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16/4/2011 «Le Fils à Jo» a fait un carton en salles


Publié le 14/04/2011 07:41 | A.-M.D.

«Le Fils à Jo» a fait un carton en salles

L'équipe du film «Le Fils à Jo» lors de sa présentation. /Photo DDM, archives, Nathalie Saint-Affre

Un des rares films entièrement tourné dans le Tarn et sur le rugby, «Le Fils à Jo» fait mieux que transformer l'essai. Avec 1,25 millions d'entrées en France, le premier long métrage de Philippe Guillard est un grand succès populaire. Sortie en DVD le 17 mai.

Fin 2009, quand Philippe Guillard tournait à Réalmont entre autres villes tarnaises « Le Fils à Jo », il se disait qu'il serait « très content avec 250 000 entrées ». Il pouvait en rajouter un million. Quatre mois après sa sortie nationale début janvier, ce film tourné dans le Tarn, un des rares consacré au rugby, totalise 1,25 million d'entrées en France. « C'est le 8e meilleur résultat 2011 (au 4e rang pour un film français), sachant que sont déjà sortis 195 films depuis le début de l'année. C'est un excellent résultat pour Gaumont et LGM, co-producteurs », se réjouit Hugues Ménager, de Gaumont distribution sud. « Le Fils à Jo » tourne encore dans une trentaine de salles. Sa vie n'est pas finie, puisqu'il sortira en DVD le 17 mai. L'occasion de toucher un nouveau public.

Un succès réellement national nonobstant la connotation régionaliste. Seules 400 000 entrées soit un tiers ont été réalisées dans le Grand Sud-Ouest, et par voie de conséquence tout le reste ailleurs ! Les chiffres sur l'ensemble du Tarn ne sont pas connus, mais, outre 11 000 à Gaillac ville de Vincent Moscato, soit presque autant que d'habitants, la Gaumont annonce « entre 12 000 et 14 000 spectateurs à Albi et autant à Castres ». Comme pour « Le Bonheur est dans le pré » ou « Bienvenue chez les Ch'tis », la référence à un terroir français, dans laquelle on s'est retrouvé bien au delà, a joué. « Des gens qui roulent en Estafette ou sur un vieux cyclomoteur bleu, dans le Tarn, j'en ai rencontré beaucoup. Ils n'ont pas perçu ça comme une caricature. Loin d'y voir une parodie, des gens du Sud m'ont dit que le ton est très juste. Ils s'y sont reconnus », analyse Philippe Guillard. « Autre ingrédient, le thème du rugby était à la fois une force et une faiblesse. » Des connaisseurs ne sont pas allés voir « Le fils à Jo » car ils craignaient d'être déçus et ceux qui n'aiment pas justement parce qu'on traitait de l'ovale ! On en connaît, même dans le Tarn ! Heureusement, « Le Fils à Jo » a été servi par un très bon bouche à oreille.

« Un film léger et profond à la fois »

Le scénario est de l'aveu de Philippe Guillard, qui assume, « cousu de fil blanc », mais il appartient à cette veine des bonnes comédies françaises pas si répandues qui font mouche à tous les coups. « Pour un premier film, c'est très bien. C'est un bonheur de le voir. C'est léger et profond à la fois. Quand ils en sortent, les spectateurs sont agréablement surpris, avec un petit silence. On sent le respect. C'est aussi le premier vrai film sur le rugby », témoigne Jean-Pierre Gardelli, patron de L'Imagine cinéma de Gaillac. La dérision n'est pas absente, avec le personnage de Jo, joué par Gérard Lanvin, un père pathétique et de mauvaise foi. Ce n'est pas du cinéma : un père l'a vu avec son fils qui voulait comme dans le film abandonner le rugby. « À la sortie, le fils a dit que finalement, il resignait l'an prochain. Pour moi, ça vaut tous les Césars ! », dit Philippe Guillard. Se souvenant « des décors magnifiques rencontrés dans le Tarn », il promet que s'il tourne un jour « Le Petit-fils à Jo », il resigne pour le Tarn !

Moscato transforme l'essai

« Vincent Moscato est la belle surprise du film. Il a bien bossé. Nous avions beaucoup peaufiné son personnage, pour qu'il ne soit pas caricatural. Nous avons tellement connu de Pompons dans notre vie… », dit Philippe Guillard, avec une once d'émotion qui perce dans la voix, à l'évocation de ce type balourd et un peu benêt, mais tellement attachant. Rien qu'en y repensant, on verserait presque une larme et on reverrait le film! Vieille recette comique, le couple contrasté que Vincent Moscato forme avec Gérard Lanvin contribue largement à la réussite du film. « C'était mon premier grand rôle », dit Vincent Moscato, évidemment « satisfait » du score : « C'est très très bien. Des films qui dépassent le million d'entrées, il n'y en a même pas 10 %. Alors, 1,25 million… » L'ex-rugbyman gaillacois qui a réussi sa reconversion en comédien et humoriste espère que « ce sera prometteur ». Déjà, il jouera un prêtre dans le prochain film du réalisateur canadien Philippe Many. Et tous les soirs jusqu'à fin mai, il donne son Moscato show au théâtre du Gymnase à Paris.

Le chiffre : 11 000 spectateurs > A Gaillac. A l'Imagine cinéma, Le Fils à Jo a totalisé 11 000 entrées soit presque autant que d'habitants. « Ce n'est pas autant que les 25 000 d'Avatar, mais c'est énorme », dit le directeur, Jean-Pierre Gardelli.


 


 

 
14/4/2011 Notre site à l'honneur



 
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10/4/2011 En avril (2011), découvre-toi d'un fil...


Publié le 08/04/2011 08:12 | J.-M.D.

