Rugby - Fédérale 2  
 
S.C.Graulhet 2013-2014

 
     SCG : l'équipe    

Publié le 12/09/2013 à 08:23 | G.D.
 
Graulhet : recrutement haut de gamme
 
Le groupe seniors et l'encadrement version 2013-2014. /DDM, GD. 
 
Le Sporting a réussi un recrutement haut de gamme. Peut-être l’un des plus brillants, sur le papier au moins. Maréchal, Pagès, Hédreville, Vatton, des joueurs qui ont connu le haut niveau. «Qualitativement, ce recrutement, associé au fait que nous n’avons perdu que Vidal et Khattou en préservant le groupe, nous conduit à avoir espoir d’une qualification, et d’un parcours dans lequel le Sporting ne sera pas amené à faire de la figuration» envisage le président David Gau qui assure qu’il n’a ni augmenté, ni grévé le budget de son club pour renouer avec l’ambition.

«Tous les postes sont doublés. Cette situation nous apporte la richesse et l’expérience qu’on n’a pas eue la saison dernière par exemple. Et autant que les recrues, nous allons compter sur les jeunes, comme Barthélémy, Delbeck ou Farré qui sont déjà candidats à leurs postes». Le gros handicap de ce début de saison reste l’importance du nombre des blessés. Ils ont déjà une douzaine à être forfaits pour l’ouverture. Mais, le staff annonce 55 seniors et 28 juniors Belascains, ce qui devrait suffire aux trois équipes.

 
Lors du match SCG - Saverdun  / Photo © Christophe Fabriès

Deux matchs amicaux gagnés, un perdu. Mais plus que les résultats, c’est le comportement du groupe qui satisfait l’ancien seconde ligne. «Le stage a été révélateur. Nous le voulions sorti du contexte rugby. L’encadrement avait basé les exercices sur l’entraide et le soutien. Il a été parfait dans le sens que les gars, peu ménagés, souvent dans le dur durant deux jours, ont participé sans rechigner à une expérience à même de resserrer le groupe».

Dimanche, point de pont de singe ni de radeau à construire, le championnat débute avec la venue de Saverdun, l’un des promus de Fédérale 2. L’an dernier, contre un autre promu, Quillan, le Sporting avait raté son entame, et traîné son boulet toute la saison. Cette fois, avertis, les graulhétois veulent réussir autant leur début d’exercice, que toute leur saison.

 
 
     SCG 24 - Saverdun 3     
 
Publié le 16/09/2013 à 09:07  | La Dépêche du Midi | 
 
Graulhet un ton au-dessus de l'UA Saverdun
 
Les Saverdunois impuissants à stopper les Tarnais dans leur antre./ Photo DDM. Jean-Marie lamboley. 
 
Le public graulhétois attendait avec une certaine impatience, les débuts du Sporting nouvelle version, renforcé et ambitieux mais malheureusement comptant de nombreux blessés, le dernier en date, Regnier, obligeant le staff à refondre le pack. L’affiche était inédite entre Tarnais et Ariégeois, de retour en Fédérale 2. Fabien Pelous, formé aux deux écoles «rouge et noire», retenu à Paris, avait reporté l’invitation, ce qui n’a pas empêché ses humbles successeurs de fournir un bon match de début de saison. Graulhet voulait soigner son entame, il l’a réussie, Goulignac marquant d’entrée, poussé par son pack. Avec la transformation et la pénalité de Bille, les locaux prenaient le score (10-0). En s’appuyant sur une conquête relativement fiable, ils se posaient en maîtres de la situation, ne laissant que peu d’initiatives à leurs adversaires, mais multipliant les fautes de main et les mauvais choix. Saverdun s’avérait faible dans les espaces. Il fallait tout de même attendre les ultimes minutes de la première mi-temps pour voir Pauthe, encore en force, marquer le deuxième essai (17-0 au repos).
 
Seconde période ratée
En multipliant les offensives, Graulhet tenait cette fois le match. Kasdorff se faisait refuser l’essai, Billle échappait un ballon de débordement, le spectacle prenait les extérieurs. Les Ariégeois, très et logiquement sanctionnés, passaient du statut d’adversaire à celui de faire-valoir . Graulhet en profitait pour faire tourner son effectif. Au terme de trois temps de jeu, Poujade décrochait le bonus. Les Graulhétois jouaient toute la fin du match dans les 22 m visiteurs, mordant la ligne d’essai plusieurs fois. Tout n’a pas été parfait, mais l’enthousiasme du groupe est à retenir en même temps que la bonne intégration des nouveaux. Saverdun presque inexistant en seconde mi-temps, avait bien aidé Graulhet à débuter sa saison.

 
Photo © Christophe Fabriès

Graulhet 24- ua Saverdun 3
(M-T: 17-0). Arbitrage de M. Mestre (comité du Languedoc).
Pour Graulhet: 3 E. Goulignac (2e), Pauthe (37e), Poujade (65e),1 P. Bille (11e); 3 T. Bille (2e, 37e, 65e),
Pour Saverdun: 1 P. Guichou (63e)
Carton jaune: Alabert (Saverdun, 45e)
Carton blanc: Divert (Saverdun, ) Fevrier (Saverdun, 57e) Guichou (Saverdun, 70e)
GRAULHET. Bille,Codjia, A. Montbroussous, J. Montbroussous, De Chasteigner, (o) Sarcia, (m) Pagès, Hédreville, Teyssier, Anglade, Pauthe (cap), Moulin, Kasdorff, Goulignac, Vaton. Sont entrés en cours de match: Gouvéia, Delbecq, Vigneaux, Montels, Poujade, Boutié, Mandagaran.
UA SAVERDUN. Gagnidze, Soler, Hannoff; Grégory Diverd, Jérémy Diverd; Fournes (cap.), Dejean, Morellato; Clément Allabert (m), Guichou (o); Bareilles, Mazières, Dreuil, Nicolas Allabert; Bonzom. Remplaçants: Gers, Sieurac, Pons, Teriou, Frogier, Février, Amiel. Entraîneurs: Eric Mercadier et Christophe Dumas.
 
 
 
     Nafarroa 9 - SCG 27     
 
Publié le 23/09/2013 à 09:08 | G.D.
 
Graulhet plus bondissant que les Basques
 
Belle performance des Graulhétois face aux Basques de Nafarroa./photo DDM, Jean-Marie Lamboley. 
 
Comme envisagé, les basques de Nafarroa ont bondi dès l’entame. «Nous avons du subir au départ, mais sans être jamais débordés» reconnaît Renaud Gély. Le buteur local a ouvert le score, les tarnais ont répondu. Passé l’exercice d’adresse des buteurs, Graulhet a élargi les débats, a donné du volume au jeu, et Teyssier a marqué le premier essai sur une pénalité rapidement jouée. Plus tard, c’est Bille qui a inscrit le deuxième, en bout de ligne au terme d’un balayage en règle et de plusieurs temps de jeu. A la mi-temps, les graulhétois avaient fait le break. En seconde période, après plusieurs occasion manquées, c’est Codjia qui décrochait le bonus offensif sur une deuxième concrétisation de l’œuvre collective. Les basques étaient KO debout, le Sporting avait réussi un carton plein en deux matchs.
 
«C’est certain, nous avons gagné en maturité par rapport à la saison dernière. L’équipe a fait preuve d’une lucidité à toute épreuve. C’est un signe encourageant compte tenu qu’il manquait une bonne partie de l’effectif» constate R. Gély qui avait, avec Benoit Bellot reconduit à l’identique le groupe vainqueur de Saverdun. «Nous sommes hyper satisfaits de la volonté, le l’ambition et surtout de l’entreprise dont il a fait preuve dans des conditions difficiles. Reste que les joueurs étaient frustrés d’avoir raté trop d’occasions. Mais ne faisons pas les difficiles, cette victoire et ces deux premiers matchs sont très bons pour la confiance, surtout à huit jours du derby. Mais, là, Gaillac, c’est une autre paire de manches». Les graulhétois ont su se les retrousser en bord de Nive, à eux de confirmer sur les rives du Dadou.
 
Photo © Éric Taillefer
 
Nafarroa 9 - Graulhet 27
Spectateurs : 500 environ
Arbitre : Mr Bruno Esclavard (comité Périgord-Agenais)
Score à la mi-temps : Graulhet :17 ; Nafarroa : 9.
Pour Graulhet : 3 essais de MONTBROUSSOUS (23ème) ; 2 de CODGIA (31ème et 76ème mn) ; 3 transformations de BILLE ; 2 pénalités de BILLE (9ème et 41ème mn)
Pour Nafarroa : 1 drop de GUECAIMBURU (3ème mn) ; 2 pénalités de GUECAIMBURU (12ème et 27ème mn)
 
 
     SCG 29 - Gaillac 11     
 
Publié le 30/09/2013 à 09:09 
 
Graulhet touche encore sa Bille
 
Avec Sébastien Pagès à la manœuvre, Graulhet s'est imposé logiquement dans ce derby tarnais./Photo DDM Emilie Cayre 
 
Romain Bille, l’arrière du Sporting Graulhétois est décidément un cauchemar pour les Gaillacois. L’an passé, dans son antre de Noël Pélissou, il avait passé au pied les vingt-et-un points qui avaient permis à Graulhet de remporter la première manche du derby tarnais. Cette fois, il a fait encore plus fort puisqu’il a enquillé les vingt-neuf points qui ont fait gonfler le score dans des proportions telles que les hommes de Garrigues et Arru n’ont jamais pu s’en remettre. Six pénalités, deux drops et un essai juste avant la sirène, l’homme providentiel a fait carton plein. Mais si la victoire du Sporting n’a rien d’illogique, le score ne reflète pas forcément la physionomie de la rencontre, les Gaillacois ayant offert une opposition plus consistante que celle de l’an passé.
 
Pourtant, alors que les entraîneurs de l’UAGR craignaient un nouveau non-match, c’est bien ce qui s’est passé dans les vingt premières minutes. Battus dans les duels et indisciplinés au possible, ils écopaient d’une pénalité toutes les trois minutes au point de se retrouver avec un 12-0 dans la vue. Ils n’avaient qu’un minimum de ballons, malgré l’indigence graulhétoise en touche, symbolisée par les cinq ballons perdus sur les lancers des locaux.
 
Photo © Christophe Fabriès

La bonne entame de Graulhet
Et puis les Gaillacois sont progressivement entrés dans le match en mettant un peu plus d’agressivité et en insistant sur des mauls qui ont mis les Graulhétois sur le reculoir. Le rapport de forces s’est inversé, à ceci près que Calmont, le buteur visiteur, n’a décidément pas la réussite de son adversaire. C’est ainsi qu’il a laissé passer les neuf points qui auraient permis aux siens de revenir à hauteur de Graulhet à la pause (12-3).
 
Le sursaut gaillacois
Faute de réussir à concrétiser au pied, Gaillac y est parvenu grâce à son alignement alors que le Sporting était en infériorité numérique (13 contre 14). Une pénaltouche dans les 22 mètres, les pognes de Julien Régnier à la réception et le maul s’enclenche pour porter St-Cyr derrière l’en-but (44e). De la belle ouvrage. L’inquiétude se faisait jour dans les travées bien garnies de Noël Pélissou. Mais Romain Bille est entré en action, tel le sauveur. Deux drops imparables (61e et 70e) et deux pénalités (48e et 58e) ont renvoyé les Gaillacois à leurs chères études. Une réussite insolente dont les partenaires de Julien Régnier ne se relèveront pas.

Et après une belle action enclenchée par Mandagaran et De Chasteignier, avortée à cinq mètres de la ligne, la défense gaillacoise a fini par craquer juste avant la sirène sur un ballon méchamment cafouillé. Et Romain Bille, qui passait par là, n’a eu qu’à aplatir. Au final, Graulhet a réglé momentanément la question de la suprématie tarnaise, mais il est encore trop tôt pour savoir si elle peut s’étendre au-delà des frontières départementales. Quant aux Gaillacois, ils ont quinze jours pour se remettre et récupérer peut-être quelques blessés. Et puis, ils ne retrouveront pas le dénommé Bille tous les week-ends en travers de leur route.

 
Photo © Christophe Fabriès
 
Graulhet 29 - Gaillac 11
MT : 12-3; Arbitre : M. Vals (Pays Catalan), 2000 spectateurs
Vainqueurs : 1 E Bille (77), 2 D (61, 70), 6 P Bille (8, 11, 14, 18, 48, 58)
Vaincus : 1 E St Cyr (44), 2 P Calmont (21, 55)
 
GRAULHET : Bille; Codjia, J. Montbroussous (Mandagaran, 12), A. Montbroussous, De Chasteignier (Poujade, 79); (0) Sarcia, (m) Pages (Poujade, 65, Pages 79); Montels, Hedreville, Teyssier (Anglade, 63); Moulin (0. Regnier, 45), Pauthe; Kasdorf, Goulignac (Delbecq, 65), Gouveia
Cartons jaunes : Kasdorf (38, antijeu), De Chasteignier (40, bagarre)
Carton blanc : Pages (53, antijeu)
 
GAILLAC : Calmont (Orsi, 55); Wagner, Lalliard, Denat, Rouffiac (Leullier, 48); (0) Marin, (m) C. Vaissière (Garric, 48); Cransac (Squassina, 64), N. Clergue, Regnier (cap) (M. Vaissière, 74); Abrial, Genere; F. Gisquet (N. Clergue, 43), St Cyr (Vello, 49, St Cur, 56)), O. Gisquet.
Carton blanc : St Cyr (28e, antijeu)
Carton jaune : Wagner (40, bagarre)
 
 
     Fleurance 6 - SCG 15     
 
Publié le 14/10/2013 à 08:43 
 
Fleurance piégé
 
Les Fleurantins se tournent maintenant vers le derby face à L'Isle-Jourdain./ Photo DDM, Nedir Debbiche. 
 
C’est un coup d’arrêt pour les Fleurantins qui avaient bien débuté la saison et qui surtout restaient invaincus à domicile depuis le début de saison dernière. Il y avait, certes, le leader en face, mais il y a eu surtout quelques manques qui coûtent cher à la sortie : défaite et pas de bonus défensif.
 
