrac» que représente cette affiche du salon, note : «Haute est curieuse, sociable, et même un peu fière. C'est une vraie dame au milieu du troupeau.»

Et ce n'est pas en Aveyron que l'on a besoin de vanter les qualités de cette race symbole du département. Reconnue pour ses qualités d'élevage et très rustique, elle est, comme chacun le sait, adaptée aux conditions climatiques du territoire.

En ce qui concerne le choix, le président du Salon International de l'Agriculture Jean-Luc Poulain précise : «afin de respecter l'alternance, un des critères de sélection de la vache égérie du Salon, nous avons choisi cette année une race allaitante. La race Aubrac, nous permet d'être représentatifs de la richesse et de la diversité de l'élevage français.»


"Haute" au milieu des sien(ne)s / Photo France 3

 


 

 
17/11/2017 Vignoble gaillacois : Week-end primeur

Publié le 17/11/2017 à 08:11  | La Dépêche du Midi |  R. M.

Domaine d'Escausses et Domaine Calmet, primeurs primés


Mathilde Delmas pour Gaillac Visit organisait cette soirée pour la 5ème fois avec les Z'Elles Gaillacoises / Photo DDM

Pour cette nouvelle de l'élection du meilleur gaillac primeur, l'équipe de Gaillac Visit s'était associée aux Z'Elles Gaillacoises. 107 dégustateurs ont élu les meilleurs gaillac primeurs pour le millésime 2017, hier.
Le palmarès a été le fruit de nombreuses dégustations qui a donné lieu à un troisième tour décisif. Pour cette année, il y avait 26 échantillons de primeurs rouges et 14 échantillons de primeurs blancs.

La robe, le nez, la texture, étaient au rang des différents critères de sélection. Le jury, avant tout de consommateurs, a pu s'exprimer en faisant souvent parler un ressenti du fond du palais.
Côté palmarès, pour le rouge, on trouve à la première place le Domaine d'Escausses suivi par le Domaine Mas d'Aurel et le domaine Sarrabelle.
Pour le blanc, Domaine Calmet prend la première place suivi de Gayrel et Mas des Combes.

Il reste maintenant à tout un chacun l'ensemble du week-end pour se faire sa propre opinion à l'occasion des nombreuses animations proposées pour ces portes ouvertes dans le Gaillacois. Les vignerons sont là pour vous accueillir et vous faire partager ces moments festifs qui réunissent une majorité de personnes.


Publié le 17/11/2017 à 09:05   | La Dépêche du Midi |  

Le gaillac primeur sur tous les tons et tous les fronts


La Rando du Gaillac Primeur, le 19 novembre, marquera le pic de fréquentation, avec environ 1 200 à 1 500 participants selon la météo. Et des haltes ravitaillements  dans les domaines. / Photo DDM

Les amateurs de gaillac primeur auront, ce week-end, l'embarras du choix en matière d'animations et de repas dans les domaines. Une exposition «Amplitude» de Greg Zanotti au Château de Saurs, le cirque Star Circus au domaine d'Escausses à Sainte-Croix où Jean-Marc Balaran fera le saut de dix mètres. «Mais comme le sautoir ne fait qu'un mètre, je sauterai dix fois», le Primeur en Folie au château Clément Termes avec «Patates en folies», Belot le conchyliculteur du bassin de Thau et l'Atelier du Petit Clément pour les moins de 12 ans. 

Des expos de peintures, de photos, des canardises et subtilités fromagères, et autres champignons séchés en sauce crème au village gourmand du domaine de Labarthe, à Castanet, avec Paulo les Yeux Bleus et Thibault au tire-bouchon…

Portes ouvertes et modes de locomotion
Le château Touny les Roses, profite de l'occasion pour accueillir le public lors de ses portes ouvertes (vendredi 17 novembre à 19h) avec un apéro concert animé par le groupe Inks. Le public y trouvera un «bar à victuailles made in Tarn». Le gaillac primeur se déclinera tout le week-end en cinquante formes, couleurs et notes de musique. 

On peut faire aussi le circuit des domaines, sur les deux rives, à pied avec Gaillac Rando (deux boucles de 17 et 23 km autour de Cestayrols, dimanche 19 novembre), en vélo avec l'Asptt Cyclos (départ de la salle Bouzinac le 19 novembre), en voitures anciennes avec l'Avag (dimanche 19 novembre. 30 € pour les adhérents, 37 pour les autres incluant le repas à Aiguelèze au restaurant Les Cèdres). Même en bus samedi 18 novembre, de 9 heures à 18 heures, dans le cadre du rallye du primeur «Bus Tour», où l'on visite trois domaines (30 euros par personne).


