GRAND SUD

Stations des Pyrénées : ouverture 2010 (1)

Publié le 17/03/2009 16:22 | Th. J.

Vallée d'Aure : La fermeture du tunnel d'Aragnouet-Bielsa pénalise les stations


Piau a ressenti, dimanche, une baisse de fréquentation de la clientèle espagnole. Photo DDM, Joël Boyé

La fermeture, même partielle, du tunnel d'Aragnouet-Bielsa, « c'est toujours un peu pénalisant. Même si cela a moins de conséquences lorsque l'on ne se trouve pas en période de vacances des Espagnols. Ce sont toutefois des contraintes supplémentaires pour les stations des vallées d'Aure et du Louron », explique Michel Pélieu, président de la société d'économie mixte d'aménagement de Peyragudes et vice-président du conseil général, chargé des routes.

« Maintenant, il a tellement neigé et il fait 12° à 2.000 m. Il fallait prendre des précautions. La fermeture du tunnel, c'est l'affaire de quelques jours », ajoute Michel Pélieu. « C'est difficile à dire si la fermeture du tunnel nous a fait perdre de la clientèle ce week-end. On a eu beaucoup d'Espagnols sur la station, venus pour le week-end », confie Alexandre Goyet, directeur Altiservice Saint-Lary.

« Globalement, on a fait un bon week-end. Samedi, on a eu beaucoup d'Espagnols. En revanche, on a ressenti la fermeture du tunnel le dimanche, avec une baisse de fréquentation de la clientèle espagnole. Là, on arrive sur un week-end espagnol, du 19 au 23, pour la mi-carême », confie Blandine Vernardet, directrice de Piau.

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Publié le 09/09/2010 11:32 | Thierry Jouve.

Piau-Engaly : Le Campbielh mis en ligne


Les employés de Mécamont fixent la potence du pylône n° 4 - il y en a 11 - du nouveau télésiège que vient d'héliporter le Super-Puma./Photo DDM Laurent Dard.

Le Super-Puma d'Héliswiss présente la potence du pylône n° 6. Sur le tube, les cordistes de l'entreprise Mécamont s'apprêtent à la réceptionner et à la fixer. Mais la charge est trop lourde, environ 3,6 t. Trop dangereux. Au niveau de la mer, le puissant hélicoptère peut porter jusqu'à 4 t. Mais l'altitude et la chaleur limitent sa capacité de charge. L'engin redescend sur les parkings de Piau. Et il remonte quelques minutes plus tard avec la potence allégée d'un train de balancier, soit 800 kg.

Encore deux rotations et l'héliportage de la ligne du nouveau télésiège de Campbielh est terminée. « Dans ce type d'opération, la communication entre le pilote et les équipes au sol est primordiale », explique Nicolas Blanchard, de l'entreprise Mécamont. L'absence de vent et un grand beau temps ont favorisé l'héliportage. Il s'agit ensuite d'ajuster l'alignement des pylônes, de serrer les boulons, puis de dérouler le câble de la nouvelle remontée. Les gares, elles, seront installées au moyen d'une grue.

2.000 skieurs à l'heure

Ce nouveau télésiège remplace deux vieux appareils, le Clôt et le Cantoural, peu confortables et peu rapides (temps de montée de 15 minutes). Long d'un peu moins de 1.000 m, le Campbielh va arriver à 2.200 m, à peu près au milieu, des deux remontées démontées. « Nous récupérons une partie de la ligne du télésiège de Piau 4 places à pinces fixes. Le constructeur, Poma, nous a proposé de l'adapter et de le transformer, d'ici deux ans, en télésiège débrayable 4 places. Dans sa configuration actuelle, la nouvelle remontée aura un débit de 1.800 à 2.000 personnes à l'heure et un temps de montée de 8 minutes », explique Blandine Vernardet, directrice de la station de Piau. Ce sont donc trois remontées qui ont été démantelées et remplacées par une seule. L'investissement se monte à 2 M€.

« Cela nous permet de gagner des zones de ski. Le nouveau télésiège va desservir trois zones de ski de tous niveaux : le secteur freeride « Lagopède », le secteur Badet. Nous créons une nouvelle piste dans la zone du Col. Cela devrait nous permettre d'avoir une meilleure répartition des flux de skieurs », estime Blandine Vernardet. Snack d'altitude bio au col avec vue panoramique, de nouvelles barrières à vent et aires de pique-nique, voilà les autres principaux aménagements de Piau pour la saison prochaine.

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Publié le 09/09/2010 11:32 | Th. J.

Domaine du Tourmalet : Coume-Lounque desservi par un télésiège


Héliportage d'un tube de l'un des pylônes du nouvel appareil./Photo DDM

Le même jour, le Super-Puma d'Héliswiss a également hélitreuillé le nouveau télésiège du secteur de Coume-Lounque, au Domaine du Tourmalet. En fait, il s'agit du transfert du télésiège 4 places à pinces fixes de Hount-Barrade. Sa nouvelle installation raye du domaine les deux anciens téléskis. « Nous récupérons ainsi de la surface skiable et allons créer une ou deux pistes supplémentaires. Cela va améliorer le confort des skieurs et accroître le débit. Avec deux téléskis, on était à 5.000 skieurs/jour. Avec le télésiège on sera à 10.000 skieurs ». Bernard Malus, directeur du Tourmalet, rappelle que le « nouvel appareil » dessert aussi deux pistes phares de la station « Coume-Layse » et « La Coume ».

L'investissement se monte à 1,8M€.

Dans les Hautes-Pyrénées, avec le TS de Campbielh à Piau, ce sont les deux seules « nouvelles remontées » pour cette saison.

Sur la chaîne, les stations de Gourette (64) et Luchon-Superbagnères réalisent chacune une nouvelle remontée mécanique.

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Publié le 13/09/2010 10:24 | A. Maillé.

Saint-Lary enfin contourné


Entourée de Jean-Henri Mir, Maryse Beyrié et Michel Pelieu, Josette Durrieu inaugure la nouvelle voie./ Photo A.M.

