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27/3/2017 Tourisme Tarn : Fousiquer, poutouner, s'espanter...

Publié le 23/03/2017 à 07:55   | La Dépêche du Midi | 

«Le petit espanté» vous invite à fousiquer et poutouner


Valérie Escande, directrice du CDT, a présenté le magazine aux hébergeurs et autres prestataires privés. / Photo DDM

Il s'appelle «Le petit espanté». Le nouvel outil de communication du Comité Départemental du Tourisme casse les codes un brin éculés. Pas de florilège des monuments, pas d'hymne violoneux à la brique et aux voûtes plein cintre (même si les hauts lieux monumentaux y trouvent leur place). Le ton est au magazine, et l'épigraphe empruntée à Françoise Chandernagor donne le la : «Je trouve mes plus grands bonheurs dans les petits plaisirs». 



C'est donc le Tarn des petits plaisirs, des petites attentions, du «small is beautiful», loin du grandiose, que Le petit espanté invite à découvrir. Le pays des recoins, du relâchement, des chemins de traverse, le refuge du tourisme buissonnier. Le magazine donne «cinq bonnes raisons d'aimer le Tarn» en table des matières : rien ne presse (n° 1), chez les chaleureux (2), les copains d'abord (3), les fortes têtes (4) et une cinquième accroche plus classique sur la «diversité». Allusion aux mosaïques de paysages, à la surprise au coin du virage.



Un poutou sur les deux joues
On peut y faire un «itinéraire épicurien» (traduction locale : le coup de fourchette et gorgeon), y vivre 10 expériences (crapahuter, adopter le régime tarnais…), réciter une idée par mois. En soixante pages, on remonte aux sources locales du langage : on vient dans le Tarn fousiquer (fureter), toupiner (cuisiner), poutouner (s'embrasser). Ce magazine, à la couverture douce comme une peau de pêche, a les saveurs acidulées de l'enfance et du temps retrouvé. 



Il s'adresse aux urbains qui veulent souffler, prendre leur temps et quelquefois le perdre. Un Tarn de farniente, de surprises, un Tarn «qui se la pète pas», un Tarn qui nous ressemble, un hédoniste qui sait vivre et accueillir. Le petit espanté a fait un tabac lors de sa sortie auprès des prestataires privés. Un Tarn comme ça donne envie de le poutouner.


Cliquez sur l'image ci-dessus pour accéder au "Petit espanté"...

 
 

 


 

 
26/3/2017 Expo photos à Albi : La grève de Graulhet

Publié le 24/03/2017 à 08:34  | La Dépêche du Midi | 

Expo photos de P. Assémat

Graulhet : Grève pour le repos hebdomadaire en 1909 / Photo DDM

Commémoration des grêves ouvrières de Graulhet de 1909
De décembre 2009 à mai 2010, la ville de Graulhet a célébré le centenaire de la grève des ouvrières et ouvriers mégissiers qui ont défié les patrons pendant tout l'hiver 1909-1910, pour obtenir une réduction de la journée de travail à 9 heures sans diminution de salaire, la suppression du travail à la tâche et la réglementation de la production mécanique. Cette grève a concerné l'intégralité de la mégisserie graulhétoise et fut une des plus longues de ce début de XXe siècle. 

Elle a motivé l'envoi des troupes militaires pour encadrer le conflit, l'intervention de leaders syndicalistes et politiques tel que Jean Jaurès et Vincent Auriol. Elle a engendré misères, difficultés, solidarités et finalement lassitude sans gain appréciable pour les ouvrières et ouvriers. Le CCOA présente du 1er avril au 31 mai 2017 les photos prises par Pierre Assémat, pendant le tournage du film Jean Michel Devos en 2009 sur la mémoire de cette grande grève . 

Le vernissage de l'exposition aura lieu le samedi 1er avril à 17h00, 28 rue Rochegude, 81000 Albi, Pierre Assemat présentera à cette occasion la grève des mégissiers de 1909. Entrée libre ouverte à tous.

Grève de Graulhet : Manifestation gréviste sur le pont / CPA

Lien > Graulhet : Grève 1909 - 1910
http://natifs50-graulhet.wifeo.com/greve-1909-1910.php
 

 


 

 
25/3/2017 Mars : Succession d'intempéries avant l'heure d'été

Publié le 24/03/2017 à 17:05   | La Dépêche du Midi | 

Les incroyables images du violent orage qui s'est abattu hier soir sur Tarbes


L'orage à Tarbes hier soir./ Photo DDM, Christophe Cieslar Photographie

Les gros nuages noirs qui s'amoncelaient depuis la fin de l'après-midi sur la plaine tarbaise étaient annonciateurs de gros coups de tonnerre. Et comme Meteo France l'avait prédit, un très violent orage s’est effectivement abattu jeudi soir, juste avant 20 heures sur Tarbes et la Bigorre. De très puissants éclairs ont zébré le ciel pendant de longues minutes, accompagnés par de violentes chutes de grêle : ces gros grêlons, dont certains mesuraient de un à trois centimètres de diamètre, n’ont heureusement pas fait de dégâts. Mais ce spectacle météorologique toujours fascinant a en tout cas permis aux chasseurs d'orages du département de capturer des images aussi belles qu'impressionantes.


Publié le 25/03/2017 à 08:53   | La Dépêche du Midi |

Tarbes épargnée par la grêle


/ Photo DDM

Jeudi soir, alors que le temps tournait à l'orage et que les éclairs illuminaient le ciel, de gros nuages remplis de grêle se sont déversés sur les communes d'Ossun, Azereix mais aussi Bordères-sur-l'échez, Rabastens, s'arrêtant aux portes de Tarbes. Des rideaux de pluie ont perturbé la visibilité des automobilistes mais cela n'a pas duré. Malgré la taille des grêlons que cette dame a dans sa main, les dégâts ont été très limités. Vendredi matin, les automobilistes pouvaient encore en voir sur les bas-côtés des routes car ils n'avaient pas fondu durant la nuit fraîche.


Publié le 23/03/2017 à 22:57   | La Dépêche du Midi |

Abondantes chutes de neige attendues dans les Pyrénées


A Peyragudes jeudi matin./ Photo FB, Météo 65

A peine le printemps arrivé que revoilà déjà l'hiver ! D'abondantes chutes de neige sont en effet attendues dans les Pyrénées entre vendredi et samedi. L'ensemble de la chaîne devrait connaître cet épisode neigeux. A 1500 m d'altitude, 20 à 40 cm devrait tomber. Ça tombe bien, la saison de ski n'est pas terminée dans les stations. En Catalogne, outre la neige, c'est un fort épisode pluvio-orageux qui est attendu.
Déjà, ces dernières heures, il était tombé sur les Pyrénées de 20 à 25 cm de neige aux alentours de 1000 m.


Publié le 25/03/2017 à 08:35   |  L'Indépendant  | 

Neige dans le haut canton des P.-O.: le col du Puymorens rouvert


Pas de la Case / Photo FB, Grandvalira

La neige s'est invitée sur le haut canton des Pyrénées-Orientales vendredi dès la fin de journée, en parallèle de l'alerte orange pluie, oranges, inondations touchant l'Aude et les Pyrénées-Orientales. De quoi créer quelques perturbations sur les routes.


Publié le 24/03/2017 à   | Sud Ouest |  par A.D.

Pyrénées : de nouvelles chutes de neige sont attendues


Il est tombé 24 centimètres de neige à Gourette, jeudi / Photo FB, Maison Casaux

Alors que mardi, 15°c ont été relevés dans les stations de ski… En Béarn, jusqu’à 20 centimètres de neige sont prévus
La neige a fait son retour dans les Pyrénées, dans la nuit de mercredi à jeudi. Et de nouvelles chutes sont prévues cette nuit et samedi matin.
Jeudi, dans les Pyrénées-Atlantiques, il est tombé 6 centimètres à Iraty (vers 1300 mètres), 24 à Gourette (1600 mètres environ) et 12 à La-Pierre-Saint-Martin (1600 mètres), selon Météo France.


