Traditions hiver 2012

  Publié le 29/01/2012 03:46 | La Dépêche du Midi

Limoux (11) : Entre sacrilège et planning familial

Les «Copins»

À Limoux, entre janvier et mars, tous les chemins mènent à carnaval.

Certains escarpés, abrupts, tutoient les nuages et le pittoresque ; d'autres plus dégagés n'offrent que peu d'intérêt. Un grand nombre achèvent leur course dans des voies de garage, impasses et autres cul-de-sac. Il arrive parfois que l'un de ces passages obligés emprunte une direction inédite, se distinguant des autres au point de prétendre occuper l'espace réservé à la mémoire dans le disque dur des sorties du matin.

Trêve de baratin, et gloire à la bande des Mainatches, qui a mis à profit la prolifération des terrasses sous les couverts à laquelle la bande prétendait contribuer par sa terrasse ambulante, pour commettre un sacrilège : sortir des arcades entre le café du même nom et Le Commerce, et relier les estaminets par la rue du Consulat. Imaginez un train qui roule une centaine de mètres dans l'herbe tendre avant de retrouver le bon sens des rails allant dans la même direction sans jamais se croiser. Une bouffée d'air frais sur un souvenir accueilli plutôt fraîchement en son temps, la fâcheuse habitude prise par les Enfialurs d'Achille qui tournaient à l'envers sous les arcades, ceints du drapeau noir de la révolte.

Facétieux plus qu'anarchistes, les Mainatches nous ont régalés de cette improvisation majeure sur un thème très local, restaurateurs et bistrotiers au nombre d'une dizaine ayant pris le pouvoir sur cette place dite de la République et qui pourrait bien figurer dans le livre des records.

Dans la tradition des bandes du samedi, naturellement inquiètes de l'avenir de carnaval et en quête de légitimité, les Copin's se sont posé la question de la régulation des naissances, à carnaval, bien sûr !

Des hommes bleus, pas des Touaregs beaux comme des dieux avec leur turban et leur allure de seigneur, mais des schtroumpfs, touchants certes mais qui n'ont rien des lions de l'Atlas, ont donné naissance à la 30e bande de carnaval. Un avènement controversé en période de crise, plus identitaire qu'économique, où la tendance sourirait plus aux faiseuses d'anges qu'aux partisans d'un planning familial en rupture de stock avec la pilule du lendemain. Pas en rupture d'humour. Dans tous les cas.

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Publié le 29/01/2012 10:00 | Michel Paillé

Villeneuve/Vère (81)  : Le retour du marché aux truffes

Marché truffier pour les particuliers et fête attractive pour tous. / photo DDM MP

Comme chaque année, Villeneuve-sur-Vère , entre Cordes et Albi, accueillera la sixième fête de la truffe. Rendez-vous dimanche 5 février, dans tout juste une semaine, pour une fête pas comme les autres.

La sixième fête de la Truffe se déroulera le dimanche 5 février à Villeneuve-sur-Vère, dans le gymnase et sous chapiteau. Marché de détail de truffes noires « Tuber mélanosporum » et d'arbres à vocation truffière; repas à base de truffes et de produits locaux pris à la table des producteurs; visite des stands des 55 exposants ; conférence sur la truffe et la trufficulture;visite d'une truffière; démonstration de cavage... : le programme s'annonce tout aussi alléchant qu'est parfumé le petit panier de truffes que les responsables du syndicat des trufficulteurs du Tarn ont déposé sur la table, au début de la conférence de presse de présentation du marché.

Symboliquement, ils ont dénoué le torchon à carreaux rouges et blancs qui protége le précieux butin, les arômes ont envahi la pièce et libéré la parole. La saison débute à peine, cependant pour Jean Louis Lacam, le président de l'association, « ça dépend des endroits, mais 2012 sera une bonne année pour la truffe ». Il parait même que l'orage de grêle entre les deux « Notre Dâme » (15 août et 8 septembre) y serait pour quelque chose. L'an passé, la fête de la truffe a accueilli 3 609 visiteurs et occupé 60 bénévoles le dimanche. « Chez nous toutes les truffes sont contrôlées (un petit coup de couteau suffit). Il n'y a que des truffes de qualité sur le marché. Nous ne connaîtrons le cours qu'à la dernière minute, mais ce sera vraisemblablement entre 800 et 1000 € le kilo » indique le président.

17 kilos ont été vendus l'an passé

«Tous nos adhérents seront présents sur le marché. L'an passé nous avons vendu 17 kg de truffes, vu la progression que nous connaissons depuis 6 ans, nous nous attendons à un succès encore plus grand cette année ». Les organisateurs ont donné la priorité aux exposants locaux et à ceux qui étaient présents les années précédentes. Il y aura un ou deux représentants par produit.

Côté animations à signaler : des expositions de voitures anciennes, de végétaux, de peintures et d'artisanat d'art. Les organisateurs comptent aussi sur la présence de quelques invités vedettes.

Les noms de Nadau, de Jean Marie Cadieu et du « Duo des non » sont prononcés sans que rien ne soit officiel pour l'instant.

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Publié le 27/01/2012 08:26 | La Dépêche du Midi

Caunes-Minervois (11) : Los Tasta Vin préparent les Samedis vignerons

À la découverte d'un vigneron des Corbières pour Los Tasta Vin./Photo DDM

Dernièrement, les bénévoles de l'association Los Tasta Vin étaient réunis afin de plancher sur l'organisation des Samedis vignerons cuvée 2012. La première réflexion concernait le calage des dates de la manifestation. Il est décidé par les organisateurs, vu le positionnement très chargé des dates estivales de 2012 sur le calendrier (le samedi 7 juillet : date jugée trop tôt par les vignerons ; le samedi 14 juillet : fête nationale ; le samedi 25 août : date jugée trop tardive par les vignerons), de retenir deux dates estivales pour l'organisation des Samedis vignerons : il s'agira du samedi 21 juillet et du samedi 11 août. Une troisième date sera proposée pour organiser un Salon des vins en automne (en fonction des dates disponibles de la salle) sur le foyer municipal de Caunes-Minervois sur le même concept des Samedis vignerons avec une partie restauration, musicale et dégustation.

Pour le volet animation musicale, la confiance sera renouvelée aux formations musicales suivantes : Indig'ok, Mister White, Premium. Pour le volet restauration, c'est l'Association caunoise qui gérera les producteurs venant sur le site de l'esplanade de l'Europe sur les deux dates. Les produits du terroir du territoire du Haut-Minervois seront privilégiés. En attendant les Samedis vignerons, les animations se poursuivent pour les tasteurs du Minervois avec prochainement une rencontre dans les Corbières avec un vigneron du cru.

