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13/11/2017 Graulhet ville d'artistes



Publié le 12/11/2017 à 10:40  | La Dépêche du Midi |  V.V

Graulhet ville d'artistes


La place du Jourdain comme une salle de spectacles à ciel ouvert / Photo DDM, J-C C.

Graulhet, ce n'est pas que du cuir et du rugby. Il y a, caché dans d'immenses anciennes mégisseries ou d'anciens locaux de stockage, de nombreuses compagnies artistiques. Elles sont plus d'une trentaine venue s'installer ici pour profiter de l'espace et des prix d'achat défiant toute concurrence. Allons à la rencontre de quatre d'entre elles. Les Plasticiens volants, pionniers dans leur venue dans la cité et à la réussite internationale. La compagnie Pistil qui depuis des années propose des spectacles mais aussi des cours de cirque aux plus jeunes, tout en s'investissant dans la vie culturelle locale.

Enfin le clown et crieur de rue Camille Latteux et la troupe de cirque Cabriole qui sillonne la France avec ses différents spectacles. Quatre histoires, quatre trajectoires mais un seul lieu de résidence, Graulhet. Que le spectacle commence.


Les Plasticiens volants : la reconnaissance internationale



«Je pense que l'on a été les pionniers ici à Graulhet, en rachetant cette immense mégisserie qui était totalement abandonnée.» Philippe Juquin est chargé de production au sein des Plasticiens volants. Trente ans qu'il roule sa bosse pour la compagnie. «Au tout début, on était à Lavaur, pas très loin de Royal de Luxe avant qu'il ne parte vers Nantes. Très vite, avec la fabrication de nos immenses gonflables, on s'est retrouvé à l'étroit.» Il fallait partir. Avec le fondateur Marc Miralès, aujourd'hui à la retraite, la petite troupe part à la recherche d'un nouveau lieu. Toulouse ?

«C'était assez compliqué. Le prix, les locaux, la volonté municipale. Pas vraiment le lieu adéquat.» À force de recherche, les Plasticiens débarquent à Graulhet et tombent sur cette immense mégisserie. «4 000 m2 au sol de bâtiment sur un terrain d'un hectare pour un prix dérisoire. Nous nous sommes dits on fonce, même s'il y avait des travaux énormes à réaliser», renchérit Philippe Juquin.


La compagnie investit les cieux, places et rues des villes des cinq continents avec ses créatures gonflables volantes extraordinaires / Photo DDM

L'aventure graulhétoise des Plasticiens peut commencer.Nous sommes fin 1998-début 99. Et quelle aventure. Aujourd'hui, la compagnie et ses spectacles autour d'immenses gonflables, volants ou non, ces marionnettes géantes qui survolent le public, manipulées à partir du sol par des comédiens, ont un succès fou à travers le monde.

«Cette notoriété internationale, on l'a acquise grâce à la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Barcelone. Avant, on ne travaillait que pour la France et l'Espagne. Et là, grâce à une compagnie catalane qui connaissait notre travail, on a pu concevoir un spectacle pour les Jeux.» Depuis, les Plasticiens font le tour du monde.. «On a été retenu depuis, trois fois pour les Jeux. À Sydney, Sotchi et Rio. Dans les bureaux, l'ambiance est studieuse. C'est le cas aussi au rez-de-chaussée, dans la salle de couture. 


«Little Nemo un slumberland» 

«Ici, on a dû casser des murs pour faire rentrer de la lumière et créer des fosses pour que les couturiers puissent travailler correctement sur les grandes pièces.» Ce sont les seules pièces chauffées. «Les hangars sont bien trop grands», sourit le chargé de production. Et c'est vrai qu'ils sont très grands, permettant de déployer les immenses gonflables de la compagnie. «Aujourd'hui, les techniques ont évolué, avec l'aide de l'informatique mais aussi de témoins miniatures en bois qui nous permettent de percevoir parfaitement le rendu grandeur nature, on peut créer des gonflages de plus en plus difficiles techniquement.

Dans l'atelier, les héros du spectacle «Little Nemo in Slumberland» sont en sommeil avant de repartir en tournée vers Châteauroux et la Fête des Lumières à Lyon.
La petite entreprise est devenue grande avec 5 permanents et plus de 20 intermittents. Avec toujours comme port d'attache ces spacieux bâtiments graulhétois.


L'école de cirque de la compagnie Pistil



À Graulhet, tout le monde connaît Pistil. Normal. De toutes les compagnies installées dans la cité, elle est celle qui s'investit le plus dans les projets culturels locaux. Carnaval, festivals, Rues d'Été, spectacles. Cette volonté de voir la culture s'inviter partout, est insatiable malgré les ans qui passent. Cette histoire a commencé autour de Muriel Garin et Bruno Gauert. Élèves à l'école de cirque de Nanterre, ils arrivent dans cette grande mégisserie de la rue Pierre-Boulade en 2001.

«Comme beaucoup d'entre nous, on est venu ici pour investir ces grands espaces pour un prix modeste. Ailleurs, on n'aurait jamais pu s'installer avec de telles surfaces», admet Muriel. Ils se sont fait une spécialité de proposer des acrobaties aériennes, trapèze, tissus. Des spectacles mais aussi la création d'une école de cirque. «C'était une volonté de faire découvrir cet art dès le plus jeune âge». Olivier Rouff fait partie de l'équipe depuis de nombreuses années. 


La compagnie de cirque Pistil en tournée à travers le Tarn avec son spectacle «Saluton». / Photo DDM

«Au départ, j'étais géomètre. Un jour, j'ai décidé d'être bénévole à Rues d'Été. Et puis, j'ai rencontré Pistil et je ne l'ai plus quitté.» Il ajoute : «Ici, les parents peuvent venir avec des enfants dès 2 ans. On leur apprend à se muscler, à prendre confiance en eux avec nos ateliers. Et ça fonctionne plutôt bien.» Le local peut accueillir douze élèves. «On reçoit des groupes d'Albi, Castres, des enfants d'instituts médico-éducatifs. Ce qui est sympa, c'est que très souvent, il est proposé un spectacle de fin d'année.» Un sacerdoce culturel pas toujours facile à gérer au niveau comptable. 

«Sans notre statut d'intermittent, on n'y arriverait pas», reconnaît-elle. L'inquiétude, c'est l'hiver, le froid dans cet immense endroit. «On voulait mettre des radians dans la salle, mais on nous a refusé des aides. C'est vraiment dommage», dit-elle avec un brin de tristesse. Mais le sourire revient vite. Il en faut plus à Pistil pour se décourager. Cette compagnie, ce n'est pas un simple boulot. C'est leur vie, le concept concret de leur philosophie de société.


L'art de la création de La Cabriole 



Dans la rue de l'artisanat, dans les locaux du cirque La Cabriole, ça bosse dur. «Nous sommes en pleine répétition de notre nouveau spectacle que l'on devrait présenter pour le mois de mai. C'est un très gros travail de préparation». Marie Guerrini avec Loïc Arnaud sont les piliers historiques de la compagnie. Formés comme Pistil à l'école de Nanterre, les deux artistes ont créé la structure en 2001. Eux aussi ont choisi Graulhet et ses grands espaces. 

