28/11/2015 Les forces de notre nouvelle région : Culture

 Les Forces de la nouvelle région (4/6) 

Publié le 09/10/2015 à 08:53  | La Dépêche du Midi |  Jean-Marie Gavalda (Midi-Libre)

133 musées... de la préhistoire à l'art moderne


L'exposition «Marylin» au musée Toulouse-Lautrec d'Albi a démarré cet automne./Photo DDM

Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon sont riches par la culture : salles de théâtre, musées, concerts, festivals, spectacles vivants, créations artistiques. Pour tous les goûts.

Était-ce prémonitoire ? L'été 2012, le musée Fabre de Montpellier et le musée des Augustins à Toulouse s'étaient associés pour présenter en deux volets «Corps et Ombres» : Caravage et le caravagisme européen, une exposition au retentissement national. Les collaborations restent rares cependant entre Languedoc- Roussillon et Midi-Pyrénées. Et la fusion des Frac (fonds régionaux d'art contemporain) n'est pas à l'ordre du jour.

Plus de 3 millions de visiteurs
Les deux régions comptent 133 établissements labellisés «musées de France». Midi-Pyrénées (74 musées) est un peu mieux doté que le Languedoc-Roussillon (59 musées), mais avec une fréquentation légèrement inférieure : 1,5 million de visiteurs en 2013 contre 1,6 million pour sa voisine, selon les chiffres du ministère de la Culture. Le Languedoc-Roussillon réalisait plus d'entrées grâce à un bon maillage territorial. Mais l'équipement muséal de Toulouse est supérieur à celui de Montpellier.

Déjà plus de 32 000 visiteurs pour Picasso au musée des Abattoirs à Toulouse./Photo DDM, Michel Labonne

Le palmarès 2014, établi par le Journal des Arts, illustre cette suprématie. À Montpellier, seul le musée Fabre (en 20e position) figure parmi les 70 musées classés des villes de plus de 200 000 habitants – contre huit établissements toulousains : le musée d'Art moderne et contemporain Les Abattoirs est le mieux placé (11e) selon les multiples critères de ce palmarès où l'on trouve aussi le Museum d'histoire naturelle (très fréquenté : 294 000 entrées), le musée Saint-Raymond (antiquités), Les Augustins (beaux-arts), Paul-Dupuy (arts décoratifs), Fondation Bemberg, musée Georges-Labit (arts asiatiques), et le MATOU (musée de l'affiche).

Pour compenser ce déficit, la ville de Montpellier mise sur l'ouverture, en 2019, d'un Centre d'art contemporain.

Le musée Soulages a déjà passé la barre des 300 000 visiteurs, après seulement 15 mois d'existence./ Photo DDM

Soulages dope Rodez
Hors des capitales, les deux régions affichent également un réel dynamisme. L'art contemporain bénéficie en Languedoc-Roussillon d'une politique volontariste menée par le Conseil régional, tutelle principale des musées de Céret (Pyrénées-Orientales), de Sérignan (Hérault) et du centre régional d'art contemporain de Sète (Hérault). L'art actuel possède aussi une place forte à Nîmes (Gard), avec le Carré d'art.

En Midi-Pyrénées, Rodez (Aveyron) est entré dans la «cour des grands» en ouvrant un musée Soulages en mai 2014. Plus de 300 000 visiteurs ont depuis été enregistrés.

Entièrement réhabilité, le musée Toulouse Lautrec à Albi (Tarn) est une étape privilégiée des amateurs de peinture. Tout comme les musées Ingres à Montauban (Tarn-et-Garonne), Goya à Castres (Tarn), Henri-Martin à Cahors (Lot).


Une photographie projetée sur un mur du musée-mémorial du camp de Rivesaltes, dans le sud de la France. / Photo DDM, ERIC CABANIS - AFP

En Languedoc-Roussillon, Sète (Hérault) concentre plusieurs institutions aux expositions temporaires réputées dont le musée Paul-Valéry et le Musée international des arts modestes (Miam). Alès (Gard) compte également deux musées actifs : Pierre-André Benoît et du Colombier.

Les musées Fleury de Lodève (Hérault) et Hyacinthe Rigaud à Perpignan (Pyrénées-Orientales), deux étapes importantes dans la géographie muséale, font actuellement l'objet de restructurations.

