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17/3/2011 Tarn & Languedoc-Roussillon : Bilan des inondations


Publié le 17/03/2011 07:58 | Pierre-Jean Pyrda

Tarn : L'alerte est levée après 48 h de déluge

Le Tarn a fait le gros dos hier dans la plaine, comme ici aux Avalats à Saint-Juéry./Photo DDM, Jean-Marie Lamboley

L'épisode méditerranéen qui concernait le département depuis mardi a pris fin hier matin à 10 heures, avec la levée de la vigilance orange aux crues. Il aura causé des dégâts sur le domaine public et chez des particuliers, essentiellement dans le sud du département, mais sans faire de victimes fort heureusement.

Phénomène classique, la crue du Thoré et de l'Agout s'est répercutée au fil des heures sur le bassin du Tarn. La rivière, encore sage la veille, a grossi de façon spectaculaire dans la nuit. Hier à 13 h 30, on a relevé un pic de 3m01 en aval du pont Vieux à Albi et, à 14 heures, 7m10 à « La Pointe » de Saint-Sulpice, là où l'Agout se jette dans le Tarn. Une alerte jaune sur le bassin moyen du Tarn qui avait convaincu le maire d'Ambialet d'écourter sa « seule semaine de vacances de l'année ». Jean-Pierre Lefloch, parti samedi matin pour Madrid, était déjà de retour mardi soir dans le plus beau méandre du Tarn. Hier matin, son épouse accueillait déjà les fidèles clients du bar de la Presqu'île. Ambialet transformée en île ? On en était loin hier. « C'est monté mais le Tarn est resté dans son lit et on a des informations rassurantes en amont. On a juste prévenu le camping, encore fermé jusqu'à Pâques, au cas où il aurait stocké des caravanes sur les berges », confiait l'élu en milieu de matinée. À ce moment-là, la décrue était amorcée sur le bassin Agout-Thoré, là où Météo France a relevé des cumuls de pluie conséquents.

« Depuis mardi midi, il est tombé 96 mm à Labastide-Rouairoux, 77 mm à Murat-sur-Vèvre, 42 mm à Lacaune et 30 mm à Castres. En 48 heures, cela représente un cumul de 257 mm à Labastide et 238 mm à Murat », indique Jean-Michel Vayssette. Une fois encore, Labastide-Rouairoux a été fidèle à cette réputation de commune la plus arrosée du Tarn qui lui a valu ce drôle de surnom de « Pissadou de Noste Senher » (traduisez : l'urinoir de Notre Seigneur).

D'ailleurs, le Seigneur n'a pas complètement refermé les vannes au-dessus de notre département. Jusqu'à jeudi après-midi, on attend localement 10 mm supplémentaires en plaine, avec des averses qui peuvent être orageuses et 20 mm sur le relief. On garde donc l'œil sur les rivières.

L'alerte aux crues a été levée hier matin. C'est dans la vallée du Thoré, où les pompiers ont évacué 19 personnes, que les conséquences ont été les plus visibles.

Mazamet : inquiétude pour l'eau potable

Gros ouf de soulagement dans la vallée du Thoré et autour de Mazamet: dès le lever du jour hier, la décrue s'est amorcée. Quelques routes et même des ponts auront souffert des débordements du Thoré et de l'Agout (lire en page Mazamet). Hier soir, l'inquiétude se focalisait sur l'alimentation en eau potable. Le président du SIVAT, syndicat des eaux des vallées de l'Arnette et du Thoré «demande à la population d'être particulièrement attentive sur sa consommation d'eau durant 24 à 36 heures et de la restreindre autant que possible. Cela concerne 8 000 clients. A la suite des inondations, le canal d'amenée d'eau doit être dégagé, la qualité de l'eau n'est absolument pas menacée, mais le volume de production s'en trouve réduit». En effet, le barrage de Capelle, située à Bout du Pont de l'Arn, a été obstrué par des arbres, branches, gravas et un chantier de dégagement est en cours. Jeudi, les opérations se poursuivront autour de la prise d'eau, pour un retour à la normale dans la distribution d'eau potable qui est pour l'heure limitée par les volumes d'arrivée.

Le chiffre : 257 millimètres>à Labastide-Rouairoux. En 48 heures, de lundi midi à hier midi, c'est le cumul de précipitations enregistré par Météo France à Labastide-Rouairoux. La déluge a aussi touché Murat-sur-Vèbre (238 mm).

 

Publié le 17/03/2011 07:57 | G. L.

Mazamet : Après la décrue des plaies à soigner

Rue du faubourg du Gua, à Mazamet, la chaussée, transformée en torrent durant la nuit de mardi à mercredi, a beaucoup souffert./ Photo DDM, G. L.

L'accalmie sur les rivières et ruisseaux a débuté hier au lever du jour, avec l'amélioration météorologique tout en restant à un niveau de vigilance orange. De plus, le lac des Saints-Peyres a pu absorber les flots et il n'y a pas eu de lâcher d'eau. Les reconnaissances ont été permanentes avec les pompiers. Quelques interventions ont été notables à Mazamet. Mardi à 21 heures, sur la route des Usines, un rocher avait roulé sur la chaussée. Il a été écarté. « Au cœur de la nuit, on a demandé aux riverains de La Richarde de mettre en sécurité leurs véhicules. Au petit matin, dans les hauteurs de la ville, la rue du Faubourg du Gua était mise en sécurité », atteste le commandant de police.

En fait, la partie haute, là où se situent les 5 dernières maisons, a fait l'objet d'un ravinement du goudron, devenu fragile et friable. « Cela ne nous a pas mis en danger, mais dès que les canalisations ont été débouchées le calme est revenu », font remarquer les riverains.

« Au bilan, ce sera la voirie de montagne qui aura souffert vers Roquerlan, Les Escaunelles. On constate un glissement de berge important à La Richarde, là où se situe Cantié et Buro » appréhende-t-on au service technique mazamétain qui est resté en éveil, sachant qu'il y aura des nettoyages à faire ici et là.

À Aussillon, l'inquiétude majeure c'est le pont de Saint-Alby, où il y aura des travaux. Lle déversoir du Moulin Neuf a été soulevé en amont.

Un embâcle a été démonté au cimetière ce qui avait entraîné quelques soucis autour du boulevard de la Maylarié, sur des regards et un avaloir », précise Didier Houlès.

On voit les dégâts après

En haute vallée, le Pont-Vieux à Saint Amans a joué son rôle et il n'y a pas eu de débordement. Mais là aussi, « c'est quand l'eau s'en va que l'on aperçoit les dégâts », commente-t-on. Des plaies qu'i l faudra panser, mais le bilan humain reste nul et les réparations seront bien en dessous du chiffrage de 1999. En effet, les travaux de protection et les systèmes de surveillance ont été satisfaisants, et dans les mentalités la mémoire reste vivante afin que la prudence reste de rigueur. Hier soir, la sortie de crise était bien engagée et les quelques habitants évacués rejoignaient déjà leur domicile.

Loin du désastre de 1999

Le point notable de cette crue du Thoré reste le cas de Rigautou où l'on a atteint un maximum de 3,20 m au pont de la RD 612 entre Aussillon et Pont- de-l'Arn (en 1999, 4,40 m), hier à 7 h30. Malgré une nouvelle nuit pluvieuse, une légère baisse de niveau des eaux était enregistrée entre 5 heures et 7 heures, avant un net recul qui atteignait le 2,78 m à 11 heures. A 14 h 15, il était affiché 2,40 m !

Un secteur noyé mais qui a peu touché les habitations : « à 3 heures, on était bien loin des débordements de 1999 », relate M. Bianco, de la rue des Sablières. C'est là qu'une pompe municipale est intervenue dans une cave, « mais notre surveillance 24h/24 nous a permis de bien accompagner les gens. Le temps plus clément va nous aider à régulariser les situations. Reste à opérer des nettoyages avec nos engins là où il y a eu quelques glissements de terrains » signale le maire, Christian Carayol.

Le pont de Saint-Alby endommagé

La surveillance des cotes de rivière a été le lot de la nuit avec les pompiers mazamétains ou bastidiens. Ainsi, la RD 65 reste fermée à la circulation, route du golf. Des ponts ont été submergés : Longchamp Lacabarède, et sur les petites routes de la vallée ! On ne sait pas quand le pont de Saint-Alby pourra rouvrir: « Le tourbillon a emporté une partie de l'enrochement aval gauche, cela fragilise l'ouvrage », selon le maire d'Aussillon. À Caucalières, les pieds dans l'eau comme en 1999, « et les habitués, comme à Cambou, ont opté pour se reloger en famille comme d'autres mais il n'y a pas de grosses inondations de locaux » témoigne le maire, Jean-Michel Arjona.

 

Publié le 16/03/2011 07:47 - Modifié le 16/03/2011 à 20:20 | LaDepeche.fr

Pyrénées-Orientales : Les inondations font deux morts

Un deuxième homme a trouvé la mort au volant de sa voiture au sud de Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales. Son véhicule, immergé dans le Réat, un cours d'eau habituellement à sec, a été retrouvé ce matin vers sept heures.

L'homme, âgé d'une soixantaine d'années, n'a pu être sauvé par les pompiers et gendarmes dépêchés sur place. selon les premiers éléments de l'enquête l'accident s'est déroulé dans la nuit.

Un mort au passage à gué

Un père de famille de 41 ans a trouvé la mort lors des inondations qui touchent depuis 48 heures le Languedoc-Roussillon. Au volant de sa voiture, l'homme, s'est engagé dans un passage à gué de la commune de Pollestre (Pyrénées-Orientales) dans la nuit de lundi à mardi alors qu'il se rendait à son travail. Son véhicule a été emporté par la force du courant. Le corps de cet employé domicilié à Ortaffa, un village voisin, a été repêché hier par les gendarmes. Tous les passages à gué de la plaine roussillonnaise étaient submergés lundi et mardi.

Inondations et pluies torrentielles dans le Grand Sud

Depuis lundi, d'importantes précipitations se produisent sur le Grand Sud. Le Languedoc Roussillon est particulièrement touché par ces pluies torrentielles, même si la région Midi-Pyrénées n'est pas épargnée. De nombreuses rivières menacent de déborder.

Sept départements ont été placés hier en vigilance orange en raison des fortes pluies. Des crues étaient redoutées sur certains cours d'eau de l'Hérault, du Roussillon, du Tarn et de l'Aveyron.

Cette alerte de niveau trois sur quatre porte sur les cinq départements du Languedoc-Roussillon (Pyrénées-Orientales, Gard, Aude, Hérault et Lozère) ainsi que sur le Tarn et l'Aveyron.

Dans l'Aveyron, l'alerte météo était en vigueur jusqu'à ce matin 6 heures. Le Sud du département, particulièrement touché par ces pluies, faisait l'objet de toutes les attentions. Des débordements du Tarn et de ses affluents, la Dourdou, le Rance, et de la Sorgues, étaient encore craints hier soir.

Des enseignements tirés de la catastrophe de 1999

Dans l'Aude également, la vigilance pour pluies et inondations a été maintenue la nuit dernière où il était attendu entre 150 et 250 millimètres de précipitations dans certains secteurs comme la montagne Noire.

Des crues étaient redoutées sur la Cesse, l'Orbieu, la Berre et l'Aude. Par mesure de précaution, hier, les écoliers des villages autour de Narbonne, comme de la montagne Noire, des Corbières et du Haut Cabardès sont rentrés chez eux dans l'après-midi.

Dans le Tarn, si les secteurs de Castres et Lavaur sont moins touchés, la vallée très encaissée du Thoré est particulièrement exposée. Elle joue un rôle d'entonnoir. Les pluies cévenoles s'y déversent abondamment. Entre Labastide-de-Rouairoux et Mazamet des maisons ont été inondées et des éboulements se sont produits. Mais ici, on a retenu la leçon de novembre 1999, cette année-là les pluies torrentielles avaient entraîné des inondations spectaculaires. Plusieurs personnes avaient trouvé la mort.

Par mesure de précaution, neuf habitants de Sauveterre ont été évacués tandis que d'autres, résidants de Lacabarède, ont choisi de partir plutôt que de s'exposer. Là aussi, d'importantes quantités d'eau étaient attendues la nuit dernière.

Selon Météo France, le temps devrait s'améliorer dès ce matin dans le Grand Sud. Tout en restant continues, les pluies seront plus modérées sur le Languedoc-Roussillon et le vent baissera.

Le chiffre : 250 mm > D'eau. Jusqu'à 250 millimètres de précipitations étaient attendus la nuit dernière dans certaines zones du département de l'Aude.

« Nous avons tiré les enseignements de la catastrophe de 1999. On gère au mieux ces fortes pluies » Claude Cabrol, maire de Sauveterre, dans le Tarn, où les crues avaient fait plusieurs victimes voilà 12 ans.

 

Publié le 17/03/2011 03:48 - Modifié le 17/03/2011 à 07:59 | Sabine Bernède

Cuxac d'Aude encore sous les eaux

Il y avait 40 cm d'eau, hier, dans les rues de Bize-Minervois.

Des maisons et plusieurs commerces ont été inondés. À Cuxac d'Aude, il y a aussi eu des maisons inondées et des routes coupées. Le maire, Jacques Pociello, a passé la nuit de mardi En 1999, une crue avait dévasté une partie de Cuxac d'Aude, et tué cinq personnes. Cette commune a de nouveau été inondée hier. Les digues qui doivent protéger la population n'ont toujours pas été construites.

Il pleut toujours là où c'est mouillé. Et une fois de plus, Cuxac d'Aude a les pieds dans l'eau. Cette commune située à 9 km au nord de Narbonne avait été en partie dévastée en 1999 par une crue meurtrière : cinq personnes étaient mortes noyées dans leur maison. Dans la nuit de mardi, en raison de fortes pluies, 97 habitants ont dû être évacués.

Claude et Michèle Varin, un couple de retraités, sont partis en voiture les premiers dans l'après-midi. « En 1999, on avait eu plus d'un mètre d'eau dans la maison. On a eu tellement peur que depuis, à la moindre alerte, on s'en va ». Le couple est allé dormir à Narbonne, à l'hôtel. Hier matin, les deux retraités cherchaient à revenir à Cuxac. Mais les routes étaient submergées.