La première période ressemblera à long round d’observation avec des fautes de part et d’autre qui auraient pu mettre en valeur les buteurs. Mais ce n’était pas le jour des buteurs que ce soit Dupouy coté fleurantin ou Bille coté Graulhétois. On notera quelques éclairs avec un deux contre un mal négocié pour Fleurance (20e) après une belle relance de Couzier ou encore sur un renvoi mal réceptionné par les locaux J. Montbroussous en embuscade file à l’essai mais la défense fleurantine bien revenue l’empêche d’aplatir (29e) ! L’arbitre siffle donc la mi-temps sur un petit 3 à 3.
 
A la reprise, les partenaires de Bortolucci sonnent la charge avec une pénalité de Dupouy (47e) puis après un travail remarquable des avants sur une touche captée par Fossaert (52e) Dupouy a l’occasion d’enfoncer le clou en bonne position : sans réussite hélas. Graulhet commence ensuite à monter au créneau, mais pas de réussite non plus pour son buteur Bille qui échoue sur plusieurs tentatives. On aborde les dix dernières minutes avec ce score étriqué de 6 à 3 pour les locaux. Alors que les Fleurantins jouent à 14, Graulhet lance l’attaque plein champ par le véloce J. Montbroussous qui décale son ailier Codjia dont la puissance fait mouche : essai et avec la transformation de Bille Graulhet reprend l’avantage.

Fleurance tente de réagir mais confondant vitesse et précipitation laisse un ballon en route qui n’est pas perdu pour ce diable de J. Montbroussous qui scelle la victoire des siens et prive même Fleurance du bonus défensif. Il ne reste plus aux Fleurantins qu’à aller rattraper les points , dimanche prochain à l’Isle Jourdain : voilà un derby qui vaudra son pesant d’or !


 
Photo DDM, Nedir Debbiche

FLEURANCE 6 - GRAULHET 15
MT: 3-3. Arbitre : M. Dubois (CBL)
Pour Graulhet : 2 E Codjia (70e) et J. Montbroussous (77e) ; 1 P (25e) et T (70e) Bille .
Pour Fleurance : 2 P (28e et 47e) Dupouy.
Fleurance : Mathieu, Bortolucci(cap), Capdeville, Morou, Berzi, Cantau, Fossaert, Anania, Pitoux(m), Couzier(o), Morisson, Lafforgue, Barada, Bargozza, Dupouy. Remplacants : Abadie, Martegoutte, Lesage, Moulié, Rouch, Mirande et Vogel.
Cartons blancs : Anania (63e) à Flleurance, Hedreville (74e) à Graulhet . Carton jaune : Moulin (52e)à Graulhet
 
L'équipe : Vaton, Delbecq, Kasdorf, Pauthe (cap), Moulin, Anglade, Teyssier, Montels, Poujade, Falipou, Codjia, J.Montbrousssous, A.Montbroussous, Mandagaran, Bille.
Sont entrés en cours de jeu : Gouveia, Goulignac, Hédreville, Pagès, De Chasteigner.
Non rentré : Régnier.
 

 
     SCG 40 - Morlaas 23     

Publié le 21/10/2013 à 09:33 | André Lhopitault
 
Graulhet fait la différence à l'heure
 
Le sporting graulhétois a frappé fort dès l'entame du match./Photo DDM Jean-Marie Lamboley 
 
Il aura fallu une heure pour que Graulhet rassure ses supporters et justifie clairement son statut de leader. Jusque-là, Morlaas aura donné du fil à retordre aux hommes de Renaud Gély et Benoît Bellot, les perturbant en touche comme en mêlée et répondant du tac au tac aux essais comme aux pénalités.
Le Sporting avait pourtant frappé d’entrée, et de quelle manière. Groupé-pénétrant dévastateur, la balle gicle jusqu’à Montbroussous qui place un cadrage-débordement et offre un caviar à Codjia, lequel se blessera deux minutes après. Mais Morlaas sort la tête de l’eau et sur une grande largeur, le flanker Constant conclut sous les poteaux. Puis Billes se fait contrer en coin : c’est la double peine car le ballon file entre les poteaux et l’ailier béarnais Arroyo est le plus prompt. Comme Miremont facture les fautes au même titre que Romain Billes, à la mi-temps, le chassé-croisé ne désigne pas de vainqueur (20-20).
 
Une fin à sens unique
Morlaas reprend même la main à l’entame. C’est à la 63e minute que le Sporting fait le break. Morlaas, en infériorité numérique, ne peut rien face au bulldozer qui dépose Bueno derrière la ligne. Les avants graulhétois prennent l’ascendant et l’entrée de Franck Maréchal, très attendue, remet de l’ordre en touche. La fin est à sens unique, avec les jambes de Montbroussous, ses accélérations fulgurantes et imprévisibles. Julien Pauthe, au cœur de la fournaise, est à créditer d’un grand match, Hédreville a placé des démarrages qui ont fait avancer son pack, Pagès reste le meneur qu’on connaît et Billes l’arme fatale. Encore un 100 % pour le sniper.
Graulhet manque le bonus de peu, mais à la mi-temps, nombreux auraient signé pour ce score final. Les spectateurs, eux, se sont régalés : 6 essais et 63 points, on est preneur !
 
 Photo © Christophe Fabriès
 
Scg 40 -  Morlaas 23 (mi-temps 20-20)                                                                                               
Arbitrage de Mr Perpinan (Limousin)                                      
Pour Graulhet : 4 essais Codjia (1), Pauthe (21), Buéno (65), A.Montbroussous (71), 4 transformations (1, 21, 65, 71) 4 pénalités Bille (35, 38, 47, 55).
Pour Morlaas : 2 essais(12, 25) 2 transformations (12, 25) 3 pénalités (7, 33, 41).
Carton jaune pour Graulhet : Pagès (39).
 
L'équipe : D.Gouveia, Delbecq, Vaton, Régnier, Pauthe (cap), Hedreville, Anglade, Montels, Pagès, Boutié, Mandagaran, Codjia, A.Montbroussous, De Chasteigner, Bille.
Sont entrés en cours de jeu : Buéno, Goulignac, Moulin, Maréchal, Teyssier, Poujade, Barthélémy.
 
 
     Marmande 27 - SCG 19     

Publié le 28/10/2013 à 09:00 | G.D.
 
Première défaite de la saison pour Graulhet
 
Le Sporting n'a pas réitéré sa performance du week-end dernier face à Morlaas/ Photo DDM, Archives Jean-Marie Lamboley 
 
Quand en début de seconde mi-temps, Bille a donné l’avantage aux siens, les plus fidèles supporters qui avaient fait le déplacement pensaient bien voir le Sporting faire le même coup qu’à Naffaroa et Fleurance. Mais voilà, les Graulhétois reviennent avec la première défaite de la saison, qui plus est, sans avoir pu décrocher le bonus offensif qui, aux dires de Benoit Bellot, devait logiquement leur revenir. «Nous méritions le match nul, au vu de l’équilibre de la rencontre, et le bonus qui nous échappe nous laisse des regrets sur la conduite de fin de match. Nous sommes tombés sur un ouvreur adverse qui a sans état d’âme, renvoyé le jeu dans notre camp. Retenons tout de même que les gars ont tout donné. Ils ont simplement manqué d’un brin de réalisme à la conclusion des moments forts et importants».
 
Graulhet, leader oblige avait marqué le premier essai, par Buéno, au chaud d’un effort collectif qui emportait le pack local sur quinze mètres.
Marmande avait répondu par une réalisation en plusieurs temps, avec du jeu sur les largeurs autorisé par une conquête ne touche. Un secteur qui a encore été déficitaire pour les Tarnais.
 
16 à 16 à la pause
A la pause, un 16-16 sanctionnait une certaine équité dans les phases de jeu.
Graulhet portait le danger dans le camp adverse sans arriver à marquer.
Le tournant du match aurait pu faire basculer la rencontre à un quart d’heure de la fin. Les rouges et noirs enfonçaient plusieurs fois leurs adversaires, les envoyaient dans l’en-but. L’essai était refusé et sur la mêlée qui suivait, l’arbitre accordait la pénalité aux locaux, comme un ballon d’oxygène. C’est Marmande qui marquait l’essai de la victoire, sur un départ dans le côté fermé. Graulhet tentait de marquer 3 points d’un bonus défensif, sans succès. «Ce que nous retenons du match, s’interroge l’ancien ouvreur, c’est que nous n’avons jamais été en danger. Nous retiendrons donc l’engagement des gars et leur état d’esprit. Et puis, il fallait bien que ça arrive un jour!»
 
Photo FB US Marmande
 
Marmande 27 Graulhet 19
Arbitrage Mr Stéphane Coulon (Armagnac-Bigorre).
Pour Graulhet : 1 essai Buéno (27) 1 transformation (27) 3 pénalités Bille (6, 21, 48), 1 drop Dumont (10).
Pour Marmande : 2 essais Fedrigo (29), Eymard (77), 1 transformation (29) 5 pénalités Bécat (4, 12, 36, 58, 74). 
Carton blanc pour Graulhet : Boutié (35), Delbecq (76) , Bille (80).
Carton blanc pour Marmande : François (39), Le Goc (52).
 
L'équipe : Buéno, Goulignac, D.Gouveia, Moulin, Régnier, Maréchal, Teyssier, Hédreville, Pagès, Bille, Codjia, A.Montbroussous, Boutié (cap), Barthélémy, Sarcia.
Sont entrés en cours de jeu : Vaton, Delbecq, Pauthe, Montels, Anglade, Poujade, J.Montbroussous.
 
Le classement de la poule après les 6 premières journées

 
   SCG 33 - Le Boucau 3   
 
Publié le 18/11/2013 à 03:50   G.D.
 
Graulhet haut la main
 
Les «rouge et noir» graulhétois en pleine bourre, même durant les 20 dernières minutes./Photo DDM, J.M.L. 
 
On a coutume de dire que le mauvais temps nivelle les valeurs. Hier, celles de Graulhet et de Boucau-Tarnos étaient trop importantes et opposées pour se fondre dans la boue de Noël Pélissou. Graulhet voulait vaincre, sans discussion, histoire de dédier le succès à Olivier Rouanet l’ex-ouvreur décédé huit jours plus tôt. Julien Pauthe en bon capitaine, au terme d’un très long ballon porté par les avants, le déposait comme un premier hommage entre les poteaux dès l’entame.
 
Maîtres du jeu face à des Boucalais qui ne voulaient pas «en prendre 40» mais souvent pris en faute, les Graulhétois ont dû attendre 25 minutes de plus pour doubler la mise sur le même scénario, cette fois avec Kasdorf en finisseur au cœur du pack. Plus tard et pour le bonus offensif provisoire, De Chateigner sur son aile reprenait en pleine course un maître coup de pied offensif de Sarcia pour griller tous ceux d’en face. Archi-dominateurs, les locaux n’arrivaient pas à franchir la ligne une fois de plus avant la pause. 
 
/ Photo Christophe Fabriès
 
A la reprise, les visiteurs sans doute avertis du péril imminent d’une déroute, prenaient un temps le jeu pour eux, mais la défense tarnaise montrait, une fois n’est pas coutume, son efficacité et sa solidarité. C’en était fini des illusions boucalaises, d’autant plus que le Sporting renouvelait la moitié de son pack, profitant d’un banc de qualité. Et comme Graulhet était plus fort devant, c’est encore en force qu’arrivait le quatrième essai par Moulin, au pied de barres. 
 
Les dernières vingt minutes étaient en vue et c’était la foire aux occasions pour des «rouge et noir» en pleine bourre. M. Cayre refusait trois fois l’essai, mais celui de Mandagaran en bout de ligne sur un ballon levé par Hédreville derrière sa mêlée était parfaitement valable et accordé. Une victoire tranquille qui conforte la place de leader de la poule.
 
/ Photo Christophe Fabriès
 
Dimanche 17 novembre (15h à Noël Pélissou) : Scg 33 - Boucau Tarnos 3 (mi-temps 21-3)  
Arbitrage de Mr Ludovic Cayre (Périgord-Agenais) 
Pour Graulhet : 5 essais Pauthe (1), Kasdorf (23), De Chasteigner (35), Moulin (58), Mandagaran (73), 4 transformations Bille (1, 23, 35, 68).
Pour Boucau Tarnos : 1 pénalité (15).
L'équipe : D.Gouveia, Goulignac, Kasdorf, Pauthe (cap), Moulin, Maréchal, Valette, Montels, Poujade, Sarcia,  Mandagaran, J.Montbroussous, A.Montbroussous, De Chasteigner, Bille.
Sont entrés en cours de jeu : Buéno, Vaton, Régnier, Hédreville, Pagès, Dumont, Boutié.
Nationale B : Scg 36 - Boucau Tarnos 17 (mi-temps 17-3)
Pour Graulhet : 5 essais Teyssier (2), Barthélémy, Paul, 4 transformations 1 pénalité Cals.
 
7ème journée : Résultats et classement de la poule 7

Les deux équipes ont rendu hommage tout comme le pubic./ Photo Christophe Fabriès
 
Hommage :
Avant le match, une minute d’applaudissements a rendu un hommage appuyé à Henri Olivier, membre du Club des supporters, et Olivier Rouanet, décédés il y a quelques jours.
Les enfants de l’ancien ouvreur, Arnaud et Benjamin, ont donné le coup d’envoi et les Graulhétois portaient le polo avec le n. 10 dans le dos et sur la poitrine «la gagne» la devise du regretté Olivier Rouanet
 

   SCG 30 - L'Isle Jourdain 13   

 
Publié le 25/11/2013 à 08:13  | La Dépêche du Midi | G.D.
 
Fédérale 2 : Graulhet s'impose avec le bonus offensif
 
A Noël Pélissou, Graulhet applique les mêmes tarifs
 
Le public graulhétois attendait une réédition, copie conforme de la victoire face au Boucau Tarnos d’il y a huit jours. Le terrain annoncé boueux, avait finalement bien séché et les fraîches conditions annonçaient de la vigueur à l’ouvrage.
 