Publié le 23/03/2017 à 08:27   | La Dépêche du Midi |  J.P. Couffin - M. Fontaine

Il a neigé en Aveyron et dans le Lot


Secteur de Séverac le Château / Photo FB, Météo Sud-Aveyron

C'est en fin de matinée que les premiers flocons ont fait leur apparition sur les hauteurs de Villefranche-de-Rouergue, en Aveyron, où la neige s'est mise à tomber par intermittence sous forme d'averses.

Presque un paradoxe pour ces premiers jours de printemps, quand on sait que cet hiver, la sous-préfecture n'a quasiment pas vu de neige. Il fallait atteindre environ 400 m d'altitude vers Morlhon-le-Haut, où la température oscillait entre 1° et 0° pour voir un petit manteau couvrir la campagne. Plus haut vers Rieupeyroux, Saint-Salvadou, Vabre-Tizac et Lescure-Jaoul, la couche s'avérait plus importante, comme en attestaient les véhicules bien recouverts.


Grêle dans le St-Affricain / Photo FB, Météo Sud-Aveyron

Dans le Lot aussi
Sur les contreforts du massif central, dans le Lot, l'hiver a aussi joué les prolongations. La neige s’est invitée toute la matinée à gros flocons dans la région du Haut-Ségala. Elle a recouvert le sol et les arbres fruitiers pourtant déjà en fleurs, comme sur la commune de Saint-Cirgues (photo). Cet épisode neigeux, sûrement le dernier d'un hiver peu rigoureux, a concerné une bonne partie de l'Est lotois.


Mérens les Vals (Ariège) ce matin / Photo FB, Météo Pyrénées


Saint-Lary Espiaube ce matin / Photo FB, Intersport Pyrénées


Qui dit "printemps", dit changement d'heure ! 


Et c'est ce week-end : dimanche à 2h, il sera 3h 
 
Publié le 25/03/2017 à 09:00   | La Dépêche du Midi | 

Rafales jusqu'à 95 km-h sur le Tarn : des arbres arrachés, des manifestations perturbées


Un tilleul s'est abattu sur la façade d'un cabinet de notaires, samedi matin à Albi. / Photo DDM

Après la pluie, le beau temps... Eh bien non! Ce matin à 9 heures, la pluie a laissé la place au vent, à Albi et ailleurs dans le Tarn. Venu de la Méditerranée, il a soufflé jusqu'à 95 km/h dans la montagne Noire et les monts de Lacaune. Il a perdu un peu de vitesse dans le centre du département (jusqu'à 85km/h), pour reprendre de la vigueur au nord (90km/h à Vaour, Monestiés et Valence-d'Algeois).

Résultat, une ligne téléphonique à terre, à 9h45 à Curvalle. Là, ce sont les pompiers d'Alban qui sont intervenus. A Albi, ils n'ont fait que passer place Jean-Jaurès où un très vieux tilleul est tombé sur la façade du cabinet de notaires, derrière la brasserie qui jouxte le dépôt de bus. Ils ont laissé la place aux employés municipaux qui ont débité l'arbre et l'ont passé au broyeur. Il a fallu moins de deux heures pour le transformer en copeaux et dégager la route.


Publié le 26/03/2017 à 07:07  | La Dépêche du Midi |  Ch. C.

Carcassonne : Frappée par la montée des eaux


Débordement à Carcassonne. / Photo DDM, C. Boyer

Carcassonne n'a pas été épargné par les intempéries dont les stigmates étaient visibles. En effet, le fleuve Aude était sorti de son lit à plusieurs endroits. Le fameux chemin de balade au pied du Païchérou était totalement sous les eaux. Les touristes passant sur le pont vieux pour se rendre à la Cité ont pu voir que les berges de l'Aude au niveau de la CPAM étaient, elles aussi, submergées, hier.

Dans l'Ouest audois aucune route n'a été coupée. Les sapeurs-pompiers ont toutefois dû intervenir pour des opérations de pompage d'eau en particulier dans la Haute-Vallée de l'Aude. 
 

 


 

 
24/3/2017 Le Parc National des Pyrénées a 50 ans

Publié le 23/03/2017 à 11:16    | La Dépêche du Midi |  Andy Barrejot

Le Parc national des Pyrénées a 50 ans aujourd'hui


Jean-Pierre Armary observe les isards. / Photo DDM

Entre ces deux clichés, quelques kilomètres mais surtout un demi-siècle ou presque d’écart. Sur la première photo, Jean-Pierre Armary, garde-moniteur en pleine tournée d’observation des isards, l’emblème du Parc, en vallée de Luz. Depuis le sommet du Montarrouy, en face Pic du Néouvielle, à droite Turon du Néouvielle. 



Sur la seconde photo (DDM), changement d’espèce, mais méthode similaire pour Alexandre Garnier cet hiver, qui observe les bouquetins au Pont d’Espagne.
C’est en effet le 23 mars 1967 que le Parc National des Pyrénées voyait le jour par décret. Cinquante ans plus tard, si les hommes ont changé, les missions de préservation de l’environnement persistent, les contraintes qui pèsent sur lui sont toujours plus contemporaines.


Publié le 04/03/2017 à 09:26   | La Dépêche du Midi |   Andy Barréjot

À 50 ans, le Parc national des Pyrénées est toujours vert


Laurent Grandsimon, le président du Parc, a présenté les festivités prévues jusqu'en fin d'année pour cet anniversaire./Photo A. B.

Créée en 1967, la structure qui sanctuarise la biodiversité, le patrimoine et les paysages pyrénéens fête ses 50 ans, avec un programme d'animations chargé jusqu'à fin 2017.

Il portait le numéro 67265. Ce décret, promulgué le 23 mars 1967, donnait naissance au Parc national des Pyrénées. «Le seul regret, c'est qu'à l'époque, la zone cœur de Parc n'ait pas été un peu plus vaste. Son étroitesse à certains endroits est dommageable.» Après 50 années d'existence, passionnelle donc parfois troublée mais plus souvent apaisée, le Parc n'a pas bougé. Sur la carte. Car sur le terrain, si ces missions de protection et de sensibilisation à l'environnement et à la biodiversité demeurent, la structure qui accueillera son nouveau directeur, Marc Tisseire, venu de la DDT de l'Aveyron, le 3 avril prochain, compte 72 agents pour un budget de 7 millions d'euros. 

«Il y a sur le territoire, un véritable attachement au Parc national, s'est félicité Laurent Grandsimon, son président. Nous allons continuer à améliorer ces relations avec les élus. C'est un outil utile, avec des gens qui s'engagent pour leur territoire. Cet anniversaire, c'est l'occasion de se parler. On a chacun nos petites histoires, nos bons moments. C'est à nous de donner envie à ceux qui ne sont pas dans la démarche de rejoindre les autres.» Le président cible notamment les 21 communes à ne pas avoir encore signé la charte du Parc, dont 5 en Bigorre.



/ Photo FB, Parc National des Pyrénées

Autour d'un logo vert et fédérateur où cohabitent gypaète, papillon, isard (l'emblème de toujours), berger, moutons, jeunes Pyrénéens et une cabane («un logo pas agressif mais intégré dans son environnement»), le président a donc détaillé les festivités qui égayeront ce 50e anniversaire sur ce territoire perché entre Bigorre et Béarn. «C'est le moment pour le Parc de faire le bilan de son action et de travailler en partenariat avec les gens du terrain autour de la découverte de la nature, de la protection de l'environnement comme du patrimoine. L'acceptation est meilleure.» Et pour sceller cette dynamique, le Parc mise d'abord sur deux documents identitaires : un livre réalisé avec le conseil scientifique du Parc et un film qui sera présenté en avant-première au festival Eldorando en juin. 

Une attention particulière sera portée à la jeunesse, avec six journées d'animation pour les scolaires, du CP à la terminale. «Quelque chose de plus formel que nos relations habituelles pour communiquer sur nos valeurs au cœur des vallées, expliquer comment les gardes et les agents travaillent sur le développement durable, précise Marie Hervieu. Le tout avec une approche pédagogique mais aussi artistique et sensorielle.» Deux chantiers d'insertion seront menés sur le territoire, et notamment un à Estaing, avec la remise en état d'un quartier de cabanes destinées aux bergers. Animations pour les personnes en situation de handicap, apéros du 50e anniversaire, sont aussi prévus pour l'automne.



