RD 612 Albi-Castres : cette route qui fait peur

17/3/2018
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Publié le 10/02/2018 à 08:29  | La Dépêche du Midi |   Vincent Vidal

RD 612 Albi-Castres : cette route qui fait peur


De nombreux accidents ont eu lieu sur cette route./ Photo DDM

25 accidents, 9 tués, 44 blessés dont 25 graves. Tels sont les chiffres recensés entre 2012 et 2017 sur la RD 612 qui relie Albi et Castres. Un axe de grande circulation qui pose question. Cette route est-elle dangereuse et mal adaptée à l'évolution de la circulation qui ne cesse de se densifier ?

2017 aura été une année noire sur cet axe Albi-Castres. 42 km de route départementale qui ont malheureusement engendré 5 accidents particulièrement violents qui ont fait 4 tués, 7 blessés dont 5 graves.
On peut évidemment parler de série noire, de faute à pas de chance. Mais les faits sont là. La RD 612 est accidentogène, dangereuse. Florent Farge, directeur de cabinet du préfet du Tarn, connaît le sujet sur le bout des doigts.

«Rappelons d'abord un point important. Depuis plusieurs années, le nombre de morts sur les routes a diminué dans le département. Mais il est vrai que la RD 612 reste un point noir. Il faut continuer à mener une politique de prévention et de répression. Un mort sur la route, c'est un mort de trop.» Représentant de l'État, il est en charge de la sécurité routière. 


Dénat : Le radar mixte Pariflex Falco à l'approche d'un poids-lourd / Photo DDM, A.-M.D.

«Quatre radars fixes et un mobile (N.D.L.R., dit de chantier) ont été positionnés sur cet axe. Les forces de l'ordre sont présentes quotidiennement. Malgré cela, la majorité des accidents est liée à une vitesse excessive.» Florent Farge reconnaît «que la densité de la circulation, avec plus de 11 000 véhicules jour, dont 1 000 camions, est un facteur aggravant, particulièrement sur une route départementale». Mais avant tout, «c'est le comportement des conducteurs qui pose problème.»

Bien sûr, il y a le cas du tronçon situé sur la commune de Lombers (lire encadré) où l'état de la route a été souvent mis en cause. «C'est vrai que mouillés, certains secteurs de la RD 612 sont dangereux. D'où l'extrême nécessité de respecter la limitation de vitesse.»

Et la nouvelle réglementation à 80 km/h ?
«Tout ce qui peut améliorer la sécurité routière est une bonne chose. On sait qu'à 80 km/h les distances de freinage se réduisent et permettent d'éviter nombre d'accidents.»


Les accidents sur la route RD 612 / DDM

Le directeur de cabinet du préfet appuie sur un point capital.
«Ce n'est pas spécifique à la RD 612. Mais, malheureusement, on s'aperçoit que durant les contrôles ou les accidents, on retrouve beaucoup de récidivistes déjà verbalisés ou condamnés pour vitesse excessive, alcoolémie ou usage de stupéfiants, quand ce ne sont pas les trois. Nous sommes confrontés à de vrais problèmes de comportements à risques. Il faut y ajouter le portable au volant qui est une cause importante d'accidents. Face à ça, il faut de la répression mais aussi de la prévention pour changer les mentalités.»

Aujourd'hui encore, il y a plus de 11 000 véhicules sur la RD 612. Des camions, des voitures, des motos, des bétaillères, des tracteurs. Les radars vont flasher. Les gendarmes vont contrôler, les bouchons vont se former. Une journée type comme il en existe toute l'année, avec ces moments calmes et les jours sans, avec ces drames, ces morts, ces pleurs, ces familles brisées. Et toujours la même question. Comment éviter ça ?