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Publié le 26/01/2012 07:53 | Jérôme Mangeney

Laguiole-Thiers, le couteau paysan contre le couteau ouvrier

L'équipe a notamment pris sur le vif la beauté sauvage des paysages de l'Aubrac./Photo Mike Dielhenn, Medienkontor

Une équipe allemande de la chaîne culturelle Arte s'est intéressée au laguiole de Laguiole et de Thiers. C'est le documentaire « La guerre des couteaux », diffusé samedi.

C'est un documentaire qui rend un vibrant hommage au terroir et au territoire de l'Aubrac aveyronnais au travers de ses couteaux laguiole. C'est aussi un sujet journalistique qui aborde les liens entre le laguiole de Laguiole et celui de Thiers. Et étrangement, le film s'intitule « La guerre des couteaux ». Qu'on ne se méprenne pas, Laguiole et Thiers ne sont pas à couteaux tirés. La guerre en question, « c'est plutôt celle de la préservation d'une authenticité des laguioles face à la concurrence chinoise ou pakistanaise », précise Thierry Moysset, directeur des Forges de Laguiole et intervenant dans le reportage.

Ainsi, une équipe allemande de la société de production MedienKontor s'est investie quinze jours durant, en septembre dernier, pour le compte d'Arte et de sa série documentaire « 360° Géo ». De Thiers en Auvergene jusqu'à Laguiole, l'équipe s'est attachée, au travers des destins transversaux de couteliers, à traiter la problématique du transfert du savoir-faire et du patrimoine, et la protection de ce patrimoine particulièrement menacé par les importations. Le thème du made in France, le marquage d'origine obligatoire, les relations avec Laguiole, la future loi sur les indications géographiques protégées (IGP) sont aussi abordés.

Il existe bien une différence entre le laguiole de Thiers et celui de Laguiole. « À Thiers, on envisage le laguiole comme un modèle de couteaux ; pour nous c'est d'abord un territoire, des hommes, un pays et un symbole de combat », estime Thierry Moysset. « Eux ont une approche ouvrière du produit, tandis que nous en avons une approche paysanne. » La différence s'arrête là car les liens entre Thiers et Laguiole sont forts et la concurrence toute relative, car les impératifs de coûts sont les mêmes, contrairement à la Chine ou au Pakistan.

Christian Lemasson, ethnographe et auteur du livre Histoire du couteau de Laguiole, sert de fil rouge entre Thiers et Laguiole. Toute l'histoire du couteau emblématique sera retracée pour un documentaire diffusé simultanément en Allemagne et en France. Une belle opportunité de promotion, au passage…

« La guerre des couteaux », documentaire diffusé sur Arte le samedi 28 janvier à 19 h 55. Durée : 52 minutes.

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Publié le 26/01/2012 08:57 | La Dépêche du Midi

Attelage d'aujourd'hui et attelage de tradition

Jacques Berthon et son attelage. Il n'y a pas un attelage mais des attelages adaptés aux différents besoins humains.

Nous partons aujourd'hui à la découverte des attelage à travers les âges, mais aussi les utilisations diverses telles que sportives, utilitaires, ou de promenade.

Si l'attelage hippomobile pour le travail est très peu pratiqué à ce jour, bien que débardage et labours reviennent dans certaines régions, nous trouvons aujourd'hui des attelages de promenade et de sport avec des voitures de conception moderne (forme, matériaux, suspensions…), rompant avec la tradition de la carrosserie hippomobile des voitures construites avant 1945.

Nous avons rencontré Jacques Berthon, retraité prothésiste dentaire à Limoux et passionné d'attelage, qui nous a parlé de cette passion en général, et des voitures et des concours de tradition en particulier.

Passionné de cheval, ce dernier s'est mis à l'attelage dans les années « 90 », et il se déplace souvent dans l'Aude et au-delà, lors de manifestations, fêtes de villages, mariages et animations diverses, avec une « Wagonnette » tirée par un splendide fjord nommé «Loustic».

Titulaire du diplôme de meneur-accompagnateur de tourisme équestre, même si cette activité reste pour lui un loisir, il n'a pas hésité à s'inscrire au répertoire du commerce pour exercer en toute légalité avec villes et communautés de communes.

Mais il n'hésite pas non plus à se déplacer à Pompadour, Aix-en-Provence ou, plus près de chez nous, au Falga en Haute-Garonne, pour faire des concours de tradition.

Ce n'est plus avec sa « Wagonnette » qu'il se déplace, mais avec une charrette anglaise de 1920. En effet, les concours de tradition sont réservés aux voitures anciennes, dans leur état d'origine ou remises en état dans le respect et le souci de sa fabrication, car l'intérêt et la valeur d'une voiture ancienne résident dans son authenticité. Une simple « jardinière » bien conservée est mieux notée dans un concours qu'une « Victoria » ou un « Milord » qui auraient été trafiqués avec du contre-plaqué ou du plastic.

Tradition ne signifie pas passéisme. Les organisateurs de concours ne souhaitent pas verser dans les reconstitutions historiques. La tenue du meneur et de son équipage doit correspondre à la voiture mais être avant tout adaptée à l'attelage. Seul impératif, porter un couvre-chef.

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Publié le 25/01/2012 10:03 | La Dépêche du Midi

Saint-Paul-de-Loubressac (82) : La Saint-Vincent des Vins du Quercy

Les membres de la confrérie avaient revêtu leurs habits de fête./Photo DDM J. V.

Les Vignerons du Quercy ont respecté la tradition, dimanche, aux confins du Lot et de Tarn-et-Garonne, en fêtant dignement le saint patron de la corporation: Vincent. Une cérémonie qui s'est notamment déroulée en présence de Mgr Turini, évêque de Cahors, qui a officié durant la messe des vignerons, en compagnie du curé de la paroisse, l'abbé Cormier.

Comme il est de tradition lors de ce rendez-vous annuel, la Confrérie des vins du Quercy a accueilli de nouveaux impétrants. Dimanche, à Saint-Paul-de-Loubressac, sept personnes ont ainsi été intronisées à l'occasion du grand chapitre de la Saint-Vincent dont le programme était orchestré par le grand maître Pierre Bogino.

Les nouveaux intronisés: Florence Hervouet, huissier de justice; Monique Teulières, retraitée de l'enseignement; Gisèle Sarasar, aide médico-psychologique; Guy-Maurice Texier, chirurgien-dentiste; Patrick Bianco, conseiller en patrimoine; Marcel Sarasar, assureur, et Olivier Granovski, directeur adjoint de l'hôpital de Réalville.

