Tourisme Aveyron

Guide de l'été 2011

Publié le 08/06/2011 18:25 | LaDepeche.fr

Grands sites : avec plaisir !

Vous êtes en Midi-Pyrénées ! Être quelque part n'est jamais une évidence pour les Français, que l'on dit brouillés avec la géographie, ni pour les étrangers qui n'identifient pas toujours Lourdes, Saint-Cirq-Lapopie ou Conques à la Région.

Peut-être saurez-vous que vous êtes vraiment dans le sud-ouest toulousain lorsque l'on vous répondra avec l'accent : mais c'est avec plaisir !

L'apostrophe est une des marques de fabrique parmi d'autres. Sinon, il y a les Grands Sites…

Depuis 2008, la démarche Grands Sites est là pour conjuguer la notoriété de lieux emblématiques de Midi-Pyrénées avec l'espace régional.

Le dispositif, qui s'appuie sur l'efficacité des partenariats avec les collectivités locales, s'est donné pour mission de valoriser le patrimoine midi-pyrénéen, de développer les infrastructures d'accueil dans un souci d'équilibre avec l'environnement.

Cet équilibre tout entier contenu dans les paysages de la région, où l'Aubrac et les Pyrénées, marquent, du nord au sud, un territoire à la mesure de l'homme. L'homme qui y a laissé des empreintes majestueuses, liées à l'art, à l'architecture, à la foi, à la prouesse technique. Le tout dans un cadre naturel largement préservé qui définit un certain art de vivre conjuguant la douceur des vallées et la hardiesse des sommets, l'authenticité des productions à la vigueur de la création.

La démarche Grands Sites conjugue la notoriété de lieux emblématiques avec l'espace régional.

13 millions de visiteurs

Les Grands Sites sont un élément fort de la promotion de la région. Ils véhiculent plus que l'image radieuse de lieux magiques. Ils en expriment de fait l'ambition économique, à la fois d'une audacieuse modernité (l'aéronautique, l'espace, la recherche) et profondément attachée à ses racines.

Le tourisme en est devenu un acteur à part entière. Il représente 4,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires (soit 6,7 % du PIB régional) et 45 000 emplois. Il irrigue l'ensemble des huit départements et participe à une démarche de développement durable ancrée dans les territoires.

Cette réalité se traduit par un chiffre : plus de 15 millions de visiteurs par an dans la région et 13 millions qui passent par les 24 Grands Sites actuellement labellisés.

Vous êtes en Aveyron

L'Aveyron constitue la vitrine naturelle de Midi-Pyrénées sur l'axe Paris-Espagne par l'autoroute A 75. Et, à l'ouest, le département est la porte culturelle d'entrée de la région par le Massif Central et les chemins vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

Les clefs en ont été confiées à trois Grands Sites emblématiques du département dans leur diversité : le très contemporain viaduc de Millau et les Grands Causses qui l'entourent, la cité médiévale de Conques et, dernièrement, le duo de bastides Villefranche-de-Rouergue-Najac.

En attendant peut-être Rodez et son clocher de dentelle rouge. Le chef-lieu joue du même coup une candidature au patrimoine mondial de l'UNESCO.

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Publié le 08/06/2011 18:24 | LaDepeche.fr

Viaduc de Millau : géant et gourmand

Déjà plus de 28 millions de véhicules depuis son ouverture, il y a six grosses années : le viaduc de Millau est un habitué des records.

Les chiffres sont à la mesure du vertige des 343 mètres (23 de plus que la Tour Eiffel) de l'ouvrage au-dessus du Tarn : 36 000 tonnes pour le tablier métallique, une pile (la célèbre P 3) qui conserve son record du monde de 245 mètres de haut, la solidité de l'ensemble face à des rafales de vent qui peuvent atteindre sans dommage pour lui les 250 km/h, près de 2,5 km de long, plus de 200 000 tonnes de béton pour sa réalisation…

On découvre l'ouvrage par l'autoroute qui file de Paris à Barcelone mais aussi en calèche, en bateau (voir Office de tourisme de Millau).

Son élégance (signée sir Norman Foster) se jauge sous toutes les coutures. Cette formidable aventure technologique et humaine, « symbole d'une France moderne et conquérante », s'inscrit désormais dans le paysage des causses et du Lévézou. Elle ouvre sur l'Aveyron. L'aire de Brocuéjouls, qui est accolée à l'ouvrage, a été pensée comme une invitation à goûter l'Aveyron et Midi-Pyrénées.

Et de la façon la plus gourmande qui soit, à la manière Bras, la famille des cuisiniers étoilés de Laguiole, qui officie sur cet espace en mettant en valeur les spécialités aveyronnaises. Présentés dans des « capucins » (sorte de cône pratique pour une escale routière), aligot, roquefort, estofinade, truite, boudin de canard, cuisses de canard ou pérails prennent une autre dimension : celle du cadre majestueux qui leur sert de décor.

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Publié le 08/06/2011 18:20 | LaDepeche.fr

Conques : le vin des moines

Arrivant de Bourgogne en Rouergue, les moines de Conques ne sont pas venus avec leur seule foi. Ils avaient dans leur besace de quoi ne pas oublier les paysages de vignes auxquels ils étaient habitués. Ainsi est né, dès le IXe siècle, le vignoble de Marcillac. Il a prospéré puis décliné. Il vit une renaissance remarquée depuis les années 70. Et les ceps de cabernet, merlot, syrah et autre chenin ont repris leur place sur les pentes de Conques d'où ils avaient disparu.

Cet autre miracle de Sainte-Foy, on le doit à Patrick Rols et à sa « tribu », famille et amis. En 2003, il a commencé à planter les six hectares de friches qui dévalaient vers l'abbatiale. « On n'a rien inventé », dit-il modestement. Sauf que ses vins, rouge et blanc, totalement naturels, ainsi qu'il aime le rappeler, ont désormais pris place dans la magie de Conques.

Magie de couleurs sur le schiste et la lauze… Splendeur de l'art roman du XIIe siècle sur le tympan du Jugement dernier et de ses 124 personnages de pierre… Interpellation permanente du regard énigmatique de la statue en majesté de Sainte-Foy… Éblouissement des émaux du Trésor… Douceur du cloître et des jardins… Époustouflants points de vue sur la vallée de l'Ouche, sur le village et ses calades… Choc lumineux des vitraux de Pierre Soulages… Conques ne s'apprivoise pas. Le lieu reste exceptionnel et son approche toujours aussi vivifiante. Les pèlerins vers Saint-Jacques-de-Compostelle qui font halte à Conques en traduisent une part essentielle, celle de la spiritualité du lieu.

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Publié le 08/06/2011 18:19 | LaDepeche.fr

Najac : la vie comme elle va

Najac, c'est du cinéma. Dans « Ici Najac, à vous la Terre », Jean-Henri Meunier a traduit, avec humour et poésie, la vie quotidienne d'un village de la campagne française, au rythme de ses personnages si attachants.

On y prend le temps de vivre, de se parler, de rencontrer les autres, au hasard bienveillant des ruelles, des placettes et escaliers. Mais avec Najac, il ne s'agit pas d'un village de nulle part, et ce n'est pas que du cinéma, même si celui-ci y aura toute sa place encore cet été, du 27 au 29 juillet, en plein air et sous les étoiles. Le bourg a gardé son cadre historique, qui déroule son charme de la place du Barry au château, de la bastide à la rivière Aveyron qui dessine un méandre à ses pieds, de la fontaine des Consuls à l'église de style gothique Saint-Jean. C'est sur ce piton que la forteresse destinée à faire respecter cette position stratégique des comtes de Toulouse, aux confins de la Guyenne et du Rouergue, a été élevée. Le frère de Saint-Louis, Alphonse de Poitiers, la rendit encore plus imprenable : un donjon de 38 mètres à 200 mètres au-dessus de l'Aveyron, des archères de 6 mètres.

Dans ce décor où rien ne semble avoir bougé, « la vie (va) comme elle va », dirait Jean-Henri Meunier. Au fil des jours et des saisons, le théâtre de rue y trouve des scènes uniques. Le salon du goût donne l'eau à la bouche aux visiteurs, les brocantes écrivent leur scénario de tendre nostalgie. L'accueil touristique a permis à Najac de ne pas sombrer dans l'oubli. Le village joue de son charme sans se banaliser.

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Publié le 08/06/2011 17:32 | LaDepeche.fr

Villages : les dix «plus beaux »

Ils sont 10 en Aveyron sur les 155 « Plus beaux villages de France ». Ils seront peut-être bientôt 12, si les candidatures de Combret et de Saint-Jean-Saint-Paul sont acceptées. C'est le record de France. Conques, Belcastel, Saint-Côme d'Olt, Sainte-Eulalie d'Olt, Najac, Sauveterre-de-Rouergue, Brousse-le-Château, Peyre [photo], La Couvertoirade, Estaing… Bastides au plan rigoureux, places fortes des causses, surmontés de châteaux, enfermés dans leurs remparts ou perchés, rassemblés autour de leurs églises : le « groupe » des 10 a fière allure. Sur les 60 millions de visiteurs que Les plus beaux villages de France drainent dans l'hexagone, 1,5 million s'attardent dans les ruelles de ces témoins majeurs du patrimoine aveyronnais.

Ce chapelet de bourgs exprime dans le schiste, le calcaire ou le grès toute la diversité géographique de l'Aveyron. Ces villages témoignent surtout de la volonté des hommes de s'accrocher aux pentes des vallées, de faire front face à l'adversité de l'histoire, de résister. Pour cette raison, les villages aveyronnais ne sont pas seulement figés dans un palmarès qui récompense leur excellence en matière d'aménagement et d'équipement. Ils restent des sentinelles de la ruralité aveyronnaise, maillage serré de lieux qui permettent de vivre dans des espaces préservés si les activités et les services ne désertent pas. Le tourisme est une des réponses qui peuvent être apportées à ce défi que le département veut relever en se situant comme un territoire exemplaire de la ruralité française.

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Publié le 08/06/2011 17:27 | LaDepeche.fr

Jean Le Fol, 2000 ans d'histoire

Jean Le Fol, 2000 ans d'histoire Un homme seul, sur un tabouret, Jean le Fol. Dans sa tête, de folles images se heurtent. Une plongée dans les siècles, dans les mémoires de Sévérac-le-Château, c'est ce que propose l'association Mémoires de Sévérac dans la cour du château. 1 h 40 de spectacle, 2 000 ans d'histoire, 30 scènes, 150 figurants, 500 costumes, une bande-son ayant nécessité l'enregistrement de 40 voix pour voyager à travers les méandres joyeux ou douloureux de l'histoire. Tout a débuté en 1995. Depuis, grâce à l'adhésion de la population, le spectacle est donné chaque été, évoluant tant dans la mise en scène que dans les costumes ou les éclairages.

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Publié le 08/06/2011 17:25 | LaDepeche.fr

Aveyron, la rivière et la vallée

 

Elle prend sa source sur les hauteurs du causse de Sévérac-le-Château, presque en Lozère. Elle se dirige ensuite tout droit sur le sud-ouest jusqu'à sa confluence avec le Tarn, 290 kilomètres plus en aval, pas très loin de Montauban.

Suivre sa vallée, en passant par Laissac, Rodez, Belcastel et Villefranche-de-Rouergue, c'est entrer dans l'histoire d'une rivière caractéristique du sud du Massif central qui roule ses hautes eaux en hiver et s'assèche en été.

En amont, l'Aveyron traverse des contrées très agricoles avant de devenir plus sauvage une fois Rodez passé.

Plus loin, une fois le Tarn-et-Garonne rejoint, l'Aveyron fut rendu navigable jusqu'à Montricoux en 1747 pour l'exploitation de la forêt de Grésigne qui trouvait ainsi son débouché jusqu'à la Garonne.

En revanche, le projet totalement fou qui visait à rendre l'Aveyron navigable jusqu'à Villefranche-de-Rouergue, voire Rodez, n'a jamais vu le jour.

Dans l'ouvrage illustré qu'il a consacré à la vallée (aux éditions Loubatières), Michel Lombard explique combien l'Aveyron constitue un témoin de l'histoire du Rouergue à travers ses diverses étapes : traces de la préhistoire à Gaillac ou à Roquemissou (près de Gages), les occupations successives (celte, romaine, croisades, guerre de Cent Ans…), développement agricole et industriel (dans le secteur de Bertholène et la faille de Villefranche-de-Rouergue).

Sévérac-le-Château, tête de réseau

À plus de 800 m d'altitude, Sévérac-le-Château veille en sentinelle, à la fois sur les sources de l'Aveyron et sur l'autoroute A 75 qui s'est frayée un chemin à l'est. Et le bourg lui-même est surveillé par sa forteresse médiévale d'où dégringolent les calades bordées de maisons du XVe et XVIe siècles.

