30/11/2014 Intempéries Grand Sud (27-30 nov 2014)

  Intempéries Grand Sud (27-30 nov  2014)  

Publié le 30/11/2014 à 08:53  | La Dépêche du Midi |   P S.

Tarn : Cette nouvelle crue a fait des dégâts

Les berges, au pied du Palais de la Berbie ont été rapidement noyées par les eaux en furie du Tarn. /Photo M-P V

La vigilance météo orange a été levée mais la crue du Tarn est restée sous surveillance. Depuis hier 6 heures, la décrue s'est bien amorcée. L'heure est au nettoyage.

Le pont Vieux et le pont Neuf étaient très fréquentés, hier, par les curieux qui souhaitaient immortaliser une tranche de rivière en crue sur leur appareil photo. Mais c'est au Saut de Sabo, à Arthès que la fréquentation a battu quelques records d'affluence devant le Tarn en furie. «En 1994, je travaillais aux Forges, se souvient ce père de famille avec ses deux enfants, l'eau recouvrait les voûtes du pont qui tremblait. C'était effrayant, tout comme aujourd'hui». Les eaux boueuses et déchaînées n'ont pas atteint les voûtes du pont d'Arthès mais le spectacle valait le détour.

Du côté des riverains, la crue a laissé des traces dans la nuit de vendredi à samedi avant que la décrue ne s'amorce, hier, à partir de 7 heures. La rivière Tarn, placée sous vigilance jaune «crue», a fait des dégâts, sur une zone de Trébas à Gaillac en passant par Albi où les zones inondables n'ont pas résisté : les berges du Tarn, Canavières, le Moulin de la Mothe. Des débordements localisés ont touché la vallée du Tarn aux Avalats où l'eau a presque atteint les limites de la crue de 2003. Plusieurs maisons avaient été évacuées la veille et, hier, la mairie de Saint-Juéry a livré de repas chauds aux riverains dans l'ancienne école. 

Les berges du Tarn inondées à Albi. / Photo DDM Marie-Pierre Volle

Le long travail de nettoyage a pu commencer dès hier matin avec le renfort des sapeurs-pompiers. Une vingtaine de maisons ont pris l'eau et la boue et une quinzaine d'autres, de l'autre côté de la rive, le long de la RD 70, déviée sur la commune de Saint-Grégoire et sur celle de Saint-Cirgue.
Cinq secteurs d'interventions, de Trébas, à Fabas, Albi et Gaillac ont été répertoriés par les sapeurs-pompiers qui ont engagé 78 hommes sur le terrain et 40 véhicules pour 77 interventions de nettoyage, d'assistance aux personnes et aux bâtiments publics.


Au fil du Tarn en crue

Le Tarn à Sainte-Énimie (48) vendredi soir / Photo FB www.lesgorgesdutarn.fr

A Saint-Chély du Tarn (48)  / Photo FB www.lesgorgesdutarn.fr

Le Tarn à Millau (12) / Photo FB Météo Millau

Le Pont Roussel (Pont Submersible) après le passage du Tarn (Millau) / Photo FB Météo Millau

Le Tarn à Ambialet (81) / Photo FB Midi-Pyrénées, Jean-François Duperon


Spectacle effrayant, hier, au Saut du Sabo sur le pont d'Arthès (81) / Photo DDM Patrice Scoccia


Le Tarn en crue à Albi / Photo France 3 MaxPPP

Le Tarn à Gaillac a inondé les Quais / Photo FB Météo Languedoc Christopher Baillet

Le Tarn à Moissac (82) / Photo FB Midi-Pyrénées, Isa Mistigri



Le Tarn en furie au barrage de Rivières (81) / Vidéo Gaillac3


Publié le 30/11/2014 à 07:27  | La Dépêche du Midi |  Christian Goutorbe

Intempéries : un vrai spectacle de désolation

A la Londe-les-Maures, dans les  Var, la ville et ses alentours ont été particulièrement meurtris par les inondations. Depuis hier matin, les sinistrés s'organisent pour faire face aux nombreux dégâts : caves inondées, matelas et linge détrempés, électroménager hors d'usage... L'armée et des bénévoles sont venus prêter mains fortes aux travaux de nettoyage./ Photos PQR.