«Cet entrepôt est idéal pour nous. On peut rentrer les camions, stocker le matériel. Et derrière, nous avons la place pour notre chapiteau. On ne peut pas rêver mieux. En plus, on a été bien accueilli par la mairie et la communauté de communes qui nous ont aidés pour nous installer», sourit-elle. Dans le chapiteau, Loïc et ses collègues font dans la bricole. «Ici, on fait tout de A à Z», rajoutent-ils.



Depuis 12 ans, la troupe en a fait des créations, des kilomètres.
«On aime jouer partout. Dans des banlieues, des villes, des villages. Notre travail , c'est de réunir les gens autour de notre spectacle et créer une vraie dimension humaine dans et autour de notre chapiteau. On aime lier notre cirque à la poésie des rapports humain. C'est notre philosophie de vie, de travail», annonce Marie qui s'est spécialisée dans l'acrobatie aérienne. 

Selon les spectacles, ils peuvent se retrouver à plus de 10 (pour le cirque Alea) ou à 2 dans une roulotte pour proposer «L'Échappée». Aujourd'hui, ils finalisent le projet de la «Caravane des songes» en collaboration avec Alchymère qui gère la Laiterie de Saint-Juéry. «On y travaille depuis 2015», sourit Marie. Allez, il est temps pour eux de reprendre le boulot. Le metteur en scène ne va pas tarder pour mettre en musique l'art fécond de la création de la Cabriole.


La vie rêvée de clown de Camille Latteux


Camille Latteux aime se déguiser./ Photo DDM, MPV.

«Eh oui. Je suis payé pour dire et faire des conneries. Ce n'est pas beau la vie?» Bienvenue dans l'univers de Camille Latteux, clown et crieur de rue de son état. «J'adore faire rire, même si on a toujours le stress de se planter, de louper le public , de faire un bide. Il faut un rythme, une histoire , ne pas lâcher le spectateur.» Entre ses spectacles et ses prestations comme crieur dans des manifestations, ça roule pour lui. «Un artiste qui se plaint, c'est pas normal». Ancien prof d'histoire en Seine-Saint-Denis «où on ne rigolait pas beaucoup», il décide de basculer dans l'artistique et de faire l'école de clown.

«Pour travailler à Paris, il faut avoir pas mal d'argent pour trouver un local un peu grand. Ce n'est pas mon cas». Alors il descend à Toulouse, Lavaur, Gaillac avant de tomber sur ce grand espace au cœur de Graulhet. «30 000 euros pour ce bâtiment, on ne peut pas trouver moins cher. 


Le cœur du marché de la place du Jourdain animé par Camille Latteux / Photo DDM

Certes, il a fallu faire des travaux, mais quand même.» Il s'est aménagé une salle de répétition, ainsi que son appartement. «Je ne pouvais rêver mieux pour travailler», avoue celui qui , durant quelques années, a été crieur de rue au marché de Graulhet. Il admet que ce n'est pas toujours facile «de vivre ici. Mais bon, y a pire. Je vis de mon travail et plus je fais le con, plus on me rappelle.» 

L'artiste aimerait bien que la ville fasse plus pour développer la culture «même si je sais que la politique est compliquée. Ici, il y a beaucoup de pauvreté. C'est normal que l'on pense à manger avant de se divertir.» Camille travaille aussi à un nouveau spectacle historico-comique sur 1348.
Puis il prendra sa voiture pour bosser sur Angoulême. Puis il reviendra. Puis il repartira. La vie rêvée du clown de province.



 


 

 
12/11/2017 Journées de la généalogie à Toulouse

 
Publié le 12/11/2017 à 08:00  | La Dépêche du Midi |   L.M.

Généalogie : D'où viennent les Haut-Garonnais


Les bénévoles vous donneront toutes les ficelles pour créer votre arbre généalogique./ Photo DDM.

Les journées de la généalogie se déroulent le 11 et 12 novembre à Toulouse. Deux jours pour remonter sur les traces de nos ancêtres et tirer un portrait du Haut-Garonnais type.

Les Toulousains seraient tous cousins. Si l'on pouvait remonter les arbres généalogiques de chacun des habitants du département, on finirait par trouver des liens avec le comte de Toulouse ou de Foix, affirme Fabrice Andrieux, président de l'association l'Entraide Généalogique du Midi Toulousain. «Neuf Français sur 10 descendent de Charlemagne», ajoute-t-il.

Ceux qui prendraient la peine de se pencher sur leur arbre pourraient découvrir des cousinages particuliers. Plusieurs membres de l'association en question se sont d'ailleurs trouvé des filiations avec la famille Nougaro. D'autres seraient des cousins éloignés d'Emmanuel Macron. L'association s'est également amusée à dresser l'arbre généalogique de nombreuses personnalités toulousaines, ou dont les origines remontent de près ou de loin à proximité de la Ville rose. 


Mariage en musique à Toulouse, salle des illustres (1906) / CPA

On y trouve, entre autres, Jean Anouilh, Victor Capoul, Catherine Deneuve, Alain Delon, Toulouse-Lautrec, la famille de Latécoère ou Lajaunie. Ces personnalités ont d'ailleurs tous un point commun : elles sont issues de familles de paysans. «Elles sont comme la plupart des Français, explique le généalogiste. Dans certaines familles, on retrouve des artistes, mais aucune n'a une descendance hors du commun.»

Le commun des mortels
Si l'on remonte à deux ou trois siècles en arrière, la Ville rose est donc peuplée de nombreux artisans, mais aussi de paysans et cultivateurs, puisque la cité est encore cernée par les champs. La bourgeoisie toulousaine est plutôt composée de marchands. «À l'époque, les pasteliers tenaient le pavé», explique le généalogiste.

Quant aux noms de famille, les plus répandus sont Marty, dont l'équivalent dans le nord de la France est Martin, Fauré, qui signifie forgeron en Occitan, Garcia, dont l'origine est espagnole ou basque, Castex, signifiant habitant du château, Soula, qui renvoie à l'idée de soleil, Berges, habitant du verger, Dedieu, qui signifie le fils de Dieu, ou Galy, qui renvoie au coq.



Portraits d'enfants toulousains début années 1900

«Les noms de famille ont été donnés aux gens pendant le Moyen-Âge, commente Fabrice Andrieux. Généralement, on donnait à quelqu'un le nom de son métier. Sauf quand il y en avait plus d'un, comme pour les laboureurs. C'est pour cela qu'on trouve beaucoup de Meunier ou Boulanger.»

Les Toulousains modernes
«Beaucoup de gens ont des origines d'autres régions, ou d'autres pays, notamment d'Espagne ou d'Italie.» Les Toulousains du XXIe siècle viennent de partout. La Ville rose est un melting-pot !

Le chiffre : 9 Français > sur 10. Seraient des descendants de Charlemagne. La plupart des Français auraient des liens de cousinage.
« La France est le pays qui a l'état civil le plus important du monde ».
Franck Morisset, généalogiste successoral
Plus de renseignements sur le site www.egmt.org


Publié le 12/11/2017 à 07:58  | La Dépêche du Midi |   L.M.