Bille, avec le vent, a ouvert le score sur la première incursion des locaux. A la deuxième, De Chasteigner, entre ses centres, transperçait et marquait entre les poteaux. Le début était porteur d’espoir. Le buteur gersois ratait une belle pénalité au terme d’une séance de ballons portés par ses avants trois fois près de l’essai. Contre toute attente, les visiteurs autour de leur leader Sacilotto, jouaient sans complexe, obligeant les Graulhétois à se multiplier en défense, à parer au plus pressé. Ces derniers, sur leur initiatives se heurtaient à une défense qui avait du étudier leurs points forts. Au terme des quarante premières minutes, les sentiments restaient mitigés et réservés. La faute à l’ardeur d’un quinze qu’on n’attendait au rendez-vous d’une telle prestation. 
 
 
Les rouges et noirs n’arrivaient pas à trouver la solution. A la reprise, Graulhet en danger, le portait dans le camp adverse, à coups de boutoirs de ses avants. Pauthe, en force et avec son huit enfonçait le clou. La transformation de Bille heurtait le poteau. Graulhet sur l’arrêt de jeu changeait cinq de ses avants pour donner un surplus de dynamisme sûrement. L’initiative était locale, mais la réussite n’était pas là. Le pack, cette fois prenait le dessus, et sur un ballon «piqué» en mêlée, Anglade poussé par les siens marquait le troisième essai. Les tarnais finissaient à leur main Moulin en position d’ailier concluait une action en trois temps balayant la moitié du terrain. Un raté de Valette permettait à Lisle Jourdain de marquer l’essai récompensant les efforts des visiteurs. L’important était de garder le bonus, le tarif pour les adversaires restant toujours sur les trente points.
 

 
Dimanche 24 novembre 15h Stade Noël Pélissou Scg 30 L'Isle  Jourdain 13 (mi-temps 13-6)
Arbitre Mr Christophe Bats (Côte d'Argent).
 
Pour Graulhet : 4 essais De Chasteigner (10), Pauthe (49), Anglade (64), Moulin (67), 2 transformations Bille (10), Dumont (64), 2 pénalités Bille (2, 24)
 
Pour L'Isle Jourdain : 1 essai Salciccia (70), 1 transformation (70) 1 pénalité (35) 1 drop (9) Boy.
 
L'équipe :  Buéno, Delbecq, Vaton, Régnier, Pauthe (cap), Teyssier, Hédreville, Maréchal, Pagès, Sarcia, De Chasteigner, A.Montbroussous, Boutié, J.Montbroussous, Bille.
Sont entrés en cours de match : Kasdorf, Gouveia, Moulin, Anglade, Valette, Poujade, Dumont.
 
Nationale B : Scg 15 L'Isle Jourdain 12
 
(Photos © Christophe Fabriès)
 

 
 
   Aramits 11 - SCG 10   
 
Publié le 02/12/2013 à 08:51 | G.D.
 
Temps additionnel fatal pour Graulhet
 
La pression incessante des Béarnais a déstabilisé le Sporting./Photo DDM Archives J.M.L. 
 
Pour le 200e match de championnat du capitaine Julien Pauthe, ses coéquipier auraient bien voulu lui offrir une victoire à Aramits, ce qui aurait permis au Sporting de faire le break avant la trêve, en laissant très loin derrière Marmande et Fleurance, défaits ce dimanche. Sur un terrain béarnais dégradé par les intempéries, devant un public hostile, dans un match «à l’ancienne», les Graulhétois ont bien failli le faire. Ils ont au moins pu y croire jusqu’à la fin des temps additionnels, quand le pack local a enfoncé le huit tarnais sur une pénaltouche, pour propulser Gallego à l’essai. Un retournement de situation car jusque-là, Graulhet, sans totalement maîtriser la rencontre, a su peser sur les débats et longtemps tenu le score. 
 
Les débats ont été équilibrés jusqu’à la pause, seul le buteur béarnais réussissant une pénalité. Graulhet, par Bille, à égalisé à la reprise et les visiteurs ont répondu sans faiblir au rude combat proposé, marquant leur seul essai par Buéno, là aussi en conclusion d’une touche près de la ligne. Mais voilà, en préambule, le Sporting énormément sanctionné s’était fait refuser un essai de De Chasteigneren début de rencontre, et une pénalité bien placée avait été retournée par intervention du juge de touche. Ajoutons à cela une pression incessante des Béarnais, obligeant les visiteurs à jouer serré.
 
«Notre point faible aura été le jeu au pied de déplacement et d’occupation. Nous avons rendu tous les ballons à l’adversaire» pestait le co-entraîneur Benoit Bellot. «Nous tenions presque le match à 10 à 3, mais nous nous sommes faits dépasser en manquant de maîtrise dans les dernières minutes. Aramits a été chercher sa victoire» Malgré les regrets, cette défaite avec le point de bonus défensif, permet au Sporting de rester premier de sa poule. «Bien sûr, nous aurions préféré rester sur une dynamique de victoire avant cette longue coupure en championnat». Rendez-vous est maintenant pris pour la reprise à Saverdun, pour le premier match retour, le 12 janvier prochain.
 
   Saverdun 18 - SCG 23   
 
Publié le 13/01/2014 à 08:42   Max Bousquié
 
Saverdun perd son invincibilité
 
Graulhet s'impose 23-18 sur la pelouse de Paul-Fines

Graulhet a refermé le piège sur des Saverdunois encore magnifiques d'abnégation./ Photo DDM, Sébastien Batteux. 
 
Il fallait bien que cette série d’invincibilité, à domicile, prenne fin et Graulhet fait un beau vainqueur. Il y aura évidemment beaucoup de frustration car l’UAS, par un final de qualité, pouvait renverser la situation mais il manquait, dans chaque entreprise, un petit quelque chose.
 
L’UAS entame la partie avec le vent favorable et la nécessité de scorer. C’est là, dans ce premier acte, que la partie se perdra. Bien sûr, la botte de Guichou n’a pas été au rendez vous (un secteur de jeu où, lorsque la réussite vous fuit, les conséquences sont souvent funestes). Drop dès la 2e minute (à côté), glissade sur la première pénalité (5e), raté à la 7e mais l’ouverture du score à la 9e (3-0). De l’autre côté, malgré le vent défavorable, l’ouvreur visiteur Dumont prend le poteau (12e). À la retombée du ballon, un saverdunois réceptionne mal en faisant un en-avant….repris devant par un partenaire (3-3, 13e).Une autre occasion est offerte aux Saverdunois (16e) qui passe de peu à côté. Dans les autres secteurs de jeu , Benjamin Guichou a plus de réussite: une belle touche trouvée et, derrière, une belle descente des Allabert «brothers» que Nicolas ne peut négocier au mieux malgré un judicieux petit coup de pied par-dessus le dernier défenseur.



Saverdun joue pourtant bien. Sur une touche, le ballon est bien capté par le capitaine Vivian Pons et les avants ariègeois, comme un seul homme, font faire le chemin jusqu’à l’en-but pour ce qui devient une spécialité maison, le ballon porté (8-3, 20e). Graulhet, par Dumont, revient (8-6, 28e) après un raté à la 26e, cela ne marche pas à tous les coups. Fournes laisse les copains à quatorze (biscotte blanche, 33e). Dumont «enquille» et son équipe passe devant (8-9, 35e). L’UAS, même à quatorze, peut compter sur le pack qui trouve la force de marquer un essai par son talonneur Caunes (15-9 grâce à la transformation de Guichou; 36e). Dans les travées des tribunes, on entend aussi des vérités (pas toujours): «Ils sont peut être meilleurs mais ils ne sont pas plus vaillants.» Alors que l’UAS semble pouvoir conserver un petit matelas de points d’avance aux citrons, les visiteurs sont dans «les 22» côté gauche. Tout le monde a vu l’ailier droit Barthélémy oublié en embuscade... côté droit. Une transversale pour lui et Bonzom ayant «flairé» trop tard le coup l’arrête sans ballon. Carton jaune (40e). À 13 contre 15, l’UAS encaisse un l’essai par le seconde ligne capitaine Pauthe. Avec la transformation, les visiteurs ont repris la tête (15-16 au repos).

 
La reprise se fait à 13 contre 15 mais Hédreville, pour Graulhet, hérite d’un carton blanc (44e). Du sang frais est administré aux hommes d’Eric Mercadier et Christophe Dumas avec la rentrée d’une première ligne toute neuve même si Tchapnga est utilisé en deuxième ligne.


 
La «cuillère» sur Geoffrez Dejean
Alors que l’UAS retrouve des couleurs, c’est de derrière que viendra l’estocade. Le trois-quart centre J. Montbroussous s’enfile dans un trou de souris pour un bel essai (15-23, 54e). Pourtant, Saverdun ne renonce toujours pas. Après une belle percée de Mazières, Guichou rapproche les siens sur pénalité (18-23, 62e). Saverdun domine maintenant copieusement. Geoffrey Déjean entrevoit la ligne d’en-but, subit une «cuillère» qui le prive de l’essai, l’arrière visiteur Sarcia n’écope que d’un carton blanc (62e) ! Les esprits s’échauffent et, à la 69e minute, deux cartons jaunes sont distribués, l’un à Pages pour l’ensemble de son œuvre de «vieux» filou de demi de mêlée, l’autre pour le pilier saverdunois Hannoff pour un geste d’énervement (pas un coutumier des faits). La fin de la rencontre sera celle des occasions gâchées pour des Saverdunois qui camperont en terre graulhétoise en pure perte. L’essai ne viendra pas.
 
Les coachs saverdunois regrettaient ce résultat mais louaient leurs hommes pour leur vaillance et leur comportement d’ensemble. «Il ne faut rien lâcher maintenant et, dès dimanche prendre la route de l’Isle- Jourdain avec des intentions.» Tout le monde semblait sur la même longueur d’onde, le rendez-vous est donc pris.
Équipes réserves : Les réservistes saverdunois l’ont emporté 23-16 contre en adversaire de qualité.
(Photos FB Karine Bellot)
 
Saverdun 18 - 23 Graulhet  (M-T: 16-15) 
Arbitrage de M. Maréchal (comité Côte Basque Landes)
Pour Saverdun : 2 essais, anonyme du pack sur ballon porté (20e) et Caunes (36e); 1 transformation et 2 pénalités (9e, 62e) de Guichou.
Pour Graulhet : 2 essais de Pauthe (40e) et J. Montbroussous (54e); 2 transformations et 3 pénalités (13e, 28e, 35e) de Dumont.
 
UA SAVERDUN. Hannoff, Caunes, Gagnidze; Grégory Diverd, Pons (cap.); Fournes, Déjean, Soler; Clément Allabert (m), Guichou (o); Bouffil, Mazières, Dreuil, Nicolas Allabert; Bonzom. Remplaçants: Tchapnga Tchenou, Frogier, Teriou, Galy, Sentenac, Février, Amiel. Cartons jaunes: Bonzom (40e), Hannoff (69e). Carton blanc: Fournes (33e).
SC GRAULHET. Bueno, Goulignac, Gouveia; Moulin, Pauthe (cap.); Teyssier, Maréchal, Hedreville; Pages (m), Dumont (o); De Chasteigner, A. Montbroussous, J. Montbroussous, Barthélémy; Sarcia. Remplaçants: Vaton, Kasdorf, Balaye, Valette, Montels, Poujade, Paul. Carton jaune: Pages (69e). Cartons blancs: Hédreville (44e) et Sarcia (62e).


 

 
   SCG 21 - Nafarroa 11   

Publié le 20/01/2014 à 08:37  | La Dépêche du Midi | Gérard Durand
 
Graulhet assure l'essentiel sans convaincre

Les Basques ont donné du fil à retordre aux Graulhétois/Photo DDM Jean-Marie Lamboley 
 
Entre une performance à Saverdun, sans imposer son rugby, et un derby jamais autant attendu à Gaillac, Graulhet face à Nafarroa avait mission de ne pas se rater et de conforter son capital bonus. Sans complexe ni rien à perdre, ce sont les Basques qui sont le plus rapidement entrés dans le match. Même ce sont bien les locaux qui ont scoré les premiers, par J. Montbroussous, lancé dans l’intervalle d’un ballon joué sur la largeur. Sur un dégagement contré, le seconde ligne visiteur Gastambide, bien placé, a récupéré l’offrande pour s’allonger jusqu’à l’en-but. Les compteurs remis à zéro et des encouragements en langue basque pour se dire que la journée pouvait être à l’exploit. 



Impression confirmée avec la pénalité de l’ouvreur Guegaimburu, qui mettait les siens devant. Et comme le Sporting semblait chercher des solutions sans trop les trouver et que l’horloge tournait, l’impression était au doute à la demi-heure de jeu. Des Nafarroans peu enclins à laisser des portes ouvertes et qui avaient dû travailler en prévision le secteur défense durant la semaine. Il est vrai que les locaux ne les sollicitaient que sur les travers. A un de plus, le pack local prenait la main et Maréchaln en bon capitaine, profitait d’une pénalité rapidement jouée par Poujade pour marquer sous les poteaux. Ce n’était que le début… de la fin pour les illusions chez les Basques.



Des Basques accrocheurs jusqu'au bout
Encore à 14, les visiteurs n’ont pas voulu plier tout de suite. Graulhet, enfin le pied sur l’accélérateur, déferlait plein champ et Pauthe, dernier servi, permettait aux Tarnais de prendre le large. Mais, gare ! Les mal classés ne voulaient pas mal finir. Ceux-là même qui multipliaient les initiatives sans trop inquiéter des Graulhétois à la recherche de plus en plus urgente du bonus offensif. A. Montbroussous échappait un ballon d’essai qui paraissait promis à le décrocher. Pour n’avoir jamais baissé les bras, Nafarroa aurait u décrocher le bonus défensif, leur buteur ratant trois fois la pénalité en fin de match. Inutile de dire que les fidèles supporters des Graulhétois attendent autre chose de leur par à Gaillac, dimanche prochain.