Les départements de l'Aude, des Pyrénées-Orientales, où d'abondantes pluies ont fait déborder l'Agly à Saint-Paul-de-Fenouillet dans le nord du département, selon les pompiers sont en alerte. Les P.O ont été placées en vigilance rouge hier soir. L'Aude et l'Hérault restent en vigilance orange crues. Ce dernier département avait été placé en alerte rouge inondations vendredi soir en raison de menaces de crue de l'Orb. Dans le secteur de Bédarieux, seulement quelques quartiers «bas» ont été touchés et l'eau se retirait. Idem à Béziers, en aval, où quelques maisons du centre ancien ont été touchées. Des évacuations préventives avaient eu lieu.

C'est encore et toujours la mer qui inquiétait hier soir les habitants e Frontignan plage dont certaines rues étaient toujours inondées.

Des habitants évacués à Rasiguères dans les Pyrénées-Orientales samedi 29 novembre./ MONROIG Brice Sdis 66 / Via L'INDEPENDANT

«La forte houle recharge les étangs qui débordent et finissent pas inonder la chaussée et les maisons sans vide sanitaire. Et pour l'instant, nous ne sommes pas rassurés. Le ciel est noir et les vagues toujours aussi menaçantes» expliquait hier un retraité dont la résidence est elle-aussi cernée par l'inondation. A Sérignan-Plage, la crue attendue, mais inévitable a coupé toutes les voies d'accès alors que l'eau boueuse descendue des hauts cantons avait submergé les campings de la station et les vignes alentours

Les Pyrénées-Orientales placées en vigilance rouge hier soir s'attendaient à passer une nuit difficile dans le sillage du fleuve Agly, alors que de nombreux villages étaient déjà cernés par les eaux à Millas, Saint-Paul de Fenouillet ou Rasiguères. Dans ces secteurs des mises en sécurité ont été réalisées, préventivement, avant la nuit.
Plus de deux cents pompiers ont été mobilisés pour accompagner cette nuit difficile et pour éviter les drames..

Le bilan est particulièrement lourd dans Le Var
Encore trois départements du Midi demeuraient en vigilance orange hier en fin d'après-midi, alors que, dans le Var, où quatre personnes ont péri et deux personnes dont une fillette sont portées disparues, l'heure était à la désolation devant un premier bilan humain et matériel douloureux.
Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a confirmé à La Londe-les-Maures (Var), commune meurtrie où deux personnes ont trouvé la mort et où il s'est rendu dans l'après-midi, qu'il engageait une procédure de «reconnaissance accélérée de catastrophe naturelle».

/ Photo FB Var Matin

«Dans l'épreuve, notre pays se doit d'être solidaire», a-t-il affirmé, après avoir pris la mesure des dégâts et rencontré sinistrés et élus locaux.
Dans ce département, où de nombreuses routes demeurent fermées après des éboulements, l'heure est en effet au deuil et à la désolation. Le bilan est particulièrement lourd : quatre morts, deux disparus et des dégâts considérables occasionnés aux habitations, exploitations agricoles et petites entreprises.

Météo-France a par ailleurs levé hier à 16H00 l'alerte orange en Aveyron et en Haute-Corse, laissant, l'Aude, les Pyrénées-Orientales, l'Hérault en vigilance. La fin de cette alerte est fixée à 16H00 aujourd'hui.

La mort à La Londe
A La Londe, commune d'un peu moins de 10.000 habitants, où un précédent orage avait fait un mort le 19 janvier, les recherches ont repris hier pour retrouver la fillette de 8 ans emportée par une rivière en crue, lors d'un violent orage, jeudi après-midi. Le corps de sa mère avait été découvert vendredi matin, après celui d'une femme de 68 ans jeudi.

Ailleurs dans le Var, une quadragénaire a été retrouvée morte vendredi dans le port de Hyères et, à Cogolin, c'est le corps d'un quinquagénaire qui a été découvert dans un ruisseau.
Une autre personne est portée disparue depuis hier, un homme dont la voiture a été trouvée dans une rivière à La Garde-Freinet, dans le golfe de Saint-Tropez, et dont la famille est sans nouvelle depuis jeudi.
En Haute-Corse, repassée en vigilance jaune hier, après quelque 230 interventions vendredi, les dégâts concernent essentiellement le réseau routier. Les opérations de pompage se poursuivaient samedi, dont une au stade de Furiani, où joue le club de football du Sporting Bastia.