Sur la piste des chasseurs d'héritiers


Une roue éventail très pratique venue du Lot/ Photo DDM

Ils travaillent dans l'ombre des notaires. Les généalogistes successoraux interviennent lorsqu'une succession se retrouve sans héritier, ou lorsque l'expert a un doute sur le lien de filiation de l'héritier. Ils remontent donc les arbres généalogiques. La législation française autorise les successions jusqu'au 6e degré, soit les petits-enfants des frères et sœurs de vos grands-parents. Une fois l'héritier déterminé, ils annoncent, par un simple coup de fil, la nouvelle aux heureux élus. «Ça arrive tous les jours», indique Franck Morisset, généalogiste, gérant du cabinet Coutot-Roehrig à Toulouse. Le spécialiste se souvient d'un cas d'une succession ouverte où une cousine s'était présentée. 

Le notaire avait préféré vérifier la filiation. «On a fini par retrouver une sœur naturelle de la personne décédée. Celle-ci avait eu une fille. La nièce devenait donc l'héritière privilégiée», se souvient-il. Si les gros chèques ne représentent pas la majorité des cas, de belles histoires sortent de temps en temps. «Dernièrement, nous avons recherché les héritiers d'une personne décédée sans parents, avec, dans la succession, un authentique plâtre de Rodin», raconte le généalogiste.


Les Archives départementales des Hautes-Pyrénées ont entrepris la numérisation des fichiers d'état civil, 500 mètres linéaires / Photo DDM, Laurent Dard

Peur de l'arnaque
Lorsque les généalogistes ont mis la main sur leur héritier potentiel, ils ne peuvent pas lui dévoiler les détails. «On appelle les gens en leur disant qu'ils ont hérité d'un cousin. Mais on ne peut ni donner le nom de la personne, ni la somme d'argent», explique Franck Morisset. Libre à eux d'accepter «la révélation» et de se tourner vers leur notaire qui pourra leur donner plus d'explications. Nombreux sont donc les méfiants qui refusent la démarche. Par peur de l'arnaque, beaucoup déclinent l'offre. De la même façon, certains se dérobent pour effectuer leurs propres recherches et retrouver leur potentiel bienfaiteur par eux-mêmes, s'acquittant ainsi des frais du cabinet.

Face à la transformation de la société, l'activité de ces généalogistes a pris un nouveau tour ces dernières années. Les familles sont de plus en plus éclatées, puis recomposées, rendant les successions plus complexes. Mais surtout, «les personnes sont de plus en plus seules et isolées», confirme le généalogiste.


Publié le 12/11/2017 à 07:47  | La Dépêche du Midi |  L.M.

Fabrice Andrieux: «Il faut commencer son arbre quand on est jeune»


Interview Fabrice Andrieux, Président de l'association l'Entraide Généalogique du Midi Toulousain / Photo DDM

À quoi servent les journées de la généalogie ?
On reçoit le public et on lui explique comment démarrer son arbre généalogique et les bases lorsqu'on est débutant. Nous pouvons également aider les gens qui sont bloqués dans leurs recherches.

Jusqu'où peut-on remonter un arbre généalogique ?
Avec les archives d'état civil on peut remonter jusqu'au XVIe ou XVIIe siècle. Les descendants de familles nobles peuvent aller encore plus loin. Les archives notariales peuvent aussi nous permettre de retrouver des documents jusqu'au Moyen-Âge. Mais le nombre d'ancêtres double à chaque génération, donc si on remonte jusqu'à la Révolution, on est déjà à environ 1 000 ancêtres.


Arbre de la Maison de France / CPA

Pourquoi faire ses recherches par le biais d'une association ?
Comme le porte le nom de l'association, nous nous entraidons. Les membres sont originaires des quatre coins du monde. S'ils ont besoin d'un document ou d'aller faire des recherches aux archives parce qu'ils sont trop loin, nous pouvons le faire pour eux. Nous constituons une base de données de toutes les archives que nous numérisons et nous sommes en relation avec des associations de plusieurs départements. Les différents arbres que nous avons réalisés sont accessibles, de sorte que les données puissent servir à d'autres.

Quels conseils pour démarrer un arbre généalogique ?
Il faut commencer quand on est jeune quitte à ne pas y passer trop de temps, car on a encore ses parents. Ça permet de les interroger sur la mémoire familiale. Ça permet également d'identifier les personnes sur les photos de famille. Un arbre généalogique est infini. Il ne s'agit pas seulement de découvrir quand et où sont nés nos ancêtres, mais aussi de découvrir qui ils étaient, quels vêtements ils portaient, quels métiers ils exerçaient…

Quel cas d'arbre vous a le plus troublé ?
Un jour l'un de nos adhérents a découvert, par hasard, qu'un de ses ancêtres avait été condamné au bagne. Elle avait d'ailleurs perdu sa trace, puisqu'il avait complètement disparu des registres. Elle a donc découvert qu'il avait été condamné en fouillant dans les archives de l'Aude. Il avait été emprisonné au bagne à la suite d'un vol dans une église et y était mort


Publié le 28/06/2017 à 16:45  | La Dépêche du Midi | 

Pourquoi ressent-on le besoin de connaître ses origines ?


Un modèle d'arbre généalogique / Photo DDM

Même sans avoir été adoptés, beaucoup cherchent à mieux connaître leur histoire familiale. En témoigne notamment l’essor de la généalogie, autrefois réservée à une poignée de passionnés. Comment expliquer ce retour aux sources ?

D’après une enquête Ipsos datant de 2010, plus de 6 Français sur 10 s’intéressent à la généalogie et ont déjà entrepris des recherches sur leur famille ou leur nom. Et assez étonnamment, ce loisir n’est pas seulement réservé aux retraités : 65% des moins de 35 ans ont déjà fait des recherches. Bien sûr, l’accès gratuit et désormais en ligne à un grand nombre d’archives départementales favorise cet engouement, mais il ne suffit pas à l’expliquer.

Toujours d’après le même sondage, la majorité des personnes interrogées se sont lancées dans la recherche généalogique pour apprendre à mieux connaître leurs ancêtres et pour transmettre l’histoire familiale aux plus jeunes. Pourquoi cette quête ? Parce qu’à une époque anxiogène où les repères sont brouillés, où plus rien ne semble acquis, le besoin de s’ancrer dans son histoire familiale est plus vivace que jamais. Savoir d’où l’on vient aide à savoir où l’on en est et où l’on va. Quand on est en crise, apprendre l’existence de valeureux ancêtres peut aussi contribuer à revaloriser l’image de soi.


Portraits de Toulousain(e)s, début années 1900

Connaître le passé pour comprendre le présent
Ce besoin de se pencher sur son passé est d’autant plus vivace quand on a depuis toujours eu l’impression de percevoir des non-dits. Chaque famille a ses secrets, plus ou moins douloureux, plus ou moins impactant sur les générations suivantes. Quand ils sont trop lourds à porter, ils peuvent se manifester sous la forme de troubles psychosomatiques ou encore d’échecs à répétition. C’est du moins le principe défendu par la psychogénéalogie (ou analyse transgénérationnelle). 

