Visites & découvertes

Publié le 08/04/2011 14:23 | LaDepeche.fr

Ariège / Terre refuge

Sauvages, les Pyrénées ariégeoises ont su conserver leur charme au grand bonheur des randonneurs et des touristes qui apprécient la beauté des paysages./ Photo DDM, archives

Où que porte le regard, les Pyrénées sont partout présentes en Ariège, en décors lointains ou en terrain de jeu de proximité, quelle que soit la saison, elles sont une invitation permanente au sport, à la détente, voire à la méditation. Les amoureux de ski de piste connaissent tous Ax 3 Domaines, les Monts d'Olmes, Guzet ou encore Ascou Pailhères et les fervents d'une glisse plus contemplative se régalent en parcourant quelques-uns des 65 km du Plateau de Beille, le premier site de ski de fond des Pyrénées, ou bien les pistes du domaine du Chioula. De la Pique d'Estat qui culmine à 3143 mètres, jusqu'au totémique mont Valier qui domine le Couserans, la montagne ariégeoise réserve aux randonneurs des bonheurs inégalés. En Ariège, la nature est partout chez elle. Depuis 2009, le département dispose du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises qui couvre 40 % de la superficie la réserve naturelle d'Embeyre et la merveilleuse réserve nationale de faune d'Orlu.

Les Magdaléniens, peuple de chasseurs et de collecteurs, y vécurent quelque 10 000 ans avant notre ère. Les grottes de Niaux, du Mas d'Azil, de La Vache ou encore de Bédeilhac en sont autant de témoignages. Plus près de nous, dans les tourments du XIIIe siècle, les derniers Cathares se retranchèrent à Montségur, avant le terrible bûcher de 1244. Montaillou, « Village occitan » décrit par Emmanuel Le Roy Ladurie, Pamiers et son célèbre évêque inquisiteur, Jacques Fournié, sont autant de traces de la dureté de la première croisade contre les Cathares. Peut-être est-ce dans cette mémoire de l'Inquisition que le philosophe Pierre Bayle, originaire du Carla, puisa les concepts de sa philosophie de la tolérance. On s'accorde à reconnaître en lui l'un des premiers penseurs de la laïcité.

Son village natal lui réserve un passionnant musée. Plus tard, dans la première partie du XIIIe siècle, La Guerre des Demoiselles, vint rappeler que les Ariégeois sont toujours prêts à lutter pour défendre la justice et leurs droits.Aujourd'hui apaisés, regardant gambader les petits chevaux de Mérens, fierté du département, ils vous accueilleront avec pour unique souci de vous faire partager leurs richesses.

La vie quotidienne des Magdaléniens, une découverte qui attend les visiteurs, au Mas-d'Azil /Photos DDM.

Les incontournables

Le Mas d'Azil > . Cette grotte creusée au cœur du massif du Plantaurel offre un ensemble souterrain unique en Europe. Elle servit de refuge aux hommes depuis les Magdaléniens jusqu'aux huguenots persécutés au XVIIe siècle, et a donné son nom à une époque de la préhistoire, «l'azilien ». Une visite guidée, d'environ 1 heure, sera précieusement complétée par celle du petit musée au centre du village.

Montségur > . Perché sur son pog, le château fut l'ultime refuge des cathares jusqu'à sa chute en 1244. Les enrichissantes visites commentées sont à compléter par celle du musée au centre du village. Il présente les plus belles pièces des fouilles archéologiques, à la fois des objets militaires et d'autres de la vie courante au Moyen-Âge.

Les Grands Sites d'Ariège > . C'est sous le nom de "Collection Ariège" que le Comité régional du tourisme de Midi-Pyrénées a regroupé les lieux de mémoire incontournables du département : la grotte de Niaux, celle du Mas d'Azil, le château de Foix, le Parc de la Préhistoire, le Palais des Évêques de Saint-Lizier, la citadelle de Montségur, et la bastide de Mirepoix.

 

Publié le 08/04/2011 13:51 | LaDepeche.fr

Aude / Terre de contrastes

La Cité de Carcassonne reste le site le plus visité du Grand Sud./ Photo DDM, archives

On ne sait jamais par où commencer lorsqu'il s'agit d'évoquer l'Aude. L'historien insistera sur les célèbres « Citadelles du vertiges », comme les a poétiquement baptisées Michel Roquebert. Queribus, Peyrepertuse, et tous ces autres lieux qui évoquent ici, bien plus qu'ailleurs, la tragédie cathare.

Il s'attardera bien évidemment sur Carcassonne, cette cité médiévale absolument unique en son genre, il n'oubliera pas le passé romain de Narbonne, ni les grottes préhistoriques. Il invitera certainement à la visite des abbayes romanes, Lagrasse, Fonfroide, Saint-Papoul…

Montagnarde vers la haute vallée, avec son plateau de Sault qui maquille les Pyrénées en Highlands.

Pays de plaine et de moulins à vent en Lauragais, où coule paisiblement le canal du Midi ; pays d'étangs et de mer vers Narbonne, le massif de la Clape et le parc naturel régional de la Narbonnaise. Le peintre lui se nourrira de clair-obscur entre les paysages ocre de la Corbières maritime aux lumières empruntées à un tableau de Derrain, et les bleus profonds d'une Méditerranée ridée par les caprices du cers.