L'Hérault en crue à Agde / Photo FB Météo Hérault

Sur le continent, le trafic ferroviaire a connu samedi après-midi un retour à la normale, après la réparation de deux pannes électriques liées aux intempéries ayant affecté les liaisons entre Narbonne et Béziers : jusqu'à deux heures de retard ont été enregistrées vendredi.

Dans ce même secteur vendredi, ce fut au tour de la commune de Sérignan, dans l'Hérault, balayée par une mini-tornade, de connaître la frayeur. Un couple a été enseveli dans sa maison, mais a pu en être rapidement extrait, indemne. Leur enfant, légèrement blessé, avait été secouru peu avant.
Arbres déracinés, toitures arrachées, campings détruits : le «phénomène» a touché «un secteur d'environ 200 m de rayon à Sérignan-Plage», selon le maire, Jacques Dupin. «Tout a explosé en moins d'une minute», a témoigné Jacky Leulier, patron du camping Aloha.

La mini-tornade, avec des bourrasques à 165 km/h, a aussi produit de nombreux dégâts matériels à Nissan-lez-Enserune.
La dernière alerte météorologique importante en France remonte à la mi-novembre : cinq personnes circulant en voiture avaient péri dans des accidents provoqués par les intempéries dans le Gard et la Lozère.

Le Tarn sous le Pont Vieux à Albi./ Photo DDM Marie-Pierre Volle

Le Tarn au plus haut
C'est le Tarn qui a été le réceptacle naturel de toutes les pluies du versant est de la région. Des précipitations provenant des masses d'air qui se sont gorgées d'eau en Méditerranée et qui se sont fracassées sur les reliefs de la Montagne Noire.

Ainsi, le Tarn a été menaçant toute la journée d'hier sur une portion comprise entre Trébas, à la lisière de l'Aveyron, et Gaillac. Ainsi, on a noté des maisons inondées du côté des Avalats, près de Saint-Juéry, des dégâts à Albi, au Moulin de la Mothe et à Canavières, quelques habitations touchées à Ambialet où la salle des fêtes a été inondée. A Curvalle, le camping, vide, était sous les eaux.

A Montauban, le Tarn est sorti de son lit. / Photo DDM Pasto If

Plus en aval, les eaux ont été menaçantes mais sans plus du côté de Villemur.
En Tarn-et-Garonne, à Montauban, pour la première fois depuis leur mise en place en 2010, les cinq vannes anti-crues de la ville ont été fermées dès 8 h 30 hier matin. L'occasion aussi de remarquer que l'une d'entre elle présentait une fuite, qui a suscité une inondation dans le Jardin des Plantes.

Cette crue a atteint 7 mètres c'est beaucoup, mais moins que la crue de 1996 (9,50 m) et surtout que la terrible crue de 1930, qui avait atteint 11,50 m !
Plusieurs routes ont dû être coupées en Tarn-et-Garonne, notamment celle reliant Montauban à La Française, envahie par les eaux.


Publié le 30/11/2014 à 06:41  | La Dépêche du Midi |

Saint-Affrique (12), particulièrement touchée


Les dégâts sont énormes à Saint Affrique tant dans la ville qu'en périphérie./ Photos  DDM.  Jean-Paul Couffin

Les habitants de Saint-Affrique dans le sud-Aveyron, viennent de passer des heures particulièrement angoissantes, ces derniers jours. Suite à des pluies torrentielles, provoquées par des remontées de masses humides qui se sont chargées d'eau en Méditerranée, tout une bande de terre à proximité des reliefs a reçu des quantités d'eau phénoménales. «Un spectacle de désolation» pour Alain Fauconnier, maire de la ville.

Inexorablement, les eaux de la Sorgue qui traverse la ville, sont montées pour atteindre plus de 6, 50 m à Saint-Félix sur Sorgue. C'est du jamais vu à Saint-Affrique. L'eau, boueuse, charriant des embâcles, est remontée le long des rues de la ville.
Dans le courant de la nuit, les pompiers ont dû porter secours et évacuer une centaine de personnes, dont dix qui auraient couru un grave danger en restant chez elle.

Dans les rues de Saint-Affrique / Photo FB Météo Sud-Aveyron

Hier, on estimait qu'une centaine de personnes serait en chômage technique dans les jours qui viennent, suite à des inondations dans des zones d'activité.
L'hôpital de Saint-Affrique a dû être en partie évacué, et les patients ont été dirigés vers les hôpitaux de Rodez, Albi et Millau.