L'été au printemps

Les premiers rayons du soleil attirent le monde en terrasse des restaurants./ Photo DDM, archives

Les prévisionnistes parlent de phénomène exceptionnel. Et ça va continuer alors que se profilent les vacances. On se baigne en ce moment sur l'Atlantique, et les premiers feux de forêt sont signalés.

C'est vraiment l'été avant l'heure dans un mois d'avril soumis d'ordinaire à tous les caprices. Mais cette année, on peut se découvrir de tous ses fils en craignant plus l'insolation que les coups de froid. Ce vendredi, le mercure sera à nouveau au top, prolongeant ces trois jours écoulés de forte chaleur que les météorologistes cochent déjà dans leurs annales. Jusqu'à 30 degrés mercredi à Biarritz où les baigneurs ne redoutaient pas le choc thermique d'une eau à 13 degrés seulement…

Selon les endroits, on a constaté ces jours-ci une hausse du thermomètre de 10° par rapport aux normales saisonnières. C'est le cas notamment sur la façade atlantique, mais aussi dans les zones traversées par l'effet de fœhn. Parisiens et Bordelais peuvent donc être satisfaits : ce beau temps prolongé coïncide pour ces deux villes avec les vacances scolaires de Pâques qui débutent pour la zone C.

« Finalement, avril poursuit sur la lancée d'un mois de mars déjà caractérisé par des conditions anticycloniques. On a relevé deux seuls intermèdes perturbés en milieu et fin de mois », souligne le prévisionniste Pascal Boureau de Météo France Toulouse.

Mais le bonheur des citadins ne fait pas forcément celui des agriculteurs et des gestionnaires des ressources en eau. Depuis le début de l'année, la France connaît un fort déficit en précipitations qui se situe entre 30 et 50 % du niveau normal des pluies. Curieusement, seule la Méditerranée se retrouve épargnée. Et Midi-Pyrénées n'échappe pas à cette faiblesse des précipitations relevée en plaine. En mars, sans les traditionnelles giboulées, il est tombé seulement 27 litres d'eau par mètre carré à Muret et Grenade (31), soit un déficit pluviométrique de 33 % par rapport à la normale.

Hier, on observait les premiers feux de forêts en Aquitaine, comme le signe avant-coureur d'une forte sécheresse liée aux déficits accumulés ces dernières années.

Le chiffre : 30 degrés > Biarritz. Cet exploit du mercure, c'était mercredi sur l'Atlantique où l'eau ne dépassait pas 13 à 14 degrés. Comme un air estival que retrouveront dès ce soir les écoliers de la zone C.

« Une telle température comme ces jours-ci, on ne l'a observé en un siècle que deux fois seulement à Toulouse. On est donc sur un phénomène exceptionnel. » Météo France Bordeaux.

"On est dans les records du siècle"

Comment expliquer ce phénomène de forte chaleur ?

Patrick Lavergne, prévisionniste à Météo France. Nous bénéficions d'une masse d'air chaud qui nous arrive d'Espagne. Cette masse s'est bloquée comme un effet de couvercle au-dessus de la France. Et comme le soleil commence à être haut et que la pluviométrie est au plus bas, cette masse a son plein effet.

Est-on sur des valeurs vraiment exceptionnelles ?

Oui, avec 2 à 3 degrés au-dessus de records déjà établis. La moyenne des températures observée en général début avril est de 15,5 degrés dans l'ensemble du Sud-Ouest. Mercredi encore, nous étions autour de 30 degrés à Biarritz, de 27,3 à Auch, là où le record établi était de 26,6 degrés en 1985. À la station météo de Blagnac, nous avons relevé 25,7 degrés, et encore malgré le vent. Sachez qu'une telle température, on ne l'a observé que deux fois déjà en un siècle à Toulouse ! À Bordeaux, sur la même période, le thermomètre a frôlé déjà quatre fois ce record. Dans les régions de Pau et de Mont-de-Marsan, ce constat est encore plus fréquent puisqu'il s'agit de territoires soumis à l'effet de fœhn. Mais la particularité cette année, c'est que cette chaleur s'est imposée trois jours de suite. Aujourd'hui vendredi, il en sera de même.

La tendance pour ces prochains jours ?

Jusqu'au milieu de la semaine, on peut compter sur la poursuite d'un temps beau et sec, avec toutefois un net rafraîchissement sur la côte atlantique à partir de samedi soir. Cet air marin gagnera tout le Sud-Ouest avec un dimanche matin plutôt gris et une après-midi autour de 20 degrés. Mais le temps restera agréable pour la saison malgré quelques passages nuageux.

L'été promet-il d'être caniculaire ?

Les prévisions saisonnières s'appuient pour l'heure sur une « tendance moyenne » pour l'Europe qui nous indique des températures proches des normales, sans excédent particulier. Recueilli par J.-M.D.

 

Tous à la plage ce week-end

Avec 30°C sur la plage Pereire, Arcachon a explosé les records hier après-midi pour un 7 avril. C'était aussi le record de température pour le littoral aquitain. Mais les autres n'étaient pas à plaindre non plus : 28° à Lacanau, 26° à Hossegor et à Biarritz. De quoi tordre le coup au fameux dicton d'avril : non seulement les premiers vacanciers ont pu se découvrir d'un fil, mais ilsse sont aussi offer leurs premiers coups de soleil ! Mais seuls quelques rares courageux ont osé s'aventurer dans l'eau, qui elle n'a pas eu le temps de se réchauffer, affichant seulement 12 à 14°C entre pays basque et pointe du Médoc. « Ce beau temps est une aubaine à la veille des vacances de Pâques. Cela donne vraiment envie aux gens de venir sur la côte » confirme Christel, du groupe Landes Vacances. Les professionnels du tourisme du littoral aquitain affichent un bel optimisme pour le mois d'avril, alors que les deux académies de Bordeaux et Paris sont en congés scolaires dès ce soir, et que la météo devrait se maintenir sur un mode quasi estival toute la semaine prochaine, à l'exception de dimanche, mais avec tout de même quelques petits degrés en moins.