Près de Narbonne, la plaine de l'Aude est inondée. Un paysage de rizière a remplacé le vignoble. Pour se rendre à Cuxac, il faut contourner la crue en passant par l'Hérault. À l'entrée de la commune, des habitants ont accroché des banderoles pour afficher leur colère.

« Les gens en ont marre, admet le maire, Jacques Pociello. Parce que depuis 1999, les digues qui doivent protéger la commune des inondations n'ont toujours pas été construites. Et le pire, dit-il, c'est que l'on vient d'apprendre que la future ligne à grande vitesse pourrait passer par la commune. C'est de la folie ! »

La mairie est transformée en QG de crise. Avec des bateaux dans la cour, et des plongeurs prêts à intervenir. La sous-préfète de l'Aude, Marie-Paule Bardèche, s'est déplacée. Elle tempère les propos du maire : « Des travaux de protection ont été réalisés en amont ».

En 1999, une vague meurtrière avait englouti le quartier des Garrigots à Cuxac. « En amont, des berges ont été confortées. Un aqueduc a été construit sous la voie ferrée pour laisser passer l'eau. Voies Navigables de France a sécurisé la digue du canal de jonction, qui relie le canal du Midi à celui de la Robine », précise Gérard Aval, le directeur du syndicat mixte du delta de l'Aude.

Qui admet : « Il est vrai que les digues de protection de la population à Cuxac d'Aude n'ont pas encore été construites ».

Une procédure d'expropriation doit être lancée pour l'acquisition de terrains. Les travaux pourraient enfin débuter en octobre 2011.

Hier, fort heureusement, il n'y a pas eu de victime à Cuxac. L'eau n'est pas montée très haut. Elle a inondé quelques maisons et coupé les routes.

« En trois jours, l'Aude a charrié 100 millions de m3 d'eau. Aucun bassin ne pourra jamais stocker cela », remarque Gérard Aval : « Le fleuve a débordé parce qu'il n'a pas pu s'écouler dans une mer déchaînée. L'eau de l'Aude s'est heurtée au mur d'eau de la mer ».

Que d'eau, que d'eau…

À Bize-Minervois, au nord-ouest de Narbonne, c'est la crue de la Cesse, un affluent de l'Aude, qui a inondé une partie du village. Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur le bassin versant en sont à l'origine : « La crue nous a surpris dans la nuit de mardi, mais on avait déclenché le plan de sauvegarde deux jours avant », souligne le maire Alain Fabre, qui bottes aux pieds supervise les opérations de nettoyage.

L'épicerie, le café, la boucherie, le salon de coiffure, le cabinet dentaire et plusieurs maisons ont pris l'eau. Sept personnes ont été relogées chez des amis.

La digue de la solidarité n'a pas cédé à Bize-Minervois.

 

Publié le 17/03/2011 08:04 | LaDepeche.fr

Aude : La décrue a débuté mais le bilan est lourd

A Bize-Minervois, les habitants ont aidé au nettoyage. /Photo DDM, Jean-Marie Guiter.

De nombreuses routes demeurent encore coupées.

La décrue s'est lentement amorcée hier dans les basses plaines de l'Aude. L'épisode pluvieux qui a frappé le département a provoqué quelques évacuations et inondé une centaine d'habitations à Bize-Minervois, Conques-sur -Orbiel, ou encore à Ginestas.

Si La Cesse à Bize-Minervois, a atteint, mardi matin au plus fort des précipitations,, un seuil de crue bien supérieur à celui qui avait été atteint lors des inondations meurtrières de 1999, la décrue s'est amorcée hier. Reste que cette petite commune du Minervois a été sévèrement touchée. Hier matin, l'on dénombrait 47 maisons inondées dont trois commerces et un cabinet dentaire.

Selon les services de la préfecture, qui ont activé une cellule de veille durant ces deux jours, moins d'une centaine de maisons a été affectée par cet épisode pluvieux, sur l'ensemble du département notamment à Bize, à Villeneuve-Minervois où 2 maisons ont été touchées mais aussi à Conques-sur-Orbiel et à Ginestas.

La basse plaine de l'Aude se vide

Si hier, le temps a encore été fortement perturbé, la situation sur les cours d'eau s'est sensiblement améliorée. Le débit de l'Aude a commencé à décroître en milieu de matinée. La décrue s'est également installée rapidement sur ses affluents. Toutefois, la baisse du niveau de l'eau a été plus faible dans les plaines de la basse vallée du fait des vents d'Est. Mais selon les services de Météo-France, une bascule des vents était attendue hier, en fin d'après-midi, permettant ainsi un meilleur écoulement et une vidange de la basse plaine de l'Aude qui devait s'amorcer dans le courant de la nuit.

Reste que si la décrue s'est amorcée de nombreuses routes restent barrées (voir ci-contre). D'autres axes de circulation, comme la RD40 entre Termes et la RD212 et la RD 112 sont délicates du fait d'éboulements. La circulation reste toutefois possible. Aujourd'hui encore, les transports scolaires seront perturbés. Ainsi la ligne 58 (Argeliers-Narbonne), la ligne 60 (Bize-Narbonne), la ligne spéciale (Bize-Argeliers-Mirepeisset-Ginestas) vers le collège de Saint-Nazaire, la ligne spéciale de Marcorignan vers le collège de Saint-Nazaire et vers l'école de Sallèles-d'Aude sont suspendues. D'autre part la desserte Lespinassière-Citou vers l'école de Caunes-Minervois et le collège sera également annulée.

Les précipitations enregistrées

Les pluies affectant le département de l'Aude se sont estompées progressivement en cumul depuis le début de l'épisode, il a été relevé en moyenne de 40 à 80 mm sur les Corbières, Haut Minervois et Montagne Noire avec des cumuls locaux jusqu'à 130 mm. La commune de Castans a connu un cumul sur 24h de 276 mm.

Ces pluies sont tombées sur des sols saturés par la pluviométrie du 10 et 11 mars, les cumuls enregistrés ont atteint de 40 à 60 mm voire 80 mm localement. Aujourd'hui quelques pluies sont encore à prévoir, mais elles seront plus éparses.

 

Publié le 17/03/2011 08:09 | Joël Ruiz

Carcassonne : Nuit d'angoisse à Conques-sur-Orbiel

Pendant une bonne partie de la nuit, un torrent de boue a envahi le quartier. Impuissants, résignés, voire habitués, les riverains ont attendu que cela passe.../ Photos DDM, J.R.

Deux heures trente du matin. Le quartier de l'avenue René-Cassin à Conques-sur-Orbiel, un lotissement de quelques maisons en contrebas de la route de Lastours, est ré veillé par les pompiers. Il faut évacuer les personnes qui le souhaitent car l'Orbiel est sorti de son lit et l'eau pourrait monter dangereusement. Dans la nuit noire, un filet d'eau prend d'assaut la rue. Il s'épaissit, de minute en minute, jusqu'à devenir un véritable torrent qui déferle et envahit tout, jardins, garages. Il déverse dans les piscines, charrie quelques embâcles. Sept personnes ont accepté de quitter leur domicile. Les autres riverains ont décidé de rester là, et d'affronter les flots. Le couple qui habite la première maison du lotissement a les yeux rivés sur les marches du perron. L'eau n'est plus qu'à quelques centimètres de l'encadrement de la porte. Tandis que madame surveille le torrent, monsieur s'évertue à évacuer avec un seau l'eau rendue par la cuvette des toilettes. Au fond de l'impasse, une dame est sur le pas de sa porte, pas si inquiète.

« Pas si violent »

«C'est toujours angoissant bien sûr. Mais depuis 99, c'est la troisième fois que ça monte. Et là, je vous le dis, c'est pas si violent que ça… ». Elle montre du doigt une marque sur le sol. « Je crois qu'elle descend déjà ».

Au fond de la rue, un couple communique avec le voisin d'en face par signaux lumineux, histoire de voir si tout va bien. Gilbert, le voisin en question, est resté seul chez lui tandis que son épouse est partie au village, emmenée par les pompiers, par sécurité. « Heureusement, on avait sorti toutes les voitures… J'ai le garage inondé, la piscine pleine de boue… On s'y habitue presque, ici », dit-il, résigné. Dans le quartier, l'on vit chaque crue avec angoisse, bien sûr, mais aussi avec colère. « Bien sûr, quand on a construit, dans les années 70, on a surélevé les maisons, conscients du risque. Mais depuis 1999, qu'est ce qui a été fait pour que les choses prennent moins d'ampleur. Je vais vous le dire : rien du tout », se plaint une dame. Vers 4 h 30 du matin, le torrent s'était quasiment retiré des rues. Et au lever du jour, le ballet pathétique et presque habituel des raclettes pouvait débuter…

Au cœur de la nuit, après un fort orage sur Lastours, l'Orbiel est sorti de son lit. Une fois de plus. L'avenue René-Cassin s'est transformée en torrent et, fébriles et effrayés, les riverains ont regardé l'eau monter.

«Vendre et partir ?»

Lassés, les riverains de Monplaisir à Conques... «Des fois je me dis qu'il faudrait vendre et partir. Mais vendre à quel prix? Qui achèterait nos maisons inondables ?» , disent-ils. Alors, tous restent. «Et ces gens qui ont acheté récemment ce bien, au bas de la rue. Que doivent-ils sûbir, que doivent-ils penser cette nuit ?», s'interrogent les époux Gonsalez, compatissants. Eux aussi ont vécu ici toutes les crues. Mais partir est hors de question. Pas même le temps de laisser passer l'orage !

 

Publié le 17/03/2011 03:51 | LaDepeche.fr

Rieux et Peyriac-Minervois : L'Argent-Double est en crue

L'Argent-Double en crue, à Peyriac et à Rieux mardi en début d'après-midi./Photos DDM

14 h 35, ce mardi 15 mars à Rieux-Minervois : on commence à barrer les chemins d'accès aux jardins des deux côtés du pont, car la rivière en crue les a gagnés. À Peyriac-Minervois, l'Argent-Double est également en niveau d'alerte. Pompiers et employés de mairie sont sur le pied de garde. Déjà les abords du foyer sont noyés.

 

Publié le 17/03/2011 07:56 | LaDepeche.fr

Hautes-Pyrénées : Le département en vigilance orange

Météo France a placé le département en vigilance orange jusqu'à aujourd'hui, en raison des fortes précipitations. L'épisode ne présente pas d'intensité de pluies exceptionnelles mais des cumuls de précipitations élevées. Hier, il est tombé environ 30 mm sur le piémont. Depuis mardi soir, il est tombé environ 43 mm à Arbéost, 40 mm à Lourdes, Bagnères et Campan ; 39 mm à Argelès-Gazost, 35 mm à Cauterets. On attendait encore 30 mm dans la nuit. Mais les pluies devaient s'atténuer en milieu de nuit.

Toutefois, si ces précipitations ont grossi les cours d'eau, il n'y avait, hier, en début de soirée, pas de risque de débordement de l'Adour ni du gave, de la Baïse. L'échez est le ruisseau qui a le plus monté, hier, dans l'agglomération tarbaise. En montagne, le risque d'avalanche reste fort, de niveau 4. La limite pluie neige s'abaisse à 1.400 m. à 1.800 m, on attend 20 cm localement, 30 cm jusqu'à jeudi matin, plus 10 à 20 cm jeudi, en cours de journée. Au-dessus de 2.000 à 2 200 m, les quantités de neige fraîche sont plus importantes, 30 à 50 cm jusqu'à jeudi matin, plus 10 à 20 cm jeudi, en cours de journée. Les avalanches spontanées sont nombreuses. Les chutes ont formé des plaques à vent sensibles à la moindre surcharge.

Article réalisé à partir des sites : ladepeche, midilibre, lindependant, lachainemeteo.



Du côté de Saint-Pons de Thomières

D 55 : la route du Soulié coupée

Dans la nuit de mardi à mercredi au plus fort de l'épisode pluvieux, une importante coulée de boue s'est produite sur la D 55 au lieu-dît La Vergne, à mi-chemin entre le croisement avec la D 907 (St Pons – La Salvetat) et le restaurant de La Jeante en direction du Soulié et d'Anglès. La circulation est coupée dans les deux sens et les travaux devraient durer plusieurs semaines.

Le Jaur est monté à 3 mètres au Martinet

Même situé en haut du bassin versant, Saint-Pons-de-Thomières n'a pas échappé à la soudaine montée des rivières suite à quatre jours de pluies denses et soutenues.

Dans le quartier de Frescatis, l'hôpital local, la maison de retraite, la crèche et le foyer ASEI ont eu les pieds dans l'eau après le débordement du ruisseau de Portes.

Juste en dessous, l'Aguze est rapidement montée, menaçant à un moment les garages de La Poste, tout comme la Salesse qui a quitté son lit pour se répandre dans la salle des fêtes et le stade de Ponderach.

Le Jaur, qui au Martinet a atteint la côte de 3 mètres au plus fort de la crue, n'a pas épargné les locaux de l'ONF à Fontclare.

Source : http://saintponsdethomieres.blogs.midilibre.com/


 


 

 
16/3/2011 Tarn & Languedoc-Roussillon : Pluies torrentielles et inondations


Publié le 16/03/2011 07:47 - Modifié le 16/03/2011 à 08:04 | LaDepeche.fr

Pluies torrentielles et inondations sur le Grand Sud

Inondation dans le village de Cabrespine dans l'Aude./Photo DDM.

Depuis lundi, d'importantes précipitations se produisent sur le Grand Sud. Le Languedoc Roussillon est particulièrement touché par ces pluies torrentielles, même si la région Midi-Pyrénées n'est pas épargnée. De nombreuses rivières menacent de déborder.

Sept départements ont été placés hier en vigilance orange en raison des fortes pluies. Des crues étaient redoutées sur certains cours d'eau de l'Hérault, du Roussillon, du Tarn et de l'Aveyron.

