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10/4/2017 Barrage de Cap de Long : Visite décennale

Publié le 07/02/2017 à 18:16   | La Dépêche du Midi |   Andy Barrejot

Barrage de Cap de Long : un géant sous l'œil d'un drone


A l'heure actuelle, le lac est quasiment vide. / Photo EDF

Son dernier examen datait de 2005. Le barrage de Cap de Long qui toise la vallée du Néouvielle dans les Hautes-Pyrénées va être expertisé par EDF dans les prochains mois. Pour ce faire, l’opérateur va utiliser d’importants moyens humains (en charge aussi de la maintenance) mais aussi un drone, pour modéliser le barrage en trois dimensions.

Jusqu’à mai prochain, la rive droite de la centrale hydroélectrique ne va pas produire d’électricité. Mais cela ne devrait pas occasionner de coupures pour les foyers. « Tout le réseau est interconnecté, les travaux sont annoncés depuis deux ans, nous avons anticipé, on s’adapte en conséquence », explique le responsable du groupement d’usine.


Publié le 17/02/2017 à 08:27   | La Dépêche du Midi |   Ph. L.

Visite décennale à Cap-de-Long


Et maintenant, il est vide ou presque… / Photo DDM

Situés dans deux vallées différentes, Cap-de-Long et Pragnères ont une histoire et une vie intimement liées, et l'un ne va pas sans l'autre. C'est sans doute du Turon de Néouvielle que l'on a la meilleure vue sur le grand barrage et son immense lac (67 millions de mètres cubes) mais ceux qui y iraient actuellement constateraient qu'il est presque vide. Cap-de-Long subit en effet sa grande visite décennale obligatoire. Les contrôles permettent de vérifier la qualité de l'ouvrage et de garantir une exploitation dans les meilleures conditions de sûreté et de sécurité irréprochables. La dernière fois, on avait utilisé pour celle-ci un sous-marin. 

Pour cette fois, le niveau d'eau a été abaissé de 95 % et EDF profitera de l'occasion pour effectuer divers chantiers dans des conditions extrêmes puisqu'en hiver (météo, altitude, relief) mais dans les meilleures conditions de sécurité possibles, car c'est le mot d'ordre principal. Une base de vie a été installée pour une vingtaine d'ouvriers, deux guides (car l'accès à la galerie où des travaux vont se dérouler pour changer des vannes et des tuyaux, etc., est en zone d'avalanche) ainsi qu'une infirmière… les deux tiers du prix du chantier, 2 millions d'euros, sont d'ailleurs consacrés à la logistique.

Pour le contrôle du barrage lui-même, on va utiliser cette fois une technique nouvelle, un drone, qui effectuera un balayage automatique de l'ouvrage et une modélisation en 3D de celui-ci. Des chantiers connexes - dans la mesure où Pragnères ne fonctionnera qu'avec la rive gauche, une situation qui a été anticipée pour la fourniture d'électricité au niveau national - auront aussi lieu sur la centrale elle-même et celle de Luz.

Même si EDF a l'habitude de ce genre de chantier, le projet a nécessité une préparation minutieuse depuis deux ans et une concertation en amont importante avec les différents acteurs locaux, véritables partenaires : services de l'État, Parc national (survol en hélicoptère), fédération de pêche, PGHM et CRS, mairies alentour…

Au printemps, une fois les travaux terminés, il faudra remplir à nouveau le barrage pour un fonctionnement normal.


Publié le 08/02/2017 à 07:45  | La Dépêche du Midi |  A.-C. Éveillé

Cap-de-Long va être examiné par un drone


Le barrage ne compte plus qu'1 million de m 3 d'eau depuis le début du mois./Photo DDM, DR.

EDF réalise l'examen technique complet du barrage de Cap-de-Long. Ces contrôles, réalisés tous les dix ans, vont profiter de l'innovation grâce à un drone qui permet plus de précisions.