Les plages et les terrasses du Languedoc-Roussillon ont aussi vécu hier leur première vraie journée d'avant saison avec des températures entre 26° (Lodève), 25° (Montpellier) et 21° à Sète, rafraîchie par brise marine. Dans le même élan, habitants et touristes de passage ont convergé vers les stations balnéaires pour tester une Méditerranée encore un peu fraîche à 15°, hier à Valras-Plage. «Nous sommes restés pratiquement une heure dans l'eau. C'est un tel plaisir d'être à la mer dans de si bonnes conditions » expliquent Béatrice et Serge Douet, arrivés deux jours plus tôt . Dans les vaguelettes, quelques étudiants n'ont pas froid aux yeux. Ils se jettent régulièrement à l'eau, jouent au ballon. « Pour moi c'est la première fois de la saison. Un peu fraîche au départ. Puis ensuite très bonne » explique Jean Christophe qui comme ses copains a passé l'examen blanc le matin avant de rejoindre le sable pour réviser… le plongeon.

« Huit campings sur dix ouvrent ce samedi. En début de saison, les clients fonctionnent beaucoup au feeling et à l'air du temps. S'il fait beau, on peut s'attendre à des arrivées. Mais le grand boum de ce début de saison, aura lieu les deux semaines suivantes » estime Jean François Bey, le président de la fédération régionale de l' hôtellerie de Plein Air. Entre Carnon et La Grande Motte, la golden bay des plages privées, depuis des jours c'est la course et l'intox pour savoir qui ouvrira le premier. A priori, La Voile Bleue remporte le challenge de début de saison avec aujourd'hui, sa grande soirée d'ouverture. Pour croire à l'été avant l'été. En attendant le grand frisson des saints de glace, calvaire des jardiniers et des baigneuses monokinistes. Pierre Sauvey et Christian Goutorbe

Un impact positif sur la vente de 300 produits

Si au sortir de l'hiver, une belle météo nous redonne le moral, elle est également un élément clé de la stratégie de nombreux secteurs économiques. Ainsi, au-delà de la prise en compte de la prévision météorologique, de plus en plus d'entreprises intègrent dans leur stratégie de développement la compétitivité climatique et font appel à des sociétés spécialisées. Climpact, fondée par des experts du climat en 2003 et aujourd'hui leader européen de la Business Intelligence climatique, estime que 70 % de l'économie est « météo-sensible. » Climpact propose ainsi des services aux entreprises pour comprendre, mesurer et anticiper l'impact des aléas climatiques sur leur activité. L'embellie météo que nous connaissons depuis le début de la semaine va ainsi avoir un effet positif sur la consommation de quelque 300 catégories de produits de grande consommation, assure Climpact. « Au niveau national, plus de 35 produits verront leur consommation augmenter de 4 % à 77 % grâce à la météo », estimait la société vendredi dernier, en révélant les produits qui connaissent des pics de consommation. « Le Top 5 national est constitué des insecticides (+77%), des produits solaires (+29%), des glaces (+29%), du maïs doux en conserve (+18%) et des saucisses fraîches (+18%).» Côté insecticide, le Sud-Ouest enregistre « le chiffre record de +113 % d'augmentation/» Dans notre région, la consommation de glace va bondir de 40 %, les concentrés pour boissons de 28 % et les bières de luxe de 19 %. « Au niveau national, l'ampleur de l'impact des températures sur la consommation est plus significative lorsqu'elle traduit une hausse plutôt qu'une baisse : +113 % pour les insecticides mais « que » - 30 % pour les soupes et potages... Philippe Rioux

 

Publié le 08/04/2011 16:24 - Modifié le 09/04/2011 à 10:26 | © 2011 AFP

Vague de chaleur inhabituelle en France

Un homme profite du soleil le 8 avril 2011 à Bordeaux Pierre Andrieu AFP

Terrasses prises d'assaut à Bordeaux et un peu partout en France et une impression d'été avant l'heure: la France connaît une douceur assez exceptionnelle pour un début du mois d'avril.

La température atteignait 30,7°C à Perpignan ce vendredi en début d'après-midi, nouveau record pour une température enregistrée au cours des dix premiers jours d'avril, a indiqué Météo France.

A Montpellier, on flirtait avec les 30°C (29,6°C) à 14H00, et à Nîmes on enregistrait 28,9°C, du jamais vu, là aussi, pour un début avril.

A Bordeaux, où le record d'un début avril, datant de 1921, a été battu jeudi, les terrasses étaient prises d'assaut, et les sandalettes et les petites robes d'été ressorties des garde-robes.

Signe du retour de la chaleur, le "miroir d'eau", étendue d'eau située sur les bords de la Garonne, retrouvait ses airs de Bordeaux-plage, alors que les vacances débutent ce week-end en Aquitaine et en région parisienne.

Toute la France est concernée par cette chaleur inhabituelle, avec des records enregistrés de Biscarosse à Vannes, en passant par Bourges, Lyon et Strasbourg (27,4°C jeudi contre 13,7 en moyenne un 7 avril).

Un record de chaleur sur une journée est "scientifiquement limité", souligne toutefois Météo France Strasbourg, qui préfère tirer des conclusions en étudiant les moyennes de températures sur 3, 5 ou 7 jours glissants.

Les Strasbourgeois ne boudaient pas leur plaisir en faisant trempette dans les fontaines de la Place Kléber, remises en eau après la période hivernale.

Il n'y a guère que dans le sud-est, habitué à telles chaleurs, que la situation ne paraissait pas vraiment hors normes: "On dépasse les normales saisonnières, il fait chaud, mais ce n'est pas exceptionnel et ça ne ressemble pas à une vague de chaleur", a dit une météorologue, qui relève que la situation est certainement plus exceptionnelle dans le nord du pays.