Cette alerte de niveau trois sur quatre porte sur les cinq départements du Languedoc-Roussillon (Pyrénées-Orientales, Gard, Aude, Hérault et Lozère) ainsi que sur le Tarn et l'Aveyron.

Dans l'Aveyron, l'alerte météo était en vigueur jusqu'à ce matin 6 heures. Le Sud du département, particulièrement touché par ces pluies, faisait l'objet de toutes les attentions. Des débordements du Tarn et de ses affluents, la Dourdou, le Rance, et de la Sorgues, étaient encore craints hier soir.

Des enseignements tirés de la catastrophe de 1999

Dans l'Aude également, la vigilance pour pluies et inondations a été maintenue la nuit dernière où il était attendu entre 150 et 250 millimètres de précipitations dans certains secteurs comme la montagne Noire.

Des crues étaient redoutées sur la Cesse, l'Orbieu, la Berre et l'Aude. Par mesure de précaution, hier, les écoliers des villages autour de Narbonne, comme de la montagne Noire, des Corbières et du Haut Cabardès sont rentrés chez eux dans l'après-midi.

Le Thoré à Rigautou, mardi à 13 h / Photo météo81

Dans le Tarn, si les secteurs de Castres et Lavaur sont moins touchés, la vallée très encaissée du Thoré est particulièrement exposée. Elle joue un rôle d'entonnoir. Les pluies cévenoles s'y déversent abondamment. Entre Labastide-de-Rouairoux et Mazamet des maisons ont été inondées et des éboulements se sont produits. Mais ici, on a retenu la leçon de novembre 1999, cette année-là les pluies torrentielles avaient entraîné des inondations spectaculaires. Plusieurs personnes avaient trouvé la mort.

Par mesure de précaution, neuf habitants de Sauveterre ont été évacués tandis que d'autres, résidants de Lacabarède, ont choisi de partir plutôt que de s'exposer. Là aussi, d'importantes quantités d'eau étaient attendues la nuit dernière.

Selon Météo France, le temps devrait s'améliorer dès ce matin dans le Grand Sud. Tout en restant continues, les pluies seront plus modérées sur le Languedoc-Roussillon et le vent baissera.

Pyrénées-Orientales : un mort au passage à gué

Un père de famille de 41 ans a trouvé la mort lors des inondations qui touchent depuis 48 heures le Languedoc-Roussillon. Au volant de sa voiture, l'homme, s'est engagé dans un passage à gué de la commune de Pollestre (Pyrénées-Orientales) dans la nuit de lundi à mardi alors qu'il se rendait à son travail. Son véhicule a été emporté par la force du courant. Le corps de cet employé domicilié à Ortaffa, un village voisin, a été repêché hier par les gendarmes. Tous les passages à gué de la plaine roussillonnaise étaient submergés lundi et mardi.

Le chiffre : 250 mm > D'eau. Jusqu'à 250 millimètres de précipitations étaient attendus la nuit dernière dans certaines zones du département de l'Aude.

« Nous avons tiré les enseignements de la catastrophe de 1999. On gère au mieux ces fortes pluies » Claude Cabrol, maire de Sauveterre, dans le Tarn, où les crues avaient fait plusieurs victimes voilà 12 ans.

 

Publié le 16/03/2011 07:56 | A.-M.D.

Mazamet : La plus grosse crue du Thoré depuis 1999

/Photo DDM.
« Le niveau du Thoré est monté moins vite qu'en 1999, mais nous n'avions jamais eu une telle crue depuis. C'est quand même inquiétant », témoigne Jocelyne Kermorvant, notre correspondante à Lacabarède. Hier après-midi, elle et ses voisins ont évacué spontanément leurs maisons. « La mienne est un peu en hauteur, mais il suffit de 20 cm de hauteur d'eau de plus et la rivière va déborder entre chez moi et la route, coupant notre retraite. En habituée du risque », Jocelyne Kermorvant est allée chercher sa fille, Aelys, 11 ans, au collège et a gagné un gîte en hauteur, hors d'atteinte de l'eau. 

Dès hier matin, le Sud du Tarn a été placé en alerte orange. Les pluies méditerranéennes ont débordé sur la vallée du Thoré. « Il était déjà tombé hier matin 180 litres d'eau par mètre carré à Sauveterre. En 2010 à la même époque, nous n'étions qu'à 80 mm », compare Claude Cabrol, maire de cette commune située rive droite entre Labastide-Rouairoux et Mazamet. « À Mazamet et Murat-sur-Vèbre, il est tombé 120 à 125 mm, l'équivalent d'un mois en 24 heures lundi. On en attendait encore entre 40 et 60 hier en plaine et jusqu'à 100 mm sur les crêtes. Une quantité assez remarquable, même si elle n'est pas exceptionnelle », indique Jean-Yves Tachenne, prévisionniste de Météo-France Tarn à Albi. Sur le plateau des lacs, le cumul était de 250 mm de pluie depuis ce week-end. Car ces précipitations durent depuis quatre jours. Un effet ressenti logiquement avec la montée des eaux.

Transports scolaires arrêtés

Lieu-dit « La Bourgade » à Sauveterre, le Thoré « était à la cote 3,23 à 7 heures du matin hier à à 3,56 m à 11 heures. À titre de comparaison, nous étions à 2,21 en 2004 et à 5,26 en 1999 », rappelle le maire. À Rigautou, le service Vigicrues annonçait 2,88 mètres d'eau à 14 heures, avec « tendance à la hausse ».

Le conseil général a annulé les transports scolaires ce mercredi, dans les secteurs de Mazamet et de Labastide-Rouairoux.

Contrairement à novembre 1999 - quatre morts noyés dans une coulée de boue à Labastide-Rouairoux-, drame revenu dans toutes les mémoires, hier à 18 heures, « on ne déplorait pas de victime », notait un gendarme. Un petit éboulement sur la D 612, à l'entrée de Labastide, sens Tarn-Hérault, a été vite résorbé par les services de la commune avec deux pelleteuses. Les dégâts n'étaient que matériels. Les aménagements des berges à Labastide ont porté les fruits, ainsi que les plans de prévention. Là où il y a de l'eau, il n'y a pas d'habitants. « Des inondations importantes sont possibles », avertissait néanmoins hier en fin d'après-midi la préfecture. « Il faudrait que la pluie s'arrête », soupire le maire de Sauveterre et vice-président du syndicat de rivière. L'accalmie est annoncée pour aujourd'hui. Mais, rappelle le prévisionniste Jean-Yves Tachenne, « il faut compter avec l'inertie des cours d'eau », qui continuent à gonfler… Ainsi, l'Agout montait hier en aval à Lavaur, avec 2,41 m à 15 h 45 et 3,30 m attendus à 21 heures.

«Nous avons tiré les leçons du passé»

Le Thoré à Rigautou, mardi à 13 h / Photo météo81

Le téléphone n'arrête pas de sonner chez Claude Cabrol, le maire de Sauveterre. Pompiers, gendarmes et élus et élus se succèdent dans sa maison, transformée « en petite cellule de crise ». Vice-président du syndicat de rivière, Claude Cabrol suit de minute en minute « cette crue majeure mais pas critique » - du moins hier à midi - du Thoré et de ses affluents. « Nous avons tiré les enseignements de la catastrophe de 1999. On gère au mieux, même si ce n'est pas parfait. » Ainsi, conformément au plan de prévention des risques, le maire a les numéros de portables « des cinq familles de la commune potentiellement en danger. Dès mardi à midi, nous avons fait évacuer les cinq membres de la famille Fito (voir ci-joint), habitant près de la partie basse du Cambesoubre, ruisseau qui descend de la montagne et se transforme en torrent. Dès le matin, ils avaient l'eau à leur porte. Nous les relogeons en liaison avec Albine. Dans les campagnes, la solidarité n'est pas un vain mot. » Une famille de quatre Hollandais, qui travaille sur le chantier d'une résidence secondaire à Sauveterre, a également dû partir de chez elle. Un autre résident a tenu à rester chez lui même si son sous-sol était inondé

Dans l'attente d'une greffe et toujours à son poste de maire

Les briefings se font chez M. le maire, car sa santé ne lui permet plus de sortir durant les intempéries. Claude Cabrol est toujours à son poste pour prévenir les malheurs d'autrui, même si lui-même n'est pas épargné. « Salarié du bâtiment, j'ai été victime de l'amiante. À 54 ans, je suis sous assistance respiratoire. Mon état s'est aggravé depuis octobre. Je dois subir une double greffe des poumons. J'entrerai dans quelques jours à l'hôpital Larrey de Toulouse, pour trois semaines, dans l'attente d'un donneur. Heureusement, ma femme et mes adjoints m'aident bien dans ma tâche de maire.» «Il se donne à fond malgré son gros handicap», souligne son épouse, Claudine.

Pour la crue, félicite le maire, «Antoine Millet, chargé de mission du syndicat de rivière et Daniel Vialelle, le conseiller général, sont aussi sur la brèche depuis trois heures du matin».

Le Thoré à Augmontel, mardi à 18 h / Photo météo81

Une famille évacuée à Sauveterre: «ça fait peur»

« Prenant dans la largeur et de la hauteur, le petit ruisseau devant chez nous est devenu énorme et dangereux pour nous. C'est incontrôlable. ça fait peur. Nous sommes à un mètre du Cambesoubre, dans un virage. Il suffit que le petit muret d'angle lâche ou que les fondations soient emportées et en cinq minutes, nous perdons tout. Cela s'est aggravé vers 10 heures. » Évacués hier à midi de leur maison lieu-dit « Ver » à Sauveterre, Claude Fito, 45 ans, son épouse Claudie et leurs trois enfants, Dylan, 8 ans, Romain, 6 ans, et Solène, 4 ans ont passé la journée à la maison des associations d'Albine. Ils ont dormi la nuit dernière dans les chambres d'hôtes d'Helen Hamill. « C'est plus prudent ! » Ce Perpignanais d'origine habitant dans le Nord s'est installé en décembre 2010 dans la vallée du Thoré, pour cause de reconversion professionnelle. « Lors de notre arrivée, le maire nous a avertis de la crue de 1999. Nous ne pensions pas que ça reviendrait si vite ! » Claude Fito est confronté pour la première fois à cette situation, mais pas question a priori de repartir. « On se plaît bien dans la maison, malgré l'inconvénient du risque d'inondations. Il faut faire avec ! » Les enfants ont néanmoins été « choqués ».

Branché sur le Japon

Leur père n'avait pas dormi durant la nuit de lundi à mardi. « J'entendais les bruits de la rivière, avec les troncs d'arbres qui tapaient contre le muret. » Une nuit doublement blanche pour le papa : « Sur la télé allumée en permanence, je suivais la catastrophe nucléaire qui, après le tsunami et le séisme, prend de l'ampleur au Japon et devient incontrôlable. Il y a plus malheureux que nous. » A.-M.D.

Pont-de-l'Arn. Première décision, interdire la circulation sur la route du Golf (D65), inondée par 50 cm d'eau, où une voiture Jaguar a noyé son moteur, vers 10h20. « Notre point sensible reste Rigautou, notamment la rue des Sablières. En cas de montée des eaux, nous sommes prêts dans les locaux de la MJC de Saint-Baudille à recevoir des habitants » signale le maire, Christian Carayol. Voitures sonorisées sont équipées, en cas d'alerte.

Caucalières. Comme la plaine du Moulin Neuf, et l'espace nature de Lou Bruguet, la plaine de Bonnery est irriguée par l'eau du Thoré. Le pont du CD 65 voit le niveau monter. « Les premières maisons près du Thoré ont commencé à boucher les caves » signale le maire, Jean-Michel Arjona.

Aussillon et Payrin-Augmontel. Peu de points sensibles si ce n'est le pont de Saint-Alby sur le Thoré. Des visites de prévention ont été faites par le maire d'Aussillon, Didier Houlès, à l'usine de Germiflor aux Vacants, et dans la plaine du Moulin Neuf : « Les habitants riverains ont été invités à protéger leur matériel et bétail dès le matin. En fin d'après-midi, le panneautage du pont était fait, les arrêtés étaient signés à 18 heures. »

Mazamet. Les reconnaissances ont eu lieu notamment autour des rivières et ruisseaux, à la Richarde en particulier. Route des Usines, l'Arnette montait aussi. On a procédé à des enlèvements de divers objets pouvant favoriser les embâcles, des bidons pour la plupart.

Saint-Amans. Point noir au Pont Vieux, mis sur surveillance. En fin de journée, ça passait encore dessous alors qu'on craignait un réel débordement.

Bout-du-Pont-de-l'Arn. Le maire Bernard Prat veille sur les flots. Juste en aval sur le Thoré, rive gauche à Mazamet, un peu de berge s'est effondrée sur une vingtaine de mètres.

Avec les pompiers mazamétains.

Une douzaine d'interventions hier, dont trois pour épuisement à Sauveterre, Labrespy, La Ragnée. Un premier accident, avec un blessé léger, le matin peu avant 8 heures, sur la RD 118 où une voiture a glissé sur le bas-côté. Dans la matinée autre accident à Labastide- Rouairoux et du côté de la rue de Bradfort à l'intersection avec la rue du Conditionnement à Mazamet. G.L.
 

Publié le 16/03/2011 08:07 | Christian Aniort

Aude : peur sous la pluie

Par endroit des routes coupées./Photos DDM, R.Garcia.

Hier soir, en raison du risque de pluies orageuses localisées sur des secteurs saturés d'eau, la vigilance orange a été maintenue sur l'ensemble du territoire audois.

« Nous demandons aux automobilistes de respecter les consignes et de ne pas s'engager sur les axes coupés ». Frédéric Bovet, Directeur de cabinet à la préfecture de l'Aude

Circulation > Bon à savoir. Pour tout renseignement sur l'état des routes, vous pouvez consulter le site http://www.inforoute11.fr/. Pour connaître en direct les informations sur les lignes impactées par le ramassage scolaire : 0 800 16 16 08.

