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22/10/2017 Yannick Jauzion président de France Ginseng

 
Publié le 21/10/2017 à 09:16   | La Dépêche du Midi |    Propos recueillis par Emmanuelle Rey

Y. Jauzion : «Notre ginseng intéresse même les grands laboratoires »


Yannick Jauzion, président de France Ginseng qui lance les premiers compléments alimentaires à base de ginseng 100 % français (une partie de la production se trouve à Seysses)./ Photo DDM, Xavier de Fenoyl

Créée en 2010, l'entreprise France Ginseng est aujourd'hui le premier producteur européen de ginseng. Elle vient de lancer sa première gamme de compléments alimentaires à base de ginseng 100 % français.
L'ancien international de rugby Yannick Jauzion, ingénieur agronome de formation, est le président de France Ginseng.

Qu'est-ce qui vous a séduit dans le ginseng ?
D'abord c'est une plante efficace qui procure du bien être au niveau de la vitalité et de nos capacités de réflexion. Et puis j'aime bien sa forme humanoïde, tantôt féminine, tantôt masculine. En Asie, elle est très souvent offerte ou portée pour ses valeurs énergétiques. Ce n'est pas une plante magique, ses effets se ressentent au bout d'une ou plusieurs semaines, c'est la racine de la longévité, elle soutient le tonus vital. Je suis allé en Corée, j'ai senti là-bas tout l'engouement qu'il y a pour cette plante.


France Ginseng, 1er producteur de Ginseng 100% français / Photo Agri Sud-Ouest Innovation

Comment l'avez-vous découverte ?
En tant que sportif, j'ai pris des compléments alimentaires à base de ginseng et ça m'a toujours fait de l'effet.

Est-ce aussi une envie de contrôler, de faire attention à l'origine des produits ?
Je suis issu d'un milieu agricole, j'ai toujours mangé des produits dont je connaissais la provenance. C'est comme lorsque vous suivez un programme de musculation, vous avez besoin d'explications. Là, en faisant 20 minutes de voiture, je peux montrer un site de production, prouver la sécurité du produit. De plus, nous n'utilisons qu'un seul produit fongicide par an (contre 15 à 20 en Asie) et il est autorisé dans la labellisation bio. Les gros laboratoires l'ont compris, ils nous ont contactés pour acheter des racines ou de la poudre de ginseng.

Mais vous préférez développer vos produits vous-mêmes ?
Dès le départ, nous avons choisi de mettre l'expérimentation au cœur de notre stratégie -il faut quatre ans avant de pouvoir récolter-, en imaginant des compléments alimentaires qui nous permettent de proposer beaucoup plus de valeur ajoutée et d'en répercuter les bénéfices sur toute la chaîne. Nous réfléchissons aussi à d'autres produits (tisane, élixir) car, dans le ginseng, on peut utiliser les feuilles et les baies qui contiennent aussi des principes actifs. Nous sommes partis de zéro, comme des pionniers et nous avons maintenant un programme de recherche. Les Asiatiques gardent leurs secrets, nous voulons aller plus loin que l'actuel savoir mondial sur le ginseng


Le ginseng originaire du nord-est de l’Asie en culture à Seysses / Photo WeFarmUp

Quels points communs trouvez-vous entre cette aventure et votre expérience de sportif de haut niveau ?
La réussite d'un collectif, la nécessité de regrouper des personnes motivées. Comme en sport, tout ce qui est mis en place ne se voit pas forcément tout de suite. L'agriculture demande un travail de longue haleine. Après presque 7 ans, c'est une grande satisfaction de voir notre racine dans un poudrier !

Quels liens gardez-vous avec le monde du rugby ?
J'interviens à Blagnac auprès des lignes arrières, des discussions sont en cours également avec le Stade toulousain et je veux défendre le rugby amateur (Yannick Jauzion se présente sur la liste d'Alain Doucet pour la présidence du comité de rugby d'Occitanie).

13 ha de culture
France Ginseng cultive actuellement 13 ha de Panax Ginseng C.A. Meyer (souche asiatique) sur trois sites : Seysses (siège social et laboratoire), Rion-des-Landes et Sordes l'Abbaye (Landes). Le ginseng est transformé en produit sec à Seysses puis en compléments alimentaires (renforcement du tonus et de l'immunité) dans l'Hérault par le laboratoire Novapharm. À Seysses, 32 000 m2 de panneaux photovoltaïques abritent 15 bâtiments et apportent notamment l'ombre nécessaire à la culture de la plante.


Publié le 11/01/2015 à 07:51   | La Dépêche du Midi |  

À Seysses, le ginseng prend racines


Yannick Jauzion et Jean-Lionel Vergez présentent les racines de ginseng. /Photo DDM,  C. Partinico

Réputée depuis longtemps en Asie, cette plante reconnue pour ses propriétés pharmaceutiques est avant tout un stimulant.