D'importants moyens de secours mobilisés sur la RD612./ Photo DDM Marie-Pierre Volle

La terrible série au lieu-dit «Femil-Cape» sur la commune de Lombers
Entre 2000 et 2017, cette portion, située au lieu-dit « Femil-La Cape », sur la commune de Lombers, a connu 9 accidents, dont 7 mortels engendrant 12 décès. La majorité de ces accidents est due à une perte de contrôle du véhicule circulant en direction de Castres alors que la chaussée était glissante. Face aux derniers accidents sur cette zone en 2017, des réunions d'expertise ont été réalisées avec le maire de Lombers, le Département et la gendarmerie nationale, mettant en exergue un phénomène de chaussée rendue glissante par les premières pluies après une période sèche (appelé aussi verglas d'été) comme cause probable de la perte de contrôle de ces véhicules. Les services gestionnaires des routes du département ont mis en place une limitation à 70 km/h par temps de pluie et ont effectué un grenaillage permettant d'améliorer l'adhérence du revêtement. D'autres études de sécurisation sont en cours.


Publié le 10/02/2018 à 08:20   | La Dépêche du Midi |   V.V.

On a testé les 42 kilomètres entre Albi et Castres


A la sortie d'Albi, les automobilistes sont accueillis par des bouchons quotidiens./ Photo DDM, Emile Cayre.

On a fait comme les 11 000 conducteurs qui chaque jour utilisent ce tronçon entre Albi et Castres. Faire les 42 kilomètres qui séparent la préfecture de la sous-préfecture. 42 bornes où, avouons-le, il faut rester patient, prudent, attentif. Cette route n'est pas un long fleuve tranquille. Partons d'Albi. Tout commence en mode escargot (c'est de saison) juste après le rond-point qui termine l'avenue de Castres. Là, le feu tricolore qui gère l'intersection avec la route de Saliès génère de beaux et gros ralentissements. On est déjà dans l'ambiance. De la pluie, des camions, des bouchons. 


Ranteil, c'est l'entrée de ville la plus embouteillée de l'agglomération albigeoise / Photo DDM MPV

La suite n'est guère plus réjouissante. Puygouzon et ses ronds-points, son radar et ses 70 km/h. Allez, on continue. Devant nous, un semi-remorque chargé à bloc. On patiente, le compteur bloqué sur l'affolante vitesse de 50 km/h. Enfin un créneau de dépassement. Il ne faut pas le louper celui-là… Sinon. Mais pas de folie. Respectons la limitation car, souvent, en haut de la côte, la maréchaussée veille, jumelles en bandoulière. La chaussée est mouillée, la circulation dense. Chacun essaye de respecter les distances de sécurité. 

Ah non. On avait oublié «l'intelligent» qui se met à doubler quatre voitures d'un coup pour se rabattre en catastrophe. En traversant le tronçon de Lombers et Dénat, on fait gaffe. Ici, il y a eu trop d'accidents pour faire le fanfaron, d'autant plus que la portion est réellement dangereuse. Le tempo ne change pas. Plus tendu, une bétaillère en provenance de la route de Lombers décide de s'engager sur la RD 612 à la vitesse d'un notaire de province qui promène son chien. Tout le monde pile. Heureusement, pas de tôle froissée. Réalmont arrive avec son lot de ralentissements. Un feu rouge, trois passages piétons, un rond-point et on s'engage vers Castres. 


RD 612 : trois blessés ce matin dans une collision à Dénat / Photo DDM Marie-Pierre Volle

À partir d'ici, reconnaissons-le, on se sent plus en sécurité, même si la route n'est guère plus large, même si les courbes serrées sont toujours là. Un petit 50 km pour traverser Vénès, puis de nouveaux des camions. On patiente en attendant le dernier créneau de dépassement où l'on est accueilli par un radar mobile. Quelques kilomètres encore avant d'arriver à Castres et de terminer ces 42 kilomètres. Avouons qu'entre les poids lourds, la pluie, les ralentissements, les courbes dangereuses, la vitesse que l'on doit réguler sans cesse pour éviter d'être flashé, cette RD 612 est fatigante. C'est le mot… Fatigante.

