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5/9/2017 Tarn : Balade en terres de producteurs

Publié le 06/08/2017 à 08:59  | La Dépêche du Midi |  M. L

Balade en terres de producteurs au naturel


Christophe Mardi a créé Crok'Papilles pour redonner l'envie de bien manger en cuisinant les produits locaux. /Photo DDM Marie-Pierre Volle

Mardi, 9 heures du matin, à la gare de la Madeleine. Temps clair, petite brise ; pas de problème pour se garer. Ce que l'on fait sans délai pour monter dans le minibus de Christophe Mardi qui nous attend tout sourire. Au programme, une balade de 3 à 4 heures dans le département, à la rencontre de petits producteurs ne manquant ni d'idées ni de talent. Ce sont eux qui il y a un an et demi, ont donné à Christophe, 43 ans, animateur jeunesse depuis près de vingt ans, l'idée de se reconvertir. En 2016, il a créé Crok'Papilles, un service de distribution de paniers recettes, pour redonner l'envie de bien manger en cuisinant maison des produits locaux. 

Après une première année d'exercice, l'arrivée des beaux jours décide «Monsieur Crok Papilles» à élargir l'expérience en guidant les amateurs de nature et de culture bio sur le sentier des producteurs. Les mardis et mercredis de l'été, il propose deux circuits, sur la route de Cordes-sur-Ciel le matin (9 h - 12 h 30, départ et arrivée à Albi) et dans la vallée du Tarn l'après-midi (15 h - 18 h 30, départ et retour à la mairie de Saint-Cirgue à 5 minutes d'Ambialet).

Ce matin, direction Villeneuve-sur-Vère, à moins de 15 km, où nous avons rendez-vous avec Sébastien et Céline, dans l'une des dernières distilleries de la région.


Dans la distillerie Castan à Villeneuve-sur-Vère, Sébastien révèle tous les secrets de la fabrication du whisky d'ici et l'art de faire marcher son alambic / Photo DDM Marie-Pierre Volle

«C'est une bombe»
Le premier alambic que l'on aperçoit, dehors près de la maison, est purement décoratif mais non moins authentique. Il date de 1907. C'est celui qu'utilisait l'arrière grand-père après la deuxième guerre mondiale pour sillonner le département à l'appel des bouilleurs de cru. L'autre, le vrai, celui qui souffle et crache comme un cheval de forge, est beaucoup plus jeune puisqu'il date de... 1929. Gros comme une locomotive, entièrement en cuivre : les jours de distillation, le monstre chauffe et crache de 6 h 30 à 17 h 30 non-stop. L'alambic n'a d'autre maître que Sébastien qui en 2005 a repris le relais du grand-père puis du père. Aujourd'hui sédentarisé, il est le seul chef opérateur de cet alambic dont il connaît le moindre sursaut. Il lui parle et l'alambic, illico, répond à grands jets de vapeur. «C'est un peu dangereux ; c'est une bombe» plaisante Sébastien qui met tout de même sa machine en sommeil quand il a des visiteurs.


Première cuvée d'huile d'olives au Domaine Rigaud / Photo DDM

Whisky d'ici et croquants aux olives
Depuis septembre dernier, la distillerie, outre les alcools de fruits, produit du gin à base d'alcool de céréales et de baies ramassées sur place. Mais c'est surtout la production de whisky, 5 000 bouteilles en 2017, qui fait la fierté des Castan et le bonheur des amateurs. Dans le hangar d'embouteillage, on découvre, impressionné, que les barriques viennent de la maison Jack Daniel dans le Kentucky. Sébastien et Céline racontent comment est né le whisky des Castan et surtout expliquent un processus de fabrication assez peu connu du public. Passionnant ; on les quitte à regret pour reprendre la route, direction Livers-Cazelle à moins de 10 km entre Souel et la tour de Noailles. L'occasion de traverser l'étang de soleil des champs de tournesol, de croiser des chevaux s'ébrouant en liberté et de se dire que le Tarn est décidément un beau département.

«Éviter les traitements, c'est pas plus mal. Je suis passé au bio pour les céréales» nous explique Pierre Rigaud, 46 ans, en nous guidant jusqu'à ses champs d'oliviers à Livers-Cazelle. Il a planté les premiers il y a 8 ans, parce- dit-il - «j'ai toujours aimé cet arbre». Au début c'était juste une pépinière. Aujourd'hui, il en plante une centaine chaque année et dans son laboratoire, il nettoie et transforme ses olives dans un «Ventadou» centenaire. Huile, tapenade, noire ou verte, et même croquant de Cordes sucrés salés aux olives (une révélation). Ici on goûte tout et on tranche le gros pain avec un Laguiole en bois. d'olivier. Entre les 11 ha de vigne, les 70 ha de céréales, le champ d'oliviers et les arbres truffiers autour de la cabane en pierre, la balade est riche et douce. 