Le dernier contrôle date de 2005. L'examen technique complet du barrage de Cap-de-Long met en arrêt la production de la rive droite de la centrale hydroélectrique de Pragnères, de février jusqu'en mai. Le chantier a nécessité deux ans de préparation. Depuis septembre 2016, le barrage a été vidé petit à petit pour ne garder qu'1 million de m3 cubes d'eau, contre 67 en temps normal, l'équivalent de 27.000 piscines olympiques. Des batardeaux viennent d'être placés pour permettre de bloquer l'arrivée d'eau au niveau de Cap-de-Long et d'Aubert.

Le chantier peut démarrer. Pendant que les travaux de maintenance et de génie civil vont être effectués, une expertise hydromécanique va permettre une solidification des conduites et des vannes. Nouveauté pour ce contrôle, l'inspection réglementaire des parties qui sont habituellement immergées se fera grâce à un drone. «Le dernier examen, en 200,5 s'était déroulé avec un sous-marin, explique Timothée Ricordeau, responsable du groupement d'usine. Un drone nous permet une meilleure précision.» Cela va permettre une modélisation complète du barrage en 3 dimensions et sécurisera l'intervention.

Une base de vie sur le chantier
Pour les travaux, toute une équipe va devoir vivre sur place pendant plusieurs mois. Les ouvriers du chantier vont être accompagnés d'un cuisinier, d'une infirmière, d'un guide de montagne, de quatre personnes pour le déneigement et un technicien de maintenance. Ils seront acheminés par hélicoptère et resteront dans un refuge lorsqu'ils ne seront pas à la galerie. «En fonction de mauvaises conditions météorologiques, il est possible qu'ils restent là-bas un week-end, des réserves de vivre sont prévues», explique Timothée Ricordeau. Les travailleurs ont conscience des conditions pour cette mission de plusieurs mois, qui dépend surtout de la météo et de l'héliportage. «Notre principale préoccupation est la sécurité, tout a été étudié pour envisager les éventuels problèmes», termine Timothée Ricordeau.

Une distribution d'électricité en continu
Jusqu'à mai prochain, la rive droite de la centrale hydroélectrique ne va pas produire d'électricité. Mais cela ne devrait pas occasionner de coupures pour les foyers. «Tout le réseau est interconnecté, les travaux sont annoncés depuis deux ans, nous avons anticipé, on s'adapte en conséquence», explique le responsable du groupement d'usine.


Publié le 08/04/2017 à 10:25 | France 3 Occitanie |  Par JM avec Régis Cothias

Un chantier à 2 000 mètres d'altitude dans les entrailles du barrage de Cap de Long



Le barrage de Cap Long dans les Hautes-Pyrénées est en cours d'expertise. Cette visite décennale se réalise à plus de 2000 mètres d'altitude. Les ouvriers sont encadrés par un guide de haute montagne. 

 
 
 

 


 

 
9/4/2017 Cordes sur Ciel fête le "répountchou"

Mousserons et repountchous au rendez-vous de ce début d'avril

 
Publié par le-blog-de-viure-al-pais-france3 le 08/04/2017 à 17:50:00

Responchon, qu’es aquò ?



 
 

 


 

 
8/4/2017 Ce week-end à Graulhet

Portes ouvertes à l'aéro-club


Grand déballage de printemps

 


 

 
7/4/2017 Graulhet : L'entreprise qui habille les pompiers

Publié le 21/03/2017 à 18:55   | La Dépêche du Midi |  Vincent Vidal

L'entreprise tarnaise qui habille les pompiers


Entreprise Sioen France à Graulhet / DDM

Dans la petite impasse d’une zone industrielle comme il en existe tant à Graulhet, un vaste local. À l’intérieur, les « petites mains » s’activent. Sur le pan de la porte, une pancarte « Sioen France ».

« Nous sommes spécialisés dans la confection, la réparation et le lavage des tenues de pompiers. » Laurence Saegaert est l’attachée de direction de cette antenne graulhétoise du groupe belge. Faisons un petit retour dans le temps pour mieux comprendre la genèse de cette production particulière. Il faut remonter à 1927, date de création de l’entreprise Vidal spécialisée dans le cuir.