La déviation de Saint-Lary, très attendue par les habitants, qui doit désengorger le trafic vers l'Espagne et les stations de ski, a été inaugurée.

Le tronçon de route à double voie, de 375 mètres de long, entre la route départementale 929 et la RD 19, qui vise à faciliter le contournement de Saint-Lary, a été inauguré, en présence de Josette Durrieu, la présidente du conseil général, avec à ses côtés Jean-Henri Mir, le maire de Saint-Lary ; Maryse Beyrié, la conseillère générale de Vielle-Aure, et Michel Pelieu, le vice-président du conseil général en charge de la voirie départementale, ainsi que de nombreux maires et élus des communes voisines.

Au-delà la création de cette nouvelle voie, des travaux importants ont été engagés par le conseil général et la commune. Dont la création de 3 carrefours giratoires et la modification de celui du quartier Sainte-Marie. Ces travaux, d'un montant de 1.450.000 € (dont 40 % pour les acquisitions foncières), s'inscrivent dans le projet d'aménagement global de la RD 929 - Josette Durrieu l'a précisé - depuis les virages de Chelan, dans le Gers, à la frontière espagnole. Une nouvelle voie qui doit permettre le désengorgement important du trafic routier dans la traversée de Saint-Lary-Soulan, pour un accès direct aux stations de ski de Saint-Lary et Piau-Engaly, de même qu'à l'Espagne toute proche.

Équipement très attendu

La commune de Saint-Lary a pris en charge 116.407,40 € au titre des aménagements urbains relevant de sa compétence.

Tous les élus présents qui ont pris la parole se sont félicités de l'aboutissement de ce chantier pour un équipement tant attendu.

Pour autant, Jean-Henri Mir, le maire de Saint-Lary, s'est encore inquiété de la traversée de sa commune par cet axe très fréquenté et a appelé de ses vœux à la création d'une vraie déviation, rive gauche de la Neste. Il s'est aussi inquiété de l'avancement du projet de la déviation de Cadéac, ce point noir sur le trajet transfrontalier entre le plateau de Lannemezan et l'Espagne, dont la réalisation reste encore lointaine et incertaine.

À ce sujet, Josette Durrieu a indiqué que le conseil général pousse le dossier, soulignant que, du fait des procédures administratives complexes, la déclaration d'utilité publique pourrait intervenir fin 2012, pour un début des travaux en 2015 et une mise en service aux alentours de 2017.

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Publié le 19/09/2010 03:47 | LaDepeche.fr

Peyragudes : Cette nouvelle route améliore la sécurité

Michel Pelieu, président de la Semap : «Faire plus avec moins»./ Photo DDM Thierry Jouve

« La route nous a coûté moins d'1 million d'euros. Je l'ai piqueté moi-même. On a été maître d'ouvrage et maître d'œuvre sur cette opération. Un bureau d'étude nous l'avait chiffrée à 3 M€. » Michel Pélieu, président de la Société d'économie mixte d'aménagement de Peyragudes (Semap), a mis une nouvelle fois en œuvre la méthode maison qui consiste à « faire plus avec moins », une variante du système D.

Trois kilomètres avant le sommet du col de Peyresourde, la nouvelle route d'accès à la station débute au lieu-dit « Pla l'Oudic ». Longue de 2,7 km, elle diminue de 1,7 km la montée à Peyragudes. « Cette nouvelle voie est exposée plein sud et va nous permettre de fiabiliser l'accès à la station par tout temps. La route initiale rendait plus difficile la viabilité hivernale. Le courant d'air, en haut du col, favorisait l'accumulation de neige. La nouvelle voie va améliorer la sécurité des usagers.

En cas de tempête, elle permettra aussi d'évacuer la clientèle. Elle offre une perception visuelle de la station et du domaine. Par ailleurs, elle dessert le hameau de Balestas et apporte une plus-value à ses commerces. Enfin, elle rapproche la station de la vallée », vante Michel Pélieu.

Ascenseur vallée avant 2 014

Relier la vallée et la station, c'est aussi l'objectif du projet d'ascenseur valléen sur lequel planche Peyragudes. Le projet se composerait de deux tronçons qui fonctionneraient de manière indépendante. La télécabine partirait depuis une gare lacustre sur le lac de Génos-Loudenvielle, pour arriver à une gare intermédiaire installée à Balestas. Le deuxième tronçon arriverait en pied de piste, en connexion avec le télésiège du Serrias. « Il faut que l'on réalise cet ascenseur avant 2 014 », programme Michel Pélieu.

Pour l'heure, les employés de la station refont la quasi-totalité des cabanes en bois, à l'arrivée des remontées mécaniques, détruites par la tempête Xynthia. Afin de résister à des vents violents, elles sont reconstruites en pierres avec menuiseries aluminium. Elles ont un cachet pyrénéen. Thierry Jouve

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Publié le 13/10/2010 11:43 | C. E.

Cauterets : La station prête pour la saison


Avec le yeti, c'est la garantie d'un séjour réussi.

Fidèle à sa tradition, la station de ski de Cauterets sera la première station de la chaîne à ouvrir son domaine skiable le 27 novembre prochain, et ce jusqu'au 25 avril. Cette année encore, il y a eu de gros changements. Au niveau de l'accueil du public, la gare d'arrivée de la télécabine a été modifiée afin d'offrir des locaux neufs et mieux adaptés aux skieurs et à leurs familles. Au niveau des pistes, un gros effort a été fourni pour la clientèle débutants. En effet, l'espace débutants a été doublé !

Mais ce n'est pas tout. Avec l'intégration de Cauterets dans la société N'Py, l'offre commerciale s'est agrandie. Grâce à la vente en ligne, il vous est désormais possible de passer commande pour vos forfaits et de recevoir ces derniers soit à votre domicile, soit directement chez l'un des partenaires de la station.