Dans une histoire plus récente, Sévérac-le-Château accueillait des corridas, dans une arène que l'on construisait tous les ans pour l'occasion. Un jour, les gradins s'affaissèrent… On y venait de l'Aveyron mais aussi du Cantal, de Lozère, du Gard et de l'Hérault.

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Publié le 08/06/2011 17:28 | LaDepeche.fr

Villecomtal : sur la trace des Enfarinés

L'histoire nous parle des prêtres réfractaires.

Dans la foulée de la Révolution française et du Concordat de 1801, les rapports entre le pouvoir et l'Église jetèrent un grand trouble dans le clergé qui se divise en trois : l'officiel (les jureurs, payés par l'État), les soumis aux lois de la République et, donc, les réfractaires. Ainsi de « La Petite Église », après le Concordat qu'elle refusait.

Elle eut sa Rome en Aveyron, à Villecomtal. Ses adeptes étaient appelés les Enfarinés. Car ils portaient les cheveux longs et poudrés de farine, une façon d'affirmer leur fidélité à la tradition. Les prêtres se cachaient et célébraient leurs offices dans des lieux tenus secrets.

En 1936 encore, la Petite Église avait ici ses fidèles. Villecomtal garde vivace la mémoire des Enfarinés mais aussi celle de son passé prestigieux de « ville du comte ». C'est-à-dire celui de Rodez, Henri II, son fondateur en 1295.

Le village rue, qui fut l'un des berceaux du Rallye du Rouergue, propose aux visiteurs le charme de ses bâtisses de grès rose. L'une de ces maisons affiche même hommage à la République, rehaussée d'une Marianne qui a retrouvé sa place d'honneur. La porte de la ville date du XIVe siècle.

Châteaux de Villecomtal, du Puech, de la Guizardie, chapelle de Servières (XIIe au XVIe siècles), promenades dans le Rougier et sur le causse… Villecomtal rayonne sur toute une petite région, entre vallée du Lot et Ruthénois, vignoble de Marcillac et ségala de Conques.

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Publié le 08/06/2011 17:22 | LaDepeche.fr

L'Aubrac sur un grand plateau

Les historiens racontent l'Aubrac des premiers peuplements, 2 000 ans avant notre ère, celui des Romains qui créèrent la Via Agrippa, puis celui des moines et enfin celui des bergers de la transhumance qui réinvestit les hautes prairies chaque été.

Les géologues y ont leurs jalons de roches diverses. Ils y décryptent le contrecoup des bouleversements des Alpes (il y a 300 millions d'années) et des Pyrénées, l'éruption du volcan voisin du Cantal. Les fractures multiples de tout ce chambardement se traduisent en vallées glaciaires, sommets arrondis et orgues basaltiques.

Les géographes ont mesuré l'altitude (1 469 mètres seulement mais on dirait tellement plus !). Les botanistes y ont leur jardin (voir ci-dessous), les randonneurs leur sentier (celui de Saint-Jacques-de-Compostelle), les gourmets leur trois-étoiles Michelin (Michel et Sébastien Bras à Laguiole) et une foultitude de bonnes adresses, les pêcheurs leurs ruisseaux à truites.

Ainsi est l'Aubrac, ouvert à toutes les audaces comme à tous les vents venus de tous les horizons.

Certains aiment dire et lire ce plateau où terre et ciel s'imaginent à jamais complices de la vastitude.

Les écrivains ont trouvé ici un lieu à leur dimension. Ils ont découvert sur cette steppe immense de quoi nourrir l'imaginaire. C'est ici que Jean Giono supervisa lui-même, en 1963, le tournage de « Un roi sans divertissement ». Julien Gracq a écrit sur l'Aubrac des pages inoubliables. Sur « ce morceau de continent chauve », depuis 1994, les Rencontres littéraires organisées par l'association de Francis Cransac confirment cette vocation presque inattendue de l'Aubrac.

Les burons vaincus

Les burons - mazucs comme on les nomme localement - abritaient les hommes en charge du troupeau en estive sur l'Aubrac, de mai à octobre ; c'est là aussi que cantalès, pastre, bédélier, roul fabriquaient le fromage. En 1883, 300 sont en activité et emploient 1 200 buronniers. La production annuelle atteint les 700 tonnes de fromage. En 1897, les producteurs se regroupent à Laguiole pour former le syndicat de vente du fromage. Mais, malgré ces efforts, les burons vont disparaître, vaincus par les exigences de l'économie, de la démographie. Dans les années 1950, on n'en compte plus que 55 pour 25 tonnes de fromage.

C'est le temps du péril pour la race aubrac et c'est toute une chaîne de production qui s'écroule. La suite, c'est l'histoire de la coopérative Jeune Montagne, celle d'une poignée de producteurs qui, en 1960 à La Terrisse, ont choisi de se battre plutôt que de se résigner.

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Publié le 08/06/2011 17:20 | LaDepeche.fr

Carladez et Viadène : champions de l'énergie renouvelable

 

Rapidité et souplesse : voilà les atouts de l'électricité d'origine hydraulique.

Le département de l'Aveyron fait aujourd'hui figure de champion de France des énergies renouvelables avec un parc éolien d'importance (sur le Lévézou essentiellement) et un développement spectaculaire du solaire. Mais il puise d'abord sa spécificité dans l'hydroélectricité dont les barrages et usines du Carladez et de la Viadène constituent l'un des points forts.

La réalisation de ces équipements, essentiellement durant la première partie du XXe siècle, a bouleversé la région. Les vallées (et d'abord celle de la Truyère) sont devenues des lacs : plus de 1 000 hectares pour celui de Sarrans dans lequel pointe la presqu'île de Laussac [notre photo] . Les barrages (Sarrans, Lanau, Saint-Amans…) et les conduites forcées ont pris leur place dans le paysage. Les usines rivalisent de puissance entre Brommat et Montézic. Pour Montézic, dont la puissance est équivalente à une tranche nucléaire, il a fallu creuser dans la roche une caverne de 145 m de long et 35 m de haut pour y installer les turbines. En moins de deux minutes, l'ensemble est disponible pour fournir de l'électricité sur le réseau.

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Publié le 08/06/2011 17:18 | LaDepeche.fr

Espalion : la culture au premier rang

Espalion était une halte appréciée sur l'un des grands chemin sde Saint-Jacques de Compostelle Espalion, « premier sourire du Midi » et « premier frisson de la montagne ». Le Vieux Palais renaissance (1572) et le pont vieux (rebâti au XIIIe) donnent à la ville un charme certain. C'est en ce Vieux Palais que l'animateur radio Philippe Meyer a créé un lieu de rencontres culturelles.

Mais Espalion, halte appréciée sur l'un des grands chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, c'est aussi le musée du Rouergue. Dans l'ancienne église Saint Jean-Baptiste, on plonge dans deux univers très différents : le cabinet de curiosité de l'érudit qu'était Joseph Vaylet et le musée du scaphandre qui présente les inventions pionnières de l'univers subaquatique, dont le régulateur breveté en 1864 par trois Espalionnais : Benoît Rouquayrol, Auguste et Louis Denayrouse. Cette année, un guide sous forme de bande dessinée sera à la disposition des visiteurs. Dans l'ancienne prison, modèle du genre puisqu'elle fut l'une des premières de France à utiliser le système cellulaire, deux nouvelles expositions, de juin à septembre : l'une porte sur les innovations scientifiques du XXe siècle ; l'autre présente des ouvrages rares, des albums contemporains et de nombreux objets sur le thème de l'exploration des fonds marins.

L'art roman

L'église de Perse (XIe et XIIe) a été construite en grès rouge sur les lieux de la décapitation de Saint Hilarian. Elle possède de beaux chapiteaux et un remarquable portail sculpté avec un tympan sur le thème de Pentecôte. Sa construction se fit sous l'autorité de Conques dont l'influence est perceptible.

Également rive gauche du Lot se trouve l'église de grès rose de Saint-Pierre de Bessuéjouls, située sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle en direction de Conques. On accède par un escalier au clocher-porche et à la chapelle haute romane (XIe) dédiée à Saint Michel. Admirables y sont les chapiteaux historiés, le linteau à entrelacs et l'autel. Deux édifices remarquables de l'art roman auxquels il est agréable de se rendre à pied depuis Espalion.

Le château de Calmont

Depuis 1986, le château de Calmont d'Olt, monument historique classé, fait l'objet de dégagements archéologiques et de restauration sous l'égide du Ministère des affaires culturelles. Cela va de pair avec un engagement social fort en accueillant des demandeurs d'emploi.

De plus, durant quatre mois de l'année, de jeunes bénévoles internationaux travaillent à la restauration et la mise en valeur de cette forteresse médiévale juchée depuis mille ans sur son piton volcanique au-dessus de la vallée du Lot. Aussi, lorsque l'on visite le château, situé sur La Route des seigneurs du Rouergue, et que l'on profite en famille des animations proposées de février à Toussaint, c'est bien plus qu'un « tas de pierres » que l'on parcourt.

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Publié le 08/06/2011 17:15 | LaDepeche.fr

Le Viaur et ses « papes »

La Via aurea (voie de l'or) des Romains est le principal affluent de l'Aveyron. Le Viaur prend sa source sur les pentes du Pic du Pal, à près de 1 100 m d'altitude. Le pays qu'il traverse, vers l'Albigeois et le Quercy jusqu'à Laguépie, est tout en bosses et fractures. Il a fallu jeter un viaduc (un des géants d'un élève d'Eiffel avec Garabit dans le Cantal, haut de 116 m, inauguré en 1902), puis un second, pour pouvoir relier plus facilement les hommes par rail et par route, de part et d'autre de la rivière.

EDF y a implanté, sur le Lévézou, quelques-uns de ses plus importants ouvrages hydroélectriques (Pareloup, Pont-de-Salars, Villefranche-de-Panat).

Le Viaur a eu aussi ses « papes ». En 1377, alors que les papes sont installés en Avignon, Boniface XI décide de revenir à Rome. Mais rien n'est simple à sa mort. On se retrouve avec… deux papes. Lequel est légitime, Martin V ou Benoît XIII ? Ce dernier a ses partisans, dont un cardinal originaire du Rouergue, Jean Carrier, qui refuse d'admettre l'élection du successeur de Benoît XIII lorsque celui-ci décède. Il élit tout seul un autre Rouergat comme pape, Benoît XIV, dit « le pape caché ».

Y-a-t-il eu une suite à cette lignée ? Certains le pensent.

Le Viaur secret ne manque pas de légende. L'écrivain occitan Jean Boudou y a puisé une part de son inspiration.

Quoi qu'il en soit, cette épopée n'est ni un conte, ni une légende. C'est dans la grotte de Panissolle, près de Flauzins, que se réunissaient les derniers partisans de Benoît XIII et de ses successeurs.

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Publié le 08/06/2011 17:16 | LaDepeche.fr

Saint-Geniez d'Olt : sous le regard de Marie Talabot

Enfant, en ce premier quart du XIXe siècle, Marie-Anne Savy a pu contempler la ville qui rythmait encore ses journées de l'activité de ses ateliers. Elle a dû se promener sur les bords du Lot, dont les colères marquent encore régulièrement la mémoire des Marmots.

Car Saint-Geniez ne se sépare pas de sa rivière. Son nom ancien -l'Olt- lui est accolé comme une évidence. Et celui de Marie Talabot est venu s'imposer, comme le nez au milieu de la figure, en l'occurrence un mausolée impossible à éviter dans le cimetière qui domine le bourg.

De Marie-Anne Savy à Marie Talabot, il y a tout un monde, que Louis Mercadié raconte dans son ouvrage, Une Aveyronnaise dans le tourbillon du XIXe siècle (Éditions du Rouergue).

À la mort de sa mère, Marie-Anne est placée dans un orphelinat. À Marseille, bonne à tout faire dans une famille bourgeoise, elle est remarquée par un certain Paulin Talabot. Elle a 17 ans et lui 23. Ils vivent hors du mariage jusqu'en 1857, ce qui à l'époque suffit à vous mettre au ban de la société.

Et à la fille de Saint-Geniez d'Olt de subir bien des insultes quand elle revient au pays, en dépit d'une générosité à toute épreuve pour les pauvres et les enfants.

Entre temps en effet, M. Talabot a fait fortune dans les chemins de fer en construisant des lignes en Algérie, en Italie, au Portugal, en étant à l'origine de la ligne PLM (Paris-Lyon-Marseille).

