29/12/2015 Tarn : Ils ont marqué l'année 2015

Publié le 27/12/2015 à 08:20  | La Dépêche du Midi | R.B.

Ils ont marqué l'année 2015


11.500 cyclos à Graulhet le 2 août 2015 pour la semaine fédérale

André Klavun : mémorable semaine fédérale


André Klavun, en tête jusqu'au bout de la semaine fédérale, ouvrant le défilé dans les rues d'Albi ./Photo DDM, M-P Volle.

Du circuit d'Albi à la montagne noire, on a vu passer des vélos début août dans le Tarn ! La 77e semaine fédérale a rassemblé 15 000 cyclotouristes venus du monde entier du 2 au 9 août. Un événement qui a nécessité trois ans d'organisation et la mobilisation de près de 2 500 bénévoles, sous la houlette d'André Klavun, président du comité d'organisation. Mais cette mobilisation a payé au-delà de toutes les espérances : le bénéfice estimé de 5 millions d'euros pour la région aurait été dépassé, avec des hôtels plus que remplis durant l'événement et des commerces tournant à plein régime. Le plus beau souvenir de cette semaine mémorable ? «Les remerciements des participants et les sourires des bénévoles. De nombreux cyclotouristes nous ont dit que c'était l'une des plus belles semaines fédérales qu'ils avaient vécue» évoque l'intéressé en souriant.

Audrey Bassé : le buzz du président


Audrey Bassé (à droite, de profil), ancien élève de Dominique Thouroude, l'une des danseuses au Moulin Rouge félicitées par le Président Hollande à New York dimanche dernier. /Photo AFP.

Elle en a fait du chemin, la petite ballerine albigeoise du conservatoire du Tarn, formée à Castres. Devenue, depuis 15 ans, meneuse de revue dans les plus prestigieuses troupes, du Moulin Rouge au Lido en passant par ses tournées américaines, Audrey Bassé était en septembre dernier à New York, avec la troupe du Moulin Rouge, pour célébrer le made in France au salon Best of France. Sa photo sur Time square, aux côtés du président Hollande, de passage à l'occasion d'un sommet de l'ONU, a fait le buzz.

Carcenac déjoue les pronostics


Thierry Carcenac./ Photo DDM EC

On le disait usé par des mois de conflit avec les zadistes de Sivens. Malgré un contexte national défavorable, des divisions profondes à gauche, Thierry Carcenac se lance à nouveau dans la bataille pour les élections départementales. Président depuis 1991 du conseil général du Tarn, le socialiste joue gros en mars face à une droite qui pour la première fois se présente unie derrière son leader le député centriste Philippe Folliot. Oui, mais un peu à la surprise générale, le département ne verra pas déferler de vague bleue. Au contraire, la gauche résiste bien. Le Front national qui arrive à se maintenir au second tour dans la majorité des cantons va aussi aider la majorité sortante avec une série de triangulaires fatales à la droite. Si Philippe Folliot est élu sans problème des le premier tour sur les Monts de Lacaune, la droite est battue sur Mazamet et dans plusieurs cantons ruraux qu'elle espérait décrocher.

Résultat, Thierry Carcenac est réélu sur Albi et la gauche conquiert 13 des 23 cantons. Le jour de l'élection du président, la majorité réussit même à rallier le binôme Lherm-Salvador qui avait pourtant été soutenu par la droite durant la campagne. Un joli pied de nez.

D. Sirgue relance le circuit



Didier Sirgue le repreneur du circuit et Grégor Raymondis le directeur./ Photo DDM EB


Fermé depuis un an après la mise en liquidation du comité de gestion, le circuit d'Albi revit en 2015. La municipalité avait lancé un appel d'offres en vue de confier la gestion de l'autodrome à une société privée sous forme de DSP, délégation de service public. Après le retrait d'Eric Debard, c'est un autre pilote albigeois et patron d'une grosse société de vente de voitures (SN Diffusion) Didier Sirgue qui se retrouve seul en course. Ce passionné de sport auto est associé à un autre pilote, Jean-Philippe Dayrault. Sans surprise, la municipalité leur confie la gestion du circuit. Si les délais sont trop courts pour relancer le Grand prix auto, la piste albigeoise a accueilli en octobre le Superbike avec un indéniable succès. Didier Sirgue a confié à Grégor Raymondis la direction du circuit qui présentera un calendrier plus étoffé pour 2016 avec en point d'orgue le retour du Grand prix en septembre. Mais tout n'est pas si simple pour Didier Sirgue qui doit faire face à la fronde de riverains du Séquestre en guerre contre le bruit. Ces opposants ont lancé une bataille judiciaire avec le soutien des écologistes.