La société France Ginseng a procédé à sa première récolte de racines de ginseng. C'est son président, Yannick Jauzion, ingénieur agronome, et ancien rugbyman du Stade Toulousain, qui a piloté la visite, avec Jean-Lionel Vergez, accompagnateur du projet et Jean-Marc Matéos actionnaire de France Ginseng et Solvéo énergie.

Installé depuis 2010 sur la commune de Seysses, c'est sous d'immenses ombrières recouvertes de panneaux photovoltaïques que le ginseng pousse. Le site de Seysses est une unité de recherche et de développement. Les retombées de cette expérience sont très positives. Si les 300 à 400 kg de racines récoltées semblent une petite quantité, c'est l'aspect recherche qui est une parfaite réussite. Les expériences sur les 15 ombrières ont été diversifiées. Seules 6 d'entre elles ont eu un bon rendement, les autres ont fait apparaître des lacunes mais toutes les raisons ont été identifiées, à l'aide des tentatives mises en place dans un itinéraire cultural transposé dans son environnement local.


Seysses : Les techniciens du projet préparent la terre sous un hangar coiffé de panneaux photovoltaïques (2010) /Photo DDM, J.-P. R.

Les conditions de sol, le stockage, les semis, les densités de semis, les apports en eau, ont permis de maîtriser toute la procédure pour arriver à un rendement plus important. Ces ombrières artificielles autorisent une agriculture raisonnée, les traitements sont quasiment inexistants. Ces couvertures évitent l'humidité naturelle et limitent les traitements. À Seysses, sur les 4 ans, 3 traitements. En Asie ou au Canada, c'est 60 à 80 traitements. Ici, même le désherbage s'effectue à la main. Quant à l'avenir, c'est l'autonomie en semences qui ouvre des perspectives de réussite.

Le ginseng, qu'es aquo ?
Le ginseng est avant tout un stimulant du système nerveux, physique et intellectuel et accroît la résistance physique. C'est un stimulant, vasomoteur. Il a une action de fond sur l'organisme. Il est apprécié pour son caractère adaptogène : il permet une meilleure résistance aux divers stress. Des études scientifiques ont confirmé les remarquables propriétés du ginseng.

Le ginseng est utilisé en cas de fatigue générale, physique ou intellectuelle. Il est aussi utilisé dans des boissons énergisantes comme stimulant. Depuis des millénaires, les médecines traditionnelles chinoises, japonaises et coréennes l'utilisent pour ses effets toniques et aphrodisiaques.

Le ginseng vit plusieurs années et grandit d'année en année.
Chaque année il puisera davantage de ressources du sol. C'est la raison pour laquelle, plus les racines sont âgées, plus elles sont riches en substances actives. (à condition bien sûr, que le sol où elles sont récoltées soit lui-même trés riche).


La Chambre d'Agriculture des Landes à la découverte du ginseng à Seysses / Photo France ginseng
 

 


 

 
21/10/2017 Levers de soleil sur le Bassin Graulhétois











(Photos des 13 & 21 octobre, depuis la route de La Courbe)

 


 

 
19/10/2017 Château de Lézignac : Les auteurs de l'incendie identifiés


Cliquez sur l'image pour accéder à l'article de La Dépêche

 

 


 

 
18/10/2017 Graulhet : Programme de la saison culturelle 2017-2018

Programme de la saison culturelle 2017-2018 :



Prochains spectacles :


Conte africain : Attifa de Yamboulé
Vendredi 20 oct. à 20h30 au Forum


Cirque & musique : Concerto pour deux clowns
Vendredi 03 nov. à 20h30 au Forum

Lien vers le livret 2017-2018 :
http://fr.calameo.com/read/001661408a71a44a2b784

 


 

 
17/10/2017 Le Pic de Nore sur la route du Tour 2018


Le Tour de France 2018 dans le sud

Le parcours du 105e Tour de France, du 7 au 29 juillet 2018, a été révélé ce mardi au Palais des Congrès de Paris. Après le Grand Départ sur l'île de Noirmoutier, les 176 coureurs passeront plusieurs jours dans l'Ouest de la France avant de remonter vers le Nord, lors de la première semaine. Ils sillonneront ensuite les Alpes – avec le retour de l'Alpe-D'Huez – et traversont les Cévennes avant de rallier les Pyrénées. (Source : L'Équipe)

La Région Occitanie bénéficiera de 7 villes-étapes.


Le Pic de Nore sur la 15ème étape Millau-Carcassonne (dimanche 22 juillet)


La carte du Tour de France 2018

 


 

 
16/10/2017 Tarn et Environs : Où en sont les cèpes ?