Jean-Gabriel sur son exploitation qui devrait produire ses premiers légumes au printemps./Photo DDM, MPV

Sur fond de chant de cigales, les histoires et diversions poétiques de Pierre, agriculteur curieux et inspiré, redessinent le paysage. Avec en bouche des douceurs d'olives, on reprend notre chemin vert pour «redescendre» à Albi. Une vingtaine de kilomètres après une arrivée panoramique surplombant la ville, direction «La petite forêt maraîchère» de Jean-Gabriel Pélissou, dans le cœur vert du quartier de Canavières avec vue sur la cathédrale. Originaire de Carmaux, Jean-Gabriel s'est installé sur 8 000 m2 près de la rivière et à deux pas du centre-ville, dans le cadre du projet d'autosuffisance alimentaire d'Albi

Sieste agroforestière
Ce maraîcher travaille en agroforesterie «pour retrouver le milieu naturel forestier». Des marécages au milieu des arbres, des oiseaux, des insectes, des bassins de plantes aquatiques : la surprise est à chaque coin de bosquet. Balade dans des allées paillées, où les fleurs de bourrache, essentielles pour les abeilles, explosent de bleu, tomates, courgettes, courges, concombres, melons rivalisent de vitalité et les buissons de mûres promettent belle récolte et confitures savoureuses. Pour finir la balade, l'hôte des lieux a installé un petit coin repas sous les arbres, quelques hamacs et des bancs. Idéal pour prendre le temps de déguster les trésors de producteurs glanés sur notre route.

Après avoir toute l'année proposé des paniers recettes composés de produits locaux, Christophe Mardi alias Crok Papilles propose deux circuits à la rencontre de ceux qui font vivre les terres d'ici.

Le chiffre : 6 producteurs > tarnais. Sur les circuits du terroir proposé par Crok Papilles.

Deux circuits
Sur la route de Cordes-sur-Ciel : la distillerie Castan à Villeneuve-sur-Vère, l'oliveraie de Pierre Rigaud à Livers-Cazelle, la petite forêt maraîchère de Jean-Gabriel Pelissou. Rendez-vous à 9 h gare de la Madeleine à Albi les mardis et mercredis.

Dans la vallée du Tarn : la ferme de Burgairolles à Andouque, la framboiseraie de Déborah à Saint-Cirgue et le maraîchage au bord du fleuve de Caroline à Fabas. Rendez-vous à 15 h devant la mairie de Saint-Cirgue les mardis et mercredis.
Réservations au 06 88 57 04 59


Ferme de Burgairolles à Andouque / Photo Bienvenue à la Ferme

 


 

 
4/9/2017 Été 2017 : Chaleur et sècheresse

Publié le 29/08/2017 à 10:26   | La Dépêche du Midi |  A.M.

Un des trois étés les plus chauds depuis 60 ans


Un champ de tournesol brûlé par la chaleur : les épisodes de sécheresse sont de plus en plus fréquents./ Photo DDM

Avec 38 degrés hier au thermomètre à Toulouse, cet été 2017 fait partie des trois périodes estivales les plus chaudes depuis 1946. 2003, l'année de la canicule restant en première place.

L'été 2017 sur le podium des plus chauds depuis 1946. Alors que la rentrée se profile, les derniers jours d'août sont marqués par des fortes températures enregistrées sur la métropole toulousaine. Hier, le mercure a grimpé jusqu'à 38 degrés à Toulouse. «Le 28 août a été la journée la plus chaude de la semaine bien au-dessus des 27 degrés que l'on devrait avoir», explique Jean-François Quiniou, prévisionniste chez Météo France. Une masse d'air très chaude enveloppe en effet la grande moitié sud du pays, précise Météo France. Dans la nuit de dimanche à lundi, les températures ne sont pas passées en dessous de 20 °C. La Haute-Garonne a été placée en vigilance jaune «canicule».

Plus généralement, l'été 2017 s'affiche en haut du classement des plus chauds. Dans le détail, l'été a débuté avec un mois de juin très chaud. En juillet, deux pics de chaleur du 4 au 9 et du 17 au 19 juillet ont été enregistrés avant de laisser la place à un rafraîchissement généralisé. «En 2003, lors de la canicule, les températures moyennes étaient de 25,3 degrés, cette année nous sommes à 23,1 degrés à égalité parfaite avec 2015», détaille le prévisionniste. La moyenne de saison étant de 21,4 degrés. À noter que les relevés sont provisoires puisque le mois n'est pas terminé. Selon le spécialiste, la période estivale de cette année pourrait donc être à la deuxième ou à la troisième place du classement des étés les plus chauds depuis le début des relevés météorologiques à Blagnac en 1946. «Nous avons frôlé les records de température mais nous n'avons pas égalé ce que nous avons vécu en 2003», ajoute Jean-François Quiniou.