Tenant salon à Paris, aidant les artistes, Marie Talabot a rencontré les plus grands du moment : Napoléon III, Haussmann, Gambetta, Delacroix, Cézanne, Ingres, de Lesseps, Eiffel…

L'histoire est entrée dans la légende, aussi sûrement que celle des Marmots, qui ont eux aussi leur statue sur le pont. Car il était une fois, au XVe siècle, deux enfants qui avaient apprivoisé une marmotte qui s'enfuit un soir, effrayée par l'orage. Ils partirent donc à sa recherche et la rattrapèrent, mais durent se réfugier dans une cabane. Les flots du ciel grossirent le Lot et le déluge emporta la maison familiale et leur père. Les deux enfants découvrirent la catastrophe en rentrant. Ils devinrent pour tous « les marmots », que l'animal avait sauvés.

Patrimoine et pleine nature

Saint-Geniez d'Olt est devenu en quelques années un des fleurons de l'accueil touristique aveyronnais et de l'animation estivale du département.

Entre Aubrac et causses, la petite ville offre au visiteur un patrimoine d'exception (cloître des Augustins, chapelle des Pénitents noirs, église, hôtels particuliers du XVIIIe siècle…).

Elle propose concerts (festival de musique de chambre), marchés (nocturnes en été), fêtes…

Saint-Geniez d'Olt constitue également une base incontournable pour les activités de pleine nature : sur l'eau, sur les sentiers pédestre, au Parc des Ifers pour les amateurs d'émotions fortes…

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Publié le 08/06/2011 17:19 | LaDepeche.fr

Laguiole et ses étoiles

Restaurant, fromage, couteaux, charcuterie, race aubrac… Laguiole ne compte plus ses étoiles uniquement dans le Guide Michelin qui a consacré Michel Bras au firmament de la gastronomie mondiale.

Ainsi, l'aventure de la coutellerie est exemplaire d'une belle réussite en milieu rural.

Depuis 1981, la relance de la production s'est appuyée sur la tradition locale revisitée par des designers de renom comme Philippe Stark, Yann Pennor's ou Philippe Raffy.

Devenu objet culte, le couteau de Laguiole porte l'économie locale (120 personnes travaillent à sa fabrication).

La renaissance du fromage témoigne également de la volonté d'un terroir « de résistants », qui n'a pas accepté de voir partir (et peut-être disparaître) une part de l'identité et de l'économie locales.

L'aventure autour de la coopérative Jeune Montage (renseignements au 05 65 44 35 54 pour les visites) se poursuit aujourd'hui avec le fromage AOC (un peu plus de 700 tonnes par an) mais aussi avec l'un des plats emblématiques de l'Aubrac, l'aligot. La fête en plus !

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Publié le 08/06/2011 17:15 | LaDepeche.fr

Rodez : en attendant Soulages

Le 20 octobre 2010 aura marqué pour Rodez l'ancrage d'une réalisation attendue : le musée Pierre Soulages. Le peintre, né dans le chef-lieu de l'Aveyron en 1919, après avoir dévoilé une plaque sur la maison familiale de son enfance, a posé la première pierre de l'espace qui lui sera dédié et qui devrait ouvrir au premier semestre 2013.

Sur l'esplanade du Foirail, entre cathédrale et ville nouvelle de Bourran qui se déploie au-delà du viaduc, le musée, signé de l'équipe catalane RCR (Aranda, Pigem, Vilalta), est en train de s'installer.

Il prendra la forme d'un long socle sur lequel émergent cinq volumes, dans un environnement paysager qui permet de garder les échappées vers la campagne environnante, jusqu'à l'Aubrac et les monts du Cantal.

Le projet repose sur le geste fait par Pierre Soulages pour sa ville natale : une donation exceptionnelle de 500 pièces de celui qui est considéré comme l'une des références mondiales de la peinture contemporaine. On y trouve des peintures sur toile mais aussi sur papier, des lithographies, des bronzes, les travaux liés à la création des vitraux de Conques.

Le tout pour une valeur estimée à 40 M€.

Le musée est pensé pour accueillir également des expositions temporaires de grands artistes.

Notre-Dame de grès rose

En attendant Soulages, Rodez continu à offrir le décor de ses quartiers anciens autour de sa majestueuse cathédrale de grès rose.

L'édifice est un point de repère, avec son clocher haut de 87 mètres, véritable dentelle de pierre couronnée par une statue de la Vierge.

Notre-Dame est un témoin majeur de l'art gothique dans le sud de la France. Avec ses dimensions respectables (107 mètres de long, 36 de large et 30 de haut), elle a été construite entre le XIIIe et le XVIe siècles.

Outre la cathédrale, Rodez possède de précieux témoignages de sa riche histoire : maisons anciennes (Maison d'Armagnac, de l'Annonciation, Tour des Anglais…) en son centre historique, palais épiscopal (XVIIe siècle), église Saint-Amans, haras nationaux (ancienne chartreuse), chapelle baroque de l'ancien collège, remparts, place du Bourg…

Autant d'attraits que l'on verrait bien, ici, classés au patrimoine mondial de l'UNESCO.

L'ombre de l'affaire Fualdès

L'office de tourisme constitue un interlocuteur incontournable et propose différentes formules pour la découverte de Rodez et de son histoire. Une histoire riche de monuments mais aussi d'événements et de personnalités remarquables.

On pense au poète et comédien Antonin Artaud, hébergé à l'hôpital psychiatrique de la ville au début des années 1940 (lire les Cahiers et les Lettres de Rodez). Et puis aussi la fameuse « affaire Fualdès », restée dans les annales comme un dossier judiciaire qui garde tout son mystère. C'était en 1817. Le meurtre du procureur du roi, Fualdès, dont on retrouva le corps dans l'Aveyron qui coule en contrebas de Rodez, marquait le coup d'envoi d'une longue polémique. Il y eut des arrestations et des condamnations. Mais qui étaient donc les commanditaires ?

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Publié le 08/06/2011 17:11 | LaDepeche.fr

Haras de Rodez : spectacles dans un lieu d'exception

Le Haras de Rodez est installé au cœur de la ville, dans la très belle Chartreuse des XVIe et XVIIe siècles, depuis 1809. Ces bâtiments, classés « Monuments historiques », situés dans un parc de verdure de six hectares, abritent l'un des plus étonnants Haras de France. Les visites qui en sont proposées et les événements qui y sont organisés sont autant d'occasion de découvrir ce lieu d'exception.

L'incontournable, ce sera le rassemblement d'attelages de tradition le 24 juillet. Voitures d'époque, meneurs en grande tenue… Le spectacle sera assuré. Les participants auront diverses épreuves à subir, dont un circuit dit des quatre châteaux (Fontanges, Floyrac, Labro, Onet-village).

Les cabarets équestres, eux, garantissent deux heures de magie animées par de nombreux artistes, dans une ambiance conviviale à apprécier famille. Au programme : dîner au bord de la piste en dégustant des produits du terroir et émerveillement assuré (les 19, 20, 21 juillet, 2, 3, 4, 16, 17, 18 août).

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Publié le 08/06/2011 17:10 | LaDepeche.fr

Ségala : aux sources de l'inspiration de Jean Boudou

Des pentes du Viaur à Naucelle, Baraqueville et Rieupeyroux, le Ségala aveyronnais déroule ses ondulations. Il y a plus que la révolution agricole aveyronnaise qui a marqué ce territoire où le seigle et le châtaignier ont laissé la place aux prairies et aux céréales.

Le Naucellois est un pays de langue d'oc. C'est ici que l'identité de Jean Boudou s'exprime le mieux, dans cette langue maternelle à laquelle il a donné une portée universelle à travers son œuvre.

C'est ici qu'il a puisé une part de son inspiration, dans les légendes et auprès des gens du pays, sa mère en premier lieu, avant de partir enseigner en Aveyron puis en Algérie.

Les Contes del Drac, Contes del meu ostal, Contes de Viaur, sont puisés dans ce terroir à cheval sur l'Aveyron et le Tarn.

Jean Boudou (1920-1975) est l'auteur notamment de La Quimèra, Lo libre de Catoia, Lo Libre dels Grands Jorns. Autant d'ouvrages considérés comme éléments majeurs de la littérature contemporaine et Boudou comme l'un des plus grands écrivains du monde moderne.

Boudou est naturellement de Crespin. C'est son port d'attache. Depuis 2010, la modeste maison familiale de pierre est devenue L'Ostal Joan Bodon pour permettre de découvrir l'univers imaginaire d'un grand écrivain (Ostal Joan Bodon 05 65 42 16 53).

À l'opposé d'un musée, ce centre culturel se présente comme un lieu privilégié de l'expression de la langue et de la culture occitanes.

L'enfance de Toulouse-Lautrec

C'est au château du Bosc, commune de Camjac, que le jeune Henri de Toulouse-Lautrec passait une partie de ses vacances, propriété familiale. Son souvenir est resté vivant dans cette demeure (XIIe remaniée aux XVIe et XIXe siècles) et dans le parc qui l'entoure.

Celui qui devait devenir le peintre de la vie parisienne et du Montmartre de la fin du XIXe siècle s'est fait la main sur les murs du château. Témoignages émouvants d'une période heureuse de l'artiste.

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Publié le 08/06/2011 17:09 | LaDepeche.fr

Sauveterre-de-Rouergue : de tout temps, tous les métiers

A Sauveterre- de-Rouergue, les métiers étaient dans chaque rue.

On ne les qualifiait pas encore « d'art ». Mais à Sauveterre-de-Rouergue, les métiers étaient dans chaque rue, sur chaque place et bien entendu sur la plus grande, sur laquelle ouvraient les échoppes. Dès sa fondation, au XIIIe siècle, Sauveterre fut identifié à une cité commerciale et artisanale. Au XVIIe siècle, sur 270 actifs, explique Claude Ginestet à l'office de tourisme, enlevés une trentaine de commerçants, tout le reste était composé d'artisans, représentant un très large éventail d'activités.

Normal : les administrations siégeaient dans les bastides. Et, quand on y venait pour des démarches, de plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde, on en profitait pour faire ses courses, passer chez le barbier, boire un coup à l'estaminet avec les copains.

Les siècles ont passé.

Les métiers sont souvent devenus « d'art ». Mais la vocation de Sauveterre-de-Rouergue s'est maintenue. Dans la foulée du retour à la campagne des années 60-70, il y eut les premières installations. La grande fête de Pentecôte attirait des foules énormes autour des exposants (plus de cent) et des animations.

Depuis un an, le Pôle artisanal a démarré.

Ce qui fait du village une formidable vitrine de l'artisanat, et de cet artisanat un incontestable atout économique pour la commune et le secteur.

Prestigieuse bastide

La place est emblématique de Sauveterre-de-Rouergue : 60 mètres de long sur 40 de large, entourée d'arcades et galeries des XIV et XVe siècles qui forment des « couverts » qui servaient pour les marchés.

Au centre, près du puits, une croix en fer forgée de 1782. Dans les rues organisées en rigoureux damier, la prestigieuse bastide se déploie sur ses bases d'origine du XIIIe siècle quand se développèrent les villes nouvelles du Sud Ouest, les bastides.

La cité a tout connu : la gloire, les épidémies de peste, le pouvoir (siège d'un district qui rayonna sur tout le Ségala), le déclin, le sursaut d'aujourd'hui.

Elle a gardé tout son charme, dont il faut profiter sans modération au quotidien, lors de ses grands rendez-vous festifs (fêtes de la lumière et de la châtaigne, musique, spectacles de rue…).

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Publié le 08/06/2011 17:06 | LaDepeche.fr

Le lac du val de Lenne

Si vous êtes à Baraqueville en mai, vous n'échapperez pas à la foire agricole géante. Une grande partie du Sud-Ouest et du Massif central s'y retrouve. Ce n'est que la juste récompense pour l'agriculture qui a trouvé dans ce secteur du Ségala les raisons d'un développement marquant.

Grâce à la chaux arrivée avec le chemin de fer à partir de 1903, la terre acide du Ségala est devenue fertile. La volonté des hommes fait le reste et Baraqueville (qui n'était encore que La Baraque de Fraysse) voit sa population progresser et son développement économique s'affirmer aussi bien dans les champs que dans le village. La nouvelle commune (mariage de celles de Vors et de Carcenac-Peyralès) naît en 1973.

Baraqueville s'est affirmé comme une étape importante sur l'axe Lyon-Toulouse. Le succès des manifestations qui y sont organisées (foires, concours d'animaux, marché aux petits veaux…) témoigne de son dynamisme.

Le lac de Lenne a tout de même trouvé à se faufiler entre le bourg, ses hameaux et la future déviation de la RN 88.