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Publié le 24/01/2012 08:23 | La Dépêche du Midi

Espagne : La grande fête de l'oignon

Le calçot se cuit à feu vif.

Les doux fumets envahissent déjà les rues de Valls, cette ville située à une vingtaine de kilomètres de Tarragone qui célèbre dimanche, la calçotada, la grande fête de l'oignon blanc, fierté du terroir catalan. Marché, concours de cultivateur, démonstrations de cuisson des calçots, défilé, animations… Tout le monde est invité à découvrir et surtout déguster les calçots dans une ambiance conviviale et très animée : marchés de produits du terroir, concours du plus gros mangeur de calçots. La recette est immuable : l'oignon est cuit à feu vif sur une grille ou une pierre. Il se déguste avec la botifarra (saucisse), du boudin, de la llonganissa, la saucisse cuite au feu de bois avec une rasade de tinto (vin rouge) servi au porron. Cette année, la calçotada a une saveur un peu particulière avec la célébration du centenaire de la chambre de commerce.

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Publié le 23/01/2012 11:35 | Gilles-R. Souillés

Sous les Arcades toulousaines, le Florida cultive le charme Belle époque

Murat Azap, patron comblé du Florida, se réjouit du nouveau dynamisme de la place du Capitole./photo DDM, Nathalie Saint-Affre

Avec son style XIXe, aux charmes surannés, le Florida est un établissement emblématique de la place du Capitole. Depuis 2005, il a été repris par les frères Azap qui en ont fait un lieu ouvert et accueillant dans la grande tradition orientale.

Qu'on se le dise ! Du haut de ses presque 140 ans, le Florida n'est pas à vendre. Murat Azap, balaie l'hypothèse d'un grand sourire. Et les rumeurs qui courent dans les milieux immobiliers toulousains, évaluation à 8 millions d'euros comprise, le laissent de marbre.

Depuis qu'il a repris le café-brasserie des Arcades avec son frère Clément, au début 2005, il n'a eu de cesse de cultiver ici, au cœur de la place du Capitole, le cachet historique des lieux et la tradition de l'accueil qu'on cultive en Turquie. « Nous sommes une entreprise familiale, insiste Murat Azap, et nous tenons beaucoup à la convivialité. Notre établissement est un lieu ouvert, attaché au rapport qualité-prix ».

Un souci louable qui permet par exemple de se sustenter avec un plat du jour à 10 euros. Olivier Rungis, le chef qui œuvre en cuisine sait aussi faire chanter les assiettes. En tout cas, la clientèle d'habitués en redemande. Difficile de garder Murat Azap à table. Le déjeuner se perd souvent en fraternelles salutations avec les clients de passage. Le succès est au rendez-vous. « À force de travail », glisse-t-il.

Murat Azap n'est pas peu fier d'avoir imposé son style en terrasse. « Tous les bars des Arcades ont adopté nos parasols. C'est plus harmonieux que le bric-à-brac d'avant et la place y gagne ». La réouverture du Bibent et l'arrivée de la brasserie Les Ténors, à un jet de cailloux, ne l'inquiètent pas. Au contraire. « C'est très bien, ça a ramené du monde au Capitole et créé une nouvelle dynamique avec un peu plus de diversité. ça bouge et c'est bon pour les affaires. D'ailleurs notre fréquentation a augmenté ». Des avantages de la concurrence, donc. À peine Murat Azap évoque-t-il la question de la sécurité. « Le Capitole doit rester un endroit de promenade tranquille, sans agressivité. Je souhaite que la place continue à s'animer ».

De fait, il avoue quelque inquiétude sur le devenir de la librairie Castéla. « J'espère que ce ne sera pas une banque, mais un lieu vivant ». En phase avec la piétonnisation du centre ville, promesse, selon lui, d'un nouveau souffle. « Grâce à la mairie on peut bien travailler sur les animations. C'est un travail d'équipe avec les commerçants, qui va changer le visage de la place ».

En attendant, c'est l'étage « lounge » du Florida qui a évolué. On oublie parfois cet espace niché au-dessus du restaurant, où l'on accède par un délicieux escalier en bois. « Le Roof » vient d'être entièrement rhabillé à la mode africaine, dans des teintes terre et bois propices aux discussions chuchotées. « Un lieu cosy et chaud pour l'apéro ou les soirées qui s'étirent langoureusement. Ici, le carrosse ne passe qu'à deux heures du mat'… Le Florida en a encore pour longtemps.

"Nous sommes une entreprise familiale, et nous tenons beaucoup à notre convivialité"

Son heure de gloire

D'abord tenu par un chocolatier avant de devenir le Café Durand, Le Florida fut très politisé au XXe siècle. Il était alors fréquenté par des réfugiés espagnols avant de devenir le repère privilégié des étudiants dans les années soixante-dix… Il attire aujourd'hui une clientèle hétéroclite métissant tous styles et toutes générations. Un succès qui réside en partie dans l'atmosphère « Belle époque » que le Florida a su conserver : escalier balancé et miroirs peints au plomb par Louis Bordieu en 1874, date de création du café. 

Publié le 20/01/2012 09:52 | J.D.

Saint-Pé-de-Bigorre (65) : Au nom de la tradition et du goût

«Dus porcs pennuts... dus cops bébuts ?»

La chanson dit : « Chez Nono, on a tué le cochon, dadouronron, dadouronron… ». Nono n'était pas là (il y avait tout de même son fils) mais le cochon, lui, était bien présent. Et cette année, il y en avait même deux ! Élevés sur les hauteurs de Peyrouse, presque jumeaux, l'un affichait sur la balance 198 kg et l'autre 200 kg ! Leur heure fatidique étant arrivée, ces deux porcins, après un bon nettoyage et rasage dans la « mayt », ont bien terminé cochons pendus. La tradition « U porc pennut, u cop bébut » a-t-elle été respectée jusqu'au bout ? Nous ne saurions tout dévoiler, la tradition garde aussi ses secrets ! Quelques voisins curieux tirent le nez et sont accueillis pour assister à leur tout premier pèle-porc. Quelque peu impressionnés au début, ils se familiarisent vite après quelques explications et sont même prêts à donner le coup de main !

Dès le samedi après-midi, autour du chaudron fumant, on s'activait pour faire boudins, tripous et miques. Puis, rendez-vous le lendemain dimanche pour élaborer pâtés, saucisses, andouille, saucissons, hure, etc., car dans le cochon, tout est bon ! À 7 heures, le froid pique et il faut du courage pour brasser à la main la chair à saucisse afin d'intégrer sel, poivre et ail… L'atelier de salaison des jambons, jarrets, ventrèches, réchauffe les « saleurs » : il faut les bouger, ces magnifiques jambons ! Le tri scrupuleux de la viande des épaules donnera un saucisson maigre de grande qualité ! Une fois mis en pots, pâtés et hure sont stérilisés et régaleront la famille toute une année. En fin de matinée, il y a toujours ceux qui font l'andouille ! Pour midi, quelques braises ont grillé les coustous et la famille est régalée autour d'une belle tablée !