L'homme de lettres s'en voudrait d'ignorer Joseph Delteil, qui écrivait « À vingt ans, je me serais fait tuer pour défendre les Cathares », et Joe Bousquet le poète gisant de Carcassonne, ou Pierre Reverdy l'ami de Modigliani, ou encore Gaston Bonheur, écrivain, poète et journaliste, et bien sûr Monsieur Charles Trenet dont la « joie » inonde toujours ce petit coin du Languedoc. L'hédoniste, lui, conseillera une balade épicurienne à travers les vignobles audois, dont les noms sonnent comme les plus belles références de la Pléiade : Limoux, Corbières, Fitou, Minervois, Cabardès, Malepère…

Mais tous se retrouveront, dans cet inventaire à la Prévert, pour dresser une ode à l'Aude.

Bienvenue au royaume des cathares /Photo DDM.

Les incontournables

Les Citadelles du vertige > .Il faut parcourir le chemin de ronde de la forteresse de Peyrepertuse, la voir, caméléon de l'histoire, se confondre avec la roche au coucher du soleil, apercevoir de là le donjon de Quéribus oblitérant la barrière pyrénéenne, écouter le bruissement du vent nous rapporter les espérances des Bonshommes et des Bonnes Femmes pour comprendre subitement que les plus beaux rêves n'ont pas de fin. Du haut de cette citadelle aussi vaste que la cité de Carcassonne, c'est une partie de l'histoire du Languedoc qui nous interpelle. Ne pas manquer non plus la visite de Lastours, Aguilar, Arques et autres lieux forts de l'histoire des Cathares.

La Cité de Carcassonne > .Impossible de passer à côté de la célèbre cité inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1997. Carcassonne reste l'une des plus belles villes médiévales fortifiées d'Europe. La visite de cet ensemble exceptionnel avec son château comtal, sa double enceinte de plus de 3 km de long et ses 52 tours, entièrement restaurées au XIXe siècle par Viollet-le-Duc, ravira les petits comme les plus grands.

Le Canal du Midi >  C'était le rêve de Pierre-Paul Riquet, relier la Garonne et à travers elle l'Atlantique, à la Méditerranée. Véritable poumon vert, havre de silence et de tranquillité, artère audoise de référence, le canal du Midi est devenu un lieu, presque un objet unique dans notre monde contemporain. Il s'offre à toutes les formes de découverte : à pied, à vélo, le long de l'ancien chemin de halage aménagé en piste cyclable, ou en péniche. Classé au patrimoine de l'Unesco depuis 1996, il s'abandonne au rythme de chacun. De nombreux professionnels proposent restauration, hôtellerie ou navigation à partir de toutes les villes qui bordent l'œuvre de Riquet. Quelques-uns des ouvrages d'art réalisé au XVIIIe siècle restent encore aujourd'hui des prouesses de technologie et de véritables chefs-d'œuvre, comme le pont-canal de la Cesse à Mirepeisset.

 

Publié le 08/04/2011 12:20 | LaDepeche.fr

Aveyron / Le voyage infini

Les pèlerins qui vont à Saint-Jacques profitent de la quiétude aveyronnaise./ Photo DDM, archives

Avec dix villages classés parmi Les Plus Beaux Villages de France, l'Aveyron est dans toute la France, le département le mieux loti. Et ce n'est pas un hasard. On trouve ici quelques-unes des bastides parmi les plus belles et les mieux conservées du sud-ouest.

L'Aveyron a forgé son identité propre. Mais attention, ici authenticité ne rime pas avec passé. L'Aveyron a su s'inscrire dans le livre ouvert de la modernité avec pour meilleur témoin ce somptueux viaduc de Millau, œuvre de Norman Foster, une des grandes pointures de l'architecture mondiale. Quelques années auparavant, le plus beau des couteaux français, celui de Laguiole, avait lui aussi fait appel aux plus grands designers pour affronter les années 2000 avec le succès que l'on connaît. On sait peut-être mois que Millau est restée le berceau de la haute couture française du gant.

Face à cette modernité industrielle, l'agriculture traditionnelle aveyronnaise n'a nullement à rougir. Et les brebis qui paissent tranquillement sur le causse, au sud du parc naturel des Grandes Causses, donnent du plaisir à tous les Français en même temps que du souci aux Américains.

En effet le roquefort, fleuron de l'agroalimentaire régional et national, qui fut, en 1925 le premier fromage reconnu d'appellation d'origine, a dû subir quelques freins outre Atlantique. Mais que tout cela ne nous empêche pas de le déguster, et pourquoi pas chez Michel Bras à Laguiole, la seule table de Midi-Pyrénées triplement étoilée au Michelin.

Le promeneur se régalera de la découverte du Ségala au relief tellement vallonné qu'il donne l'impression d'être en permanence dans un creux ; il mettra ses pas dans ceux des pèlerins de Saint-Jacques fera halte à Conques pour y découvrir l'abbatiale Sainte-Foy, l'un des joyaux de l'architecture romane, qui déclencha la vocation de peintre de Pierre Soulages, l'enfant de Rodez : « C'est là que j'ai décidé de devenir peintre ». L'Aubrac, le pays des lacs du Lavezou et le Larzac templier, avec pour point d'orgue la magique Couvertoirade, complètent un voyage.

La Couvertoirade /Photo DDM.