Dans les années 70, elle se reconcentre sur une niche porteuse, la confection des vestes en cuir des sapeurs-pompiers. En 2001, l’entreprise se retrouve sans repreneur après le départ à la retraite du propriétaire. C’est là que Sioen France décide de la racheter », résume Laurence Saegaert.

Hors de question pour la société de délocaliser. Ici, il y a le savoir-faire, des techniques de couturières qui n’ont pas de prix. Mais les temps changent. Pour les hommes du feu, fini le cuir. « Leurs vêtements devaient évoluer, changer. Le textile est plus léger, plus visible et répond mieux aux critères de sécurité actuelle », rappelle l’assistante de direction.



L’entreprise compte 15 salariés
« L’entreprise compte 15 salariés avec quatre créations de postes depuis 2015. Nous avons de nombreux projets en cours. Ça va plutôt bien pour nous. » La société a signé des contrats avec le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Gard et les Marins pompiers de Marseille pour un chiffre d’affaires de 500 000 euros annuel.

À quelques mètres de là, l’atelier. Les couturières sont à la tâche. « Aujourd’hui, la majorité d’entre elles sont dans la réparation des habits. »

Ici, tout est fait main, avec les éternelles machines à coudre formatées pour permettre de travailler sur des tissus durs et épais.Un atelier à l’ancienne où l’humain est encore le patron de la production.
Sioen France vient de décrocher le contrat pour habiller le SDIS de Castres. « Comme à chaque fois, on a répondu à un marché public. Et c’est nous qui avons été choisis. »


/ Photo SIOEN Fce

Chaque SDIS choisit sa tenue
Il faut savoir que l’ensemble des pompiers de l’Hexagone changent de tenue. « C’est vrai que c’est un gros marché. Mais avouons que cela faisait bien des années qu’ils avaient les mêmes vêtements », admet Laurence Saegaert.

On apprend aussi que chaque service départemental choisit ses couleurs, sa taille. « Certains préfèrent le jaune, d’autres le rouge ou l’orange, et imposent que les vestes soient courtes ou longues en fonction du climat, de la luminosité annuelle du département, etc. ».
Au fond de l’atelier, Emmanuelle s’occupe du lavage et du séchage. « C’est l’une des prestations importantes de notre entreprise, car là aussi, tout ne se fait pas n’importe comment avec de tels habits. »



Dans l’atelier, Fabienne, elle, arbore 26 ans de boîte.« La plus ancienne est là depuis 35 ans. Mais elle est en arrêt maladie en ce moment. » Quand on leur demande si la tâche n’est pas trop rude, elles répondent d’une même voix : « Non. Honnêtement, on est bien ici. La direction est à notre écoute. Et surtout, c’est quand même moins dur que du temps du cuir. »

Pour Laurence Saegaert le seul point noir, c’est l’embauche de nouveaux salariés. « Le métier de couturière ne fait pas recette chez les jeunes. Il est très difficile de trouver quelqu’un de bien former », avoue-t-elle.
Bon, il est temps de laisser travailler tout ce beau petit monde. Car chez Sioen, une chose est sûre. Le boulot ne manque pas.


/ Photos copies d'écran DDM

 


 

 
6/4/2017 La randonnée, point fort du tourisme tarnais

Publié le 25/03/2017 à 03:49   | La Dépêche du Midi | 

La randonnée, point fort du tourisme tarnais


Le stand du CDRT a attiré beaucoup d'hébergeurs en quête d'informations qu'ils transmettront à leurs hôtes./Photo DDM

Le Comité départemental de la randonnée pédestre est un partenaire central du tourisme tarnais. Il tenait stand lors de l'assemblée générale de l'Office de tourisme des Bastides et du Vignoble Gaillacois. Son stand était d'ailleurs l'un des plus courus. André Masse, le président, et Bertrand Le Parc, le technicien chargé de mission, ont donné beaucoup d'informations aux prestataires locaux, hébergeurs, vignerons… La demande des touristes est de plus en plus forte en termes de randos sportives ou de simples balades familiales. 