Au nom de la tradition et du goût, le pèle-porc subsiste encore dans nos villages. Point de galère mais plutôt des éclats de rire, des retrouvailles en famille, des anecdotes autour des pèle-porcs passés, les anciens transmettant aux plus jeunes histoires et recettes familiales… Que du bonheur !

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Publié le 20/01/2012 08:13 | La Dépêche du Midi

Eaunes (31) : Les rois de la galette

Jean-Luc et Lionel, «Fyere» de leur savoir-faire

J'aime la galette, savez-vous comment ? Avec du beurre frais dedans, assurément. Et pour être sûr que les ingrédients soient naturels, de qualité, avec une pâte façonnée à la main, pour une couronne des rois ou une galette à la frangipane, rien ne vaut un artisan. Pour le plus grand plaisir des gourmands, les boulangers Frédéric Ripoche (face à l'école) et Jean-Luc Fyere (place de la Croix Blanche) nous content leurs galettes.

Frédéric Ripoche : « Nous avons commencé à confectionner la galette le premier week-end de décembre et poursuivrons jusque fin janvier, mais aussi les deux premiers week-ends de février. La plus vendue est la Roi, c'est la brioche d'ici ! Je prépare des natures avec une recette maison de fleur d'oranger, des Limoux et des pépites de chocolat. Ces dernières sont particulièrement appréciées par les enfants. Nous choisissons les fèves selon nos envies et les tarifs. Cette année, nous avons choisi des planches de skate, un pendentif avec lacet que nous ajoutons dans la poche. Nous plaçons comme chaque année des fèves gagnantes afin de faire gagner des lots aux clients. Une particularité ? Dans la couronne aux pépites de chocolat, j'ajoute de la crème pâtissière pour plus de moelleux. »

Jean-Luc Fyere: « La vente des galettes a démarré le premier week-end de janvier et se poursuivra jusqu'au 5 février. Malgré la demande, nous ne commençons pas plus tôt car nous tenons à respecter la tradition. La plus demandée est la Roi : En deux semaines, nous avons fait 400 frangipanes, pour 1200 couronnes des rois. Nous proposons des natures, des Limoux et des pépites de chocolat. Nous choisissons les fèves un an à l'avance au feeling et on négocie l'exclusivité dans le sud. Beaucoup de collectionneurs viennent exprès. Début janvier, nos fèves représentaient l'année gourmande, maintenant elles suivent le thème du chocolat. Notre particularité ? Nos galettes ne sont faites qu'avec des produits 100% naturels, au beurre doux, pour une meilleure qualité. La frangipane est composée d'amande, sans ajout d'amande amère. »

 

Publié le 20/01/2012 08:09 | La Dépêche du Midi

Lavelanet (09) : La ferme de Gréoulou Frédérique et Christophe

Frédérique et Christophe

Qui ne connaît, en Ariège et bien au-delà, les produits de la ferme de Gréoulou, sur la commune de Lavelanet ? Depuis plus de trente ans, tous les vendredis, le stand est dressé sous le Marché-Couvert. « Quand on a commencé, on venait vendre quelques lapins et quelques petits gâteaux faits maison », raconte Frédérique Poiron, son époux Christophe pas très loin. Après les lapins sont arrivés les canards gras, puis les poulets, plus tard les pintades, le porc fermier, les œufs, les fritons, les saucissons de canard etc. Et depuis six ou sept ans, les brebis, avec des rillettes et autre sauté en conserve. Outre son foie gras divin, les spécialités de Gréoulou sont aussi cassoulet, confit, coq… en conserve. Le stand de Gréoulou, c'est l'un des plus anciens du marché de Lavelanet. Et aussi l'un des plus en vue et fréquentés car on a su perpétuer les traditions de l'élevage à la ferme et élaborer tous les produits avec le plus grand soin.

 

Publié le 20/01/2012 03:53 | Le Petit Bleu

Agen (47) : Une subite montée de fèves dans les boulangeries

En Lot-et-Garonne, la traditionnelle coque reste la reine des ventes./Photo Jean-Michel Mazet

La tradition n'a pas pris une ride.

En janvier, la galette fait toujours recette. Coques e t frangipanes s'arrachent comme des petits pains dans les boulangeries de l'Agenais.

Quand on est boulanger, les mois de décembre et de janvier s'apparentent souvent à du pain béni. Pas forcément pour les heures de travail qui auraient tendance à s'allonger, mais plutôt pour le tiroir-caisse qui aurait des propensions à se remplir.

Car après les chocolats, après les bûches de Noël, vient toujours l'Epiphanie et les fameuses galettes des Rois qui l'accompagnent. Et si cette fête religieuse se célèbre traditionnellement le 6 janvier, certains n'ont pas attendu cette date anniversaire, pour fabriquer et vendre à gogo coques et frangipanes.

Sur l'Agenais, on peut en trouver depuis la Toussaint et on en trouvera encore à… Pâques. Mais évidemment, c'est sur les trois premières semaines de janvier que le plus gros du stock est écoulé. Et ici sur les berges de la Garonne, c'est la « coque » aussi appelée galette, brioche, gâteau des Rois, qui rallie le plus de suffrages. C'est simple, en Agenais, sur quatre galettes vendues, les frangipanes, reconnaissables à leur pâte feuilletée et leur tapis d'amandes, « importées » du Nord de la France, ne représentent que 25 % des ventes.

Dans certaines boulangeries traditionnelles, elles atteignent tout juste les 10 %. Autant dire que notre bonne vieille coque, souvent parfumée à la fleur d'oranger et recouverte de gros grains de sucre blanc, ont encore de beaux jours devant elles.

Chaque galette a son mystère, sa fabrication - artisanale ou industrielle - sa saveur, sa recette, son secret aussi. Son secret, c'est la fève. C'est souvent une figurine, un santon de Provence, un personnage de BD, un animal… Elle peut être en porcelaine, en plastique et même 100 % naturel. Ainsi à la boulangerie Serres, au 54 de la rue Lamouroux (Agen), le patron glisse de vraies fèves dans ses galettes, dont la réputation a depuis longtemps franchi les frontières du département. On vient de loin pour en acheter. Et les déguster.