Bien évidemment, pour les titulaires d'une carte rechargeable, il sera possible de prendre son forfait directement via son téléphone ou internet, sans avoir à faire la queue. La grande nouveauté de 2011 est le forfait grand ski by N'Py. Ce forfait de 6 jours vous permet d'accéder à pas moins de 200 km de pistes sur les 4 domaines de la vallée du pays des gaves. Avec l'ouverture du somptueux établissement thermoludique des Bains du rocher, le forfait aquaschuss (forfait de ski plus entrée au centre) prend une autre dimension. De même, avec le passage en haute résolution des webcams du cirque du Lys et du Pont-d'Espagne, votre visibilité sur les domaines sera d'une rare précision.

Dans l'attente des premiers flocons, vous pouvez d'ores et déjà profiter de la promotion sur la vente des forfaits saison jusqu'au 14 novembre (www.cauterets.com).

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Publié le 14/10/2010 14:02 | LaDepeche.fr

Passer une nuit au Pic du Midi


Sur la terrasse, en attendant le coucher du soleil.

Passer une nuit au pic du Midi afin de vivre l'atmosphère particulière de ce lieu unique voué à l'observation du ciel, c'est possible ! après avoir rejoint en téléphérique, depuis la station de LaMongie, cet emblématique sommet des Pyrénées qui culmine à 2.877 m, vous serez littéralement époustouflés ! Une fois sur les terrasses, laissez-vous (vous n'avez pas le choix) captiver par le paysage qui s'offre à vous. Si le ciel est dégagé, vous dominerez, à perte de vue, le massif pyrénéen. Lorsque vous en aurez pris plein les yeux et le cœur, vous vous rendrez au musée pour vous familiariser avec l'histoire du pic. Vous apprendrez ainsi que les matériaux nécessaires à sa construction ont été acheminés à dos d'hommes depuis la vallée de Campan. Laissez-vous ensuite porter par le coucher du soleil. « Splendide, unique et inoubliable », tels sont les mots les plus prononcés par ceux qui ont eu la chance d'assister à ce spectacle exceptionnel. Une belle collation ne sera pas de trop après tant d'émotion et d'air pur. Composé de produits du terroir, ce repas vous permettra de garder l'âme en fête. Un spécialiste de l'astronomie vous emmènera alors à la découverte des étoiles. C'est là que vous rejoindrez la coupole Charvin nouvellement équipée d'un télescope 400 mm Schmidt-Cassegrain. Cette contemplation du ciel, de l'univers, vous fera, c'est sûr, prendre conscience que l'homme est grand et si petit à la fois. Après une nuit bien méritée, vous aurez droit à un lever de soleil sur la chaîne des Pyrénées puis à une visite des différentes coupoles scientifiques toujours en service.

Tarifs

Forfait à 229 € par personne en chambre individuelle et à 349 € pour 2 personnes en couchage double, (8 chambres doubles au maximum sont disponibles). Les draps, couettes et serviettes sont fournis. Coin toilette dans la chambre, douches et WC sur le palier.A la différence d'un hôtel, les chambres sont celles traditionnellement utilisées par les chercheurs. Toutes les chambres ont une vue imprenable sur la chaîne des Pyrénées

Tout schuss !

Partir à la neige dans les Pyrénées, c'est l'assurance de trouver ski à son pied. Autrement dit, de trouver une station à même de vous contenter. Les amoureux de calme et de glisse nordique opteront pour le Val d'Azun ou Nistos, dans les Hautes-Pyrénées. Dans ce même département, les casse-cou apprécieront tout particulièrement les snowpark du domaine du Tourmalet et celui de Saint-Salary. Cette dernière station est d'ailleurs labellisée Famille plus montagne. C'est-à-dire qu'elle s'est engagée dans une démarc he visant à rendre plus sympa le séjour à la neige avec des enfants. C'est idéal pour les parents et les grands-parents. La station propose aussi des formules ski-thermalisme. Peyragudes, à cheval sur la Haute-Garonne et les Hautes-Pyrénées, se révèle tout aussi intéressante pour les skieurs de tous âges. Balnéa, son centre de balnéothérapie s'affichant comme l'un des meilleur du genre.

Météorologique > Puis astronomique.

L'histoire scientifique du pic du Midi, avant d'être astronomique, fut météorologique. Dès 1774, MM. Monge et Darcet montent au pic pour y étudier la pression atmosphérique et qu'en 1873, le Général de Nansouty y installe une station météorologique provisoire d'où il mesure la pression, la température, l'humidité et différentes autres données intéressant la météorologie. La station météorologique est aujourd'hui intégrée au réseau Météo France. Les premières activités astronomiques ne commenceront qu'en 1884. Il y a ici une exceptionnelle transparence de l'atmosphère.

Hautacam > Le ski tiré par un cheval.

Adeptes du ski, amoureux des grands espaces et des chevaux, vous serez séduits par le ski joering cette discipline nordique qui consiste à s'adonner à la glisse tiré par un cheval. Cette activité, fortement appréciée, des enfants comme des adultes, se déroule en carrière fermée ou sur les pistes damées.

Hébergement > Promotions.

De nombreuses agences et centrales de réservations de stations de sports d'hiver accordent des réductions lorsqu'elles disposent encore de logements. N'hésitez pas à demander !

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Publié le 17/10/2010 03:47 | LaDepeche.fr

Villeneuve-de-Rivière : Au Parc des expositions, le premier salon de la montagne Pyrénées


Entre autres animations, le simulateur de surf connaît un beau succès d'affluence./ Photo DDM Jal

Depuis jeudi, le parc des expositions de Saint-Gaudens accueille le premier salon montagne Pyrénées. De Collioure à Hendaye c'est toute la richesse du massif qui affiche sa diversité.

Quatre-vingt exposants sont présents sur le site, dont les plus importantes sociétés en matière d'équipements de stations de ski. L'Andorre est l'invité d'honneur d'une manifestation qui se veut à la fois très professionnelle mais, aussi ouverte au grand public.