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Conques > . Le petit pont médiéval qui enjambe le Dourdou est pour beaucoup de pèlerins le dernier obstacle avant d'apercevoir Conques et de ressentir au creux de la poitrine, que l'on soit ou non croyant, cette impression unique et rare de partager une émotion avec des milliers de marcheurs présents et passés. Conques c'est d'abord une palette de couleurs, le bleuté des schistes, le gris argenté des toits de lauze, la chaleur du bois des maisons, l'ocre ardent du calcaire, mais quelque soit la beauté soufflante du village, Conques c'est avant tout son abbaye Sainte-Foy, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Le viaduc de Millau > . De ses 2 500 mètres de long il enjambe le Tarn d'un pas de géant. L'interrogation première lorsqu'on aperçoit, du plus loin, le viaduc de Millau est de savoir s'il flotte ou s'il vole. Et c'est bien dans cette légèreté, qui le fait se confondre avec le paysage, que le pont le plus haut du monde, à 343 mètres de hauteur, surprend de prime abord. Telle une goélette suspendue au-dessus du Tarn, on en oublierait presque la prouesse technique.

La Couvertoirade> . On dirait un décor de cinéma, de ceux qui nous faisaient rêver enfant, et on est presque obligé de se pincer pour revenir à la réalité. La Couvertoirade existe bel et bien. Pas surprenant qu'elle soit membre de l'association des Plus Beaux Villages de France. C'est en 1312 que la Commanderie de Sainte-Eulalie, à laquelle appartient La Couvertoirade, devint la propriété des Hospitaliers de Saint-Jean. Le petit village fut fortifié pendant la guerre de Cent Ans, entre 1349 et 1442, et il nous est parvenu quasiment identique à ce qu'il était à l'époque. Le Conservatoire du Larzac Templier et Hospitalier propose un circuit templier.

 

Publié le 08/04/2011 11:37 | LaDepeche.fr

Haute-Garonne / De part et d'autre de Garonne

Garonne, majestueuse à Toulouse, s'embellit du reflet ocre des briques roses. / DDM, archives

Au milieu coule la Garonne, artère vitale, frontière naturelle entre l'est et l'ouest du département. Née au Val d'Aran, la petite rivière se gonfle peu à peu de ses affluents pour devenir ce fleuve fougueux, impétueux qui jusqu'à la fin du XIXe siècle contribua fortement au développement économique de la Haute-Garonne, des Pyrénées jusqu'à Toulouse. Au sud, dans la montagne pyrénéenne, Saint-Béat sut en profiter pour exporter ses célèbres marbres vers Toulouse puis vers le monde entier. Il parait même qu'on les retrouve dans le hall de l'Empire State Building à New York. Sa voisine Bagnères-de-Luchon semble avoir été touchée par la grâce. Lovée au cœur d'une mêlée de sommets taquinant les 3 000 mètres, cette station thermale fut jusqu'au début du siècle précédent la destination la plus prisée des Pyrénées. Tout comme la Garonne, le canal du Midi creusé par Pierre Paul Riquet à la fin du XIIe siècle, identifie fortement le département, même s'il ne le traverse à peine que sur une quarantaine de kilomètres.

Certains, parmi les plus beaux hôtels particuliers de la ville furent érigés grâce à l'enrichissement du au commerce du pastel : l'Hôtel de Bernuy, (actuel lycée Fermat), l'Hôtel d'Assezat, l'Hôtel Delfau, l'Hôtel du Vieux Raisin. Mais l'ancienne capitale des comtes de Toulouse possède bien d'autres attraits en tête desquels la célèbre basilique romane, Saint-Sernin.

La ville sait aussi marier les époques comme en témoigne le musée d'art moderne, les Abattoirs, imaginé dans les anciens abattoirs de la ville construits par l'architecte Urbain Vitry, et totalement réaménagés. Toulouse s'inscrit aussi dans l'avenir grâce notamment à la Cité de l'Espace, un parc unique en France, consacré à la conquête spatiale. Mais la Haute-Garonne, c'est aussi une multitude de petits pays, chacun porteur d'une identité propre : le Volvestre et le Saint-Gaudinois vers l'ouest, le Lauragais au sud, le Frontonnais au Nord.

Travail du cuir, vendeur d'épices et autres personnages en costumes, à la journée gallo-romaine de Saint-Bertrand./Photo DDM/C.T.

Les incontournables

Toulouse >. Cité de l'Empire romain comme en témoigne la très belle villa gallo-romaine de Montmaurin, puis capitale des Wisigoths, le destin de Toulouse est bien celui d'une grande cité d'Europe. Au moyen âge la ville des comtes de Toulouse dut subir les affres de la croisade contre les Cathares, et ce sont les Toulousains eux-mêmes qui vinrent à bout de l'infâme Simon de Montfort. La basilique Saint-Sernin, joyau de l'art roman, le cloître des Jacobins, quelques tours de Capitouls, la place du Capitole, de nombreux hôtels particuliers, le musée des jacobins, celui des Abattoirs dédié à l'art moderne, sa Cité de l'Espace, ses bords de Garonne… La capitale de la région est un Grand Site de Midi-Pyrénées.

Saint-Bertrand-de-Comminges >. Saint-Bertrand-de-Comminges est un lieu unique. On y trouve les vestiges de Lugdunum Convenarum, une des plus grandes cités de l'ancienne province romaine. Sous l'impulsion de Bertrand de l'Isle, son évêque, la ville fut rebâtie au XIe siècle, et prendra son nom, Saint-Bertand Mais bien sûr le joyau reste la cathédrale Sainte-Marie qui se dresse depuis bientôt 1 000 ans sur sa petite colline. Elle a été construite entre 1083 et 1352, sous l'impulsion de Bertrand de l'Isle qui deviendra plus tard saint Bertrand, puis du futur pape Clément V . Ne manquez pas Les Olivétains, le centre culturel situé sur le parvis de l'église, ni la vaste basilique Saint-Juste à Valcabrère.