Publié le 15/10/2017 à 09:30   | La Dépêche du Midi |  Jean-Marc Guilbert avec Christian Calas et Jacques Pons

Tarn - Chasse aux cèpes : le creux de la vague


Les cèpes sont sortis il y a trois semaines environ. Depuis quelques jours, cela s'est nettement calmé. Mais il pourrait y avoir une nouvelle vague sous peu. / Photo DDM, archives

Après une belle sortie dans les bois sud tarnais il y a quelques jours, la poussée des cèpes s'est nettement calmée cette semaine. Mais il s'en trouve encore tant du côté Montagne Noire que des monts de Lacaune. Petit tour d'horizon.
Depuis presque un mois maintenant, les cèpes sont de sortie en particulier dans les bois du Tarn-Sud. Dans les monts de Lacaune, la cueillette bat son plein autour de la capitale de la charcuterie.

Mais les sorties de cèpes et girolles restent épisodiques et peu abondantes. Les premiers bolets ont fait leur apparition dans les feuillus où les terrains étaient moins secs que sous les résineux où ils ont fini par apparaître avec quelques records à la clef.
En début de semaine, ce retraité venu de Narbonne avait rempli ses paniers de 3 kg de cèpes au bout d'une journée de marche dans les sous-bois : «Il n'y aura bientôt plus de champignons d'ici 4 ou 5 ans car les bois de sapins sont coupés à grande échelle.»


/ Photo FB, Champignons dans le Tarn © Brigitte P.

Un grossiste lacaunais, qui achète donc les cèpes aux ramasseurs, confirme : «C'est trop sec ! Aujourd'hui par exemple (mardi), j'ai acheté environ 70 kg. Et c'est bien loin des journées que l'on faisait il y a quelques années.»
Ceci dit, les experts et habitués s'en sortent toujours à peu près bien.

À Vabre, un habitant raconte : «Le champignon par nature est capricieux et ne sort que dans certains coins. Ce sont souvent des secrets de famille très bien gardés.»
C'est d'ailleurs un habitant de cette même commune qui a trouvé un énorme cèpe de 1,175 kg du côté lacaunais. Même à Anglès, les prises restent régulières mais modestes ces derniers jours.


/ Photo FB, Champignons dans le Tarn © Brigitte P.

La Montagne Noire a été bien servie
De parole d'expert, la partie Montagne Noire a été la mieux servie cette année jusqu'aux portes de la vallée du Thoré : «Au-delà de Saint-Amans, il ne s'est pratiquement rien ramassé» explique Jacques qui confirme la grosse poussée il y a trois semaines environ : «Mais cela s'est nettement calmé. On en trouve encore mais ce n'est plus la grosse poussée. 

Il faut attendre quelques jours maintenant, laisser passer un probable épisode de vent d'autan et espérer un peu de pluie en milieu de semaine prochaine. Et si la lune est d'accord, ce sera bon…» ajoute le chercheur (et trouveur) qui constate que cette année à nouveau, tout pousse en avance tels les Saint-Michel et pieds de mouton qui ont déjà fini de sortir depuis plusieurs jours.

«De toute façon, rien n'est perdu d'avance, poursuit-il. L'an dernier, on a ramassé des cèpes côté Montagne Noire jusqu'au 7 janvier puisque jusque-là, il n'avait pas vraiment gelé.»


En Hautes-Pyrénées, trois associations de propriétaires forestiers et de résidents ont vu le jour / Photo DDM, R. Barranco

À savoir : Cueillette, gare à la loi
La cueillette des champignons repose sur les dispositions du code forestier et de l'environnement. Qu'elle soit familiale ou commerciale, la cueillette est interdite sans l'autorisation du propriétaire du terrain. Le fait de ne pas avertir par un panneau «cueillette interdite» n'autorise pas les ramasseurs à pénétrer. Dans les bois et forêts relevant du régime forestier, un ramassage est toléré s'il n'excède pas 5 kg. 
Au-delà, vous êtes en infraction et vous encourez une peine d'amende allant de 750 € à 45 000 € et de 3 ans d'emprisonnement, selon le volume ramassé, conformément aux dispositions du code pénal relatives aux appropriations frauduleuses. En effet, si le prélèvement est supérieur à 10 litres et est commis en réunion ou avec destruction ou dégradation, les peines sont assimilables au vol aggravé. Il est vivement recommandé de faire le point sur la législation auprès de la mairie ou de la préfecture et, si nécessaire, de solliciter une autorisation.


Publié le 07/10/2017 à 11:17   | La Dépêche du Midi |   J. A.