De nombreuses animations

C'est ainsi que de nombreuses animations sont proposées durant ces quatre jours avec la possibilité de goûter aux joies de la glisse grâce à un simulateur de ski et de surf de neige. Une piste de luge de 25 mètres avec 3 couloirs, un mur d'escalade de 6m50 de hauteur avec 6 voies, un circuit buggys et quads, un parcours aventures font la joie des plus jeunes. Aujourd'hui un vide grenier du montagnard permettra d'échanger ou de vendre du matériel de montagne et plusieurs groupes folkloriques viendront apporter la touche de tradition à ce premier rassemblement pyrénéen.

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Publié le 22/10/2010 08:57 | LaDepeche.fr

Ustou : Deux records de France pour la piste luge été-hiver de Guzet


Une partie de la piste : en haut, une sortie de tunnel./Photo DDM.

La piste de luge été-hiver de Guzet pourra s'enorgueillir d'un double record de France : la plus longue, 1 700 m, et le plus fort dénivelé, 350 m.

Cette réalisation qui devrait être opérationnelle pour le début de la saison hivernale, sauf difficultés météorologiques, a été confiée à une société autrichienne. La communauté de communes du canton restant maître d'ouvrage.

On écoute le président Julien Souquet : « Les premières études datent de 2005, le début des travaux d'un mois environ. Ce projet, qui devrait profiter à l'ensemble de la vallée et du Couserans, se chiffre à 2 millions d'euros, subventionné à 63 % par plusieurs organismes ou collectivités, le plan de revitalisation du Couserans, l'Etat, l'Europe, la région, le département et la CDC ».

Sur le site, un serpentin métallisé, scintillant au soleil, contraste avec les couleurs automnales.

On devine l'entrée et la sortie d'un tunnel (il y en aura quatre, de 3 m de diamètre), l'emplacement d'une passerelle. Des aménagements nécessaires vu la proximité de la piste de ski. Les télésièges étant utilisés pour la remontée des luges, ce qui permet de proposer une descente de cette longueur, contrairement aux crémaillères, qui restent en circuit fermé.

Le maire d'Ustou, Alain Servat, revient avec une fierté légitime sur le projet : « Bien qu'elle possède de nombreux atouts, la station devait se diversifier, proposer des activités à l'année. La luge été-hiver est la première étape, la plus importante, bien sûr. Grâce aux conseils éclairés de Frédéric Moncassin, le VTT trouvera sa place dès l'été 2011 avec des pistes de descente et de bosses (bike park). Je voudrais ajouter l'exemplaire complémentarité entre les deux volets, ludique et économique. Ces activités diversifiées, ininterrompues, qualifiées d'« après-ski » l'hiver, devraient permettre la pérennisation des emplois autrefois saisonniers, booster les commerces de proximité ».

Un projet qui semble faire aussi l'unanimité… une autre performance.

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Publié le 29/10/2010 10:02 | LaDepeche.fr

Mijanès : Un emploi de cuisinier à pourvoir cet hiver


Snack Latrabe : un vrai restaurant au pied des pistes de Mijanès./Photo DDM.

Les gens qui viennent à la neige à la station de ski de Mijanès-Donezan pour y partager les joies de toutes les glisses en famille ou entre amis y retrouvent une grande convivialité. Et convivialité en France rime avec bonne table.

Depuis deux ans, Anne Marinosa assure la gestion du snack-restaurant Latrabe. Si les amateurs de neige apprécient sa table, on vient aussi à son restaurant simplement pour le « bien manger » car si on y trouve une grillade, un sandwich potentiellement vite avalés, on y déguste aussi plats de poisson, sauces, petits légumes fort bien accommodés, petits desserts, cafés gourmands maison… Un vrai plaisir.

Mais à la veille de la saison 2010-2011, son chef de l'an passé ayant pris un travail à l'année, Anne Marinosa recherche un cuisinier pour cet hiver. Avec pour objectif de satisfaire autant que par le passé les habitués, de se faire plaisir en cuisine et de faire venir de nouveaux clients bien sûr.

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Publié le 29/10/2010 08:18 | Jérôme Schrepf et Serge Bardy

Pyrénées, terre d'avenir?


C'est l'explorateur Jean-Louis Etienne qui préside l'Observatoire pyrénéen du changement climatique./Photo DDM, Nathalie Saint-Affre

Luchon accueillait hier la Communauté de travail des Pyrénées, structure transfrontalière regroupant quatre régions françaises, trois espagnoles et Andorre. Objectif de cette coopération : protéger et développer le massif.

S'il faut reconnaître un mérite à Martin Malvy, assumant la présidence tournante de la Communauté de travail des Pyrénées (CTP) (1), c'est sans doute celui d'avoir dépoussiérer la CTP. Créé en 1983, elle est longtemps demeurée une assemblée confidentielle servant à distribuer les fonds européens. Transformée depuis 5 ans en Consortio, entité juridique espagnole opérationnelle depuis l'an dernier permettant la gestion directe de ces fonds européens, la CTP a changé de braquet. Elle gère en direct 160 millions d'euros de fonds européens alloués à un catalogue de 95 projets transfrontaliers qui pèsent au final quelque 300 millions d'euros. De projets très divers allant de la promotion de la viande bovine, à la coopération entre forces de gendarmeries, en passant par la mise en commun d'outils de gestion forestière, la construction d'hôpital, le percement de tunnel, la synergie aéronautique ou encore la recherche génétique. Chacun de ces projets impliquant au moins deux régions de chaque côté de la frontière. « Ma volonté c'est que la CTP devienne une vraie structure de développement, une sorte de Pyrénées avenir », confiait hier Martin Malvy. « C'est dans cette logique que nous lançons l'opération 2011, année des Pyrénées, pour développer l'image et la notoriété des Pyrénées en France, en Espagne mais aussi en Europe. Un espace Pyrénées sera présent au salon du tourisme de Londres en novembre 2011. »

