2/12/2015 Les forces de notre nouvelle région : Éducation

 Les Forces de la nouvelle région (6/6) 

Publié le 11/10/2015 à 06:40    Patricia Guipponi (Midi Libre)

Toulouse en pole position nationale

Jean Tirole, Prix Nobel d'économie 2014 et  président de l'Ecole d'Economie de Toulouse symbolise l'excellence toulousaine./Photo DDM

La jeunesse et l'université constituent un des points forts de la future grande région. Toulouse arrive en tête du palmarès annuel de l'Etudiant. On y étudie bien, on y vit bien... et on arrive à trouver un emploi.

Toulouse 1er, Montpellier 3e. Evidemment, il ne s'agit pas du classement de la Ligue 1... «En 2015, Toulouse fait la course en tête pour la deuxième année consécutive dans le palmarès des villes où il fait bon étudier. Et l'écart se creuse encore avec Grenoble 2e et Montpellier, (3e)», explique Virginie Bertereau, responsable de l'étude annuelle de référence publiée par le magazine l'Etudiant. Intéressant car il ne s'agit pas là seulement d'étalonner la performance universitaire qui place Toulouse à une enviable 3e place en terme d'offre et de qualité de formation, derrière Paris et Lyon. L'enquête évalue aussi la qualité de la vie des étudiants et des jeunes au sens large : 36 critères répartis en neuf thèmes (études, logements transports, culture, sorties, etc...), largement de quoi crédibiliser une radioscopie qui place la future grande région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon largement en tête de l'attractivité territoriale pour les jeunes. Explications sur les points forts qui justifient le classement côté Toulouse.

La métropole prend deux fois la première place sur le thème de l'emploi et des transports. «Sur l'emploi, on évalue le dynamisme de la métropole sur dix ans. Mais également si la métropole, capable de bien former les étudiants, sait les garder sur place ensuite en leur offrant un emploi correspondant à la formation», relève Virginie Bertereau. Toulouse sait apparemment mieux valoriser sur place la plus value humaine et technique de ses étudiants, mais elle sait aussi les transporter : «Il y a une politique de transport à Toulouse qu'on ne trouve nulle part pas ailleurs. Les étudiants peuvent circuler pour 100 euros par an, soit trois fois moins cher qu'à paris !»

Troisième rang donc pour l'offre et la qualité de formation «avec un solde migratoire étudiant très positif sur dix ans» commente le magazine, la population étudiante a augmenté de 8,3 % en 10 ans». Sans compter le rayonnement des dix pôles universitaires en région (lire ci-contre).


Trouver un logement à Toulouse, et si possible à prix raisonnable, reste le seul écueil de la vie étudiante./ Photo Archives DDM, Xavier de Fenoyl

La métropole se retrouve ensuite deux fois 4e. D'abord sur le thème du rayonnement international, avec nombre d'établissements et de grandes écoles «visibles». 14 % des étudiants toulousains sont étrangers. Même place sur le thème de l'environnement qui compile des critères aussi variés que l'ensoleillement, la qualité de l'air (ce qui peut surprendre, sourit Virginie Bertereau, compte tenu de son image de ville encombrée, par la circulation) ou encore les dispositifs de location de vélo. Enfin, dernier point fort identifié par l'enquête de l'Etudiant, la culture, les équipements accessibles aux jeunes (devancée toutefois par Paris, Lyon, Bordeaux et Aix-Marseille).

Mais le meilleur élève de la classe, selon l'Etudiant, peut encore faire des efforts. Notamment (mais oui !) dans le domaine... des sorties, thème sur lequel Toulouse stagne à la 23e place comme l'an dernier, ce qui ne manquera pas d'étonner tous ceux qui étudient essentiellement dans les bars à tapas et les établissements de nuit. Plus sérieusement, le sujet sensible du logement, qualifié de «gros point faible» par l'Etudiant,. Toulouse arrive péniblement à la 27e place : «En cause, la cherté des loyers mais également le manque de chambres universitaires. On compte seulement 9 chambres pour 100 étudiants», explique Virginie Bretereau. Un grand chantier - à tous les sens du terme- à venir pour conforter la première place de «la ville où il fait bon étudier».