Dans le village de Cabrespine, Philippe Clergue est aux aguets de la montée de la Clamoux qui dévale de la Montagne Noire en passant sous les fenêtres de la mairie. « Nous sommes en limite de crue décennale, nous avons sorti le plan de sauvegarde », dit cet élu. C'est presque la fin de matinée ce mardi. Cabrespine, meurtrie par les inondations de novembre 1999, scrute avec anxiété les nuages qui bouchent l'horizon. À midi l'école a fermé ses portes, les enfants ont été renvoyés dans leurs familles par mesure de sécurité. Un peu plus haut, dans la commune, d'autres enfants dépendant de la maison « Rayon du Soleil » ont été rassemblés. « Il est tombé 100 mm ce week-end, on nous en promet autant pour la prochaine nuit », ajoute Philippe Clergue. La situation est préoccupante. Dans le hameau de Serremijane qui abrite 7 habitants, des portions de route ont cédé, l'électricité est coupée, il a fallu activer un groupe électrogène.

Ce mardi, la vallée de la Clamoux, comme d'autres secteurs dans l'Aude, la Berre, la Cesse, l'Orbieu, les basses plaines sont en état d'alerte. Jusqu'à maintenant le département a bien encaissé cet épisode pluvieux avec des niveaux mesurés entre 70 et 100 millimètres selon les secteurs, cependant Météo-France annonce une possible aggravation pour les heures à venir. « Des pluviométries orageuses sont redoutées dans le courant de la nuit de mardi à mercredi (NDLR : aujourd'hui). La conjugaison de ces masses d'eau sur des sols saturés et une forte houle d'Est justifient le maintien de la vigilance dans le cas où il faudrait déployer des secours au plus vite », explique Frédéric Bovet, directeur de cabinet à la préfecture de l'Aude.

Face à la menace d'inondations, le principe de précaution a été actionné par les pouvoirs publics et il fonctionnera jusqu'aux premières heures de la matinée ce mercredi. « On s'oriente vers des pluies orageuses dans la nuit qui pourraient provoquer de la casse à certains endroits », redoutait-on à la cellule de crise.

Le chiffre : 1 063 Mètres cube > Moussoulens. Le débit des eaux dans la Rougeanne s'est brusquement densifié dans la traversée de la commune de Moussoulens. Il a atteint la côte d'alerte et il a été mesuré à 1 063 mètres cube par seconde.

Moussoulens : côte d'alerte à l'écluse

En fin d'après-midi, la préfecture de l'Aude a diffusé le communiqué suivant. « La vigilance orange pluie inondation est maintenue sur le département de l'Aude jusqu'à mercredi 16 mars 6 h. La Berre, la Cesse, l'Orbieu et l'Aude sur le secteur Basses Plaines sont maintenues en vigilance orange crues. Le secteur Vallée centrale de l'Aude est maintenu en vigilance jaune et celui de la Haute Vallée a été élevé au niveau jaune.

Depuis lundi matin, il est tombé entre 70 et 100 mm d'eau sur l'ensemble du département. Des pluies modérées mais persistantes vont continuer à tomber jusqu'à mercredi matin avec des intensités comprises entre 5 et 15 mm toutes les 3 heures. On attend encore entre 60 et 80 mm en plaine et jusqu'à 100 mm sur les reliefs (en particulier les Corbières), ce qui représentera sur l'ensemble de cet épisode, des cumuls de l'ordre de 150 à 200 mm en plaine et 200 à 250 mm sur l les Corbières et le Haut Cabardès.

À 17 heures, l'Orbieu frôle le niveau de vigilance orange à Luc sur Orbieu (4,90 m). La Cesse atteint le niveau orange à Mirepeisset (4,67). L'écluse de Moussoulens atteint la côte d'alerte de 4,93 m et un débit de 1 063 m3. Par ailleurs, d'autres cours d'eau connaissent une montée des eaux importantes.

Pas de problèmes à signaler sur les réseaux électriques et téléphoniques ».

 

Publié le 16/03/2011 08:14 | Walter Desplas

Narbonne : Plusieurs routes ont été coupées

L'Aude est arrivée à fleur hier en milieu de journée, comme en témoigne ce cliché pris à Coursan./Photo DDM J-M.G.

L'épisode pluvieux et l'alerte orange pluies inondations qui concernaient le département de l'Aude depuis lundi après midi jusqu'à ce matin 6 heures, a provoqué plusieurs bouleversements en Narbonnais, en ce qui concerne les dessertes de certains collèges et les routes départementales coupées. Toute la journée d'hier et jusqu'à ce matin, la Berre, la Cesse, l'Orbieu, l'Aude sur le secteur des Basses Plaines étaient maintenues en alerte orange crues.

Depuis lundi matin il est tombé sur le département 70 à 100 mm d'eau, à la fin de l'épisode on attend des cumuls de 150 à200 mm en plaine et de l'ordre de 200 à 250 sur les Corbières. Hier soir à 17 heures, l'Orbieu frôlait le niveau de vigilance orange (4,90 m), la Cesse à Mirepeïsset avait atteint le niveau orange (4,67 m), l'écluse de Moussoulens a atteint la côte de 4,93 m avec un débit de 1063 m3.

Comme d'habitude il est demandé aux automobilistes de respecter les conseils de signalisation et de ne pas s'engager sur les axes coupés. Hier en fin d'après midi, aucun problème n'était à signaler sur les réseaux électriques et téléphoniques. En ce qui concerne les établissements scolaires, les écoles de Raissac d'Aude et Villedaigne ont fermé pour la journée du 15 mars.

Le conseil général et le Grand Narbonne ont décidé conjointement de supprimer les dessertes des établissements suivants, en raison de routes inondées et d'absence d'itinéraire de déviation, sur Saint-Pierre, Lagrasse, Ribaute, Camplong, Fabrezan vers Lézignan, Talairan, Saint-Laurent de la Cabrerisse, Villerouge et Ferrals vers Lézignan, les déssertes des villages de Fontcouverte et Tournissan vers Lézignan ont été supprimées.

Toutes les lignes du Pays Narbonnais et du Pays Corbières et Minervois vers Lézignan et Narbonne sont supprimées pour ce mercredi. En ce qui concerne les routes coupées à la circulation, la RD 618 entre Fleury et Lespignan, la RD 367 entre Paraza et Sainte-Valière, la RD 105 entre Bages et Peyriac de Mer, la RD 32 Gruissan, Mandirac, la RD 1118 entre Saint-Marcel et Sallèles d'Aude et entre Coursan et Cuxac d'Aude.

 

Édition du mardi 15 mars 2011 Ph OLIVIER GOT / Midi-Libre

Vigilance face aux crues, meurtrières dans les P-O

Hier, les eaux ont emporté un père de famille de 41 ans à Pollestres. Béziers, ses hauts cantons, l’Aude et le sud de l’Aveyron sont en alerte renforcée.

Les fortes pluies, qui sévissent sur la région depuis samedi, ont fait une victime. Dans la nuit de lundi à mardi, un père de famille de 41 ans, originaire des Pyrénées-Orientales, a été emporté par les eaux de la rivière du Réart, à hauteur de Pollestres, alors qu’il se rendait à son travail. Un important dispositif de recherche a été mis en place. Ces collègues ont donné l’alerte, inquiets de son absence. Le véhicule, dans lequel était emprisonné le malheureux, n’a été repêché qu’en début d’après-midi. En fin de journée, le département catalan craignait que les fortes pluies annoncées ne provoquent d’autres débordements des eaux.

Météo France a décidé de maintenir l’alerte orange sur l’intégralité de la région et l’Aveyron. « Les précipitations sont très variables selon les endroits. On enregistre sur les hauteurs entre 200 et 400 mm, en plaines entre 80 et 120 mm ». Les pluies sont localisées sur les reliefs, concentrées surtout sur le sud des Cévennes « du côté des hauts cantons biterrois, du Lodévois, aux portes du Larzac. Par exemple, on a enregistré 416 mm sur La Vacquerie, 200 mm sur le Caylar ».

Habitations évacuées, écoles fermées, transports annulés

La nuit de mardi à mercredi promettait d’être dense en cumuls : « D’où la nécessité de rester vigilants dans les zones de cours d’eau comme l’Hérault, le Lez, ou l’Orb ». La ville de Béziers était d’ailleurs dès hier matin en pré-alerte. Les travaux effectués sur le pont Vieux ont toutefois facilité la fluidité des eaux. Les dispositifs de sauvetage ont été renforcés. Ils sont depuis sur le pied d’œuvre, notamment sur le littoral. Dans les hauts cantons, les habitants d’un hameau isolé de la commune de Riols ont été évacués. Les crues du Jaur, de l’Aguze et de l’Agout ont provoqué bien des frayeurs, sans fâcheuses conséquences. Le fleuve de l’Hérault est sorti de son lit aux abords de Saint-Thibéry jusqu’à Montagnac.

Les précipitations ont induit le même scénario dans le département audois où la Berre, la Cesse, l’Orbieu, l’Aude étaient hier en crues. Des routes départementales, jugées à risques, ont été coupées à la circulation ; les maires de certains villages comme Cuxac, Raissac-d’Aude et Villedaigne, ont décidé de fermer leurs écoles. Certaines dessertes scolaires sont supprimées jusqu’à nouvel ordre dans le Narbonnais et le Carcassonnais.

Tandis que le Gard et l’est de l’Hérault n’accusaient aucun souci majeur, tout en prônant la vigilance, le Sud-Aveyron se cognait aux averses. En fin de matinée, la Sorgues, le Rance et le Dourdou de Camarès avaient dépassé leur côte. Le Tarn et ses affluents ont rapidement débordé. Hier soir, le niveau de la rivière grimpait sur Millau, si bien qu’il était envisagé par précaution de fermer le pont submersible de la zone industrielle des Ondes.

Dans le département du Tarn, classé aussi en vigilance orange, seize personnes ont dû être évacuées : elles vivaient à proximité de cours d’eau à risque. (Patricia Guipponi et rédactions locales)

Chaîne météo - 16 mars 2011 / 7 h 34

Crues : Tarn et Languedoc Roussillon touchés

Après les fortes pluies persistantes de ce week-end sur le Languedoc-Roussillon, un nouvel épisode s'est mis en place hier matin. 100 à 200 mm sont à nouveau tombés depuis (jusqu'à 350 litres d'eau localement depuis samedi sur les Cévennes), soit l'équivalent d'un mois et demi de pluie au printemps sur ces régions.

Les cours d'eau, qui avaient déjà fortement réagi ce week-end, sont à nouveau en crue en raison des sols saturés.

C'est notamment le cas les rivières du Lez, de l'Hérault, de l'Orb, de l'Orbieu, de l'Aude, du Cesse, de l'Agly, de la Têt et du Tech ainsi que le Lot, le Tarn et l'Agout.

Le Thoré est en crue : sur cette dernière rivière, le niveau de la crue de 2004 a été dépassé, même si les pluies commencent à diminuer aujourd'hui.

Les crues s'étendent

Les précipitations se sont généralisées à l'ensemble du bassin méditerranéen, et les crues se sont propagées. Les Pyrénées-Orientales sont aussi sous surveillance (Têt et Tech notamment), ainsi que le Gardon dans l'ouest du Gard qui sont en crue.

Les conditions commencent à s'améliorer d'ici ce soir concernant les cours d'eau descendant du Massif-Central.

En revanche, la situation reste plus critique concernant les bassins versants de l'Aude, du Tech et du Têt en raison des pluies persistantes jusqu'à demain jeudi, avec une aggravation du risque d'inondations lié aux abondantes chutes de neige attendues sur les Pyrénées à haute altitude.

Article réalisé à partir des sites : ladepeche, midilibre, lindependant, meteo81, lachainemeteo, France3.

Le Tarn aujourd'hui au Saut du Sabot à Saint-Juéry / Photo météo81





Publié le 16/03/2011 11:25 - Modifié le 16/03/2011 à 15:33 | © 2011 AFP

Inondations : deux morts dans les Pyrénées-Orientales, évacuations dans l'Aude



Une route est recouverte par le cours d'eau le Réat, le 16 mars 2011 sur la commune de Villeneuve-de-la-Raho Raymond Roig AFP

Un homme a été retrouvé mort mercredi au sud de Perpignan, dans sa voiture immergée dans un cours d'eau, au lendemain du décès d'un autre conducteur, lui-aussi emporté par les flots, après les fortes pluies dans la région qui ont provoqué plus de 200 évacuations dans l'Aude.

Les secours n'ont pu sauver le conducteur d'une voiture retrouvée vers 07H00 immergée dans les flots du Réart (bien Réart), un cours d'eau habituellement à sec, d'après une source proche de l'enquête.

La voiture de la victime âgée d'une soixantaine d'années se trouvait à quelques mètres d'un passage à gué pourtant fermé, à Villeneuve-de-la-Raho. L'accident serait survenu dans la nuit.

La veille, les intempéries avaient fait un mort dans le même secteur, un père de famille de 41 ans, emporté par les eaux dans sa voiture sur un passage à gué du Réart, à Pollestres, alors qu'il se rendait à son travail.

La préfecture des Pyrénées-Orientales a renouvelé ses appels à la prudence, rappelant que les passages à gué "demeurent fermés" et demandant aux usagers de ne pas emprunter "les voies submergées".

L'alerte météorologique de niveau orange a été levée sur le département pour les inondations comme les crues, mais la préfecture rappelle que le niveau des cours d'eau reste élevé, en particulier la Têt et le Réart.

Dans l'Aude, où les précipitations s'estompaient mais qui était toujours soumis à une alerte orange "crues", plus de 200 personnes ont été évacuées par précaution, selon le directeur de cabinet du préfet, Frédéric Bovetune source préfectorale.

A Cuxac d'Aude, 97 personnes ne disposant pas chez elles de "pièces-refuge", ont été évacuées et relogées dans une salle des fêtes. En milieu de journée, 56 d'entre elles s'y trouvaient toujours et devaient être conduites à Narbonne dans une salle aménagée par la Croix-Rouge.

La centaine d'employés travaillant dans zone artisanale de la ville a également été évacuée.