Véritable « enquête familiale », cette méthode psychanalytique peut être une aide précieuse. Mais attention, beaucoup de praticiens autoproclamés n’ont pas suivi de formation validée. Pour trouver un thérapeute, mieux vaut se fier à l’annuaire de la Fédération française de Psychothérapie et Psychanalyse.


Photo de famille toulousaine début années 1900 / CPA
 

 


 

 
11/11/2017 Graulhet : 11 novembre

Publié le 11/11/2017 à 07:26  | La Dépêche du Midi |   Dominique Delpiroux

De chair et de marbre



L'édito du jour 

Une lettre. La visite d'un officier. Les condoléances du maire ou du député. La bénédiction du curé. Une messe. Et puis, c'est tout. Pas de corps, pas de cercueil, pas de tombe que l'on puisse fleurir…

L'un des plus grands traumatismes de la Guerre de 14-18 a été cette absence de retour des corps des tués vers les familles. Les militaires ne s'attendaient pas à une telle boucherie, dès le début des hostilités : on a enterré les morts à la va-vite, quasiment sur le champ de bataille. Ainsi, le front est-il devenu comme une immense gueule qui dévorait la jeunesse du pays. Un territoire maudit dont les fantômes ne reviennent pas. 



Une frontière au-delà de laquelle il n'y avait qu'un néant, béant et vorace. La guerre était totale, telle que la rêvait Joseph de Maistre : « La terre entière, continuellement imbibée de sang, n'est qu'un autel immense où tout ce qui vit doit être immolé sans fin, sans mesure, sans relâche, jusqu'à la consommation des choses, jusqu'à l'extinction du mal, jusqu'à la mort de la mort. »

Cette immolation, les Français de l'intérieur l'ont vécue comme une amputation. En ce début de XXe siècle, la France est essentiellement rurale. Lorsque meurt un habitant du village, toute la communauté accompagne ce départ «là-haut» avec une série de rites et de cérémonies, depuis la veillée funèbre dans la maison familiale jusqu'au cimetière, sans oublier ensuite le passage au bistrot en face de l'église, qui scelle les chagrins et les fraternités.



Voilà pourquoi très vite, les familles éplorées ont tout fait pour rapatrier près de chez elles le corps d'un fils, d'un mari, d'un père ou d'un oncle. Même si c'était interdit. Cette quête éperdue, et les cyniques exactions des « mercantis de la mort », qui ont fourni en cadavres ceux qui cherchaient une dépouille pour se recueillir, est l'un des thèmes d'« Au revoir là-haut », le roman de Pierre Lemaître, prix Goncourt en 2013, et qui vient d'être porté à l'écran.

Ce traumatisme, cette amputation, nous remontent encore aujourd'hui à la gorge. Combien de nos compatriotes redécouvrent cette période sanglante, cherchent avec l'omniscience d'internet les traces d'un ancêtre dont la dépouille s'est promenée de cimetière provisoire en ossuaire. Combien sont encore à la recherche de ce grand-oncle dont on perd la trace le 22 août 1914 à Bertrix, ou de cet ancêtre qui s'évanouit un jour de 1916 du côté de Verdun. La terre a avalé des milliers de corps qui dorment encore aujourd'hui dans ses entrailles. Et attendent qu'on pose un nom sur leurs os blanchis.



Voilà pourquoi aussi notre pays s'est couvert de monuments aux Morts, dans les années qui ont suivi la guerre. Il fallait un lieu de mémoire, un lieu de gloire et de recueillement, quelque chose qui se substitue à la tombe et raccroche chaque soldat à une totalité nationale qui s'était sacrifiée pour la Patrie.

Au chaos anonyme de la terre a succédé un ordre alphabétique gravé dans le marbre.


(Photos : Monument aux morts de Graulhet, 11 novembre 2013)


Cérémonie du 11 novembre 2017



Comme le veut la tradition, les élus et la population graulhétoise se sont retrouvés au cimetière Saint-Roch à Graulhet pour commémorer le 11 novembre. A cette occasion étaient présents, la député Marie-Christine Verdier-Jouclas,  la conseillère régionale Claire Fita, les conseillers départementaux, Florence Belou et Bernard Bacabe, le maire de Graulhet, Claude Fita et divers membres de son conseil, ainsi que de nombreux élus du canton.

Cette cérémonie a été ponctuée par la présence de nombreux jeunes du centre éducatif multisport et notamment de son directeur Christian Delfaut.
Ces cérémonies sont bien sûr toujours aussi remplies d'émotion et de devoir de mémoire grâce aux associations des ancien combattants, mais également grâce à la présence de l'Orchestre Batterie fanfare, ainsi que des réprésentants de la gendarmerie et du centre de secours.
La population a également répondu présente.


Parcours citoyens



Comme depuis maintenant 2 ans, la mairie de Graulhet accueille des écoliers en mairie pour le parcours citoyen « valeurs de la République ». Ce parcours s’est déroulé du 6 au 10 novembre 2017.
Une classe par école élémentaire a ainsi été accueillie le lundi, le mardi, le jeudi et le vendredi par les services : urbanisme, état civil et élections et scolaire. Un temps était aussi prévu avec un(e) élu(e).

Ainsi le maire Claude Fita, mais aussi ses adjoints, Claude Albouy, Maryse Escribe et Philippe Gonzalez) ont présenté les symboles de la République ainsi que le rôle de l’élu aux écoliers.
Le vendredi 10 novembre, un temps était prévu avec toutes les classes qui ont participé au cimetière Saint Roch pour une cérémonie en compagnie de l’association des anciens combattants. Cette cérémonie était présidée par Philippe Gonzalez.


(Source texte & photos : Mairie de Graulhet)

 


 

 
10/11/2017 Gaillac : Festival des Lanternes

Publié le 04/11/2017 à 09:58   | La Dépêche du Midi |   P.G.

Les féeries chinoises s'installent au parc Foucaud


Une trentaine de techniciens chinois s'affaire depuis plusieurs jours au parc Foucaud. / Photo DDM, Emilie Cayre

Le festival des lanternes ouvre ses portes pour deux mois à partir du 1er décembre. Au sein du parc Foucaud de Gaillac, les artisans chinois montent la ville lumière.

Vêtus de leur combinaison rouge, ils sont une trentaine de techniciens et techniciennes de la société Lantern Group à s'affairer depuis la mi-octobre dans les allées du parc Foucaud. Ils ont quarante jours pour mettre en place le Festival des Lanternes «Féerie de Chine» avant son ouverture au public. Ce festival va s'étaler sur une période de deux mois, tous les jours, de 18 heures à 23 heures. Une ville de lumière va prendre forme avec 36 tableaux et 100 sculptures lumineuses à découvrir à la tombée de la nuit.