L'autre outil symbole de la présidence Malvy c'est le fameux Observatoire du changement climatique (lire ci-contre). « Ses résultats vont nous servir à bâtir un programme politique basé sur le développement durable. Nous demanderons à l'Europe de nous aider à financer des projets pour la période 2013-2020, que ce soit dans le domaine de la formation, de l'artisanat ou encore des transports. L'Europe va se tourner de plus en plus vers de grandes entités géographiques comme l'Atlantique ou la Méditerranée. Il faut que les Pyrénées soient un trait d'union entre ces deux grands axes. La Communauté de travail des Pyrénées doit jouer ce rôle-là. Y compris dans des dossiers aussi sensibles et cruciaux que les lignes à grande vitesse, la traversée des Pyrénées ou les dessertes aériennes. »

Un avis unanimement partagé par les représentants des régions siégeant à la CTP, dont le secrétaire général de l'action extérieure du Pays Basque, Guillermo Echenique : « Nous sommes à un moment historique. Si les Pyrénées veulent exister entre mer et océan, notre alliance doit maintenant définir une véritable stratégie à tous les niveaux. » Le plus dur commence. Jérôme Schrepf

(1) La CTP est composée de quatre régions espagnoles (Pays Basque, Navarre, Aragon, Catalogne), de l'Andorre et de trois régions françaises (Aquitaine, Midi-Pyrénées et Langedoc-Roussillon).

Réchauffement climatique : «25% de perte pour les stations en 2025»

Composé de chercheurs (climatologues, géographes, botanistes, etc.) et chargé de mutualiser les connaissances existantes sur les impacts du changement climatique, d'analyser les données (181 études ont été répertoriées), de diffuser les infos et de faire des recommandations, l'Observatoire après 9 mois d'existence seulement a déjà accouché de quelques chiffres pas vraiment encourageants. Concrètement, les prédictions de hausse de température moyenne de 2 °C signifieraient, par exemple, à l'horizon 2025 (dans 15 ans !), un quart de chiffre d'affaire en moins pour les stations de ski de moyenne montagne : on perdrait en effet entre 30 et 49 jours d'enneigement par an, surtout sur la partie centrale et orientale espagnole. Au même horizon de 15 ans, il faudrait s'attendre à une baisse de 11 % des débits d'étiage (le débit moyen le plus bas d'un cours d'eau), sur l'ensemble du bassin Adour-Garonne. Avec en parallèle une augmentation des besoins en irrigation de certaines cultures de l'ordre de 10 %, et plus vraisemblablement 20 % pour le maïs.

« Nous avons ouvert la porte du frigo »

À tous les étages, les statistiques sont édifiantes. Depuis 1850, c'est 85 % des glaciers pyrénéens qui ont disparu. Météo France indique que la température moyenne s'est réchauffée d'1,1 °C sur la chaîne au cours du XXe siècle. L'INRA montre de son côté la remontée des espèces végétales de 3 mètres par an : en 20 ans, entre 1973 et 1993, on a mesuré une remontée de plus de 64 mètres pour les espèces forestières. L'agence européenne de l'environnement estime, elle, par exemple, que si rien n'est fait pour changer la donne, 60 % des espèces végétales montagnardes sont menacées d'extinction d'ici la fin du XXIe siècle.

L'Observatoire Pyrénées du changement climatique rendra son premier rapport en février, présenté par son président, Jean-Louis Étienne : « Nous avons ouvert la porte du frigo et le froid polaire va progressivement manquer pour compenser la chaleur tropicale », estime ainsi l'explorateur tarnais. J.Sch.

Témoin : Michel Pélieu, premier vice-président du conseil général des Hautes-Pyrénées

«L'union fait la force»

Quels sont, selon vous, les enjeux qui préfigurent l'avenir de la chaîne pyrénéenne ?

Tout ce qui favorise le rapprochement des versants espagnols et français des Pyrénées me paraît constituer un des enjeux essentiels de l'avenir du massif. Bien sûr, le tourisme, le pastoralisme, l'élevage, l'entretien de l'espace.. bref, ce qui fait l'attrait des Pyrénées doit être maintenu et développé, mais il faut s'appuyer sur cette coopération transfrontalière.

Vous évoquez une coopération transfrontalière à l'échelle européenne ? Pour quelles raisons ?

Je vais vous citer un exemple : à l'époque, le tunnel d'Aragnouet-Bielsa et ses accès étaient gérés pour une moitié par l'Aragon, l'autre moitié par le département des Hautes-Pyrénées. Cela ne marchait pas, ou mal. J'ai demandé que l'on crée un «consortio», une structure juridique entre les deux partenaires. Grâce à cela, nous avons mis en place un gestionnaire unique et pu bénéficier de crédits européens pour moderniser cet outil de désenclavement. Nous avons investi 17 millions d'euros, dont 65 % financés par des crédits Interreg 4. L'union fait la force. Je suggère d'ailleurs une coopération entre les versants français et espagnols, depuis l'Atlantique jusqu'à la Méditerranée, pour développer une campagne de notoriété qui soit de dimension européenne, voire mondiale. Il faut assurer la promotion du massif dans sa globalité, ses richesses, ses grands sites, son patrimoine. Il peut rivaliser avec d'autres.

Quels sont les écueils à éviter ?

Au moment où l'argent public devient rare, il faut investir dans ce qui créé de la valeur ajoutée. Attention à la dispersion, à la multiplication, à l'empilement des projets. Les dossiers doivent, me semble-t-il, favoriser la coopération transfrontalière, participer au désenclavement routier, être porteurs de réelles ambitions pour les Pyrénées. (Recueilli par Serge Bardy)

Les Espagnols veulent franchir la montagne

Dans un contexte de crise ressentie encore plus fortement côté espagnol que côté français, les perspectives de développement économiques d'un territoire comme les Pyrénées sont considérées avec les yeux de Chimène par nos voisins de l'autre versant.