Si Midi-Pyrénées est bien positionné pour les musées dédiés à la préhistoire (Mas d'Azil, Pech Merle), le Languedoc-Roussillon mise sur les antiquités romaines : deux grands musées archéologiques sont actuellement en chantier à Narbonne (Aude) et à Nîmes (Gard).

Enfin, Manuel Valls [a] inauguré, le 16 octobre, une institution inédite : le Mémorial de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), espace dédié à l'Histoire de l'internement en France.


Publié le 09/10/2015 à 08:15  | La Dépêche du Midi |  

A Sète, dans une friche


Lors du 20e festival Jazz à Sète / Phopto ML, SIPA VINCENT DAMOURETTE

Depuis quelques années, la Ville de Sète est devenue l'un des principaux phares culturels du Languedoc. En particulier grâce à la programmation hivernale de sa Scène nationale (théâtre) et à ses nombreux festivals (Fiest'A Sète, Jazz à Sète, Worldwide, Voix vives en Méditerranée...) qui attirent chaque été des milliers de touristes dans la cité de Brassens. Un engouement pour l'art que la municipalité souhaite développer avec la création d'un immense centre culturel à l'entrée est de la ville.

Porté par le maire François Commeinhes, l'Agglo de Sète et un riche mécène, ce projet d'environ 50 M€ sera installé «d'ici deux ou trois ans» en lieu et place d'une immense friche industrielle qui sera réhabilitée par une signature architecturale. «Nous avons eu plus de 120 candidatures parmi lesquelles de grands noms comme Rudy Ricciotti», se félicite le sénateur-maire qui dévoilera bientôt les trois finalistes. Outre de vastes salles d'exposition, le futur pôle regroupera l'actuel Musée international des arts modestes (MIAM) et le Conservatoire de musique de la Ville. Un lieu destiné essentiellement à l'art contemporain.


Publié le 09/10/2015 à 08:15   | La Dépêche du Midi |  Jean-Marc Le Scouarnec

Une région de création qui aime le théâtre

«Trust», du groupe toulousain Merci, à découvrir à Alès puis à Foix et Toulouse./ Photo C. Raynaud de Lage

Le théâtre affiche un grand dynamisme en Midi-Pyrénées. A Toulouse mais aussi dans certaines zones rurales, des artistes défendent une vision politique de leur action.

Il y a plusieurs manières d'apprécier le théâtre à Toulouse : au TNT (Théâtre national de Toulouse), entre grands classiques et talents prometteurs; au théâtre Garonne, infatigable tête chercheuse défendant les nouvelles formes et les propositions renversantes, y compris en matière de danse; à Odyssud-Blagnac, la plus grande salle de la région et l'une des plus fréquentée de France, avec des spectacles ou du nouveau cirque ayant fait leurs preuves ailleurs; ou encore à la Comédie de Toulouse, fief des Chevaliers du Fiel et autres invités drolatiques. Mais Toulouse, ce sont aussi des «lieux» mythiques comme le théâtre Sorano ou la Cave-Poésie...

En Midi-Pyrénées on compte aussi trois scènes nationales, à Tarbes, Foix et Albi, dont la programmation fait la part belle au spectacle vivant… et innovant. Enfin, au rayon festivals de théâtre, la région se défend bien avec Figeac, Bonaguil, Limoux ou, encore Gavarnie et la cité de Carcassonne.

A Albi, célébrations du 150e anniversaire de la naissance d'Henri de Toulouse-Lautrec / Photo DDM,Marie-Pierre Volle

Un rôle d'incubateur
Pour le «Masculin féminin» qu'il met en scène, le codirecteur du TNT, Laurent Pelly, a fait appel aux sept jeunes comédiens de l'Atelier, une structure de formation hébergée par le Théâtre. Joli vivier pour un métier qui ne manque pas de talents locaux! «Par définition, un acteur doit être le plus souple, le plus mobile possible, explique Laurent Pelly. Ils sont nombreux à atteindre un très haut niveau dans la région. Notre Atelier participe au mouvement, qui permet aux jeunes de s'installer, et de monter éventuellement leur propre compagnie».