"Une vague de chaleur aussi précoce, c'est assez remarquable, au regard des records qui tombent dont certains remontaient à loin", assure néanmoins Jérôme Lecou, ingénieur prévisionniste à Météo France.

"On est, par endroit, environ 9°C au dessus" des températures moyennes d'un début avril, précise-t-il.

Sur les tablettes de Météo France, avril 2011 est donc bien parti pour rejoindre celui de 2007 qui "avait été un mois d'avril exceptionnel".

"On a aussi de belles températures en Espagne, Portugal, Italie. Tout l'ouest de l'Europe est sous une masse d'air assez chaude en provenance du Maghreb avec des températures de 33°C à Bilbao et 31°C à Porto", note-t-il.

Cette "très belle séquence douce" a démarré à la mi-mars avec des températures constamment au-dessus de la moyenne depuis le 10 mars.

Avec aussi des conséquences moins agréables comme des départs d'incendie redoutés dans les Landes, où les températures flirtent avec la barre des 30°C.

Et la suite? Le beau temps sera encore largement de mise samedi mais la situation devrait se dégrader dimanche dans le sud-ouest avec des températures "qui vont perdre 8 ou 9°C" par rapport à vendredi, selon le prévisionniste.

"Et la semaine prochaine, ça s'annonce doux, mais avec davantage de nuages, et un risque de précipitations, au moins sur la moitié nord, à partir de jeudi", précise-t-il, rappelant aussi que cette vague de chaleur précoce ne permet en aucun cas de dire que l'été qui arrive sera, lui aussi, plus chaud que d'habitude.

 

Publié le 09/04/2011 12:39 | Pierre-Jean Pyrda

Albi, 30° : découvrez-vous en avril !

Un vrai temps de juillet hier à Albi où le thermomètre a atteint les 29°C. Glaces et sodas ont eu beaucoup de succès. Ces trois copines ont pris leur premier bain de soleil au Jardin national. / Photo DDM, Marie-Pierre Volle

Avec des records entre 28 et 30°, le Tarn connaît depuis mercredi, comme tout le Sud-Ouest, une vague de chaleur d'une exceptionnelle précocité. Mais ça ne va pas durer.

En avril, ne te découvre pas d'un fil. Tu parles pour le dicton ! Encore que, si on prenait ce week-end la direction de l'Europe de l'Est, on ferait face à des bourrasques de neige du côté de la Hongrie ou de la Roumanie!

Rien de tout cela dans notre département où, depuis mardi, la seule tempête est d'azur. Avec un vent faible et un air sec et chaud remontant d'Afrique du Nord et d'Espagne, voilà que le mercure s'affole jusqu'à atteindre sans doute aujourd'hui, les 30° C dans les villes de l'Ouest et dans la plaine tarnaise.

Va-t-on battre des records ?

« On en a déjà battu avec mercredi, une maximale de 30,2° à Couffouleux. Jeudi, on a relevé 29,6° dans les stations de Lautrec et Castanet et 28,5° à Albi-Le Séquestre », répond Thomas Noirot, ingénieur prévisionniste à Météo France Albi.

Valeur plus remarquable encore, les 26,5° relevés jeudi à Lacaune, à 800 mètres d'altitude : record historique depuis l'ouverture de la station en 1949. Thomas Noirot parle d'une « vague de chaleur d'une exceptionnelle précocité ». En effet, les records de chaleur d'avril avaient été enregistrés en toute fin de mois : le 30 avril 2005, il avait fait 29,9° à Albi.

Jamais la station Météo France du Tarn n'avait envoyé son « premier message régional de forte chaleur » début avril.

Changement radical dimanche

« Attention, ça ne présage pas forcément d'un été caniculaire », prévient Thomas Noirot... qui douche l'enthousiasme des malchanceux qui travaillent ce samedi et auraient voulu jouer aux lézards dimanche sur leur terrasse ou dans leur jardin. « Samedi sera le dernier jour de la vague de chaleur mais dimanche, on aura un changement de temps radical. Une couche de nuages bas arrivant du golfe de Gascogne va recouvrir le Tarn, avec quelques gouttes possibles et des températures qui vont chuter de 10°. Mais des maximales de 19 ou 20° à cette période sont encore 3 degrés au-dessus des moyennes de saison. »

Les jardiniers et arboriculteurs seront, eux, rassurés de savoir ceci : « Jusqu'au 20 avril au moins, il n'y a aucun risque de gelée tardive ». Au-delà, difficile pour les ingénieurs météo d'être plus précis. Sur le front des précipitations, le Tarn présente un déficit de 10%. Rien d'inquiétant en ce début de printemps. «Jusqu'au 15 juin, on est dans la période qui reçoit statistiquement le plus d'eau».

 

Publié le 10/04/2011 03:47 | LaDepeche.fr

Carcassonne : Comme un petit parfum d'été…

Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué on bat des records de chaleur depuis quelques jours, « On se croirait en été », s'enthousiasment certains qui ont déjà pris quelques coups de soleil. Mais attention au proverbe « En avril… » Et puis, un peu de mémoire, l'an dernier au mois de mai la neige tombait à Carcassonne.

 

Publié le 02/04/2011 08:39 | LaDepeche.fr

Toulouse à l'heure d'été



Un avant-goût de l'été hier sur les berges de la Garonne./Photo DDM, Xavier de Fenoyl

C'était quasiment l'été hier avec des températures proches de 26°. Du jamais vu début avril depuis 1947. Même coup de chaud aujourd'hui mais avec un peu de vent.