 
Publié le 10/02/2018 à 08:21  | La Dépêche du Midi |   Vincent Vidal

Quand Réalmont rime avec camions


Ce sont 11 000 véhicules, dont 1 000 camions, qui passent dans le centre de Réalmont traversé par la RD 612. / Photo DDM, Émilie Cayre.

Un bruit assourdissant. Le nez qui pique. Des odeurs polluantes des gaz d'échappement. Et des camions par centaines, des voitures par milliers. Bienvenue à Réalmont, seule grande commune traversée par la RD 612. Quelques virages serrés, des passages piétons dangereux, puis une immense ligne droite, étroite, bordée de maisons. En cette fin d'après-midi, le trafic ne cesse de croître. À la sortie de la boulangerie, le trottoir n'est guère large. Il faut se serrer pour passer à deux, tout en étant frôlé par des 38 tonnes qui s'aperçoivent à peine de notre présence.

Nadège vit là depuis 12 ans. «Je savais pertinemment en achetant ici que cette route était bruyante. Mais au fil des ans, ça ne fait qu'empirer.» Elle avoue «que le trafic des camions est incessant. Ils sont de plus en plus gros, de plus en plus bruyants. Il y en a même certains qui s'arrêtent en plein milieu de la route pour acheter des clopes». Un quotidien difficile à vivre. «Heureusement, ma terrasse extérieure est de l'autre côté. Face à la route, je ne peux ouvrir les fenêtres que les dimanches… quand les camions sont interdits à la circulation.» Du bruit, des odeurs et cette pollution, ces particules qui pénètrent partout. «Je suis obligée de laver régulièrement mes rideaux. Je ne vous dis pas la couleur de l'eau. Elle est noire.» Noir comme les façades, «sans oublier les toitures que l'on doit faire vérifier régulièrement à cause des vibrations.»


Réalmont. Une piétonne de 81 ans tuée par un camion / Photo DDM J.R.

Le temps passe. La circulation se densifie. «Ce n'est pas vraiment génial comme situation», avoue Michel, qui sort de la boulangerie, baguette à la main. «Mais c'est quoi la solution idéale ? Si une déviation se fait un jour, plus personne ne passera par Réalmont. C'est mauvais pour le commerce. D'un autre côté, la situation actuelle n'est pas tenable. Vous avez vu la taille des trottoirs. Les camions nous frôlent. Idéalement, ce serait peut-être de réduire la circulation à une voie.»

Quelques mètres plus bas, Paulette, marche d'un pas rapide. «J'ai peur. Les camions, c'est horrible. Je suis ici car j'apporte quelques courses à une amie qui ne peut plus se déplacer. Et pour traverser cette route… J'ai toujours la sensation que je vais être renversée.» Un peu plus loin, une voiture met les warnings et bloque la voie Castres-Albi.

En continuant notre balade polluée, on rencontre Jacques, qui vient faire quelques emplettes au magasin RAGT. «Pas facile, cet axe. Cette traversée de Réalmont n'est plus adaptée au volume de circulation actuelle. On est habitué depuis le temps. Mais j'avoue que quand je vois passer certains véhicules vite, trop vite, je me demande comment il n'y a pas plus d'accidents avec les piétons.»


Le projet d'aménagement du carrefour devant l'hôtel Mont-Royal. / Photo DDM

Le dernier accident grave s'est déroulé en février 2014 où une dame de 81 ans qui traversait a été percutée et tuée par un camion. Un peu plus loin dans le temps, en 2010, on se rappelle du drame de cette fillette de 5 ans à la sortie de l'école Saint-Joseph, qui avait échappé à la vigilance de sa grand-mère avant d'être renversée par un 4x4.