La cuvée météo 2017 reste tout de même particulière avec notamment un mois de juillet le moins ensoleillé depuis 1987 avec 202 heures de soleil à Toulouse. «C'est autant que Lille et beaucoup moins que Lyon qui comptabilise plus de 300 heures», explique Pascal Bourreau de Météo France. La moyenne d'ensoleillement étant fixée à 253 heures. «C'est bien en dessous pour la Ville rose avec -20 % d'ensoleillement» ajoute le spécialiste. Conséquences ? Des températures maximales limitées et des nuits plus chaudes.

Le lien entre fortes chaleurs et pollution à l'ozone est souvent fort. Selon Atmo Occitanie, hier, la qualité de l'air sur Toulouse était moyenne à médiocre. «Sur cet épisode de fortes chaleurs, il n' y a pas eu d'impact particulier sur la pollution de l'air», explique l'observatoire régional de la qualité de l'air. À partir de mercredi, les fortes chaleurs vont laisser la place à des orages. «Nous allons perdre 15 degrés», conclut le prévisionniste. De la pluie est prévue jeudi avant un retour vers des températures plus douces mais de saison.


Garonne : chaque été, 3 M€ pour les lâchers d'eau / Photo DDM, Michel Labonne

Sécheresse : il faut économiser l'eau
Chaque été voit le retour du même feuilleton : c'est au moment où il y a le moins d'eau que certains utilisateurs, agriculteurs et particuliers, en ont le plus besoin. Pour les pouvoirs publics, sous l'égide du préfet, il s'agit donc de réguler, et si besoin restreindre, l'usage de l'eau. Deux types de restrictions sont en cours en Haute-Garonne. Les premières concernent les prélèvements agricoles (pour les cours d'eau Ariège, Hers-Vif, Volp, Aussonnelle, Tescou, Girou...) qui sont limités. Et les secondes les prélèvements pour l'eau potable et donc les particuliers. 

Depuis le 23 août, les habitants de 43 communes du Lauragais et de la vallée de la Lèze n'ont plus le droit d'arroser leurs potagers entre 8 heures et 20 heures ou de remplir leur piscine. Une situation due au niveau bas de l'Ariège et au mauvais remplissage du lac de Montbel cet hiver. Pour la Garonne, les lâchers d'eau depuis les réserves des Pyrénées évitent encore ces restrictions. Néanmoins,la préfecture recommande à tous d'éviter de laver sa voiture, d'arroser en journée... Toulouse Métropole rappelle les «écogestes» : ne pas laisser couler l'eau inutilement, préférer la douche au bain, etc.


Publié le 29/08/2017 à 08:02   | La Dépêche du Midi |  J.-N. G.

Jusqu'à 4,5 degrés de plus à Toulouse


Les îlots de chaleur mesurés dans la métropole toulousaine  / Photo DDM

Il fait plus chaud en ville qu'à la campagne. C'est une évidence mais, pour la première fois, Météo France et Toulouse Métropole ont mesuré les écarts de températures et proposent une cartographie des «îlots de chaleur» liés à l'urbanisation (voir ci-dessus). Durant la période de canicule du 17 au 22 juin dernier, cette différence a atteint jusqu'à 4,5 °C.

Depuis l'été 2016, la Métropole implante sur son territoire - Toulouse et 36 communes- des stations météorologiques pour mesurer les températures par villes et quartiers. Ces capteurs transmettent aussi en temps réel le taux d'humidité, la pluviométrie, la force du vent... Une station est ainsi installée à Brax, dans la seconde couronne, et une autre rue Valade, entre Saint-Pierre et Capitole, en plein centre-ville de Toulouse. À terme, un réseau de vingt stations doit voir le jour. L'initiative est un des chantiers de la «smart city» qui vise à développer des applications nouvelles, numériques notamment. Toulouse Métropole est la première Métropole à construire un tel réseau de capteurs. La meilleure connaissance des îlots de chaleur en l'occurrence a pour but de lutter contre le réchauffement climatique via des mesures d'urbanisme , indique Toulouse Métropole.

Pic de chaleur à 22 h 15
Grâce aux neuf premières implantations de stations en fonctionnement, Météo France a réalisé une étude pendant l'épisode de canicule de juin dernier, le deuxième plus fort, pour un mois de juin, après l'année 2003. Les résultats sont diffusés sur le site internet de Toulouse Métropole.

L'écart entre les stations Brax et Valade est en moyenne de 1,1°. Mais la différence s'accentue la nuit, entre 21 heures et 7 heures : elle atteint 2 à 3°, montre l'étude. En clair, la température redescend moins vite en ville. Le plus grand écart a été observé à 22 h 15, le 22 juin, jour du pic de la canicule, avec +4,5° en ville. Météo France montre aussi qu'il y a des différences «sensibles» entre les communes et les différents quartiers de Toulouse. Enfin, le site de la station de Brax n'est pas considéré comme totalement rural. Météo France considère que l'écart est encore sous-estimé d'un degré.