Avec ses 17 hectares, dans son cadre de verdure, il constitue l'autre face de Baraqueville et du Ségala, pays d'eaux vives, de plateau et de vallées, de sentiers pour randonner et de routes pour musarder.

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Publié le 08/06/2011 17:05 | LaDepeche.fr

Rieupeyroux : place aux artistes !

Sur la crête occidentale du Ségala, Rieupeyroux monte la garde au cœur d'une nature verdoyante. Le célèbre peintre Pierre Alechinsky y trouva refuge en 1942, fuyant sa Belgique occupée par l'Allemagne nazie.

Il y est revenu en 2004. Le pignon de l'école, qui porte son nom, arbore l'une de ses créations, en pierre de lave émaillée.

Il faut croire que Pierre Alechinsky a propagé son virus à Rieupeyroux.

L'art a pris ses quartiers -et pas seulement d'été- dans ce gros bourg rural qui a rejoint récemment l'équipe des bastides du Rouergue.

Cinéma, spectacle de rues, médiathèque et expositions… Le programme est riche toute l'année. S'ajoute à ce panorama culturel, l'arthothèque créé par le Centre culturel Aveyron Ségala Viaur. Elle permet d'emprunter (pour une somme modique) tableaux, photographies, sculptures… afin de faire de votre maison ou de votre appartement un musée pendant quelques jours. Le principe est peu répandu en milieu rural.

Rieupeyroux a osé et tout le secteur en profite.

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Publié le 08/06/2011 17:04 | LaDepeche.fr

Belcastel : et Fernand Pouillon arriva…

C'est au début des années 1970 que le célèbre architecte et urbaniste Fernand Pouillon a posé ses valises à Belcastel. Il y est resté. À sa mort, en 1986, il fut enterré au cimetière de son village adoptif, qui a vue sur le vieux pont et le château.

L'œuvre, on la retrouve au centre de la démarche de reconstruction, sur la base des grands ensembles collectifs. On lui doit une part de ces quartiers ou villes nouveaux (Pantin, Meudon, Montrouge, Boulogne-Billancourt, La Tourette à Marseille…) et des bâtiments publics (Aix-en-Provence, en Algérie, en Iran) qui ont marqué une époque de l'architecture contemporaine.

À Belcastel, les maisons s'étagent toujours des rives de l'Aveyron au château. Mais la forteresse du XIIe siècle a été relevée de ses ruines. L'élan de restauration du village a été donné par Fernand Pouillon, que l'on n'attendait pas forcément ici et sur ce chantier.

Ce fut son dernier chantier.

Depuis quelques années, le château, repris par un couple de New-Yorkais, s'ouvre aux visites du monument historique mais aussi d'une galerie d'art.

Et Belcastel, fleuri et gourmand, continue à vivre à son rythme, abrité sous ses toits de schistes, parcouru par ses calades abruptes. La mise en valeur de son patrimoine en a fait une étape incontournable des circuits de découverte de l'Aveyron.

L'art au château

Le château de Belcastel porte beau ses milles années. Véritable balcon sur le village et la vallée de l'Aveyron, il est désormais ouvert au public.

Il est aussi devenu un espace privilégie de l'expression artistique contemporaine en Aveyron., une galerie d'art dans un environnement prestigieux.

En 2011, sont présentées de nouvelles œuvres de Daniel Merriam (« Un rêve de Renaissance »), de N. Ceccoli, des sculptures de Casimir Ferrer…

En exposition permanente, la collection d'armures qui ne cesse de s'enrichir.

Forgeron, pêcheur et sabotier

La Maison de la Forge et des anciens métiers a trouvé tout naturellement sa place à Belcastel.

Sur ses trois niveaux, le visiteur découvrira différents métiers liés à l'activité rurale du siècle dernier : le forgeron dans son cadre de vie (cuisine et chambre meublées à l'ancienne), le pêcheur de l'Aveyron qui utilisait la barque à fond plat et les filets, le sabotier et les outils dont il se servait quotidiennement. Une salle est dédiée aux sylvistructures de Pierre Leron-Lesur.

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Publié le 08/06/2011 16:57 | LaDepeche.fr

Marigoule, marsol et maraval

La région de Montbazens-Rignac est aujourd'hui un secteur exemplaire du développement de l'agriculture aveyronnaise. Mais les prairies et les champs de maïs ne sont pas ici d'éternité.

Comme ailleurs dans le département, le châtaignier (« l'arbre à pain » des anciens) a tenu une place importante : 50 000 hectares en Aveyron à la fin du XIXe siècle.

Pour de multiples raisons (maladies, exploitation du bois, difficultés d'exploitation…), la châtaigneraie aveyronnaise a perdu beaucoup de terrain depuis. Et certaines variétés étaient appelées à disparaître.

L'action engagée par l'Association conservatoire régional du châtaignier a permis de monter le projet de Rignac, avec le soutien notamment du Conseil général. Un verger conservatoire a été créé. Plus de soixante variétés (marigoule, marsol, maraval…) sont aujourd'hui sauvegardées sur le site de La Croix Blanche, non loin du site de Mirabel.

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Publié le 08/06/2011 16:56 | LaDepeche.fr

De Petrucia à Peyrusse-le-Roc

En passant par le Gitat, l'une des portes qui mènent à Peyrusse-le-Roc, on parvient sur la vaste place des Treize Vents. Là se trouvait le château tandis que l'église a été aménagée dans les écuries, aujourd'hui superbement décorée de fresques d'Hervé Vernhes. On pousse donc plus loin, par des ruelles pentues et encaladées, jusqu'à découvrir le Roc del Taluc. Deux tours sont dressées sur cet étroit promontoire de granit qui surplombe l'Audierne de quelque 150 mètres. Ces vestiges témoignent de la prospérité de ce qui fut une véritable ville de 3 000 habitants, Petrucia. La cité fortifiée, chef-lieu d'un baillage royal, fut prospère aux XIIIe et XIVe siècles grâce à ses mines d'argent, de plomb et d'antimoine. Leur épuisement entraîna le déclin de Petrucia dont subsistent d'émouvantes ruines. On accède au roc grâce à des échelles métalliques scellées dans la pierre.

Il faut ensuite descendre jusqu'aux berges de l'Audierne. Car c'est probablement entre les hauts pans de murs de Notre-Dame-de-Laval que l'on mesure à quel point cette cité fut un haut-lieu de la région.

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Publié le 08/06/2011 16:55 | LaDepeche.fr

Les sentinelles de la mémoire du Bassin

Ce sont en quelque sorte les gardiens de la mémoire industrielle du Bassin de Decazeville-Aubin-Cransac, sentinelles vigilantes de deux siècles d'activité qui ont marqué toute cette région de l'Aveyron.

L'association de sauvegarde du patrimoine industriel du Bassin (ASPIDBD) est née à la fin des années 1990. Depuis, avec une passion qui n'a rien de nostalgique, elle œuvre activement afin de mettre en valeur ce patrimoine marqué par trois industries : celles du charbon, du zinc et de l'acier.

Ici la reconstitution d'une galerie, là le dernier chevalement d'un puits de mine, ailleurs un musée dédié à la mine (Aubin), le site de « La montagne qui brûle » à Cransac, celui de la Découverte, aujourd'hui devenu lac, l'école du Gua, le quartier si caractéristique de la verrerie à Boisse-Penchot…

Le Bassin de Decazeville se découvre à petits pas. Et maintenant, aussi côté Livinhac, avec le bateau promenade sur un Lot qui poursuit la réalisation de son beau rêve de remise en navigabilité.

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Publié le 08/06/2011 16:53 | LaDepeche.fr

Des soins et du bien-être à Cransac

Lo Puech que ard : la montagne qui brûle. C'est d'elle que sort le gaz chaud naturel utilisé aux Thermes de Cransac. Ces vapeurs sont souveraines pour tous les maux relevant de la rhumatologie. On peut en bénéficier en cure classique mais également en soins découverte qui marient gaz, massages et soins de beauté aux huiles essentielles. Bois, verre, zinc : ainsi découvre-t-on l'établissement thermal de Cransac, à l'orée de la forêt de la Vaysse et surplombant la vallée de l'Enne. S'il symbolise aujourd'hui le renouveau économique du Bassin de Decazeville, c'est qu'il est le fruit d'une forte volonté politique départementale et locale, en partenariat avec la Chaîne Thermale du Soleil qui le gère.

Cransac et le thermalisme, ce n'est pas une histoire récente. Ainsi, les eaux, renommées pour traiter les maladies du foie, et les étuves pour soigner les rhumatismes, attirent au XVIIIe siècle près de 4 000 curistes. Mais dès le début de l'exploitation du charbon, les travaux souterrains entraînent la diminution du débit des eaux qui cessent d'être exploitées en 1888. Puis, Cransac devient Cransac-les-Mines durant un siècle, jusqu'en 1962. Dès l'année suivante, le thermalisme renaît avec l'utilisation de ces gaz uniques en Europe.

La construction du nouveau centre marquera un tournant décisif tandis que, depuis 2009, ce n'est plus seulement le gaz qui est exploité mais aussi l'eau et les boues pour répondre à une attente de la clientèle.

L'eau provient de la source Geneviève. Forée dans les années 1980, elle a été réactivée, ce qui a supposé des travaux de canalisation. Elle est utilisée pour trois soins : une cure de boisson, un vaporarium dans lequel l'eau thermale est brumisée à 34° et des cataplasmes de kaolin.

Soins thermaux et remise en forme

La cure thermale de trois semaines, prescrite par un médecin et prise en charge par la sécurité sociale, représente 95 % de l'activité du centre thermal de Cransac (dont la clientèle est aveyronnaise à 40 %). Le reste de l'activité relève de la remise en forme, soit à la journée, soit en mini-cure de six jours, avec ou sans hébergement. Il est de plus possible de combiner soins thermaux, soins bien-être et soin esthétiques dont l'accès n'est pas conditionné à une cure thermale.

Quelques exemples parmi les soins thermaux : le souffle de gaz sur les cervicales et le dos ; le Vaporarium qui dispense une brumisation d'eau thermale à 34° ; l'étuve de gaz, pour une sudation maximale et une peau douce garantie ; le Berthollaix qui offre une douce somnolence dans un fauteuil parsemé de bouches de gaz.

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Publié le 08/06/2011 16:51 | LaDepeche.fr

«Hier un village» fête ses trente ans

En 2011, Hier un village fête sa trentième saison ! Depuis 1982, début de l'aventure, plus de 500 000 spectateurs sont venus à Flagnac pour voir le spectacle Hier un village. C'est l'histoire de Jeannou, le vieux paysan, qui colporte dans sa musette l'histoire de son village, et qui rencontre Marinou. Ensemble, ils se souviennent… Leur récit est assisté par une puissante technique : plus de 600 projecteurs et 30 000 watts pilotés par ordinateurs, un laser, de la neige qui tombe en été, des écrans d'images, des jets d'eau, de la pyrotechnie… et surtout tout un village mobilisé. Depuis le frêle décor de 1985, l'évolution a été formidable. Les gradins en coquille de 3 000 places ont remplacé les bottes de paille et l'espace scénographique, imaginé et créé par les bénévoles, se confond avec le vrai village. Le moulin, le chevalement de la mine, l'épicerie… reprennent leurs fonctions dans un décor qu'il n'est plus nécessaire de démonter depuis 1994.

Ce sont quelque 20 000 personnes qui se rassemblent ainsi chaque été à Flagnac pour célébrer non pas un passé révolu et qui serait forcément meilleur que le présent grâce au travail d'arrangement de la mémoire, collective comme individuelle, mais, comme le dit le président de l'association organisatrice, Christian Roques, la vie de tous les jours - avant, aujourd'hui, demain - avec ces moments agréables et ces moments difficiles. Il ne s'agit pas de l'apologie d'une façon de vivre. D'ailleurs, si l'on est attentif, on débusque un message à travers quelques symboles : la guerre, le retour, la colombe… et aussi la phrase finale, pour dire qu'un monde s'est endormi et qu'un autre s'éveille, puisant sa sève dans ces racines profondes qui permettent, estime Christian Roques, de mieux savoir où l'on va.

Une œuvre collective

Christian Roques est président de l'association qui organise le spectacle. Lui et son épouse arrivèrent à Flagnac en 1976, sur un « poste double » d'instituteurs. La mission de l'enseignant comprenant également, à ses yeux, la participation à la vie associative du village, Christian Roques s'investit, avec le comité des fêtes, dans les jeux inter-villages. C'est là, devant ces premiers décors, que l'idée est venue. Et autour de l'histoire de Flagnac racontée par Jean de l'Aveyron, tout un village -et même au-delà puisque l'association compte 530 adhérents- s'est rassemblé pour « mettre en espace » avec des « moyens modernes » une manière de vivre, celle du siècle dernier.

