27/10/2015 Foire au miel de Castres

La vingtième foire au miel des pays tarnais s'est tenue dans le parc de Gourjade à Castres le dimanche 18 octobre 2015.


Les apiculteurs régionaux ont proposé en vente directe de multiples variétés de miel ainsi que des produits dérivés : pains d'épices, bonbons, nougats, vinaigres,...


Des bougies et objets en cire d'abeille ont attiré l'attention du public, et notamment des enfants.


Une exposition de matériel d'apiculteur d'autrefois...


... et actuel, avec au premier plan une ruche pédagogique avec ses pensionnaires


Un nid de frelons asiatiques taille XXL.


Publié le 15/10/2015 à 08:26  | La Dépêche du Midi |

Foire au miel : depuis la ruche jusqu'à nos papilles

Il y a toujours énormément de monde à Castres pour la foire au miel de Gourjade./ Photo DDM, archives

Ce sera dimanche la vingtième foire au miel des pays tarnais à Castres. Une manifestation qui se tient à la ferme de Gourjade et qui, au fil des ans, s'est taillée une incroyable réputation à tel point que les organisateurs de l'association l'Abeille Tarnaise estiment à plus de 10 000 le nombre de ses visiteurs et consommateurs qui recherchent des produits de qualité, originaux ou plus traditionnels.

Ce sera donc ouvert dimanche, de 9h à 18h non stop dans la cour et les salles de Gourjade avec vingt-quatre apiculteurs tarnais qui vendront leur production de l'année. A noter d'ailleurs que la récolte a été bien meilleure que celle de 2013 et 2014 pour ces experts du miel dont dix-sept en tirent leur activité principale.

Du côté du programme, il s'est lui aussi enrichi autour du thème «de la ruche à nos papilles» bien au delà de la seule vente directe par les apiculteurs.
On y découvrira en effet cette année une ruche vivante dans sa bulle vitrée, une installation qui a été vue il y a deux ans à Terre en fête à Lautrec.

La librairie et l'expo sur l'intérieur de la ruche seront visibles dans la salle. Ici aussi, on pourra assister à l'extraction du miel ainsi qu'à la vente du miel sorti du rucher-école de Réalmont.
Dans la cour, avec les cuisiniers de la MFR de Peyregoux, on assistera à l'élaboration de mets salés et sucrés à base de miel.

Vers 15h dimanche, seront aussi prononcés les résultats du concours des miels de l'année auquel participent de nombreux producteurs tarnais.
Les animations davantage dédiées aux enfants débuteront vers 14 heures.
Les organisateurs ont notamment invité les «ballons de Pipolette», la «palette de Claire» ainsi que Nounours et son petit panier.

On attend aussi sur place les poneys d'Epiphane qui va proposer des promenades dans le Parc.
Sans oublier une foule de gourmandises proposées toute la journée à la vente et à la dégustation : du miel de toutes couleurs et de toutes saveurs, du pain d'épice, des bonbons, du nougat, des fruits secs au miel, de l'hydromel, du vinaigre de miel et plein d'autres choses à déguster.


Publié le 24/10/2015 à 07:29  | La Dépêche du Midi |

Miel : les résultats

L'annonce des résultats / Photo DDM

Voici le résultat des concours départementaux en miels, pains d'épices organisés durant la 20e Foire au miel des pays tarnaisMiel de printemps : 1. Denis Cabanes, de Lacrouzette ; 2. Sylvie Deliège, de Poulan-Pouzols

Miel d'acacia : 1. Jean-Pierre Miras, de Valence-d'Albi ; 2. Jean-Marie Lepetit, d'Anglès ; 3. Gabriel Viguier, de Fréjeville.
Miel de tilleul : 3. Kévin Gasc, de Castres.
Miel de châtaignier : 1. Denis Cabanes, de Lacrouzette ;2. Gabriel Viguier, de Fréjeville ; 3. Didier Adalid, de Saussenac

Miel de Montagne : 1. Yannick Faugères, de Castres ; 2. Julien Daniel, de Navès ; 3. Thierry Guibbert, de Castres ; 3. «ex æquo Christian Mader, de Lagarrigue.
Miel de forêt : 1. Olivier Ravaud, de Briatexte ; 2. Edmond Vayssse, de Réquista ; 3. Nadine Bedouet, de Saint-Julien-de-Gaulène.
Miel de fleurs : 1. Philippe Caretta, de Serviès ; 2. Jean-Marc Cousinier, d'Augmontel ; 3. Lycée Louis- Rascol, d'Albi ; 3. ex æquo : Guy Pezet, de Revel.

Miel de sarrazin : 2. Jean-Marie Lepetit, d'Anglès.
Pains d'épice : 1. Didier Adalid, de Saussenac ; 2. Jean-Pierre Miras, de Valence-d'Albi ; 3. Kévin Gasc, de Castres.
Photos apicoles : thème «L'abeille» 1. Françoise Culié, de Viane. Thème «L'abeille en danger» 1. Claudine Fabrès, de Saïx.