Pour Alberto Catalan, porte-parole du gouvernement de la Communauté autonome de Navarre qui prendra la présidence de la Communauté de travail des Pyrénées en novembre 2011, la question tombe sous le sens : « Pour nous, les Pyrénées sont fondamentaux, ils sont ancrés dans notre histoire. (Il sourit) Nous sommes Espagnols par accident ! Le problème, c'est qu'avec le temps les Pyrénées sont devenus imperméables. Notre travail au sein de la CTP c'est de rendre à nouveau la chaîne des Pyrénées perméable aux échanges commerciaux, aux moyens et aux voies de communication. Le but c'est bien sûr de permettre aux gens de travailler et de vivre ici ». Soucieuse de l'environnement la Navarre revendique 80 % de l'électricité consommée sur son territoire comme provenant d'énergies renouvelables. Elle est à la pointe des projets sur la dépollution des sols, la biomasse ou la valorisation des énergies renouvelables.

Si d'une à l'autre les préoccupations globales de développement économiques sont les mêmes, les particularismes jouent encore. Ainsi le représentant de l'Aragon, Javier Velasco-Rodriguez a-t-il insisté sur l'amélioration du réseau routier : « C'est très facile de passer par les Pyrénées-Orientales ou Atlantiques. C'est beaucoup plus compliqué de traverser le massif par le centre. Il faut très vite améliorer les routes reliant l'Aragon à Midi-Pyrénées. Préserver l'environnement c'est essentiel mais il faut également permettre à la population de rester vivre et travailler dans nos régions. » J.Sch.

Le chiffre : 4 à 12 pour cent> De pertes de production pour la forêt. Selon les modèles climatiques, l'augmentation de la température et du déficit pluviométrique d'ici à 2025 entraînerait un baisse des productions de bois de l'ordre de 12%, plus modérée en hautes altitudes.

« L'Observatoire du développement durable va nous servir à bâtir un programme basé sur le développement durable ». Martin Malvy, président de la Communauté de travail des Pyrénées

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Publié le 04/11/2010 09:08 | Recueillis par Arnaud Paul.

«Le ski de randonnée c'est la liberté»


Sylvio Égéa veut, avec son magazine, positiver l'image du ski de randonnée, moins glamour que le free ride./Photo Stéphane Demay.

Sylvio Égéa qui parcourt les massifs du monde entier skis aux pieds, vient de lancer «Ski Rando Magazine», un journal destiné à promouvoir une certaine idée du ski de randonnée.

Le premier numéro de «Rando Ski Magazine» vient de paraître sur six départements montagneux des Pyrénées et des Alpes. Au sommaire, des reportages avec de superbes photos qui donnent envie d'explorer autrement la montagne hivernale.

Après les films et internet, pourquoi se lancer dans un magazine papier ?

L'idée est venue progressivement. Des amis et moi écrivons des articles pour d'autres magazines. Et on s'est retrouvé avec tout un stock d'articles. Ce magazine, c'est un média supplémentaire. On peut faire la mise en page que l'on souhaite, les photos que l'on veut... L'idée, après, c'est de rendre les supports convergents : dans le magazine, il y aura des codes pour accéder au site internet où on pourra retrouver des vidéos... Ce sera un tout.

En quoi ce magazine se démarque-t-il des autres ?

En France, il n'y a pas vraiment de magazine consacré qu'au ski de randonnée...

Il faut dire que le ski de randonnée a une image moins «glamour» que le free ride...

On imagine plutôt un vieux montagnard. Mais le ski de randonnée, ce n'est pas ça, l'image commence à changer...

Les peaux de phoque, c'est plus fatigant que la dépose en hélicoptère ou depuis les stations...

En ski de randonnée, on peut faire aussi bien qu'avec les déposes en hélicoptère. C'est une autre approche de la montagne hivernale. C'est la liberté de ne dépendre que de son physique. On passe partout par nos propres moyens.

Ce magazine n'est-il pas réservé aux initiés...

Surtout pas. Il s'adresse à tout le monde. Le ski de randonnée peut apparaître comme difficile, dangereux. Nous voulons montrer que c'est accessible. Il y a les infos pratiques, les contacts pour se former ou être guidés à l'étranger et surtout en France... Dans les magazines de ski, les gens rêvent mais se disent qu'ils n'iront jamais dans les endroits montrés. Si, en lisant mon magazine, les gens se disent : pourquoi pas moi alors c'est gagné...

Et ça marche ...

Pour la fabrication et la publicité, je me débrouille tout seul. Les premiers retours sont plutôt bons et encourageants. Les abonnements arrivent. L'idée est d'arriver à payer les articles et de ne pas perdre de sous. Après on verra..

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Publié le 04/11/2010 08:32 | Pierre Mathieu

Pyrénées : Les stations de ski tout schuss !


Davantage de pistes, des forfaits moins chers, des centres de bien-être en plein essor… Les Pyrénées ont le vent en poupe./ Photo archives DDM, Th. Bordas 

La saison 2010-2011 s'annonce plutôt bien. Les réservations sont à la hausse et la grande majorité des stations est prête pour une ouverture « de rodage » le week-end du 27 novembre.

Par nature, le montagnard serait plutôt superstitieux. ça n'empêche pourtant pas Hervé Mairal, le porte-parole de la Confédération pyrénéenne, de se jeter à l'eau. « On a le moral. Comparativement à la même époque l'an dernier, la tendance des réservations est à la hausse. » Deux ans déjà que l'ensemble du massif pyrénéen résiste à la crise. L'enneigement et la fréquentation de l'hiver 2008 avaient été exceptionnels, la saison 2009 tout autant. Cela en dépit des dégâts causés par la tempêteXynthia en février dernier, sur Hautacam notamment, Peyragudes et Superbagnères.

Cette saison, ça se précise un peu plus. Notamment grâce à un calendrier de vacances scolaires de Noël favorable avec des fériés « idéalement » placés - « Pour nous, c'est traditionnellement le rendez-vous le plus important de la saison », explique Hervé Mairal.