Le sentier de «randonnée de la plaine d'Agout» / Photo DDM, CCTA

Le topoguide «Le Tarn à pied» (5 €) recense 52 promenades et randonnées, classées par secteurs géographiques et niveaux de difficultés. Il présente également les atouts paysagers et patrimoniaux que l'on trouve sur chacun des itinéraires. Un outil précieux pour mieux connaître les sentiers répartis sur les 22 entités paysagères du département. Un autre topoguide du Comité départemental de la randonnée pédestre est consacré aux «traverses» du Tarn, les GR et les voies vertes. La fréquence des randonnées va s'accélérer avec l'approche de l'été : le secteur des bastides et du vignoble en est un espace riche et apprécié des touristes.


Gaillacois : 1250 marcheurs à la Rando du Primeur / Photo DDM


Publié le 31/05/2010 12:15  | La Dépêche du Midi |  

Une balade facile : Sentier du lac, la Bancalié



A Saint-Antonin de Lacalm, à 10km au nord-est de Réalmont (Tarn), une balade facile de 10 km (3 heures) autour de la retenue d'eau de la Bancalié, bordée d'arbres et de pâturages. Balisage jaune, circuit de VTT.

Départ du parking de l'aire de loisirs. Prendre à droite le sentier qui épouse les contours du lac, le tracé contemple le plan d'eau où se mirent les sommets arrondis des dômes voisins. N'oubliez pas la gourde et le chapeau !

Une balade facile, au dénivelé inexistant, dans un joli cadre naturel champêtre.
Extrait du Topo guide FFRP « Le Tarn à pied ».



 


 

 
5/4/2017 Tourisme : mieux préparer demain

Publié le 02/04/2017 à 08:47   | La Dépêche du Midi |  Sébastien Dubos

Tourisme : mieux préparer demain


Carcassonne / Photo DDM

En matière de tourisme, la concurrence est mondiale. Même si la France reste la première destination, les risques d'effritement sont rééls. Martin Malvy a présenté récemment ces propositions pour relever les défis et développer encore davantage la visibilté des sites.

Première destination touristique au monde, la France est à la croisée des chemins et doit impérativement s'adapter pour faire face à la nouvelle donne, essentiellement numérique, qui bouleverse déjà le secteur . C'est ce qui ressort du rapport rédigé par Martin Malvy. À la demande de Laurent Fabius lorsqu'il était ministre des Affaires étrangères, Martin Malvy a lancé une étude pour améliorer la fréquentation touristique du pays à partir des patrimoines. De ses rencontres et de ses déplacements, l'ancien président de la région Midi-Pyrénées a tiré 54 propositions faciles à mettre en œuvre, qui cernent bien les enjeux et y répondent.


Gavarnie / Photos FB, Tourisme en Occitanie Pro

«Laurent Fabius a fixé le cap à 100 millions de touristes en France en 2020, le pari est atteignable mais il n'est pas gagné d'avance s'il n'y a pas cet effort-là» souligne l'ancien ministre qui met en priorité la nécessité de ne plus travailler en silo, chacun de son côté, mais bel et bien en unité autour d'un projet plus vaste.

Sensible depuis très longtemps à l'attractivité des territoires par le biais du développement touristique, Martin Malvy prévient : «sur nos territoires, nous avons une clientèle nationale et elle a sauvé la saison touristique l'an dernier, et une clientèle européenne. Cette dernière est en train de se fragiliser. Si on n'a d'yeux que pour les clientèles lointaines et si on ne fait pas d'effort sur les clientèles européennes, on risque d'avoir des déboires très forts dans les années qui viennent c'est-à-dire des pertes de fréquentation».


Pont du Gard / Photos FB, Tourisme en Occitanie Pro

Une bannière et des labels
Bien évidemment tout n'est pas négatif et il faut se souvenir du chemin parcouru. «On oublie complètement aujourd'hui l'état de délabrement des monuments au début des années 70. Il y a eu à partir de 1975 et fortement poussé à partir des années 80 par François Mitterrand et Jack Lang, un gros effort sur le patrimoine. La France ne serait pas la France dans son image aujourd'hui s'il n'y avait pas eu ces efforts et je souhaite qu'ils perdurent», souligne Martin Malvy.