Le chiffre : 39, 8 degrés > Pic de chaleur. Durant la période de canicule de juin, 39,8°C ont été enregistrés le 22 quartier La Salade à Toulouse par un des capteurs de la Métropole. Le même jour, la station de Météo France à l'aéroport relevait 38,3°.


Publié le 29/08/2017 à 08:42   | La Dépêche du Midi |  Marie-Lise Cans

Ariège : Les activités en rivières impactées par la sécheresse


Descente en rappel dans le grand canyon d'Estat, au pied du Montcalm./ Photo DR Gus Schiavon.

Malgré un niveau alarmant des rivières en basse Ariège, dû à la sécheresse, les prestataires d'activités de loisirs en rivières ont fait de leur mieux. En revanche en haute Ariège, les guides ont eu une belle saison.

L'Ariège et l'Hers vif, principales rivières du département, ont connu une période de sécheresse cet été. La préfecture a dû prendre plusieurs arrêtés cette année, pour protéger la ressource en eau. Le dernier arrêté précise que «depuis le 23 août, les prélèvements en eau sur l'Hers vif et l'Ariège sont interdits deux jours sur quatre». Un des témoins d'alarme étant le niveau du barrage (lac artificiel) de Montbel. «Actuellement, le barrage de Montbel présente un taux de remplissage de 39 % soit 23,39 millions de mètres cubes (ndlr, pour une capacité maximale de 60 millions de m³) ce qui révèle une situation de crise» précise le même communiqué.

Des rafts abîmés en basse Ariège
En basse Ariège, les prestataires d'activités aquatiques se sont adaptés du mieux qu'ils pouvaient pour sauver leur saison. «On a transformé les descentes en rafting en descentes en canoé-raft. Des canoés pneumatiques qui par leur taille permettent de glisser sur des passages plus étroits et d'éviter les trous où il y a trop peu d'eau» raconte Simon Bishoff, moniteur au club de Foix Canoé kayak eau vive qui travaille sur l'Ariège entre Mercus et les Bruyols. Le club qui propose des activités l'été a atteint ses objectifs en termes de fréquentation.

Du côté de La belle verte , prestataire qui travaille sur la même portion de rivière pour les sorties rafting, le bilan de fréquentation se maintient également mais au prix de sacrifices sur le matériel. «Nous avons maintenu les sorties rafting lorsque le niveau d'eau était à peu près suffisant, en revanche, nos rafts sont abîmés. Quand on sait que qu'un bateau coûte 2 000 à 3 000 euros et au moins une journée de travail si on arrive à les réparer nous-même, c'est décevant», constatent Virginie et Bertrand Sirey, gérants de La belle verte. Ces professionnels ont surveillé l'état du cours d'eau sur une application dédiée «Riverapp» qui donne en temps réel le niveau des rivières.

Canyoning en haute Ariège
En haute Ariège, le bilan est beaucoup plus positif. «On s'attendait à ce que le niveau soit plus bas car il n'y a pas eu beaucoup de neige ni de pluie cette année. Mais les canyons en montagne sont suffisamment irrigués», rapporte Stéphane Degouge, du Bureau des guides qui travaille sur les vallées d'Orlu et du Vicdessos. Une satisfaction partagée par le guide indépendant Rodolphe Sturm (Spéléo canyon Ariège, basé à Niaux) qui travaille principalement sur la vallée du Montcalm. «Le niveau du canyon de Marc était correctement régulé par le barrage EDF de l'Artigue. Sur le canyon de l'Estat, un des plus gros, haut et beau d'Ariège, nous avons démarré la saison presque un mois à l'avance. Idem sur le canyon de l'Artigue, on a pu commencer à le pratiquer mi-juin.»

Tous ces prestataires continuent leurs activités jusqu'à octobre en fonction de la météo. En espérant une belle arrière-saison.
 

 


 

 
3/9/2017 Christian Constant, natif de Montauban, a mijoté ses souvenirs de vacances

Publié le 28/08/2017 à 07:36  | La Dépêche du Midi |  Propos recueillis par Thierry Dupuy

Christian Constant :
«Les vacances, c'était le travail !»



Christian Constant a parrainé, l'an dernier, une classe de l'école de commerce de Montauban./ Photo DDM archives, Manu Massip

Après la capitale et le Capitole, le chef Christian Constant a conquis le canal des deux mers. En novembre prochain, cela fera trois mois qu'il a ressuscité l'ancienne auberge d'une maison éclusière, à Montech. Mais aujourd'hui, le cuisinier natif de Montauban nous a mijoté ses souvenirs de vacances. Savoureux.