Luchon >. Depuis peu Grand Site de Midi-Pyrénées, la cité thermale était le rendez-vous des princes et des célébrités du XIXe siècle et du début du XXe. Lamartine, Flaubert, Louis-Napoléon Bonaparte et Eugénie…, y virent prendre les eaux. « La Reine des Pyrénées » a conservé de son faste d'antan un magifique ensemble architectural de villas d'hiver et de thermes. Les allées d'Étigny furent percées au milieu du XVIIIe siècle par le baron d'Étigny. Luchon possède aussi un véritable sauna naturel, le Vaporium, une grotte dans laquelle la température se maintient à 45°. La station de ski de Superbagnères, l'Hospice de France ainsi que de nombreuses randonnées font de Luchon une destination des plus agréable, en été comme en hiver.

 

Publié le 08/04/2011 10:59 | LaDepeche.fr

Gers / Une mosaïque de pays

A Gimont, le canard s'achète gras et entier pour le plaisir de fabriquer son propre foie gras. / DDM, archives

D'un peu partout on aperçoit les Pyrénées, ce qui fait dire aux photographes que le Gers est le plus beau balcon sur la chaîne. Mais bien sûr les Gersois, à la fierté chevillée au corps, avancent bien d'autres atouts pour vanter les charmes de leur département, à commencer par sa diversité.

L'Astarac, du côté de Masseube, au pied du plateau de Lannemezan, couvre un quart du département. Il est découpé par des vallées successives en connivence avec les Pyrénées. Son patrimoine architectural est original avec les typiques fermes-équerres. À l'ouest, la Rivière-basse est cette large plaine formée par le bassin de l'Adour avec son affluent l'Arros. Ici, le regard se perd au-delà des vastes cultures de maïs. Non loin, les coteaux du Béarn marquent la frontière avec le département voisin et rappellent les paysages de la Chalosse et du Tursan. À l'est, le Savès toulousain regroupe les villes de l'Isle-Jourdain, Gimont, Samatan, Cologne… C'est la plaine nourricière du département.

Le Vic-Bilh, dont les vins nous régalent, est à cheval entre les trois départements du Gers, des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées. La vigne y règne en seigneur.

Au centre le pays d'Auch, entre la Baïse et l'Arrats, accompagne la vallée du Gers et sa nature tourmentée au vert moutonnement de collines. Les paysages témoignent ici d'une très ancienne humanisation, au moins depuis l'époque romaine. Proche du Tarn-et-Garonne, la Lomagne est un pays de plateaux calcaires. Quant au Bas-Armagnac, au nord-ouest, il partage la culture des Landes voisines. Enfin la Ténarèze brille comme un vieil armagnac. Une terre de transition et de mélanges.

Tous ces noms sonnent comme autant de voyages qui font du Gers un monde à lui tout seul.

La partie rénovée de l'escalier monumental est éclatante et attire les touristes comme les Auscitains./Photo DDM, Sébastien Lapeyrere

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Auch>. L'ancienne capitale de la Gascogne, avec sa cathédrale Sainte-Marie et son escalier monumental, sur fond de Pyrénées est une ville chargée d'histoire. L'ancien palais archiépiscopal (l'actuelle préfecture) et la Tour d'Armagnac en témoignent. Classée Grand Site de Midi-Pyrénées, Auch ne veut pas être réduite à la magnifique architecture médiévale qui semble conserver ses secrets autour de la cathédrale. Préfecture du Gers, elle assume parfaitement son rôle et impulse une vraie dynamique culturelle à travers quelques rendez-vous de très grande qualité, comme Éclats de Voix en juin, le CIRCA, festival du Cirque actuel en novembre ou Ciné Auch 32, un très familial festival cinématographique.

Marciac> .Qu'est-ce qui prédestinait Marciac, petite bastide gersoise, à jouer dans la cour des grands et même des très grands ? Juste quelques bulles de jazz auront transformé le village en capitale française de ce genre musical et en l'une de ses capitales mondiales. Depuis 1978, la réputation de Jazz In Marciac n'est plus à faire. Mais dans son sillage JIM a su développer toute une vocation culturelle autour de la petite note bleue. Master classes, cursus d'enseignement au collège, stages, concerts toute l'année. Marciac possède même un espace, unique en Europe, qui propose un voyage dans le monde et l'histoire du jazz, des origines à nos jours. Le 34e Festival se déroulera du 29 juillet au 15 août.

Condom >. Son nom fait toujours sourire et son célèbre festival de bandas attire les festayres de tout le Sud-Ouest, mais pour autant Condom, perle de la Ténarèze, a bien d'autres cordes à son arc. À commencer par sa proximité avec l'eau-de-vie la plus célèbre du Gers à laquelle elle consacre un musée dans les anciennes écuries de l'évêché . Pour continuer par un patrimoine très bien conservé de chapelles et d'hôtels particuliers du XVIIIe siècle, dont l'Hôtel de Cugnac ; et pour finir par son port fluvial sur la Baïse et le château de Pouypardin et son donjon rectangulaire.