Cent quarante pompiers, de Saint-Affrique et du reste du département étaient hier sur le pied de guerre : ils ont reçu ensuite des renforts de soldats du feu venant de Lot-et-Garonne, Tarn-et-Garonne et Lot. Petite lueur d'espoir dans cet océan de boue : pendant la nuit, une naissance s'est déroulée à la maternité de Saint-Affrique, épargnée par le déluge !

Saint-Affrique / Photo Midi Libre Thierry CARTAYRADE

Les pieds dans l'eau
Dans l'Aveyron, c'est essentiellement le sud à la lisière du Tarn et de l'Hérault qui a souffert de cet épisode cévenol. Dès vendredi, après les trombes d'eau de la veille, les cours d'eau sont sortis de leur lit. On avait noté 140 mm de précipitation sur des communes comme Murat-sur-Vèbre.

À Saint-Jean d'Alcapiès certains habitants se sont retrouvés cernés par les crues des petits ruisseaux environnants, et les pompiers ont dû secourir une dame à Saint Rome de Cernon vendredi.
Certaines routes ont été coupées à la circulation une bonne partie du week-end.

À Vabre l'Abbaye, près de Saint-Affrique, c'est le Dourdou qui a fait des siennes en grimpant à plus de 6 mètres en quelques heures, obligeant à une évacuation des quartiers du village les plus proches du cours d'eau. Des habitants ont été accueillis à la salle des fêtes pour y passer la nuit, des élus ont hébergé les personnes âgées : la solidarité a joué.


Publié le 30/11/2014 à 09:01  
| La Dépêche du Midi |  © 2014 AFP

Aude et Pyrénées-Orientales en rouge, des centaines d'habitants évacués

Les intempéries ont atteint la Corse où une route près de Aleria est devenue impraticable après de fortes pluies. - Pascal Pochard Casabianca - AFP

Le département de l'Aude, après les Pyrénées-Orientales, a été à son tour placé en vigilance rouge "pluie-inondation" par Météo France, tôt dimanche, des centaines d'habitants étant évacués dans plusieurs communes.

Ce qui était redouté est arrivé en début de matinée: dans le département de l'Aude, à Sigean, l'eau est passée au-dessus de la digue de l'Espinat, d'une hauteur de 6 mètres. Heureusement, les résidents des quartiers bas du bourg avaient déjà été évacués par précaution, soit environ 250 personnes, selon la préfecture.
Dans la commune voisine de Portel-des-Corbières, des évacuations étaient également en cours vers 08h00.

Les eaux de plusieurs rivières sont montées très rapidement. La Berre est passée en vigilance rouge, à une hauteur d'eau de 7,25 mètres. La montée de l'Orbieu est également "préoccupante", 14 communes étant concernées. Elles ont toutes activé leurs plans de sauvegarde, selon la préfecture.

A Ornaison, Fabrezan, des évacuations sont en cours ainsi qu'à Tournissan. De nombreuses routes sont coupées.
Au total, 152 pompiers sont engagés, sur 355 disponibles, et 80 gendarmes, ainsi qu'un hélicoptère.

Colonne de pompiers héraultais en route pour Saint-Affrique / Photo FB Hérault H 24

Dans les Pyrénées-Orientales, "trois des quatre cours d'eau se sont stabilisés" (le Têt, le Réart et le Tech), a déclaré à l'AFP vers 08h00 le directeur de cabinet de la préfecture, Fabrice Rosay. Mais l'Agly, dans le nord du département, continue d'inspirer de l'inquiétude: "Les digues de l'Agly sont sollicitées depuis samedi soir et on attend de nouvelles pluies", prévient-il.

Cependant, les 100 à 150 mm de précipitations encore à venir vont se produire sur une période "plus étendue". De plus, le vent va s'orienter au nord en milieu de journée, "ce qui va favoriser l'écoulement des eaux", a expliqué M. Rosay.

340 personnes ont été mises en sécurité, en particulier sur les communes de la côte Vermeille (Canet, Argelès-sur-Mer et Le Barcarès).
Les sapeurs-pompiers ont dû gérer 1.163 appels et 569 interventions, et la gendarmerie 50 interventions environ, a ajouté la préfecture. 160 sapeurs-pompiers et 70 gendarmes ont été mobilisés, ainsi que 70 hommes de la Sécurité civile.

