Le cuir de Graulhet, reportage France 2

22/4/2026

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  Le cuir de Graulhet, reportage France 2  


Notre ville, capitale historique du cuir, a l’honneur du journal de France tv autour de son savoir-faire d’excellence et de cette culture du fabriqué en France. 
Un très beau reportage mettant en lumière notre filière millénaire qui a fait la renommée de Graulhet grâce au travail de la peau. 


Publié le 03/04/2026 / France Télévisions
 
Le cuir de Graulhet, un savoir-faire millénaire qui traverse le temps



Au cœur du Tarn, à Graulhet, le cuir coule dans les veines de la ville. De ses mégisseries centenaires à la maroquinerie de luxe, des artisans comme François, 4? générations de mégissier, perpétuent un savoir-faire millénaire, mêlant tradition et excellence française reconnue dans le monde entier.



Au milieu de Graulhet (Tarn) coule une rivière. Elle a façonné la ville et lui a laissé un héritage, le travail du cuir. Ici, du tannage de la peau à sa transformation en beaux accessoires, l'histoire de Graulhet est liée à un savoir-faire presque millénaire, une tradition à laquelle les habitants sont attachés.

"On imagine les gens qui viennent dessus, qui viennent le couper, qui viennent le travailler et qui le rendent vraiment beau", explique une riveraine devant le matériau.



Les mégisseries, témoins d’un siècle de savoir-faire
Pour rencontrer ces artisans, il suffit de remonter la rivière, le Dadou, le long de ces rives d'immenses usines de transformation du cuir, la plupart à l'abandon. Il n'en reste plus qu'une poignée en fonctionnement, dont celle de François Roques, qui confie :

"C'était mon terrain de jeu quand j'étais petit, donc je n'ai pas trop grandi parce que j'y suis toujours." Son arrière-grand-père avait construit l'usine en 1930.



Depuis presque un siècle, les tonneaux tournent nuit et jour à l'intérieur des pots bruts que l'on va anoblir. Cette usine, c'est une mégisserie. "Mégisserie, c'est le terme typiquement français. Il vient de "mégir", qui veut dire assouplir", précise le directeur de la Mégisserie de la Molière.

Et assouplir, c'est les traiter, les nourrir et les mettre au vent dans un séchoir. Pour François Roques, la technique est la même que celle de ses aïeux : "On prend l'air de dehors qui est plus humide, alors c'est une sèche plus lente mais aussi plus douce."



Faire d'une peau un produit noble nécessite du temps et de la patience. Pas moins de deux mois et une cinquantaine d'étapes sont nécessaires, comme il le souligne : "Chaque peau est unique alors il est impossible d'automatiser et donc on a de la concurrence, notamment en Asie.

" Aujourd'hui, s'il s'en sort, c'est grâce aux grandes marques de luxe à qui il vend son savoir-faire.



La maroquinerie, entre tradition et transmission
Mais on est loin, très loin de la belle époque où Graulhet était la capitale française du cuir. Jusqu'aux années 80, la ville comptait une centaine de mégisseries qui employaient plus de 3 500 ouvriers. Une histoire que connaît bien Hugo Planes. Il travaille au musée du cuir, et le développement de cette industrie à Graulhet n'est pas dû au hasard. 



"La première trace d'un tanneur à Graulhet que l'on a, c'est en 1222. Le Dadou a une eau particulière, peu calcaireuse. Elle est aussi instable dans sa température. Ça permet aux mégissiers de travailler dans des conditions plus faciles", précise le chargé des projets patrimoniaux.

De cette richesse est né un autre savoir-faire, la maroquinerie. Chez Les Ateliers Fourès, les artisans coupent, façonnent et cousent sacs et articles de cuir. Lahouri Boumesla, l'expert de la découpe, sait bien lire les peaux et nous délivre son secret : "C'est le regard qui fait tout. Il ne faut rien jeter. Rien ne se perd." 



L'atelier est classé entreprise du patrimoine vivant, un label qui distingue les artisans au savoir-faire d'exception. Amandine Guy-Gras a racheté l'entreprise il y a dix ans. Elle voulait préserver l'activité de cette manufacture reconnue, comme elle confie : "Fabriquer tout à la main en France, c'est très important. Utiliser des cuirs exceptionnels tannés à Graulhet comme celui-ci, c'est primordial. Et ça fait un produit qui a du sens."



Le sens, ils l'ont trouvé dans la transmission. Les plus expérimentés forment les nouvelles recrues. La relève, c'est ce qui permettra à la manufacture de résister au temps, de se patiner, pour redonner son lustre à Graulhet, la ville qui fait vivre le cuir.

Article rédigé parFrance 2 - N. Tabouri, A. Burla, P.-E. Thiou, A. Beruel, R. Laurentin, Images Drone : mairie de Graulhet-Service Communication - Édité par l'agence 6Medias



Le cuir de Graulhet, un savoir-faire millénaire qui traverse le temps  -->
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