C'est la première fois que ce type de manifestation très prisée en Asie sera visible en France et même en Europe. Scène de vie traditionnelle, légendes chinoises, pagodes et temples, forêts de pandas, ces lanternes aux dimensions imposantes sont un des joyaux de la culture chinoise. Le spectateur déambulera dans les allées pour découvrir les différents tableaux.


 / Photos DDM, Emilie Cayre

Si ce festival alimente la polémique au conseil municipal de Gaillac, co-organisateur de la manifestation avec le Lantern Group, les artisans chinois ne s'en soucient guère. Leur préoccupation est de terminer pour le 1er décembre. Tous les jours, sauf le dimanche, les équipes quittent leur camp de base du camping municipal à 7 h 30 pour gagner le parc, avant le retour à 20 h 30.

Le chapiteau de 1 000 m2 monté pour accueillir les délégations économiques sert pour l'instant d'atelier. C'est là que les doigts habiles des couturières réalisent les lanternes de soie. À l'extérieur, des monstres métalliques prennent forme. Ici, la structure d'un dragon long de 70 m, là un immense temple du soleil de 18 m de haut. Des pièces dédiées à Gaillac avec la réalisation d'une bouteille ou d'une gabarre sont en cours de fabrication.

Des guirlandes de lumières viendront éclairer ces différents tableaux. Des milliers d'ampoules sont disposées dans les lanternes et sur les arbres du parc.
Un marché artisanal chinois proposera des sculptures ou des porte-bonheur en tissu.


 / Photos DDM, Emilie Cayre

Chaque soir, le Théâtre du Sichuan proposera trois représentations. Ils ne sont qu'une centaine d'artistes en Chine à pratiquer l'art du transformisme de visage. Trois comédiens seront présents avec leurs masques peints à la main, capes dorées et gestuelle fascinante.

L'hémicycle des anciennes écuries du parc servira de scène.
À la mairie, on se félicite de l'engouement suscité par le festival. Les réservations fonctionnent bien. «Nous avons beaucoup de demandes de comité d'entreprise, indique Valérie Boutet. Le chapiteau VIP est déjà réservé sur 15 dates par des sociétés. Les partenaires pourront aussi bénéficier de ce lieu.»

L'inauguration officielle est prévue le 30 novembre avant l'ouverture au public et la découverte des féeries de Chine.


 / Photos DDM, Emilie Cayre


Tarifs : de 13 à 18 euros. Moins de 10 ans, gratuit.


 / Photos DDM, Emilie Cayre
 

 


 

 
9/11/2017 Pyrénées, Massif Central, Alpes : Neige précoce

Publié le 08/11/2017 à 22:06  | La Dépêche du Midi |  Andy Barrejot

Grosses chutes de neige en cours dans les stations des Pyrénées


Ca tombe à gros flocons sur Saint-Lary. / Photo DR

Après un premier épisode neigeux dimanche, suivi d'une période froide qui a permis aux stations de mettre en marche leur réseau de neige de culture, de nouvelles chutes de neige sont en cours sur les stations du département des Hautes-Pyrénées, avec un isotherme redescendu sous les 1500m.

A 1800m d'altitude, on attend plus de 50 cm de neige fraîche aujourd'hui et sans doute davantage encore d'ici demain soir. De bon augure, à un peu plus de deux semaines de l'ouverture des premières stations et alors qu'un léger radoucissement est attendu pour ce week-end.


Publié le 09/11/2017 à 11:47  | La Dépêche du Midi |  Denis Slagmulder

Ariège : la RN 20 interdite aux plus de 19 tonnes après Foix, le col du Puymorens fermé


Depuis ce matin, les équipements spéciaux sont obligatoires pour rejoindre l'Andorre./ Photo DDM

La direction interdépartementale des routes sud-ouest (Dirso) annonce, ce jeudi matin, que la RN 20 est interdite aux poids lourds de plus de 19 tonnes à partir de Foix en direction de l'Andorre, exception faite de la desserte locale qui, elle, est autorisée jusqu'à Luzenac.
Plus au sud, les équipements spéciaux sont obligatoires à partir de Mérens-les-Vals jusqu'au Pas-de-la-Case et le col du Puymorens est fermé sur ses deux versants.

Du côté des Pyrénées-Orientales, où là encore la RN 20 est interdite aux plus de 19 tonnes, la circulation est considérée comme "délicate" et les équipements spéciaux sont "conseillés" à partir de La Tour-de-Carol jusqu'à "La Vignole", après l'entrée sud du tunnel du Puymorens


Publié le 05/11/2017 à 14h01   | Sud Ouest  |  S. C.

Pyrénées : La neige est bien tombée cette nuit


Gourette / Photo FB, ib°

Comme prévu, le premier épisode neigeux a débuté hier et va se poursuivre la nuit prochaine.
Ce dimanche matin, nombre de stations des Pyrénées se sont réveillées sous un manteau blanc.
S’il a moins neigé dans les Pyrénées-Atlantiques que dans les Hautes-Pyrénées, il n’empêche que cet épisode neigeux est le premier le plus important de cet automne 2017.

La nuit prochaine, entre 30 et 50 centimètres sont attendus dès 1500 mètres d’altitude. Avec le rafraîchissement annoncé des températures la semaine prochaine, la neige risque bien de s’installer durablement.


Publié le 08/11/2017   |  Midi Libre  | 

Neige en Lozère : prudence sur les routes ce mercredi


La neige a pointé le bout de son nez ce matin. / Photo ML, C.G

Première offensive hivernale ce mercredi 8 novembre au matin sur la Lozère et notamment sur Mende. Deux accidents ont été signalés à la Briquette, Chabrits et à Barjac.
La prudence est de rigueur ce matin ! La neige est tombée en abondance sur le département, provocant le plaisir des plus jeunes et des gros problèmes de circulation sur les routes. 


Publié le 09/11/2017 à 10h50   |  La Montagne  |   Géraldine Messina

Neige en Auvergne et en Limousin : ce n'est pas encore l'hiver mais ça y ressemble


Les affaires reprennent pour les chasse-neige comme ici à Murat-le-Quaire le 08 novembre 2017 / Photo LM Thierry Lindauer

Les flocons de neige s'abattent depuis ce matin sur les routes de l'Auvergne et du Limousin. Le Cantal, la Haute-Loire, le Puy-de-Dôme et l'ensemble du Limousin sont en vigilance jaune. On signale déjà des perturbations sur les routes alors prudence.
Entre pluie et neige, il faut redoubler de prudence ce matin. Météo Auvergne annonce des précipitations neigeuses pour toute la journée.

Si la neige ne fait pas le bonheur des automobilistes et des routiers, elle est de bon augure pour les stations de ski.


Murat-le-Quaire : quelques voitures sont parties au fossé. ,/ Photo LM Thierry Lindauer


"Nous avons le sourire! De la neige comme ça au mois de novembre ça nous permet de préparer le terrain. En principe la station doit ouvrir le 23 décembre et éventuellement les premiers week-ends de décembre si le temps le permet, mais il est encore trop tôt pour le dire", confie Sandrine Mourlon, directrice de l'Office de tourisme du Lioran.