/ Photo FB, Parc National des Pyrénées

Auparavant, l'événement majeur aura conduit les marcheurs à sillonner le Parc d'ouest en est, d'Etsaut à Saint-Lary, du 19 au 25 août. «À chaque étape, il y aura des rencontres et des discussions dans les refuges du Parc. Les agents du Parc réaliseront cette marche, mais ne l'encadreront pas. Toutefois, le public peut s'y joindre, soit pour la randonnée, soit le soir, avec des parcours depuis le fond de vallée proposés par les guides labellisés «Esprit Parc national».» 

Le 25 août, un banquet marquera la fin de cette traversée en vallée d'Aure. «Saint-Lary fut parmi les premières à signer la charte, à accueillir des vélos et voitures électriques, nous avons de très bonnes relations avec cette ville, conclut Laurent Grandsimon. Cet anniversaire va mobiliser beaucoup de personnel. Mais c'est aussi faire connaître 50 ans d'histoire, jusqu'à la réintroduction des bouquetins et partager la fierté d'appartenir et d'intervenir sur ce territoire.»


Publié le 27/01/2011 à 12:49   | La Dépêche du Midi |  Thierry Jouve

Parc national des Pyrénées : à la découverte d'un écosystème fragile


Le Néouvielle est un formidable terrain de pratique pour le ski de randonnée, mais il y a des règles à respecter./photo DDM Thierry Jouve

La pratique de la raquette et du ski de randonnée dans la réserve du Néouvielle exige de respecter certaines règles de conduite afin de préserver la faune. Reportage.

Le jour se lève. Dans des halos rouges, émerge la silhouette plate du Néouvielle (3 091 m) - le seigneur des lieux - coiffé de neige. Le soleil éclaire peu à peu le lac d'Aubert, pris dans la glace. Le cœur de la Réserve naturelle du Néouvielle est recouvert d'un léger manteau blanc. Le faible enneigement et les températures douces - ce mardi 18 janvier - sont dignes du printemps. Ces conditions facilitent la subsistance de la faune qui peut se nourrir plus aisément. Surtout, les animaux puisent moins dans leurs réserves pour résister à des conditions climatiques rudes. L'hiver, le mercure peut descendre jusqu'à moins vingt degrés.


Laquette d'Orédon, dominée par le massif du Néouvielle / Photo DDM, Arthur Compin

« Beaucoup d'animaux meurent. Même les plus forts perdent plus du tiers de leur poids en hiver », indique Didier Moreilhon, garde du Parc national des Pyrénées.

Affaiblis, les chances de survie des animaux sont encore amoindries s'ils sont sans cesse dérangés, car ils dépensent de l'énergie pour s'enfuir. L'hiver, l'accès à la Réserve naturelle du Néouvielle s'effectue en raquettes ou en ski de randonnée. Pas question d'interdire cet espace de liberté. C'est d'ailleurs impossible. En revanche, il y a des règles à observer. Tout d'abord, respecter la signalétique en place - elle va bientôt être enrichie-, rester sur les sentiers, les itinéraires hivernaux et les sillonner en silence.


Les gardes du PNP ont encadré les professionnels de la montagne dans la réserve du Néouvielle. / Photo DDM, Th.J.

Ne pas suivre les traces
« Respecter ce milieu, c'est prendre le temps d'écouter, de regarder. Il y a des zones à éviter. Il ne faut pas, par exemple, suivre l'empreinte d'un grand tétras. La trace d'un skieur conduira directement le renard ou la martre jusqu'à son site. Ce qui tue une espèce, ce n'est pas le passage de dix skieurs, une fois, mais si un skieur dérange l'espèce tous les jours », explique Didier Moreilhon.

Il convient donc de ne pas chercher à s'approcher toujours plus près. De toute façon, le plus souvent, on n'a même pas le temps de voir un grand tétras ou un lagopède quand il s'envole. En revanche, on peut apprendre à identifier les traces et indices des animaux, et avec de la patience, tomber sur un écureuil, un isard ou un chevreuil qui traverse le chemin. L'utilisation de jumelles ou de longues vues permet aussi l'observation à distance de la faune.

Les chiens sont interdits dans la réserve car ils peuvent perturber la reproduction. Il ne faut pas hésiter à recourir au service des guides et accompagnateurs, pour faire son apprentissage de la montagne hivernale. « Tout le monde doit profiter de ce milieu, dans le partage et le respect », conclut Didier Moreilhon.


Curée de vautours fauves sur une carcasse ./ Photo DDM,José Navarro.

Les animaux changent leur alimentation
L'hiver, les animaux changent de stratégie alimentaire. L'aigle devient charognard et la mésange insectivore en été, se contentera de baies et de graines. Reptiles, poissons ou amphibiens passent l'hiver en léthargie, enfouis sous la terre ou la vase. Le lagopède creuse des igloos dans la neige pour gagner jusqu'à 20° par rapport à la température extérieure. Les campagnols circulent dans des tunnels entre le sol et la neige. Grâce à l'hibernation, marmotte chauve-souris, loir, hérisson divisent par vingt leurs besoins.

La phrase :
« Ce qui tue l'espèce, ce n'est pas le passage de dix skieurs, une fois, mais si un skieur dérange l'espèce tous les jours » Didier Moreilhon, garde au Parc national des Pyrénées

Le chiffre : 3 091 mètres > L'altitude du Néouvielle. Le sommet éponyme de la réserve naturelle accessible en ski de randonnée : 980 m de dénivelé depuis le refuge et le lac d'Aubert.


Didier Moreilhon : « la protéger et la respecter… »


D. Moreilhon devant la table d'orientation du lac d'Aubert./ Photo DDM T.J.

Garde moniteur au Parc national des Pyrénées, maire de Camparan, paysan, loueur de gîtes, Didier Moreilhon porte plusieurs casquettes qu'il ne replie pas en fonction du vent. « Je prends toutes les étiquettes. Le plus dur pour moi, c'est de trouver le juste milieu, l'équilibre. » Une posture nuancée, pas évidente dans un monde où il faut être dans un camp, surtout dans des situations de tension, comme cela est parfois le cas entre les éleveurs opposés à l'ours et les gardes du parc qui viennent constater les prédations.

« Après la guerre, mon grand-père était bien content de travailler au barrage de Cap-de-long. Moi, je veux rester paysan, car c'est ce qui m'a fait vivre. J'ai aussi travaillé une dizaine d'années à la station de Saint-Lary. Pas question pour moi de cracher dans la soupe. Garde-moniteur au Parc, je ne suis pas un écolo pur et dur ».

Didier Moreilhon a une connaissance de tous les milieux : tourisme, pastoralisme, protection de l'environnement, gestion de la vie locale. « J'essaie toujours de penser à l'autre, de trouver un compromis. Je ne supporte pas les extrêmes ». Didier Moreilhon, c'est un peu une synthèse harmonieuse d'un enfant de la vallée d'Aure, soucieux de son développement et de la préservation de son patrimoine naturel.


Le barrage de Cap de Long au pied du Néouvielle / Photo DDM

Au quotidien, il arpente sommets et forêts. Au fil des saisons, il effectue le suivi naturaliste des espèces de la réserve naturelle du Néouvielle. Il ne conçoit pas la vallée d'Aure sans la biodiversité. « Le fictif n'attire personne. Les gens, tu ne leur vends que la réalité. Si un jour, un visiteur vous demande où se trouve un grand tétras et qu'on lui répond qu'il n'y en a plus, cela ne va pas. Un maillon économique et écologique du patrimoine disparaît ».

Didier Moreilhon mène une vie de partage. « La vie nous permet de profiter de la nature, mais c'est la nature qui nous a donné la chance de pouvoir la parcourir. Depuis mon tout jeune âge, le pastoralisme et l'économie de la vallée m'ont nourri et permis de pratiquer le plus beau métier au monde ».

Et d'ajouter, avec le sourire : « Bien avant celui de Nicolas Hulot. Aujourd'hui, je veux lui rendre ce qu'elle ma toujours donné. Pour moi la montagne est un joyau qu'il faut protéger et respecter, mais aussi savoir partager ». C'est ce qu'il fait au quotidien. Il encadre des formations sur le dérangement hivernal et estival des espèces. Il travaille sur une signalétique et une information adaptée au terrain. Il suit les aménagements de sentiers, les rénovations de cabanes.