Qui préconise une bonne dose de bon sens. En matière de labels par exemple. Les cités d'art, les plus beaux villages ou autres sites remarquables se perdent dans une jungle de labels. Il fait émerger une idée simple à mettre en œuvre qui donnera une visibilité immédiate et «vendable» à l'étranger : «Les labels attestent d'une qualité, d'une reconnaissance d'un patrimoine historique mais ils sont trop nombreux et sont totalement méconnus à l'étranger. J'ai suggéré deux choses. D'abord à ce qu'on les préserve mais qu'on les regroupe sous une bannière commune qui pourrait être «Patrimoine de France. On aurait «Patrimoine de France/site et cité remarquable», «Patrimoine de France/cité de caractère….on les identifie et ça représente une masse dont on peut assurer la promotion à l'étranger».

Il propose également de réfléchir à la formation, de penser aussi un système simple pour développer le parc hôtelier dans des zones il n'y a pas de triples saisons…
Des recettes qui ont toutes le même but : sauver le tourisme de demain.


Toulouse / Photos FB, Tourisme en Occitanie Pro

«On vit aujourd'hui une véritable révolution»
Martin Malvy, président des Sites et Cités remarquables de France

Comment avez-vous procédé pour organiser votre enquête ?
J'ai pris le parti de rencontrer un grand nombre d'acteurs de l'économie du tourisme et du patrimoine. Avec le concours du ministère des Affaires Étrangères, j'ai procédé à des auditions à Paris et j'ai effectué des déplacements dans les régions pour aller voir ce qui me paraissait intéressant. J'ai dû rencontrer environ 280 personnes. J'en ai tiré un raisonnement et un constat, et c'est partant de ce constat que j'ai fait 54 propositions. Elles n'ont pas toutes la même importance, mais aucune n'impose, demain, une nouvelle loi ou de nouveaux moyens financiers considérables. 


Cauterets Pont d'Espagne / Photos FB, Tourisme en Occitanie Pro

Je pense que si on veut développer l'économie du tourisme, pour celle qui repose sur le patrimoine et la culture, c'est d'abord un état d'esprit qu'il faut changer chez l'ensemble des responsables de ces secteurs. On vit aujourd'hui une véritable révolution dans l'économie touristique, on la traverse avec la domination d'internet, des réseaux sociaux, qui transforment complètement la commercialisation, la promotion et en même temps l'attente du public, des touristes.

Vous mettez en lumière la notion d'économie touristique, il faut l'intégrer ?
Oui bien sûr. Aujourd'hui, il y a un milliard et demi de touristes dans le monde chaque année. On en annonce le double dans quelques années. On est dans une compétition extrêmement puissante. Cette économie, qui représente en France 7 à 8 % du PIB, représente la même chose ailleurs.


Albi / Photos FB, Tourisme en Occitanie Pro

Quels sont les risques qui nous guettent ?
L'économie touristique provoquée par le patrimoine, c'est-à-dire le déplacement d'un touriste motivé par le patrimoine, on estimait que ça représentait il y a quelques années 5 % du tourisme. Aujourd'hui, c'est au moins 50 %. Mais le patrimoine ce n'est pas que les châteaux ou les musées, c'est une vision qui est souvent la vision dominante, mais qui est étriquée. Le patrimoine, c'est aussi les grands sites, la gastronomie… Et c'est là qu'on a un problème parce que ça ne relève pas des mêmes ministères : les châteaux c'est le ministère de la culture, les grands sites, les parcs naturels, c'est le ministère de l'Environnement, la gastronomie et l'œnologie c'est le ministère de l'Agriculture… 

Le premier constat dont j'ai eu la confirmation, c'est que chacun travaille en silo, chacun travaille pour soi. Ma première proposition, c'est de dire qu'au plan national il faut qu'il y ait un groupe de travail qui réunisse les différents ministères intervenants dans l'économie du tourisme. Il faut décliner la même chose au niveau régional, pour un travail totalement partenarial entre l'institution et tous les acteurs du patrimoine. Je répète, les châteaux, les musées mais aussi les lieux de gastronomie, les parcs… 


Millau / Photos FB, Tourisme en Occitanie Pro

Et il faut un troisième niveau pour cette même collaboration des acteurs au niveau des communes et des communautés d'agglomération. On voit bien que ceux qui progressent sont ceux qui ne se considèrent pas comme suffisant dans leur entité initiale. En Occitanie, l'abbaye de Fontfroide est un bel exemple : en ajoutant au patrimoine lui-même une vie culturelle, des activités, on fait progresser considérablement le nombre de visiteurs.