En parlant d'école, la cloche sonne dans les locaux de Saint-Joseph. Une mère de famille et sa fille remontent l'avenue. «Bien sûr, on fait attention. Mais devant l'école, il y a des barrières. Les feux ont été éloignés du passage piéton pour éviter les problèmes. Les trottoirs sont grands. C'est plus haut que c'est compliqué. Vous voyez comme moi que les trottoirs sont trop étroits. Les véhicules nous rasent. À cet endroit, je ne lâche jamais la main de ma fille… Jamais» . Le soir tombe, le froid gagne. Mais sur cette RD 612, la circulation ne faiblit pas. Du soir au matin, du matin au soir, Réalmont rime avec camions.


 
Publié le 10/02/2018 à 08:23   | La Dépêche du Midi |   Émilie Lauria

Pierre Fouilleul, directeur d'auto-école : «Aujourd'hui, cet axe n'est plus adapté»


Dénat. Frayeur au carrefour après un choc voiture-bus / Photo DDM, Jean-Marie Lamboley

Pour Pierre Fouillel, professionnel de la route castrais qui connaît par cœur cet axe, le constat est sans appel : «Aujourd'hui, la route n'est plus adaptée au flux généré entre la préfecture et sa sous-préfecture». De nombreux éléments, selon lui, seraient à revoir. Le goudron tout d'abord. Le bitume utilisé lors de la construction de la route est usé. Comme on peut le voir facilement le long de la départementale, de nombreuses réparations ont été effectuées ici et là pour combler les trous. De plus, comme le fait remarquer Pierre Fouilleul, «le goudron a une durée de vie, il s'use. Et plus il s'use, plus il perd son niveau d'adhérence. De plus, il y a aussi un effet de gommage, qui fait que les véhicules qui passent sur cette route laissent de la gomme dans les aspérités du goudron. Cela aussi réduit son adhérence». Et de poursuivre : «Aujourd'hui, on a des technologies et des goudrons très techniques qui évacuent, par exemple, plus facilement l'eau en cas de pluie».

Des entrées et sorties pas sécurisées
Autre point négatif de cette route, la non-séparation des voies. «Le fait que l'on soit en 2x1 voie, sans séparation latérale, c'est dangereux et ça peut être mortel», déplore Pierre Fouilleul. Il se souvient d'ailleurs d'un accident en fin d'année qui avait coûté la vie à une septuagénaire sur cette route, qui était sortie de la route et avait percuté un camion de l'auto-école arrivant en sens inverse (voir notre article du 3 octobre 2017).


Un radar autonome sur la D612 / Photo DDM

«Les accès latéraux, entrées et sorties de route, peuvent également créer la surprise, ce qui peut générer des écarts pour les conducteurs qui suivent la voiture de devant et donc des accidents» note le professionnel. En effet, sur la départementale, rare sont les voies qui permettre de sortir ou d'entrer en toute sécurité.
En l'état actuel des choses, et vu le trafic de la route, «il y a un effet petit train» qui se produit. Les voitures se suivent, souvent de trop près, et «leurs conducteurs perdent de leur attention», déduit le directeur du CFPR.

«La seule solution qui permettrait de sécuriser cette route de façon pérenne serait de la séparer au niveau central avec des glissières par exemple et de la passer en 2x2 voies», estime Pierre Fouilleul.
Il ne faut pas pour autant minimiser «la responsabilité des conducteurs», souligne-t-il. Le seul conseil qu'il peut apporter pour le moment, c'est de «rester attentif et de maintenir les 3 secondes de distances entre sa voiture et le véhicule qui vous précède», avoue-t-il.


Publié le 10/02/2018 à 08:23   | La Dépêche du Midi |   E.B.

Christophe Ramond : «Un itinéraire de délestage pour éviter la traversée de Réalmont»


Christophe Ramond président du conseil départemental / Photo DDM

Le président du conseil départemental, qui gère cet axe entre les deux principales villes du département, a annoncé en début d'année que l'amélioration de la RD 612 entre Albi et Castres était une priorité. «Le trafic est très dense sur cette route. Nous allons consacrer vingt millions d'euros sur quatre ans pour améliorer la sécurité et le confort des utilisateurs», confirme Christophe Ramond, le président.