Arfons (81) : Le plateau est envahi par les chercheurs de champignons


Premiers arrivés , premiers servis dans les sapins et les hêtres  / Photo la dépêche, Jacques Albarel

Mais que viennent chercher ces centaines d'automobilistes dans les forêts arfontaises ? La route de Saissac à Arfons et la route forestière de la Galaube ressemblent à des parkings longilignes.
Ils sont venus, ils sont tous là, de l'Aude, de la Haute-Garonne et du Tarn, à la recherche de ces fameux cèpes.

Tôt le matin au lever du jour, les hommes partent d'un pas décidé et l'après-midi les couples de retraités viennent faire un tour. Du temps que madame garde la voiture en lisant, monsieur fait une incursion en bord des pistes. Oui, il y a eu de beaux paniers pendant quelques jours, puis plus grand-chose, beaucoup de paniers vides…

Il faudra attendre les prochaines pluies et une lune favorable pour retrouver tous ces amateurs dans les bois. Si encore ils en profitent pour voir la région et respirer le grand air dans nos belles forêts de la Montagne Noire !

Publié le 13/10/2017   |  Midi Libre  | 

Un cèpe géant de 610 g découvert au Cabarétou


Un cèpe géant de 610 g découvert dans le Biterrois / Photo ML

Belle trouvaille sur le plateau du Cabaretou, dans le Biterrois, pour l'un de nos lecteurs.
C'est un lecteur du "Midi Libre" qui a fait parvenir à la rédaction biterroise sa belle trouvaille dans les bois du plateau de Cabaretou, du côté de Saint-Pons-de-Thomières.
Alors que les cueilleurs de champignons se désespèrent de voir tomber la pluie pour partir arpenter les forêts, voilà qu'un magnifique cèpe de 610 g a été ramassé.


Publié le 15/10/2017 à 07:47  | La Dépêche du Midi |   Sophie Vigroux

Ils ont la passion des champignons


Marianna, Alain, Max et Claude en pleine cueillette de trompettes-de-la-mort./ S.V.

Faute de pluie, les champignons se sont rares dans nos forêts de la Haute-Garonne. Mais il en faut plus pour décourager les passionnés de l'association mycologique de Toulouse.

Parce qu'il faut bien aller chercher les champignons là où ils poussent, une poignée de «retraités motivés» de l'association mycologique de Toulouse a décidé de partir à la conquête des hauteurs de Saint-Girons «dans les forêts de bois mêlés. C'est là qu'on a le plus de chances de trouver le plus d'espèces de champignons en ce moment», annonce Marianna, mycologue de terrain passionnée. Ce matin, elle a pris place dans la voiture d'Alain, avec Claude et Max.

Il est 9 h 15 quand la petite équipe commence à fouler le sous-bois, bottes aux pieds, paniers en osier dans une main, bâton dans l'autre et couteau à champignon autour du cou. Tous ont pensé à emporter des barquettes en plastique qu'ils tapissent de fougères, afin d'individualiser les espèces.



Max est le premier à trouver un cortinaire, «il n'est pas comestible», dit-il en le jetant. «Il faut regard partout», intime Marianna, pas facile avec ces tapis de feuilles mortes qui sont autant de cachettes idéales. Alain tombe sur une colonie d'hébolomes. Aussitôt la petite troupe les examine, Marianna chauffe les lames entre ses mains, il s'en dégage une odeur de tabac.

Dix heures, à présent. On avance, on avance jusqu'à tomber sur la première trompette-de-la-mort. «Quand on en trouve une, on remplit le panier. Ce sont des familles nombreuses. On peut les faire sécher et les garder tout l'hiver», prévient Alain. Pendant ce temps, Max a mis la main sur un pied de mouton «petit et comestible». Puis, c'est une amanite phalloïde qui pointe le bout de son nez. «Attention, elle est mortelle. On la reconnaît à sa volve en sac, son chapeau jaune vert dont le dessous est composé de lames blanches et comprend un anneau», dit la mycologue.



Max sauve l'honneur
Bon pied, bon œil, Claude, 81 ans, l'aîné de la bande, ne boude pas son plaisir. «Il y a tellement de champignons, on ne peut pas tous les connaître. Moi, je me concentre sur les comestibles», précise-t-il, en cueillant des chanterelles en tubes. Il faut attendre 14 heures pour trouver le premier cèpe de Bordeaux, de la taille d'un bouchon de champagne. C'est Max qui sauve l'honneur. Marianna contrôle tous les paniers avant de rentrer. Tandis qu'Alain, Max et Claude se régalent par avance du festin qui les attend au dîner, elle va se plonger dans ses livres pour tenter d'identifier des espèces qu'elle a ramenées. Une passionnée, on vous dit !


Publié le 15/10/2017 à 10:03   | La Dépêche du Midi |   S.V.