Il a passé les dix-huit premières années de sa vie à Montauban. Le chef cuisinier Christian Constant, 67 ans évoque ainsi sa cité de naissance et de cœur, avec de nombreux souvenirs de la caserne de gendarmerie La Hire où son père était adjudant-chef, des étés passés chez ses oncles et tantes qui étaient primeurs à Layrac (Lot-et-Garonne), de la première fois qu'il a vu la mer à Arcachon et des marmites d'écrevisses que sa mère faisait cuire...

Quels sont vos souvenirs de vacances à Montauban ?
Nous étions une famille de cinq enfants. On s'amusait beaucoup dans la cour de la caserne La Hire. Après, comme j'ai joué au rugby à Montauban, on se retrouvait aussi avec les copains. J'ai grandi avec Patrick Albert et Pédurand qui ont fini en première. Nous avions été champions des Pyrénées en minimes. J'ai des souvenirs extraordinaires de cette époque-là.


Photo de classe de 1961 à Montauban (2eme rang, 1er à gauche) / Photo FB, Christian Constant

Que faisiez-vous avec les copains ? 
On allait au bord du canal, on pêchait. On se baignait aussi dans la Tarn, au club nautique. On partait le matin de bonne heure pour apprendre à nager, avec ma mère, mon frère et mes sœurs. On a appris à nager là-dedans. L'eau n'était pas toujours très claire. Mais c'est là que les Montalbanais apprenaient. Un maître nageur nous mettait un bâton devant le nez et si on coulait on devait rattraper le bâton. Ce n'est pas la natation de maintenant.

Cela vous arrivait-il de partir aussi de Montauban pendant les vacances ?
J'allais à Layrac, à côté d'Agen. J'allais aider mes oncles et mes tantes qui étaient primeurs. Je les aidais à cueillir des fruits pour les transporter à Pau. Je faisais aussi le marché avec eux. Mes vacances, c'était le travail surtout. Plus grand, j'ai travaillé dans une épicerie. Le travail m'a toujours poursuivi. Je n'en suis pas malheureux.

Vous souvenez-vous de la premières fois que vous avez vu la mer ?
Je me souviens d'être allé avec mon grand-père du côté d'Arcachon. il avait une Dauphine. On avait passé la journée, avant de rentrer le soir. C'était la première fois que je voyais la mer. Je devais avoir 8 ans.


Plus d'écrevisses indigènes sur nos rivières depuis une quarantaine d'années / Photos DDM, JPC.

Y a-t-il un souvenir de vacances lié à la cuisine ?
Oui, les souvenirs d'été, c'était la pêche aux écrevisses avec mon père, mon grand-père. L'ouverture de cette pêche était au mois de juillet. On préparait les balances, le soir, à la maison. Mon père allait acheter des têtes de mouton que l'on frottait à l'ail. Et le lendemain matin, on partait en voiture, au lever du jour. A cette époque, il n'y avait pas les engrais au bord de ruisseaux, et on revenait avec des marmites d'écrevisses. C'était incroyable. On les faisait sauter, on les poêlait vivantes. 

Mon grand-père mettait de l'ail, du persil et on passait des heures à les manger. C'était gourmand, c'était goûteux. Ce n'était pas l'écrevisse américaine, comme il y a maintenant. Les vacances, pour moi, c'était donc un peu ça. Passer de bons moments à la pêche, aux champignons, à la palombière, en plein air... Ces vacances ne coûtaient pas cher. mais c'était très agréable. C'est tout ça aussi qui m'a donné peut-être envie de manger, de toucher de bons produits. L'été, c'était encore le temps des retrouvailles familiales. Il y avait aussi les amis de la famille. Les repas duraient.


Christian Constant et Christophe Marque avec Jean-Luc Petitrenaud en cuisine. / Photo DDM

Avez-vous de nouveaux projets pour Montech ?
J'avais essayé d'étudier la possibilité de faire un hôtel, mais ça coûte très cher et je ne suis pas certain que l'on aura le retour sur investissement. Mais le restaurant marche très bien. Montech, c'est 6 000 habitants et on doit faire 6 000 couverts par mois au bistrot. Pour Montech, c'est assez incroyable.


Le jury de Top Chef 2013 chez Paul Bocuse / Photo FB, Christian Constan

Repères :
18 mai 1950 : naissance à Montauban.
1964 : apprentissage au restaurant Delmas, rue Michelet à Montauban.
1970 : il ouvre une boutique de chocolats, rue du Bac, à Paris, après avoir travaillé chez Lenôtre.
1988 : chef cuisinier au Crillon puis au Ritz.
1996 : il obtient sa première étoile pour son restaurant, Le Violon d'Ingres.
2010 : il fait partie du jury de l'émission culinaire Top Chef, diffusée sur M6.
Juin 2011 : il rouvre le Bibent, place du Capitole à Toulouse.
Novembre 2014 : il ouvre le Bistrot Constant, à Montech.