« Limiter l'impact »
Éric Sourp, chef du service scientifique du Parc national des Pyrénées


Le refuge de la Glère est un merveilleux belvédère sur le massif granitique du Néouvielle./ Photo DDM

Qu'est-ce qui fait la richesse de la Réserve du Néouvielle ?
C'est une des plus anciennes de France. Des scientifiques toulousains, sur l'initiative de l'un des leurs, M. Chouard, ont loué les terrains dès 1 935 à la commune de Vielle-Aure. La réserve a été créée en 1968 et la gestion en a été confiée au Parc national fondé un an avant. Elle présente un patrimoine écologique extraordinaire avec une grande amplitude attitudinale (de 1 800 m à 3 100 m). On y trouve, les forêts (de pins à crochets) les plus hautes d'Europe, un complexe de tourbières et de lacs parmi les plus beaux des Pyrénées et de nombreuses espèces endémiques (grand tétras, desman, lagopède, etc.).

Comment développer le site et le protéger ?
Les enjeux sont multiples : assurer la conservation de ce patrimoine et son suivi, aller vers un aménagement durable du territoire. C'est un site important de fréquentation touristique. Afin d'en limiter l'impact, une navette a été mise en place l'été. Les véhicules stationnent à Orédon. Une politique d'accueil du public a été mise en place. Elle repose sur la pédagogie.


Daniel Verdot, berger sur les rives du lac d'Aumar / Photo DDM, M.L.
 

 


 

 
23/3/2017 Pyrénées : Dans les coulisses des stations

Publié le 23/03/2017 à 07:41   | La Dépêche du Midi |   Mickaël Louit

SnowTasty, la dameuse foodtruck reine de La Mongie


SnowTasty, la dameuse food truck, est la grande nouveauté de la famille Abadie cette saison. Versant La Mongie, Sacha se fera un plaisir de vous servir./Photo Mickaël Louit.

Lancée cette saison par Sacha Abadie, la dameuse food truck de La Mongie a trouvé sa clientèle de skieurs gourmands, adeptes d'une restauration rapide de qualité.
À La Mongie, la star de la station, c'est… une dameuse. Mais pas n'importe laquelle, une dameuse food truck baptisée SnowTasty.

Dans la file d'attente du télésiège du Coume-Lounque, les curieux sortent leur portable pour immortaliser la nouveauté de la famille Abadie. «Le premier réflexe des gens, c'est de se prendre en photo devant, en rigole Sacha Abadie, le restaurateur et gérant de SnowTasty. Si je devais me faire payer au nombre de photos qu'ils prennent, je parie que je serais riche.»

Après avoir entendu parler de ce concept aux États-Unis, Sacha et Éric Abadie l'ont réellement découvert au Salon de l'aménagement de la montagne à Grenoble, l'hiver dernier. L'idée arrive immédiatement : l'importer à La Mongie. «On a été les premiers à en parler en France», souligne le fils. En France, il y en a une à Val-Thorens «mais elle est statique». Et à Formiguères, «ils ont racheté le concept lancé par un Italien». Car ce qui rend SnowTasty si unique, c'est sa création «de A à Z» réalisée par la famille Abadie. 


/ Photo FB, SnowTasty

«On a trouvé une dameuse d'occasion, on l'a repeinte, customisée et on a complètement réaménagé l'intérieur pour y intégrer une cuisine», explique Sacha tout en montrant les aménagements réalisés. Une dameuse food truck autant 100 % bigourdane que ses plats proposés sur la carte. Burgers, bruschettas, planches de style tapas, que des recettes à savourer sur le pouce, entre amis ou en famille, tout en profitant du soleil. Quant aux produits cuisinés, «ils viennent tous de l'exploitation familiale et le pain de notre boulanger». 

À table, les touristes se régalent comme Jean, un Bordelais, qui découvre cette nouveauté : «C'est un superconcept, c'est vraiment génial. L'avantage, c'est qu'on est moins serré que dans un restaurant et qu'on est plus tranquille». Au pied du télésiège du Coume-Lounque, SnowTasty dispose d'une zone de plat qui facilite l'accès et «surtout on peut sécuriser tout autour», tient à préciser le jeune restaurateur.

«Au début, j'étais en bas des œufs, c'était compliqué car il n'y a pas de soleil. Alors qu'ici, c'est ensoleillé toute la journée.» À un mois de la fermeture de la station (NDLR : le 17 avril), il est encore temps de tester SnowTasty pour les retardataires.

Et pour l'année prochaine, quelques idées trottent déjà dans la tête du gérant : «Je pense que je vais me tourner que sur du burger. Le soir tapas et le midi burger». Mais avant, il faudra préparer la saison estivale et Sacha Abadie aimerait bien «trouver un emplacement sur la Côte Atlantique».


Publié le 12/03/2017 à 10:05   | La Dépêche du Midi |  Laure Toral

Ascou (09) : À l'heure des dameurs


Notamment grâce au travail de Pascal et Jean-Luc, dameurs, la saison est un succès à Ascou-Pailhères./Photo DDM.

Le télésiège de l'Orri vient de remonter les derniers usagers. Il est 16 h 45, heure de la fermeture. Progressivement, déjà, l'ombre recouvre la station d'Ascou-Pailhères. La montagne sera bientôt rendue à elle-même. Mais la journée ne fait que commencer pour Pascal et Jean-Luc, tous deux dameurs. Ils s'étaient donné rendez-vous sur le parking situé à proximité de l'église d'Ax-les-Thermes. Les voilà arrivés dans le local des employés. Chacun pointe. Ils savent exactement ce qu'il leur reste à accomplir grâce au cahier de damage. Après l'avoir consulté, ils se rendent à leur machine. Dix minutes, ils la font chauffer et se donnent le temps de tout contrôler. Le ballet peut commencer.

Ce soir, Pascal conduit la Prinoth Standard. Il damera, en plus des lignes de téléskis, le bas de la station. Jean-Luc conduit la Prinoth Treuil, car il faut s'accrocher là-haut, tour à tour, à chaque point d'ancrage. Par tous les temps, il s'agit d'utiliser le treuil afin de remonter la neige dans les murs des pistes rouges, sans patiner. Par un signal radio, il préviendra son collègue : «Je quitte la machine», puis «Je suis remonté dans la machine». Pas besoin de s'étendre en bavardages. Juste le nécessaire.

Une passe en montant, une passe en descendant, jusqu'à ce que toute pente, balisée par les fanions, devienne lisse et plate. Volant entre les jambes, une main posée sur le pommeau qui a fonction d'articuler la lame, il faut savoir doser son geste afin de déplacer, de répartir la neige et de damer les bosses qui se sont formées tout au long du jour entre les passages des skis. L'autre main dirige la machine, règle la vitesse de rotation de la fraise en vue d'éliminer les sillons dans la neige laissés par les chenilles. Devant, les phares éclairent puissamment le sol. Derrière se trouvent le tapis, la fraise, les flaps, qui, dans leur ensemble, évoquent la queue d'une baleine.


Damage nocturne à Peyragudes / Photo FB, Station de Peyragudes

«La neige est une matière vivante»
Le travail, ce soir-là, a pu être accompli dans de bonnes conditions : une neige suffisante, pas de brume, pas de tempête. Si tel n'avait pas été le cas, il aurait quand même fallu être là et accomplir tout ce qui est possible. Le mauvais temps, ils connaissent. Rester hyperconcentré, telle est la consigne.

D'après Jean-Luc, «la neige est une matière vivante qui se transforme sans cesse. Il faut sentir la neige pour savoir la travailler».

Même s'ils passent en moyenne sept heures dans la dameuse, hormis une brève pause repas, ils ne voient pas les cernes se creuser sous les yeux. Présents de mi-décembre à la fin mars, avec, au plus fort de la saison, une seule «nuit» de repos : damer leur va si bien ! Le métier les passionne. Être dameur, c'est en avoir la vocation.