Dimanche 19 janvier 15h Stade Noël Pélissou  : SCG 21 NAFARROA 11 (mi-temps 14-8) 
Arbitre Mr Gryselier (Comité de Provence).
Pour Graulhet : 3 essais J.Montbroussous, Maréchal, Pauthe, 3 transformations Dumont.
Pour Nafarroa : 1 essai 2 pénalités.
Carton blanc à Graulhet : Hédreville, De Chasteigner.

L'équipe : Vaton, Delbecq, Kasdorf, Régnier, Moulin, Maréchal, Hédreville, Montels, Poujade, Dumont, De Chasteigner, J.Montbrousssous, Boutié (cap), Barthélémy, Sarcia.
Sont entrés en cours de jeu : Buéno, Gouveia, Goulignac, Pauthe, Teyssier, Paul, A.Montbroussous.

Nationale B : Scg 22 Nafarroa 19 (mi-temps 12-10)
L'équipe : Lambert, Goulignac, Boutin, Balayé (cap), Keisseri, Boukemach, Tirefort, Anglade, Dautan, Cals, Marcel, Albouy, Paul, Mauriès, Falipou.
Sont entrés en cours de jeu : Pegorer, Fadier, Galinier, Cescato, Albert, Julia, Jau.

 



(Photos hors DDM : Christophe Fabriès)

   Gaillac 15 - SCG 16   


 
Publié le 10/02/2014 à 08:30 | La Dépêche du Midi | E.T., F.B. et G.D.
 
Graulhet attise les regrets de Gaillac

Leader de la poule, Graulhet a assumé son statut en s'imposant d'une courte tête à Gaillac

Cédric Vaissière a souvent semé la perturbation dans la défense graulhétoise, mais le Sporting a eu le dernier mot./Photo DDM Emilie Cayre

Après deux reports successifs, la troisième tentative a donc été la bonne. Et, malgré la concurrence de France-Italie et à un degré plus champêtre d’un autre derby en 3e série Brens-Montans, 2 000 spectateurs ont garni les travées du stade Bernard Laporte. Et ça en valait la peine, au moins pour la première période, nettement plus enlevée que la seconde et surtout plus prolifique en essais. Trois au total, dont deux pour Gaillac, même si cela n’a pas suffi à faire vaciller un leader de poule sûr de sa force.

Une nouvelle fois, l’UAGR peut nourrir des regrets. Les hommes de Garrigues et Arru ont encore pâti d’un manque de réussite au pied qui sape leurs bonnes intentions. Calmont puis Poplawski en fin de partie ont en effet abandonné 14 points en route, dont une transformation et la pénalité de la gagne dans les 22 mètres. Trop, beaucoup trop face à une équipe de Graulhet qui a capitalisé grâce à la botte de Dumont, tout aussi précis que Bille, un patronyme qui rappelle de mauvais souvenirs aux Vignerons.

 

 
Graulhet abandonne l'alignement
Il y avait pourtant la place pour des Gaillacois qui auraient pu (dû) profiter du forfait en touche des Graulhétois, qui avaient décidé sciemment de ne disputer aucun contre.

Une stratégie surprenante qui a coûté le premier essai gaillacois sur un fond de touche exploité comme à la parade par Cédric Vaissières et surtout cette pénalité de la dernière minute après un maul écroulé au sortir d’un lancer en touche sans la moindre opposition. Mais des 22 m, Poplawski a caviardé sa frappe comme l’avait fait peu de temps de temps auparavant Calmont à 30 m face aux poteaux.

Les locaux ont longtemps dominé territorialement, mais des pertes de balle au contact ou le sifflet de l’arbitre ont systématiquement renvoyé la bande à Régnier dans son camp.

 

 
Gaillac doit régler la mire
Gaillac peut aussi regretter l’essai qui a permis au Sporting de revenir au score sur un déboulé de Barthélémy qui a profité de plaquages quelque peu laxistes pour pointer en coin. Mais l’UAGR a réagi sur une superbe action enclenchée sur un petit coup de pied à suivre de Vaissières. L’homme du match a trouvé Calmont sur l’aile qui n’avait plus qu’à mettre les cannes.

Plus puissants à l’impact en mêlée fermée et opportunistes en diable, les Graulhétois ont ainsi confirmé que leur statut n’était nullement usurpé, tandis que Gaillac peut prétendre aux phases finales à condition de régler la mire dans l’exercice des tirs au but.

 

 
Gaillac 15 - SCG 16 (M.T. : 12-13)  /  Arbitre : M. Duhau (Côte Basque Landes)

GAILLAC : 2 E Vaissière (6), Calmont (24), 1 T (7), 1 P (65) Calmont
GRAULHET : 1 E Barthélémy (20), 1 T (21), 3 P (3, 27, 58) Dumont
Evolution du score : 0-3, 5-3, 5-10, 12-10, 12-13/12-16, 15-16

GAILLAC : Guille; Rouffiac (Wagner, 52), Vaissière (Dangles, 52), Fougedoire, Calmont (Rouffiac, 74); (0) Poplawski, (m) Garric (Vaissière, 52); Clergue. N (Clergue. A, 56), Squassina, Regnier (cap); Grégoire (Abrial, 64), Cransac (F. Gisquet, 48); Crayssac, Vello (Sy Cyr, 47), O. Gisquet

GRAULHET: Boutié; Barthélémy (A. Montbroussous, 75), Montbroussous. J, Montbroussous. A (Sarcia, 44), Paul; (0) Dumont, (m) Pages (Poujade, 69); Montels (Valette, 47), Hedreville (Tezyssier, 47), Maréchal; Regnier (Moulin, 47), Pauthe (cap); Vaton (Kasdorf, 44), Gouvignac (Fabien, 64, Bueno.

Carton jaune : Pages (37)

Nationale B : Gaillac bat Graulhet 33-3


 
Renaud Gély : «la victoire d'un groupe»
 

 
De la frustration mêlée de fatalisme chez les Gaillacois tant la défaite semblait cruelle au vu de la débauche d’énergie mais tous ces points gaspillés au pied, toutes ces pénalités étaient dures à digérer d’autant qu’ils avaient fait le plus dur en acculant les Graulhétois à la faute à la 78’ des 22 presque en face. Sans contester la valeur de l’adversaire ni mettre en doute la probité de l’arbitre, l’incompréhension habitait les esprits.

Nicolas Clergue (3e ligne) : «On les a cabossés, on a fait le jeu, été dynamiques et on perd d’un rien. Pourtant on a fait un super match et inscrit 2 essais mais 14 points au pied laissés en route, ça fait beaucoup !»

 

 
Cédric Vaissière : «C’est rageant de passer aussi près même si en face il y avait une bonne mêlée et si dans les rucks ils se sont montrés habiles. Ils avaient bien étudié notre jeu. A nous maintenant de grappiller des points à l’extérieur pour nous rattraper.»

Julien Grégoire (2e ligne) : «Ils ont bien joué le coup en touche en nous empêchant de développer nos mauls pénétrants et en refermant la porte. Peut-être avons-nous manqué de lucidité.»

 

 
Cédric Squassina (3e ligne) : «On a été plus disciplinés que d’habitude et été plus sanctionnés, allez comprendre quelque chose ! Ils ont gratté en étant toujours limite sans être sanctionnés et en nous empêchant de construire.»

Yoan St Cyr : «Le match s’est joué dans la zone plaqueur-plaqué et la limite a été souvent enfreinte.»

François Guille : «Il nous a manqué un brin de réussite, ça tient à rien, nous méritions beaucoup mieux je crois. Retenons aussi le très bon esprit qui a présidé au déroulement de la rencontre.

 

 
Renaud Gély (entraîneur de Graulhet) : «La victoire est d’autant plus belle que nous avions huit joueurs blessés et trois juniors sur le terrain. C’est réconfortant de disposer d’un groupe de 30 à 35 joueurs qui peuvent entrer à tout moment. Les gars avaient à cœur de faire une performance, elle leur appartient. Nous avons été efficaces, nous n’étions pas venus pour faire du spectacle mais reconnaissons que Gaillac n’a pas eu de réussite au pied».

Nicolas Vaton : «Nous avions besoin d’un tel match pour nous resserrer, surtout devant. Défensivement, nous avons bien été chercher les Gaillacois dans les phases d’affrontement et au ras. Je suis satisfait de notre prestation, qui va nous permettre de recevoir Fleurance dans la sérénité, mais je suis aussi frustré d’avoir récolté une béquille qui m’a obligé à sortir».

 

 
Dimitri Paul : «C’était un match intéressant, et j’ai su tard que j’allais le jouer (blessure au dernier moment de De Chasteigner). Nous avons été sans cesse au combat, nous avons joué sans hésiter, même si j’ai logiquement manqué de repères. Cette victoire c’est que du bonheur !»

Julien Pauthe (capitaine) : «C’est un plaisir de voir jouer nos jeunes à un tel niveau. J’avais conscience, que même avec 11 points d’avance au classement, l’équipe n’allait pas se regarder jouer, dans un derby qui est toujours d’un enjeu particulier. Nous n’avons jamais douté, toujours gardé confiance, même après le second essai de Gaillac».

 
(Photos hors DDM : Christophe Fabriès)


   SCG 21 - Fleurance 9   
 

Publié le 17/02/2014 à 09:08 | La Dépêche du Midi |  Gérard Durand
 
Graulhet au bout de son contrat

Graulhet a tenté de jouer au large.../Photo DDM Jean-Marie Lamboley

Des Graulhétois souverains, des Fleurantins revanchards. Les états d’esprit des deux équipes avant d’opposer le premier au deuxième étaient diamétralement opposés. Et le contexte pour les Tarnais forcément dangereux. Un péril qu’ils avaient tout intérêt à écarter d’entrée. 
Kasdorf et sa mêlée ont appuyé là ou ça fait mal, mais Dumont n’a pas réussi à concrétiser sur la pénalité. Pas de temps perdu, et Buéno, poussé par les siens sur 20 mètres a marqué le premier essai au bout de 5 minutes. Si Graulhet a largement dominé le premier quart d’heure, la première incursion gersoise a permis de mesurer la fiabilité de la défense, autour des deux leaders, Teyssier et Valette. Le pack visiteur pourtant plus lourd, n’a pas pu imposer la force, par trois fois repoussé sur la ligne.

 
Coup d'envoi donné par Yannick Jauzion / Photo Christophe Fabriès

L’ouvreur fleurantin Dupouy a répondu deux fois sur pénalité au drop de Dumont. Le score s’est donc serré avant la pause, légèrement «aéré» par les trois points de Dumont de 45 mètres. Le contrat était loin d’être honoré au terme de 40 minutes jouées sans rythme et sans dominateur.
Le centre Lafforgue sifflé «très légèrement» hors-jeu, a fait passer le frisson de l’interception à la reprise. Comme un avertissement sans frais. Graulhet a tenté de jouer au large, en se rendant compte que l’obstacle du pack visiteur était conséquent. Deux ou trois initiatives auraient mérité meilleur sort qu’un mauvais choix. Dupouy a remis les seins dans les points à la faveur d’un hors-jeu des trois-quarts locaux. De quoi donner confiance à 20 minutes de la fin. 

 
/ Photos (hors DDM) : Christophe Fabriès

Mais la lumière est venue d’une ouverture grand champ par Albouy dans les pas de ses avants maîtres d’un groupé pénétrant sur les 50 m, percée plein champ de Boutié, pour servir Sarcia à l’intérieur et essai entre les poteaux. En devoir de bonus offensif, les gersois ont investi le camp local. Fossaert a échappé un ballon d’essai tout fait entre les barres. Dans les temps additionnels, le pack d’Abadie a échoué deux fois encore sur la ligne. Le score restait dans de convenables proportions, au moins pour les Graulhétois.
 

 
GRAULHET 21 – 9 FLEURANCE
Arbitre: M. Coudert (Limousin). MT : 11-6
Pour Graulhet: 2 E. Buéno (5) Sarcia (71), 2 D (27, 43), 1 P (38), 1 T Dumont (71). Carton jaune: Pauthe (57).
Pour Fleurance: 3 P. Dupouy (29, 32, 63).

 

 
   Morlaas 25 - SCG 22   

Publié le 24/02/2014 à 08:59  G.D.
 
Graulhet perd à l'ultime seconde

Graulhet a encaissé un drop à la 83e minute. /photo DDM, Archives J.M.L.

83 e minute. Un ballon de relance hasardeuse, échappé par les graulhétois. L’ouvreur remplaçant Dany, décisif dans le jeu au pied depuis son entrée s’en saisit et claque le drop de la victoire de 45 mètres. Morlaas est soulagé, Graulhet consterné. «C’était bis-répétita d’ Aramits. On tenait le match nul, on a voulu jouer plutôt que de taper en touche et on repart battu» regrettait ce dirigeant graulhétois fidèle accompagnateur et fin analyste. Un match nul aurait résumé une rencontre équilibrée, avec un essai de chaque côté. Celui des Béarnais, en première mi-temps, né déjà d’un ballon tombé par les Tarnais, d’une relance, d’une course de 50 mètres pour un ballon déposé entre les poteaux. Celui des graulhétois, non attribué, au cœur d’un pack renforcé de la poussée de presque tous les trois-quarts en seconde mi-temps. Mais voilà, la victoire est revenue «à celui qui en avait besoin le plus» faisait remarquer un supporter de Morlaas. Si elle a une influence considérable pour les locaux, elle ne change en rien le classement des visiteurs, trop loin devant pour être rejoint, mais elle interpelle le manager général Christian Delfaut.
 
Phase de jeu au match aller / Photo Christophe Fabriès

«Nous pouvions renter avec le nul et même la victoire. Nous nous sommes montrés trop peu pertinents dans la jeu et trop perdu de ballons surtout en première mi-temps pour y arriver. La défaite n’est pas le fait du match qui nous blesse le plus, le contenu davantage». Pour l’ancien entraîneur, aujourd’hui manager, c’est aussi dans les esprits qu’il faut chercher les raisons profondes de ce qu’il considère comme un revers. «Les gars avaient déjà la tête aux phases finales. Ca ne pardonne pas de ne pas respecter l’adversaire. Nous n’avons pas joué les surnombre, et mal joué au pied. Nous avons deux dimanches sans match pour remettre de la rigueur et des objectifs. Cette défaite n’est pas la fin du monde, mais Morlaas avait la pression, et nous aurions dû en profiter».