Publié le 16/11/2017 à 19:13  | La Dépêche du Midi |  P.G.

Le gaillac primeur est sur la table


Jean-Paul et Thibault Albert (père et fils) du domaine Labarthe / Photo DDM

Depuis hier minuit, le gaillac primeur de l'année peut couler dans les verres. Une sortie marquée par de nombreuses festivités dans tout le vignoble.

Thibault est à la manœuvre avec une partie de la famille et un ami venu du village voisin. Son père, Jean-Paul, n'est pas loin et rapplique bientôt dans le caveau de dégustation du «domaine Labarthe». Sur les palettes, les rangées de cartons s'élèvent. Elles partiront bientôt chez des restaurateurs. Sur les tables, le primeur du domaine Labarthe sera en bonne place. Depuis que le grand-père l'a lancé dans le vignoble, ce vin de l'année issu des parcelles familiales est connu et reconnu.

Comme à Castanet, c'est l'effervescence dans la plupart des domaines de l'appellation.
La sortie du primeur le 3e jeudi du mois de novembre est un rendez-vous incontournable. Partout, les vignerons vont organiser des repas, des concerts, accueillir des stands de produits du terroir. Jusqu'à dimanche, il y aura beaucoup d'ambiance dans le vignoble.
«C'est un moment festif, de partage, se félicite Thibault. On fait plaisir aux gens. Ils viennent à la cave, on se rencontre. C'est vraiment le grand moment de l'année.»



Ainsi, plus de 4 000 personnes vont passer par le domaine. Si le primeur est en tête de gondole, ces agapes sont l'occasion de faire découvrir toute la gamme de vin. «Le primeur représente environ 27 000 bouteilles sur une production totale de 330 000 bouteilles», précise Thibault. Au domaine Labarthe, on sort un primeur en rouge mais aussi en blanc. «On fait six fois plus de rouge que de blanc.» 

Mais le blanc de la maison a de nombreux fans. L'essentiel de la production du primeur part en direction des professionnels. Les clients par internet se sont aussi manifestés pour réserver. Mais il faut en garder un peu pour la vente sur place. Une sélection de producteurs et d'artisans de la région seront présents au domaine, les châtaignes grillées seront aussi au rendez-vous.

«Avec le monde que nous attendons, il faut beaucoup de personnel et une bonne organisation», dit en souriant Thibault qui, depuis des semaines, ne manque pas de travail.
Après les vendanges, il a fallu s'occuper du vin de l'année. Chez Albert et fils, on est passé au bio depuis quelques années. «Tous nos vins sont bio et sans levure. On essaye d'être le plus naturel possible. Les blanc ont fini de fermenter il y a moins de deux semaines.»

Depuis hier minuit, les bouchons ont sauté. Avec «CHAI mon Vigneron !», tout le vignoble est en fête. La soirée officielle de la mairie de Gaillac a lancé les festivités.



Des rendez-vous festifs dans le vignoble
Opération « CHAI mon Vigneron ! »
Repas et nombreuses animations dans différents domaines du vignoble jusqu'à dimanche.

Le chiffre : 700.000 Bouteilles > primeur 2017.Comme chaque année, plus de 40 producteurs du vignoble de gaillac vont élaborer environ 700 000 bouteilles de gaillac primeur. Ils sont repartis sur 90 % de rouge et 10 % de blanc. Ce vin de l'année est surtout l'occasion d'accueillir des milliers de personnes dans les caveaux de dégustation.


Publié le 13/11/2017 à 03:50, Mis à jour le 13/11/2017 à 09:23   | La Dépêche du Midi |  

La cave de Labastide fête le Gaillac primeur


Repas, danses, visites... La Cave fait de la sortie du Primeur un de ses grands rendez-vous de l'année. / Photo DDM

C'est grâce à la singularité de ses sols (caillouteux, acides, reposant sur des argiles à gravier) que le terroir de Cunac est réputé pour permettre au cépage Gamay d'exprimer son potentiel aromatique. Une quinzaine de vignerons «Cunacois» apportent leurs récoltes au chai de Cunac pour y être vinifiées en totalité. Samedi 18 novembre les vignerons de Labastide accueillent le public dès 12h 30, pour un repas avec ambiance musicale. Au menu : Cassolette de poisson sur son lit de poireau à la crème et sa bisque – Daube d'agneau à l'ancienne et sa garniture – Plateau de fromage – Crumble de pomme. À partir de 15h 30 des ateliers «accords mets et vins» seront proposés gratuitement autour de deux thématiques «: «vin et chocolats» et «vin et fromages». Rendez-vous ensuite à 19h 30 pour un apéro concert, avec assiette de tapas et son verre de primeur pour 5€ par personne. Le groupe «La Bretelle» se chargera de l'animation musicale.