Cuxac d'Aude se situe dans les basses plaines de l'Aude, à quelques kilomètres en amont de l'embouchure de la rivière en Méditerranée, un secteur particulièrement sensible en cas d'inondation. Le pic de crue y était attendu en début d'après-midi.

A Bize-Minervois, sur la Cesse, un affluent de l'Aude, un peu d'eau est entrée dans 47 habitations mais les habitants ont pu monter à l'étage sans "difficulté particulière", a ajouté M. Bovet, précisant que les opérations de nettoyage de ces maisons étaient en cours.

La Cesse, qui avait franchi dans cette commune le seuil de vigilance rouge à 05H15, avait amorcé sa décrue à la mi-journée.

De nombreuses routes ont été coupées dans le département et les transports scolaires ont été supprimés dans les zones touchées.

Dans le Tarn, où 16 personnes avaient été évacuées par précaution mardi, trois personnes ont dû également quitter leur maison dans la nuit.

Des inondations catastrophiques dans la région avaient fait en 1999 une trentaine de morts, dont 26 dans l'Aude.

Mercredi, les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées ont à leur tour été placés en vigilance "orange" s'agissant des précipitations. Météo-France précise que l'épisode ne "présente pas d'intensités de pluies exceptionnelles mais des cumuls demandant un suivi particulier, notamment en termes de réaction des cours d'eau".

Outre l'Aude, la vigilance orange était toujours en vigueur en matière de crues dans l'Hérault. 


 


 

 
15/3/2011 Le "Pays-Bas" sous la pluie, le Tarn en vigilance "crue"


Publié le 15/03/2011 08:05 - Modifié le 15/03/2011 à 11:11 | Christian Goutorbe

Alerte météo : vigilance orange en Languedoc, Tarn et Aveyron

/Photo Top Sud

Les départements du Tarn et de l'Aveyron viennent de rejoindre les 5 départements de Languedoc-Roussillon classés en vigilance orange pour les pluies et les inondations par Météo France.

Aude, Hérault, Pyrénées-Orientales, Gard attendaient hier soir de nouvelles fortes pluies qui pourraient atteindre, par endroits 200 mm par m2, soit des précipitations exceptionnelles alors que les terres des différents bassins versants sont déjà gorgées d'eau après les averses de ces deux derniers jours. « Toutes les équipes sont en alerte. Les maires de toutes les communes ont été mis en garde » expliquait-on hier soir à la préfecture des Pyrénées-Orientales en attendant une nuit très pluvieuse. Dans ce département, les habitants de certains lotissements du Barcarès-plage sont inquiets. Coincés entre la Méditerranée et le lit du fleuve Agly, en octobre dernier, ils avaient essuyé une inondation sérieuse.

Près de Mazamet, dans le Tarn, les eaux sont montées et les précipitations devraient se renforcer.

Les cours d'eau du sud de l'Aveyron sont également passés en vigilance orange aux crues à 10h00.

Les images du tsunami nous hantent

« Nous allons régulièrement vérifier la hauteur des vagues. Les images du tsunami nous hantent. À l'automne nous avions été inondés. Cela n'a rien à voir avec le Japon mais cela nous avait bouleversés. Et nous n'avons même pas encore racheté les meubles » explique une habitante un peu stressée. Dans l'Hérault, de nombreuses routes inondables de la région de Montpellier sont restées submergées et fermées à la circulation pendant pratiquement toute la journée, en attendant les sérieuses précipitations attendues dans la nuit. A priori, le Languedoc pourrait enregistrer 150 mm d'ici mercredi matin avec une mer toujours placée sous vent de secteur est qui empêche les fleuves de se déverser normalement. Ces paramètres expliquent que les pompiers ont été placés en état d'alerte dans la plupart des casernes du secteur.


 


 

 
13/3/2011 Ouverture ventée et pluvieuse


Publié le 13/03/2011 07:22 | Avec nos rédactions départementales

Grand Sud : Un coup de vent balaie la région

Hier, à Toulouse le vent a soufflé jusqu'à 70km/h en rafales./ Photo DDM, Michel VIALA.

Placé en vigilance jaune, hier, le département de l'Aude n'a pas souffert de la tempête annoncée par Météo France. Le vent d'est a soufflé fort, jusqu'à 110km/h et la pluie n'a cessé d'arroser le littoral et l'arrière-pays.A part quelques tuiles arrachées à Narbonne et deux poteaux électriques envolés à Rouffiac, aucun dégât n'est à pointer. Ce dimanche, la pluie reste présente, le vent aussi même s'il mollit.

Dans le Tarn, le vent d'autan a poussé des rafales jusqu'à 100 km/h sur un axe Mazamet-Lacaune. Hier matin, quelques coupures d'électricité étaient signalées dans les secteurs d'Anglès et du Rialet. Le Codis 81 a effectué plusieurs sorties pour des branches sur la route, des objets menaçants (chenaux en zinc, volets) et des lignes électriques à mettre en sécurité. Plus grave : à 3h30 du matin, un incendie de bâtiment agricole à Saint-Jean-de-Marcel, près de Carmaux. 7000 dindonneaux ont péri après que le vent a mis le feu à la litière. Le sinistre serait parti de la couveuse à gaz.

Dans le Gers, le vent a soufflé en rafales, entre 60 et 70 km/h, sur la Lomagne, la Ténarèze et le pays d'Auch, mais sans faire de dégâts, en dehors de trois arbres arrachés sur les secteurs de Marsan et Saint-Clar. Idem en Haute-Garonne, où les pompiers ont effectué une trentaine d'interventions en plus que d'habitude dans le Lauragais, à Toulouse et dans le Nord du département. En dehors des branchages sur les routes, des tuiles renversées, il n'ya pas eu d'incidents majeurs.

Des rafales d'Autan de 65 km/h et jusqu'à 90 km/h ont balayé le département de l'Aveyron, sans causer de gros dégâts. Météo France avait émis une vigilance jaune pour ce samedi-après-midi mais avait prévue une amélioration de la situation dans la nuit avec cependant quelques pointes à 50 km/h. Pour ce dimanche, le vent devrait retomber mais de nouvelles pointes de 60 à 80 km/h sont à prévoir lundi.

Dans le Lot, les rafales de vent ont provoqué quelques dégâts en matinée. A Limogne, les sapeurs-pompiers ont dû utiliser la grande échelle pour sécuriser une cheminée menaçant de s'écrouler dans la rue et à Saint-Laurent les Tours dans le Nord du département, des tôles recouvrant une tour en réfection ont été emportées.

Dans les Hautes-Pyrénées, il est tombé 20 cm de neige sur la crête frontière, 27 cm vers Aragnouet. Le vent a soufflé la nuit dernière en haute montagne avec des rafales de 90 km/h au pic du Midi, de 40 à 50 km/h vers les 2000 m. Ce dimanche,le ciel devrait rester nébuleux avec des nuages d'altitude accrochés aux sommets. Côté températures , on attend 14 à 15° en plaine.

Des vagues de 5 mètres

Après une mobilisation de 24 heures, la région a finalement peu souffert hier des rafales de cette tempête de fin d'hiver. Le département de l'Hérault a enregistré des rafales de vent autour de 100 km/h qui, hier à la fin de la journée n'avaient pas causé d'importants dégâts. A Perpignan, les rafales qui ont atteint par moments les 120 km/h ont obligé à dérouter un vol en provenance de Paris. L'essentiel des précipitations enregistrées en Languedoc, s'est abattu sur les contreforts de l'Espinouse et des Cévennes à hauteur de 50 à 70 mm d'eau par m2 qui n'ont pas causé d'inondations alors que les équipes de sauveteurs sont restées en alerte la nuit dernière, en prévision de nouvelles pluies. Dans un tel contexte, c'est encore la mer qui restait la plus préoccupante avec des vagues qui, hier pendant toute la journée, ont parfois dépassé les 5 mètres notamment sur le littoral héraultais. A priori, la perturbation devrait se prolonger jusqu'à mardi. Et la vigilance aussi. C.G.

 

Publié le 13/03/2011 03:47 - Modifié le 13/03/2011 à 06:33 | LaDepeche.fr

Limogne, Saint-Laurent les Tours (46) : Coup de vent et dégâts

La grande échelle des pompiers utilisée, hier , à Limogne./ Photo DDM B. Garibal

Des rafales de vent violentes atteignant 90 km/h dans le Nord lot ont marqué la matinée d'hier et provoqué des dégâts. Sur la commune de Limogne, aux environs de 10 h 30, rue du Tonnelier, au centre du village, la cheminée d'un immeuble sans doute, déjà fragilisée, menaçait de s'effondrer. Une situation dangereuse qui a nécessité l'intervention des sapeurs-pompiers de Limogne et Cajarc. En raison de la hauteur du bâtiment, les secours ont fait appel à la grande échelle du centre de secours de Cahors pour sécuriser les lieux. La gendarmerie de Limogne était sur place, pour dévier la circulation. Par mesure de sécurité, la rue devrait être momentanément interdite d'accès.

Dans le Nord du département, à Saint-Laurent Les tours, vers 10 heures, le vent a emporté des tôles qui recouvraient la tour du château actuellement en travaux. Les plaques ont atterri dans les prairies et chemins de ronde avoisinnants sans faire de blessé. Les pompiers de Saint-Céré ont sécurisé les lieux. A la même heure, mais cette fois à Figeac, les pompiers ont été alertés rue Colomb, pour un volet qui là aussi, pouvait à tout moment se décrocher et tomber.


 


 

 
11/3/2011 Cochons et truites à l'honneur dans la montagne tarnaise


Publié le 08/03/2011 09:11 | LaDepeche.fr

Murat-sur-Vèbre : Le cochon en fête

Accordéoniste, danseurs et confrères Maseliers ouvriront la journée.

Dimanche 13 mars, après une première réussie l'an dernier, le cochon remet les couverts. Depuis quelques jours déjà, les commerces sont gardés par d'imposants colosses porcins. Quant à la guirlande aérienne, elle annonce que la salle du Petit Train, bordée des stands du marché, sera le quartier général de la journée.

À 9 h 30, accordéon, Bourrée montagnarde, Maseliers et Bonhetaires donneront tempo et couleur : direction l'église. Défilé rythmé par des danses traditionnelles, puis retour avec tous les fidèles accompagnants, au Petit Train. À 11 h 00, la troupe de Saint-Pons entre en scène avec La Fatigue du cochon, pièce revisitée en 2011, et augmentée d'une introduction et d'une conclusion.

Après l'apéritif, il sera temps de passer à table pour un repas autour du jambon à la broche (réservation obligatoire au café « Chez Chappy »), agapes animées par majorettes et danseurs. Enfin à 15 h 30, sortie sur le court de tennis attenant. Une vraie piste d'athlétisme pour les cochonnets qui voudront tous se hisser sur le podium. Auparavant, collecte des pronostics, car la course sera le support du tiercé.

À l'origine de cette fête du cochon, l'on retrouve aussi un trio (MJC, Aînés et Office d'animation touristique) prêt cependant à se mettre en …quatre, pour accueillir le public de cette deuxième édition.

 

Publié le 11/03/2011 09:40 | LaDepeche.fr

Lacaune : Ouverture de la pêche

Seront-ils nombreux au petit matin les pêcheurs à la truite ?

L'APPMA (Association pour la protection du milieu aquatique) de Lacaune vous souhaite une bonne ouverture de la pêche dans les Monts de Lacaune, ce samedi 12 mars. Elle vous rappelle que la maille est à 23 centimètres sur le Gijou et tous ses affluents. La limite de capture est de six prises par jour et elle vous demande de respecter la nature et les propriétaires riverains qui vous accueillent. Des travaux de nettoyage d'un bassin de Poutras ont été réalisés avec l'aide des sapeurs-pompiers de Lacaune.

L'association recherche une personne intéressée par le contact et aimant la nature pour devenir garde particulier de l'Appma. Des déversements de truites seront effectués tous les mois. Des journées de valorisation du milieu aquatique sont également prévues ; les cartes de pêche sont en vente au café Chez Ricou. Et bonne saison de pêche dès samedi !

Ce samedi sera jour de fête pour les pêcheurs qui feront l'ouverture/Photo DDM, Florent Raoul

Le chiffre : 1,4 million de pêcheurs > En France. En Midi-Pyrénées, on en dénombre 140 000, regroupés au sein de 330 associations. Une carte de pêche coûte de 65 à 85 € pour l'année.


 


 

 
9/3/2011 Pyrénées : vacances d'hiver tout schuss !... (1)


Publié le 09/03/2011 03:49 | Pierre Challier

Gavarnie (65), pour tutoyer la légende

Par définition, les enfants aiment le cirque./Photo DDM, P.C.

Avoir su rester simple tout en étant grandiose… Finalement, c'est tout le charme de Gavarnie… se dit-on en bouclant tranquillement sa journée sur la plus longue piste verte des Pyrénées. Parce que Gavarnie, eh bien oui, c'est aussi une station de ski…

Vu qu'il est un peu là, le problème de Gavarnie. Lorsqu'on ne connaît de son nom que la titanesque légende qui la surplombe : ce panorama classé au patrimoine mondial de l'Unesco…

Un nom pareil, ça vous convoque alors de suite le grand cirque, la démesure, les plus hauts sommets et tout le tremblement de pistes forcément dessinées pour des géants, des pistes au surplus perdues tout là-haut, là-haut, où n'habitent plus que la glace et le vent…

Alors qu'en fait, « c'est la station familiale idéale avec la neige assurée » résume Pierre-François, Toulousain désormais abonné, venu récupérer ses deux petites filles, ravies, à l'école de ski. De fait, 35 km de pistes culminant à 2 400 mètres, 5 noires, 9 rouges, 8 bleues et 7 vertes… et de la soie sous les planches comme ce jour-là le ciel s'émiette en petits flocons. « C'est le ski tranquille, sans se marcher sur les spatules, sur un site classé, un grand site de Midi-Pyrénées » résume alors Lucky, pisteur depuis 22 ans, au cœur de cette nature préservée.