Mais surtout, il y a la montée en puissance des espaces de bien-être ou thermoludisme, un secteur aujourd'hui leader en Europe. De ce point de vue d'ailleurs, les stations n'ont pas lésiné sur les équipements. En Ariège, Ax tient toujours la vedette, notamment avec les Bains du Couloubret ouverts il y a un an à peine. C'est simple : on arrête de skier, on descend de la télécabine, on traverse la place d'Ax pour plonger dans des eaux à 34° avec massages à la clé, si affinité. Le scénario est à peu de choses près le même aux Bains du Rocher à Cauterets, à Balnéa à Loudenvielle, au canyon miniature de Saint-Lary, etc.

Enfin, des travaux d'aménagement de remontées ou de nouvelles pistes ont été réalisés comme à Cauterets, Piau, Gourette, Luz Ardiden, le Grand Tourmalet ou La Pierre Saint-Martin.

Les 38 stations de ski pyrénéennes sont en ordre de marche. L'union faisant la force, elles ont choisi d'avancer groupées (lire ci-contre) pour offrir à leurs clients des tarifs préférentiels sur les remontées mécaniques ou l'accès aux outils télématiques.

La saison s'annonce bien d'autant que la neige est déjà présente au-dessus de 2 000m et que le froid est plus précoce que l'an dernier.

De plus, dit-on dans les chaumières, l'hiver au Chili a été exceptionnel cette année. Le montagnard pyrénéen y a toujours vu le présage d'une belle saison pour son massif. Superstition ou fait avéré ? On croise les doigts.

La phrase : « À Noël, Cauterets, Gourette et Barèges ne seront plus qu'à 3 heures de route de Bordeaux grâce à l'ouverture de l'A65 » Hervé Mairal, Confédération pyrénéenne du tourisme

Le chiffre : 660 000 euros > Travaux à Hautacam après Xynthia. Sur un budget global de plus de 2,2 M€ de fonctionnement, la station d'Hautacam a consacré 660 000 € aux travaux de réfection après les dégâts causés par la tempête Xynthia, en février dernier.

Ouvertures : De nombreuses stations ont choisi d'ouvrir le week-end du 27 novembre pour un tour de chauffe avant l'arrivée des Espagnols prévue pour le long week-end de l'Inmaculada -du 4 au 6 décembre. Ce sera le cas de Saint-Lary, Font-Romeu Pyrénées 2000 et Luchon Superbagnères. D'autres, à plus basse altitude, n'ouvriront que le 18 décembre à l'image de Guzet, Gavarnie ou Artouste.

Hautacam : « Tout le monde est au charbon »

Conversation saisie à volée, en arrivant à Hautacam. « Ah pour moi, c'est pas un problème ! Y'a la douche. On met un matelas et je couche là s'il faut », plaide Gilles, l'un des permanents de la station. « Pas question. On n'a pas le droit de dormir ici », lui répond en souriant Patrick Dutemple, président du syndicat mixte du Hautacam… Il apprécie l'engagement, certes, mais n'est pas prêt à jouer avec le règlement.

Mardi après-midi, sur le chantier de la station. Dans un mois pile, on ouvre. Engins de chantier peaufinant les pistes ou pisteurs vissant un bardage de bois… Tout le monde donne un énorme coup de collier. Gilles, qui ne voit que du temps perdu à redescendre le soir dans la vallée, résume un peu l'état d'esprit qui règne. Certes, on est dans les temps, mais il n'y a pas une minute à perdre pour être à l'heure. Impeccables.

« Nos huit permanents font un travail exceptionnel, ils travaillent d'arrache-pied, tout le monde est aux charbons, il n'y a plus ni chef pisteur, ni chef d'exploitation, mais que des maçons, des menuisiers, une équipe qui s'investit à fond pour ouvrir le 4 décembre » explique Patrick Dutemple. Chacun a bien conscience, ici, que cette saison 2010-2011 sera cruciale, pour la station familiale des Hautes-Pyrénées. Car souvenons-nous… 27 février 2010, la tempête Xynthia balaye tout. En moins de deux heures ce soir-là, Hautacam perd plus que sa saison : presque sa station. Toits de la billetterie et des deux restaurants envolés, cabanes volatilisées, téléskis endommagés : le coup est d'autant plus terrible que le Moutain Luge qui, depuis une saison, avait enfin permis à la station de redémarrer après des années de difficulté, est lui aussi arraché.

Fermer et pleurer ? Repartir à fond et sur du neuf, au contraire, a choisi Hautacam. Nouveau resto avec une terrasse en belvédère et 300 places à offrir sur l'un des plus beaux points de vue dominant la vallée d'Argelès, téléski d'Isaby et Mountain Luge refaits, aire de décollage de parapente et de delta agréée handisport et espace nordique rénové… 900 000 € investis et la restructuration de Hautacam a été totale. Mais sans perdre son image. « Car ce que nous voulons, c'est justement garder notre visage de station sympa, pas chère, accueillante et familiale. » souligne Patrick Dutemple.

Une identité qui, avec ses 15 pistes à 1800 mètres pour 16 € la journée, ne se veut évidemment pas concurrente de La Mongie ou Luz, mais qui commence aussi à séduire la clientèle espagnole. à Hautacam, chacun fait le vœu que la neige blanchissant déjà le sommet du Cabaliros en face, descende vite vers les 26 kilomètres de piste du domaine, pour les vacances de « l'Inmaculada », début décembre.

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Publié le 06/11/2010 11:49 | Ch. D.

Aulus-les-bains : Les thermes varient les plaisirs en 2011


Cette année, la saison hivernale de therme débute à partir du 18 décembre./Photo DR

Les Thermes d'Aulus-les-bains rouvrent leurs portes prochainement. L'occasion de présenter leurs nouvelles formules. Ou quand les soins se conjuguent avec ski, accrobranche ou pêche.