Hier, à Toulouse, en terrasse, on avait l'impression de cuire. Dans les voitures on frôlait le coup de chaleur ! Les météorologistes confirment : c'était « un vrai temps d'été ». 23,6° à l'ombre et sous abri c'est « 9 degrés au-dessus des normales de saison », note Corinne Aillet, prévisionniste à Météo France. « La chaleur monte tranquillement depuis le début de la semaine mais hier on a battu un record. Des températures aussi élevées un 1er avril n'avaient pas été relevées depuis 1947 ». En milieu de journée il faisait 30° facile au soleil. Comment dans ces conditions résister à l'appel du grand air. Campagne, montagne, mer, océan ? Est-ce que cela vaut le coup de partir en week-end ? « Samedi sera une belle journée, dit Corinne Aillet. Il risque même de faire un peu plus chaud mais avec une pointe de vent d'autan. Côté atlantique ça se gâte très vite, côté méditerranée aussi, il y a une dépression avec des entrées maritimes ». Finalement c'est en montagne, à la campagne, ou même à Toulouse que le week-end risque d'être le plus agréable. Profitons-en car dimanche on perdra dix degrés dans la journée. Les températures remonteront à partir de mercredi et, d'après les prévisions en principe, le week-end du 9 avril sera sec et ensoleillé.

La Garonne est haute

Le niveau de la garonne est monté ces jours-ci. La neige fond en montagne, mais le manteau neigeux n'étantpas très épais, il est à souhaiter qu'il ne fasse pas trop chaud trop vite.

 

Publié le 03/04/2011 09:58 - Modifié le 03/04/2011 à 10:54 | F.D.

Villelongue (65) : Feu de végétation en terrain difficile

Lorsque l'alerte d'un feu de végétation à Villelongue a été passée au Codis, hier, les pompiers ne s'attendaient sûrement pas à devoir batailler toute la journée pour le circonscrire. Non pas par son étendue ou sa puissance, mais davantage par son inaccessibilité. En effet, situé au-dessus de la centrale hydroélectique Shem, le secteur près de la conduite forcée est fortement escarpé. Pour ce travail, sous le commandement du chef de groupe capitaine François Clin, du centre de secours de Pierrefitte, et celui du capitaine Sébastien Guillaumo, du centre de secours de Lourdes pour la partie technique, une vingtaine d'hommes se sont relayés toute la journée. Sans réservoir d'eau pour éteindre les flammes, les hommes ont été obligés de battre le feu foyer après foyer, sous une température estivale, sur ce versant au milieu des pierres qui renvoyaient la chaleur. Des conditions de travail épuisantes et très dangereuses pour les pompiers de Lourdes, Argelès, Tarbes, Pierrefitte, Andrest et Capvern, qui n'ont déterminer le départ de ce feu.

 

Publié le 10/04/2011 08:13 | L.G.

Haute-Ariège : deux violents incendies, 50 pompiers engagés

 

Deux violents incendies se sont déclarés hier, en fin de journée, au-dessus des villages de Saurat et de Gourbit, dans le Tarasconnais, en Haute-Ariège. Au-dessus de Gourbit, la feu a pris dans une forêt, à mi-chemin entre la vallée et le sommet. Deux camions de lutte contre les feux de forêt et une dizaine de pompiers ont été engagés. Du côté de Saurat, le feu a été maintenu sur la crête, au-dessus du relais d'Arignac, sur les hauteurs du hameau du Souleillan par des pompiers venus nombreux de différents centres de secours: Tarascon, Foix, Auzat, Varilhes, Mirepoix, Saverdun et de saint-Girons. Il a détruit plusieurs hectares d'arbustes, de genêts et de fougères.

«Notre principal objectif est de l'empêcher de descendre vers Saurat et les habitations du Souleillan d'un côté; vers les hêtraies qui descendent vers Foix de l'autre, ou vers le relais de télévision d'Arignac», confiait, sur place, le capitaine Patrick Antonietti, qui commande le centre de secours de Tarascon. L'incendie menaçait également deux relais de transmission du service d'incendie et de secours. Vers 20 heures, un poste de commandement opérationnel était installé vers 1200 mètres d'altitude, sous les ordres du commandant Didier Marcaillou, patron des pompiers ariégeois. Les efforts des pompiers, en début de soirée, commençaient à porter leurs fruits: les flammes immenses que l'on distinguait de loin deux heures plus tôt, avaient disparu. Mais la nuit promettait d'être longue.

 

Publié le 07/04/2011 07:50 | Pierre Mazille.

Montauban : Dans 20 ans, le temps se sera mis à l'heure espagnole

Dans 20 ans, le pays montalbanais aura une météo équivalente à celle du nord de l'Espagne aujourd'hui./Photo DDM archives E.M

On connaissait les prévisions à 5 jours. Voici les prévisions… pour les 20 prochaines années en pays montalbanais. Non pas au doigt levé, mais sur la foi de modèles analytiques élaborés.

Je n'ai pas de boule de cristal », prévient Christian Tschocke (lire encadré) avant de disserter sur « l'évolution climatique et ses conséquences en pays montalbanais d'ici 2030 » (1). Il n'empêche qu'aujourd'hui, grâce aux modèles mathématiques, il est possible de dégager les tendances de l'évolution climatique sur une zone particulière. Et avoir une idée assez précise du temps qu'on aura en 2030 ici même.

5° en plus au cours des 12 000 dernières années

En pays montalbanais (comme ailleurs dans le grand sud-ouest), cette évolution devrait se situer dans le droit fil des observations passées. Christian Tschocke : « On n'observe pas de rupture, mais la tendance est là. En fait ca fait 12 000 ans que le climat se réchauffe. On a pris 4° supplémentaires au cours des 11 900 premières années et 1° au cours du dernier siècle. On devrait encore gagner 1° au cours des 20 prochaines années »…Une accélération du phénomène qui pourrait offrir en 2030 au territoire montalbanais, une météo équivalente à celle du nord de l'Espagne aujourd'hui.