Le Tarn a la spécificité d'avoir un relief très varié permettant de récolter des miels très différents les uns des autres. Cette année, 79 miels ont participé à ce concours. Le choix du jury, composé d'apiculteurs et de consommateurs, a été difficile pour noter afin de connaître les 21 apiculteurs heureux lauréats.


Publié le 20/09/2015 à 09:29  | La Dépêche du Midi |  Vincent Vidal

Les passionnés de l'abeille tarnaise


/ Photo DDM

Dix heures du matin sur les hauteurs de Réalmont. Le soleil est resplendissant, la nature accueillante. Des chèvres et un bouc gambadent sur la route en contrebas. Pourtant, à quelques mètres de là, un combat impitoyable se déroule. «Mettez les protections. On va s'approcher des ruches» lance Roland Martinand. «Regardez, ils sont là. Un devant chaque ruche, en position stationnaire. Ils vont bientôt attaquer.»

La menace du frelon asiatique
Face à une soixante d'abeilles qui se regroupe pour protéger leur habitat, le mal est là. Le frelon asiatique fait face. En une fraction de seconde, il s'empare d'une butineuse et s'envole. «Il va dans l'arbre à côté, pour la dévorer. Quel fléau. Car ce petit jeu, si on peut parler de petit jeu, dure toute la journée.» Les pièges de fortune ne servent pas à grand chose. «On arrive à en tuer quelques-uns. Vu leur nombre, c'est une goutte d'eau dans l'océan.»

À quelques mètres de là, l'union des petits fait la force. Un frelon s'est approché un peu trop près de la ruche. Les abeilles «soldats» sautent sur lui. «En arrêtant de ventiler leur corps, elles font monter leur température interne à plus de 50 degrés. Le frelon meurt étouffé» confirme Roland Martinand.Le lieu de cet impitoyable combat animalier se situe sur le rucher-école de Réalmont.«Ici, nous proposons des formations de qualité pour tous ceux qui veulent se lancer dans l'apiculture. Nous avons 40 stagiaires et 300 adhérents au sein de notre syndicat apicole. On leur propose aussi d'utiliser notre centrifugeuse pour extraire leur miel. Nous faisons même dépôt pour l'achat de matériel. Comme cela, ils peuvent débuter sans que l'investissement soit trop important» confirme le président Martinand.

Le lieu ne désemplit pas. «Les abeilles amènent un rapport unique avec la nature. On vit au rythme des saisons. C'est très agréable. Il y a aussi tous ses articles qui alarment avec raison, sur le déclin du nombre d'abeilles. Beaucoup veulent s'investir pour qu'elles ne disparaissent pas de notre environnement. C'est tant mieux.»


Deux kilos de miel récoltés sur le toit de l'Hôtel départemental / Photo DDM E.C.

Des fleurs de plus en plus rares
Revenons à l'essence même du métier d'apiculteur; le miel.
«L'année 2015 est satisfaisante en qualité. Mais il faut sans cesse lutter pour protéger les colonies.» Il y a évidemment le dark vador des prairies, le frelon asiatique. C'est loin d'être la pire menace. «Le varroa, est un parasite qui transmet la maladie de la paralysie aiguë et celle des ailes déformées. Il s'attaque aux colonies en sous-nutrition. Elles sont de plus en plus nombreuses, car les fleurs riches en pollen se font rares. Malgré ça, c'est formidable de vivre au quotidien avec les abeilles, de récolter son miel» confirme d'une même voix Roland Martinand et son collègue Hervé Souillant.Au loin, les ruches continuent le combat. «Pendant ce temps, elles ne butinent pas». Au milieu du rucher-école trône une vierge. «Il n'y a rien de religieux là-dedans» sourit le président du syndicat. C'est un de nos adhérents qui l'a amenée, car elle abritait en son intérieur un essaim. On a voulu remettre une colonie. Pour l'instant, cela n'a pas marché».

Et que pense le féru apiculteur de l'intégration de l'abeille en ville.

«Soyons clairs. Ce n'est pas leur place. Son univers est à la campagne. Certes, elles se plaisent en ville. Les pesticides sont quasi inexistants, les parcs et jardins nombreux et le miel de qualité. Mais une colonie reste instable. Il faut les manipuler avec attention et professionnalisme. Sinon, elles peuvent facilement s'énerver. Rappelons que les ruches ne peuvent pas être posées à moins d'une centaine de mètres d'écoles, hôpitaux, etc..» confie Roland Martinand. Il est temps maintenant de sortir la substance de trois ruches. «Celles-ci viennent de Tryfil. Au poids, la récolte semble intéressante». L'apiculteur soustrait les opercules puis intègre les cadres dans la centrifugeuse pour récupérer le miel. «C'est passionnant. Malgré les maladies, ce foutu frelon, on adore vivre avec eux.» C'est bien là le virus le plus puissant. Celui de la passion.


Kévin Gasc, un jeune apiculteur en devenir. / Photo DDM, S.B.
 

 
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