Didier Oberti obtient l'IGP pour Lacaune


Didier Oberti, ici avec Laurence Orcival, technicienne et animatrice du syndicat des salaisons de Lacaune. /Photo DDM

En tant que président du syndicat des salaisons de Lacaune, Didier Oberti incarne la victoire d'un combat qui aura duré plus de 20 ans. Cet été, les salaisonniers de Lacaune ont enfin obtenu la reconnaissance après laquelle ils courraient. La Commission européenne a approuvé hier la demande d'enregistrement du «Jambon de Lacaune» dans la liste des indications géographiques protégées (IGP), signe d'identification de la Communauté européenne d'origine et de qualité qui permet de préserver les dénominations géographiques et offre une possibilité de déterminer l'origine d'un produit agricole alimentaire quand il tire une partie de sa spécificité de cette origine.

L'indestructible Rondi-Sarrat


Dominique Rondi Sarrat, maire de Saint-Sulpice La Pointe / Photo DDM

61,46 % et pourtant Dominique Rondi Sarrat a du mal à savourer. Nous sommes en mars et les résultats des élections départementales viennent de tomber. Elle est élue avec Gilles Turlan dans le canton des Portes du Tarn. Mais où est donc passée Virginie Bergon sa remplaçante ? Une fâcherie. La première, pas la dernière. Un mois plus tard, 12 conseillers de sa majorité municipale refusent de voter le budget de la ville et rentrent dans une opposition farouche accusant le premier magistrat de despotisme, d'autoritarisme et d'autres douceurs du même cru. Six mois d'un conflit d'une rare dureté entre D. Rondi-Sarrat et le meneur de la rébellion Jean-François Agrain. Les frondeurs finiront à l'automne par jeter l'éponge. Aujourd'hui, Dominique Rondi-Sarrat est toujours maire, vice-président du conseil départemental du Tarn et elle répète à qui veut l'entendre sa phrase préférée : «je ne démissionnerai jamais».

Reggiardo : l'inoxydable argentino - tarnais du rugby


Mauricio Reggiardo, l'entraîneur d'Albi./ Photo DDM, Emilie Cayre.

Il a refusé de faire un tour d'honneur laissant les joueurs être les héros du jour à l'issue de la victoire du Castres olympique face à Brive le 16 mai dernier synonyme de maintien dans le Top 14. Pourtant Mauricio Reggiardo était bien le sauveur du club sud-tarnais. Appelé à la rescousse par le président Pierre-Yves Revol en février avec pour mission quasi-impossible de sauver le CO de la relégation, l'ancien pilier international argentin, qui a fait toute sa carrière à Castres avant de rentrer dans son pays en 2008 pour faire partie du staff des Pumas, n'a pas hésité à relever le défi pour sauver la patrie castraise. Une pige de 4 mois couronnée de succès qui lui a permis d'être repéré par Albi qui recherchait un successeur à son ami Ugo Mola en partance pour le Stade toulousain. L'histoire d'amour entre le Tarn et Mauricio Reggiardo s'est donc finalement encore prolongée. Le coach de 50 ans a traversé le Dadou pour prendre en charge les jaune et noir cette saison. Et le moins que l'on puisse dire c'est que la magie continue d'opérer puisque le SCA joue le haut de tableau de la Pro D2. Quoi qu'il arrive Mauricio Reggiardo laissera une trace indélébile dans le rugby tarnais et chez ses supporters.

Michel Paraud : le combat de Weir


Manifestation des salariés de l'usine Weir Minerals / Photo DDM, JMG

Il était là jusqu'au bout avec quelques-uns de ses collègues élus par le personnel de l'entreprise Weir à Castres au sein du comité d'entreprise, Jean-Philippe Ramade et Étienne Albouy : Michel Paraud, la cinquantaine bien tassée, délégué CGT, ne comptait évidemment pas achever sa carrière professionnelle au sein d'une cellule de reclassement bien peu efficace qui finira sans doute par lui dire que le plus simple «c'est d'attendre l'âge de la retraite en allant pointer au chômage» ! Un groupe international basé en Écosse qui avait racheté l'usine castraise Schabaver en a décidé autrement : pas assez de cash pour les actionnaires ! «Ils proposaient des postes à l'étranger dans le groupe. J'ai demandé un poste aux USA, pour la forme, confiait il y a peu Michel en souriant. Moi, je suis prêt. Mais eux ? Depuis le début il se moque éperdument du sort des salariés…» Un an de lutte pour Michel et ses amis. Un an de solidarités souvent inattendues mais aussi de «lâchages» camouflés : «Tout cela aurait pu être évité, mais cet immense gâchis industriel n'a pas ému grand monde dans la classe politique», déclaraient les élus alors qu'ils emballaient mardi 22 décembre les derniers cartons du CE !

Sélection d'articles réalisée à partir du site : http://www.ladepeche.fr
 

 
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