Ces modèles analytiques envisagent effectivement une aggravation des températures moyennes de 1° pour les 20 ans à venir, particulièrement marquée par une hausse des températures hivernales (+ 1,4°), cette hausse étant plus diffuse en ce qui concerne les moyennes estivales (+ 0,4°).

Pluviométrie : moins d'eau

Dans le même temps, la pluviométrie devrait baisser au cours des deux prochaines décennies : - 30 mm en moyenne, soit 5 % des précipitations actuelles.

« Pour le vent, les projections sont un peu plus difficiles puisqu'elles dépendent de l'Atlantique et les modèles restent assez flous », précise Christian Tshocke. Toutes ces données et projections sont bien sûr à relativiser en fonction du territoire de référence, les villes affichant des températures toujours supérieures à celles relevées en campagne ou en forêt…

Conséquences inéluctables… Anticipation obligatoire…

Mais ces projections resteraient vaines si l'on n'anticipait pas leurs conséquences, notamment sur les ressources en eau… Pour la consommation, mais aussi pour l'agriculture et l'industrie. Nous rentrons là dans le concept de développement durable. C'est donc aujourd'hui qu'il va falloir anticiper les conséquences de ce réchauffement sur les stocks d'eau, nappes phréatiques et retenues. Christian Tschocke évoque le plan d'eau de Saint-Nicolas ou la nécessaire alimentation en eau de la centrale nucléaire de Golfech : « Plus les températures seront élevées, plus il faudra abaisser la température des eaux de refroidissement de la centrale »…Avec encore plus d'eau.

Un cercle vicieux qui nous guette sans forcément nous menacer « à condition d'anticiper correctement ces tendances », assure Christian Tschocke.

Le climat s'emballe ? A la fin du 21e siècle, la hausse moyenne des températures pourrait avoir atteint 2,5°, «mais par un phénomène d'inertie, cela devrait ensuite se calmer». Notre expert assure qu'en 2300, les températures et la population seront retombées au niveau actuel.

Article réalisé à partir du site : ladepeche.fr


 


 

 
8/4/2011 Dimanche, Cordes fête les responchons*


Publié le 06/04/2011 11:25 | LaDepeche.fr

Cordes-sur-Ciel : La fête des responchons*


La part de plus grande navette est attendue avec impatience.

En haut de la cité dimanche 10 avril de 12 h à 18 h, des pousses du tamier recherchées depuis l'Antiquité pour leur saveur amère, les responchons apparaissent sur les talus et dans les fossés pendant le mois d'avril. Ils sont très appréciés dans le Sud-Ouest de la France et particulièrement dans le Tarn où on les déguste crus ou blanchis, puis assaisonnés en salade. Claude Izard a souhaité fêter ce plaisir gourmand sous la halle médiévale. Avec le comité des Quatre Saisons, il vous invite à les déguster, des artisans des métiers de bouche vous régaleront avec leurs recettes typiques à base de responchons accompagnées des vins de Gaillac.

Cette fête printanière verra, à partir de 14 h, sur la place de la Bride, la plus grande navette du monde réalisée par Jean-Paul Moulin, pâtissier, et Michel Almon, maître du feu. Toute la journée sera animée par Fanny Domingo, chanteuse, accordéoniste, clownette.

* responchons, ou respounjous, respounsous, respountsous (bien prononcer le "s" final !), respouchons,...


 


 

 
6/4/2011 Les "Grands sites" de la région à l'écran


Publié le 05/04/2011 08:40 - Modifié le 05/04/2011 à 08:46 | Dossier Sabine Bernède

Les "Grands sites" de la région à l'écran


Le Pont Valentré à Cahors. / Photo DDM, Marc Salvet

La région Midi-Pyrénées lance une campagne de communication télévisée sur ses 24 Grands Sites touristiques. Des spots, à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 9 mai, sur les écrans.

Une collection : celle des joyaux du patrimoine. Une politique touristique : celle des Grands Sites. Midi-Pyrénées a trouvé le trait d'union entre ses territoires, ses paysages et ses habitants. Et le fait savoir. Hier, au siège de la Région à Toulouse, la nouvelle campagne de promotion touristique a été présentée.

Dès aujourd'hui, et jusqu'au 9 mai prochain, sur les écrans de France TV, TF1, Canal + et LCI, les téléspectateurs vont voir des spots de 30 secondes sur les atouts touristiques de la région. Un enchaînement d'images spectaculaires sur les Grands Sites de Midi-Pyrénées.

Les crêtes blanches des Pyrénées qui émergent de la brume, le viaduc de Millau suspendu dans le ciel, une joyeuse fanfare festoyant dans le Gers, le bonheur d'enfants jouant dans une fontaine, une fleur de tournesol dans un champ au soleil couchant…

Zoom sur l'art roman. Vue aérienne d'une cité moyenâgeuse. Travelling sur le Canal du Midi. On avait oublié que c'était aussi beau. C'est un autre regard posé sur la région. Conçus et réalisés par Laurent Azéma et la société Digivision, ces petits films font apparaître, ou réapparaître les merveilles du patrimoine régional.

La campagne de promotion, d'un coût d'1,2 million d'euros, va être menée en France et à l'étranger. Son but ? « Augmenter la fréquentation touristique, élargir le temps de saison pour garantir et pérenniser les emplois », indique Martin Malvy, le président de la Région.

Conduite depuis deux ans, la politique des Grands Sites a accru la notoriété de Midi-Pyrénées. L'économie touristique représente 7 % du PIB régional, et compte 32 000 salariés. Des contrats d'objectifs passés entre la Région, les départements et les collectivités, ont pour but d'unifier et d'améliorer la qualité de services dans les 24 Grands Sites retenus.