L'été, ils retrouveront leur autre activité. Mais grâce à leur travail hivernal, cette année encore ils seront à demeure dans ce qui leur est cher : la montagne.


ublié le 12/03/2017 à 07:29   | La Dépêche du Midi | 

Dormir dans un igloo en Andorre


Renseignements et réservations www.hoteligluandorra.com

Plus grande station des Pyrénées, Grandvalira a forgé sa réputation en recherchant toujours des produits et services originaux et de qualité pour les visiteurs. Outre un domaine skiable parfaitement maîtrisé, un des lieux les plus emblématiques de la station reste l'hôtel Igloo. L'établissement possède un bar, une terrasse, un restaurant et cinq chambres pouvant accueillir jusqu'à 6 personnes. Sculpté par des artistes de la neige, l'intérieur de l'hôtel est également préparé et équipé pour passer une nuit magique. La palme revient au jacuzzi, très spectaculaire, un des musts de l'hôtel.

Situé à 2 350 mètres d'altitude, dans le secteur de Grau Roig, l'hôtel Igloo est un site exceptionnel. Au pied des pistes, structure naturelle, entièrement construite de glace et de neige, c'est une véritable sensation de dépaysement qui attend les visiteurs, qui dormiront au cœur des paysages montagneux qui rendront le séjour inoubliable.


Publié le 07/03/2017 à 08:48   | La Dépêche du Midi | 

Station de Bourg d'Oueil : Une saison formidable


Aux côtés d'Henri Jammes, une quinzaine de bénévoles se dévoue pour faire marcher la petite station, pour le plus grand plaisir des skieurs. / Photo DDM

Les remonte-pentes se sont figés samedi en fin d'après-midi, dans la station de Bourg d'Oueil. Après un mois et demi d'exploitation, et alors que la neige fraîchement tombée offre des paysages de rêves aux skieurs, l'exploitation s'est achevée en cette fin de vacances de la zone de Bordeaux. Les bénévoles se sont cette année encore mobilisés afin que les huit pistes et les trois téléskis de la station puissent faire le bonheur des familles et skieurs débutants. Retour sur cette belle saison avec Henri Jammes, maire du village de Bourg d'Oueil et président du Sivom de la Vallée d'Oueil.

Satisfait de cet hiver 2017 ?
Nous avons ouvert dès le début des vacances de février et jusqu'à samedi soir. Il y a très longtemps que nous n'avons pas vécu une telle saison ! Nous avons eu de la neige, beaucoup de visiteurs, des skieurs issus de toutes les régions. Tous ont beaucoup apprécié notre vallée, la station et les hébergements ont connu une belle fréquentation.

Avec des bénévoles toujours présents ?
Oui et je les en remercie chaleureusement. Il nous faut environ 10 à 13 personnes pour faire tourner la station : trois personnes aux téléskis, trois ou quatre à la buvette, sans oublier la location… Nos bénévoles doivent être présents tous les jours, du matin 8 h 30 jusqu'au soir 18 heures. Ils sont vraiment très dévoués et sans eux, nous ne pourrions rien faire.

Avec un seul salarié ?
Oui, nous avons un pisteur détaché par la station de Luchon Superbagnères. C'est pour nous très réconfortant d'être soutenus par les deux stations voisines, Superbagnères mais aussi Peyragudes, qui elle, nous aide beaucoup pour l'entretien du matériel et qui réalise par exemple les contrôles techniques. C'est toute cette solidarité qui fait que la station tourne toujours. Mais il va tout de même falloir réfléchir à son avenir, car les bénévoles ne sont plus tout jeunes…

Comment le voyez-vous ?
J'aimerais un peu investir dans la neige de culture et changer les armoires électriques. La saison que nous venons de vivre va nous aider à faire de petits aménagements et nous pourrons finir de payer notre inspection des trente ans. Nous aimerions aussi aménager un peu la station pour les débutants, installer un tapis, avoir un moniteur pour donner des cours… Nous avons aussi des projets pour l'été, avec la création d'un centre d'accueil dédié aux touristes, à Balès. Tout cela en respectant l'ambiance familiale de la vallée d'Oueil. Si une gouvernance commune des stations du département devait voir le jour, j'espère qu'elle nous aidera à pérenniser notre belle station.


Publié le 27/02/2017 à 07:41   | La Dépêche du Midi |   Th. J.

La meilleure semaine de la saison


Il a fait grand soleil sur les stations cette semaine, comme ici à Cauterets./Photo M. Pinaud, OT Cauterets.

La troisième semaine des vacances qui vient de s'achever a été la meilleure de la saison en termes de journées ski pour les stations des Hautes-Pyrénées. Elle était annoncée comme telle en raison des réservations. De nombreuses stations comme Peyragudes affichaient un taux d'occupation de leurs lits de 90 %.

Rappelons que les académies de Bordeaux, Nantes et de Bretagne sont en vacances et ce sont de grosses pourvoyeuses de skieurs pour les Pyrénées.

En plus, les conditions sont idéales, routes dégagées, neige et grand beau temps. Aussi, cela s'est traduit par de bons résultats en termes de nombre de journées/ski. Saint-Lary a fait des journées à 13.000 personnes. Le Grand Tourmalet annonce 5 jours à 12.000 personnes et un total de 75.0000 journées ski sur la semaine, «l'une des plus fortes jamais réalisées», souligne Henri Mauhourat, directeur de la station. Cauterets, avec le Pont-d'Espagne, totalise 45.000 journées dont 10.000 pour le week-end. 

Peyragudes annonce 46.500 journées/ski dont 14.000 dans le week-end. Luz a accueilli environ 21.000 skieurs sur la semaine. «La mise en place de navettes au départ du village favorise à la fois la montée des skieurs mais aussi celles de piétons qui viennent se balader et déjeuner à la station», souligne Arnaud Libilbehety, directeur de Luz. Piau comptabilise 25.000 skieurs, soit autant que la deuxième semaine de Noël qui était jusque-là la plus forte pour la station.

Val-Louron réalise aussi une belle troisième semaine avec 15.000 skieurs.La quatrième et dernière semaine des vacances s'annonce aussi excellente.


Publié le 19/02/2017 à 09:53   | La Dépêche du Midi | 

Monts-d'Olmes : Le jardin des neige, paradis des petits


Les enfants ne boudent pas leur plaisir./Photo DDM.

Située sur la commune de Montferrier, la station des Monts d'Olmes est une station familiale par excellence. Depuis sa création, il y aura 50 ans en fin d'année, les enfants y ont une place de choix. La piste du Poussin qui fut jadis à la place de la chapelle y accueille les skieurs en herbe.

Tout à côté le jardin des neiges est le paradis des tout-petits. Les moniteurs de l'École du ski français (ESF) leur apprennent les bases pour devenir plus tard de grands champions à l'image de la locale Perrine Laffont (lire aussi en page 33).

Pendant ce temps, leurs parents profitent pleinement des joies de la glisse avant de les retrouver à l'issue des cours.


Publié le 10/02/2017 à 08:44 
 | La Dépêche du Midi | 

Avalanches : les artificiers en action sur les sommets


Un Plan d'intervention de déclenchement des avalanches (Pida) a été mis en place hier, à l'aube, à Ax-3-Domaines. / Photo DDM

Avec les conditions météo, le risque avalanches est à 3/5. Le hors-piste reste déconseillé.

«Attention à la mise à feu ! Trois, deux, un…» Déflagration. Le soleil joue encore à cache-cache entre les sommets enneigés d'Ax-3-Domaines. Pourtant, Bertrand Navarre et Thibaud Gayraud sont sur le pont depuis des heures. Pisteurs artificiers aguerris, les deux collègues - et complices - ont procédé, hier matin, à un Plan d'intervention de déclenchement des avalanches (Pida). Après une course à 80 km/h à motoneige entre le poste de secours, la «dynamitière» et les crêtes visées, le binôme peut opérer. Il est 6 h 30, il fait - 9 °C et la vue est à couper le souffle. «On ne peut pas s'en lasser», confirme Thibaud.

Un mécanisme d'horloger
Mais pas le temps de trop gamberger : tous les dameurs attendent le passage des artificiers pour faire leur propre numéro. «Déclencher des avalanches permet de sécuriser le domaine skiable pour les vacanciers, bien sûr, mais aussi pour nos collègues», rappelle Bertrand.

Hier matin, ils ont procédé à treize tirs pour neutraliser les nouvelles plaques à vent qui s'étaient formées pendant la nuit avec les chutes de neige. Les secteurs de Mansèdre, d'Antennes, de la Savis, de Couillade et des Combes ont vu leur manteau neigeux être délesté de 30 à 50 cm. Mais attention : ces mesures de sécurité ne concernent pas le hors-piste. Sa pratique reste vivement déconseillée.