Josette : «Chercher à les reconnaître, c'est être un peu détective»


Une loupe spéciale autour du cou, elle examine le chapeau des spécimens / Photo DDM

Le lundi, sur le coup des 18 heures, ils entrent au compte-gouttes dans la salle des travaux pratiques de botanique de la Faculté de pharmacie, à Rangueil. Tous sont membres de l'association mycologique de Toulouse. Certains arrivent bredouilles, d'autres avec leurs cueillettes du week-end. C'est le cas d'Annie. Dans sa barquette, on trouve toutes sortes de champignons : petits, grands, blanc, marrons, rosés… sachant que les comestibles sont déjà passés à la casserole. Elle montre ses trouvailles aux copains et copines de l'association. «Ils ont été cueillis vendredi dans les Pyrénées, précise Annie. Pour l'instant, à Toulouse, la terre est trop sèche, c'est difficile d'en trouver.»

L'association mycologique de Toulouse regroupe 150 personnes, elle est présidée par Louis Salvant, professeur émérite à la faculté de Pharmacie (lire ci-après). Ses adhérents se réunissent donc tous les lundis soir, «ça tourne, ce ne sont pas toujours les mêmes.»

Ce soir, l'assemblée est constituée en grande majorité de retraités. Parmi eux, il y a Josette, 79 ans, reconnaissable à ses deux tresses. Ancienne professeur de mathématiques, elle fait partie de l'association depuis 20 ans. «Les minéraux, les champignons, cela m'a toujours plu. J'ai toujours acheté des livres.» Une loupe spéciale autour du cou, elle examine le chapeau des végétaux. «Chercher à reconnaître les champignons, c'est être un peu détective», lance-t-elle dans un sourire malicieux.



Les rencontres du lundi à la faculté de Pharmacie débutent toujours de la même manière. D'abord, on dépose les champignons dans une barquette. Ensuite, on essaie de classer les récoltes par familles : amanites, chanterelles, polypores, lépiotes, sporée pourpre, lactaires, tricholomes, clitocybes, bolets, russules… en fonction des tableaux répartis dans la salle. En toute fin, on tente de mettre un nom sur le champignon, avec ou sans l'aide du professeur Chavant. La soirée se déroule dans une ambiance bonne enfant. 

Généralement, les retraités abandonnent leurs champignons aux étudiants en pharmacie pour qu'ils les étudient à leur tour. Pour ceux qui voudraient adhérer à l'association, il suffit de se greffer sur ce rendez-vous du lundi soir. En plus de ces rencontres, l'association propose des sorties cueillettes dans le piémont pyrénéen ou dans les forêts de la Haute-Garonne. Enfin, sachez que l'exposition de l'association aura lieu à la faculté de Pharmacie les 25, 26 et 27 novembre prochains.
associationmycologiquetoulouse.ups-tlse.fr


Publié le 15/10/2017 à 09:52   | La Dépêche du Midi |  Recueilli par S.V.

Louis Chavant: «La mycologie reste un domaine mystérieux»


Louis Chavant, Professeur émérite à la faculté de Pharmacie, président de l'association de mycologie de Toulouse / Photo DDM

Comment expliquez-vous l'intérêt des gens pour les champignons ?
Il y a plusieurs raisons. D'abord, c'est un domaine qui reste un peu mystérieux notamment quand on parle du bolet de satan de l'amanite tue-mouche. Certaines personnes aiment manger des cèpes, donc cela les attire de reconnaître les champignons et puis d'étendre ses connaissances et d'éviter les confusions entre les champignons comestibles et les toxiques surtout quand ils se ressemblent beaucoup. La pratique de la mycologie évolue par l'acquisition de connaissances, petit à petit de mycophage, on devient mycologue.

Les éléments climatiques qui favorisent leur poussée ?
Les champignons sont constitués de deux parties : le mycélium (appareil végétatif) et le champignon que l'on voit. Quand le mycélium va se développer, il a besoin de nutriments, d'eau… À un moment donné quand arrivent l'automne et l'hiver, on a des chocs thermiques qui vont déclencher des phénomènes de production et reproduction. Quand les champignons commencent à pousser, il faut de l'eau dans l'atmosphère. Si l'air est trop sec, il ne va pas pouvoir se développer.



Comment se présente cet automne ?
En plaine, on trouve pour ainsi dire aucun champignon en revanche dans les contreforts Pyrénées, entre 800 et 1 200 mètres, les conditions atmosphériques sont plus favorables. Il y a de l'humidité dans l'air, les champignons peuvent pousser.