"Cette neige de novembre rassure les clients. C'est un accélérateur de réservations. Les gens ont consulté les webcams, cherché des hébergements". LUC STELLY Directeur de l'Office de tourisme du Sancy...


Publié le 07/11/2017 à 09:38   |  Le Dauphiné Libéré  |   V.C.

Jusqu’à 70 cm de neige tombée en 24 heures


Le Haut-Guil dans le Queyras, recouvert de neige. / Photo DL, © Fabrice Amoros

La neige ne s'est arrêtée de tomber que dans la nuit de lundi à mardi 7 novembre. Dès hier soir, les quantités devenaient conséquentes.

Le retour d’Est a déposé de 50 à 70 cm de neige en 24 heures dans le Queyras. La circulation est donc difficile sur les communes de Ristolas, Abriès, Aiguilles, Saint-Véran, Molines et Ceillac. Montgenèvre a également profité de ce phénomène météorologique : environ 15 cm de neige sont tombés sur la station franco-italienne. 



  En arpentant les chemins de neige  


En Vallée d'Aure / Photo FB, ib°


Pyrénées : Piau-Engaly / Photo FB, ib°


Plateau de Beille / Photo FB, ib°


Luchon Superbagnères / Photo FB, ib°



Secteur de Barèges / Photo FB, Le Bastan


En vallée d'Ossau / Photo FB, Hôtel chez Vignau

 

Pyrénées andorranes : Vallnord / Photo FB, ib°


Grandvalira / Photo FB, ib°


Pyrénées espagnoles : Baqueira Beret / Photo FB, ib°


Candanchu / Photo FB, ib°


Massif Central : Le Lioran / Photo FB, ib°


Massif du Sancy / Photo FB, ib°


Alpes : Saint-Véran / Photo FB, Fabrice Amoros


Queyras  / Photo FB, Fan du Queyras


Val Thorens / Photo FB, ib°


Les Menuires / Photo FB, ib°


Vars / Photo FB, ib°


Alpes italiennes : Prato Nevoso près de Cuneo ,1400 m d'altitude, 1 m de neige
 

 


 

 
8/11/2017 Premières neiges en Haut-Languedoc

Jeudi 9 novembre 2017   |  Journal d'Ici  | 

Premiers flocons sur la montagne


La neige tombe toujours. / Photo © JDI (CL)

L'hiver s'installe, les premiers flocons sont tombés sur la montagne. Attention, si la route entre Brassac et Lacaune est dégagée, elle n'en reste pas moins glissante.


Publié le 08/11/2017 à 14:49   | La Dépêche du Midi |   C.C.

Première chute de neige sur les monts de Lacaune


Une fine pellicule de neige recouvre les toits de Lacaune./ Photo DDM, C.C.

Les premières traces de l’hiver sont arrivées sur les Monts de Lacaune (1300 m), dans le Tarn. Ce matin, les toits de la cité montagnarde étaient recouverts d’une mince pellicule de neige au lever du jour alors que les sommets blanchissaient.

Au milieu de la matinée, un fin grésil se mettait à tomber mais les chaussées n’étaient pas verglacées puisque la température avoisinait les 2°. Par contre, les services techniques du département consultés annoncent de nouvelles chutes de neige ce soir à partir de 20 heures. Elles devraient marquer au sol de 2 à 3 cm dans la nuit, sans toutefois perturber la circulation.


Un petit saupoudrage a eu lieu en fin de nuit sur les Monts de Lacaune


Sur le Plateau d'Anglès / Photo FB, Roussinas


 
Jeudi 9 novembre 2017   |  Midi Libre  |   Michel Coroir

Biterrois : il a neigé sur les Hauts Cantons


Les premières sont tombées, ce jeudi 9 novembre, sur le massif du Somail. / Photo ML, Michel Coroir

Les premières sont tombées, ce jeudi 9 novembre, sur le massif du Somail, dans le secteur de Saint-Pons-de-Thomières.
Après un début d'automne particulièrement chaud, trop même dise les climatologues, il est temps de ranger short, tee-shirt et tong. Les premiers froids sont arrivés avec les derniers jours du mois dernier. La neige a même fait son apparition, ce jeudi matin.

4 à 5 cm à 900 mètres d'altitude
Certes timide, ce premier manteau blanc à recouvert les hauteurs du plateau du Somail à partir de 900 m d'altitude. Une couche de 4 ou 5 cm qui, aux premières heurs de la matinée, n'avait pour le moment pas affecté la circulation. Mais un ciel bas et une température de tout juste 0 degré étaient favorable pour que cette première chute de neige de la saison se poursuivre toute la journée.


/ Photo ML, Michel Coroir

 


 

 
7/11/2017 Graulhet, côté commerces

Publié le 04/11/2017 à 09:06  | La Dépêche du Midi |   G.D.

Seconde Feuille d'Or de la boucherie pour les Agasse


La Feuille d'Or, ou couteau à fendre, un trophée convoité par beaucoup de bouchers de France. / DDM G.D.

Patrick et Sylvie Agasse viennent, à huit ans d'intervalle, de recevoir leur deuxième Feuille d'Or, un trophée convoité qui leur a été remis officiellement à Paris il y a quelques jours par le président de l'interprofession. Cette année, ils n'étaient que trois à recevoir cette haute distinction, un boucher du Nord, un de Paris et nos sympathiques artisans graulhétois tout étonnés de réaliser un doublé rarissime, sûrement inédit. 

«Une visite incognito, à la manière des étoiles dans la restauration, mais surtout la progression du chiffre d'affaires. Il a notoirement augmenté depuis deux ans et demi et le déménagement de la boucherie sur la rocade», reconnaît Patrick Agasse au moment d'avancer les critères de choix du jury. «C'est aussi et surtout la reconnaissance d'un savoir-faire», renchérit madame. Et pourtant, s'il n'est pas complètement autodidacte, le parcours professionnel de Sylvie et Patrick Agasse, la cinquantaine bien entamée, n'a pas débuté autour du billot.

«J'ai décroché un CAP de mécanique après ma scolarité à Rascol. En 78, un boucher qui venait à Fiac acheter une vache à mon père m'a convaincu de changer la clé à vidange pour le couteau à désosser. J'ai fait l'apprentissage, passé le CAP de boucher, de charcutier, de traiteur, plusieurs emplois et en 2005, j'ai ouvert ma première affaire à Graulhet». De son côté, Sylvie, CAP de vente et longue expérience dans celle des chaussures, l'a épousé et rejoint au magasin. Quatre ans plus tard, ils décrochaient leur première Feuille d'Or, en s'étant complètement immergés dans la profession.

Aujourd'hui, à la tête d'une équipe de huit salariés, ils en maîtrisent toutes les composantes. «Que ce soit pour le bœuf, le veau, l'agneau, le porc, les volailles, nous privilégions la proximité et les circuits courts. Le choix se fait sur pied chez l'éleveur et 99% des produits de notre boucherie-charcuterie sont tarnais», assurent Patrick et Sylvie dont la relève n'est pas assurée. Leurs deux fils sont routier pour l'un et commercial pour l'autre. Mais chez les Agasse, les revirements de carrière, on connaît.