Quelque chose s'est construit, petit à petit, en une aventure qui est celle des Flagnacois, une œuvre collective avant tout.

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Publié le 08/06/2011 16:50 | LaDepeche.fr

Vignoble de Marcillac : le petit poucet des AOC

Le vignoble de Marcillac a célébré en 2010 le vingtième anniversaire de l'obtention de son Appellation d'origine contrôlée (AOC). Le label est venu récompenser les efforts des vignerons qui ont signé sa renaissance après les années difficiles de l'après-guerre.

Depuis plus de mille ans, la vigne est cultivée sur les coteaux du Vallon, entre Rodez et Conques. Le mansois (fer servadou) est devenu au fil des siècles le cépage emblématique du vignoble.

Avec à peine 200 d'hectares, sur les terrasses abritées par le relief du Causse Comtal, le vignoble de Marcillac déroule son ruban de parcelles qui en font l'une des plus petites AOC de France.

Les vignes et le travail des hommes autour d'elles ont joliment façonné un paysage où alternent grès rouge et calcaire, dans une ambiance climatique d'une surprenante douceur.

La reconquête de ces espaces sur les friches qui menaçaient constitue un exemple très précis de mise en œuvre du principe de développement durable.

La cinquantaine de producteurs (indépendants et cave coopérative de Valady) proposent une gamme de rouges qui vont particulièrement bien avec les charcuteries locales, l'agneau, les fromages, mais également une oie rôtie, un petit gibier… Les rosés s'accordent avec viandes blanches et grillades.

Le vignoble de Marcillac a célébré en 2010 le 20e anniversaire de l'obtention de son Appellation d'origine contrôlée.

Le chemin des vignes

Le vignoble aveyronnais a connu des périodes difficiles (phylloxera, concurrence des vins du Midi) qui ont bien failli le rayer de la carte.

Une poignée de pionniers en a décidé autrement. Le vignoble compte aujourd'hui 300 hectares de ceps sur quatre terroirs : le Vallon de Marcillac, les Côtes de Millau, Entraygues et Le Fel, Estaing. Une centaine de vignerons vivent d'une production qui a fait le choix de la qualité à travers les appellations. Le chemin des vignes aveyronnaise (en attendant la « route » dont le projet s'affine) est une bonne façon de découvrir, en même temps que les productions, des territoires attachants et divers : souriant vallon de Marcillac près de Rodez, austérité plus marquée de la vallée du Lot pour Estaing, Entraygues et le Fel, charme de la vallée du Tarn pour les Côtes de Millau.

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Publié le 08/06/2011 16:47 | LaDepeche.fr

Bruéjouls : le taste-vin géant de Gargantua


Dans la mémoire des habitants du Vallon, le « tassou » (taste vin) est plus qu'un objet. Il revêt la symbolique du passage de témoin, quasiment de l'initiation. L'adolescent le recevait de son grand-père le jour de sa communion solennelle. Gravé à son nom, il ne s'en séparait plus.

Bruéjouls, qui fait tout en grand, a souhaité marquer l'an 2000 à sa manière. Les villageois de ce bourg niché au pied des vignes ont alors imaginé un tassou à la mesure de la déraison qui règne souvent dans le secteur. Et ils l'ont fait ! Tant et si bien que le plus grand tassou du monde trône désormais, après maintes tentatives de localisation, sur la place de l'église, comme un hommage à tous les vignerons du Vallon.

Le tassou de Bruéjouls, c'est carrément celui de Gargantua : 700 kg, 3 mètres de diamètre, près d'un mètre de profondeur. Il contient 4 500 litres ! An 2000 oblige, 2 000 petits tassous, parfaites répliques du grand, ont été mis en vente. Pas un de plus. La plaque commémorative qui lui est accolée porte le nom de tous ceux qui ont participé à la souscription. On y vient en pèlerinage. On se fait photographier devant. De temps en temps, le tassou géant quitte Bruéjouls pour aller faire la fête ailleurs. Mais il revient vite chez lui.

Bruéjouls a créé en 2000 le tassou (tastevin) le plus grand du monde qui a depuis été installé sur la place de l'église.

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Publié le 08/06/2011 16:42 | LaDepeche.fr

Vallée du Lot : une et multiple

De Saint-Geniez à Entraygues, le Lot aveyronnais amont se souvient parfois de ses racines celtes (Olt). Il a encore en mémoire aussi, plus en aval, d'Entraygues à Capdenac, le temps où il était navigable pour les échanges avec Bordeaux : on descendait sur des gabarres le bois, le charbon, les produits d'Auvergne ; on en ramenait le vin et… la morue.

D'où le célèbre plat emblématique du Bassin de Decazeville, l'estofinado.

À l'origine, le poisson séché était remonté de Bordeaux, fixé à l'arrière des bateaux, réhydraté à l'arrivée et prêt à être utilisé pour l'estofinado.

À Saint-Laurent d'Olt, à son entrée dans le département comme à Capdenac où elle le quitte, il s'agit de la même rivière, mais avec des physionomies différentes.

Au nord, le Lot établit une « frontière d'eau » entre la montagne (Aubrac puis Viadène) et les plateaux, causse ou ségala. Il se fraye un chemin au pied des escarpements et sa vallée a su, très tôt, capter l'attention des prospecteurs d'énergie. Ils ont emprisonné ses eaux vives, que redoutent tant les villes qu'il traverse lors de ses crues, dans des barrages puissants, à Castelnau-Lassouts et Golinhac. Des lacs en sont nés, rendez-vous prisés des pêcheurs de gros, notamment du côté de Saint-Geniez d'Olt.

Plus à l'ouest, après la confluence avec la Truyère, la rivière retrouve sa vraie nature. Elle prend des allures plus aquitaines, dans un parcours jalonné de sites remarquables : Gironde, le saut de la Mounine…

Une opération exemplaire

La rivière Lot fait l'objet, depuis maintenant 43 ans, d'une opération d'aménagement exemplaire. L'initiative, lancée à Decazeville, a permis de regrouper l'ensemble des acteurs locaux des cinq départements (Lozère, Aveyron, Cantal, Lot, Lot-et-Garonne) et les quatre régions (Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Auvergne et Aquitaine) du bassin versant dans un objectif de gestion intégrée de la vallée en s'appuyant sur la qualité des eaux, les équipements, la remise en navigabilité

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Publié le 08/06/2011 16:41 | LaDepeche.fr

Villefranche-de-Rouergue : dans la cour des Grands Sites

C'est fait ! En duo avec le voisin de Najac, Villefranche-de-Rouergue figure désormais dans le club très fermé des Grands sites de Midi-Pyrénées.

Bastides obligent. En effet, c'est d'abord cette identité de « ville nouvelle » du Moyen Age qui a été prise en compte pour l'attribution du label.

Au pied de la faille géologique qui marque la frontière entre le Ségala et les causses du Quercy, sur la rive gauche de l'Aveyron, la cité a été fondée en 1 252. Il y eut des périodes de gloire et de prospérité, au temps de la bastide royale et de l'administration provinciale de la Haute Guyenne. Mais aussi des tragédies (la peste de 1 628 et ses 3 000 victimes), des soulèvements.

La ville a gardé de son histoire un patrimoine d'une grande richesse : chartreuse Saint-Sauveur (XVIe siècle), collégiale Notre-Dame et sa place si colorée les jours de marché, chapelle des Pénitents noirs, hôtels particuliers, places et rues au charme sans fin, théâtre à l'italienne sur les quais de l'Aveyron…

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Publié le 08/06/2011 16:40 | LaDepeche.fr

Une ambiance festive

Marché du jeudi au pied de la collégiale Notre Dame, marchés aux producteurs avec possibilité de se restaurer sur place, musique dans des lieux privilégiés, brocante sur la promenade du Guiraudet…

L'été, Villefranche-de-Rouergue offre à partager une ambiance festive que Festival en Bastides exprime à la perfection.

La manifestation a douze ans. Son équipe organisatrice, les Espaces culturels, ont vu très justement leur action récompensée lors de la dernière soirée des Trophées associatifs organisés par La Dépêche du Midi et Le Villefranchois. Les Espaces culturels ont obtenu carrément le Trophée des trophées.

Cette année encore Festival en Bastides déroule ses animations d'arts de rue du 1er au 6 août sur l'ensemble des villages qui ont hérité de la même histoire architecturale : Najac, Villeneuve, La Bastide-l'Evêque, Rieupeyroux, Sauveterre-de-Rouergue. À Villefranche, c'est du 4 au 6 août que théâtre, conte, danse, cirque ou magie prendront la rue pour le plus grand plaisir de tous.

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Publié le 08/06/2011 16:38 | LaDepeche.fr

Au rythme des Pénitents

C'est le dernier dimanche de juillet que la procession des Pénitents fait revivre dans Villefranche une tradition vieille de plusieurs siècles.

Les confréries sont apparues en France après les guerres de religion et la promulgation de l'Edit de Nantes. Associations de pénitence, de dévotion, de prière et de secours, fondées sur les idées de Saint François de Salles, elles ont été créées ici au XVIIe siècle.

Noirs et bleus, les Pénitents font alors partie intégrante de la vie locale avant de péricliter au moment de la Révolution française.

Villefranche a gardé un témoignage remarquable de la présence des Pénitents avec la chapelle des Pénitents Noirs, dédiée à la Sainte Croix.

La construction s'étalera de 1642 à 1671. L'édifice, dont le plan s'inspire de la chapelle de la congrégation royale des Pénitents Bleus de Saint-Jérôme de Toulouse, est remarquable par son plafond en bois peint, son grand retable du XVIIIe siècle où sont représentées des scènes de la Passion du Christ.

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Publié le 08/06/2011 16:33 | LaDepeche.fr

Abbaye de Loc Dieu : là où se cachait le sourire de la Joconde

À deux pas de Villefranche-de-Rouergue, sur la commune de Martiel, l'abbaye de Loc Dieu a été fondée au tout début du XIIe siècle, dans la forêt du vallon d'Elbes. L'ensemble fortifié, remanie aux XIII et XIVe siècles, marie roman et gothique.

C'est ici que quelque 3 500 tableaux du Louvre furent abrités au printemps 1940 afin de les mettre à l'abri face à l'avancée de l'armée allemande sur Paris.

Parmi eux, la célèbre Joconde.

D'abord entreposés dans le Centre Ouest dès 1939 et alors que le danger se précise dans ces régions, les convois de camions arrivent en Aveyron début juin après un périple difficile. La Joconde a droit à un traitement particulier, en voiture.

Une fois tous les trésors installés à Loc Dieu, on les montrera en juillet aux personnalités locales et à tous ceux qui avaient permis ce déménagement protecteur.

La collection ne restera que jusqu'en septembre, avant de rejoindre le musée Ingres de Montauban. Mais le souvenir en est resté fort à l'abbaye où une exposition rappelle cet épisode.

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Publié le 08/06/2011 16:31 | LaDepeche.fr

Capdenac : la gare, le port, le haut

Capdenac : la gare, le port, le haut Capdenac fait d'un coup plusieurs pierres, oscillant d'une rive du Lot à l'autre, entre le département de l'Aveyron et celui du Lot.

Sur la partie aveyronnaise, avec l'arrivée du chemin de fer dans les années 1850, le site devient une plaque tournante de la desserte ferroviaire du sud-ouest du Massif Central (Aurillac, Rodez, Brive, Cahors). Il s'ensuivra un développement de la cité, notamment dans le secteur toujours très actif de l'agroalimentaire.

Passé le pont sur le Lot (le port), sur un promontoire rocheux, Capdenac-le-Haut constitue un très important site archéologique qui fut longtemps considéré comme celui d'Uxellodunum, dernier lieu de résistance des Celtes face aux armées de Jules César.

Ce qui est certain en tout cas, c'est le charme intact du village perché, enserré dans ses remparts dont la présence confirme le rôle stratégique de la cité au temps de la Croisade des Albigeois et de la Guerre de Cent ans. Sully s'y retira en 1610 après sa disgrâce et la mort d'Henri IV.

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Publié le 08/06/2011 16:30 | LaDepeche.fr

Les Martinets du Lézert

Chaque année, quelque 3 500 personnes visitent le martinet de la Ramonde. Abandonné vers 1850, il a été restauré par les bénévoles de l'association Les Martinets du Lézert, créée en 1996 et qui compte plus de 300 adhérents.