Pourquoi les coins à champignons se gardent-ils toujours bien secrètement ?
En général, on ne cache pas les endroits où on va les chercher, on les dit mais sans être précis. On va sur le plateau de Sault après Belesta, dans la forêt de Rieumes, de Bouconne en novembre. Pour trouver des champignons, il faut aller dans des endroits où la nature a encore beaucoup de force et s'éloigner de la ville.
 

Publié le 15/10/2017 à 07:41   | La Dépêche du Midi |

Des conseils pour éviter les intoxications


Les champignons doivent être consommés en quantité raisonnable et rapidement / Photo DDM

La semaine dernière, à Toulouse, on a relevé un pic d'intoxications aux champignons avec une trentaine de cas signalés dont quatre graves ayant nécessité une hospitalisation en réanimation et aux soins intensifs. Pour limiter les risques, Nicolas Delcourt, pharmacien au centre anti-poison préconise de ne cueillir que les champignons que l'on connaît et «de ne pas les mélanger, on met les cèpes dans un panier, les girolles dans un autre.» 

Il recommande également de ne pas ramasser ceux qui sont dans un état trop avancés «car ils sont porteurs d'agents pathogènes susceptibles de causer des intoxications. En cas de doute sur la comestibilité d'un champignon, demandez l'avis d'un pharmacien ou d'un membre d'une association mycologique, pour cela «pensez à prélever la totalité du spécimen. Les champignons doivent être toujours consommés en quantité raisonnable et rapidement. Les jeunes enfants et les femmes enceintes doivent s'abstenir.» 

Le centre anti-poison recommande de prendre une photo de sa cueillette, «ça peut aider en cas d'intoxication à identifier l'espèce responsable». Dans la majorité des cas, l'ingestion d'un champignon toxique se traduit initialement par des vomissements et des diarrhées. Dans les cas le plus graves, elle peut provoquer des hallucinations, des vertiges, des atteintes rénales ou hépatiques, voir des décès selon l'espèce consommée.
Centre anti-poison, tel.05.61.77.74.47.


Publié le 13/10/2017 à 03:54   | La Dépêche du Midi |

La chasse aux cèpes est ouverte


Notre ami Béto, correspondant durant quarante ans à « La Dépêche du Midi », est un redoutable chercheur de champignons. / Photo DDM

Conques sur Orbiel (11) : La chasse aux champignons bat son plein. Une quinzaine de jours après la bonne lune, les quelques giboulées de pluie matinales, accompagnées de beaux rayons de soleil, ont ravi les champignonneurs. Ces cueilleurs, carte obligatoire en poche pour certains, sillonnent les sous-bois à la recherche d'une bonne poêlée de cèpes ou de lactaires délicieux sur la braise. Les champignons sont encore là pour réactiver, en cet automne, les rêves et les passions, même s'il faut connaître les bons coins, comme Béto, retraité épicurien conquois. 

Le moment venu, des Pyrénées à la prolifique Montagne Noire tarnaise, encore très sèche, les amoureux de la nature s'arment de patience, d'un couteau et, surtout, n'oublient pas le casse-croûte avant d'attaquer le bon coin, à ne pas dévoiler… même sous la torture ! Que de bonnes senteurs de la terre humide, des arbres multicolores parés des couleurs automnales, des glands et châtaignes nichés sous les tapis de feuillus ! 

Ces irréductibles amoureux des espaces naturels, de la culture du bien vivre, respectent la nature, le bien d'autrui. Le soir venu, ils hument avec gourmandise les parfums qui s'exhalent de la poêlée de leur récolte. Les papilles sont aux aguets. Cueilleurs occasionnels, n'hésitez pas à soumettre votre panier à un spécialiste, qui saura éliminer les espèces non comestibles.


Publié le 13/10/2017 à 03:53   | La Dépêche du Midi |  M. F.

Cambon (81) : Des cèpes de Lozère sur le marché


Des cèpes… enfin ! / Photo DDM

M. Bernat n'est pas peu fier d'afficher et de crier à la cantonade que tous ses cèpes sont de Lozère et pas d'ailleurs. Car, même en Lozère, l'année des cèpes s'est, pour une large part, concentrée sur les 15 derniers jours. Collecteur, il reçoit la récolte de nombreux apporteurs. «Le plus fort de la saison a été il y a 10-15 jours. Il y a eu plus de champignons du côté de Saint-Chély-d'Apcher, où il y a eu un orage de grêle, que d'Aumont-Aubrac, où il n'y en a pas eu. La répartition a été pour moi de 500 kg à Saint-Chély, contre 150 à Aumont-Aubrac». 

Exerçant le métier de collecteur depuis 40 ans, il sait de quoi il parle en matière de champignons. Et les clients, sevrés jusqu'ici en raison des très maigres cueillettes chez nous, n'ont pas boudé l'occasion de faire enfin quelques belles poêlées, voire quelques conserves, en n'hésitant pas à acheter par plateaux entiers.