Celle de Solange Oswald et Joël Fesel – le groupe Merci – a été créée il y a 20 ans à Toulouse et connaît aujourd'hui un rayonnement national. Avec moins de 200000 € de subventions par an, la structure emploie à demeure sept acteurs, entretient une salle, assure des créations régulières et des stages de formation. Une démarche qui attire un public d'une fidélité absolue. «On fabrique et on diffuse, explique Solange Oswald, mais nous tenons aussi à notre rôle d'incubateur, d'expérimentateur. Il n'y a rien de pire qu'un art de répétition où ne comptent que le savoir-faire et l'expérience».

Adepte des «petites formes» pour des «petites jauges», la troupe, dont le «tube» principal s'appelle «La Mastication des morts» (des morts racontent 100 ans de la vie d'un village), ne cesse d'inventer de nouvelles manières de voir un spectacle. «Notre vocation d'artistes est d'éveiller la curiosité, précise Solange Oswald. Au lieu d'inviter le public dans des lieux confortables, on les mène dans les endroits inattendus où il fait froid, où on est mal assis. Ce n'est pas une coquetterie; cela procure d'autres sensations, dans une très grande proximité».

Le groupe Merci, c'est «un peu de provocation, des textes qui disent le malaise de la modernité» et qui poussent le spectateur à «changer de disque dur».

Encausse les Thermes : Marion Vian et Philippe Saunier-Borrell, codirecteurs de Pronomade(s)./ Photo DDM. Jal

De ville en villages
A la tête, avec Marion Vian, de Pronomade(s), labellisé Centre national des arts de la rue, Philippe Saunier-Borrell défend la même idée du théâtre. «On travaille sur ce que beaucoup d'élus ont abandonné ailleurs : le rôle émancipateur essentiel de la culture». Discours particulièrement courageux pour une association, subventionnée à hauteur de 1,3 million d'euros, qui œuvre dans le Comminges, aux pieds des Pyrénées. C'est tout le combat de Pronomade(s) : «Lutter contre la France à deux vitesses alors que le sentiment d'abandon est aujourd'hui aussi fort à la campagne que dans les banlieues».

Rien d'étriqué, d'ultralocal dans cette mission. Au contraire, Philippe Saunier-Borrell voit grand. Il y a quelques jours, il participait à une réunion aux côtés de ceux qui, d'Alès à Capdenac, en passant par Montpellier, partagent une même conception. Tous ravis d'ouvrir leurs fenêtres sur la grande région. «Ce sera plus compliqué en matière de vigilance, de connaissance, d'attention à l'égard des artistes, reconnaît Philippe Saunier-Borrell. Mais cela nous permettra de les accompagner plus loin». De villes en villages…


Publié le 09/10/2015 à 08:15 | La Dépêche du Midi |  

Le poids du Capitole


Tugan Sokhiev ouvre la nouvelle saison à la tête de l'Orchestre national du Capitole./Photo DDM, Patrice Nin

Toulouse, et au-delà la région Midi-Pyrénées, bénéficient d'un brillant ambassadeur, l'Orchestre national du Capitole. Michel Plasson l'a relancé en 1968 et en est resté le chef pendant plus de 30 ans. Son successeur, Tugan Sokhiev, bénéficie d'une aura similaire. Reste que ce magnifique paquebot estampillé Toulouse et réunissant 125 musiciens a un coût : 14 millions d'euros par an. C'est Toulouse Métropole et la Ville de Toulouse qui financent l'essentiel (74 %), aidés par l'Etat et la Région.

La Région Midi-Pyrénées consacre plus de 3 millions d'euros chaque année au théâtre, au cirque et aux arts associés. Cette aide concerne les structures, et notamment le Centre dramatique national (TNT), les trois scènes nationales (Albi, Foix et Tarbes) ou encore le théâtre Garonne, labellisé «scène européenne».

14 festivals subventionnés (sur 120) concernent le théâtre et assimilés. 11 compagnies sont conventionnées et des aides à la création sont également proposées.

Grotte de Pech Merle, à Cabrerets : Le célèbre panneau des chevaux ponctués / Photo DDM, DR

Sélection d'articles réalisée à partir du site : http://www.ladepeche.fr
 
 

 
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