Christian Constant est depuis six ans le chef du Bibent, historique bistrot situé place du Capitole.  /Photo DDM, Nathalie Saint-Affre
 

 


 

 
2/9/2017 Fêtes générales de Lavaur

Publié le 01/09/2017 à 08:30   | La Dépêche du Midi |  

Quatre jours pour faire la fête en centre-ville


Le comité des fêtes au grand complet./ Photo DDM

Les fêtes générales de Lavaur débutent aujourd'hui vendredi 1er septembre avec l'orchestre Trait d'Union au Grand Jardin. Sur le square Mengaud, à partir de 21 heures, les jeunes de Lavaur du service jeunesse de la ville vont montrer leur talent. Ils chanteront, danseront et enflammeront la piste du square. Le comité des fêtes compte sur chacun d'entre vous pour venir encourager ces talents en herbe. La soirée continuera avec la disco mobile MDS, elle se produira également le samedi soir au même endroit. 

Soirée festive en perspective avec Patrick Sébastien et son orchestre. Si le spectacle est totalement gratuit et ne demande pas de réservation, par contre la météo est une donnée essentielle. Les organisateurs scrutent le ciel : les prévisions sont passables. Une buvette et un point restauration (saucisses, frites) seront à votre disposition pour passer une très agréable soirée sous le signe de la bonne humeur et de la convivialité.

Le programme continue avec la course de voitures à pédales le dimanche toute la journée. La nouveauté de cette année est la mise en place d'un circuit dédié aux enfants sur le parking derrière la mairie. Penser à prendre vos casques et le comité des fêtes mettra à disposition pour 1€ le tour des petites voitures adaptées aux enfants.

Le dimanche soir l'orchestre De Michel et le lundi soir l'orchestre Florence Olivier vous feront danser toute la nuit sur le square Mengaud. Le traditionnel feu d'artifice sera tiré le lundi soir au niveau de l'ancienne mairie, place de la Résistance. Et toujours plus d'un kilomètre de fête foraine pour une ambiance familiale et conviviale.
Vous pouvez retrouver le programme complet sur notre site internet www.comitedesfetes-lavaur.com


Patrick Sébastien et son orchestre ce soir / Photo FB, Ville de Narbonne

 


 

 
1/9/2017 Pourquoi a-t-on perdu 15 degrés en deux jours ?

Publié le 31/08/2017 à 11:53    | La Dépêche du Midi |  Sébastien Marcelle

Météo : pourquoi a-t-on perdu 15 degrés en deux jours ?


On a resorti le parapluie et les manteaux./ Photo DDM archives, Sébastien Lapeyrère

"Comment a-t-on pû perdre presque 15 degrés en deux jours ?" À Toulouse et dans la région, nous sommes en effet passés d’environ 35-36°C mardi à environ 20°C aujourd’hui. La faute à une perturbation venue de l’Atlantique.

"Depuis le 20 août, nous connaissions une période de canicule avec des températures de 5 à 6 degrés au-dessus des normales saisonnières, indique Patrick Chartier, prévisionniste à Météo France à Blagnac. Cette masse d’air chaud au sol rencontre actuellement une masse d’air froid en altitude qui vient de l’océan Atlantique. Le mélange des deux nous donne cette perturbation pluvio-instable avec des averses et des orages et une chute brutale des températures, explique-t-il". L’air (très) chaud qui nous enveloppait depuis une dizaine de jours s’est donc évacué vers l’est de la France qui bénéficie de températures estivales pour quelques heures encore.

"3 à 4 degrés sous les normales de saison"
"Cette sensation de chute exceptionnelle des températures sur le Sud-Ouest est en fait relativement banale. C’est la différence importante entre les températures caniculaires des derniers jours et ces températures fraîches qui accroît cette impression, précise Patrick Chartier. Toutefois, le thermomètre est effectivement plus bas que la normale pour cette période, de l’ordre de 3 à 4 degrés, détaille le prévisionniste".

Et pour les prochains jours ? "Nous allons rester sur ce flux de nord-ouest avec un temps frais et humide. On ne va pas retrouver le beau temps tout de suite, explique Patrick Chartier. Le ciel sera variable avec quand même quelques éclaircies jusqu’au week-end inclus. Les températures n’excéderont pas 21 à 23°C". Patience donc à ceux qui attendent le retour traditionnel du beau temps en Occitanie aux mois de septembre et d’octobre.


Publié le 01/09/2017 à 07:40   | La Dépêche du Midi | 

L'orage a fait des dégâts essentiellement dans l'ouest du Tarn


Des poteaux téléphoniques ont également été touchés par les intempéries./ Photos DDM.

Mercredi soir, l'orage a encore fait des dégâts dans le département, mobilisant plus de 34 fois les hommes du feu.

À Mazamet, au lieu-dit Codalary, un feu de toiture d'une maison de 100 m² s'est déclenché aux alentours de 23 heures, suite à un impact de foudre sur une ligne téléphonique. C'est le propriétaire des lieux qui a aussitôt prévenu les sapeurs-pompiers de la commune. Très vite, le feu a été maîtrisé et aucun blessé n'est à déclarer.