Publié le 12/10/2017 à 09:13   | La Dépêche du Midi |

Villeneuve (12) : Des champignons sur le marché


Cèpes et girolles forçaient l'envie de beaucoup, mais le prix les arrêtait./ Photo DDM

Au marché de Villeneuve-d'Aveyron, dimanche matin, un étal bien garni de cèpes et de girolles, champignons très prisés qui font le bonheur des gourmets, était présenté.

Cueillis dans des bois du Lot voisin, car on n'en trouve plus chez nous, ces cèpes et girolles attiraient le regard de nombreux amateurs mais le prix, autour de 20-24 € le kilo, les décourageait toutefois un peu dans leur envie de les mettre au menu de midi.


Publié le 12/10/2017 à 09:17   | La Dépêche du Midi |

Roquefeuil (11) : Une belle cueillette


Jacques Saboro présente son énorme cèpe, trônant au milieu d'une abondante compagnie de lactaires. / Photo DDM

Dans le Pays de Sault, il n'y a pas que les vaches gasconnes ou les pommes de terre qui occupent l'esprit des habitants. Il y a aussi les cèpes, mais des très gros.

Jacques Scaboro, le dynamique président de la foire d'Espezel, agriculteur-éleveur à Labenague, a découvert un très gros cèpe, d'un poids de 1,800 kg. Il a crapahuté dans un lieu presque inaccessible et caillouteux, dont il ne veut pas donner le nom. Il est vrai qu'il est le digne gendre d'Émile Lapasset, son beau-père décédé maintenant, mycologue avisé et fin connaisseur des lieux. La compétition est engagée pour la découverte d'un plus gros spécimen.


Publié le 09/10/2017 à 03:52   | La Dépêche du Midi |

Castelnaudary : La belle cueillette de Louisette


Louisette a fait une belle cueillette / Photo DDM

Octobre est là, les sous-bois offrent aux promeneurs leurs tapis de feuilles colorées et le trésor tant convoité des chercheurs de champignons : le cèpe (boletus) ! Louisette, chaussures de randonnée aux pieds, panier sous le bras, bâton à la main et sac sur le dos, est partie à la «chasse au trésor». Où ? Ne le lui demandez pas, tous les chercheurs de champignons vous répondront la même chose : «Les coins, c'est secret». 

On se les transmet juste de génération en génération. Louisette a fait une belle cueillette, composée de quelques rousillous (lactarius deliciosus), de pieds de mouton (hydnum repandum) et des fameux cèpes. La saison est lancée, l'occasion pour tous de se balader en forêt, en famille ou entre amis. Pour les non initiés, n'hésitez pas à montrer vos trésors à votre pharmacien, il saura vous renseigner sur la comestibilité ou non de votre cueillette. Quant à Louisette, c'est avec son mari et ses quatre petits-enfants (Théo, Maxim, Eliott et Arthur) qu'elle y retournera !


Tout le monde a sa chance pour la cueillette des champignons autour de Toulouse ! Petit guide à destination des promeneurs-cueilleurs débutants.


Publié le 5 Oct 17 à 8:20 
| Actu Toulouse |  Virginie Trin

Cèpes, bolets, coulemelles… Voici où cueillir des champignons près de Toulouse cet automne


Les meilleurs bolets de Bordeaux se trouvent dans les forêts de chênes et de hêtres autour de Toulouse. / Photo Actu © Syndicat mixte de Bouconne

Tout le monde a sa chance pour la cueillette des champignons autour de Toulouse ! Petit guide à destination des promeneurs-cueilleurs débutants.

Il y a des signes qui ne trompent pas : ces derniers jours, on voit de plus en plus de voitures garées en lisière des forêts près de Toulouse. L’automne est là, il a plu dans la région toulousaine et le temps reste clément : les conditions sont favorables pour la cueillette des champignons ! Cèpes, bolets orangé, coulemelles… Plusieurs variétés peuvent être cueillies. Mais la star reste le cèpe de Bordeaux, ce champignon robuste aux tubes fins et serrés, de couleur beige et marron.
Marc Picarougne, du syndicat mixte de la forêt de Bouconne, est catégorique : « On trouve des tonnes de champignons depuis ces derniers jours, il y en a pour tout le monde ! »

Certains types de bois à cibler
Où que vous alliez, ciblez les bois de feuillus, type chênes et hêtres, où il y a beaucoup de mousse, et dans les fougères. N’oubliez pas de les couper au couteau pour éviter d’abîmer le sol et favoriser la repousse des champignons. 