La galette, c'est aussi une histoire de goût et parfois même de coût. Sur l'Agenais, son prix varie entre 6 € et 20 €, fève et couronne comprises. Un prix finalement abordable pour devenir la reine ou le roi d'un jour.

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Publié le 19/01/2012 09:20 | S. G

Toulouse (31) : Les Aveyronnais à la fête

Comme le veut la tradition depuis trente-cinq ans, la Nuit des Aveyronnais se déroule ce samedi dès 19 heures au Parc des Expositions. Un banquet dansant où pas moins de 500 personnes sont attendues. Une tradition lancée par un amoureux d'accordéon, membre de l'amicale, qui a voulu faire de ce moment un rendez-vous incontournable sur Toulouse : « Cette fête organisée par l'Amicale des Aveyronnais de Toulouse tourne bien sûr autour de cet instrument, précise Jean-Claude Bruel, président de l'Amicale des Aveyronnais de Toulouse. Il faut croire que le succès ne se dément pas puisque la tradition perdure sans aucune interruption ».

Au programme de cette soirée, les vœux des élus bien sûr et promotion de la 5e édition de la manifestation, « Si l'Aveyron m'était conté » place du Capitole, attendue pour les 17 et 18 mars prochain. L'occasion pour les exposants de se rencontrer autour de la gastronomie, de la culture mais aussi du tourisme. Là aussi un moment fort, particulièrement suivi par le public. Les quelque 60 000 Aveyronnais de Toulouse sont peut-être la réponse à ce phénomène récurrent.

Mais samedi, c'est surtout la danse qui est la vedette. « Nous mettons en scène par le biais de l'orchestre d'Alain Michel, un mélange des genres autour de différentes chorégraphies, reprend Jean-Claude Bruel. Puisque nous pouvons passer sans problème de la traditionnelle bourrée, au paso doble et au rock ». Une manière de s'adapter à tous les goûts d'un public éclectique pour qui cette Nuit des Aveyronnais reste le rendez-vous de ce début d'année. Attention, plus aucune place n'est disponible.

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Publié le 19/01/2012 09:17 | La Dépêche du Midi

Montréal-du-Gers (32) : La rando Saint-Vincent sous un beau soleil

C'est parti pour une bonne randonnée./Photo DDM.

Dimanche dernier, selon la tradition locale vieille d'une vingtaine d'années, les randonneurs avaient rendez-vous pour la randonnée de la Saint-Vincent, patron des vignerons. Après le café offert par le club montréalais, 85 randonneurs ont emprunté le parcours de 12 km à travers vignes et forêts. A 12 h 30, à la salle des Cornières, les randonneurs ont savouré le repas sorti du sac, tout en exprimant leur satisfaction de cette marche matinale. L'après-midi, certains d'entre eux ont accueilli les nouveaux randonneurs pour une nouvelle marche de 8 km qui les a conduits à la découverte des monuments historique éparpillés dans la nature. A leur retour au bourg, les 70 randonneurs ont partagé le café et les gâteaux offerts par le club local.

A l'issue de la journée, les accompagnateurs, Christian Horny, Christian Rieu, et le président du club, Jean Tichané, ont exprimé leur satisfaction : « « Une fois de plus, la réputation des randonnées montréalaises a attiré du monde, la tradition de la Saint-Vincent se perpétue avec de nouveaux adeptes. »

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Publié le 19/01/2012 09:05 | La Dépêche du Midi

Saint-Martin-de-Caralp (09) : Le temps des traditions

Au travail avant de passer à table./Photo DDM.

Janvier, c'est le temps des vœux, des galettes des Rois, mais aussi dans nos campagnes le temps de « tuer le cochon ». Moment toujours très convivial où la famille, les voisins et les amis se retrouvent pour quelques moments de labeur mais aussi autour d'une bonne table. Tradition, tradition… quand tu nous tiens !

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Publié le 19/01/2012 08:29 | La Dépêche du Midi

Pont-du-Casse (47) : «Chêne je suis, chêne je reste, jamais ne plie»

Le bureau, toujours aussi dynamique.

A la mairie ,se tenait la 16e assemblée de « Gardarem Lo Berret ». Cette confrérie, créée en 1994 pour perpétuer les traditions de la Gascogne, a choisi le béret pour symbole.

En 2011, de nombreuses manifestations ont été réalisées, telles la venue du « Duo des Non », le 11 février, avec plus de 700 personnes, le réveillon le 31 décembre avec près de 270 personnes, des vide-greniers, la participation à la fête locale…

Pour 2012, les activités seront encore plus nombreuses avec les vide-greniers, la soirée spectacle avec « Helenanjo » le samedi 17 mars, le récital Francis Lalanne le 6 avril, la participation à la fête de Pont-du-Casse, fin août- début septembre, l'animation par la Confrérie au musée du Béret à Nay (64), les 29 et 30 septembre, la grande soirée avec le «Duo des Non » le 12 octobre, le 17e festival du béret en Aquitaine et 1er festival du champignon en collaboration avec le jardin botanique de Darel, les 19,20 et 21 octobre et, enfin, le réveillon de la Saint-Sylvestre le 31 décembre. D'autres projets sont en cours de réalisation pour 2 013. Auront lieu en janvier 2013 un spectacle avec les « Chevaliers du Fiel », en février la grande fête du cochon animée par les Fascagats et des groupes folkloriques.

 

Publié le 19/01/2012 08:18 | La Dépêche du Midi

Trie-sur-Baïse (65) : Chasse sans fusil, retour aux traditions avec meutes sur lièvre

Des chiens de toutes races sur la trace du lièvre.

Ce samedi 21 janvier, toute la journée, est organisé, par l'Association française pour l'avenir du chien courant (Afaac 65), un championnat départemental de meutes sur lièvre. Ce n'est pas la première manifestation de ce genre dans le pays des Coteaux. Cette chasse intelligente a été mise sur pied par Jean-Marc Delcasso, vétérinaire, en 1996, à Bernadets-Debat, avec le concours d'Éloi Bégué, maire, qui a prêté les structures ; et avec l'assentiment de Jean-Louis Mailles et Sans, d'Antin, chasseurs avec meutes. Depuis, ce genre de manifestation a eu lieu à Sadournin, où elle revient samedi prochain, Villembits. La chasse ne se limite pas au seul coup de fusil ; lorsqu'elle est faite avec meutes sur lièvre, elle est harmonieuse avec le milieu naturel. Ce samedi, la véritable motivation des propriétaires de meutes sera de se retrouver une fois par an, de les comparer tout en étant en parfaite communion avec la nature. Trente-quatre meutes des Hautes-Pyrénées, du Gers, Haute-Garonne, et de plus loin : Aveyron, Lot, Pays basque, chacune de cinq à six chiens, vont débusquer le lièvre, le lancer sur le territoire du pays des Coteaux, de Castelnau-Magnoac à Tournay, à Saint-Sever-de-Rustan ; toutes les races sont représentées : chiens ariégeois, bleus griffons, porcelaine, beagles.