 

Publié le 08/04/2011 10:07 | LaDepeche.fr

Lot / Le pays aux 3 vallées

Chaque année en septembre, Rocamadour devient le grand amour des aérostiers. / DDM, archives

Les trois rivières et leurs vallées qui traversent le Lot ont profondément stigmatisé ses paysages. L'écrivain Françis Marmande dit que les « Villes à deux rivières sont des villes fortes ». De la même manière, on peut affirmer que les départements à trois rivières sont des départements heureux. La vallée du Célé, affluent ombrageux du Lot, avec ses falaises abruptes, abrite quelques-unes des merveilles souterraines du département, notamment la grotte ornée du Pech Merle à Cabrerets.

Ses salles, vieilles de 20 000 ans, sont ornées de mammouths, bisons et autres chevaux. Et que dire des maisons troglodytiques du village.

Embarquons donc sur la vallée du Lot à partir de Cajarc. De larges méandres laissent entrevoir les villages perchés, sur les terrasses aux riches terres alluviales. C'est ici que s'épanouit la vigne qui donne un vin que les Anglais baptisèrent au XIIIe siècle « vin noir » tellement sa robe est foncée. Il y a encore quelques dizaines d'années des gabares transportaient des marchandises sur cette rivière.

Aujourd'hui le tourisme fluvial les a remplacées. La Dordogne qui arrive directement du Massif Central, traverse le département sur à peine une cinquantaine de kilomètres. Pourtant cela lui suffit pour imprégner fortement sa marque. Depuis 2002 la vallée de la Dordogne lotoise est classée Pays d'Art et d'Histoire et elle baigne quelques-uns des Plus Beaux Villages de France, Loubressac, Carennac…

Le paysage lotois c'est aussi les causses. Le département en possède quatre : celui de Gramat entre Dordogne et Lot, le causse de Cajarc, celui de Martel plus au nord et enfin le causse de Limogne. On ne présente plus ces plateaux calcaires à la végétation si particulière. Ils font partie du Parc naturel régional des causses de Quercy.

Impossible de quitter le département sans évoquer la gastronomie dont les productions locales ont acquis leurs lettres de noblesse. L'agneau fermier du Quercy possède un Label Rouge et est protégé par une IGP (Indication géographique protégée), le melon du Quercy bénéficie lui-aussi d'une IGP depuis 2004, sans oublier le rocamadour, plus connu sous le nom de cabécou, et les soixante producteurs de safran.

Le Pont Valentré à Cahors. / Photo DDM, Marc Salvet

Les incontournables

Rocamadour >. Aussi célèbre que le Mont Saint-Michel, Rocamadour, perché sur son rocher défie le temps autant que la pesanteur. Depuis le XIe siècle la ville est un lieu de pèlerinage dédié à la Vierge Noire, sur le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Un petit chemin monte jusqu'au château d'où la vue panoramique sur le causse et la vallée de l'Alzou, est à couper le souffle. Le musée d'Art Sacré rassemble les trésors d'art provenant des différents sites de Rocamadour. Proche du village, membre des Grands Sites de Midi-Pyrénées, sur une vingtaine d'hectares, au sein du parc naturel régional des Causses de Quercy, la Forêt des Singes contribue à la sauvegarde des magots, une espèce protégée, que le parc contribue à repeupler. Rens. : 05 65 33 62 72

Le gouffre de Padirac >. Cette cavité naturelle du causse de Gramat, affiche des proportions hors normes : 75 mètres de profondeur, 33 de diamètre. Au fond, à 103 mètres, coule une rivière souterraine sur laquelle flottent de légères barques, dans un silence envoûtant. La visite dure environ 1 h 30 pour un parcours de 2000 mètres.Elle se poursuit à pied jusqu'à la salle du Grand Dôme . Rens. : 05 65 33 64 56

Figeac et Champolion >. La ville natale du grand égyptologue Champolion, consacre aux travaux de son plus illustre enfant un remarquable musée de l'Égyptologie et de l'histoire des écritures du monde. La muséographie totalement réinventée il y a deux ans mérite à elle seule la visite. Située dans la vallée du Célé, Figeac possède un considérable patrimoine bâti, autour de l'ancienne abbaye médiévale à l'origine de la fondation de la ville. Depuis cette année Figeac a encore enrichi son offre de visites guidées en ouvrant des sites et bâtiments habituellement fermés au public, dont notamment les salons de l'ancien collège, près de l'église Notre-Dame-du-Puy, un ensemble architectural de la fin du XVIIe siècle. L'office de tourisme propose également des visites nocturnes qui mettent encore davantage en valeur le patrimoine figeacois. Figeac est classée Ville d'art et Histoire et fait partie des Grands Sites de la Région Midi-Pyrénées. Rens : OT. Hôtel de la Monnaie. 05 65 34 06 25. Musée Champolion : 05 65 50 31 08

 

Publié le 07/04/2011 17:12 | LaDepeche.fr

Lot-et-Garonne / Une langueur contrôlée

Le Pont-canal, la promenade préférée des Agenais dès le printemps./ Photo DDM, archives

Le Lot-et-Garonne est un département vert. Et cela n'a rien à voir avec une quelconque orientation politique. C'est en effet le premier département français pour la diversité des fruits et légumes cultivés, du pruneau d'Agen à la tomate de Marmande en passant par la noisette dont la petite ville de Cancon s'enorgueillit d'ailleurs la « capitale » française.