Faut-il raconter une histoire globale ?
Oui, il faut raconter une histoire, c'est le terme qui revient en permanence. Le patrimoine pur et simple, ce n‘est plus l'attente du touriste.


Arènes de Nîmes
La région Occitanie développe son rayonnement touristique international en participant aux Rendez-vous en France 2017 / Photo FB, Tourisme en Occitanie Pro



 


 

 
4/4/2017 Cueillette des «repountchous» : C'est le moment !

Publié le 02/04/2017 à 10:03   | La Dépêche du Midi |  Jean-Paul Couffin

Rouergue : Il pointe le bout de son nez


Sombre et craquant, le «repountchou» / Photo DDM

Il avait son coin. Caché et pentu. Aux portes de la ville. à deux pas de ses bases. Pentu, oui. Tellement que même les sangliers ne s'y aventuraient guère. Mais il savait que là, en surplomb du pont d'Alzou où les gamins tentaient de subtiliser quelques belles truites au cours d'eau, il trouverait assez de «repountchous» pour remplir d'abord sa musette couleur kaki. Une fois pleine, celle-ci, comme si elle constituait la mesure tip-top pour sustenter quatre personnes, il s'en retournerait vers la cuisine familiale. Mais avant d'en arriver là, en dépit de l'âge, les jambes alertes, il crapahuterait sang et eau dans des dénivelés qui, aujourd'hui, feraient rêver les fans des trails de l'extrême.

Car depuis les hauteurs de Penevayre jusqu'aux courbes de l'Alzou, là où les rochers affleurent la terre, la moindre liane se mérite. Autant dire qu'il ne fallait musarder pour être le premier à brandir sa «botte» secrète devant les attablés du café des Sports préférant siroter leur «tomate» ou leur «perroquet» que se lancer à l'aventure. Bien à l'abri des vents froids du début de printemps, après quelques pluies arrosant juste ce qu'il fallait les racines, il avait fière allure le «repountchou» qui passerait de vie à estomac. 

Sombre et craquant, moins amer que lorsqu'il grimpe vers les beaux jours de mai, le «légume» primeur allait faire la fierté de l'ouvrier. Certes, il ne rapporterait pas la totalité de sa quête au domicile conjugal. Préférant faire un détour par une dernière auberge de la rue Belle-Isle, où la maîtresse des lieux raffolait de la plante mythique du printemps. Une fois déposée une petite botte, elle pourrait lâcher ses limiers qui empliraient les besaces, avant de faire le bonheur de clients attendant leur premier plat de la saison avec l'impatience du… premier communiant. Mais ça, c'est une autre histoire.


Publié le 30/03/2017 à 07:43   | La Dépêche du Midi |  Dominique Delpiroux

C'est la saison des repountchous !


Cette sorte d'asperge sauvage se récolte en ce moment. On la trouve dans les fossés qui n'ont pas encore été stérilisés par les pesticides. / Photo DDM
 
Cette plante qui pousse au printemps est très prisée des amateurs qui la croquent ferme, blanchie et assaisonnée. Un livre pour la première fois, parle du répountchou!

Repountchous ! Voilà un nom à chuchoter, comme un savoureux secret ! Un nom qui ne dira pas grand-chose à la plupart de nos compatriotes, mais qui fait frémir les papilles des «happy few», tarnais, aveyronnais, gersois, qui connaissent cette plante magique.
Car c'est en ce moment que débute la récolte des répountchous. Cela ne durera que l'espace d'un printemps. Les délicieuses brindilles d'aujourd'hui produiront, si on les oublie, des baies rougeaudes et mortelles !