Une heure plus tard, c'est à Castelnau-Montmiral que les sapeurs-pompiers intervenaient pour un feu électrique sur la façade d'une habitation. Ici aussi, le sinistre a rapidement été maîtrisé, évitant toute propagation aux habitations voisines.

Hier matin encore, sur la commune de Cahuzac-sur-Vère, les sapeurs-pompiers étaient à l'œuvre pour dégager des arbres tombés sur la chaussée au lieu-dit : «Itzeau».

Au total, entre soixante et quatre-vingts sapeurs-pompiers des centres de secours de Lisle-surTarn, Saint-Sulpice, Albi, Carmaux, Gaillac et Cahuzac ont été mobilisés pour des inondations de locaux, protections de biens ou encore dégagements de voiries.

À noter enfin que toutes ces intempéries n'ont pas fait de blessé. Somme toute, le plus important quand les éléments se déchaînent.


Publié le 31/08/2017 à 08:00   | La Dépêche du Midi |  Br. M.

Mazamet : Un feu ravage 5 hectares de sous-bois


Les sapeurs-pompiers se sont servis des images vidéos fournies par un drone qui pouvait survoler le site inaccessible par les engins de secours. / Photo DDM

C'est un lieu très escarpé que les sapeurs-pompiers ont découvert dans la nuit de mardi à mercredi en arrivant sur un feu de forêt qui s'était déclaré vers minuit en bordure de la route des usines à Mazamet. L'incendie parti du bord de la route était en train de gagner tout le mamelon sur lequel sont perchées les ruines de l'ancienne église Saint-Sauveur. 25 pompiers de Mazamet, Castres et Labruguière ont attaqué les flammes, qui ont ravagé 5 hectares de sous-bois. Une dizaine d'hectares étaient menacés. Mais l'intervention des soldats du feu et une météo sans vent ont permis d'empêcher la propagation et de stabiliser la situation. 

Une équipe de pompiers s'est occupée du flanc droit du feu qui a été stoppé par une barrière de rocher pendant qu'une autre équipe gérait le flanc gauche. «Le feu contournait le mamelon par la gauche et est passé sur le versant nord», expliquait le capitaine Nicolas Morlans qui commandait les opérations. Mais il n'y avait pas d'accès facile pour atteindre la tête du feu. Des pompiers sont donc partis à pied munis de sceau pompes pour traiter ce qu'ils pouvaient. Un avion pour larguer du retardant avait été demandé en renfort. Puis finalement annulé puisque la météo annonçait des fortes pluies en fin d'après-midi hier. Les pompiers sont donc restés en surveillance hier en traitant les lisières de l'incendie jusqu'à ce que la pluie arrive. Il n'y avait aucune habitation aux alentours. 

Seul un campeur qui s'était installé dans les ruines de l'église, durant la nuit sans s'apercevoir de l'incendie, a été prié de lever le camp. «Il n'y a pas d'enjeu humain ou matériel», confirmait le capitaine qui pouvait suivre l'évolution de l'incendie sur des images fournies par un drone. Les soldats du feu avaient donc une vision précise de la situation sur ce site très feuillus et sec, après ces derniers jours caniculaires. On ne connaît pas l'origine de l'incendie. Mais c'est l'occasion pour les pompiers de rappeler que «les feux sont interdits et que même si on n'est pas sur le pourtour méditerranéen, il faut avoir des gestes citoyens et éviter de jeter ses mégots en pleine nature.»


/ Photo Radio 100%, Cyrille Masson

 


 

 
31/8/2017 Natifs de 50 : Une tendre pensée pour Monique



C'est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris le décès de Monique Thomas, qui luttait courageusement depuis plusieurs années contre la maladie.

Graulhétoise de souche, elle s'était impliquée dès sa création dans le comité d'organisation de l'Amicale des Natifs de 50, s'investissant efficacement aussi bien dans l'organisation des retrouvailles, que dans les parodies organisées lors de ces manifestations.

Épouse admirable, elle laisse son mari Jean-Marc dans la peine et la douleur.

Nous présentons à sa famille nos condoléances attristées, et témoignons à ses proches notre profonde sympathie.

Ses obsèques se dérouleront samedi 2 septembre 2017 à 11 heures à l'église Notre Dame du Val d'Amour, suivies de la crémation au crématorium d'Albi à 14 heures.