Morlaas 25 - Graulhet 22
A Morlaàs: Morlaàs bat Graulhet 25 à 22 (10 à 6)
Arbitre Cyril Perpina (Limousin)
Pour Morlaàs: 1 E (15e Man) 1 T (Grunenberger) 5 P (11e) Grunenberger ) (54e,55e,61e et 75e) Miremont, 1D (83e Dany)
Pour Graulhet: 1 E (pack 70e) 1 T et 5 P (27e,37e,42e,51e) de Dumont et 61e de Bille
cartons blanc: Faroux (Morlaàs 51e)
cartons jaunes: Bueno (Graulhet 37 e), JP Lesbats (Morlaàs 75e).

 
 


 
   SCG 35 - Marmande 6   
 
 
Publié le 17/03/2014 à 09:07   | La Dépêche du Midi |  G.D.
 
Graulhet trop fort pour Marmande

Les Graulhétois n'ont pas fait de cadeau aux Lot-et-Garonnais./Photo DDM Jean-Marie Lamboley

Graulhet se devait d’affirmer et de valider ses prétentions face à un club qui semblait les avoir retrouvées depuis sa victoire au Boucau et qui se déplaçait pour tenter de grappiller quelques points. Louable intention, mais l’entreprise était de taille pour le rugby exigu des Lot-Et-garonnais ce dimanche. Contre le vent, les Graulhétois ont fait feu de tout bord, prenant les espaces, imposant un début de domination.

Les Marmandais, secoués comme des pruniers ont cédé devant l’effort collectif matérialisé par le capitaine Julien Pauthe. Le centre Becat, a raté deux fois la cible pourtant bien placé, laissant le score aux locaux. Les minutes suivantes ont proposé un rugby, qui, faute d’être conformément engagé, a permis aux uns et aux autres l’utilisation souvent désordonnée avec l’heureux et l’unique avantage de mettre du rythme aux débats.

 
Photo : Christophe Fabriès

Un jeu d'envergure
Les évolutions graulhétoises, pour être un brin plus académiques, ont logiquement permis de prendre un avantage de 11 points au score. Marmande à la sirène, a marqué ses 3 premiers. Frayeur au retour, quand le véloce ailier visiteur Fedrigo a été projeté en touche sur le poteau. Graulhet a dû avoir recours à ce qu’il sait faire de bien, à savoir le groupé pénétrant collectif. La pénaltouche a une seconde fois envoyé le seconde ligne dans l’en-but poussé par les siens.

En s’appuyant sur cette avance, les Tarnais ont accéléré, ne laissant aux visiteurs, que le second rôle du dimanche. Sarcia transperçant la défense avec deux feintes de passes, a donné l’avant-goût du bonus offensif. Marmande n’a plus donné l’impression d’une équipe en recherche et en possibilité de performance.

Une défense en perdition, il n’en fallait pas plus à Barthélémy, parti de ses 22 mètres pour griller l’arrière lot -et -garonnais, et marquer le 4e essai.
Au bilan, il y avait trop de différence entre le rugby de plage des visiteurs et les mises en places d’un jeu d’envergure en préparation des phases finales des graulhétois pour laisser planer le moindre doute durant 80 minutes. Une victoire qui met les Graulhétois trop loin devant les autres pour être rejoints.

 
Photo : Christophe Fabriès

Graulhet 35 - Marmande 6
Mi-temps : 11-3; Arbitre: Mr Bru (Armagnac Bigorre)
Pour Graulhet: 4 E. Pauthe (10e, 47e) Sarcia (57e) Barthélémy (67e), 3 T. Bille (47e, 57e, 67e), 3 P. Dumont (19e, 34e), Bille (51e)
Pour Marmande : 2 P. Becat (40e, 43e)
Carton blanc : Chartier (60e) - Carton jaune : Becat (77e)
Graulhet: Bille, Barthélémy, A. Montbroussous, Boutié, Paul, (o) Dumont, (m) Pagès, Teyssier, Montels, Valette, Pauthe (cap), Regnier, Vaton, Goulignac, Buéno. Remplaçants: Kasdorf, Fadier, Hédreville, Moulin, Poujade, J. Montbroussous, Poujade, Sarcia.
Marmande: Bertrand, Borderie, Becat, Peres, Fedrigo, (o) François, (m) Bouic, Bevilacqua, Perais, Benhmida, Germain, Brignol, Ounzari, Cazautets (cap) Benazzi. Remplaçants: Legoc, Pottier, Bachelot, Mijoint, Eymard, Chartier, Fund.

 

 

   Le Boucau 23 - SCG 15   


 
    L'Isle-Jourdain 21 - SCG 13   

Publié le 31/03/2014 à 09:27  | La Dépêche du Midi |  
 
L'Isle-Jourdain frappe un grand coup

Le pack lislois dominateur./ Photo DDM, S.B.

La haie d'honneur composée des jeunes pousses de l'école de rugby accompagnant les «sang et or» sur la pelouse a-elle servi de catalyseur aux hommes d'ufferte ? Toujours est-il qu'en ce dimanche venteux, où l'autan a régné en maître, les aînés ont donné un magnifique exemple aux jeunes en faisant tomber le leader, Graulhet dans une partie, certainement la plus aboutie de la saison.

Les Lislois se montrent entreprenants dans tous les compartiments, avec des avants pleinement retrouvés, offrant à la cavalerie de belles animations offensives. Graulhet se met à la faute, et L. Boy ouvre le score. Hors jeu des Blanc sur un déplacement au pied de Pagès et Bosc sanctionne. Les hommes d'Ufferte dynamisent le jeu et se montrent dangereux à maintes reprises. Les Lislois font preuve d'audace, mais Graulhet réagit par l'intermédiaire de Barthélémy qui casse plusieurs placages et tutoie l'essai pour les Tarnais. L'USL se met à la faute, et Bille réduit le score. Les Lislois se remettent à l'ouvrage, multiplient les temps de jeu et sont récompensés en bout de ligne par un superbe essai de Riot. C'est l'essai de l'espoir pour les locaux. 

Les Sang et Or se montrent prolifiques en conquête et Boy ajoute une pénalité. L'autan s'invite lors d'une tentative de Boy, lui déviant la balle, alors que son alter ego réussit une deuxième pénalité. Intervient le tournant du match sur un beau déplacement de Lacassagne, deux Graulhétois se gênent dans l'en but et Sacilotto tout heureux de l'aubaine concrétise. Boy transforme. Les Lislois subissent la réaction de Graulhet qui brûle toutes ses cartouches et le pilier Bueno marque l'essai tarnais. Les Lislois défendent énergiquement et Lacassagne lâche une balle d'essai à trois mètres de la terre promise. Portés par leur public, les «sang et or» gèrent remarquablement les dernières minutes et signent un véritable exploit, synonyme d'espérance. Dans une rencontre d'excellente qualité, magistralement dirigée par M. Mastoumecq, le groupe lislois mérite les félicitations. Côté tarnais, Hédreville, Pagès Barthélémy, Teyssier et Boulignac ont évolué un ton au dessus.

L'ISLE-JOURDAIN 21 - GRAULHET 13
MT 11-3. Arbitre: M. Mastoumecq (Béarn).
Pour l'USL : 2 E de Riot (37), Sacilotto(65); 3 P de L. Boy (5, 49); Bosc (11); 1 T de L. Boy (66)
Pour Graulhet : 2 P de Bille (35, 55); 1 E de Bueno(74); 1 T de Bille (75)
USL: Carvajal, Lahille, Fabre, Rowling, Claude, Maillot, Sacilotto, Bleys, Radelet, Bosc, Riot , Ufferte(cap), Lacaze, Mélac, Boy C, Boy L, Cecchin, Marty, Couttenier, Chaldu, Salciccia, Lacassagne.
Carton jaune: Radelet (44). Carton blanc: Maillot ( 55)
Graulhet: Bueno, Goulignac, Vaton, Regnier (cap), Moulin, Teyssier, Montel, Hedreville, Pagès, Dumont, Paul, Montbroussous J. et A., Barthélémy, Bille, Kadier, Karsdorf, Pauthe, Valette, Poujade, Sarcia, Boutie.
Carton jaune : Vaton (24). Carton blanc: Montel (47).
Réserves : USL 27 - Graulhet 12.

 
   SCG 18 - Aramits 18   
 

 
16 èmes de finale aller :

   St Médard 18 - SCG 18   

 
 
  SCG 15 - Saint-Médard en Jalles 15  

Publié le 10/05/2014 à 08:59  | La Dépêche du Midi |  G.D.
 
Fédérale 2 - Julien Pauthe (Graulhet) :
«Nous mettre en confiance d'entrée»



Les Graulhétois doivent finir le boulot face à Saint-Médard./Photo DDM J.M.L.

Premier à l'entraînement, premier sur le terrain. Julien Pauthe veut être un exemple. Avec un nom pareil, c'est la moindre des choses. Pierre-Jean, le père, a ferraillé en troisième ligne de petit périmètre, contre tout ce qui portait bouclier. Le fils a marché dans ses pas, à la tête d'une génération qu'il a poussée au bout de son possible au titre de champion de France Reichel.

Quinze ans plus tard, «Tutu» pousse toujours, en deuxième ligne cette fois. «ça tire le lundi. Si on gagne on oublie la douleur». Avec en premier rôle celui de capitaine. «La décision ultime, c'est moi qui la prends !» reconnaît-il, après consultation de ses adjoints. «Je dois aussi être exemplaire et leader dans le combat».

Celui de Saint-Médard a failli lui coûter une épaule. «Finalement, ce n'était qu'un choc ! Mais, Saint-Médard, c'est du haut de gamme, du solide. Là-bas, nous avons respecté les plans de jeu ; occuper le terrain, être agressifs dans les rucks, et ne pas se découvrir».

«ça ne va pas se jouer à grand-chose»
Demain, après le nul en Gironde (18-18), ce sera une autre paire de manches. «Il faudra être efficace en conquête et dans le jeu au pied, prendre le score et mettre l'adversaire sous pression et nous mettre en confiance, pour améliorer encore notre prestation. Si oui, je crois qu'on peut gagner, même si je fais le pronostic que cela ne va pas se jouer à grand-chose».

De cette saison qui est passée si vite, le maçon de 115 kg, retiendra le match «presque parfait» face à Marmande, et la deuxième mi-temps à Gaillac. «Nous avons trouvé un état d'esprit, un esprit de corps dans l'adversité».

Ces mêmes sentiments qui, il l'espère, porteront l'équipe durant ces phases finales. «Je retrouve cette saison des similitudes dans la façon d'aborder les matchs, avec la fin de saison d'il y a cinq ans». C'était en 2009 pour la dernière qualification en phases finales et Graulhet s'était fait éliminer dès le premier tour à Gourdon contre Limoges. Cette fois, les Graulhétois sont «à la maison», et des maisons, Julien Pauthe en bâtit toute l'année.

Publié le 12/05/2014 à 09:31  | La Dépêche du Midi |  G.D.

 
Graulhet ne voulait pas la mort subite

Rugby - Fédérale 2 : (16es de finale retour). Incroyable scénario à Graulhet, qualifié au bout du bout de la séance des tirs au but

Les deux équipes se sont rendues coup pour coup et Graulhet a eu le dernier mot aux tirs au but./ Photos DDM, Jean-Marie Lamboley

Du jamais vu à Noël-Pélissou ! Il a fallu attendre l'épreuve des tirs au but puis celle dite de la Mort Subite, pour enfin connaître le vainqueur d'un seizième retour aussi équilibré et acharné que l'aller. Saint-Médard présentait à Graulhet trois absents au niveau du pack par rapport au match aller. N'empêche que l'équipe bordelaise avait fière allure et bon poids.

Graulhet contre le vent a d'abord subi la pression, matérialisée par deux longs ballons portés par les avants d'Espitaler, puis deux pénalités de Geneste. Preuve s'il en était besoin que les visiteurs n'étaient pas depuis la veille dans le Tarn pour visiter les grands sites du département. Bille a répondu dès le renvoi puis réussi l'égalisation à la 23e. Saint-Médard à 14, a encaissé un essai de Bille, refusé pour un passage à vide plus que limite.

Mais au retour d'Andrieux sur le terrain, Graulhet n'avait pas marqué le moindre point supplémentaire. Dans ce match physique sans concession, agressif en défense, Graulhet a pris un léger avantage à la pause, sur une énième faute des visiteurs sur un ballon dans l'axe.

À la reprise, Geneste ratait de peu le drop de l'égalisation pour des visiteurs repartis à 100 à l'heure à l'assaut des lignes d'avantage. Il la réussissait sur pénalité, qui sanctionnait une faute graulhétoise au sol et la sortie pour 10 minutes de Maréchal. Graulhet à la peine, repoussait une première fois l'effort collectif bordelais puis écartait le danger en récupérant un ballon très chaud. Une percée de De Chasteigner renvoyait enfin les siens dans le camp adverse.

Bille profitait de l'occasion pour donner 3 points d'avance aux Tarnais. Son alter ego buteur remettait la pendule à l'heure trois minutes plus tard. Une parité parfaite à un quart d'heure de la fin. Bille (68e) ratait la cible puis la réussissait à 8 minutes de la sirène. Les Graulhétois se mettaient à y croire et jouaient chez l'adversaire. Saint-Médard jouait le joker, mais les Tarnais, au courage, tentaient de préserver leur maigre acquis, mais l'ultime faute rétablissait l'égalité. Tirs aux buts et mort subite. Au dixième tour, Gugnou ratait, Goulignac la passait. Un talonneur avait fait gagner son équipe sur pénalité. On vous le dit, Du jamais vu ! Rendez-vous dimanche à Fleurance pour le 8e aller.