Publié le 30/07/2017 à 08:18   | La Dépêche du Midi |  G.D.

La mercerie rue Jean Jaurès change de (petites) mains


Brigitte Carisey (à g.) et Françoise Boulade la nouvelle mercière-lingère. / Photo DDM G.D.

À 67 ans, Brigitte Carisey vient de se résigner à céder son commerce de mercerie lingerie qu'elle a ouvert il y a 31 ans rue Jean Jaurès. La mercerie, une affaire de famille, puisque Lucette Alquier, la maman, tenait déjà commerce avenue Ch De Gaulle, là ou est née Brigitte, avant de s'établir à l'angle de l'avenue Gambetta et de l'avenue de la Résistance (aujourd'hui banque).

«J'ai toujours été bercé par ce métier, consent Brigitte Carisey, un brin nostalgique des années d'or de sa boutique et du commerce local. C'était pendant et après la guerre avec la laine et plus tard quand le cuir marchait!». Elle ne voulait pas que l'enseigne disparaisse, alors elle a longtemps cherché un repreneur. Un jour, Françoise Boulade, mise sur la piste par une autre commerçcante graulhétoise, est entrée dans la mercerie et a trouvé son bonheur, dans le choix de sa reconversion, obligée par un accident de travail dans sa précédente carrière d'auxiliaire de vie.

Licenciée il y a un an, elle a eu le coup de cœur en entrant dans cette véritable caverne d'Ali-Baba, ou s'empile les boîtes des lingeries de toutes tailles, les pelotes de laine, les cartons de boutons de toutes sortes, les sacs de fermetures Eclair, et les bobines de fils de toutes catégories. Début août, la Réalmontaise sera la nouvelle propriétaire, aux côtés de sa fille Céline, couturière de formation. «Un savoir-faire se perd, petit à petit et nous avons déjà décidé de proposer des cours de couture, de tricot, de broderie ou de crochet dans la boutique ou à l'étage» envisage Françoise qui, dont l'ascendance fait figurer une arrière-grand-mère déjà couturière à Lautrec.

«D'ailleurs, en même temps que nous allons reprendre avec ma fille la mercerie de Graulhet, nous en reprenons une autre avec ma sœur sur Lacaune! Avec, dans les deux cas, une disponibilité pour le conseil aux débutantes en couture». Début août, après une semaine de réagencement, «chez Céline et Françoise» permettra de laisser en place une belle et authentique enseigne du commerce local en plein centre-ville.



Publié le 26/07/2017 à 07:43  | La Dépêche du Midi |   G.D.

Le succès de la galerie marchande de l'hypermarché


Une offre complète qui va encore être renforcée./ Photo DDM G.D.

Pari réussi pour le dynamique Bruno Lefebvre, président de Graulhet Distribution, qui avait envisagé à six mois depuis l'ouverture de l'hyper-Leclerc le délai nécessaire pour faire le plein de commerces dans la nouvelle galerie marchande. Avec les deux dernières ouvertures de la parfumerie et de l'opticien, c'est chose faite depuis quelques semaines. De ce fait, le centre affiche complet et tourne à plein régime. «Ces boutiques complètent l'offre de l'hyper», assure Bruno Lefebvre. «Même si convaincre les enseignes et les commerçants d'investir ici est souvent compliqué. À ce titre, l'installation de la parfumerie comble un vide sur Graulhet !». 

«Ces sept boutiques ont permis la création de 21 emplois», assure-t-il. Mais le PDG ne veut pas en rester là. Il s'attelle depuis l'ouverture à la création d'une zone attenante à droite du Leclerc qui permettrait, à ses dires, d'élargir le rayon d'action, de créer un point d'attrait supplémentaire et d'agrandir la zone de chalandise. Sur le terrain mitoyen de 6 000 m2, il envisage à l'horizon du printemps 2018 l'implantation de magasins de bricolage, de textile, de surgelés, de produits discount, de jouets et d'un point de restauration rapide et traditionnel. «Notre progression initiale depuis l'ouverture de l'hyper est de 30 % en plus par rapport à l'ancien supermarché. C'est encourageant !». 

En interne, il projette aussi le développement du rayon bio de son commerce. «La demande est très forte, nous nous devons d'y répondre ! À la sortie de tous ces investissements, nous voulons que les Graulhétois dépensent sur Graulhet, ce qui sera une belle avancée !». Et pour bien étayer le défi lancé en termes de délais, il cite la construction de l'hyper et la démolition du super qui ont été réalisées dans les temps, et par un fort pourcentage d'entreprises locales comme Pjp, qui a signé pour l'occasion un des plus, sinon le plus gros chantier de sa carrière d'artisan en maçonnerie.



Publié le 03/07/2017 à 07:51  | La Dépêche du Midi |   G.D

Patrick Verdès range ses couteaux


Dernier jour pour Patrick et Marie-Louise derrière leur vitrine et comptoir. / Photo DDM.G.D.

À 66 ans, Patrick Verdès vient de décider de ranger ses couteaux et de céder le billot de la boucherie du centre-ville qu'il occupe depuis 1990 lui à la découpe, son épouse Loulou à la pesée et à la caisse. Sa carrière a pourtant débuté par l'apprentissage, mais en charcuterie, chez Jacky Ferraz, rue Pasteur, référence dans la tradition du métier, des années soixante-dix-80. En 1968, il est entré à Montlaur, la grande surface de la place Bosquet, au rayon boucherie y trouvant déjà la sympathie de toute sa clientèle. En 1981, il a franchi le pas et ouvert sa première boucherie, place André Bru.

Neuf ans plus tard, il a repris l'actuel magasin, place du Mercadial, en succédant à Maurice Roucariès. Entre-temps, rejoint par Marie-Louise, qui a laissé sa machine à coudre de piqueuse en maroquinerie.

«Nous avons toujours servi une clientèle qui aime à faire ses courses en centre-ville» assure le néo-retraité qui a plusieurs fois partagé la présidence de l'union des commerçants et artisans graulhétois. Sa consécration il avoue l'avoir obtenu l'an dernier avec l'attribution du diplôme du Meilleur boudin de France pour l'un des fleurons de sa fabrication.

«Un titre qui dure encore et qui a fait se réconcilier les clients avec cette vraie spécialité charcutière. Nous en fabriquons encore 25 à 30 kg chaque semaine». L'enseigne ne va pas s'éteindre pour autant, puisqu'un autre couple de bouchers locaux, Benoit et Muriel Déléris vont la reprendre la 3 août en gardant l'unique employé, le gardien des recettes qui ont fait la renommée de la boucherie Verdès.

Une belle fête a marqué la fin d'activité, ce vendredi soir avec les commerçants du centre-ville, de nombreux clients, et des dizaines d'invités, dans un local de la place Mercadial, riches de tous ses commerçants.



Publié le 01/07/2017 à 07:18  | La Dépêche du Midi |   G.D

Après 57 ans d'activité, Louis Arquier ferme son garage


Louis, son inséparable béret, Francis son dernier employé et Nadine dans le garage qui va fermer fin juillet./ DDM.G.D.