Le site est enchanteur : le ruisseau du Lézert qui serpente, les réserves d'eau des martinets de La Ramonde et de Labro, un joli pont de pierre, un jardin botanique… Première explication : les martinets dont on parle ne sont ni des passereaux ni des fouets mais des moulins. Martinet vient en l'occurence de « marteau », mû par la force de l'eau et qui permettait de travailler le cuivre. Une activité dont on ne sait précisément combien de personnes elle faisait vivre mais qui, aux XIVe et XVe siècles, était assurée par treize martinets sur le Lézert. Sachant que chaque martinet supposait au moins trois personnes - le martinaïre, un apprenti et un fondeur -, on imagine aisément à quel point le site était actif. Le martinet de La Ramonde a été entièrement reconstitué à l'identique. Le bois de chêne, la pierre à enclume prise dans le sol et calée sur un lit de sable, la roue à aube qui équivaut à un moteur de 500 CV, les soufflets de la forge, les briques réfractaires pour atteindre les 800°, le moule de cendre de charbon de bois, les pièces de jute humidifié autour des jambes du martinaïre qui parvenait à tenir la cadence de 150 coups de marteau par heure… Rien ne manque, pas même la lumière du jour qui tombe à toute heure depuis les fenêtres hautes précisément sur l'emplacement du martinaïre. Le progrès -à savoir la technique du laminoir - a entraîné l'arrêt des martinets et du bruit sourd du marteau sur l'enclume. Mais sur le site de La Ramonde et de Labro (qui appartient au syndicat d'initiative de Labastide-l'Evêque), rien n'entrave la plongée imaginaire.

La bastide de l'évêque de Rodez

La Bastide-l'Evêque est l'une des bastides du Rouergue. Elle fut fondée en 1280 par l'évêque de Rodez, Raymond de Calmont, pour concurrencer sa voisine, Villefranche-de-Rouergue, créée par Alphonse de Poitiers. Elle est à l'évidence plus modeste mais possède toutes les caractéristiques de ces villes neuves du Moyen Age destinées à faire face à la forte croissance démographique, la nécessité de regrouper la population, de mettre en valeur les terres agricoles et d'organiser les échanges économiques. Ce sont les comtes de Toulouse, l'évêque de Rodez, puis les rois de France qui ont ainsi mené une véritable politique d'aménagement du territoire. A l'architecture traditionnelle et massive des maisons de pierre répond celle de l'église Saint-Jean Baptiste dont le clocher-porche - à l'image de celui de Villefranche en moins flamboyant - commande la place.

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Publié le 08/06/2011 16:26 | LaDepeche.fr

Grotte de Foissac : au pays de l'Homme

La cavité de Foissac, près de Capdenac, a été découverte en 1965 par les spéléologues locaux. Elle a révélé à ses explorateurs toute la beauté minérale de ses concrétions sur sept kilomètres de réseau connu.

Il s'agit également d'un remarquable musée naturel souterrain de la préhistoire. En 2006, la présence de peintures et de gravures du Paléolithique y a été observée.

Les premières fouilles sur le site ont aussi permis de mettre au jour de précieux objets (burins, grattoirs, pointes de flèches, parures) du Chalcolithique.

Foissac est un véritable sanctuaire de la présence humaine ancienne dans nos régions. Ils l'ont nommé Arthur. C'est le très lointain ancêtre des Aveyronnais. Son squelette attend le visiteur sur un repli de la grotte de Foissac, couché comme au jour de sa mort, il y a près de 5000 ans.

Comme elles sont également émouvantes ces traces de pas d'enfant dans la glaise ! Et il existe bien d'autres empreintes et de nombreux témoignages des activités humaines : traces de mineurs, empreintes de doigts…

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Publié le 08/06/2011 16:24 | LaDepeche.fr

Le château de Montaigut : porte enchantée, théâtre et banquet

Les premières traces du château féodal de Montaigut remontent au Xe siècle. Édifiée sur un éperon rocheux dominant la vallée du Dourdou, cette vaste forteresse défendait Saint-Affrique contre les attaques venant du sud. L'association des Amis du château de Montaigut, qui devient propriétaire du lieu en 1968, entreprend une vaste opération de restauration. Le château sera définitivement sauvé en 1989. Il est devenu aujourd'hui un centre d'animations culturelles reconnu et apprécié des plus jeunes comme des adultes. Ainsi, un jeu de la porte enchantée est proposé aux enfants, invités rechercher des indices pour trouver la solution de l'énigme qui ouvrira la porte enchantée. De plus, chaque année, l'association des amis du château de Montaigut propose un festival de théâtre durant le mois de juillet. Différentes troupes se succèdent pour un spectacle de qualité dans la cour du château. Par ailleurs, en juillet et août, des animations sont oganisées à l'intérieur du château. Parmi celles-ci : dégustation de mets typiques du Moyen Age.

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Publié le 08/06/2011 16:15 | LaDepeche.fr

L'abbaye de Sylvanès : près de 100 000 visiteurs

L'abbaye de Sylvanès, c'est avant tout une exceptionnelle aventure d'hommes, passionnés, résolus, habités par l'évidence de cette incomparable abbaye cistercienne. Au père Gouzes et à Michel Wolkowitsky, accompagnés de nombreuses autres personnes, on doit ce qu'est Sylvanès aujourd'hui : un centre international de rencontres culturelles et musicales qui attire près de 100 000 visiteurs, auditeurs, stagiaires et sessionnistes par an. C'est ainsi l'un des points forts du tourisme culturel en Aveyron. Y sont proposés un Festival des musiques, chants et danses sacrés du monde de renommée internationale créé en 1978 ; des actions de formation, de production et de diffusion ; des rencontres Cinéma, arts, cultures et spiritualité ; un centre de recherche, de formation, d'édition et d'enregistrement au service de la liturgie et de la musique sacrée ; un programme d'éducation artistique, des classes de patrimoine sur le site et une série de spectacles jeune public et tout public ; l'organisation de voyages culturels en France et à l'étranger…

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Publié le 08/06/2011 16:13 | LaDepeche.fr

Templiers et Hospitaliers

L'immensité du causse du Larzac a pu jouer comme une mémoire de la Terre Sainte où ils avaient combattu pendant les Croisades au XIIe siècle. Mais aussi plus certainement offrir l'opportunité que représentait la mise en valeur des terres.

Quoi qu'il en soit, les Templiers (toujours auréolés de mystère) ont régné plus de cinq siècles sur ces hautes terres calcaires, installant leur commanderie (la plus puissante du Midi) à Sainte-Eulalie-de-Cernon.

Les chevaliers du Temple (puis de l'Hôpital) ont laissé leur empreinte dans des cités fortifiées exceptionnelles : Ste-Eulalie mais également La Couvertoirade (photo), La Cavalerie (en restauration), Saint-Jean d'Alcas, Le Viala-du-Pas-de-Jaux. Leur mise en valeur a permis de redonner aux Templiers et Hospitaliers toute leur place au cœur du Larzac et dans l'histoire de la région.

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Publié le 08/06/2011 16:13 | La Dépêche du Midi

Larzac mythique

Le causse du Larzac, c'est d'abord 100 000 hectares d'étendues qui fuient vers tous les horizons. Il est devenu au fil des siècles l'emblème du pastoralisme avec les brebis qui produisent le lait pour le roquefort.

On y trouve des plantes rares, une architecture remarquable, des paysages de bout du monde. Et puis, il y eut 1971 et l'annonce du projet d'agrandissement du camp militaire de La Cavalerie, projet contesté par les paysans et leurs amis.

De ces années de bagarre contre le pouvoir central, le plateau a gardé l'esprit rebelle.

Le Larzac est ainsi devenu le lieu mythique d'expression de toutes les luttes. Lanza del Vasto, Mitterrand, les grévistes de Lip, les non violents, les anti nucléaires, les anti OGM, les soutiens à José Bové après l'affaire du Mc Do… Entre le causse et Millau, niché en contrebas, s'inscrit une partie de l'histoire contemporaine de la contestation.

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Publié le 08/06/2011 16:12 | La Dépêche du Midi

Roquefort : la légende vivante

La légende est belle. Il était une fois un berger qui gardait ses brebis autour du rocher du Combalou, qui domine Roquefort. Pour l'amour d'une jeune fille qu'il allait rejoindre, il délaissa son troupeau en se délestant de son casse-croûte de pain de seigle et de fromage quelque part dans les éboulis.

À son retour, plus rien. Sa tendre amie avait récupéré le sac. Elle le lui rendit quelques jours plus tard. Mais pain et fromage avaient moisi. Ils goûtèrent. Et trouvèrent la métamorphose intéressante…

Le roquefort venait de naître. Ou, pour le moins, se tailler une belle part d'imaginaire. Que cette production garde toujours, tant elle a su conserver l'âme du terroir d'où elle est exclusivement originaire. Doyen des appellations d'origine contrôlée (AOC depuis 1925), le roquefort ne peut en effet être fabriqué qu'avec le lait du « rayon » (une zone bien délimitée autour de l'Aveyron) et dans des conditions très encadrées. Il est obligatoirement affiné dans les caves du Combalou (que l'on visite) où la température reste constante (9°) ainsi que le taux d'humidité.Et ceci depuis le privilège attribué par Charles VI en 1407 ! C'est ainsi que le fromage est devenu une star, apprécié de Rabelais, de Voltaire, de Louis XIV… et de tant d'autres !

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Publié le 08/06/2011 15:54 | La Dépêche du Midi

Saint-Affrique la pastorale

Saint-Affrique puise l'essentiel de son identité dans l'activité du bassin de Roquefort dont elle est la petite capitale chaleureuse, entourée de causses et de rougiers. Elle est pastorale. On y faisait commerce de l'agriculture et le marché reste actif aujourd'hui. Celui du samedi matin est un enchantement. Celui consacré au bio (en avril) a pris racines. On y filait la laine des brebis du Larzac (mais aussi le coton et le chanvre), avant que la révolution industrielle ne vienne tout bouleverser.

Le lycée agricole, le festival international de la brebis qui revient régulièrement, Pastoralia (un espace interactif au sein d'une ancienne bergerie)… La brebis est ici partout à l'honneur.

De part et d'autre de la Sorgues enjambée de multiples ponts (dont le pont vieux du XIVe siècle), Saint-Affrique est dominé par le rocher de Caylus. Les collines (sept « montagnes » découpées par la rivière) qui entourent la cité sont jalonnées de dolmens (Tiergues, Boussac, Crassous, Olonzac). Anciennes tanneries, ruelles du centre ancien, quais de la Sorgues : la ville déploie son charme autour de son église dont la flèche jaillit jusqu'à 78 mètres.

Place forte protestante dès le massacre de la Saint-Barthélémy (1572), Saint-Affrique s'oppose aux troupes royales du prince de Condé.

Plus récemment, c'est d'ici qu'est parti le combat pour le maintien des hôpitaux de proximité. De Saint-Affrique à Albi par Saint-Izaire et Brousse-le-Château, c'est sur une route qui devait être voie ferrée que l'on découvre la vallée du Tarn. En effet, la ligne qui devait relier Saint-Affrique au chef-lieu du Tarn fut abandonnée en cours de réalisation par la Compagnie du Midi en 1914. Les rails ne furent jamais posés. La route s'est en partie emparée de l'assise, passant de tunnel en tunnel.

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Publié le 08/06/2011 15:52 | La Dépêche du Midi

Victor, le sauvage de l'Aveyron

«L'enfant sauvage», le film de François Truffaut inspiré de l'histoire de Victor

Sur la place du Fort de Saint-Sernin-sur-Rance trône la statue de l'enfant sauvage de l'Aveyron, réalisée par Rémy Coudrain en 1987. Fin mars 1797 : un enfant qui paraît être âgé de 11 ou 12 ans, nu et fuyant à l'approche des hommes, est capturé dans les monts de Lacaune. D'abord transporté à Rodez, il l'est ensuite jusqu'à Paris afin de l'étudier au profit du « progrès des sciences humaines ». Grands médecins, gens du monde défilent pour observer le garçon. La plupart concluent qu'il ne s'agit que d'un « idiot fugitif abandonné par des parents dénaturés ». Un homme cependant le regarde différemment : le jeune docteur Itard.

Le travail qu'il va mener avec celui qu'il nommera Victor en fera un précurseur de la psychosociologie, mettant en évidence l'importance de l'environnement - et donc de l'acquis - dans la formation de la personnalité.

Liste des travaux et publications sur cet enfant sauvage de l'Aveyron dans le document réalisé par André Pagès, intitulé « Victor, le sauvage de l'Aveyron », disponible au syndicat d'initiative de Saint-Sernin-sur-Rance.

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Publié le 08/06/2011 15:50 | La Dépêche du Midi

La Graufesenque

C'est dans la plaine alluviale formée à la confluence du Tarn et de la Dourbie que le Millau gallo-romain (Condatomagus) s'est développé autour d'une très importante fabrication de poteries, du Ier siècle avant Jésus-Christ jusqu'au milieu du IIIe siècle.