Midi-Pyrénées est la quatrième région de France la plus visitée, rappelle Philippe Guérin, le président du Comité régional du tourisme. Un rang à tenir.

La crise économique incite les Européens à revoir leurs programmes de vacances. Selon BVA, 3 millions de Français auraient renoncé à partir cet été. Mais ceux qui ne partent pas en voyage ne renoncent pas forcément à une escapade. La crise pourrait être favorable au tourisme régional. Un coup d'œil, un bol d'air, c'est pas cher.

Les 24 Grands Sites :

Les 24 Grands Sites de Midi-Pyrénées sont les suivants : la vallée de la Dordogne, Saint-Bertrand-de-Comminges, Gavarnie, Rocamadour, Conques, Figeac, le pont d'Espagne-Cauterets, Toulouse, Marciac, Flaran-Baïse-Armagnac, le viaduc de Millau, le canal des Deux-Mers, Albi, Saint-Cirq-Lapopie, Moissac, Lourdes, le Pic du Midi, l'Ariège préhistorique, Villefranche-de-Rouergue-Najac, Sorèze-Revel-Saint-Ferréol, Cahors, Cordes, Auch, et Bagnères-de-Luchon.

"Une belle collection"

Rodez est candidate pour devenir le 25e Grand Site de Midi-Pyrénées. Y en aura-t-il beaucoup d'autres ?

Jean-Louis Guilhaumon, vice-président de la Région Midi-Pyrénées.. Pour Rodez, la décision sera prise dans un proche avenir. Nous ne souhaitons pas que cette belle collection de sites rares et d'excellence s'agrandisse trop. On parle des Grands Sites, mais on parle aussi des territoires qui y sont associés.

Après deux ans de classement, quel bilan ?

Je ne sais pas si l'on peut tout attribuer au classement en Grand Site. Mais depuis deux ans, la fréquentation des lieux classés a augmenté de 10 à 20 %. Ce classement a donné envie aux Midi-Pyrénéens de redécouvrir leur patrimoine. Les nouveaux arrivants visitent la région. Les sites touristiques peuvent prendre appui sur l'image de Midi-Pyrénées pour asseoir leur propre notoriété.

Quelles perspectives pour la saison d'été ?

Les turbulences au plan mondial incitent les Européens à séjourner non loin de chez eux. Alors, pour nous, la concurrence se joue entre les pays européens et les régions. Notre stratégie doit offrir des atouts à Midi-Pyrénées.

En Midi-Pyrénées, il y a des Grands Sites, mais pas la mer. Un handicap ?

Non. Nous avons des lacs, des espaces aqualudiques, tout un patrimoine bâti autour de l'eau. L'été, on peut se baigner.

Le tiercé des villes touristiques :

Lourdes. Avec six millions de visiteurs chaque année, la cité mariale, dans les Hautes-Pyrénées, fait partie des sites les plus visités en France. Après la tour Eiffel à Paris et le Mont Saint-Michel, Lourdes est l'une des destinations phare en France. La place forte du tourisme religieux. Depuis hier, la saison des pèlerinages a redémarré avec la reprise des processions quotidiennes.

Toulouse. Avec 3,5 millions de visiteurs par an, la Ville rose est une cité touristique. Ne manque qu'une grande expo, l'été, pour attirer davantage de monde. Capitole, Saint-Sernin et Jacobins sont les trois lieux où les visiteurs font une halte. Pour se promener, rien de mieux que les bords de Garonne. Et pour voyager dans le futur, la visite à la Cité de l'Espace est incontournable.

Albi et Rocamadour. Classée au patrimoine mondial de l'Unesco début août 2010, la ville d'Albi a vu sa fréquentation touristique dopée. La cathédrale Sainte-Cécile et le musée Toulouse-Lautrec attirent des visiteurs du monde entier.

Rocamadour, dans le Lot, est aussi classée au patrimoine mondial de l'Unesco. Une très belle étape sur les chemins de Saint-Jacques.


Spot Grands Sites 2011 par tvregion-midipyrenees

 


 

 
2/4/2011 Week-end foire agricole à Réalmont


Publié le 24/03/2011 09:53 | Nico

Réalmont : C'est bientôt la foire agricole

La foire du matériel agricole d'occasion de Réalmont aura lieu les samedi 2 et dimanche 3 avril./ Photo DDM

52 e du nom, la plus célèbre et plus vaste Foire Agricole du grand Sud Ouest (qui aura lieu le premier week-end d'avril) se prépare avec entrain autour des membres du bureau de l'association Réalités Réalmontaises. Michel Boyer l'un des trois coprésidents de préciser: «On est dans les starting blocks, prêts à tout pendant ces 2 jours !» Avec plus de 60 000 personnes sur le week-end, 900 exposants et 9 hectares de surface d'exposition, le village vit au rythme agricole de la foire, véritable petit salon de l'agriculture tarnais. Les expositions de bestiaux profitent chaque année d'un succès croissant notamment auprès des enfants pressés de caresser, veaux, vaches, chevaux et autres moutons, et dont les propriétaires attendent avec impatience les résultats des divers concours du samedi et dimanche matin.

La salle polyvalente scindée en deux entre les produits gourmands dans la partie basse et l'exposition avicole en haut attire également une grande foule de petits et grands. Le foirail et les boulevards verront un choix impressionnant d'engins agricoles en tous genres, de la simple tondeuse aux gros cylindres des champs, le chaland n'aura que «l'occasion»(pas de matériel neuf !) de trouver son bonheur. En phase avec les réflexes écologiques actuels, le pôle environnement dédié aux énergies nouvelles et à l'habitat durable est reconduit pour la troisième année. Les buvettes tenues par les bénévoles ne manqueront pas de désaltérer ou de réchauffer les visiteurs selon les caprices de Dame Météo! La foire agricole, un rendez-vous immanquable dans l'agenda des manifestations tarnaises et réalmontaises au même titre que le Festival Ré'Al Croche du mois de juillet.