La Brèche de Roland ici, le Taillon au dessus et quelques autres 3 000 qu'il pointe de son bâton… c'est vrai qu'aujourd'hui, avec le nuage, ce n'est pas net, net… Mais bon, raison de plus pour y retourner. Avec cette info en prime pour les quadras : cette année, Gavarnie fête ses 40 ans et offre du même coup le forfait à tous ceux qui fêteront aussi leurs 40 ans durant la saison.


Publié le 08/03/2011 09:50 | V.B.

Luchonnais : Le plaisir du ski à Bourg d'Oueil

Bourg d'Oueil a bénéficié des récentes chutes de neige. Mais le soleil printanier risque d'entraîner la fermeture de la petite station de la Vallée d'Oueil avant la fin de la semaine. Nichée à 1 350 mètres d'altitude, la station de Bourg d'Oueil entame sa deuxième semaine d'ouverture. Les quatre pistes ont bénéficié des récentes chutes de neige et font le bonheur des enfants. « Nous avons de la neige, du soleil et du monde, se réjouit Patrice Gaut, le directeur de la station. Nous sommes ouverts depuis mardi, la météo est bonne, ce n'est que du bonheur ».

« Nous avons refait le coffret électrique qui n'était plus assez costaud pour alimenter la station, changé la perche d'un canon, racheté des skis et des bâtons pour la location, et surtout, investi dans une dameuse », recense Marius Ballarin, maire de Bourg d'Oueil et président de la station. Des investissements lourds pour les quatre villages chargés de gérer la station. Ils ont permis à Bourg d'Oueil d'ouvrir à nouveau son domaine.

Des familles ravies de leur séjour

Sylvain, Aurore et leurs deux enfants sont originaires du Tarn et Garonne. Ils deviennent peu à peu des habitués de la petite station, qu'ils fréquentent pour la troisième année. « Nous avons été séduits par l'ambiance, la gentillesse, l'accueil, la dimension très familiale, énonce la famille. Sans compter que le forfait et la location du matériel sont très abordables, ce n'est pas négligeable. »

« Moi, je skie avec deux enfants de 7 et 11 ans, témoigne Jean-François, de Villefranche de Lauragais. Le plus petit débute et il se sent vraiment très en sécurité à Bourg d'Oueil. » Une petite station dont le fonctionnement est assuré par des bénévoles qui chaque hiver, mettent la main à la pâte, du téléski à la buvette.

« Nous recrutons au fur et à mesure », s'amuse Gérard Desmeules, le maire de Cirés. Au printemps, le Sivom de la Vallée d'Oueil va devoir se prononcer sur l'avenir de Bourg d'Oueil. « Nous avons l'idée de faire de notre station une base de loisir à destination des familles, qui serait ouverte été comme hiver, annonce Marius Ballarin. Pour cela il faut lancer des études et envisager des travaux. Nous parlerons de tout cela dans quelques semaines ».


Publié le 07/03/2011 07:41 | Josiane Battoue

Il fera 17° à Tarbes, aujourd'hui !

Il fera bon s'installer aux terrasses des cafés./Photo DDM, illustration, Joël Boyé.

L'hiver signe enfin une trêve. Grâce à des conditions anticycloniques, le soleil est de retour. Très attendue, cette embellie s'accompagne d'une hausse des températures. Qui devraient, aujourd'hui, atteindre 17° à Tarbes. C'est-à-dire au moins 3 ° au-dessus des normales saisonnières. Les terrasses des cafés commencent à se regarnir et, dans les stations de ski où affluent les vacanciers de février, c'est presque l'euphorie. Christophe Boudassou, le responsable du Tourmalet, ne cache pas sa satisfaction : « C'est exceptionnel, dit-il. Bonne conservation de la neige grâce au froid, domaine ouvert en totalité et beaucoup de monde… ». Même si le risque d'avalanche est moins élevé, « il faut toujours rester vigilant ». La coulée d'hier, au-dessus de Cauterets, en est la preuve (lire en page 8).

Encore jeudi et vendredi

Les amateurs de ski nordique sont également comblés. À Nistos, on parle aussi de conditions idéales : neige fraîche avec 60 cm en bas des pistes. « C'est le seul espace nordique à être resté ouvert depuis le 27 novembre », glisse Jérôme Uchan, le directeur de la station. Cependant, la station Météo France d'Ossun annonce le retour de quelques nuages la nuit prochaine. Demain, temps couvert, donc, mais il restera sec. En revanche, jeudi et vendredi, retour du grand beau temps dont il faudra encore profiter car les conditions météo devraient se dégrader le week-end prochain. Mais n'y pensons pas. En attendant, c'est quand même le printemps avant l'heure.

 

Publié le 07/03/2011 07:52 - Modifié le 07/03/2011 à 10:33 | C. M.

Cauterets (65) : Des skieurs emportés par une avalanche

Les gendarmes conseillent la prudence aux skieurs en raison des risques d'avalanche./Photo DDM archives.

Les fortes chutes de neige qui se sont abattues, ces derniers jours sur le massif pyrénéen, sont probablement à l'origine de l'avalanche qui s'est produite en altitude, hier, dans les Hautes-Pyrénées. Un groupe de trois skieurs de randonnée qui effectuait une sortie a été emporté en début d'après-midi par une avalanche de 200 m de longueur sur 50 m de large environ, au-dessus de Cauterets, à 2 000 m d'altitude, dans le secteur du pic de Né, près du refuge d'Ilhéou. L'accident s'est produit vers 13 h 30 alors que le risque n'était que de deux sur cinq.

Les trois skieurs, originaires du village de Loucrup, entre Bagnères-de-Bigorre et Tarbes, ont été « roulés par l'avalanche ». Une jeune femme a été totalement ensevelie. Sans l'intervention d'un de ses camarades, lui-même enseveli jusqu'à la taille, les conséquences auraient pu être beaucoup plus graves. Il a en effet réussi à la dégager de sa prison de neige. La jeune femme a été transportée par hélicoptère au centre hospitalier de Tarbes mais ses jours ne sont pas en danger. Les autres skieurs ont réussi à s'extraire de la coulée de neige par leurs propres moyens, avant même l'arrivée des secouristes composés de CRS et de l'équipage de l'hélicoptère de gendarmerie. Les randonneurs étaient parfaitement bien équipés pour affronter cette randonnée en haute montagne. Ils avaient pris la précaution de se munir d'appareils de recherche de victimes d'avalanche (Arva), un outil indispensable pour sauver des vies.

La prudence est recommandée

Les gendarmes qui sont intervenus, hier, pour sauver les skieurs emportés par l'avalanche invitent les skieurs de randonnée à faire preuve de la plus grande prudence. Surtout ceux qui ont prévu de s'aventurer en haute montagne. D'autant que Météo France signale, pour aujourd'hui, la persistance de plaques de neige sur les versants nord, nord-est et nord-ouest au dessus d'une altitude de 2 000 mètres. Ces plaques sont instables et particulièrement sensibles à de fortes surcharges comme le passage de skieurs. Par ailleurs,des départs spontanés de neige humide sont possibles. Pour mardi et mercredi, Météo France note un risque naturel en hausse avec un vent de sud plus sensible et un temps plus nuageux.


Publié le 07/03/2011 07:41 - Modifié le 07/03/2011 à 13:45 | Cyrille Marqué

Payolle (65) fait rêver petits et grands

À Payolle, les joies de la glisse se pratiquent en famille./Photo DDM José Navarro.

Quand elle se couvre d'or blanc, trop rarement, Payolle retrouve sa vocation de station familiale. Ce week-end, les parents et leurs enfants ont goûté aux joies de la glisse.

La neige est d'autant plus belle et éclatante à Payolle qu'elle ne tombe pas souvent. « Grâce aux récentes chutes de neige, nous fonctionnons depuis le début de la semaine dernière. C'est la première fois de la saison que la station ouvre », souligne Sébastien, l'un des pisteurs de la station.

Le manteau blanc n'est pas très épais mais peu importe, la fine couche d'or blanc suffit à Payolle pour retrouver sa vocation de station familiale, le temps des vacances scolaires. Tout près du téléski de l'Espiaudet qui dessert la seule piste de ski alpin de la station, la piste de luge n'a pas désempli du week-end.

Samedi et dimanche, de nombreuses familles sont venues goûter les joies de la glisse dans un environnement pour le moins exceptionnel. Gilles et Magalie, un jeune couple de Tarbes qui fréquente souvent la station avec ses enfants Naïs et Lucie, ne s'y trompe pas : « Le cadre est superbe et en plus, aujourd'hui, il fait un temps magnifique. Le coin est vraiment sympa et ce n'est pas très loin de chez nous ».

Avec ses 50 km de pistes de ski nordique, Payolle est aussi le paradis blanc des fondeurs et des randonneurs à raquettes. Christiane et Jean-Pascal, de Martres-Tolosane, en Haute-Garonne, sont venus initier des amis de Toulouse, Sylvana, Jean-Claude, Marie et Renato, au plaisir des raquettes. « On vient depuis vingt ans à Payolle parce qu'on trouve la station très agréable et accessible et les paysages sont magnifiques », témoigne Christiane.

Un petit Canada

Les randonneurs s'engagent sur le plateau qui surplombe l'entrée de la station avec ses bars, ses restaurants et ses boutiques de location de matériel de ski. Grâce à son espace dégagé, le plateau de Payolle, dominé par des forêts de sapins, offre une vue imprenable sur les cimes enneigées des Pyrénées et notamment sur le pic du Midi. Les paysages de Payolle aux contrastes profonds ont fondé sa réputation de petit Canada des Pyrénées. Si vous vous faites balader en traîneaux à chiens, la comparaison est confondante.

Si le touriste poursuit son chemin en voiture cinq minutes de plus, la route plonge directement dans le lac de Payolle qui sert de miroir à la blancheur immaculée de la neige.

Depuis ce site aux reflets éclatants, le randonneur aguerri peut partir à l'assaut des sommets, par exemple jusqu'à la hourquette d'Ancizan, à 1.564 m d'altitude. La station familiale de Payolle prend alors de la hauteur pour se révéler grandiose et majestueusement sauvage. Pourvu que la neige ne fonde pas et laisse ses amateurs en profiter pour la dernière semaine des vacances.

Vite, la neige vous attend !

Ce week-end, il y avait 15 cm de hauteur de neige au bas de la station de Payolle et 35 cm sur les hauteurs du plateau et du lac, à 1.450m.

Malgré le redoux, l'enneigement devrait encore persister durant quelques jours. Pour ceux qui ont la chance d'être en vacances, il est urgent d'en profiter ! Et, en plus, l'accès à Payolle est gratuit et ouvert sans équipements !


Publié le 06/03/2011 03:48 | LaDepeche.fr

Saint-Béat (31) : Au Mourtis, la station attire les commerçants

Christian et Françoise Gendroz sont les nouveaux propriétaires du magasin de sport et du restaurant Pyrénées ski./Photo DDM JC

Les récentes et abondantes chutes de neige ont effacé les doutes, et les inconditionnels du Mourtis ont repris le chemin de la station. Grâce au froid intense, les tests de neige de culture se poursuivent depuis plusieurs nuits permettant d'augurer grandeur nature, les prochaines saisons. Grâce à la mise en place des canons, la confiance dans l'avenir est revenue et de nouveaux commerçants n'ont pas hésité à reprendre une affaire.

Du Jura aux Pyrénées, il n'y a qu'un pas

Christian et Françoise Gendroz sont de ceux-là. Après une annonce sur internet, ils ont fait le voyage vers les Pyrénées pour découvrir, le chalet « Pyrénées-ski » mis en vente. Arrivés dans la station, ils ont eu un coup de cœur et se sont installés dès le mois de juillet 2010 au Mourtis. Quelques réparations plus tard et en décembre, Christian a ouvert le magasin de sport et location de ski situé au rez-de-chaussée tandis que Françoise enfilait le tablier de cuisinière pour s'occuper des clients du restaurant situé au-dessus. Pour eux, c'est le début d'une nouvelle aventure professionnelle mais aussi familiale. « Nous étions arrivés à un moment de notre vie où nous avions envie de monter notre propre entreprise. Originaires du Haut-Doubs, j'avais pour ma part travaillé dans une station de ski à Métabief, avant de me diriger vers l'horlogerie en Suisse. Ce nouveau travail, c'est un peu un retour aux sources », explique Christian. Françoise elle, a passé plus de 22 ans dans la restauration et son souhait le plus cher était aussi de se remettre aux fourneaux. Aujourd'hui, tous deux relèvent leur challenge, pleins d'entrain et le sourire aux lèvres.

Oubliés les jours sans neige. Les clients ont repris le chemin de leurs commerces, conquis par l'accueil chaleureux de Paul et Mathieu, les ski-men et par l'ambiance décontractée qui règne dans les lieux. Pour tous les commerçants du Mourtis, les flocons inespérés promettent une ouverture de la station au moins jusqu'à fin mars.

À ce jour, toutes les pistes sont ouvertes.


Publié le 06/03/2011 03:48 | V.B.

Luchon (31) : La neige et le soleil illuminent les vacances

Neige et soleil font de ces vacances un moment d'exception./photo DDM

Un soleil radieux, une neige d'une qualité irréprochable, des sommets immaculés, c'est un décor de carte postale que découvrent les vacanciers qui ont choisi Luchon Superbagnères pour skier. « Moi, je suis venu de Toulouse et je rentre ce soir, lance Anthony encore essoufflé. Je suis épuisé, c'est la première fois que je fais du ski. En tout cas, même pour une seule journée, cela vaut le déplacement ». Dernière journée de ski aussi pour Valérie et sa famille, originaire d'Auzeville : « Nous avons passé la semaine entière à Luchon Superbagnères, avec mon mari, mes deux filles et des amis de Nantes. Les conditions météo ont été difficiles, avec de la neige et du brouillard, mais nous avons été séduits par la gentillesse des moniteurs et des gens qui s'occupent des remontées. Nous reviendrons, c'est sûr ». Une famille qui a décidé de prolonger son séjour, afin de profiter du soleil du week-end.