La production des potiers de La Graufesenque (plus de 600) eut un énorme succès dans tout l'Empire romain. Des millions de pièces au vernis rouge si caractéristique ont été ainsi exportées des rives de l'Indus à la péninsule ibérique.

Vases, coupes, plats, gobelets… C'est toute la vaisselle de l'époque, dans une dimension quasi industrielle, qui a vu le jour à La Graufesenque.

Le site archéologique s'étend sur une dizaine d'hectares. Il a livré de très nombreux témoignages et se visite.

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Publié le 08/06/2011 15:49 | La Dépêche du Midi

La peau et le gant

Le travail de la peau et du cuir est très ancien à Millau. La mégisserie est apparue au XIIe siècle. Elle prit son envol au XVIIIe siècle. Le gant de Millau devint alors la référence qu'il n'a jamais cessé d'être en dépit des crises industrielles successives.

L'activité employa jusqu'à 6 000 personnes dans la région, qui produisaient près de 5 millions de gants.

Un tel savoir-faire conjugué à une volonté locale farouche de ne pas baisser les bras a permis à la sous-préfecture aveyronnaise de résister à toutes les concurrences.

La ganterie millavoise travaille aujourd'hui encore pour les plus grands noms de la haute couture française (Hermès, Yves Saint Laurent, Poulain…).

Pour la découverte : ateliers et boutiques mais aussi le musée de la ville qui expose toute la chaîne de transformation des peaux.

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Publié le 08/06/2011 15:44 | La Dépêche du Midi

Millau : la pleine nature en majesté

Millau, c'est la pleine nature en majesté. Au confluent du Tarn et de la Dourbie, la ville s'étale au pied des causses, avec vue sur le plus haut viaduc du monde et les ondulations des monts du Lévézou parsemés d'éoliennes. Elle puise dans son décor les ressources des activités qu'elle propose largement à tous les amateurs de grand air et d'étendues vastes.

La cité gantière est en effet bénie des dieux de la nature qui lui ont construit un environnement d'exception sous un climat déjà méditerranéen.

Il y a l'espace (celui du Larzac, du causse Noir…), l'eau vive, le vent, les falaises à profusion. Les sports de pleine nature ont donc pris ici une place privilégiée et les événements nationaux et mondiaux (La Caussenarde, X Days, Natural Games, les 100 kilomètres…) leurs quartiers.

Tout ou presque y est possible : randonnée (pédestre, VTT, équestre, avec des circuits de toutes difficultés), escalade (des parois de 20 à 200 mètres) et via ferrata, le vol libre depuis les à-pics qui dominent les vallées, la spéléologie (canyons et grottes trouent le plateau), sports d'eau comme le canoë-kayak, le canyoning, le raft, parcours acrobatiques en forêt… Détente pour les uns, sensations pour les autres, pour tous découverte originale d'un pays de lumière et de liberté.

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Publié le 08/06/2011 15:41 | La Dépêche du Midi

Cantobre, village perché

Au confluent de la Dourbie et du Trévezel, Cantobre. L'éperon rocheux sur lequel le village est perché est une avancée du causse Bégon. En face, le Larzac, et sur la rive opposé du Trévézel, le causse Noir.

Cantobre a belle et fière allure. En remontant la vallée de la Dourbie, on découvre le village posé comme un guetteur au-dessus de ses falaises. Tout indique que ce fut bel et bien une place forte, jusqu'à son nom dont l'origine celte dit le site imprenable : canto-briga, la forteresse brillante.

Le charme de Cantobre est dans la quasi continuité entre roc et habitat, mais aussi dans la fontaine intarissable qui coule sur la place du village. Il est dans les escaliers qui forment arches pour rejoindre une porte d'entrée, dans les murets qui courent le long des rues et sur lesquels se penchent les figuiers. Il est dans le vertige dont on se garde en posant une main contre le rocher sur le sentier qui contourne le champignon minéral. Aujourd'hui site protégé, Cantobre se laisse parcourir au rythme de la flânerie.

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Publié le 08/06/2011 15:35 | La Dépêche du Midi

Sur les falaises du sud

Tout commence sur un balcon de pierre, avec vue sur les gorges du Tarn en leur départ, celles de la Jonte au-delà du Rozier, le causse noir passé Peyreleau. Et, vers Millau en avril, la mer blanche des cerisiers en fleurs qui coule vers le plus haut viaduc du monde à l'horizon.

Liaucous et ses calades blanches autour de son église romane possède un vrai charme. Il constitue le départ de la via ferrata installée sur les falaises du causse de Sauveterre qui dominent le village, commune de Mostuéjouls.

Tous les sites internet spécialisés vous le diront : la via ferrata de Liaucous est l'une des plus belles de France.

Un petit quart d'heure de grimpette par un sentier entre les buis, puis vient le choix de l'escalade : le parcours peu difficile l'est ; le difficile l'est extrêmement, avec toutes les précautions qu'exige son approche.

La progression sécurisée (« ligne de vie », échelles…) se fait ensuite dans le chaos rocheux, de façon très aérienne. Il y en a pour tous les goûts et toutes les capacités de grimpe : ponts de singe et népalais avec sensations garanties, longues traversées, passages plus verticaux, dévers pour gros bras, surplombs, sombre cheminée… Et à l'arrivée, une tyrolienne.

Le tout dans une ambiance minérale adoucie par le regard porté sur la vallée du Tarn et les plateaux qui l'entourent de toutes parts.

Les vautours, qui sont ici quasiment dans leur site initial de réintroduction, vous survolent à votre débouché sur le causse après une ou deux heures de randonnée verticale.

Le secteur des gorges du Tarn et de la Jonte a de quoi réjouir tous les grimpeurs. Outre Liaucous et la via ferrata du Boffi, près de Millau, ils peuvent trouver leur bonheur dans les gorges de la Jonte vers le Rozier (une falaise avec plus de 300 voies) ou dans celles du Tarn (vers Les Vignes).

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Publié le 08/06/2011 15:32 | La Dépêche du Midi

Sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle

Sur le chemin qui mène du Puy en Velay jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle, 110 km se trouvent en Aveyron, depuis l'Aubrac jusqu'à Livinhac-le-Haut. Le GR 65 traverse ainsi 7 cantons et 17 communes, passant d'une altitude d'environ 1 300 mètres à environ 200 mètres

Les chemins de Saint-Jacques sont nombreux. Mais le GR 65 est le mieux organisé. Cette Via podiensis est la plus ancienne, la plus réputée, la plus fréquentée, la plus médiatisée et la plus développée. Mais il existe de nombreux autres chemins : d'Arles, Paris-Tours, du Piémont pyrénéen, catalans, de Vézelay, par Bourges… sans parler des alternatives dont celle par Villefranche-de-Rouergue.

Aujourd'hui, on dit que ce sont plus de 35 000 pèlerins qui partent du Puy chaque année.

Outre des paysages incomparables, ils découvrent un remarquable patrimoine. Sur cet itinéraire, plusieurs monuments et tronçons ont été distingués par l'UNESCO au titre de patrimoine mondial de l'humanité. Dans l'Aveyron, il s'agit du pont des pèlerins qui enjambe la boralde à Saint-Chély d'Aubrac, du pont Vieux d'Espalion, du pont d'Estaing, de l'abbatiale de Conques et du pont sur le Dourdou, du chemin de Nasbinals à Saint-Chély d'Aubrac et de Saint-Côme d'Olt à Estaing.

Un guide

À l'occasion de l'année jacquaire 2010, un guide pratique et de découverte de la Via podiensies a été réalisé par l'association Sur les pas de Saint-Jacques. Patrimoine et culture, hébergements et services, dénivelés, conseils pratiques… Tout y est en une centaine de pages que l'on peut évidemment glisser aisément dans un sac à dos. On y explique aussi le rôle du précieux document que possède tout pèlerin : la créanciale (délivrée par l'Église) ou la crédenciale (délivré par une association). À chaque étape, ce document est tamponné par un prêtre, ou à la mairie, à l'office de tourisme, par l'hébergeur… Il atteste de la qualité de « pèlerin » ou de cheminant sur le chemin de Saint-Jacques. Dans la tradition, il est une accréditation délivrée au pèlerin afin d'authentifier sa motivation.

Le travail de fond de l'association «Sur les pas de Saint-Jacques»

Une association - « Sur les pas de Saint-Jacques » - a été créée en 1987. Elle est présidée par Simone Anglade, vice-présidente du Conseil général de l'Aveyron. Celle-ci explique que l'association a d'abord orienté ses efforts sur le tronçon compris entre le Puy-en-Velay et Conques, puis jusqu'à Livinhac-le-Haut. Elle est à l'origine d'une mobilisation des différents acteurs attachés à la notoriété du chemin sur les 230 km qui concernent 33 communes de Haute-Loire, Lozère et Aveyron, soit trois régions : Auvergne, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. Après vingt-trois ans de travail, les résultats sont éloquents. Le succès du GR 65 a en effet conduit à une réflexion sur les conditions de l'accueil, six axes prioritaires ayant été définis ; parmi eux : la nécessité d'améliorer l'information et la communication et de mieux valoriser le patrimoine.

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Publié le 08/06/2011 15:31 | La Dépêche du Midi

Micropolis : les nouveautés 2011 de la cité des insectes

Cette année, ce sont des fourmis rouges qui servent le guide à travers les quinze salles d'exposition de Micropolis, la cité des insectes. Nouveauté : les enfants sont invités à découvrir le site à l'aide d'un carnet du petit entomologiste. À travers sept défis qu'ils ont à relever et des mots mystères à découvrir, ils vont pouvoir obtenir un diplôme. Un inédit film en 3D est également proposé : il s'intitule Jour de miel. C'est la pétillante Miellie qui entraîne les spectateurs dans la ruche et dans les prairies. Un espace a aussi été créé : il s'agit d'une mare naturelle, aménagée pour permettre d'approcher au plus près les habitants de ce milieu spécifique dans une ambiance réchauffée de bois et de grandes fresques. Et lorsque l'on pose son regard dans les zoomoscopes disposés à hauteur d'enfant et de personne à mobilité réduite, on découvre un film d'animation 3D sur la vie des libellules. Encore une surprise : le site internet, outil essentiel à la préparation de la visite que plus de 80 % des personnes utilisent. Plan interactif, visite des salles, vidéos et photos, jeux éducatifs et même des fiches « micro pratique » à télécharger. De quoi se fabriquer le très bel hôtel à insectes pour son propre jardin.

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Publié le 08/06/2011 15:29 | La Dépêche du Midi

En bateau sur le Lot

L'Olt -c'est son nom- est le tout nouveau bateau promenade qui navigue sur le Lot, au départ du port de Lacombe, sur la commune de Flagnac. Le moteur -électrique- est parfaitement silencieux. Aussi, assis sur le toit, on n'entend que le bruit de l'eau qui glisse le long des seize mètres de la coque. Nadine, l'animatrice, commente le parcours tandis que David, le capitaine, est juché dans sa cabine et que François, l'accompagnateur, prête main forte aux passages des écluses.

La première -celle de Marcenac- est spectaculaire avec ses quatre mètres de dénivelé. La manœuvre fait partie de l'intérêt que présente cette promenade de quelque 20 km aller-retour pour une durée de trois heures environ. Les passagers suivent les étapes du franchissement : ouverture des vannes basses, puis, lorsque la pression de l'eau le permet, les portes livrent le passage au bateau. L'écluse suivante -celle de Roquelongue- s'aborde par un long chenal. On croise des pêcheurs qui ont posé leurs cannes sur la berge ou sur leur barque. On se salue gentiment. Au passage, on lève les yeux vers le château de Gironde et on découvre les beaux aménagements des piles de l'ancien pont de Livinhac-le-Haut… Entre autres sites remarquables abordés au fil de l'eau.

Déjeuner à bord

L'Olt peut transporter 65 personnes. Pour un bon fonctionnement, il est nécessaire de réserver pour bénéficier du repas (téléphoner à l'office de tourisme). En revanche, pour la promenade prévue à partir de 15 h en juillet et août, il suffit de se présenter à l'embarcadère que l'on trouve sans problème : prendre la route située au carrefour de l'office de tourisme de la Vallée du Lot, entre Decazeville et Port-d'Agrès.

Le repas est préparé et servi par le restaurant Rols-Carrier d'Almont-les-Junies. Au menu (avec trois variantes), des spécialités locales que l'on déguste en regardant le paysage. Trois variantes : une première avec stockfisch, une seconde avec aligot et une troisième, plus gastronomique.

Maison de la Rivière et village double

L'Olt a été acheté par la communauté de communes de la Vallée du Lot, présidée par Jean-Claude Couchet.