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Publié le 17/01/2012 09:16 | La Dépêche du Midi

Castelsarrasin (82) : Le gras est encore à la fête à la halle Occitane

Le deuxième et dernier concours avicole de l'année se déroulera le jeudi 26 janvier prochain au matin à la halle Occitane qui, après un petit répit, en terme d'affluence après les fêtes de fin d'année, va retrouver son rythme de croisière. Pour les consommateurs, il ne s'agit plus, cette fois, de préparer les menus de fin d'année, mais davantage de s'atteler à la réalisation des conserves qui garniront les étagères jusqu'à l'hiver prochain. Pour ce faire, le service de découpe gratuite de la municipalité aide grandement les cuisiniers.

 

Publié le 17/01/2012 08:38 | F. D.

Lourdes (65) : La pesée du jambon

Lors de la pesée./Photo F. D.

Il est de tradition, lors du repas des aînés, d'animer la journée de façon ludique (et économique). Les jeunes gens passent entre les tables pour inviter le public à participer à l'exercice de devinette du poids du jambon. Au passage, les participants glissent une pièce dans la cagnotte. Il faut dire immédiatement, au jugé et au soulevé, combien peut peser l'objet. Pour n'influencer personne, les jeunes gens ne connaissent pas ce poids. Un tirage au sort a désigné le gagnant car plusieurs participants ont eu l'œil et le muscle, il fallait bien départager.

Trois jambons étaient en jeux, donc trois heureux gagnants ont ramené un jambon de près de 7 kg à la maison. Des tapas en perspectives.

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Publié le 16/01/2012 09:23 | La Dépêche du Midi

Mirande (32) : Rencontres avec ceux qui parlent lou gascoun

Georges Pérès n'a jamais passé une journée sans parler gascon./Photo DDM.

78 ans, de l'énergie à revendre, un franc-parler et « parla lou patouès gascoun ». Georges Pérès n'a jamais passé « un jour de sa vie sans parler gascon ». Ne lui parlez pas de l'occitan, qui n'a rien à voir avec le gascon, et il prend Henri IV à témoin, qui a dit : « La Gascogne est la région entre la montagne (les Pyrénées), la mer (l'océan Atlantique) et le fleuve (la Garonne) ». Très attaché à sa langue maternelle, « celle que m'a apprise ma mère en son sein avant ma naissance», et que l'on nomme : la lengo mayrano, il entend continuer à la faire vivre, pour ne pas dire revivre : « Le patois gascon, qui change tous les 10 km (celui de Trie-sur-Baïse n'est pas le même qu'ici), est une langue orale. » Pour la perpétuer, il a pensé organiser des rencontres informelles avec entrée libre, le jeudi, de 15 heures à 17 heures, annexe de la salle André-Beaudran.

Ce goût du parler « gascoun » est partagé par beaucoup. « Ils se retrouvent le lundi matin au marché, surtout devant le stand de Simone Pourcet. L'après-midi, certains continuent la conversation au Coup d'Envoi. » Ce témoignage vient d'une des cinq personnes qui se sont retrouvées jeudi dans l'annexe de la salle André-Beaudran autour de Georges Pérès : « On n'est pas nombreux aujourd'hui parce qu'il y a eu une erreur informatique, et l'information n'est pas arrivée aux journaux. »

Maintenant, c'est fait ! Georges attend donc ceux qui aiment « lou gascoun », ceux qui en ont la nostalgie pour passer ensemble des moments d'échange et de plaisir et évoquer des souvenirs, comme celui des jeunes écoliers d'une famille qui ne parlait que le patois et qui apprenaient le français à l'école. C'était le temps où l'on était puni si on parlait patois. Un patois qui sortait pourtant du fond des tripes dans des moments de colère ou de joie ! Rendez-vous jeudi pour partager ce genre d'émotions. Infos : http://georgesperes.unblog.fr

 

Publié le 16/01/2012 08:08 | La Dépêche du Midi

Limoux (11) : La conversion du sous-préfet

Le coup d'envoi du carnaval a été donné hier par les Meuniers, mais la véritable star de cette première journée était Olivier Tainturier sous- préfet de Limoux qui a fait une entrée fracassante dans l'édition 2012 du carnaval de Limoux. /Photos DDM D.Do

Les Meuniers ont donné le coup d'envoi hier, de trois mois de carnaval. Ils ont envahi la place de la République pour le bonheur des Limouxins accompagnés cette année d'un carnavalier de marque.

Dans le futur musée du carnaval qui devrait prendre ses quartiers dans l'ancien tribunal d'ici quelques mois, le locataire actuel de la sous-préfecture, Olivier Tainturier, a toute sa place. Et quelle place ! Une affichette sous la photo du représentant de l'État en exercice, rappellera que le 15 janvier 2012, pour la première fois dans l'histoire du carnaval et de la République Française, un sous-préfet, a accueilli la bande des Meuniers comme le veut la tradition, mais pas en costume cravate trois pièces, mais vêtu en meunier, pantalon et vareuse blanche, foulard rouge, sabots de bois aux pieds, et peut-être le plus compromettant, fouet à la main. Les carnavaliers qui ont investi les salons de la sous-préfecture sur le coup de 10 h 30 hier, et qui ont découvert un des leurs en lieu et place de l'apparence grise et sans attrait habituelle, en sont tombés de cul ! Ils n'étaient pas au bout de leur peine.

Dans un discours véritable déclaration d'amour pour le carnaval de Limoux « qui ne perdra jamais son triple A, A comme art de vivre, A comme atmosphère, et A comme amitié », le représentant de l'État a laissé libre cours à son enthousiasme, et préféré l'engagement personnel au second degré dans lequel habituellement il excelle. Mais attention, le grand commis d'État veille au grain pour contenir dans le giron de la Nation toute tentative déviationniste. « Le carnaval de Limoux dira-t-il c'est le saint-siège de la gauloiserie. En un mot toute la France est dans notre carnaval. » Et de lister les points communs qui font le charme des excès et des désordres autour de la bonne chère, de la boisson, de l'apparence, de la musique. Sans parler de la « chine ». « Quoi de plus français que cette passion qui consiste à jouer avec les mots, s'interrogera-t-il, que ce soit dans la langue de la République ou en occitan langue régionale et comme telle, partie intégrante du patrimoine de la France ». Même le député-maire de Limoux a été bluffé, qui dira un peu plus tard au sous-préfet dans la salle du conseil municipal : » Ils ont perdu le triple A, mais vous vous l'avez gagné. » Avant que celui-ci ne reparte sur une jambe avec ses camarades de sortie dans le tourbillon de carnaval

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Publié le 15/01/2012 03:48 | Dominique Laffitte

Carcassonne (11) : Tambourin, le sport «made in Languedoc»

Le club de Narbonne est l'un des favoris./Photo DDM

Apparu au XIXe siècle, le sport tambourin ? ou plus justement appelé jeu de balle au tambourin ? est loin d'être seulement une tradition que l'on voudrait perpétuer au titre du patrimoine culturel. Ce sport n'en finit pas de faire de nouveaux adeptes auprès des jeunes et a même donné naissance à une version plage, le beach tambourin. Le sport tambourin est une discipline qui, au niveau français, a trouvé son terreau fertile dans la région Languedoc, Pézenas, étant la capitale historique.