Voilà pourquoi depuis quelques jours, les amateurs de répountchous sont sur le sentier de la guerre, en chasse de leur herbe favorite, qui pousse le long des fossés. C'est là qu'il faut aller débusquer ces longues tiges, ces lianes qui ont survécu à la dernière glaciation et qui sont des cousines de l'igname africaine.
Une plante pourtant méconnue, ce qui a donné à deux passionnés, Michel Poux et Anne-Marie Rantet-Poux l'idée d'écrire un livre sur le sujet : l'ouvrage vient de fleurir, à la bonne saison ! (voir ci-dessous).

L'herbe des femmes battues
Son nom est le tamier commun, ou herbe aux femmes battues car en médecine populaire, on utilisait la racine pour faire disparaître les bleus.
Mais c'est surtout pour sa saveur et son amertume que le répountchou est tellement apprécié.

«Tout petit, dès l'âge de 5 ou 6 ans, j'allais avec mes parents cueillir les repountchous ! se souvient le chef Claude Izard, de l'Hostellerie du Parc à Cordes-sur-Ciel. On les faisait cuire tout simplement dans l'huile des lardons, avec un filet de vinaigre, à l'ancienne ! Moi, j'adore son amertume. Autant on a privé l'endive de son amertume naturelle, autant le répountchou, lui est resté naturel et sauvage !»

Claude Izard avait même organisé à Cordes une fête des Repountchous, mais qui n'aura pas lieu cette année, pour cause de difficultés techniques. Mais que l'on espère bien ressusciter un jour. En attendant, le chef trouve toujours l'occasion de glisser sa chère herbe dans ses savoureux petits plats.
Mais faut-il vraiment divulguer les petits secrets du répountchou? On pourrait bien s'en emparer et nous le copier ! Vous imaginez , du repountchou chinois ?

Comment les préparer ?
D'abord, il faut savoir qu'on peut les congeler, à condition qu'ils soient crus. Ensuite, il faut les blanchir, dans l'eau bouillante : «Pas plus de trois minutes, insiste le chef Claude Izard, sinon l'amertume augmente!» Lard grillé et œuf dur sont les compagnons naturels des repountchous. Autrement, le chef tarnais nous suggère de n'en garder que les pointes pour les incorporer à des œufs brouillés, ou de les laisser fondre dans de l'huile de noisette, avec une échalote hachée, une tomate concassée et un filet de vinaigre. Mmmm.....


Publié le 30/03/2017 à 08:34  | La Dépêche du Midi |  Recueilli par D. D.

Michel Poux : «Une tradition des bassins miniers»


Michel   Poux  / Photo DDM

Comment avez-vous eu l'idée d'écrire un livre sur les repountchous ?
C'est que lorsque j'ai commencé à m'y intéresser, j'ai constaté que rien n'avait été écrit là-dessus ! Alors qu'on trouve de nombreux livres sur les champignons, par exemple, il n'y a rien sur le repountchous ! Alors comme mon épouse est pharmacienne, nous avons écrit ensemble ce livre, qui est à la fois littéraire, mais qui apporte aussi des éléments scientifiques et botaniques. Cela nous a permis de mettre les choses au point.

Que sait-on de l'histoire de cette plante ?
Peu de chose. Repountchou est le nom occitan du tamier commun. Il y a eu souvent des confusions et des méprises. On parle d'asperges sauvages, alors que cette plante n'a rien à voir avec l'asperge. On le confond aussi avec le houblon ou les raiponses. On sait que la racine, qui est un tubercule énorme, a été consommé pendant les périodes de disette. Il fallait la faire cuire, car elle contient des saponides qui sont toxiques. 
D'ailleurs, quand la plante se développe elle finit par produire des baies rouges en fin de cycle, qui elles aussi sont extrêmement toxiques, voire mortelles. On appelle aussi cette plante l'herbe des femmes battues, car la racine a des vertus résolutives, pour faire dégonfler les ecchymoses. On trouve les répountchous le long des haies. Ils reviennent au même endroit d'une année sur l'autre. Mais pourquoi la plante pousse à tel endroit plutôt que tel autre ? Cela reste un mystère.