Mi-temps : 9-6
Arbitre : Mr Maréchal (CBL)
Pour Graulhet : 5 P. Bille (12e, 23e, 40+2, 60e, 72e)
Carton blanc : Maréchal (47e)
Pour St Médard en Jalles : 5 P. Geneste (5e, 11e , 47e, 64e, 80+1)
Carton blanc : Andrieux (28e)
Graulhet : Bille, Paul, J. (Poujade, 80+1) et A. Montbroussous (Boutié, 57e, A. Montbroussous, 72e) , De Chasteigner, (o) Sarcia (Dumont, 57e) , (m) Pagès, Maréchal, Hédreville, Teyssier, (Montels, 66e) Moulin (Balayé, 79e), Pauthe (cap), Vaton (Kasdorf, MT, Vaton, 77e) , Buéno (Goulignac, 72e) , Gouveia.
St Médard en Jalles : Abbad, Sestaret (Ospital, 79e), Fitte, Geneste (Ducamp, 60e) , Pourredon, (o) Laborde (Geneste, 60e), (m) Ospital, Jackson, Gugnou, Pendanx (Dongey, 75e) , Espitalier (cap) (R.Malet, 33e), Andrieux, Brooks (Debard, 27e)

Renaud Gély : «Nous le méritons»
Renaud Gély : «Sur l'ensemble des deux matchs, nous le méritons. Il y a une justice quelque part. Nous faisons une mauvaise entame, avec du jeu au pied négatif et des touches perdues, puis on revient petit à petit. Hommage aux gars qui ont été jusqu'au bout».

Xavier Goulignac : «En allant taper j'ai pensé au conseil des footballeurs avant un penalty : tu ne réfléchis pas et tu frappes !»

Bertrand Moulin : «J'avais connu ça avec Espalion en cadets : nous avions gagné. Saint-Médard est une équipe physique, mais nous avons répondu présent dans l'engagement, en ne leur laissant pas de latitude, en allant les agresser».

David Gau (président) : «Je n'ai jamais douté, même si je n'ai pas voulu regarder les tirs au but. Je sais que ça aurait été râlant et injuste de perdre ainsi à la maison. Gouvéia, Goulignac, des premières lignes qui tapent et réussissent, c'est l'image de gars qui ne lâchent rien, qui ne se posent pas de questions. Saint-Médard est la meilleure équipe que nous avons rencontrée cette saison. Elle aurait fini en tête dans notre poule».

Jérôme Montbroussous (3/4 centre Graulhet) : «Dommage l'essai refusé dans l'action avec mon frère. L'arbitre sanctionne De Chasteigner, pour un passage à vide, mais il faudrait revoir l'action… S'il avait été accordé, il aurait pu changer pas mal de choses. Je crois que sur ce match un groupe est né, avec une moyenne d'âge peu élevée, et qui a déjà le sentiment de ne pas avoir gâché sa saison. Fleurance, on connaît par cœur car nous avons gagné deux fois en première phase et psychologiquement il ne faudra pas se relâcher, car le Gersois est revanchard et toujours difficile à jouer.»

Patrick Vergé (entraîneur Saint-Médard) :
«Nous avons raté l'occasion au match aller où nous faisons une erreur à la fin qui nous coûte la victoire. Nous venions ici avec une cascade de blessés, et chapeau aux gars qui ont relevé la tête. Ce match se joue sur un coup de dès et l'essai refusé à notre pack aurait pu être le tournant. Les deux équipes se sont neutralisées, mais après cet exercice des tirs au but, on a l'impression que le match n'est pas fini».
Recueilli par G.D.


   Fleurance 22 - SCG 24   

Publié le 19/05/2014 à 09:31  | La Dépêche du Midi | 
 
Graulhet prend une sérieuse option

Rugby - Fédérale 2 (huitièmes de finale aller) : Belle victoire pour le Sporting

Les Graulhétois ont marqué deux essais dans les dix dernières minutes./Photo DDM

Ce fut un match plein de tensions et de pression. A ce jeu, ce sont les Graulhétois qui gèrent mieux le contexte car les Fleurantins ont été plus souvent sanctionnés, mais le résultat est bien là avec cette courte défaite synonyme d'exploit à réaliser dimanche prochain pour les Fleurantins, à Graulhet. Le combat attendu a bien eu lieu et ce combat a été matérialisé à la 12e sur une belle «générale». Alors que le pack fleurantin a déjà pris l'ascendant sur une première mêlée, la seconde se termine en «sucette» : nouvelle poussée du pack fleurantin qui récupère une pénalité, mais on se relève des deux côtés pour une explication de texte collective devant les bancs de touche.

Une fois le calme revenu, M. Courbier appelle les deux capitaines et expulse Pitton et Gouveia. On revient au jeu mais les défenses sont hermétiques, si bien que ce sont les buteurs qui sont sollicités en ce début de match. A la demi-heure de jeu on se frictionne de nouveau côté petites tribunes et le referee voit jaune, cette fois pour Casotto et A. Montbroussous. A la pause Fleurance vire en tête néanmoins (9 à 3). A la reprise, les choses se gâtent pour les locaux souvent épinglés par le sifflet de l'arbitre. Un second jaune et Casotto laisse les siens à 13 contre 14. Fleurance, piqué au vif, profite d'une pénaltouche maîtrisée pour inscrire le premier essai : Camacho capte le cuir et le pack en force file derrière la ligne. 

Fleurance fait la course en tête mais Graulhet ne renonce pas et réduit le score par J. Montbroussous qui grille la défense fleurantine. Finalement, Fleurance rompt à la dernière minute lorsque, sur une attaque lancée par Montbroussous, le ballon va de main en main et Goulignac inscrit l'essai de l'égalisation : avec la transformation en coin de Bille, Graulhet arrache la victoire !

Fleurance 22 - Graulhet 24
MT : 9-3. Arbitre : M. Courbier (Pays catalan), assisté de MM. Rames et Gabaldon. Pelouse bonne, temps chaud et ensoleillé, public très nombreux.
Graulhet : 2 E J. Montbroussus (69) et Goulignac (80) ; 4 P Dumont (1re, 45, 53) et Bille (77) ; 1 T Bille (80).
Cartons : Rouge, Gouveia (12) ; jaune, A. Montbroussous (31) ; blanc, Paulthe (60).
Fleurance : 1 E collectif (64) ; 5 P Dupouy (15, 26, 40, 55, 74) ; 1 T Dupouy (64).
Cartons : Rouge, Pitton (12) et Casotto (53pour 2jaune) ; jaune : Casotto (31et 53) et Candelon (43).
Fleurance : Pitton, Martegoutte, Capdeville, Chiari, Berzi (cap.), Loubet, Camacho, Fossaert, Pitoux (m), Dupouy (o), Candelon, Lafforgue, Barada, Espinasse, Couzier. Remplaçants : Rousse, Abadie, Casotto, Morou, Lesage, Bonne, Arbonès.
Graulhet : Gouveia, Bueno, Vaton, Moulin, Pauthe (cap.), Montels, Teyssier, Marechal, Pages (m), Dumont (o), Dechasteigner, A. Montbroussous, J. Montbroussous, Paul, Bille. Remplaçants : Goulignac, Kasdorf, Regnier, Balaye, Sarcia, Boutie, Poujade.

Bellot : «à 80 minutes de la fédérale 1»
«C'était un match haché avec beaucoup de combat et peu de ballons joués. À l'heure de jeu, nous sommes menés 19-9, mais dans le dernier quart d'heure, l'arbitre a sorti deux cartons rouges contre eux et un pour nous. À 14 contre 13, nous avons eu des ballons et nous marquons deux essais par Jérôme Montbroussous à dix minutes de la fin et par Xavier Gouvignac dans les arrêts de jeu, tandis que Romain Bille réussit la transformation qui nous permet de gagner. Il ne faut pas s'enflammer, on l'a vu contre Saint-Médard. On reste à quatre-vingts minutes de la Fédérale 1. On va s'attacher à bien récupérer cette semaine pour être prêts dimanche.»
 

 
   SCG 17 - Fleurance 6   

Publié le 26/05/2014 à 09:02 | La Dépêche du Midi |  Eric Théron
Graulhet remonte trois ans après

Rugby - Fédérale 2 (8es de finale retour) : Les Graulhétois n'ont pas raté l'occasion de remonter en Fédérale 1 en dominant Fleurance

Julien Pauthe, le capitaine du Sporting, auteur de l'essai du break. /Photo DDM Laurence Dubey

En s'imposant 24-22 à Fleurance au match aller, les Graulhétois s'étaient bien dégagés le terrain pour envisager la montée en Fédérale 1. Restait à confirmer devant une copieuse et bruyante chambrée à Noël Pélissou. Et la bande à Julien Pauthe, capitaine courage du Sporting, l'a fait, au terme d'un match âpre et disputé à l'extrême. Les esthètes n'y ont sûrement pas pris leur pied, mais qu'importe le contenu pour peu que l'ivresse de la montée soit au rendez-vous.

Trois ans après la descente, Graulhet va donc retrouver le plus haut niveau du rugby amateur sur la pointe des pieds.

Car au vu du match d'hier, même s'il convient de jeter un œil dans le rétroviseur pour juger cette équipe sur toute la saison, il va y avoir du pain sur la planche.

Des Gersois sans complexe
Venus jouer sans complexe, les Gersois ont en effet fait la meilleure impression, notamment en première période. Puissants et solides en conquête, ils ont également tenté de produire du jeu, une volonté qui s'est cependant heurté à de trop nombreuses maladresses au moment de porter l'estocade. Et Graulhet dans tout cela ? Pas grand-chose à vrai dire, comme si les Tarnais évoluaient avec le frein à main et la peur de mal faire en bandoulière. Même Romain Bille, le buteur patenté, connaissait quelques ratés, avec au final un 3/7 loin de ses standards habituels.

Et alors que la rencontre baissait en intensité, le Sporting allait réveiller brutalement le stade. Sur une pénaltouche dans les 22 m gersois, les avants enclenchaient un maul surpuissant qui mettait la défense adverse sur le reculoir. Moulin, tout juste rentré en jeu après un carton blanc, était propulsé dans l'en-but. Mené 3-6, un score synonyme d'élimination, Graulhet se retrouvait devant au tableau d'affichage à la pause (10-6). Pour ne plus jamais lâcher son os malgré une deuxième guère plus enthousiasmante.

L'essai de Pauthe comme un symbole
Sur la base d'une conquête retrouvée et du jeu de dégagement au pied de Romain Bille, le Sporting a géré son affaire en concédant un minimum d'occasions aux Gersois. Et à la suite d'une percée de ce même Bille en position d'ailier, un regroupement profitait à Julien Pauthe qui inscrivait l'essai du break en force. Tout un symbole pour ce joueur qui avait vécu la descente de 2011 et voulait mettre un point d'honneur à faire remonter le club.

Après avoir fêté dignement cet heureux événement, l'aventure continuera dans quinze jours pour un quart de finale face à Saint-Sulpice-sur-Lèze, large tombeur de Lombez-Samatan en 8es. Quant aux dirigeants, ils pourront préparer en coulisses la saison prochaine à l'échelon supérieur. Budget, recrutement, à chacun ses fondamentaux.

 
L'équipe de Fleurance a lutté avec cœur./Photo DDM, R.C.

GRAULHET 17 - 6 FLEURANCE
M.T : 10-6; Arbitre : M. Marboh (Provence)
Vainqueurs : 2 E Moulin (40), Pauthe (71), 2 T, 1 P Bille (21)
Vaincus : 2 P Dupouy (18, 32)
Evolution du score : 0-3, 3-3, 3-6, 10-6/17-6
GRAULHET : Bille; Paul, J. Montbroussous, Boutie, De Chasteignier; (0) Sarcia, (m) Pages; Maréchal, Teyssier, Montels; Pauthe (cap), Moulin; Vaton, Goulignac, Bueno
Sont entrés en jeu : Fadier, Kasdorf, regnier, Valette, Dumont, A. Montbroussous, Poujade
Carton blanc : Moulin (31) Carton jaune : Dumont (59)
FLEURANCE : Couzier; Espinasse, Bonne, Lafforgue, Arbones; (0) Dupouy, (m) Pitoux; Fossaert, Camacho, Loubet; Berzi (cap), Khiabi; Capdeville, Martegoutte, Abadie
Sont entrés en jeu : Rousse, Al Ho, Morou, Anania, Lesage, Candelon, Barada
Carton jaune : Berzi (39), Morou (59)

 
Photo : Julie Godard - Page FB Le Sporting Club Graulhétois

Pages : «on a gagné au mental»
«La récompense, c'est ça (il montre la tribune et les pesages qui chantent). C'est la victoire d'un groupe qui vit bien ensemble, qui a fait la course en tête toute la saison. Avec un état d'esprit de travail, de courage, de remise en question. On sait qu'un match éliminatoire peut basculer, on ne partait pas en favoris, car deux points d'avance, c'est peu, et le match a prouvé que Fleurance venait pour se qualifier. Mais c'est nous qui passons. On sait que la F1, ce sera dur, mais chaque chose en son temps. Aujourd'hui, c'est la fête.»

Benoît Bellot, entraîneur des lignes arrière :
«Cette victoire, c'est trois ans de travail. On descendait, il fallait tout reconstruire. Je veux d'abord dire merci à tous ceux qui sont restés, qui ont eu confiance en nous et au club. Et aussi à ceux qui nous ont rejoints. Ils se sont soudés pour former un vrai groupe qui sait se battre dans les moments difficiles, et il y en a eu.»

Henri Auriol, académie graulhétoise du rugby :
«On gagne sur les mauls. On était sans doute moins puissants que Fleurance devant, mais on est très bien organisé. Julien Pauthe sait rester debout, et jouer la bordure des mauls pour les mettre en mouvement. On était plus gênés sur le jeu sans ballon, mais dès qu'on l'avait, on le faisait fructifier. Maintenant, la Fédérale 1, c'est une marche haute : beaucoup de clubs ont plusieurs professionnels dans l'équipe. La mêlée compte beaucoup. Mais à nous de savoir nous adapter. En tout cas, c'est un beau jour pour Graulhet.»