Selon Marc Picarougne, même les novices peuvent facilement trouver des champignons. Le mot d’ordre est : persévérance !
Quand on passe dans un sens, on ne les voit pas forcément. C’est souvent sur le chemin du retour qu’on les remarque ! »
Pour Alain Chavant, professeur et président de l’Association mycologique de Toulouse (AMT), la cueillette semble plus favorable dans le côté Nord du piémont méditerranéen, notamment à partir de 1000 mètres, dans le massif de la Montagne noire.

Attention toutefois : « Nous avons affaire à une saison bizarroïde qui varie énormément, donc il est possible de ne pas trouver des champignons partout. » Une promenade en plaine risque fortement de vous faire rentrer bredouille ! Alain Chavant ajoute :
On a en général plus de chance près des conifères, des épicéas par exemple, même si on n’y trouve pas forcément les meilleurs champignons. »
Les meilleurs spécimens appartiennent à ceux qui se lèvent tôt



Autre conseil pour optimiser ses chances : évitez les abords immédiats de la ville et levez-vous tôt le matin ! Tentez aussi votre chance en forêt de Buzet ou Bélesta, ne serait-ce que pour le plaisir d’une promenade de santé !
Plus on se rapproche de Toulouse, et plus il faut faire attention à rester en lisière des forêts privées. Pour les forêts domaniales, la cueillette raisonnée est autorisée.
Les plus chanceux auront peut-être l’occasion de faire une grosse prise, comme ce couvreur de Dompierre dans l’Orne, qui a ramassé un champignon géant de 4 kg en août 2017.


Publié le 03/10/2017 à 14:16 
| France 3 Occitanie | Par Fabrice Dubault

La saison des champignons débute à peine en Lozère


Lozère - les champignons sortent de terre - octobre 2017. / © F3 LR

Alors que partout en France, la saison des champignons bat son plein, en Lozère, ils commencent tout juste à sortir de terre après les premières pluies et surtout une longue période de sécheresse. Notre équipe de Mende est partie à la rencontre des cueilleurs, en forêt, à Aspres.

Ils se sont levés à l’aube pour devancer les autres cueilleurs.
Après une année d’attente, Michel et ses amis fouillent à nouveau les fourrés à la recherche du roi des sous-bois… Le cèpe. Car depuis quelques jours, il pleut enfin sur la Lozère.

“Le cèpe, il aime bien avoir de quoi boire et là c’est encore un peu sec, c’est limite” explique Michel.
Un oeil aiguisé, beaucoup de patience et un peu de chance, pour qu’enfin… le premier cèpe apparaisse.



Après plus de 4 heures de cueillette, on compte le butin. Un peu plus de 1,5 kg, pas si mal pour un premier jour!
“Ceux là, qui sont verdissant, on peut les faire farçis mais ceux là vaut mieux les faire sécher pour les avoir l’hiver et puis tous ceux qui sont blancs je vais les mettre à cuisiner, à la poële avec une persillade à la fin ou une omelette” dit Croco.

Difficile pour l’instant de trouver des cèpes sur les étales. En cause, une longue période de sécheresse estivale.
Collecteur et revendeur, Loïc Robert n’en reçoit qu’une trentaine de kilos par jour, trop peu pour fournir les grands restaurants de la région qui se les arrachent.

“La Lozère est un département très sain, pas trop de pollution, le champignon est vraiment de très bonne qualité et avec un terroir qui favorise un bon cèpe, qui se tient bien et que l’on peut conserver assez longtemps” affirme Loïc Robert, co-gérant de Champi-Lozère.
Une nouvelle fois, le bolet se fait attendre mais promet une belle qualité.


 

 


 

 
15/10/2017 Haut-Languedoc : C'est l'été en automne


Lors de la semaine écoulée, le Haut-Languedoc a bénéficié du beau temps général

On frôle des records de chaleur

"On a des températures exceptionnelles pour la saison, constate François Jobard, prévisionniste à Météo France.
Ce temps très doux pour la saison - et même chaud en journée - nous vient de la péninsule ibérique. "On a en effet une masse d’air chaud qui se trouve à l’avant de la tempête tropicale Ophelia qui se situe en plein océan Atlantique", explique François Jobard.
(DDM - Sébastien Marcelle)


Parfois, les vallées avaient du mal à se défaire de la brume matinale


A la mi-journée, le lac du Merle était assailli par les pique-niqueurs


Les bouleaux du Sidobre dressent leur feuillage jaunissant vers l'azur


A Brassac, les collégiens en kayak ont largement profité de cette météo avantageuse


Au Margnès, on a même mis en marche les grands ventilateurs


La forêt prend progressivement ses teintes automnales...


...avec une large variété chromatique


Le bleu du ciel se reflète amplement sur le lac de La Raviège


Par contre la sortie de champignons souffre du manque d'humidité



 


 

 
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