Monique à l'école Barricouteau (photo du bas) et lors de la soirée des 60 ans au Forum de Graulhet

 


 

 
30/8/2017 Hommage : disparition de Mireille Darc

Publié le 29/08/2017 à 10:53   | La Dépêche du Midi |   Dominique Delpiroux

Libre, belle, humaine Mireille Darc


Mireille Darc est décédée dans la nuit de dimanche à lundi à Paris à l'âge de 79 ans / Photo DDM

«Le petit cœur de Mireille si tendre, si beau, mais si fragile, s'est arrêté de battre. Elle s'est endormie chez elle, aujourd'hui, après presque une année de batailles et de souffrances. Elle a rejoint les étoiles et tous ses amis. Elle a tellement aimé la vie, elle a vécu d'amour, cette eau fraîche qui court dans mes veines, me disait-elle. Au revoir Mimi, à bientôt.»

C'est avec ce message que Pascal Desprez, son mari, a annoncé hier le décès de Mireille Darc. Une disparition qui touche les Français qui adoraient cette grande bringue délurée qui les avait si souvent faire rire, émus, voire émoustillés.

Mireille Darc, c'était une belle plante dont tout un chacun, de film en film avait eu l'occasion de détailler l'anatomie irréprochable. Surtout, elle déclenchait un élan d'affection presque fraternel : contrairement à des Brigitte Bardot ou des Marilyn Monroe inaccessibles et quasi mythiques, Mireille avait des allures de bonne copine idéale, à qui on aurait pu claquer deux bises amicales.



Mireille Aigroz était née en 1938. En 1959, elle débarque à Paris avec un diplôme d'art dramatique en poche et ce qu'il faut de culot et de talent pour conquérir la capitale. À l'époque, elle est, selon elle « maigre, brune, et plate ». Elle décroche des petits rôles à la télévision et au cinéma. On la remarque dans « Pouic-Pouic », aux côtés de Louis de Funès. Mais c'est surtout avec Georges Lautner, qu'elle va exploser, avec « Des Pissenlits par la racine », et surtout « Les Barbouzes » où elle affronte un casting fabuleux : Lino Ventura, Francis Blanche et Bernard Blier. Elle est une fausse châtelaine, vraie coquine, flegmatique et amusée entre les explosions, les coups de revolver et les chausse-trapes d'une bande de faux espions. Un délice…

Dès lors, elle est une star. En 1967, Georges Lautner, toujours lui, lui offre le rôle de « La Grande Sauterelle », qui lui donnera un surnom pour l'éternité, et lui collera définitivement l'étiquette de femme libre, sans tabou ni complexes.



De la comédie, oui, mais de la comédie grinçante aussi : délaissant les amuseurs, elle tourne avec Jean Yanne (qu'elle retrouvera plusieurs fois) dans « Week-end » du provocateur Jean-Luc Godard, long et hallucinant travelling sur la France sauvage des routes.

Elle atteint le sommet de sa gloire avec un film d'Yves Robert « Le Grand Blond avec une chaussure noire ». On se souviendra éternellement de cette robe noire comme un fourreau, ras du cou par devant, ras des fesses par derrière, scène culte, qui a fait murmurer, s'extasier ou bien rire des salles entières. La robe était signée Guy Laroche et son partenaire était Pierre Richard : la grande blonde a éclipsé le Grand Blond.



Les années Delon
Pour Mireille Darc, les années suivantes sont les années Delon. En 1968, le beau gosse du cinéma français sent son mariage avec Nathalie s'étioler. Mireille est là. Entre eux, une tendre amitié et un profond respect seront scellés pour toujours. Ils sont un des couples emblématiques du cinéma français pendant une quinzaine d'années. Ils seront à l'affiche ensemble dans « L'Homme pressé », « Mort d'un pourri » ou « Borsalino ». Ils se sépareront au début des années 80. Delon aurait aimé avoir un enfant. Mais Mireille Darc souffre depuis l'enfance d'une malformation cardiaque qui la privera de toute maternité. Une méchante histoire de cœur qui la rattrape : en 1980, elle subit une première intervention chirurgicale. Une épée de Damoclès reste suspendue au-dessus de sa tête.



Les «docs» de Mireille
Dans les années 90 sa carrière sur le grand écran est révolue. Mais elle cartonne dans des séries télévisées, comme « Les cœurs brûlés », « Les yeux d'Hélène », « Terre Indigo », « Franck Riva ». Les téléspectateurs adorent retrouver la chipie d'antan mûrie mais toujours touchante, indépendante et humaine.

Cette humanité profonde, on va la découvrir d'une autre manière, avec Mireille Darc. Elle passe de l'autre côté de la caméra pour des documentaires sur le monde du cinéma X, sur les greffes d'organes, sur les femmes sans domicile fixe, sur la prostitution, le cancer, les détenues ou même les mystiques religieuses.

Ambassadrice de la chaîne de l'espoir, pour les enfants cardiaques, Mireille Darc n'a jamais été lâchée par la maladie, qui piquait cette grande sauterelle sur une épingle. Réopérée en 2013, hospitalisée trois mois en 2016, elle a rendu son dernier souffle et c'est la France entière, cette fois, qui a le cœur gros.


/ Photos FB, AFP



 


 

 
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