Franck Maréchal :
«C'était un match engagé car à Fleurance, ils sont équipes sur le plan physique. On a gagné comme à l'époque albigeoise grâce à un gros combat devant. Maintenant, on va jouer le titre jusqu'au bout. J'en ai déjà eu deux, un en espoir avec Montauban et avec Grenoble en Pro D2. Pour l'an prochain, je verrai si je continue ou pas.»

Sébastien Pagès :
«La semaine dernière, ils ont vu qu'on avait marqué deux essais sur les extérieurs et ils nous ont bien bloqués. On a gagné au mental et je crois qu'on avait encore plus envie qu'eux. On est plus solides, plus aguerris. Je suis déjà monté en fédérale 1 avec Rodez et il faut en profiter, même si la saison ne s'arrête pas là.»

 
Photo : Julie Godard - Page FB Le Sporting Club Graulhétois
 

 
 
  SCG 27 - Saint-Sulpice-sur-Lèze 23  

(Quart de finale - Après prolongation)

Publié le 09/06/2014 à 08:19  | La Dépêche du Midi | Éric Théron
 
Graulhet maître du suspense


C'est fini, les Graulhétois et leurs nombreux supporters peuvent exulter / Photo DDM Xavier de Fenoyl

Encore une prolongation victorieuse. Après avoir éliminé Saint-Médard de la sorte en 16es de finale, le Sporting Club Graulhétois a composté son ticket pour les demi-finales après cent minutes d'un match longtemps indécis. Sous une chaleur torride, il fallait avoir un sacré courage pour survivre à ces deux fois dix minutes supplémentaires forcément carnivores pour les organismes.

Il fallait aussi une bonne dose de confiance pour repartir au combat lorsque les Haut-Garonnais ont égalisé à la dernière minute du temps réglementaire, ratant même la transformation de la gagne.

La rencontre s'est longtemps résumée à un duel de buteurs entre Dumont côté Graulhétois et le tandem Rouillou et Roquebert pour Saint-Sulpice.

 
/ Photo FB SCG, Christophe Fabriès

Graulhet solide sur les fondamentaux
Solides sur les fondamentaux, notamment en touche, ce qui a rarement été le cas cette saison, les hommes de Bellot et Géry ont réalisé la meilleure entame et logiquement pris le score. Saint-Sulpice, visiblement moins puissants devant, avait pourtant des pattes mais les Haut-Garonnais butaient sur une défense «à la toulonnaise» et devaient se contenter de capitaliser sur les tirs au but, maigre butin pour payer en retour leur domination territoriale.

En deuxième période, Saint-Sulpice s'est sabordée en jouant une demi-heure à 14, la faute à des actes de brutalité qui ne s'imposaient pas. Graulhet a mis du temps pour en profiter.

Fabrice Hedreville étonne et détonne
C'est Fabrice Hedreville, auteur d'une bonne rentrée en deuxième mi-temps, qui a mis le SCG sur orbite. Une pénalité vite jouée à 25 m des poteaux saint-sulpiciens a fait sursauter tous les supporters (le score était alors de 15-15), mais un regroupement plus tard, Sarcia trouvait son ailier Paul à la réception de son coup de pied à suivre dans l'en-but. Il restait cinq minutes à jouer et les nombreux supporters tarnais donnaient de la voix. «Ici, ici c'est Pélissou…»

 
/ Photo FB SCG, Christophe Fabriès

C'était sans compter sur la réaction sulpicienne. Un ballon cafouillé par un défenseur tarnais sur un ballon tapé à suivre offrait une égalisation heureuse à Finotto. À 25 m le long de la ligne de touche, Rouillou trouvait le poteau. La chance avait choisi son camp. Plus frais physiquement, Graulhet a dominé les prolongations de la tête et des épaules.

Une domination certifiée conforme dès l'entame. Un groupé pénétrant a d'abord mis Saint-Sulpice sur le reculoir, mais l'arbitre a refusé l'essai. Sur la mêlée à 5 m, un nouveau groupé a permis à Goulignac d'inscrire l'essai décisif. La domination du pack, qui a systématiquement dominé son adversaire à l'impact (heureusement qu'on ne pousse que sur 1,50 m en Fédérale 2) a trouvé sa récompense.

Graulhet, qui a pu compter sur l'expérience très utile de joueurs comme Franck Maréchal et Sébastien Pages voulait trop la victoire pour la laisser passer.

Dimanche prochain, le Sporting disputera sa demi-finale face à Agde, qui a petitement dominé Bergerac 10-7.

 
/ Photo FB SCG, Christophe Fabriès

GRAULHET 27 – SAINT-SULPICE-SUR-LÈZE 23 (AP)
M.T : 6-9; Arbitre : M. Clave (Armagnac-Bigorre);, 3200 spectateurs
Vainqueurs : 2 E Paul (74), Goulignac (84), 1 T, 1D Dumont (2), 4 P Bille (10), Dumont (46, 52,66)
Vaincus : 1 E Finotto (80), 1 D Coueffe (64), 5 P Rouillou (32, 36, 50,), Roquebert (40 + 3, 90)
Evolution du score : 3-0, 6-0, 6-3, 6-6, 6-9/9-9, 9-12, 12-12, 12-15, 15-15, 20-15, 20-20/27-20, 27-23
GRAULHET : Bille; Paul, J. Montbroussous, A. Montbroussous, De Chasteignier; (0) Dumont, (m) Pages; Maréchal, Teyssier, Montels; Pauthe (cap), Moulin; Kasdorf, Bueno, Gouveia.
Sont entrés en jeu : Vaton, Gouvignac, Regnier, Hedreville, Sarcia, Boutie, Poujade
Carton jaune : Pages (22), Regnier (78)
SAINT-SULPICE S/LEZE : Rouillou; Subervirol, Coueffe, Roquebert, Carpignano; (0) Claux, (m) Dejean; Fourthies, Meneghel, Pecharman; Tourtoulou, Lecornu; Perles, Cessa, Labat.
Sont entrés en jeu : Zuprel, Milhorat, Vimbelle, Tissandie, Destarac, Boero, Finotto
Carton blanc : Coueffe (65)
Carton jaune : Pecharman (14), Zupel (45), Carpignano (56)

 
/ Photo FB SCG, Christophe Fabriès
 
«Les gars ont du cœur et du mental»

Guillaume Kasdorf, pilier :
«Un match compliqué avec ces premières chaleurs. Nous avons pris de dessus et fait la différence durant les prolongations. Mais nous sommes restés très présents durant tout le match. Nous avons réussi à prendre quelques ballons en touche, c'est à signaler et les buteurs ont failli faire la différence…»

Franck Maréchal, troisième ligne :
«Je retrouve des sensations que j'ai connues en phases finales. Les conditions étaient difficiles, mais nous les avons bien pris devant, nous avons bien maîtrisé ce match.

Nous aurions toutefois pu faire valoir un autre rugby, en profitant des qualités de nos arrières, qui n'ont pas été totalement exploitées. Le prochain match se jouera face à Agde. C'est une équipe que je connais. Une équipe de pénibles !»

Grégory Sarcia, ouvreur :
«Nous prenons un essai en fin de match sur une erreur d'arbitrage. Nous avons croqué, gardé trop de ballons que nous aurions dû jouer davantage pour arriver à conclure. Nous n'avons pas assez appuyé sur l'accélérateur, et nous aurions pu les mettre plus rapidement sous l'éteignoir».

 
/ Photo FB SCG, Christophe Fabriès

Renaud Gély, coentraîneur :
«L'équipe a la facilité de se mettre dans la difficulté… Nous manquons de maîtrise surtout en touche et dans la conservation, en rendant trop de ballons à l'adversaire. Dans de telles conditions, être mené, revenir à égalité et passer devant montre que les gars ont du cœur et du mental. Heureusement, en fin de match, nous trouvons des solutions avec du jeu dans l'axe».

Yannick Jauzion, «supporter» :
«Graulhet a montré un certain réalisme, comme un habitué des phases finales. Les Graulhétois ont bien maîtrisé la fin de match. Peut-être une leçon retenue au terme des matchs difficiles face à Saint-Médard ou Fleurance. Que les gars en profitent, une demi-finale, ce n'est pas souvent dans une carrière et quand on voit cet engouement autour de cette équipe, on retrouve le Graulhet qu'on aime».
Recueilli par G.D.


Publié le 09/06/2014 à 08:20
| La Dépêche du Midi | J.-P. P
 
Saint-Sulpice-sur-Lèze perd le bras de fer

Fin de saison pour l'USSS qui s'arrête en quart de finale, victime de la puissance graulhétoise

Les efforts de Benjamin Roquebert n'ont pas suffi à envoyer Saint-Sulpice en demie./ Photo DDM, Xavier de Fenoyl


Hitchcockien ! L'ombre du maître du suspense a plané sur une pelouse blagnacaise surchauffée. Les acteurs de la rencontre auraient, eux, bien apprécié un coin d'ombre dans la fournaise dominicale.

La rencontre n'a jamais atteint les sommets rugbystiques, mais son scénario mérite une palme.

Et si les Haut-Garonnais ont eu le succès au bout du pied de Rouillou dont la tentative de transformation de l'essai de Finotto heurta le poteau (80), celui des Tarnais, après cent minutes étouffantes, ne souffre aucune contestation.

 
/ Photo FB SCG, Christophe Marc

Craignant l'alignement adverse, les Graulhétois ont réussi à faire la loi dans les airs, réduisant souvent à bon escient le leur. Et en s'appuyant sur un pack dominateur, sans se compliquer la vie, ils ont tenu en respect des Saint-Sulpiciens dont le volume de jeu semblait supérieur. Ah ! si Suberviol n'avait laissé échapper le ballon au moment d'aplatir (15e)…

Mais leur indiscipline a coûté très cher à des Haut-Garonnais qui ont évolué en infériorité numérique durant presque toute la deuxième mi-temps.

Le sort du match aurait pu être scellé à moins de dix minutes de la fin, lorsque, à 15-15, Hédreville choisit de jouer une pénalité à la main à 25 m face aux perches (lire ci-contre). Un choix payant. C'était sans compter sur l'ultime coup de rein de Finotto. Peu importe, les Graulhétois allaient s'en remettre à leur pack, châtiant son vis-à-vis dans le supplément pour un essai dit «collectif» et se qualifier ainsi pour les demi-finales.

 
/ Photo FB SCG, Christophe Fabriès

Michel Rieux : «Trop d'indiscipline»
Michel Rieux (entraîneur des avants de Saint-Sulpice) : «Trop d'indiscipline, trop de fautes bêtes qui nous coûtent cher et leur permettent de se remettre dans le match. Ils se sont appuyés sur leurs avants, nous le savions, mais nous n'avons pas pu les contourner. Je n'ai pas de regret.»

Julien Tourtoulou (capitaine) : «Malgré toute notre indiscipline, nous ne perdons que de quatre points (…) Devant, ils sont solides, ça nous a préparés pour la Fédérale 1. Nous sommes dans les huit meilleures équipes de Fédérale 2, nous pouvons en être fiers.»

La Fédérale 1. Ira, ira pas ? «C'est oui à 85 %», répond le coprésident Jean-Pierre Olszewski. Mais le 100 % n'est plus très loin…

Revenant sur le parcours de l'USSS, alors que les supporters réservaient une belle ovation à leurs favoris, Jean-Pierre Olszewski affichait une satisfaction légitime : «Ce fut une belle saison. L'objectif était de finir premier de poule, puis d'obtenir le droit de monter. Le contrat est rempli.»

 
/ Photo FB SCG, Christophe Fabriès

Fabrice Hédreville (à la source du premier essai graulhetois en jouant une pénalité à la main) : «J'aime jouer ce genre de ballon. Il était à mes pieds. Les joueurs adverses ne se replaçaient pas, discutaient avec l'arbitre. J'en ai profité, ça s'est ouvert sur dix mètres, j'ai retrouvé Sébastien (Pagès) au soutien et ça s'est enchaîné.» L'action s'achèvera par la réalisation en coin de Paul (72) servi au pied par Sarcia. «Il faut tenter. C'est bien de prendre trois points, mais sur ce coup-là, on en prend cinq.»

GRAULHET 27 – SAINT-SULPICE-SUR-LÈZE 23 AP
À Blagnac.- MT : 6-9 ; fin du temps réglementaire : 20-20 ; 3200 spectateurs. Arbitre : M. Clavé (Armagnac-Bigorre).
Vainqueurs : 2 E Paul (72) et Goulignac (85) ; 1 T (85), 1 D (1) et 3 P (46, 52, 64) Dumont ; 1 P (9) Bille.
Vaincus : 1 E Finotto (80) ; 2 P (40, 90) Roquebert ; 3 P (31, 36, 49) Rouillou ; 1 D (62) Coueffé.
Évolution du score : 3-0, 6-0, 6-3, 6-6, 6-9/9-9, 9-12, 12-12, 12-15, 15-15, 20-15, 20-20/27-20, 27-23.
GRAULHET : Bille ; Paul, J. Montbroussous, A. Montbroussous, De Chastaignier ; (o) Dumont, (m) Pagès ; Maréchal, Teyssier, Montels ; Pauthe (cap), Moulin ; Kasdorf, Bueno, Gouveia.
Sur le banc : Vaton, Goulignac, Régnier, Hédreville, Sarcia, Boutié, Poujade.
Exclu. tempo. : Pagès (21), Régnier (89), cartons jaunes.
SAINT-SULPICE-SUR-LÈZE : Rouillou ; Suberviol, Coueffé, Roquebert, Carpignano ; (o) Claux, (m) Déjean ; Fourthiès, Meneghel, Pécharman ; Tourtoulou (cap), Lecornu ; Perlès, Cessa, Labat.
Sur le banc : Zuppel, Milhorat, Vimbelle, Tissandié, Destarac, Boéro, Finotto.
Exclu. tempo. : Pécharman (6), Zuppel (45), Carpignano (55), cartons jaunes : Coueffé (63), carton blanc.
La note du match : 11/20. L'homme du match : Franck MARÉCHAL (Graulhet).

 
/ Photo FB SCG, Christophe Fabriès


/ Photo FB SCG, Christophe Fabriès

 
 
   SCG 23 - Agde 19   

(Demi-finale)

Publié le 16/06/2014 à 08:58 | La Dépêche du Midi | G.D.
 