La Ville rose présente par contre des lacunes dans les domaines des sports, du logement et des sorties. / Photo illustration DDM

Montpellier et sa douceur d'étudier

Un doux parfum de café s'échappe d'une tasse encore pleine. Marlène, absorbée par ses feuillets, n'y a pas encore trempé les lèvres. Il est bientôt 15 heures. L'étudiante en licence d'histoire de l'art à l'université Paul-Valéry de Montpellier ne s'est pas levée ce matin.

Alors attablée en terrasse dans une brasserie, elle recopie les notes de Louise, une de ses camarades qui, elle, a assisté aux cours. «Je suis assidue en principe. J'ai fait une exception à la règle. Hier, j'étais à une soirée et je me suis couchée très tard… ou très tôt…». Elle sourit. Les opportunités de sorties, et la tentation en découlant, sont grandes à Montpellier où la jeune femme, venue de Quimper, a choisi de suivre ses études.

Diversité des branches
«Il y a toujours de quoi faire. Et puis, c'est incroyable, nous sommes en octobre et on peut encore siroter un verre à l'extérieur. Pareil au printemps quand on révise. On peut projeter des sessions à la mer.» Rien à voir avec sa Bretagne natale. «Côté climat, on est moins gâtés». Montpellier, Marlène en rêvait. Elle aurait très bien pu rester près des siens. «Mon père a été compréhensif quand j'ai exprimé le souhait de venir ici. Il y a fait médecine. Il en a gardé un excellent souvenir.»


Montpellier : Des infrastructures novatrices et modernes pour une université jeune et dynamique. / Photo ML, Samuel Duplaix

Pour Marine, qui passe cette année le concours d'hôtesse de l'air, et a déjà en poche un BTS tourisme, Montpellier est LA ville où il fait bon vivre. Et pourtant, elle en a vu du pays ! «J'y suis toujours revenue. J'ai fait Madrid, Lille, Marseille, Shanghai… L'ambiance d'ici, on ne la trouve nulle part ailleurs.» Le capital sympathie des gens retient son attention. Ainsi que la diversité des branches ouvertes aux études, «sans compter que les quatre coins de la métropole sont bien desservis. Il y a des parcs un peu partout, des événements qui nous permettent de nous retrouver lorsque l'on a besoin d'un conseil, de lier des contacts. Tout est mis en place pour nous éviter de galérer».

Léo a atterri à Montpellier alors qu'il s'apprêtait à entrer en maternelle. Puis, après sa quatrième, il a suivi ses parents mutés en région parisienne. «Ma mère y enseigne encore. Quand j'ai obtenu mon bac, je me suis inscrit à la fac à Montpellier. Pas à Paris. Ça coulait de source.» Ses parents n'y ont vu aucun inconvénient. D'autant qu'ils ont acquis une résidence à Juvignac, non loin de la capitale héraultaise, où ils comptent passer leur retraite.

«Étudier à Montpellier ? C'était une évidence», explique Ophélie, étudiante en école de commerce. «J'habite à Calvisson, dans le Gard. La région a mis en place, pour 72 €, une carte regroupant tram-bus-TER. Je peux rester chez mes parents sans frais de logement supplémentaires.»

Montpellier, faculté d'économie / Photo Université Montpellier

Méditerranéenne, rayonnante
Toulouse ou Montpellier ? Le cœur de Florent n'a pas hésité longtemps. Ce Carcassonnais de 23 ans, doctorant et chargé d'enseignements en droit, a préféré mettre le cap sur la 8e commune de France plutôt que sur la Ville rose, pourtant plus proche géographiquement. «Les facs sont plus intimistes, les infrastructures récentes. On sent une émulation.»

La capitale de Midi-Pyrénées est, selon lui, «terrienne, rurale, centrée sur elle-même». Celle du Languedoc-Roussillon «méditerranéenne, rayonnante». Un état d'esprit dans lequel il se reconnaît pleinement. «Montpellier, qui brasse des étudiants d'origines diverses, a moins d“identité” que Toulouse. Or, c'est ce qui fait aussi sa richesse.» Toutefois, l'étudiant en droit a conscience qu'il faudra certainement en partir, parce que «Montpellier est moins attractive que Toulouse en termes d'emplois». Ce ne sera pas sans regret.


Montpellier veut continuer à jouer un rôle-clé dans la future grande région./Photo DDM, PQR

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