Dans les rues de Thuir / Photo FB Météo Côte Vermeille

Jusqu'à 400 mm de cumuls d'eau
Météo France, qui a placé l'Aude en vigilance rouge "pluie-inondation" peu avant 05h00, avertit qu'un répit n'interviendra pas avant dimanche 16h00. L'agence avait déjà placé samedi soir en vigilance rouge "pluie-inondation" les Pyrénées-Orientales et maintenu en orange l'Hérault pour "inondation".

"Les pluies sont généralisées sur les Pyrénées-Orientales et l'Aude. Les intensités les plus fortes concernent les Corbières et les zones littorales des Pyrénées-Orientales et de l'Aude. Au cours des six dernières heures, on a relevé sur ces zones: 104 mm au Cap Béar et 120 mm à Torreilles, jusqu'à 173 mm à Durban-Corbières", précise Météo France dans son bulletin de 06h00.

"Depuis le début de l'épisode (matinée de samedi), les cumuls sont très importants sur un axe allant du Boulou à Saint-Paul-de-Fenouillet et Sougraigne en passant par Ille-sur-têt. Sur cet axe, ils atteignent 200 à 300 mm voire très localement 350 mm. Par ailleurs, d'importants cumuls ont été observés en Vallespir et sur les Corbières, de l'ordre de 150 à 250 mm", ajoute l'agence.

Météo France avertit que les pluies localement orageuses vont rester fortes dans les heures qui viennent, "notamment sur une grande partie est des Pyrénées-Orientales ainsi que l'extrême sud et sud-est de l'Aude (notamment les Corbières) avec des intensités horaires qui pourront localement dépasser les 40 voire 50 mm".

La côte des PO attaquée par les vagues / Photo FB Météo Côte vermeille

Dimanche, les pluies perdureront toute la journée sur ces deux départements mais les intensités horaires seront plus faibles de l'ordre de 10 à 30 mm. Ces pluies s'estomperont en soirée sur l'Aude et en cours de nuit prochaine sur les Pyrénées-Orientales.
D'ici la nuit de dimanche à lundi, les cumuls à venir seront de l'ordre de 50 à 150 mm sur le sud de l'Aude et une grande partie est des Pyrénées-Orientales. Ces cumuls viendront se rajouter aux cumuls déjà tombés samedi. Sur l'ensemble de l'épisode, des maxima ponctuels supérieurs à 400 mm sont donc possibles sur l'est et le centre des Pyrénées-Orientales.

Dans l'Hérault, où l'on avait craint le pire vendredi en raison de la crue de l'Orb, les eaux de la rivière ont reflué samedi après-midi.
Les intempéries avaient déjà durement frappé le Var jeudi et vendredi, faisant quatre morts, deux disparus, dont une fillette de 8 ans, et des dégâts considérables.

En déplacement samedi à La Londe-les-Maures, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a confirmé que l’Etat allait ouvrir une procédure de reconnaissance "accélérée" d'état de catastrophe naturelle dans ce département.


Publié le 30/11/2014 à 07:31  
| La Dépêche du Midi |  P. Mz

Montauban (82) : Le Tarn sort de son lit, les portes anti crues fermées pour la première fois

Le Tarn sort de son lit : les portes anti crues fermées pour la première fois / Photo DDM

À la suite des pluies diluviennes tombées sur les départements du sud de la région, le Tarn aval promettait de grossir rapidement à l'entame du week-end. Promesse tenue. Atteignant trois mètres à Montauban vendredi à minuit, la rivière n'a cessé d'enfler au fil des heures : 4,06 mètres à 2 h 45, 5,05 m à 6 h 15, 6 m à 9 h 45, 6,85 m à 13 h 30, 6,93 m à 14 h 30, 7,01 m à 15 heures, 7,09 m à 16 heures… C'est à ce moment que la rivière a entamé sa lente décrue, baissant de 2 à 3 cm par quart d'heure. Mais crue il y eut. Une situation que Montauban n'avait pas vécue depuis 2003 où la rivière avait approché les 9 mètres. Pour mémoire, en 1996, elle les avait dépassés.