Le club narbonnais est l'un des plus actifs. Sous la houlette de son président Éric Castillo et de son animatrice et entraîneur Célia Delanoy, le club possède trois équipes adultes et deux équipes de jeunes. Suite au championnat de France 2009, les garçons sont montés d'une catégorie et jouent depuis en ligue, ce qui correspond à la nationale 3. Le sport tambourin trouve son origine dans le jeu de paume qui, pratiqué depuis près d'un millénaire, a donné naissance à tous les sports de raquette modernes, pelote basque, tennis et jeu de balle au tambourin. Il se pratique en plein air sur un terrain de 80 m sur 18 à cinq contre cinq. À la manière du jeu de paume ou du tennis, les joueurs doivent veiller à renvoyer la balle dans le camp adverse. Les points se comptent comme au tennis. Français et Italiens dominent les palmarès d'une discipline qui se pratique désormais aussi en Allemagne, Angleterre, Écosse, Belgique, Autriche, Hongrie, Espagne, Irlande, Norvège, Brésil et Japon. Jacques Maleterre et Robert Cazilhac ont relancé la discipline à Narbonne dans les années « 90 ». À cette époque, le tambourin était un sport d'été qui se pratiquait en extérieur d'avril à septembre. Petit à petit s'est développé le sport tambourin en salle qui s'est structuré jusqu'à devenir une discipline distincte.

Deux clubs existent dans l'Aude pour l'instant, à Vinassan et à Narbonne avec l'Avenir Narbonne Olympique tambourin.

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Publié le 15/01/2012 03:48 | La Dépêche du Midi

Agen (47) : L'artisan aux 2 000 coques régale les gourmets

Patricia à la fabrication des coques et des pâtisseries, et Sylvain au fournil./Photo DDM, F.P.

Lors de la période de l'Épiphanie, les galettes des Rois sont à l'honneur sur les tables familiales. Pour se démarquer de la concurrence, certains font des promotions, d'autres, comme aux Fontanelles lancent une tombola pour gagner des bons d'achat

Une boulangerie-pâtisserie, dans un quartier c'est bien souvent un lieu de rendez-vous, toute une activité sociale s'y greffe, on se rencontre, on discute, on prend des nouvelles des uns et des autres. Et quand en plus, le pain y est bon, on y retourne. C'est exactement ce qui se passe à la boulangerie des Fontanelles. Reprise il y a quelques années par Patricia et Sylvain Mignot, c'est un lieu qui accueille à la fois « les collégiens qui viennent en voisin pour quelques confiseries ou viennoiseries avant de rentrer en cours ou entre midi et deux, beaucoup de gens de passage qui trouvent facilement à stationner sur le grand parking, mais aussi et surtout toute une clientèle d'habitués et chacun sachant exactement le produit qu'il veut : de nos pains spéciaux aux céréales en passant par les pâtisseries de toutes sortes ou les gâteaux de fêtes, nous nous efforçons d'être le plus complet possible ». Mais en cette période d'épiphanie, il est un produit phare entre tous : la traditionnelle galette des Rois.

2 000 euros de bons d'achat

Et pour se démarquer de la concurrence, il faut innover chaque année. « Il y a deux ans, il y avait des Louis d'or à gagner, l'année dernière des bijoux, cette année nous avons mis en jeu 2 000 € de bons d'achat de 50 à 500€. Peut-on y voir une relation de cause à effet, mais le 6 janvier, nous avons été littéralement dévalisés. Tout notre stock est rapidement parti ». Car pour les chiffres, les cahiers sont bien tenus et les records des années précédentes risquent fort d'être battus : 2 000 coques vendues pendant le mois de janvier. Et pour s'assurer l'approvisionnement régulier en pains et gâteaux de toute sorte, personne ne chôme dans le laboratoire et le fournil des lieux. « Nous nous faisons livrer en moyenne 1 tonne de farine chaque semaine. C'est ce qu'il nous faut pour assurer les 3 fournées de pain quotidien ». C'est Sylvain qui s'occupe des pains et Patricia dans le laboratoire pour les pâtisseries. Un partage des taches qui fonctionnent bien dans une entreprise familiale appelée à se développer. F.P.

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Publié le 15/01/2012 03:46 | La Dépêche du Midi

Limoux (11) : Ils arrivent pour nous enfariner…

Les Meuniers feront leur entrée dans la ville ce matin./Archives D.Donnat

Trois mois durant, de samedis en dimanches, les habitants des bords de l'Aude vivront le plus long carnaval du monde. Aujourd'hui les Meuniers donnent le coup d'envoi.

Comme le pêcheur ou le chasseur la veille de l'ouverture, certains carnavaliers ou assimilés auront eu du mal à trouver le sommeil la nuit dernière. C'est comme ça. Pour que l'immense bouffée de bonheur, contenue pendant des jours, monte et grossisse, pour éclater comme les bulles dans une coupe de blanquette aux premiers déchirements des cuivres. Du fin fond de la rue Jean-Jaurès, les Meuniers à la démarche chaloupée et hésitante dans leurs sabots de bois entreront en ville ce matin, à la sous-préfecture d'abord où ils seront reçus par le représentant de l'État, puis à l'hôtel de ville où les attendront de pied ferme le député-maire et son conseil municipal. Facteurs d'un destin qui s'écrit chaque année avec une encre qui ne sèche pas et dont l'origine demeure mystérieuse, les Meuniers transformés en archange Gabriel, viennent annoncer la venue de carnaval. Un moment solennel qui n'a rien de banal dans une ville qui a choisi (peut-être est-ce elle qui l'a été) le plus populaire des rois de la fête (qui fait ses enfants dans la rue) en guise d'étendard, de raison sociale et d'avenir ; une ville dotée du plus puissant des antidotes contre les conséquences de la crise, économique ou morale : le rire et la dérision.