 / Photo DDM

Un Pida est déclenché en fonction d'études nivologiques, du risque avalanches et d'une bonne dose de terrain. «Avec l'expérience, on a acquis une grande connaissance du manteau neigeux, glisse Thibaud. Il faut savoir placer les charges, ne pas purger toujours le même côté pour ne pas déstabiliser les crêtes et les corniches.» C'est ainsi que l'on détermine un cône de tir. Et le rituel est bien rodé entre les deux hommes.

Bertrand au détonateur, Thibaud au lancer de mines. Ils déclenchent le dispositif Nonel lorsqu'ils se sont rejoints. Ils se bouchent les oreilles une seconde mais la communication est leur maître mot. «Il faut être méticuleux», insiste Bertrand. Parce qu'il connaît aussi les dangers de leur métier (lire ci-dessous).

À peine le temps de boire un café, il faut ouvrir les pistes. Qui se dévoilent à mesure que le soleil s'impose entre les cimes. Le claquement des télésièges et des œufs résonne sur le Saquet. «À nous les premières traces !», lance un père de famille à peine débarqué. Il est 9 h 12, la journée peut commencer pour les vacanciers. Celle des artificiers étant déjà bien amorcée.

Repères : Le chiffre : 1,6 Kilo > Par bâton explosif. Les charges qui sont employées lors des Pida pèsent 1,6 kilo.


Publié le 09/02/2017 à 08:05   | La Dépêche du Midi |   Andy Barréjot

Cauterets, la plus enneigée de France et les bigourdanes au top !


Si Cauterets est au top national, l'ensemble des stations du département bénéficie de conditions uniques en France./ Photo FB, Cauterets

C'est un classement dans lequel les stations pyrénéennes avaient pris l'habitude de briller ces dernières années. Il y a deux et trois ans, Cauterets et Piau-Engaly étaient ainsi les stations les plus enneigées au monde, avec des hauteurs de neige flirtant avec les 6 m.

Les dernières chutes ont repositionné nos stations sur l'échiquier nivologique national. Loin derrière les domaines américains, les espaces haut-pyrénéens comptent toutefois parmi les plus enneigés du pays. Avec près de 3 m en haut des pistes et 1,40 m en bas du domaine, Cauterets est la station la plus enneigée de France. «Ça fait plaisir même si l'on n'avait pas voulu communiquer là-dessus en début de semaine, précise Vincent Doutres, le responsable commercial de Cauterets. Ce sont des nouvelles qui vont rassurer les derniers vacanciers un peu hésitants, mais aussi encourager la clientèle locale à venir profiter de cette neige fraîche, sans qu'il y ait encore trop de monde.»

Au palmarès français, Cauterets est suivie de près par la voisine béarnaise Gourette (2,65 m) et Bonneval-sur-Arc. On retrouve dans le top 10 d'autres stations locales avec Luz-Ardiden (4e avec 2,30 m en haut et 1,30 m en bas), Gavarnie (2,15 m et 1,10 m), Piau (2,10 m au sommet et 1,30 m en pied de piste) et enfin le Grand Tourmalet et Peyragudes (avec 2 m de neige sur les hauteurs).


/ Photo FB, Gavarnie-Gèdre

Accès et domaines sécurisés
Autant dire qu'avec le retour du soleil prévu aujourd'hui, les conditions sont excellentes sur l'ensemble des pistes bigourdanes. «Les grosses chutes sont intervenues la nuit précédente, du coup, dès ce matin, on a pu assurer la partie la plus importante de la sécurisation du domaine, détaille Vincent Doutres. Les Pida ont pu être tirés.» Le risque avalancheux demeure important sur l'ensemble du massif et la prudence de rigueur.

Hier déjà, les trois quarts du domaine du Cirque du Lys étaient ouverts. «Demain, ce sera mieux encore», savoure-t-on dans la cité thermale, où les deux prochaines semaines affichent complet ou presque. Des journées qui s'annoncent sous les meilleurs auspices, d'autant que les routes devraient être dégagées. «Nos agents ont travaillé toute la journée et continueront jusqu'à tard ce soir pour que tout ou presque puisse être accessible», précise Philippe de Bernardi, le responsable des routes au conseil départemental. Hier en fin de journée, seuls les accès à Gavarnie, Nistos et La Mongie nécessitaient encore les équipements spéciaux. Des conditions optimales donc, pour le véritable lancement des vacances !
 
Publié le 08/02/2017 à 07:58   | La Dépêche du Midi |  C.v.O.

Le refuge du Rulhe ouvre ses portes ce week-end


Le refuge du Rulhe en hiver. Il ouvre ponctuellement ses portes ce week-end pour accueillir des randonneurs à ski./Photo P.R.

Le plus dur, c'est d'y arriver. Refuge le plus accessible des Pyrénées en été, il faut avoir une sacrée paire de skis pour atteindre le Rulhe en hiver. Ce week-end, le gérant Pascal Roine accueille «entre 30 et 40 personnes». Il a décidé d'ouvrir son refuge ponctuellement. Au vu de l'affluence, il remettra ça probablement en mars. «Ouvrir l'hiver, c'est autre chose. Il faut d'abord déneiger devant la porte à coups de pelle. Puis, il faut remettre l'eau et le chauffage en route. Ce n'est pas simple !», raconte Pascal Roine. «Heureusement que les copains de la vallée viennent donner un coup de main, c'est un bon moment de partage». L'opération «remise en état» démarre demain, en attendant les premiers arrivants dès vendredi.


/ Photo FB, refuge du Rulhe

Le ski, seul moyen d'y arriver
Des alpinistes, des montagnards aguerris venus de Toulouse, Limoges ou Brive. Ils chaussent les spatules en haut de la station d'Ax-3-Domaines et se rendent au refuge à la glisse et à la force des crampons et autres piolets. Pas le choix, l'accès direct depuis la vallée d'Aston est fermé. «On a un partenariat avec la station d'Ax. Un forfait randonnée permet de prendre la remontée mécanique à un coût réduit», explique le gérant du refuge. «Je collabore également avec le bureau des guides d'Ax qui propose d'encadrer les sorties».

Il faut alors, pendant trois heures, sillonner la neige vierge et les paysages époustouflants avant de pouvoir mettre les pieds sous la table de Pascal Roine. «L'hiver, l'ambiance change totalement. L'été c'est chouette, mais avec la hausse de la fréquentation, on a moins le temps d'en profiter. Là, c'est plus intime». Une intimité entre ciel et neige, entre silence et quiétude. À une demi-heure du refuge, une petite cascade en été se transforme en énorme paroi de glace en hiver. Un bonheur d'escalade pour les touristes, une fois les skis déchaussés.


Publié le 06/02/2017 à 09:34   | La Dépêche du Midi |  PH. L.

Il fête ses 90 ans les skis aux pieds sur les pistes


Un anniversaire bien particulier à Luz-Ardiden ! / Photo DDM

Il peut faire des envieux auprès des plus jeunes et beaucoup aimeraient bien avoir sa forme encore au même âge à condition, bien sûr, d’y arriver. Il est connu un peu comme le « loup blanc, pas comme l’homme de Cro-Magnon, même s’il vient de Dordogne, ce vieux monsieur aux cheveux blancs que le personnel de la station de Luz-Ardiden a l’habitude de voir descendre les pistes.

C’est un peu notre Robert Marchant mais dans un autre domaine que le vélo et avec quelques années en moins puisqu’il n’a que 90 ans ! Ce qui ne l’empêche pas de pratiquer encore assidûment le ski, malgré un rein en moins et un stimulateur cardiaque, un genou qui lâche un peu…

Autant d’inconvénients dont il n’a cure, pas comme certains, toujours à se plaindre et être chez le médecin. Son médecin lui a dit toutefois de rester sur les pistes vertes… « Donc, je ne fais plus les noires ! », dit-il. Pas tout à fait vrai car dimanche, Roger Paltani, un skieur pas comme les autres, donc, a partagé un anniversaire inoubliable tout en haut de la station où il a été fêté par « Lolo », le directeur de la station, etc., au son de l’accordéon.