La crue d'hier finalement assez modeste pour avoir culminé à 7,09 mètres n'a fort heureusement pas fait de victime, les seuls dégâts relevés ayant touché des véhicules stationnés sur les berges envahies par la montée des eaux (1) et forcément quelques caves riveraines inondées. L'autre désagrément, plutôt mineur, convenons-en, toucha les spectateurs du match de rugby programmé à Sapiac, obligés de se garer sur les points hauts de la ville. A cet effet, la mairie avait mis en place des navettes gratuites entre la Fobio et le faubourg du Moustier.


Le Tarn à Montauban / Photo FB Météo 82

Une crue plus modeste que les précédentes
Dans le cadre de cette crue qui a logiquement recouvert les points bas de la ville (secteur Villebourbon, rive droite du Tarn et du Tescou) la procédure d'alerte et d'information des riverains a été actionnée via le système Gedicom.

Cette montée des eaux a évidemment perturbé les Montalbanais dans leurs déplacements et leurs velléités de stationnement. Cette crue a dans tous les cas nourri les conversations sur le marché des Consuls et dans les rues commerçantes tout comme elle a offert à de nombreux Montalbanais un spectacle «live» bien que déjà vu, le Tarn. Un spectacle qui ravive cependant de douloureux souvenirs dans la mémoire montalbanaise. Ceux des grandes et dramatiques inondations du passé, 1996, 1982 et surtout 1 930 avec un Tarn qui avait atteint 11,50 mètres. De quoi relativiser la montée des eaux constatée hier, notamment au regard du terrible bilan de 1930 qui s'était élevé à 200 personnes et 10 000 sinistrés.

(1) Hier, la police municipale a procédé au retrait de certains véhicules sur le parking des berges. Ces véhicules ont été déplacés sur des parkings du centre-ville. Pour connaître l'emplacement de votre voiture, contacter la police municipale au 05 63 22 12 22.


Publié le 30/11/2014 à 03:47  | La Dépêche du Midi |  J.-L.L.

Coup de mer sur le littoral audois

Des vagues de plus de 4  m ont balayé le littoral audois, des vagues poussées par un vent d'Est violent qui devrait perdurer aujourd'hui./Photo DDM, J.-M.G.

Avec un vent d'Est violent la mer était particulièrement agitée hier. Côté pluies, un léger répit à l'Est mais le département reste toujours en vigilance Orange en raison de risques d'inondations.

Côté pluie, un léger répit au cours de la journée d'hier sur le littoral audois. Mais des averses soutenues sont tombées par intermittence sur l'Ouest audois. Les prévisions de Météo France annoncent le retour de pluies modérées à passagèrement fortes sur l'ensemble du département jusqu'à la fin de la journée d'aujourd'hui. La plus grande prudence est donc recommandée. C'est le vent d‘Est violent avec des rafales de plus de 90 km/h voire 100 km/h sur le Lauragais qui s'est invité dans ce tumulte des intempéries de novembre. Une situation préoccupante mais avec des conséquences toutefois moindres que chez nos voisins Héraultais.


Port-Vendres / Photo FB Météo Côte Vermeille

Une mer déchaînée
Des rouleaux impressionnants avec des vagues de plus de quatre mètres sur le littoral audois ont balayé les plages charriant arbres et banchages, emportant même à Saint-Pierre-La-mer une partie d'un restaurant de plage «L'effet-Plage» à plusieurs centaines de mètres. À Fleury d'Aude quelques arbres ont été couchés par le vent alors que la route qui conduit aux Cabanes a été submergée.

Prudence et vigilance
Pour les prochaines 24 heures, Météo France indique que les cumuls attendus sur le département seront de l'ordre de 30 à 80 mm sur le littoral et le centre du département et de 120 à 180 mm sur les reliefs en particulier sur les Corbières. Le vent d'Est devrait persister avec encore des rafales plus de 100 km/h sur le Lauragais. Ce vent générera encore de fortes vagues ainsi qu'une hausse du niveau de la mer de 40 à 60 cm.

La préfecture invite les Audois à éviter les déplacements ou du moins à les limiter. Les automobilistes doivent également respecter les interdictions et les consignes, ce non-respect des interdictions a été fatal, en 1999, à plusieurs automobilistes à Villedaigne. Mardi, le vent du Nord devrait mettre fin à cet épisode cévenol.


Collioure / Photo FB Météo Côte Vermeille

Sélection d'articles réalisée à partir du site : http://www.ladepeche.fr
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