Ce plan de travaux n'a pas encore été complètement finalisé. Bien entendu, il n'y aura pas une 2x2 voies entre la préfecture et la sous-préfecture (ce serait bien trop cher), mais le département envisage toute une série de travaux : l'amélioration du marquage au sol (mieux visible par temps de pluie), de la signalisation verticale, l'aménagement de carrefours jugés dangereux, la création de nouvelles aires de covoiturage et de stationnement… «Nous souhaitons aussi créer un ou deux créneaux de dépassement supplémentaires en fonction de l'enveloppe budgétaire», poursuit le président. La côte de Saint-Germier, près de Castres, pourrait entre autres bénéficier de travaux.


Trouver une voie de délaistage pour poids lourds n'est pas facile / Photo DDM

Utiliser la RD 41 pour contourner Réalmont
Mais la grosse nouveauté concerne le serpent de mer de la déviation de Réalmont, un sujet dont on parle depuis des décennies.

Cette fois, Christophe Ramond souhaite qu'une solution soit trouvée. Des études sont en cours pour qu'un itinéraire de délestage soit mis en place sur une route existante. La solution pourrait venir de la RD 41, une voie qui contourne Réalmont (en venant d'Albi sur la RD 612, il faut prendre la direction Graulhet) et ferait passer une partie du trafic à proximité de Lombers pour arriver au rond-point de l'Intermarché. 

Une solution qui aurait l'avantage d'être moins coûteuse que la création d'une vraie déviation et qui éviterait aux poids lourds de traverser Réalmont. «L'objectif est de fluidifier et sécuriser les déplacements. Le choix n'est pas encore arrêté et nous souhaitons nous coordonner avec les élus de Réalmont. Nous savons que la mairie souhaite réaménager son centre-ville. Cet itinéraire de délestage semble pertinent.» Le patron du département a d'ailleurs rencontré le maire de Réalmont cette semaine pour évoquer le sujet.


Un camion se renverse au centre du village / Photo DDM

Reste un autre point noir sur cet axe : l'entrée d'Albi par Ranteil, embouteillée aux heures de pointe. La suppression du fameux feu tricolore est toujours envisagée. Le sujet est à l'étude entre les services du département et de la Communauté d'agglomération de l'Albigeois. «Nous consacrons chaque année quarante millions d'euros à nos routes. Les crédits ne baisseront pas», assure Christophe Ramond. Les travaux sur la RD 612 seront évoqués lors du vote du prochain budget du département.


Publié le 10/02/2018 à 08:24   | La Dépêche du Midi | 
  
RD 612 : Le bus comme solution


Le trajet est assez long, il dure entre 45 minutes et une heure, et coûte 2 € / Photo DDM

François Ricard travaille chez MRC à Réalmont.
«Je fais du vélo et du bus, je pars de Saint-Juéry à vélo pour venir jusqu'à la gare. Ensuite, je prends le bus pour aller au travail. Parfois, les chauffeurs n'acceptent pas de prendre mon vélo dans la soute. Donc il faut que je m'adapte. Sinon les horaires me conviennent et les prix sont attractifs. C'est 40 € le mois, avant je prenais la voiture, donc je sais de quoi je parle, ça me coûtait plus cher.»

Alexandre Peller, étudiant à Albi.
«J'habite à Castres et j'étudie à Albi. Je prends le bus deux fois par jour, aller-retour, du lundi au jeudi. Le trajet est assez long, il dure entre 45 minutes et une heure, parce qu'il y a pas mal d'arrêts. Je n'ai pas le permis donc je n'ai pas d'autres moyens de locomotion pour venir à Albi. Ça coûte 2 € le trajet, ce n'est pas très cher, mais répété tous les jours, ça peut le devenir. En faisant une carte, le trajet revient moins cher, donc finalement ça va.»