 

Un domaine intégralement ouvert

« Les chutes de neige répétées des derniers jours ont permis aux skieurs de retrouver un domaine ouvert en intégralité, c'est vraiment la bonne surprise de ces vacances, se réjouit le directeur de la station, Stéphane Legagneux. La neige est splendide et la semaine qui s'annonce va être formidable. La météo va être au beau fixe, de quoi permettre aux vacanciers de la deuxième semaine de se régaler ». « Du soleil, de la neige et du monde, que dire de plus, s'interroge le directeur de l'office du tourisme de Luchon, Patrice Gaut. Ces vacances se poursuivent plutôt bien. En cumulé, je pense que les chiffres ne seront pas si éloignés de ceux de l'an dernier. » Alors que les vacanciers de la deuxième semaine prennent seulement leurs marques, pour Dominique, Christine et leurs deux grands enfants, eux aussi originaires de Toulouse, le séjour se termine demain. « Nous en avons bien profité, nous avons été à Peyragudes, à Superbagnères et même au Mourtis, où nous avons pu nous régaler dans la poudreuse. Ces vacances ont été merveilleuses ! »

Publié le 06/03/2011 06:44 | Pierre Challier

A Payolle (65), l'appel de la forêt

A Payolle, l'appel de la forêt

Il est tout seul. Tout gentil. Pour ne pas dire humble, le téléski de l'Espiadet. Mais bon sang qu'il en réveille des souvenirs, le cliquètement de ses perches, en bas de la piste de Payolle… comme un premier chasse neige hasardeux y côtoie un parallèle ne demandant qu'à se mettre en croix pour un mémorable gadin à ski. Et qu'un mot d'enfant suffit à vous ramener quelques décennies en arrière.

« J'ai le pôle Nord dans les pieds»

« J'ai le pôle Nord dans les pieds ! » s'exclame ainsi Max, que sa grand-mère change, à l'arrière de la voiture. Et tandis que sur la pente ça continue à dévaler à tout va, les fesses sur une pelle ou les pieds sur des planches… c'est tout un royaume de luge et d'enfance de la glisse qui ressurgit soudain, à Payolle… Du temps où vous étiez un petit Max. Avant que vos enfants ne prennent votre place. Ce qui vous fait penser qu'un jour fatalement… ce sera vous, le grand-père tirant la luge. Payolle ? Mais si vous connaissez. Les Hautes-Pyrénées et le col d'Aspin, quand on arrive par Campan, en suivant les coureurs du Tour de France. Là, vous voyez. Parfait. Eh bien au pied, c'est donc Payolle. Son lac. Sa forêt. L'Arbizon qui domine et le Pic du Midi, là-bas au fond… Bref, le royaume du ski de fond et des grands espaces, avec 26 kilomètres de vertes, bleues, rouges et noires « qui en font l'un des plus grands domaines nordiques des Pyrénées » souligne fièrement Yves, le responsable des pistes. Et du bonheur en raquettes, aussi, comme certains jours la neige cristallisée éclate la lumière en pierreries crissant sous vos pas, au pied des sapins enneigés. Seulement voilà… Payolle, c'est mieux que ça encore, se dit-on en se souvenant y avoir rêvé l'appel de la forêt. Car c'est le rendez-vous traditionnel d'une plus grande aventure, en fait : celle de la vie, de l'album de famille et des premières fois. Celle qui restera avec en fond sonore l'idée que Brassens lui aurait sans doute dédié sa supplique, s'il était né à Tarbes.


Publié le 06/03/2011 08:06 | Véronique Bavencove

Randonneurs disparus : les recherches vont reprendre

Les gendarmes reprendront les recherches la semaine prochaine, dès que les conditions climatiques s'y prêteront./Photo DDM V.B.

Le mauvais temps qui a régné la semaine dernière dans le Luchonnais a rendu difficiles les recherches sur le Val d'Esquierry. Près de quinze jours après leur disparition, aucun indice n'a permis de retrouver la trace des deux randonneurs bordelais disparus alors qu'ils souhaitaient réaliser un trek entre le village d'Oô et la Vallée Blanche. « Le secteur est toujours très dangereux, explique le chef de la section montagne de la CRS 29, Julien Passeron. Il est retombé entre 30 et 40 centimètres de neige fraîche et il y a encore des accumulations très importantes. Avec le soleil des prochains jours, les pentes vont continuer à se purger ».

Car même si le risque d'avalanche a diminué dans les Pyrénées, il reste encore très aigu sur le Val d'Esquierry. « Le coin est réputé pour être avalancheux, reprend Julien Passeron. C'est un fond de vallée et il n'y a pas d'échappatoire, il s'agit d'être prudent ». Lundi, les gendarmes du peloton de haute montagne de Luchon reprendront la permanence montagne sur le Luchonnais. « Nous allons repartir là-haut dès que les conditions s'y prêteront, annonce le major Olivier Renard, commandant le PGHM de Luchon. Nous effectuerons des recherches à pied et à ski, sur le Val d'Esquierry et la Vallée Blanche. Nous dirigerons aussi les exercices avec l'hélicoptère sur le secteur. Il nous faut absolument trouver un indice pour arriver à y voir plus clair ».


Publié le 05/03/2011 03:52 | J.C.

Boutx (31) : Neige de cinéma au Mourtis

La station familiale du Mourtis fait le bonheur de tous quel que soit son âge./Photo DDM.

Depuis quelques jours, le Mourtis s'est enfin habillé de ses couleurs hivernales. La station a retrouvé son ambiance des grands jours et la neige tombée en abondance vient balayer la morosité de ces dernières semaines. Les vacanciers de la dernière zone avec notamment les skieurs locaux ne peuvent que se réjouir de cette aubaine.

Pour que les puristes puissent faire voler la poudreuse entre leurs planches, le versant sud a été laissé en l'état, pas une seule dameuse n'est venue sur les pistes, leur permettant ainsi de goûter un plaisir intact. Pour les autres, chacun s'est affairé sur le domaine pour que toutes les pistes soient ouvertes. L'activité de la station est repartie à 100 %, complétée par une séquence test de mise en route des canons. Avec un froid tenace et le remplissage progressif du barrage, environ deux kilomètres et demi de pistes peuvent être arrosées sans relâche de neige de culture.

« Le Mourtis était une des rares stations pyrénéennes non équipées, désormais ce rêve de vingt ans est enfin devenu réalité, grâce à une volonté commune de tous les amoureux de la station », explique Thierry Proutheau, le directeur. Les skieurs découvrent désormais le nouveau profil de la station avec installations et pistes récemment ouvertes. Pour cette fin de semaine, des animations sont prévues.

Portes ouvertes au ski club

Le ski club du Mourtis prépare ses journées portes ouvertes qui se dérouleront, aujourd'hui et demain dans les locaux de l'office. Et pour tous ceux qui préfèrent l'ambiance neige sans glisse, ils pourront toujours s'adonner aux nombreuses autres activités proposées dans la station : balades en raquettes, ski-joering, gastronomie ou tout simplement farniente en terrasse, la météo promettant le retour du soleil dans les prochains jours.


Publié le 05/03/2011 03:51 | LaDepeche.fr

Cauterets (65) : Le « petit Canada » pyrénéen

Passage en forêt sur la piste bleue de Gaube./Ph C. E.

Les fortes chutes de neige récentes ont permis de consolider un enneigement déjà présent. Par conséquent, le site du Pont-d'Espagne voit sa capacité d'ouverture des pistes augmenter.

Dorénavant, l'espace nordique est ouvert à plus de 80 %.

Le domaine alpin, quant à lui, offre 95 % de ses pistes aux clients avec le télésiège de Gaube et ses téléskis. Les parcours raquettes sont également ouverts.


Publié le 02/03/2011 08:00 | Chloé Delbès

Goulier neige (09) : La mini station ariégeoise ouvre grand ses portes

Cette année, la station propose une nouvelle piste bleue: «la montagnette»./Photo DDM, F.R.

Aujourd'hui marque le début de la saison hivernale à Goulier. Après les derniers préparatifs d'hier, la station ouvre ses portes aux familles. Ambiance blanche et chaleureuse garantie.

Fourmillement des salariés, vrombissement de la dameuse, et rires de quelques enfants chanceux, hier, l'heure était aux derniers préparatifs à Goulier. Pistes damées, remontées contrôlées, filets de sécurité posés, bureau des locations nettoyé, tout y passe ! La station se met sur son 31 avant d'accueillir ses premiers clients aujourd'hui.

La station de Goulier-Neige reste le petit poucet des stations ariégeoises, et le revendique ! « Il y règne une ambiance familiale inchangée depuis 40 ans, souligne Claude Téron, président de la régie Goulier-Neige, et maire du village du même nom. Cependant, on n'est plus à l'époque des bénévoles, on ne bricole plus ! Cette saison, c'est une quinzaine de personnes qui travaillent en roulement à Goulier-Neige. Aujourd'hui, la gestion de la station est une compétence de la communauté de communes du Vicdessos ».

Côté nouveauté cette année : voici « la montagnette », nouvelle piste bleue du domaine qui ramène à 7 le nombre de kilomètres skiables. Au total, ce sont donc une piste baby, un espace débutants, un espace luge, deux pistes bleues et deux rouges, et une télécorde gérée par l'école de ski qui sont accessibles au public.

En revanche, point de neige de culture au programme pour la saison… Si des travaux ont été entrepris pour la création d'un réseau, ils n'ont pu être menés à terme. La faute à de mauvaises conditions météorologiques qui ont rendu impossible la confection de la retenue collinaire (ouvrage de stockage de l'eau).

Une station attractive

Chaque année, ce sont en moyenne 11 000 skieurs qui viennent traîner leurs skis sur la station. Même si le public est essentiellement ariégeois ou du bassin toulousain, Gilles Civera, directeur d'exploitation de la station, se targue même d'avoir vu « des Anglais et des Américains ! »

Le plus de la station : « un très bon relationnel avec un cadre et un esprit familial ». Bilan : pas de bouchons au télésiège, la possibilité pour tous de skier sans encombres, et un snack aux pieds des pistes pour les petites fringales ! Quant à la durée d'ouverture, on l'espère le plus longtemps possible !- certaines mauvaises langues diront « neige de février, c'est de l'eau dans un panier »…Peu importe, aujourd'hui, c'est l'heure de chausser ses skis !

Repères : « Depuis des années, l'esprit de la station est toujours le même, il n'y a eu aucune variation. Il reste familial et nous tenons à ce qu'il le reste » : Claude Teron, président de la régie Goulier Neige

 

Publié le 04/03/2011 08:55 | Pierre Challier

Tourmalet (65) : Le plaisir de prendre la Piquette

Sur la fameuse «Famose». / Photo DDM, P.C.

Comment ? Le Lienz est ouvert depuis le début de la semaine ? Et c'est maintenant que tu le dis, animal ? Ni une, ni deux. Les planches dans le coffre, les chaussures avec et zou, direction Barèges sans plus se poser de question. Ah, pourquoi tant d'empressement ?

Eh bien parce que voyez-vous… le secteur du Lienz, juste au-dessus de la vénérable station thermale, est un peu au ski pyrénéen… ce qu'est la passe de Codorniou à l'amateur de rugby, la loi de 1905 au républicain, la Jamaïcaine au rasta. La base. Les racines.

Bref, l'endroit où l'on aime à se ressourcer entre les sapins, en rêvant son ski sur les traces des grands anciens du club de l'Avalanche, de Vignole, du temps du tremplin… Sans oublier de savourer le nom de ses pistes lorsque la navette vous a déposé à leur pied.

Car à main gauche, là, c'est bien le télésiège de la Piquette qui, avec ses bancs en bois, à l'ancienne, vous offre de la bleue et un coup de rouge bien gouleyant pour l'échauffement. Tandis qu'à main droite vous attend l'une des dix plus belles descentes classées en France, de l'avis des connaisseurs. La Famose.

La Famose ? Eh oui. Médaille d'or de slalom et d'argent en descente à Portillo, en 1966, d'argent en géant et de bronze en slalom aux jeux olympiques de Grenoble en 1968… Annie Famose reste LA championne de Barèges et c'est alors une plaisante nostalgie qu'on se colle sous les semelles, en contrebas de l'Ayré. Souhaitant bien voir repartir un jour son funiculaire, pour le panorama, le prestige… et pour oublier aussi ce tire-fesses assassin qui vous monte là.

Des cuisses en béton, un cœur à trois places… ce qu'il faut alors, si l'on veut se donner à fond sur la Famose. Sinon, il faut choisir l'autre option : la meilleure, ici. Faire trois virages. Puis s'arrêter sous les sapins. Et sortir du sac le fromage et le pain pour la rime. Parce que c'est ça aussi, le bonheur: le Lienz social, en famille.

(A suivre...)


 


 

 
8/3/2011 Carnaval es arribat !...


Publié le 07/03/2011 08:03 - Modifié le 07/03/2011 à 13:36 | LaDepeche.fr

Albi : La grande fête sous des millions de confettis

/Photo DDM Emilie Cayre

Du monde, beaucoup de monde, hier après-midi, pour la première sortie de la 56e édition du carnaval d'Albi. Du soleil aussi. Prochains rendez-vous, mercredi pour les enfants et dimanche prochain.

Pas facile de se frayer un chemin dans la foule compacte qui a envahi, hier après-midi, les rues du carnaval. C'est sur des avenues noires de monde, noyées de millions de confettis et de serpentins visqueux et collants, que les dix chars ont taillé la route à la vitesse d'une tortue en vacances. Le temps n'avait plus aucune emprise sur le défilé qui a bénéficié d'un soleil plus que généreux. Il n'en fallait pas plus pour que la première sortie de sa majesté soit couronnée de succès. D'autant que les chars avaient de la gueule. Les carnavaliers ont bien travaillé ! Les comités et associations de quartier ont une fois de plus joué le jeu pour tenter de faire bouger les foules avec l'aide des bandas. On reverra les chars et leur « Valse des quatre saisons », dimanche prochain lors de leur dernière sortie. Leur vie ne s'arrêtera pas là puisqu'ils seront loués à la ville de Montauban pour une nouvelle sortie. Certains seront ensuite vendus à Chalon-sur-Saône pour de nouvelles aventures.