À la fin du mois de juillet, Louis et Nadine Arquier vont définitivement tourner deux fois la clef de leur garage de l'avenue de l'Europe et y laisser 42 ans de souvenir. L'ancienne mégisserie dans laquelle ils avaient aménagé un garage tout en longueur va revenir à son propriétaire, les outils sont à la vente. Une page se tourne qui s'est ouverte 57 ans plus tôt, avec l'apprentissage de Louis à Rabastens et un capot de 4CV qui s'ouvre en même temps qu'une longue carrière dans la mécanique. «La 4L n'était pas encore sortie !».

Le régiment dans les garages de la caserne de Metz, puis un poste de chef d'atelier au retour, chez Fiat à Castres puis à Narbonne. «Beaucoup d'heures. Je gagnais trois fois plus qu'un ouvrier graulhétois».

En 64 il revient dans le Tarn, chez Citroën à Lavaur puis à l'entretien des camions chez Malié à Graulhet en même temps qu'il épousait Nadine. Le 1er mai 68 ils ouvraient la station Shell route de Réalmont. «Cinq jours plus tard, j'étais réquisitionné pour garder en réserve le carburant des pompiers et de la police». Monsieur était au garage, madame servait aux pompes. En 75, le couple déménageait provisoirement -qui deviendra définitivement- son activité à l'adresse actuelle. 

Le garagiste indépendant sera tour à tour agent Simca, Peugeot-Talbot, puis Ford jusqu'en 2002. Trois employés en atelier, dont le dernier, Francis Marty qui prend sa retraite cette semaine. «Notre plus grand bonheur est d'avoir gardé de nombreux clients durant ces années». Restaurateur de 4CV ou Floride, Louis Arquier garde une anecdote particulière qui résume au mieux sa passion pour le métier et les belles mécaniques d'époque. 

«Un jour, un client est venu me voir avec une photo qui les montrait avec son épouse, dans leur jeunesse, sur un joli Vespa. Il m'a porté la carcasse rouillée et le moteur qui était devenu celui d'un motoculteur, charge à moi de refaire son Vespa à l'identique. J'y ai travaillé jusqu'aux finitions et à la peinture initiale pour un résultat parfait». Travail bien fait, la devise de Louis Arquier symboliquement gravée sur le fronton d'un garage qui ferme.


Publié le 26/05/2017 à 08:05   | La Dépêche du Midi |   Jean-Claude Clerc

Coiffure : les Graulhétois ont l'embarras du choix


Un nouveau salon vient d'ouvrir. /Photo DDM, J-C C .

On compte en moyenne en France 11,03 entreprises de coiffure pour 10 000 habitants*. Avec une vingt-sixième entreprise qui vient de se créer dans ce secteur, la ville de Graulhet est largement au-delà de la moyenne nationale, et même de celle de la région PACA qui détient le record de la France métropolitaine avec «seulement» 13,61 entreprises de coiffure pour 10 000 habitants.

C'est au carrefour du Saint-Projet, en bas de l'avenue de la Résistance, dans une ancienne boutique de fleurs, que vient de s'ouvrir la dernière entreprise du secteur à Graulhet. La marque Bruno Flaujac compte plus d'une cinquantaine de franchisés dans le Grand Sud-Ouest, des Pyrénées-Orientales au Gard en passant par la Dordogne. Sonia Ouadad a travaillé dans un salon toulousain de la marque avant d'ouvrir, après huit ans, sa propre franchise à Graulhet. «C'est un tout petit salon, et Graulhet est une ville qui bouge pas mal», explique-t-elle, soulignant : «On est seul en ville dans notre catégorie en proposant ce genre de coupes et de techniques très tendance».

De l'élégance graulhétoise
En centre-ville, en galerie marchande, en salon ou à domicile, les Graulhétois et les Graulhétoises ont l'embarras du choix pour ce qui est des soins capillaires. «Sur l'avenue Victor-Hugo, nous étions quatre coiffeurs, je suis désormais la seule», témoigne Josie, installée à Graulhet depuis 1983. Témoin privilégié de l'évolution de ce secteur, elle n'a pourtant pas d'explication quant à la densité hors norme des capilliculteurs en ville. La réponse à cette question vient peut-être des clientes elles-mêmes. «Il faut croire que le Graulhétois aime être élégant», souligne l'une d'entre elles avec humour. Si les habitudes changent, évoluent, le plaisir d'être bien coiffé demeure, notamment dans la cité du cuir.

* Rapport de branche « Métiers de la coiffure » publié en avril 2013 par Infraforces pour le Conseil national des entreprises de coiffure.


Publié le 17/03/2017 à 07:46   | La Dépêche du Midi |   

Recrutée comme «Manageuse de centre-ville»


La manageuse de centre-ville a pris ses fonctions en janvier. /Photo DDM.

Depuis le mois de janvier Marine Vandendorpe est la manageuse de centre-ville de Graulhet.

Qu'est-ce qu'un «manager de centre-ville» ?
Son rôle est de connaître l'offre commerciale existante pour l'améliorer, c'est l'interface entre les commerçants et la collectivité. L'objectif est de travailler ensemble pour réussir à faire vivre le commerce de centre-ville et de périphérie. Connaître les offres et les demandes, les projets, les fermetures, les ouvertures pour faire de la prévention et ainsi éviter la perte d'attractivité… C'est un métier riche et intéressant sur le plan intellectuel mais aussi sur le plan humain.

Quel a été votre parcours professionnel ?
Je suis native du nord de la France mais j'habite Figeac depuis dix ans. J'y ai fait mes études dans la filière «relation clientèle et commerces». J'ai été chargée de développement au sein d'une association de commerçants sur Figeac. Mon rôle était de faire vivre l'association par le biais d'animations, de communication, le développement d'un chèque cadeau local, carte de fidélité centre-ville et bien évidemment de les conseiller quand ils en avaient besoin.

Quelle a été votre première impression en découvrant la ville ?
C'est une jolie ville avec un potentiel qui n'est pas entièrement exploité aujourd'hui. Il faut être curieux et se faufiler dans les petites rues du centre historique. Certaines zones de la ville ont été réaménagées et des projets sont en cours, ce qui prouve qu'il y a une volonté d'améliorer le cadre de vie et l'image de la ville. Elle possède également une programmation culturelle extrêmement riche qui attire beaucoup de monde.

Quelles sont vos priorités pour le commerce graulhétois ?
Mettre en place le PACTe établit par la communauté d'agglomération qui est à l'initiative du recrutement de deux managers du centre-ville sur le territoire. La situation du commerce dans le centre-ville de Graulhet se retrouve dans beaucoup d'autres endroits. Le taux de vacance est notamment assez important, d'où l'action publique mise en place au travers du PACTe.



Lien : Derniers défenseurs du Mesturet traditionnel

Et la citrouille devient Mesturet, par le savoir-faire d'Annie et Eric Clavel. / Photo DDM G.D.
 

 


 

 
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