Le Lot-et-Garonne se présente d'abord comme un entre-deux. Entre la Gascogne et le Périgord de l'ouest à l'est, entre un Midi-Toulousain pré méditerranéen au sud et une Guyenne atlantique au nord. Ce département est un peu tout cela à la fois et vraiment autre chose, le fruit d'un dialogue entre toutes ces influences.

Une sorte de « Contrat naturel », pour reprendre le titre d'un livre du philosophe Michel Serre, enfant d'Agen. Un pays apaisé, à l'image d'une Garonne alanguie qui se laisse franchir près d'Agen par les vingt-trois voûtes en pierre d'un époustouflant pont-canal de 539 mètres de long qui reste le deuxième plus long de France.

Avec une quarantaine recensées, c'est le département qui compte le plus de ces villes nouvelles construites entre 1229 et 1373. Certaines furent bâties par les Anglais, Montpezat, Libos, Miremont de Guyenne…, d'autre part les Français, Puymérol, Ste-Livrade, Monclar…, mais toutes présentent cette architecture géométrique qui leur est propre, comme en témoignent Monflanquin et son musée des bastides. Ces villes nouvelles furent édifiées pour développer le commerce sur des emplacements stratégiques.

À cet égard, dominant la basse vallée du Lot, Villeneuve-sur-Lot qui a vu le jour par la volonté d'Alphone de Poitiers, doit son originalité à sa position à cheval sur la rivière le développement économique de la ville, véritable port de marchandise à destination de Bordeaux puis des colonies. Elle a conservé un magnifique patrimoine : le pont vieux qui enjambe le Lot, l'église Saint Étienne, le moulin fortifié de Gajac, le château de Rogé, quelques chapelles…

À partir du XIXe siècle la ville est devenue la capitale de la prune d'ente, qui donne les célèbres et délicieux pruneaux d'Agen. L'Ouest du département, irrigué par la Baïse est le pays de la vigne.

Le château de Bonaguil, objet de la rando "les 47 km du 47. 

Les incontournables

Le château de Bonaguil >. À Saint-Front-sur-Lémance on n'hésite pas à affirmer que le château de Bonaguil, site Majeur d'Aquitaine, est le plus beau château fort de France. Sur son éperon il domine les vallées de la Thèze et de la Lémance. Cette petite merveille de l'architecture militaire s'étend sur 7500 m2. Bonaguil a toujours été à la pointe des techniques d'armement et de défense . Mais à son apogée au début du XVIe siècle, avec ses sept ponts-levis, sa barbacane, sa chicane…, il devient vite obsolète dans une France qui bâtit les châteaux de la Loire . Au fil des siècles suivants, il sera livré à l'abandon et régulièrement pillé. La visite commentée dure environ 1h30. Rens. : 05 53 41 90 71.

Château de Duras, Site Majeur d'Aquitaine >. Érigé au XIIe siècle, le château sera transformé en forteresse deux siècles plus tard, par son propriétaire, Bertrand de Got, neveu du pape Clément V. Comme beaucoup de bastides d'Aquitaine, il passera tour à tour entre les mains des rois de France et d'Angleterre. Au XVIe siècle, Duras est érigé en duché et se transforme en demeure de plaisance. Rens. : 05 53 83 77 32.

Monflanquin > . Bastide perchée du haut Agenais, Monflanquin fut fondée en 1252 par Alphonse de Poitiers, puis appartint successivement à la France et à l'Angleterre.La ville a entamé, dans les années 60, la restauration de son exceptionnel patrimoine. Aujourd'hui Monflanquin apparaît dans toute sa splendeur avec ses maisons à colombages. Et depuis 1991 elle accueille, en résidences d'artistes, de jeunes plasticiens venus du monde entier. Un musée, fort didactique, est consacré à l'histoire des bastides. Il invite à découvrir les profondes mutations du Moyen âge. Il offre aussi des clés de lecture de ces nouveaux plans urbains orthogonaux. Mais surtout la grande originalité est la possibilité offerte au visiteur de compléter la visite par celle de la ville présentée comme une bastide type. L'office de tourisme propose ainsi des visites guidées. Rens. : 05 53 36 40 19

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Publié le 07/04/2011 16:28 | LaDepeche.fr

Hautes-Pyrénées / Pyrénées au balcon

Les Hautes-Pyrénées, c'est le paradis de la nature préservée./ Photo DDM, archives

Ici, le bien le plus précieux et le plus beau des patrimoines, est incontestablement la nature. Comme son nom l'indique les Hautes-Pyrénées sont le pays de la haute montagne et elles possèdent d'ailleurs le point culminant des Pyrénées françaises à 3298 mètres, au Vignemale. Les noms des plus hauts sommets sonnent comme autan d'invitations à l'aventure : Pic Longue, Balaïtous, Taillon…

Pour les mordus du vélo, les Hautes-Pyrénées sont synonymes de cols de légende, l'Aspin, le Tourmalet, l'Aubisque à la frontière avec le Béarn ou encore le col de Portet. Chacun fait écho à une étape épique du Tour de France.

Depuis 1967, le Parc National des Pyrénées, et la réserve naturelle du Néouvielle, qui s'étend sur 2 313 hectares en vallée d'Aure, sont des espaces préservés où la faune et la flore sont sauvegardées avec des résultats probants. Le parc abrite 230 espèces de mammifères.