Graulhet arrache sa finale


Les Graulhétois ont validé leur billet pour la finale./ photo DDM Olivier Labadie

Au terme d'une demi-finale pleine de suspense, le SC Graulhet s'est imposé face aux Héraultais d'Agde. Maintenant, place à la finale dimanche face à Soyaux-Angoulême.


Sur de lui, et de ses forces, au complet ou pas loin, Graulhet faisait figure de favori dans cette demi-finale, jouée dans un stade plus que rempli. Et au pays de la Blanquette, l'opposition a été efffervescente.

Face au vent, Pauthe et les siens ont encaissé trois pénalités d'entrée, fruits de la détermination agathoise. Dumont a raté deux fois la cible sur les deux incursions des Tarnais pourtant bien entrés dans le match. Le buteur adverse ratant sa quatrième tentative, Graulhet contré en touche, a choisi l'option jeu, en remontant maints ballons à la main. Le «meuble» Changeat faisant les frais de la prise en mains, Graulhet s'est retrouvé en supériorité numérique. Les avants écroulés dans l'en-but, Mr Coussan refusé l'essai. Sur la mêlée suivante, Teyssier, à hauteur, lancé, a marqué, cette fois accordé par l'arbitre. Graulhet est revenu à 2 points. Mais sur un renvoi, Guiraud, perçait facilement la défense et servait Hachedoeren pour l'essai entre les poteaux, transformé facilement. Dumont réduisait le score avant la mi-temps.

 
/ Photo FB SCG Christophe Fabriès

Face à Soyaux-Angoulême
A la reprise, Dumont trouvait la cible sur une nouvelle pénalité, mais Pauthe sanctionné dans un ruck laissait son équipe à 14. Agde en profitait pour flirter avec le ligne. Deux sauvetages des graulhétois dégageaient provisoirement la menace, mais Parmene remettait 3 points. Dans la foulée, sur du jeu au large, Paul, servi par J. Montbroussous marquait en coin. Dumont transformait. Le sprint était lancé. Avantage Graulhet avec une pénalité de Bille. Agde s'efforçait de ne pas craquer, jetait ce qui lui restait dans une utopique remontée, d'autant plus difficile que les Tarnais avec le vent jouaient gagnant.

Pagès reprenait un carton blanc. Le final s'annonçait de feu. Graulhet sous pression à son tour s'arc-boutait à défendre sa ligne et son bien. Moulin arrachait un ballon brûlant. Le pack repoussait le pack. La défense avait tenu et le Sporting, 23 ans après pouvait rêver d'un titre qu'il jouera dans 8 jours face à Soyaux-Angoulême. Les bouchons pouvaient sauter.

 
/ Photo FB SCG Christophe Fabriès

A Limoux : Graulhet bat Agde 23 à 19 (10-16)
Arbitre : Mr Coussan
Pour Graulhet : 2 E. Teyssier (33e), Paul (55e), 2. T. Dumont (33e, 55e), 3 P. Dumont (39e, 43e, Bille (67e)
Cartons blancs; Pauthe (46e), Pagès (53e et 77e)
Pour Agde : 1 E. Hachedoeren (38e), 1 T. Pamene (38e), 4 P. Pamene (2e, 6e, 18e, 53e)
Carton blanc : Changeat (29e)
Graulhet : Gouvéia (Goulignac, 65e) , Buéno, Kasdorf (Vaton, mt), Pauthe (cap), Regnier ( Moulin, 58e), Teyssier (Valette, 65e), Maréchal (Teyssier, 66e), Hédreville (Montels, 60e), (m) Pagès, (o) Dumont (Sarcia, 60e), De Chasteigner, Boutié (A. Montbroussous, 60e), J. Montbroussous, Paul, Bille.
Agde : Parmene , Ferret, Chabardes (Belhoume, mt), Isidro, Changeat, Le Piver (Ortin, 53e ), Hieronimus, Bahloul (Alabarbe, 60e), (m) Solis, (o) Abela, Guiraud, Cantau (cap) (Janik, 52e) , Hachedoeren (Vareza, 70e), Ortega (Brun, 67e), Amoros (Peyras, )


Publié le 16/06/2014 à 09:12

 
Graulhet, as de la résistance

Demi-finale de Fédérale 2 :
Les Tarnais héroïques sur la fin, en infériorité numérique


Les avants graulhétois ont été souvent dominateurs sur les ballons portés avant de se montrer héroïques en infériorité numérique./ Photo DDM, Olivier Labadie

Il aura fallu aux Graulhétois une généreuse dose de panache, de courage et de détermination pour ne pas craquer durant les huit ultimes minutes de cette demi-finale. À quatorze contre quinze, et par deux fois, ils ont arraché le ballon porté par le pack agathois au cœur de la fournaise, par deux fois ils ont tenu bon sur autant de mêlées à 5 mètres. Il fallait un vainqueur au terme d'un match longtemps indécis. Graulhet l'a été par plus de constance, par une légère meilleure maîtrise dans les ballons portés et surtout par plus d'alternance dans le jeu au près et au large.

Pourtant, Agde avec le vent, avait réussi une entame encourageante, menant par la réussite de son buteur de 9 points. Profitant d'une supériorité numérique, le pack tarnais a pris l'ascendant avant la pause, en envoyant Teyssier en puissance à l'essai au ras. Cinq minutes plus tard les efforts tarnais étaient anéantis par des trois-quarts héraultais entre les poteaux passant avec aisance le double-rideau défensif.

 
/ Photo FB SCG Christophe Fabriès

Menés à la pause mais avec l'appui du vent, les Tarnais allaient prendre l'initiative et le dessus. Après une chaude alerte, ils marquaient en coin par Paul bien servi en débordement par J. Montbroussous. Dumont transformait du bord de touche. La suite allait être la copie conforme des fins de prestations graulhétoises durant ces phases finales.

Agde, deux fois en supériorité numérique se reprenait et tentait de casser la défense tarnaise, sans succès. Graulhet sorti facilement premier des matchs de poule, est encore passé in extremis. Dimanche, le Sporting rencontrera Angoulème, épouvantail au gros budget de cette Fédérale 2, et invaincu depuis le début de saison.


Publié le 16/06/2014 à 08:59  Recueilli par G.D.

 
«Maintenant, il nous faut gagner un match de plus»


Le premier essai graulhétois ./ Photo DDM O.L.

Christian Delfaut (manager) :
Ce groupe est fabuleux. Ils l'avaient dit (aller en finale), ils l'ont fait. L'équipe paye durant l'entame, les efforts consentis il y a huit jours avec les prolongations. Mais elle a su se rassurer sur deux ou trois ballons portés bien maîtrisés et a fait preuve d'une patience exceptionnelle.

Sébastien Pagès :
Nous n'avons pas paniqué au final et pu arracher quelques ballons importants. Agde comme attendu nous a proposé un match avec du défi.
Avec le vent nous avons pu reprendre le dessus. Le mental et l'envie ont primé. C'est la victoire d'un groupe solidaire.

Dimitri Paul :
L'essai que je marque, il est vraiment à la limite mais l'arbitre l'accorde. Il aurait fallu la vidéo! Je suis arrivé dans ce groupe durant la saison et c'est vraiment une chose extraordinaire qui m'arrive, de pouvoir jouer une finale. Quand ça veut sourire... Agde était physique, mais a craqué, et nous avons tenu bon en défense. Maintenant il nous faut gagner un match de plus!

 
/ Photo FB SCG Christophe Fabriès

Jules Montels :
C'est difficile d'entrer dans un match dans de telles circonstances. Les autres son dedans et j'avais peur de mal faire. Le public qu'il faut remercier a su nous soutenir sans faillir jusqu'au bout. On va essayer de l'amener plus loin.

Jérôme Montbroussous :
C'est l'équipe qui a le mieux maîtrisé le match, qui a le mieux posé le jeu qui a gagné. Avants et trois-quarts, nous avons su jouer ensemble et offensivement fait de belles choses. Nous aurions pu craquer, nous ne l'avons pas fait. Angoulême en finale, invaincu, c'est un bon challenge.

Marc Teyssier :
Comme d'habitude en cette fin de saison, un match difficile. Agde était solide, mais a lâché petit à petit.
Nous nous mettons le feu à la fin, mais nous tenons le coup. Se sortir de matchs compliqués, avec des scores serrés, c'est la rançon à payer pour aller au bout. Nous allons jouer Angoulême sans complexe.

 
/ Photo FB SCG Christophe Fabriès


SCG : Pour la finale,
Graulhet s'affiche en Rouge et Noir


/ Photo DDM G.D.

http://natifs50-graulhet.wifeo.com/article-90030-scg-pour-la-finale-graulhet-affi.html
 

Finale :
   Soyaux-Angoulême 23 - SCG 13   

Publié le 23/06/2014 à 08:35  | La Dépêche du Midi | E.T.
 
Graulhet rate la dernière marche

Finale de Fédérale 2 : Les Tarnais ont subi la loi de Soyaux-Angoulême

Graulhet a fait trop de fautes pour espérer mieux./Photo DDM Jean-Marie Lamboley

Le Sporting Club Graulhétois qui n'avait plus soulevé de bouclier depuis 1991 en Groupe B, devra encore patienter. Les Tarnais ont subi la loi d'Angoulême, une vieille connaissance des années quatre-vingt qui a fusionné depuis avec Soyaux. Ambitieux, les Charentais sont en train de reconstruire une grosse cylindrée et ils viennent de réaliser une saison exceptionnelle puisqu'ils ont gagné tous leurs matches sans exception.

C'est dire que les Graulhétois, soutenus par une colonie de supporters de plus en plus importante au fil des tours de phase finale, ne partaient pas avec les faveurs du pronostic. Mais sous la canicule qui plombait le stade de Marmande, le niveau s'est nivelé et le Sporting a largement rivalisé. Les hommes de Bellot et Gély ont d'abord souffert face à la puissance du pack adverse et il a fallu résister à la cavalerie charentaise, représentée par le centre Chabat et l'ailier Labadie.

 
 / Photo FB SCG Christophe Fabriès

Le SCG a tenté quelques lancements, avec notamment, Hedreville, Boutie et J. Montbroussous qui ont souvent attaqué la ligne d'avantage sans franchir pour autant. La faute aux en-avant et aux nombreux ballons tombés. La partie s'est finalement jouée sur l'opportunisme des Charentais, auteurs de deux essais. Le premier sur un beau mouvement conclu par Labadie en coin (55) et le second juste avant la sirène sur un énième ballon perdu par le Sporting, erreur dont a fait son miel Laforgue.

Dans l'intervalle, Graulhet avait répliqué sur un contre de Valette dans les 22 adverses pour l'une des trop rares incursions tarnaises dans la zone de vérité. Malgré la déception à chaud, le SCG reste sur une saison mémorable car elle a permis de relancer la dynamique dans et autour du club. À confirmer en Fédérale 1.

 
 / Photo FB SCG Christophe Fabriès

Soyaux-Angoulême 23  /  Graulhet 13
À Marmande - MT : 3-6 ; 2 500 spectateurs ; arbitre : M. Attalah (Franche-Comté)
Vainqueurs : 2E Labadie (55), Laforgue (79) ; 2T, 3P (11, 40, 65) Duca
Vaincus : 1E Valette (66) ; 1T Dumont (67) ; 2P Bille (22), Dumont (45)
Evolution du score : 3-0, 3-3, 6-3/6-6, 13-6, 16-6, 16-13, 23-13
SOYAUX-ANGOULêME : Laforgue ; Matalau, Chabat, Roger, Labadie (o) Duca, (m) Ayestaran ; Daures, Howell, Laulhe ; Soffredini, Gay ; Stastny, Veniat, Paquet (cap.)
Sont entrés en jeu : Mareuil, Vulfin, Berland, Morault, Migniere, Christophe, Vaysse
GRAULHET : Bille ; Paul, J. Montbroussous, Boutie, De Chasteignier (o) Dumont, (m) Pages ; Marechal, Hedreville, Teyssier ; Pauthe (cap.), Moulin ; Kasdorf, Bueno, Gouveia
Sont entrés en jeu : Vaton, Goulignac, Regnier, Montels, Valette, A. Montbroussous, Sarcia
Carton jaune : Dumont (15, plaquage dangereux)

 
 / Photo FB SCG Christophe Fabriès

Publié le 25/06/2014 à 07:58  | La Dépêche du Midi |  G.D.
 
Les supporters ont fêté les finalistes

Un grand moment de communion entre les joueurs et leurs supporters. / DDM
 
Ils sont arrivés vers 21 heures trente, embarqués sur la plate-forme d'un camion, tous gyrophare et feux allumés, klaxon bloqué.

Les finaliste et leur encadrement ont été accueillis par plusieurs centaines de supporters avant de faire trois fois le tour de la statue de l'Amiral Jaurès, puis un tour de la place du Jourdain, non sans avoir fait monter sur la plate-forme, les petits de l'école de rugby. Graulhet a ainsi fêté son équipe, scandant chaque nom à la descente du podium roulant.

Dans l'enceinte du stade et dans le préau, ou il faisait encore plus chaud que l'après-midi sur le stade, les supporters ont pu rencontrer les vice-champions.

Et le président de l'amicale, Bernard Rivière n'avait cesse de suivre ses héros et de compter ceux qui les acclamaient. «Ah si tout le monde pouvait prende la carte de soutien des supporters la saison prochaine!»

David Gau, le président du Sporting, sollicité par les anciens sur ce qui sera très rapidement la saison prochaine, disait son regret de terminer ainsi celle qui finit. «Nous tenions à offrir cette réception à nos supporters. Certains nous suivent depuis le début des phases finales. Leur nombre n'a fait que grossir et le monde qu'il avait ce dimanche à Marmande, j'espère qu'il sera aussi important quand nous reprendrons la saison et aurons besoin de leur soutien». Boissons et grillades offertes à tous, DJ pour animer, la soirée a été très longue pour certains joueurs.
 
/ Photo Mairie Graulhet
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