En plus, il faisait vraiment très beau, la neige était bonne et le paysage magnifique. Difficile de lui faire un prix sur la journée puisqu’à cet âge-là, c’est gratuit. Mais il a eu au moins le gâteau, plus les honneurs de la télévision. Le soir, il a regagné sa caravane installée au camping Toy, en plein milieu de Luz, où il peut dormir et casser la croûte tranquillement quand il est là, profiter de la vie, du ski et de Luz-Ardiden dont il est un fidèle. On lui souhaite de continuer très longtemps, jusqu’à 105 ans lui aussi, au moins.


Publié le 06/02/2017 à 18:21   | La Dépêche du Midi | 

Equipements obligatoires pour les stations


Sécurisation en cours sur le Grand Tourmalet. / Photo N'Py

Les tempêtes successives qui ont touché le massif pyrénéen ont apporté d'importantes quantités de neige sur les stations des Hautes-Pyrénées. Conséquence, les équipements sont obligatoires pour rallier les domaines, notamment le Grand Tourmalet, Luz-Ardiden, Caueterts, Piau-Engaly, Gavarnie, Peyragudes, Hautacam ou même Payolle.

Dans les stations justement, on procède à la sécurisation des pistes et au déclenchement des PIDA pour prévenir le risque d'avalanche. Les domaines vont donc ouvrir progressivement, en fonction de l'avancée de ces travaux. Rappelons que le risque avalancheux est particulièrement fort sur les Hautes-Pyrénées.


Publié le 03/02/2017 à 09:27   | La Dépêche du Midi |  Géraldine Jammet

Exercice avalanche : quatre personnes ensevelies sous des mètres de neige


Pour la seule session de l'Anena (Association nationale d'études sur la neige et les avalanches) dans le département, trois professionnels ariégeois ont renouvelé leur formation avec leur fidèle compagnon. À l'image de Cédric Peyre d'Ascou-Pailhères./ Photo DDM, Hélène Dagues.

Une formation d'intervention en cas d'avalanches était organisée hier matin, à Ascou-Pailhères, pour les équipes cynophiles de secours en montagne en présence de la préfète. Un exercice plus vrai que nature.

«C'est une grosse coulée : quatre personnes sont ensevelies dessous !» Guy Gatounes a les yeux partout. Et même en exercice, le CRS secouriste montagne et moniteur maître-chien d'avalanche ne badine pas avec la réalité. À la tête de la formation de recyclage des équipes cynophiles qui avait lieu hier matin à la station d'Ascou-Pailhères, le professionnel des Pyrénées-Orientales a tout mis en œuvre pour recréer les «conditions réelles» des interventions en cas d'avalanches. «La difficulté, c'est de reproduire un terrain vierge avec des odeurs humaines. Ces tensions de senteurs permettent au chien de se fixer puis de gratter et retrouver la personne disparue.»

Pour ce faire, les pisteurs d'Ascou-Pailhères ont simulé une coulée de neige grâce à une dameuse et les cavités ont été formées avec un boudin d'air pour permettre aux faux disparus de s'installer à l'intérieur, le temps d'être détectés par un chien.

Ils ont d'ailleurs été plusieurs à se prêter au jeu, à commencer par Marie Lajus, préfète de l'Ariège, qui a elle-même été enfouie sous plusieurs mètres de neige pour les besoins de la formation. Une session à laquelle trois professionnels ariégeois ont participé aux côtés de leurs homologues des Pyrénées-Orientales. «C'est important d'assister au travail des équipes : cela permet de mieux comprendre le courage et les compétences nécessaires pour ce genre d'interventions. En cas de drame, on peut ainsi mieux coordonner depuis la préfecture car tout le monde se connaît déjà», observe Marie Lajus.


Barèges théâtre d'un exercice de trente heures consistant à chercher 7 victimes dans une avalanche  (PGHM de Pierrefitte que commande Jean-Marc Bougy) / Photo DDM

Faible espérance de vie
Un «drame» qui peut en effet vite arriver eu égard à l'instabilité du manteau neigeux. Comme ce fut le cas en Ariège ces dernières semaines. Alors en plus de faire partie des cinq sessions annuelles obligatoires, l'exercice a permis à chacun de se rencontrer. Même aux animaux. «Il est très important de travailler à plusieurs chiens pour que le jour-J, ils arrivent pour rechercher et non pour s'amuser entre eux», explique Cédric Peyre, pisteur-secouriste maître-chien, à Ascou-Pailhères, et sapeur-pompier de montagne. Les border, golden retriever, malinois ou autre berger allemand n'ont d'ailleurs pas démérité hier.

Alors oui, une personne - pas la préfète ! - a dû attendre plus de temps que prévu avant d'être localisée. Il faut dire que le spectre des fausses odeurs de tous planait sur les pistes de la haute Ariège. Dans la réalité, l'espérance de vie sous une avalanche n'excède guère 30 minutes. «Ça dépend de plusieurs facteurs mais ça tombe très vite en termes de pourcentage de survie», confirme Guy Gatounes, encore marqué par ses interventions dans la vraie vie.

Hier, tous ont assuré que la cavité serait «confortable». Même dans le cadre d'un exercice, se retrouver enseveli reste une expérience aussi intrigante que palpitante. Limite angoissante. Puis, on entend gratter, japper, aboyer. La lumière du jour est de retour dans l'igloo de fortune. C'est le border de Cédric Peyre : on est sauvé.

Repères - Le chiffre : 15 Pompiers > De montagne. Quinze personnels du SDIS 09 (Service départemental d'incendie et de secours) se consacrent aux interventions en montagne. Ils sont basés à Foix, Saint-Girons et Auzat.


Publié le 26/01/2017 à 09:03   | La Dépêche du Midi |   Viktoria Telek

Au bonheur des fondeurs à Payolle


Le ski de fond fait son grand retour à Payolle où la régie du Tourmalet compte bien satisfaire les pratiquants./ Photo DDM, V. T.

Le week-end dernier, il n'y a pas que les amateurs de vitesse qui se sont fait plaisir dans les stations de ski bigourdanes. La neige, tombée en abondance depuis le 13 janvier, a aussi couvert le relief en basse altitude, et ce pour le plus grand plaisir des fondeurs qui, précisons-le, ne se refusent pas non plus les joies de la vitesse. Oui, mais après quelques efforts fournis dans la montée. Tout le charme du ski nordique.

à Payolle, les pistes de ski de fond font le plaisir des amoureux de la discipline depuis deux semaines et, cerise sur le gâteau, l'accès aux pistes est totalement gratuit jusqu'aux vacances de ski. De quoi ravir les skieurs, d'autant que l'hiver dernier, ils sont restés sur leur faim en raison du manque d'enneigement. «C'est ma douzième sortie aujourd'hui. J'ai fait deux heures de classique ce matin et je repars pour une séance en skating cet après-midi», s'exclame Christian, un habitué des lieux, ravi de rechausser ses spatules en ce beau dimanche dans ce cadre magique. «Les conditions sont super, tout comme la nouvelle piste bleue», se rejoint Lionel. Dans la petite famille des fondeurs, la nouvelle quant à cette création d'une piste a vite fait le tour. Alors, on est allés la tester. La petite boucle en pente douce s'enfonce dans la forêt de sapins avant de revenir vers le lac. Le cadre est sublime et l'effort aisé. «Elle n'est pas très longue mais c'est magnifique», renchérit Marc.


Avec un domaine skiable ouvert à 100%, Payolle fait le bonheur des amateurs de ski nordique./Photo DDM, V.T.

La délicate cohabitation entre les usagers
Certes, pas de quoi compenser le sentier du lac si plébiscité des skieurs mais qui fait désormais partie du circuit piétons. «Celui-ci part des Quatre-Véziaux, passe à côté des commerces de la Virgule avant de rejoindre le barrage et le lac pour un retour vers les Cabanes perchées», explique Jean-Pierre Doux, responsable du site à la RICT Tourmalet, qui mise également sur le projet d'espace ludique de l'Espiadet pour permettre aux non-skieurs de profiter du site et aux skieurs de s'adonner pleinement à leur pratique sur les pistes qui leur sont réservées. «Notre positionnement est clair et on réfléchit à une solution pour permettre une cohabitation harmonieuse entre les différents usagers», indique Henri Mauhourat, directeur de la RICT Tourmalet, non sans appeler au «respect de chacun envers les autres pratiquants et le travail des équipes qui entretiennent les pistes. Le combat n'est pas gagné mais on travaille dessus», insiste-t-il, évoquant la difficulté de gérer ce site qui a plusieurs portes d'entrée.