Les Hautes-Pyrénées sont aussi le pays des grands cirques, Troumouse, Estaubé, et bien sûr Gavarnie, « Le colosseum de la nature », selon Victor Hugo. Pas étonnant que les romantiques du XIXe siècle aient adoré le département et notamment Cauterets, le Pont d'Espagne, la vallée du Marcadeau et toutes les autres : vallée d'Aure, du Louron, et cet éden naturel qu'est le Val d'Azun, ou la subtile petite vallée de Lesponne.

Quand on est ainsi gâté par les dieux il ne faut pas s'étonner que la vierge Marie elle-même se décide un jour à venir. C'était en 1858, quand elle apparut à une jeune Lourdaise.

Gavarnie : Brèche de Rolland et massif du Taillon ./Photo Thierry Jouve

Les incontournables

Lourdes : 6 millions de pèlerins >. Grand Site de Midi-Pyrénées, Lourdes accueille chaque année près de 6 millions de pèlerins venus de plus de 140 pays. Les lieux de cultes foisonnent. La basilique du Rosaire avec ses quinze chapelles et la basilique souterraine Saint Pie X sont parmi les plus remarquables. Du cœur de la ville part un sentier d'interprétation qui permet de parcourir la vie de Bernadette Soubirou, en passant bien sûr par le musée qui lui est consacré. Un autre musée, le Musée Pyrénéen, installé dans le château fort possède une remarquable collection consacrée à l'ethnologie pyrénéenne.

Gavarnie : un cirque unique >. D'un diamètre de 800 mètres à la base, le cirque de Gavarnie, Grand Site Midi-Pyrénées, mesure 4 kilomètres au sommet et offre une triple série de gradins. Il est couronné par quelques-uns des plus célèbres 3 000 mètres de la chaîne : l'Astazou, le Marboré, le Pic de la Cascade, le Taillon… L'ensemble Gavarnie-Mont-Perdu est inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1997. Le petit village de montagnards est indissociable de son cirque que l'on peut atteindre à pied en à peine une heure, ou alors à dos d'ânes.

Cauterets >. Partout, les ombres d'Hugo, Sand, Vigny, Chateaubriand et autres romantiques, planent sur Cauterets. La petite ville connue depuis plusieurs siècles pour la qualité de ses eaux soufrées, fut la destination chic des Pyrénées au XIXe siècle. Avec l'ensemble Pont d'Espagne, Cauterets est membre des Grands Sites de Midi-Pyrénées. Il est vrai que la cité à l'architecture si riche et tellement originale, située au cœur du Parc National des Pyrénées, ne peut être dissociée de son exceptionnel écrin naturel. Dans l'ombre du Vignemale, elle est le point de départ vers le lac de Gaube et la vallée du Mercadeau. Les plus gourmands se régaleront, eux, des célèbres berlingots et de leur farandole de couleurs.

 

Publié le 07/04/2011 14:33 | LaDepeche.fr

Tarn / Un monde de patrimoines

Depuis son classement à l'Unesco, c'est du monde entier qu'affluent les visiteurs./DDM, archives

L'effet du classement de la Cité épiscopale d'Albi au Patrimoine Mondial de l'Unesco a été immédiat sur la fréquentation touristique de la ville. C'est du monde entier, Italie, Russie, Espagne…, que les visiteurs affluent. Une magnifique opportunité pour un département qui possède là une très efficace locomotive capable d'accompagner ces touristes un peu partout dans le Tarn.

L'histoire, d'abord est omniprésente, notamment à travers la croisade contre les Albigeois, l'édification des nombreuses bastides : Montmiral, Puycelsi…, et les luttes ouvrières du XIXe siècle. La culture, ensuite, incarnée par Henri de Toulouse-Lautrec et le musée de renommée mondiale qui lui est consacré à Albi, ainsi que par le musée Goya de Castres. L'art de vivre n'est pas de reste à goûter au quotidien dans le vignoble gaillacois, à relever d'une pointe d'ail rose de Lautrec. Et que dire de l'extrême variété des paysages dont la beauté le partage à l'exceptionnel ? Le meilleur témoin en est certainement le massif granitique du Sidobre, mais aussi le parc naturel régional du Haut-Languedoc. Enfin la tradition, celle de la culture du pastel qui au XVIe siècle transforma le Tarn en « Pays de cocagne » ; celle de l'industrie plus tard, qui de Jean Jaurès aux mines de Carmaux et aux filatures de la Montagne Noire, a imprégné les Tarnais de valeurs de solidarité et de respect.

Le Sidobre : terre de légendes

Les incontournables

Cordes >. Albert Camus tomba sous le charme de la cité : « Le voyageur qui, de la terrasse de Cordes, regarde la nuit d'été sait ainsi qu'il n'a pas besoin d'aller plus loin… » Le village semble un trait d'union entre le ciel et la terre, et c'est tout naturellement, qu'en 1993, les habitants souhaitèrent transformer le nom de leur ville en Cordes-sur-Ciel. Juste retour de l'histoire puisque le comte de Toulouse Raymond VII choisit en 1222, pour construire la ville, ce puech de Mordagne, pour sa proximité avec le ciel. Cette cité refuge conserve de ce glorieux passé de vieilles demeures aux escaliers à vis, de magnifiques façades gothiques, notamment celles des hôtels du haut de la ville. Place forte de la résistance cathare, Cordes-sur-Ciel accueille aujourd'hui des envahisseurs beaucoup plus pacifiques.