Quand commence-t-on à la consommer dans la région ?
On commence à avoir des signes de sa consommation au XIXe siècle autour des bassins miniers de Decazeville et Carmaux. On peut donc penser que ce sont les travailleurs émigrés qui ont apporté cette coutume de manger les repountchous.

Ce n'est donc pas une nourriture traditionnelle rouergate ?
Il s'agit selon moi d'un usage culinaire importé : les Croates en consomment, les Italiens en consomment, or, dès le XIXe siècle, une main-d'œuvre nombreuse est venue dans les bassins miniers, où l'on a compté plus de trente nationalités, venues d'Europe du sud ou d'Europe de l'est. Cela a suscité cette consommation dans les régions du Rouergue, du Tarn. En Midi-Pyrénées, cela a pris une sorte de dimension culturelle ! 
Cette plante est intimement liée à l'Occitanie et à l'histoire des bassins miniers. D'ailleurs, on raconte que pour gagner une grève, dans les bassins, il fallait la déclencher au printemps, parce qu'on trouverait toujours de la nourriture disponible avec le répountchou !

Avec quoi le manger ?
Il faut d'abord le blanchir trois minutes, et le manger avec ce que l'on trouve au printemps : lardons, ventrèche, œuf dur… En omelette, c'est dommage !


Publié le 02/04/2017 à 03:50   | La Dépêche du Midi |

Plantes du terroir : désormais, le «répountchou» a son livre


Anne-Marie Rantet-Poux et Michel Poux présentent leur dernier ouvrage sur le répountchou, plante emblématique de notre territoire. / Photo DDM

Jusqu'à présent, aucun écrivain régional n'avait pris la plume pour mettre à l'honneur le «répountchou», plante mythique de nos contrées locales qui pointe sa tête dès l'arrivée du printemps.

C'est chose faite depuis quelques jours, avec la parution du huitième ouvrage de la plume monteillaise Michel Poux, associé, pour l'occasion, à Anne-Marie Rantet-Poux, pharmacien et photographe, dont le titre «Le répountchou, qu'es aquo?» laisse à penser que leurs auteurs ont décortiqué la plante sauvage et rebelle. Aussi, en quelque 80 pages richement illustrées d'une cinquantaine de photos, l'ouvrage dépeint la plante emblématique d'Occitanie à travers plusieurs chapitres, notamment historique, scientifique, gastronomique.

Le tamier commun
La confusion la plus fréquente de la plupart des amateurs et chercheurs est d'associer la plante à l'asperge sauvage. Or, il n'en est rien, tout comme la confondre à la raiponce ou au houblon. De fait, le «reponchon», son appellation occitane, n'est autre que le tamier commun, seule dioscoréacée européenne ayant survécu aux différentes périodes glaciaires. Avant la préparation culinaire en omelette, ou mieux encore en salade chaude mariée à des œufs durs, des lardons ou de la ventrèche, il faut partir à sa découverte et en cueillir une belle botte. La liane précieuse tant recherchée pousse en lisière de bois, le long des haies, dans les fossés bordant les routes de Tarn-et-Garonne et de quelques départements limitrophes : Lot, Aveyron, Tarn.

Pour être complet, l'ouvrage s'appuie également sur plusieurs chapitres consacrés aux vertus, aux dangers potentiels de la plante, avec la conclusion du pharmacien Anne-Marie Rantet-Poux sur l'usage du tamier commun.
Michel Poux est né en Rouergue, de racines paysannes. Depuis quinze ans, son écriture s'attache aux hommes, dans leurs rapports avec le travail, l'histoire, l'art et la terre. Anne-Marie Rantet-Poux est secrétaire de la Société des sciences naturelles de Tarn-et-Garonne et spécialiste de la nature et de ses richesses.

«Le répountchou, qu'es aquo?», paru aux éditions Vent-Terral, est publié avec le soutien de la région Occitanie. Prix : 12 €.
 

 


 

 
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