Faut-il avoir couru le monde à l'envers et reniflé les effluves des continents contrariés à la dérive, pour mettre le doigt sur cette différence qui saute aux yeux comme un beau visage entrevu derrière le masque, une tâche d'envie sur une jolie cuisse à la peau de pêche, un archipel de bonnes humeurs dans un océan tourmenté, un slogan qui reste à trouver pour nommer une ville apparemment sans histoire, capitale d'une des traditions festives les plus anciennes dans les temps, mais aussi les plus ancrées dans le présent. Peut-être. Foin des raisonnements et des théories, le peuple de ce monarque désuet et passé de mode, éternel quoi, n'a pas de temps à perdre et se doit à l'accomplissement du rite. Aujourd'hui c'est une journée spéciale. La seule où les représentants de l'ensemble des bandes se retrouvent pour faire carnaval ensemble, et qui ne se reverront plus dans le cycle de carnaval. L'aventure furtive. Le bonheur du moment présent

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Publié le 15/01/2012 08:49 | Jean-Pierre Duluc

Séméac (65) : Tradition respectée avec la soirée de l'espélouqaïre

Une soixantaine de personnes, parmi lesquelles des voisins et de nombreux amis.

La famille Livas et Christophe (président du comité des fêtes des Padouens et du foyer d'animation populaire) ont pu compter pour cette opération sur les anciens qui ont retrouvé les gestes d'antan, avec la participation d'une soixantaine de personnes, parmi lesquelles des voisins et de nombreux amis.

Aux nombreux représentants du groupe s'étaient joints pas mal de personnes pour qui la terre et l'agriculture représentent des valeurs fortes de solidarité. L'on a ainsi effeuillé plus de 2 t de maïs dans la bonne humeur générale dans le garage de cette belle association. Il était temps, ensuite, de se retrouver autour d'une bonne table : les mets traditionnels des veillées d'autrefois ont été à l'honneur pour la circonstance grâce à l'ami Lulu et ses grillades.

Cette soirée a été suivie d'un concours de belote à l'ancienne, toujours dans un climat de convivialité, qui s'est terminé presque à 4 heures du matin, permettant aux participants de se roder un peu plus pour les fêtes du Nouvel An. 2011 a été une année bonheur pour cette équipe dynamique qui maintient les traditions de village. Ces soirées ou fêtes de village vont trouver encore en cette année 2012 une belle motivation supplémentaire de les maintenir, en effet, le FAPS comité de la Saint-Jean nous prépare un programme d'enfer qui va commencer par un carnaval. Nous en reparlerons très bientôt

 

Publié le 14/01/2012 08:44 | Alain-Marc Delbouys

Cordes-sur-Ciel (81) : Lâchez les menteurs !

Daniel Loddo, musicien et compositeur occitan mais aussi chercheur ethnologue organise ce colloque sur les menteries. / photo A.-M.D.

On ne l'invente pas. C'est là pure vérité. Ce week-end, la capitale des menteurs n'est plus Moncrabeau dans le Lot-et-Garonne, où ils ont depuis le XVIe siècle leur académie. Leur siège s'est déplacé aujourd'hui et demain à Cordes-sur-Ciel dans le Tarn. Qui a dit que la recherche scientifique est rébarbative ? Car ne nous y trompons pas : c'est un événement très sérieux qui se tient dans la cité médiévale, où des spécialistes de la littérature orale débattent doctement deux jours durant encore « des mensonges, sornettes, histoires drôles, absurdités et calembours ». À l'origine de ce colloque, « Es pas vertat, menteries et tradition orale », on trouve l'ethnomusicologue Daniel Loddo. Plus connu comme musicien et compositeur occitan, ce Tarnais de 58 ans qui a même sa propre page sur l'encyclopédie en ligne Wikipédia est aussi chercheur.

C'est la 12e fois en vingt ans que ce passionné de « traditions populaires » réunit ce genre de cénacle savant.

« Les menteries, c'est un joli thème… surtout en cette année d'élections », sourit Daniel Loddo. Mais ce n'est pas là spécialité française. Jacques Merceron de l'India University de Bloomington (USA) présentera « les menteries sans frontières ». Réunis au nouvel Ostalon de la Talvera, 37 avenue de Grésigne à Cordes, les autres intervenants évoqueront tour à tour « les rumeurs de la Première guerre mondiale » : « les mensonges politiques du Tarn au XIXe siècle » ; « le storytelling, menterie moderne du politique » ; « la chasse au dahu » ; « les stratégies de la menterie vraie dans l'œuvre de Rabelais », « l'humour de Marseille et des Provençaux ». Quant à l'académie des menteurs de Moncrabeau, elle a envoyé son vice-président, Gilles Capot. Et comme tout passe par des chansons, ce samedi, à 21 heures, au château de Laborde, la Talvera de Loddo et les Frères Cornic donneront un bal occitano-breton. Renseignements : site ou page Facebook de la Talvera

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Publié le 12/01/2012 09:43 | La Dépêche du Midi

Le Houga (32) : Les habitants présents aux aubades des Aguilhounés

Convivialité bien armagnacaise chez Monique et Bernard Danné./DDM, G. D.

Le moment du bilan arrive pour la tradition des Aguilhounés remise au goût du jour par l'école de musique du Houga. Dimanche, des temps forts de convivialité ont marqué cette dernière grande journée : à Luppé-Violles, plus de la moitié du village était réunie à la salle des fêtes, dans le chai René-Laborde, les anciens Aguilhounés étaient venus, heureux de ce passage de relais ; chez Bernard et Monique Danné, les danses sur leur terrasse ont fait bouger tout le monde. Si le temps avait été plus clément, nul doute que les rendez-vous en plein air auraient connu le succès. Même si quelques aubades sont encore programmées, notamment à Lelin-Lapujolle le 29 janvier, Thierry Truffaud peut tirer un premier bilan : « On a essayé de donner un sens de solidarité entre les gens, avec les personnes isolées, et ça a bien marché. Nous avons cette année réalisé la totalité de la tradition avec la distribution du pain bénit à Noël et nous aurons réalisé près de 70 aubades en 8 journées, soit avec la classe de banda, soit avec le groupe de musique traditionnelle et le groupe Ardalh. Pour donner plus de dimension à cette action, nous avons prévu de faire une exposition de l'histoire de cette tradition avec conférence et formation pour que d'autres Aguilhounés renaissent dans d'autres villages. Ce sera au printemps. Autre point positif, la vente de nos calendriers Aguilhounés apportera une recette non négligeable à l'école de musique. »

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