Publié le 13/02/2018 à 10:41   | La Dépêche du Midi |   V.V.

La route Castres-Albi fait débat chez les lecteurs


La route Albi-Castres est l'un des points noirs routiers du département./ Photo DDM

Avec 11 000 véhicules jours dont 1 000 poids lourds et des accidents en série, cette portion de la RD 612 pose de vrais problèmes de sécurité. Notre dossier sur ce sujet a fait réagir nos lecteurs. Morceaux choisis.

L'état de la route et les investissements mis en causePour Christian, c'est «du blabla comme d'habitude. Les conducteurs si, les conducteurs là… et l'état de cette route, on en parle quand? À croire que nos représentants de l'État ne l'empruntent jamais… Il y a des années que cette route aurait dû être refaite… et ce n'est pas en mettant des radars, les fameuses pompes à fric, que le nombre de morts baisse…». 

Même sentiment pour Christel : «J'ai effectué 17 ans de trajets Castres-Albi. À part de mettre des radars, des lignes blanches… Cette route n'est pas conforme. La chaussée n'est pas adaptée aux véhicules modernes.» Renaud, lui, demande une vraie politique d'investissement : «Au lieu de mettre des millions pour l'Autoroute Castres-Toulouse, peut-être qu'il vaut mieux les mettre là.» Loïc est en colère contre l'aménagement du territoire : «Dans le sud du Tarn, nous sommes les couillons de la farce, étant donné la fréquentation de cette route, les pouvoirs publics auraient dû penser au développement de notre Sud Tarn, en ayant fait depuis bien longtemps, une voie rapide entre Castres et Albi et une autre entre Castres et Toulouse.» 


Lombers. Spectaculaire collision entre deux voitures sur la RD 41 / Photo DDM, Jean-Marie Lamboley

Même son de cloche avec Kader qui aimerait «une double voie qui ne serait pas un luxe. Il faut mettre l'argent où il faut. Celui récupéré par les radars, c'est sur les routes qu'il faut l'investir.» Le comportement des conducteurs et la limitation de vitesse Cédric met en cause le comportement de certains automobilistes. «Changeons la mentalité des gens qui conduisent, et il y aura certainement moins de morts… Facile d'accuser la route. Mais quand les gens dépassent à n'importe quel moment, il ne faut pas s'étonner…». 

Pour Cyril : «Ce n'est pas les soucis de la route, c'est le comportement des gens.» Kevin est d'accord avec lui. «Franchement, arrêtez de dire n'importe quoi. Elle n'est pas dangereuse cette route. Il faut savoir rouler correctement.» Pomsou veut aller plus loin. «Il faut limiter la vitesse à 70 km/h tout le long… Ainsi les ralentissements seront plus doux et les bouchons plus courts. Il y aura moins de poussière de garniture de frein dans l'air et moins de CO2.». Pour catharedelacreuse, «mis à part les imbéciles qui doublent n'importe comment, cette route est une départementale en bon état, avec des traversées de villes, des voitures, des camions. Je n'ai rien vu d'anormal. Je l'ai prise de très nombreuses fois et je n'ai pas trouvé, mis à part certains comportements dangereux de conducteurs, qu'elle soit plus dangereuse que d'autres.»


Trois personnes blessées dans un accident survenu à Dénat./ DDM Marie-Pierre Volle
 

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Commentaires :

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  • lo pP dit :
    03/5/2018 à 19h 48min

    j ai fais plus de 300000kms en 30 ans au volant d un poids lours de 40 tonnes entre realmont/albi et albi/realmont sans jamais avoir eu d accident,j ai vu tout les accidents sitès dans votre article,je suis formel seul le comportement des conducteurs est en cause,j y suis passè des milliers et des milliers de fois a ces endroits,quand il pleut on lève les pied , on ne touche pas au portable on ne se laisse pas distraire.

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