Il y a 50 ans mourait Georges Pompidou

4/4/2024


Publié le 31/03/2024  | La Dépêche du Midi |  Philippe Rioux

Mort de Georges Pompidou il y a 50 ans


Les Français étaient-ils plus heureux sous sa présidence ? / DDM

L’ancien Président Georges Pompidou est mort il y a cinquante ans. Un anniversaire qui amène les Français à revisiter avec nostalgie ces années-là.
Les Français, dit-on, sont d’incorrigibles romantiques. Ils sont aussi de grands nostalgiques, souvent prompts à revisiter leur histoire et la repeindre en rose, en gommant les aspérités. 



La célébration du 50e anniversaire de la mort de Georges Pompidou, décédé le 2 avril 1974, n’échappera pas à la règle, et, depuis quelques semaines, la classe politique française et les Français redécouvrent cette présidence un peu oubliée, presque de transition entre un après-guerre corseté et la modernité des « Trente glorieuses », coincée entre les mandats de De Gaulle, écrasant, et celui de Valéry Giscard le "moderne" .../..

Lire l'article complet de La Dépêche :
https://www.ladepeche.fr/2024/03/31/dossier-mort-de-georges-pompidou-il-y-a-50-ans-les-francais-etaient-ils-plus-heureux-sous-sa-presidence-11860066.php


Publié le 02/04/2024  | La Dépêche du Midi |  Robert Fabre

"Élève brillant mais volontiers chahuteur" :
La jeunesse albigeoise de Georges Pompidou



Georges Pompidou, lors de sa visite à Albi le 5 avril 1970 avec, à ses côtés, le maire de l’époque Laurent Mathieu. / DDM

Ce mardi 2 avril, on commémore les 50 ans de la mort de Georges Pompidou, ancien président de la République. Né dans le Cantal, Pompidou a passé sa jeunesse à Albi et y est revenu à plusieurs reprises une fois au pouvoir.

Il y a 50 ans, le 2 avril 1974, mourrait en fonction le président de la République Georges Pompidou. Il avait 63 ans. L’émotion fut intense à Albi, la ville de sa jeunesse, où il a passé près de 20 ans. S’il est né à Montboudif dans le Cantal en 1911, c’est à Albi qu’il a grandi et que sa formation a commencé.


Georges Pompidou au sommet de l'état / DDM

Ses parents instituteurs sont devenus professeurs d’EPS (École Primaire Supérieure). Le père, Léon, est professeur d’espagnol et la mère, Marie-Louise, de Sciences Naturelles. Georges a trois ans, quand son père part pour la guerre, il a huit ans à son retour. Sa mère a compté beaucoup dans son éducation. Sa sœur, Madeleine, est née en 1920 à Albi. Une plaque figure sur la dernière maison occupée par la famille au 8 rue des Chalets. Georges aimait bien cette maison, de laquelle on voyait la cathédrale.


L'hommage souvenir des archives départementales du Tarn

Bachelier en 1928
Il entra au Lycée de Garçons (appelé Lapérouse en 1967) en 8e, en 1919 et en sort avec le bac en 1928. Il y fut un élève brillant mais volontiers chahuteur. Il y noua des amitiés durables, dont celle avec Jean-Louis Fieu, le fils du futur député-maire socialiste de Carmaux, son rival pour les premiers prix en français, latin, grec.

Le couronnement, ce fut le Premier Prix de Version Grecque au Concours Général en 1927. Il raconte lui-même son bachot : "A l’écrit de philosophie, j’ai rédigé deux dissertations sur deux sujets différents : l’une pour moi, l’autre pour une jeune fille de ma classe ; nous eûmes l’un et l’autre une note convenable qui assura mon succès prévu et le sien moins prévisible".


Retour à Cajarc (Lot) où Pompidou venait "se ressourcer" / DDM

Son père, admirateur de Jaurès est socialiste, arbore une cravate rouge et siège au Conseil Municipal d’Albi, sous le maire Laurent Camboulives. Il est plutôt exigeant. Si Georges peut aller voir les matchs de rugby du dimanche, il doit rentrer à la mi-temps pour les devoirs. Normal Sup, major à l’agrégation de lettres, une carrière de professeur puis la politique auprès du Général de Gaulle.


Georges Pompidou descend du Concorde / DDM

Les trois lycées du centre-ville lui sont reconnaissants
Georges Pompidou est revenu à Albi plusieurs fois, à titre officiel, en 1962 et 1964, comme Premier ministre puis en 1970, comme président de la République. Il présida par deux fois l’assemblée générale des Anciens Élèves de son Lycée, reçu par son président, son condisciple Jean-Louis Fieu, Inspecteur d’Académie. Il présida aussi les cérémonies du centenaire du Musée Toulouse-Lautrec et inaugura le Lycée Rascol, qui fut celui de son père.

Si Albi à trois grands lycées généralistes "intra-muros", elle le doit en partie à Pompidou. Le sien "Lapérouse" ne pouvait pas disparaître, "Rascol" était celui de son père et "Bellevue" était dirigé par une amie de sa jeunesse albigeoise. Il annonce aussi la création de la centrale thermique de Pélissier, qu’on appellera la centrale Pompidou, pour écouler le charbon de Carmaux.


Jacques Chaban-Delmas et Georges Pompidou / DDM

Visite présidentielle en 1970
Albi a oublié Pompidou l’Albigeois mais les Lices, axe majeur de la cité, portent son nom à l’initiative de la municipalité de Laurent Mathieu, peu après sa mort. La chapelle de son lycée, dont les travaux de réaménagement ont été inaugurés par sa veuve Claude en 1991, aurait pu porter son nom. L’ensemble à trois niveaux (auditorium, CDI, salle de classe) n’a pas de nom.

Le théâtre de Dominique Perrault (2014) a été appelé prosaïquement Grand Théâtre et la centrale Pompidou a été détruite. Albi a quelque peu oublié l’homme de mesure et de culture qui a accédé aux plus hautes charges et qui s’est formé ici.


Georges et Claude Pompidou en vacances au fort de Brégançon / DDM


 

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