Publié le 20/01/2017 à 08:23   | La Dépêche du Midi | 

Déneigement des rues de la station


Les Monts d'Olmes : Les engins en action./ Photo DDM.

La neige étend son manteau blanc, à la grande joie des skieurs qui attendent ce week-end pour enfin chausser les skis. Pour leur permettre d'accéder dans les meilleures conditions à la station du pays des Pyrénées cathares, les personnels de l'Equipement et de la mairie de Montferrier- Les Monts-d'Olmes sont à pied d'œuvre. Les premiers ont en charge la route d'accès alors que les employés municipaux effectuent le déneigement des rues de la station. Mercredi, alors que le soleil brillait, les engins étaient en action. A la grande joie de tous, notamment les élèves ingénieurs de l'ISAE qui avaient élu domicile dans tous les hébergements collectifs.
 

 


 

 
22/3/2017 Graulhet : Salons de l'auto / du bien être

Publié le 22/03/2017 à 08:13   | La Dépêche du Midi |  G.D.

Le grand retour du Salon de l'automobile


Nadège et Pascal Roussel, Sébastien Anglade et à l'arrière-plan Bruno Lefebvre./ Photo DDM G.D.

Une quinzaine d'années après avoir refermé la dernière portière des véhicules exposés sur la place du Jourdain, le Salon de l'automobile refait l'affiche de ce printemps, riche en sorties de nouveaux modèles chez les concessionnaires.

À l'initiative de Nadège et Pascal Roussel, «l'organisation rattrape une lacune sur la ville», assure le couple qui a repris le garage Renault-Nissan-Dacia il y a cinq ans. Ils ont ainsi convaincu Sébastien Anglade, représentant Citroën-DS depuis juin 2016, et Benoît Joffre, qui représente depuis longtemps la marque Opel et Hunday, de participer ces 24 et 25 mars sur le parking du nouveau Leclerc. Une quarantaine de véhicules seront rangés entre le parking et la devanture.

Aider le commerce local
«C'est notre façon d'aider le commerce local», assure Bruno Lefebvre, le PDG de l'enseigne. Le garage Peugeot, un temps partant, a décliné l'invitation. «Le marché automobile se porte bien et il doit avoir sa vitrine sur Graulhet comme ailleurs. Il fallait créer l'événement, c'est chose faite», consent Sébastien Anglade, qui présentera pour l'occasion la nouvelle C3 ou le Space Tourer.
Les nouvelles voitures des autres marques seront aussi présentées avec la possibilité de les essayer.

Les organisateurs ont prévu, outre l'apéritif du samedi midi, une grande tombola gratuite permettant de remporter des lots des différentes marques, des initiations au vol à voile par l'association tarnaise présente à Graulhet et sur le salon, ainsi que des bons d'achat Leclerc. L'écurie Auto Sport Passion fera des démonstrations de 4x4.

«C'est une première, un coup d'essai, conçoit Nadège Roussel. Nous espérons que le public répondra à l'invitation et que dès la deuxième édition d'autres concessionnaires nous rejoindront.
Dans l'idéal, nous envisageons la représentation de toutes les marques. Pour pérenniser cet événement automobile qui manquait à ce jour à Graulhet».


Publié le 02/03/2017 à 07:46  | La Dépêche du Midi |

La sixième édition du Forum du bien-être est fin prête


Franck Nabet se produira le samedi soir./ Photo DDM

L'association Protection de la santé et du cadre de vie organise le Forum du bien-être Graulhet en Tarn depuis 2012. Il a pour but de réunir thérapeutes, conseillers, animateurs, écrivains, autour des thérapies douces, respectueuses du corps dans son ensemble, et de recevoir des spécialistes, chercheurs, pour découvrir ou confirmer les enjeux environnementaux liés à la santé. La sixième édition aura lieu du 24 au 26 mars au Forum.

Chaque édition a un thème et met à l'honneur une partie du corps. Cette année, le thème choisi est «L'eau et lait, quelle différence pour le monde vivant ?» et la partie du corps à l'honneur sera «poumons, peau et reins».

Le forum est l'occasion de présenter gratuitement des techniques variées et complémentaires en proposant des conférences et des ateliers, informer le public sur leurs avantages pour les préventions et l'accompagnement dans les pathologies. Une de ses particularités est d'être réalisée en toute indépendance, sans subventions, en travaillant uniquement avec des partenariats et échanges de services.

Un programme dense
Jusqu'à 2 400 personnes ont été reçues sur deux jours et 1 250 personnes pour ce qui concerne les conférences. Cette année, 59 exposants prendront part à l'évènement qui compte aussi 20 conférences et 14 ateliers ainsi qu'une exposition d'art thérapie. Le challenge sera pour l'association SOS Grand Bleu qui a pour objet la mise en œuvre, le développement et l'encouragement de toute action visant à protéger la faune et la flore de Méditerranée et plus spécifiquement les espèces menacées par le développement des activités humaines sur mer ou sur terre. La programmation détaillée est disponible par courriel à adresser à assoprotecsante@orange.fr

Les portes du forum seront ouvertes le vendredi 24 mars de 14 heures à 20 heures, le samedi 25 mars de 9 heures à 20 heures (avec un concert à partir de 21 heures avec Franck Nabet) et le dimanche 26 mars de 9 heures à 19 heures.
 

 


 

 
21/3/2017 Tarn : des morilles en culture

Publié le 20/03/2017 à 07:46   | La Dépêche du Midi |   Jean-Marc Guilbert

Au pied du Sidobre, ils sont les pionniers de la culture des morilles


Premières pousses il y a quelques jours : quelques secrets de culture et beaucoup de soins sont nécessaires pour réussir./ Photo DDM, JMG.

Lionel et David, deux jeunes sud-Tarnais passionnés de mycologie se lancent dans la production de morilles au pied du Sidobre. Premiers dans la région, ils ne sont qu'une poignée en France à expérimenter une culture très exigeante. Et ça marche !
C'est au pied du Sidobre, dans une propriété agricole isolée que depuis quelques mois les jeunes Lionel et David se sont lancés dans l'aventure de la culture de la morille.

Ces deux garçons originaires de la région, l'un de Brassac et l'autre de Boissezon, sont depuis longtemps passionnés de mycologie : «Par le passé, on s'est amusés à faire pas mal de choses. Alors de fil en aiguilles, on a fini par rencontrer les chercheurs du groupement France Morilles» explique Lionel qui s'entoure de la plus grande discrétion pour être sûr de ne pas se faire voler son secret.

En lisière de forêt, les deux garçons ont préparé les terrains et construit une petite dizaine de serres et puis ont mis en place leurs semis de morilles fournis par leur partenaire. Ils ne sont qu'une cinquantaine en France à suivre cette expérience alors que la Chine est très en avance sur cette production : «Il y a encore pas mal d'incertitudes. On teste plusieurs variétés et plusieurs protocoles. On fait aussi des tests en milieu semi-naturel.» annonce David.

Après quelques mois d'incertitudes et beaucoup de travail de nettoyage, préparation des sols etc, la première récolte s'annonce plutôt sympa.
Il y a quelques jours à peine, les premières morilles ont commencé à sortir le bout de leur chapeau et depuis, le phénomène s'accélère.

Les deux mycologues ont fait beaucoup de progrès ces derniers mois en affinant leurs champignonnières et ils veillent sur leur production nuit et jour. «On a aussi commencé à démarcher les restaurants, donc certains très réputés qui nous ont dit être intéressés. La morille, c'est un produit de luxe très recherché et qui va rester saisonnier. Du coup, on essaye de bien s'organiser pour ne rien perdre du marché.»

Un marché très prometteur donc avec des idées qui ne manquent pas faire faire encore mieux l'an prochain. Les morilles ont trouvé dans ce recoin du Sidobre de bonnes conditions pour se développer.


/ Photo DDM

 


 

 
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