 

Publié le 01/04/2011 09:40 | Nico.

Réalmont : Foire, le guide pratique

«Les Blousons Rouges», ce n'est pas le nom d'un gang, mais plutôt des bénévoles qui oeuvrent tout au long de la Foire.

Pénétrer le vaste champ de foire n'est pas une mince affaire pour le visiteur lambda de la 52ème foire Agricole de Réalmont. Trouver et respecter les consignes ou les lieux de stationnement peut paraître plus facile à dire qu'à faire lorsque qu'un village de 3000 habitants voit débarquer pas moins de 60.000 visiteurs sur deux jours de foire! Le stationnement ne doit pas donc gêner l'axe principal du village mais aussi les rues de déviation au sein même du village, de vastes parkings tels que le stade de la Mélouze ou encore la zone de La Prade recevront les visiteurs. Les trottoirs des rues du village (lorsqu'il ne sont pas encombrés par de stupides cageots anti-parking) serviront eux aussi de zone de stationnement efficace.

Une fois opérationnel, le visiteur pourra s'appuyer sur le service et l'amabilité des «blousons rouges» de Réalités Réalmontaises, association organisatrice de la manifestation, leur présence sera remarquée un petit peu partout sur la foire sans oublier la permanence, place du foirail, véritable carrefour et point de rencontre des enfants égarés ou objets trouvés. Quatre pôles de secours mis en place par la Croix Rouge et affectés au village gourmand, à la route de Villefranche, au boulevard Armengaud et au chemin des Farguettes assureront une sécurité maximale. Pour se désaltérer, Réalités Réalmontaises met en place des buvettes à l'expo bovine, sur le foirail, ainsi qu'à la salle polyvalente; pour la restauration, à la salle des fêtes et au grand foirail, alors que les ADMR tiendront place sous le couvert du poids public. L'expo bovine, cours de récréation interactive pour les enfants demande certaines précautions envers nos chères petites têtes blondes, capables de « vacheries » peu appréciées par nos amis les bêtes, qui plus est, stressées par la visite de pas moins de 60000 personnes en deux jours! Alors prudence et bonne foire à toutes et tous.


 


 

 
1/4/2011 Poisson d'avril !


Publié le 01/04/2011 07:47 | LaDepeche.fr

Poisson d'avril, une coutume française qui a conquis le monde

Il n'y a pas de tradition plus rigolote que le 1er avril en qui les blagueurs voient leur saint patron. Ses origines sont controversées, normal quand on est le symbole des farces et attrapes. Cependant l'hypothèse la mieux partagée fait remonter l'apparition des facétieux poissons au XVIe siècle en France. Tout a commencé quand, en 1564 le roi Charles IX a décrété que l'an nouveau ne commencerait plus le 1er avril mais le 1er janvier, les cadeaux d'usage devant suivre le transfert. Alors que dans le royaume les guerres de religion faisaient rage, la cour, qui avait besoin de distractions ,trouva divertissant de continuer à marquer l'ancien nouvel an par des cadeaux amusants et des canulars. Comme à cette période on est à la fin du carême chrétien pendant lequel il n'était permis de manger que du poisson et non de la viande, on s'offrit de faux poissons. Dans le livre qu'il vient de consacrer à Charles IX (Charly IX, Robert Laffont) Jean Teulé raconte cette mutation avec son humour habituel.

Partie de France cette coutume a gagné le monde occidental avant de franchir les océans et de s'adapter à chaque pays. En Angleterre les piégeurs ne peuvent sévir que le matin, en Écosse, ils peuvent frapper deux fois, le 1er et 2 avril, en Inde c'est la fête de l'Huli mais le 31 mars.

 

Publié le 01/04/2008 11:46 | Véronique Bouvier

Saint-Gaudens : Souvenirs de «poissons d'avril»

C'était en 2005. Les téléspectateurs de France 3 et le petit monde de l'agriculture étaient en ébullition. Une vache gasconne, Linotte, venait de rejoindre les hautes sphères spatiales. Un canular du 1er avril, né du cerveau fécond d'un de nos collègues de l'antenne régionale de la chaîne. Francis Estadieu, éleveur bovin à Soueich, se remémore l'épisode, avec délectation. « Le journaliste désirait un animal d'une race rustique. D'où le choix du groupe gascon. Ils sont venus tourner quelques scènes dans mon exploitation. Puis Linotte est allée à la cité de l'Espace à Toulouse. Jusqu'au dernier moment, je ne savais pas si le reportage allait être diffusé », raconte Francis Estadieu. Finalement, le sujet passe au journal de 13 heures, puis dans l'édition du soir. Certain de ses comparses y croient dur comme fer. Ils demandent à suivre les pérégrinations de la vache et s'enquièrent de son état de santé. « Trois ans après, on m'en parle encore », pouffe l'éleveur.

D'autres ont des souvenirs plus classiques. « En cinquième au collège de Montréjeau, on avait accroché un poisson dans le dos de notre professeur d'anglais. Toute la classe était complice. Mais comme elle aussi était très blagueuse, elle a joué le jeu », plaisante Cyrille Cointre. Cette tradition, qui se perd, a débuté en l'an de grâce 1564. C'est à ce moment-là que le roi Charles IX, décide de modifier le calendrier et de débuter l'année le premier janvier. La coutume voulait que les gens s'offrent des cadeaux pour honorer l'année nouvelle. Quelques petits farceurs continuèrent à s'échanger des présents le premier avril, mais « pour rire ». L'histoire ne dit pas si les vaches spatiales avaient déjà fait leur apparition.


 


 

 
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