Le trio de musiciens emprunte au répertoire des bals musettes d'après-guerre. «Une valse élastique, un tango expansif et l'ultime Paso Noble feront renaître en vous le feu sacré des guinguettes» indique Arnaud Elgoyhen, vainqueur du concours de tango chaloupé de Maizy le Thou. Un deuxième repas festif est programmé le dimanche 19 novembre : Feuilleté de St-Jacques sur son lit de salade, sauce à l'estragon – Blanquette façon cocotte et sa garniture – Plateau de fromage – Crumble de pomme. La troupe «La Casa del Zun Zun» prendra le relais à 14h 30 pour une après-midi de danse, avec démonstrations et initiations gratuites. Tout au long du week-end, le «parcours de légende» sera ouvert à la visite gratuitement. Deux visites guidées seront programmées chaque jour à 10h 30 et 15h 30. Réservation obligatoire au 05 63 53 73 63 pour les deux repas, proposés à 25€ chacun, ainsi que pour l'apéro-concert, qui se dérouleront dans la salle chauffée jouxtant le chai à barriques.


Publié le 08/11/2017 à 08:42  | La Dépêche du Midi |   G.D.

Le domaine Vaissière sort son premier vin de voile


Audrey, Marie-Ange et André, prêts a recevoir les visiteurs. / Photo DDM

La contre-étiquette des bouteilles l'affirme ; il y avait un Vaissière producteur de vins dès 1660, à Busque, aux portes de Graulhet. 350 ans plus tard, c'est André dans les vignes et au cuvier, son épouse Marie-Ange à l'administratif et à la représentation et leur fille Audrey à la communication, qui gèrent le fruit des 17 hectares de belles expositions sur les coteaux alentour les plus au sud de l'appellation Gaillac, travaillés dans l'optique d'un passage en culture sur la méthode dite de «lutte raisonnée». 

Si la cuvée Elien, assemblage de syrah, braucol et cabernet franc, reste le fleuron du domaine et les doux l'expression d'un savoir-faire, la famille vient d'innover en commercialisant les premières bouteilles de 50 cl de vin de voile. Un pur cépage mauzac, mis en quatre fûts d‘acacia de 225 litres il y a une dizaine d'années et qui a évolué en se prévenant de l'oxydation par la formation d'un voile protecteur naturel. En simple appellation Vin du Tarn, la cuvée Zénobie, du nom d'une aïeule, a déjà trouvé le début d'une clientèle initiée. 

«Cette vinification particulière, dont le principe a été établi par Robert Plageoles, maître et défenseur incontesté de la typicité des cépages gaillacois, donne un produit original, pas très facile à boire ni à accompagner, mais authentique». André Vaissière le conseille sur des «responchons» mais encore sur un vieux comté, un gâteau au chocolat ou de simples noix du pays. À la dégustation, il y conçoit des flaveurs de fleurs d'acacia et prunes très mûres, pendant que Marie-Ange y préfère le noyau de prunes et Audrey les fruits confits et le Madère. Longues discussions mais unanimité sur la singularité de ce coup d'essai passé en coup de maître en entrant dans la demi-douzaine de producteurs du coin qui ont osé se lancer dans l'aventure du vin de voile. 

En ce mois de novembre, c'est le gaillac primeur qui va aussi être en vedette. Le domaine ouvrira ses portes les 17, 18 et 19 novembre pour le faire déguster en compagnie de produits fermiers, avec animations, musicale et automobile, et repas de saison.
Renseignements : 06 19 08 78 07.



 Les gagnants de la 5ème élection du Meilleur Gaillac Primeur 2017 / Photo FB, Gaillac Visit
 
 

 


 

 
16/11/2017 Toulouse au temps des Romains

Publié le 26 Sep 17 à 18:15  | Actu Toulouse | 

Voici la vidéo 3D qui reconstitue Toulouse telle qu’elle était au temps des Romains



Le musée Saint-Raymond vient de réaliser un petit film en images de synthèse montrant Toulouse telle qu'elle était au temps des Gaulois et des Romains. 

Vous documenter tout en vous divertissant, c’est la démarche du musée Saint-Raymond de Toulouse qui propose sur sa chaîne You Tube une vidéo retraçant les grandes évolutions de Tolosa de l’an 800 avant notre ère jusqu’au temps des Romains.

Un voyage passionnant par lequel le musée Saint-Raymond retrace les grandes mutations commerciales et urbaines de ce foyer de peuplement devenu une cité parfaitement structurée au temps des Romains.

L'article :
https://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/voici-video-3d-reconstitue-toulouse-telle-etait-temps-romains_12737010.html

La vidéo :

 
 

 


 

 
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