Albi >. Il est injuste d'appeler Albi, « L'autre Ville Rose », tellement la brique ici présente partout, ferait pâlir sa grande voisine toulousaine. Admise au Patrimoine Mondial de l'UNESCO depuis, le 31 juillet 2010, la cité épiscopale présente un ensemble architectural à l'homogénéité unique, autour de sa célèbre cathédrale Sainte-Cécile, chef-d'œuvre du gothique méridional, et du Palais de la Berbie, qui accueille aujourd'hui le musée Toulouse-Lautrec, peintre à la renommée mondiale, et la collégiale et le cloître Saint-Salvi. Albi propose un ensemble urbain médiéval remarquablement préservé et parmi les plus beaux d'Europe.

Le Sidobre >. Ce petit massif granitique d'à peine 15 kilomètres de longueur sur 6,5 de largeur, est une vraie curiosité géologique. Situé au sud du Massif Central, il fut ébranlé lors de la formation des Pyrénées ce qui explique les formes si particulières de ses roches, tel le rocher tremblant des Sept-Faux, le plus gros bloc de granit du Sidobre, qui pèse 900 tonnes, ou encore le Peyro Clabado symbole du massif, car le plus impressionnant de ces rochers, avec ses quelque 780 tonnes qui reposent sur un rocher d'à peine un mètre carré. Ce site est unique en Europe est surtout exploité pour la qualité de son granit. Rens. : 05 63 74 63 38 www.sidobre.biz

 

Publié le 06/04/2011 15:22 | LaDepeche.fr

Tarn-et-Garonne : Haut en couleurs

Tarn-et-Garonne : Haut en couleurs

Il a beau avoir été le grand oublié, en 1790, au moment du découpage de la France en départements, le Tarn-et-Garonne tient sa revanche.

Créé en 1808 par décret impérial et composé de petits bouts des départements voisins, Lot, Aveyron, Haute-Garonne, Lot-et-Garonne et Gers, il jouit depuis d'une variété de paysages née de cette naissance aux forceps.

Un département qui a su forger son caractère dans un esprit de résistance incarné par sa préfecture Montauban longtemps place forte du protestantisme et par l'une de ses citoyennes les plus célèbres, Olympe de Gouges, auteur d'une sulfureuse « Déclaration des Droits de la femme et de la citoyenne » en 1791 !

Le Tarn-et-Garonne est à même de satisfaire toutes les curiosités et toutes les envies.

Les amoureux d'histoire se régaleront de la visite de Montauban et des villages perchés des gorges de l'Aveyron : Montricoux, Penne, Saint-Antonin, Caylus…

Les passionnés d'art trouveront en Moissac et son abbaye Saint-Pierre, ainsi que dans la visite du musée Ingres, natif de Montauban comme le sculpteur Bourdelle, de quoi assouvir leurs émotions…

Mais il est impossible de réduire le département à un thème plutôt qu'à un autre. Le Tarn-et-Garonne se picore, et il y a toujours quelque chose à trouver : l'église Jean-Baptiste et le christ de Zadkine à Caylus, l'abbaye de Beaulieu, la halle circulaire d'Auvillar, la pente d'eau de Montech, Valence d'Agen… n

Auvillar : La place de la Halle et sa décoration festive./Photo DDM, C. G.

Les incontournables

Moissac >. Grand Site de Midi-Pyrénées, la ville doit sa renommée à l'abbaye Saint-Pierre qui à partir du XIIe siècle devint le plus important centre monastique du Sud-Ouest. À partir de 1047 elle connut son âge d'or en devenant une étape essentielle sur le chemin de Saint-Jacques. Les dimensions imposantes du cloître (31m x 27) en font l'un des plus majestueux, mais surtout il est considéré comme le plus parfait des cloîtres romans, à la fois par la richesse de ses sculptures, par ses cent seize colonnes et par l'harmonie de l'ensemble. Le portail de l'abbaye et le tympan qui illustre l'Apocalypse selon Saint-Jean, complètent cet ensemble unique. Un Centre d'Art Roman, permet de mieux comprendre l'importance de l'abbaye Saint-Pierre. Rens. : 05 63 05 08 05.

Montauban >. La ville est fondée en 1144 par le comte de Toulouse Alphonse-Jourdain. Cette ancienne place forte du protestantisme, toute de brique rose, est classée Ville d'Art et d'Histoire. La Place Nationale, le Pont Vieux, le musée Ingres (ancien palais épiscopal), l'Ancien Collège, l'église Saint-Jacques sont autant de passages obligés. De nombreux hôtels particuliers témoignent de l'époque où Montauban était un fief protestant. Ne pas hésiter à pousser quelques lourdes portes. Rens. : O.T. 05 63 63 60 60.

Auvillar >. Ce petit port fluvial, tout de brique rose, est l'un des Plus Beaux Villages de France. Lorsqu'on franchit la Tour de l'Horloge, monumentale porte de du XVIIe siècle et unique accès vers le centre historique, on découvre la place triangulaire aux riches maisons en brique et pierre, et surtout cette merveille de petite halle circulaire aux colonnes toscanes, qui abrite le marché fermier du dimanche matin. Une visite au musée de la batellerie de la Tour de l'Horloge, est une bonne introduction à l'histoire économique d'Auvillar avant de déambuler dans les ruelles pavées jusqu'au point de vue sur la vallée de la Garonne, depuis la place du château. Un chemin antique, dit du Peyrat, ancien tronçon de la voie vers Saint-Jacques-de-Compostelle, permet de rejoindre le port en contrebas du village. Rens. : 05 63 39 89 82.

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