Le bateau est mis à la disposition de l'office de tourisme de la Vallée du Lot qui en assure la gestion. Pour M. Couchet, il est bien évident que cet Olt est un produit d'appel qui va permettre de « booster » les autres équipements alentour. Une journée-type est même proposée aux autocaristes avec Maison de la Rivière à Saint-Parthem le matin, puis déjeuner à bord du bateau avant de se rendre au château de Gironde puis au « village double » de Saint-Santin où une nouvelle animation est organisée. Une scénographie a été imaginée pour mettre en valeur l'appartenance du village à la fois à l'Aveyron et au Cantal, ceci à travers l'histoire d'un couple de retraités.

Les deux églises, les deux écoles, le monument aux morts à cheval sur la « frontière »… De quoi passer une journée bien remplie.

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Publié le 08/06/2011 15:27 | La Dépêche du Midi

Le pays où randonner est une seconde nature

La randonnée pédestre en Aveyron, c'est une seconde nature. Le département est le premier de France pour le nombre de licenciés : près de 3 000. Sans compter bien entendu tous ceux qui marchent sans le viatique et tous ceux qui viennent ici pour marcher.

Rien d'étonnant à la lumière d'un état des lieux de chemins assez exceptionnel par sa diversité.

Ceci est le résultat de la complexité géographique du département, qui passe de l'Auvergne au Languedoc, de la montagne aux vallons abrités, des causses aux forêts au gré de ses formations géologiques multiples.

Au pays des grands espaces, il y a le choix entre tous les paysages et toutes les difficultés avec des parcours familiaux ou sportifs. Mais ce ne serait pas suffisant sans l'action du comité départemental de randonnée pédestre, qui fête ses trente ans. Il regroupe 60 associations qui sont autant de réservoirs à bénévoles pour créer et entretenir les itinéraires, baliser et mettre à disposition les précieux outils que sont les topo-guides (il en existe 24, qui se vendent à quelque 17 000 exemplaires par an).

Tout le monde (offices de tourisme, communes) s'est mis sur le chantier pour que la proposition aveyronnaise de randonnée pédestre soit la meilleure possible.Pari gagné !

Vers Saint-Jacques

Le GR 65, c'est le « must » de la randonnée en Aveyron. L'ancienne Via Podensis, itinéraire des pèlerins du Moyen Age vers le tombeau de l'apôtre à Saint-Jacques-de-Compostelle au départ du Puy, a repris du service depuis quelques années.

Randonneurs et pèlerins par milliers (mais il y a de la place pour tout le monde !) se retrouvent ainsi sur les 100 kilomètres du parcours aveyronnais, d'Aubrac à Livinhac-le-Haut en passant par Saint-Côme-d'Olt, Espalion, Estaing, le plateau de Golinhac, Conques et Decazeville.

Dépaysement garanti à travers des paysages somptueux et variés (monts d'Aubrac et vallée du Lot) et des étapes de prestige comme celle de Conques et son abbatiale dédiée à Sainte-Foy (salle du Trésor avec la célèbre statue-reliquaire).

Une variante permet de mettre cap plus au sud-ouest à partir du Bassin de Decazeville vers Villefranche-de-Rouergue par Aubin et Villeneuve d'Aveyron.

Grand tour du Lévézou

De mars à novembre, le comité départemental de randonnée pédestre propose la formule « A chaque dimanche sa rando ». Il y en a pour tous les goûts et dans tous les secteurs géographiques de l'Aveyron.

Le calendrier est disponible au comité départemental, dans les clubs, les offices de tourisme…

Nouveauté : le Grand tour des Monts et lacs du Lévézou. Ce topo-guide permet de découvrir de l'intérieur ce « Massif central » de l'Aveyron, avec ses lacs et ses ondulations à l'évidence mais également des facettes plus discrètes comme les superbes villages de Castelnau-Pegayrols ou Montjaux, les échappées belles sur le viaduc de Millau, les églises romanes de Vezins ou Canet-de-Salars. Le tout dans un environnement naturel riche de sa biodiversité grâce, notamment, aux tourbières.

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Publié le 08/06/2011 15:25 | La Dépêche du Midi

Rivières et lacs à profusion

Lot, Aveyron, Viaur, Tarn… Mais aussi Boraldes torrentueuses de l'Aubrac, Dourdou de Conques et Dourdou de Camarès, Serènes du Villefranchois, Jonte, Dourbie… En tout, 7 000 km de rivière font le bonheur aquatique de l'Aveyron.

L'aventure de l'équipement hydroélectrique est venue ajouter à ce patrimoine celui des lacs : Sarrans, Golinhac, Maury, Couesque, Catelnau-Lassouts, les Galens, Pont-de-Salars, Bages, Villefranche-de-Panat, Saint-Amans, Le Truel, Lacroux…

Et le géant du Lévézou, Pareloup (la plus grande retenue artificielle du sud de la France) et ses 1 200 hectares d'altitude.

La gamme est complète et les activités que l'on peut pratiquer sur les rivières et les lacs du département également.

Les pêcheurs n'y ont que l'embarras du choix, que ce soit en carnassiers (sandres, brochets), pour la carpe, la truite, le gardon, l'ombre… Et peut-être un jour le saumon, dont l'opération de réintroduction est en cours sur le bassin de la Garonne.

Quant aux sports nautiques, là aussi la gamme est complète avec canoë-kayak, planche à voile, ski nautique, voile…

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Publié le 08/06/2011 15:23 | La Dépêche du Midi

Bœuf fermier Aubrac : un label rouge racé

L'association Bœuf fermier Aubrac, présidée par M. Bonal, a été créée en 1996 non pas exclusivement par des éleveurs mais également par un boucher - Lucien Conquet de Laguiole - et un abattoir - Bigard, à Castres.

Le cahier des charges qui est alors élaboré est destiné à garantir au consommateur une viande label rouge issue d'un mode d'élevage traditionnel.

Les fermes doivent se situer à plus de 800 mètres d'altitude ou faire transhumer les bêtes qui sont toutes de race aubrac pure. L'alimentation est évidemment réglementée : à base de foin ou de pâture complémentée en céréales en période de finition, sans maïs ni ensilage. Les conditions de logement des animaux - respectueuses de leur bien-être - sont, elles aussi, précisées… Ce ne sont là que quelques-uns des points écrits noir sur blanc.

Les bêtes sont abattues entre 30 mois et 9 ans, femelles comme mâles. La viande ne peut ensuite être commercialisée sous le label qu'à certaines conditions vérifiées après l'abattage.

Puis, vient le tour des bouchers qui, tous, ont signé un contrat, une attention particulière étant portée à la durée de maturation. Le label Bœuf fermier Aubrac, c'est donc le fruit du travail de toute une chaîne dont chaque maillon s'est engagé et respecte les conditions de cet engagement.

Les fermes doivent se situer à plus de 800 mètres d'altitude ou faire transhumer les bêtes pour avoir le label.

500 éleveurs

En 2001, ils étaient 221 éleveurs de Bœuf fermier aubrac. Aujourd'hui, ils sont quelque 500. En 2010, le cap des 1 500 animaux par an a été franchi. Soit une évolution de plus de 24 % entre 2009 et 2010. Mais il ne suffit pas de produire ; encore faut-il vendre cette viande. Outre des artisans bouchers dans l'Aveyron, le Cantal, la Lozère mais aussi en régions parisienne et lyonnaise, les magasins Auchan proposent le Bœuf fermier Aubrac (liste des points de vente sur le site internet). Les éleveurs sont doublement impliqués car ils participent à des animations en magasin. Le marché, très porteur, autorise une grille de paiement des éleveurs qui a tiré les prix vers le haut pour toute la race et donne un peu de visibilité aux agriculteurs.

Revers de la médaille de ce succès : l'association a du mal à approvisionner les bouchers tout au long de l'année.

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Publié le 08/06/2011 15:23 | La Dépêche du Midi

Recette : faux-filet au beurre rouge

Pour 4 personnes

Éplucher et ciseler 5 échalotes. Les mettre dans une casserole avec 1 dl de vin de Marcillac et 2 pincées de poivre. Porter à ébullition et faire réduire jusqu'à une cuillerée à soupe de liquide. Baisser le feu et incorporer 250 g de beurre froid petit à petit à l'aide d'un fouet pour créer une émulsion. Le mélange ne doit jamais bouillir. Saler et réserver au bain-marie.

Cuire à votre goût les deux tranches de faux-filet (1 kg en tout) de Bœuf Aubrac dans une poêle bien chaude. Saler et poivrer la viande qui doit reposer 5 minutes à l'entrée du four chaud sur une assiette retournée dans un plat.

Couper la viande en tranches régulières. Déposez-les dans quatre assiettes chaudes avec un peu de beurre rouge et quelques pommes de terre sautées assaisonnées de thym et de gousses d'ail en chemise.

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Publié le 08/06/2011 15:08 | La Dépêche du Midi

Au pays des sources

La Lozère porte bien son surnom de Pays des sources. Y coulent en effet plus de 2 700 kilomètres de torrents et rivières, qui alimentent trois bassins : la Loire, avec l'Allier et le Chapeauroux, la Garonne avec le Lot, le Tarn et la Truyère, le Rhône et la Méditerranée avec les Gardons cévenols, le Chassezac, l'Altier. La Lozère dispose ainsi d'un potentiel exceptionnel, tout entier ouvert à l'accueil des pêcheurs de toute provenance. C'est pourquoi a été imaginé et pensé le concept de « pêche autrement ». Il se justifie par de nombreux atouts comme l'ouverture des rivières sur l'ensemble du département, la réciprocité des associations de pêche sur la quasi-totalité des cours d'eau, les 2 700 km de rivière en 1e catégorie, les nombreux parcours « No Kill » dont le lac de Charpal (190 ha), la diversité des cours d'eau et des reliefs, une eau de qualité qui font de ce département, le terrain de jeu idéal pour tous les amoureux de la pêche. De plus, les techniciens des maisons pêche et nature sont au service des amateurs de pêche.

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Publié le 08/06/2011 15:07 | La Dépêche du Midi

Les bateliers des Gorges du Tarn

Évidemment, on peut parcourir les Gorges du Tarn en voiture. Mais les visiter en barque, c'est se donner la possibilité de les découvrir d'une manière parfaitement cohérente avec le milieu et dans une dimension insoupçonnée.

Il y a cent cinquante ans, les premiers touristes qui font alors figure d'explorateurs arrivent dans les Gorges du Tarn par la nouvelle ligne de chemin de fer Paris-Béziers. Ils demandent aux gens du pays l'autorisation de monter dans les barques pour « aller voir » et descendre la rivière jusqu'aux grandes falaises - les détroits. La descente en barque touristique est née.

Il existe alors une multitude de barques en bois de formes différentes dans chaque village des Gorges. Elles sont utilisées comme moyen de transport pour aller d'un village à l'autre mais aussi pour travailler la vigne et même pour pêcher au filet ou à l'épervier. À la fin du XIXe siècle, ces embarcations ne sont pas adaptées au tourisme et l'on voit bien souvent des dames en grande tenue assises dans les bateaux sur des chaises de cuisine…

Aujourd'hui, il en est bien autrement. Visiter les Gorges du Tarn avec un batelier, ce n'est pas seulement se promener au fil de l'eau. C'est aussi bénéficier de la visite guidée d'un site naturel et d'un cadre exceptionnel. Dans le village de la Malène, les bateliers proposent une balade de huit kilomètres d'une heure environ, ceci d'avril à octobre.

Selon la saison et les conditions d'ensoleillement, de température, de possibilités d'observer faune et flore dans un biotope exceptionnellement préservé, et afin de pouvoir profiter au mieux de la descente, il est vivement conseillé de contacter les bateliers qui indiqueront les meilleurs créneaux horaires.

À la fin de la descente, les visiteurs sont conduits à la Malène en navette.

Le belvédère des vautours

Le vautour est indissociable des falaises des gorges du Tarn et de la Jonte. A la fin du XIXe siècle toutefois, l'évolution de la société et les nouveaux moyens mécaniques et chimiques de destruction provoqueront la disparition des vautours qui intervient au milieu du XXe siècle.

Leur réintroduction a débuté par une première volière, construite en 1970. Ce fut un échec dont des enseignements furent tirés. Et en 1980, le premier jeune naît en captivité. La colonie actuelle compte plus de 200 oiseaux. La Ligue de Protection des Oiseaux propose des sorties organisées sur le thème « vautours et falaises ». Une manière passionnante de découvrir la vie extraordinaire de ces grands planeurs des Gorges de la Jonte

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Page réalisée à partir du site ladepeche.fr

(Guide de l'été 2011)

 

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