 

Publié le 07/03/2011 07:45 | LaDepeche.fr

Saint-Nicolas-de-la-Grave (82) : Ce carnaval en a mis plein la vue

Des chars également très élaborés qui ont réclamé un gros travail de préparation.
 
Le 63e festival de Saint-Nicolas-de-la-Grave n'a pas déçu les milliers de spectateurs présents tout au long du parcours dessiné au cœur de la ville. Et si la météo de ce dimanche se montra d'une complicité sympathique, le succès de cette nouvelle édition est aussi à chercher ailleurs. 24 chars richement décorés ont offert un spectacle haut en couleurs et résolument attrayant. De Cindy Sazy, éblouissante et remarquée Miss Tarn-et-Garonne en passant par les spécimens réalistes tirés du film « Avatar » ou les Stroumphs amusants, sans oublier ce char bavarois très applaudi… c'est un spectacle d'une grande variété qui fut offert aux spectateurs… Le tout dans une ambiance de fête rythmée par les percussions et les bandas et animé par les échassiers de la compagnie du Gras de Lune et les agiles majorettes venues de Caussade, Fleurance et Roquecourbe.

 

Ce 63e carnaval de Saint-Nicolas et ses deux heures de défilé resteront probablement dans les annales du rendez-vous.

 

Publié le 07/03/2011 07:54 | F.P.

Limoux (11) : Blanquetiers : ils sauveront la planète

Les Blanquetiers ont un secret, un fixateur de glace jaune./Photo DDM

Entre les deux cornes du caribou (trop grandes cornes pour être honnêtes disaient certains dans le public), une bande de scientifiques, chercheurs émérites et une charmante, Noëlle Gromiko (sœur du célèbre fabricant de glace) compagne pulpeuse de l'explorateur en terres vierges, Jean-Louis Étienne, bien plus réchauffée que la banquise, a eu elle, le mérite de stimuler les réactions chimiques en tout genre dans le cadre d'une expérience étonnante. Il est « Inuitile » de rompre la glace. Elle ne fondra plus. L'effervescence et les essais grandeur nature effectués hier matin du côté de la banquise limouxine, par des Blanquetiers imaginatifs, nous l'ont prouvé.

Troudusol, grand professeur par le talent, a découvert la potion miraculeuse et le verdict est cruel pour les Limouxins, ils avaient de l'or dans leurs verres, ils ne le savaient pas, mais comme le disait hier l'un d'entre eux, « nous étions des futurs riches », et c'est pour ça que nous sommes toujours pauvres, maintenant que la glace ne fond plus grâce à un fixateur jaune, pourra-t-on toujours s'abreuver, mais oui il reste les bulles de la blanquette. Les Blanquetiers devraient commercialiser bientôt une première bulle frappée et laisser le fixateur jaune aux derniers Inuits de la banquise. Il faut sauver la planète et les Blanquetiers en sont conscients.

 

Publié le 07/03/2011 08:43 | LaDepeche.fr

Narbonne (11) : Sa majesté carnaval

Le soleil et des températures qui annoncent le printemps ont salué le défilé du 74e carnaval de Narbonne hier après-midi. L'ambiance était à la fête pour admirer les chars et les magnifiques costumes des 500 bénévoles qui ont défilé sur les quais du centre ville. Le public venu nombreux était une belle récompense pour le travail fourni depuis plusieurs mois à la préparation de cet événement.

 

Publié le 07/03/2011 09:22 | Reportage réalisé par Mickaël Nogal

Colomiers (31) : Succès grandissant pour le carnaval

Après avoir défilé dans les rues, Monsieur Carnaval part en fumée.

C'est sous un grand soleil bienveillant qu'avait lieu samedi la 31e édition du carnaval de Colomiers, placée sous le signe du sport. Malgré la période des vacances, près de 4 000 personnes ont fait le déplacement, soit une nette augmentation par rapport aux années précédentes. Bernard Skrzek, président de la Fédération Associative Columérine (FAC) se réjouit de cet engouement. « Je tiens avant tout à remercier tous les bénévoles qui ont participé et ont réalisé un réel travail de professionnels » a-t-il déclaré. Et de remercier la municipalité « qui tient énormément à cet événement et qui contribue à faire de cette journée une fête pour tous les Columérins ». Il faut dire que les différents services ont fait preuve d'efficacité, tant au niveau de la sécurité que du nettoyage. Quelques minutes après le défilé, les employés municipaux redonnaient leur aspect originel aux rues recouvertes de confettis.

 

L'après-midi aura été un réel succès, chez les petits comme les grands enfants. « Je suis ravi de voir que tout le monde a joué le jeu », conclut le président de la FAC.

 

Publié le 06/03/2011 08:52 | LaDepeche.fr

Decazeville (12) : Record d'affluence pour le carnaval

Le succès populaire du carnaval decazevillois ne se dément pas. C'est l'une des seules villes aveyronnaises à programmer un tel événement festif./ Photo DDM

La neuvième édition du carnaval de Decazeville restera sans doute gravée dans les annales. La raison ? Un record d'affluence, aux dires des organisateurs, c'est-à-dire le service municipal animations, associé au service culturel. « Nous avons évalué la fréquentation à 1 000 personnes, peut-être plus. Nous avons servi 470 goûters, un record, et en ajoutant au moins un adulte par enfant, faites vos comptes », explique Yves Randeynes. à cela, il convient d'y adjoindre les curieux qui sont venus grossir le défilé et des enfants qui ne sont pas restés par le goûter. Les rues decazevilloises ont vibré au rythme des Chamalots, un groupe de musiciens colorés et distrayants, et ont pris de la hauteur avec des échassières « clownes ».

Un char, prêté par le comité des fêtes, ouvrait le long défilé où les enfants, peinturlurés et déguisés, s'en sont donné à cœur joie sous une pluie de confettis. à l'issue de leur tour de ville, les participants se sont retrouvés au Laminoir où ils ont savouré les facéties du groupe Les Marto's. Le spectacle, original, a mélangé du comique, du poétique et de la magie. « Nous sommes comblés de voir tout ce monde. Le beau temps a été de la partie, certes, mais nous sommes quasiment les seuls à proposer dans le département une animation de cette ampleur », précise Marceline Francès.

 

Publié le 06/03/2011 09:37 | Propos recueillis par Patrice Scoccia

Albi : «Ce carnaval fait aussi partie du patrimoine !»

Robert Fabre a accompagné la rein e et les dauphines, hier soir, pour la remise des clés de la ville. Cet après-midi, place au 56e carnaval. /Photo DDM, Emilie Cayre.

Chaque année, ils ont le sourire. Des carnavaliers d'Anne Dufour à la création aux centaines de carnavaleux bénévoles qui font tourner cette énorme machine et les grosses têtes. 2 011 marque la 56e édition du carnaval d'Albi qui modifiera son parcours l'an prochain en raison des travaux du Grand Théâtre sur la place de l'Amitié entre les peuples. Mais l'esprit de carnaval gratuit qui annonce le printemps ne changera en rien, assure Robert Fabre, coprésident avec Bernard At du carnaval d'Albi.

Le carnaval d'Albi accuse-t-il bien le poids des ans ?

Il rajeunit d'année en année ! Pas une manifestation albigeoise n'est capable de réunir, en un après-midi, des foules aussi nombreuses. Cette année, la fête se déroulera sur le thème de la Valse des quatre saisons avec dix chars, entièrement fabriqués à Albi.

Il est la fête bonne enfant à laquelle on participe en famille. Il est le seul grand carnaval tarnais, le premier de Midi-Pyrénées et, au niveau national, dans la catégorie défilés de chars, il reste le second après Nice. Il fait lui aussi partie du patrimoine de la ville d'Albi. C'est pour cela qu'il nous faut encore et toujours du sang neuf dans l'association.

Le carnaval a aussi renoué, en 2010, avec la tradition en se dotant d'une reine et de ses dauphines.

La fête ne s'en trouve que rehaussée et plus belle ! Dans la concurrence des Miss, la reine du carnaval et ses deux dauphines ont une place à part entière.

Parce qu'elles sont d'ici, élues par le public albigeois et parce qu'elles sont présentes dans les grandes manifestations de l'Albigeois.

Leur rôle d'ambassadrice de la ville me plaît. Accepter ce rôle de reine ou dauphine (demain, il y en aura trois), c'est accepter pendant un an ce rôle public de représentation. Leur sourire et leur disponibilité n'ont jamais fait défaut avec ce tiercé gagnant : Sarah, Annabelle et Laura.

Le carnaval 2 012 va devoir s'adapter, les forains aussi.

La fête foraine, c'est le maillon indispensable pour la bonne réussite du carnaval. Quel que soit le futur parcours l'an prochain, il passera toujours au milieu de la fête.

Un nouveau parcours est à l'étude dans le prolongement du Lude.

Ce serait intéressant de passer au carrefour du Lude, au milieu des métiers. Sachant que les autres emplacements ne changeront pas sur la place Jean-Jaurès et la place Lapérouse.

 

Publié le 06/03/2011 03:49 | F.P.

Limoux : Les Brounzinaïres pour le rose et les Rambaïurs le rouge

Pour des raisons « indépendantes » de notre volonté, les photos des Brouzinaïres ne peuvent être publiées.

Voici donc les Rambaïurs. Bigre si dans le point du «i», les trémas se ressemblent, dans le thème, ce n'est pas du pareil au même. Les Brouzinaïres (ou rebaptisés pour certains chouls en l'aïre) ont entamé les hostilités avec un certain Berluzizi. Rue Barberouge il a, avec ses acolytes, inauguré une Maison Rose à Limoux, pas la première puisque selon nos sources (bien informées) un certain Francis c'est souvenu qu'il fut un temps dont les plus de vingt ans se souviennent très bien, avant que frappe Marthe Richard, il existait un bobinard très accueillant pas très loin de chez Durdur.

En tout cas l'ouverture en grande pompe laissait entrevoir, un succès certain pour ce commerce de proximité. Plus besoins de franchir la frontière pour faire ses petites courses et satisfaire ses petites ou grosses frivolités. Que du local, et pour le coup, le local faisait dire à un monsieur du public qu'il voulait bien faire une petite plonger dans le terroir, confirmé aussitôt par un autre qui avait pris son tour dans la queue des prétendants. Après le Rose de la maison éclose, plus brut, les rouges et les jaunes des Rambaïurs et la scriballou de les rejoindre au feu de camp pour voir qui recevait le totem de Koh- Lanta. Ce sont les rouges qui ont franchi tous les obstacles, rouge bien sûr à Limoux, mais certains traîtres préfèrent nous dit-on toujours le jaune, nul n'est prophète en son pays.

 

Publié le 08/03/2011 03:50 | LaDepeche.fr

Layrac (47) : Les chars plus beaux sous le soleil

Beaucoup de jeunes aussi, les forains ont bien travaillé./Photo DDM, B. G.

Le soleil a été un partenaire efficace pour le comité des fêtes. Malgré la concurrence de plusieurs événements festifs dans le voisinage, une foule dense a envahi les rues de Layrac. Au micro, Jean-Claude Delpech, bien connu dans l'Agenais pour ses talents d'imitateur, animait la fête. La première sortie des chars a ravi le public qui se pressait entre la croix de Salens et la caserne des pompiers. Ils sont magnifiques et ceux qui n'ont pas pu profiter du spectacle auront une séance de rattrapage, dimanche prochain. Il ne faut pas louper l'édition 2011, car elle est de très bonne qualité.

Les neuf chars fleuris ont nécessité beaucoup de travail de la part de bénévoles qui mettent tout leur cœur à l'ouvrage. Mamail Kréol (les Antillais d'Agen) menait la ronde avec ses danseuses et la musique de là-bas. L'Ecossais et sa cornemuse, la poule et le coq, le loup… tous les chars ont été ovationnés. Le taekwendo avait aussi le sien et les jeunes adeptes de ce sport ont fait démonstration de leur talent au milieu de la foule. La fête foraine battait son plein avec une cinquantaine de stands et manèges, dont plusieurs nouvelles attractions trépidantes. Ils restent sur zone toute la semaine. Les chars ressortiront dimanche prochain.

Cinq bandas encadraient les chars. « Los Nonos », « Los Valencianos », les Batacudas de Fleurance, « Los Pagaïos », ainsi que la formation des Jeunes Gascons de Layrac et Villeneuve ajoutaient une note joyeuse au défilé des chars fleuris.

 

Publié le 26/12/2010 08:29 | LaDepeche.fr

Carcassonne : Le carnaval va renaître de ses cendres

Le carnaval refleurira à Carcassonne. Ainsi en ont décidé trois drôles de dames à la tête du tout nouveau comité carnavalesque carcassonnais. Carnaval à Carcassonne, pourquoi pas ? La ville a bruissé de cette fête pendant des décennies, sûrement dès le Moyen-Age. Enfin… la ville basse et uniquement la ville basse, la Cité perpétuant, aujourd'hui encore, sa seule tradition du tour de l'âne carnavalesque. En bastide donc, il y eut l'apogée fin XIXe, une belle renaissance dans les années 50 et puis la fin, après un retour tout feu tout flamme dans les années 80. Jean-Pierre Piniès qui a été de l'épisode, côté organisateur et côté masqué, du redémarrage des années 80 estime que chaque carnaval carcassonnais est « une aventure », « un pari ». Même si des emprunts ont été faits aux festivités niçoises - et son fameux corso fleuri - et à Limoux, aucun carnaval ne fut identique. Les emprunts, d'ailleurs n'ont pas forcément réussi, se souvient l'ethnologue. Ainsi la transposition limouxine, au mitan des années 60, avec Pierrots et musique a rapidement fini en vautrage intégral. Faut croire que l'attente du public était à son comble tout comme son désir de liberté et de satyre car la résurgence de carnaval, en 1981 embrase la ville. « C'était un carnaval tout à fait inattendu, une mosaïque très populaire », se souvient-il.

Albi : Robert Fabre, co-président du carnaval et Anne Dufour, plasticienne, lors de la présentation des chars./Photo DDm, R.R


 


 

 
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