L'ouverture de la saison thermale ne se fera que le 25 avril 2011. Que les impatients se rassurent ! La saison hivernale des thermes d'Aulus-les-bains, elle, débute à partir du 18 décembre.

La création de l'année dernière, c'était la formule ski-Aquadétente (anciennement Guzy Bulle), en partenariat avec la station de ski de Guzet. Cette formule est maintenue, et est étendue aux enfants de 5 à 11 ans et aux seniors de 65 à 75 ans.

Au programme donc, une journée de ski à la station de Guzet et en fin d'après-midi, relaxation et détente aux thermes d'Aulus.

En revanche, la nouveauté de cette saison 2010-2011 : le séjour semaine ski-Aquadétente.

Sur le même principe que la journée ski-Aquadétente, ce séjour d'une semaine propose un hébergement en résidence de tourisme et restauration à Aulus. Comptez 365 euros sur la base de deux adultes, forfaits de ski compris.

Ces séjours sont réalisables sur les périodes du 25 décembre au 1er janvier et du 12 février au 12 mars 2011. Pour se les procurer, rendez-vous aux thermes ou à l'office de tourisme du Haut-Couserans.

Pêche, accrobranche et détente

Pour tester les nouvelles formules il faudra cependant attendre l'été prochain.Comme l'année dernière, le produit « ça marche pour ma santé » est toujours d'actualité. La nouveauté, c'est le produit « pêche ». Ce dernier allie plusieurs formules qui s'adaptent à toute la famille. « Ce produit offre la possibilité aux enfants de faire un parcours accrobranche sur le site juste à côté des thermes ou bien de faire une initiation pêche, au père de pratiquer la pêche, et à la mère de profiter du centre de remise en forme » explique Didier Banquet, directeur adjoint des thermes d'Aulus-les-Bains.

D'ici là, les Thermes d'Aulus sont ouvertes cet hiver du lundi au samedi, de 16 heures à 20 heures pour l'espace Aquadétente, et de 14 heures à 19 heures pour l'espace Bien Être. Au programme, bain à 32 °C, jacuzzi, hammam, soins…

Période d'ouverture hiver : du 18 décembre au 2 janvier et du 12 février au 12 mars.

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Publié le 15/11/2010 08:19 | J. -Ch. Thomas

Ax se dote de nouveaux canons


De la poudreuse comme s'il en neigeait./Photo DDM.

La station d'Ax-les-Thermes va se doter de 27 nouveaux canons à neige, ce qui portera à 25% du domaine la zone servie par les enneigeurs. Une garantie supplémentaire de neige avant la saison.

Le rapport d'étude qui a conduit les élus axéens à approuver le projet d'extension du parc de canons à neige est éloquent : « 310 lits environ seront ouverts cet hiver dans la station en résidence de tourisme. Les analyses effectuées par les professionnels sur le massif des Pyrénées concluent à une valorisation moyenne de 600 € de chiffre d'affaires (remontées mécaniques) par saison et par lit. Les gains attendus à Ax sont donc logiquement de 185 000 € par an ». Une manne pour la station avec toutefois une condition pour que tout fonctionne normalement : qu'il y ait de la neige.

Aujourd'hui Ax dispose de 150 enneigeurs qui couvrent 20 % du réseau des pistes. Avec l'ajout de 27 nouveaux canons à neige ce sont 25 % de la station qui seront « couverts ». Et ceci sans coût exorbitant pour les skieurs puisque le forfait n'augmentera que de 0,60 centimes, ce qui situe la station dans la moyenne des sites pyrénéens.

Sur le domaine des Campels

Ce nouvel équipement permettra de connecter la neige de culture du domaine du Saquet à celle du bas des vallons des Campels. « Ce domaine, explique le maire d'Ax, Pierre Peyrone, est la plus vaste des zones de la station. Or, il n'est sécurisé, en terme d'enneigement que dans sa partie basse. Par faible enneigement, sa skiabilité ne peut donc pas être assurée et, toujours dans ce cas, le projet garantit une bonne fluidité en sécurisant toutes les remontées lourdes du domaine. »

Une autre donnée qui a conduit à décider de cet aménagement est l'impact sur l'emploi. En effet, la situation entre un domaine des Campels ouvert ou fermé conduit à un écart d'emploi saisonnier de l'ordre de 20 salariés (remontées mécaniques, pistes, damage, maintenance, billetterie…).

Enfin, le projet de cette installation se veut soucieux du respect de l'environnement : pas de création d'une nouvelle retenue d'eau en altitude, pas de prélèvement d'eau supplémentaire sur les rivières mais piquage sur une canalisation EDF, ouvrages enterrés et mesures d'accompagnement mises en place avec l'Office national de la forêt (création de barrières de protection des zones sensibles, plantation d'espaces qui ne sont pas exploités par la station…).

Voici maintenant une décennie qu'Ax a pris un essor qui en fait une des stations les plus en pointe sur le massif pyrénéen. La télécabine depuis le centre-ville, les aménagements des bâtiments, l'impact donné par les arrivées du Tour de France et maintenant ce développement de la neige de culture sur l'ensemble des secteurs la confortent dans cette position d'un ski respectueux de l'environnement et d'un élément moteur et déterminant dans l'économie de la vallée et, au-delà, du département.

Les nouvelles pistes qui seront enneigées

L'extension du réseau de canons à neige permettra d'enneiger dès cette saison les pistes Savis-Berger et Jonction bleue. Ultérieurement sont envisagés d'être servis par les nouveaux équipements les secteurs Savis, l'espace débutants et la piste Sapins-Manseille. Un total de 24, 46 ha sera couvert.

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Publié le 18/11/2010 08:47 | Gérald Camier

Ski : premières descentes dès la fin novembre


La neige est là, et les préparatifs s'accélèrent pour accueillir les premiers skieurs de la saison ce week-end./ Photo DDM, archives

Les férus de glisse en tout genre vont pouvoir chausser skis et snowboard pour le week-end du 27 et 28 novembre. Les stations de ski des Pyrénées prévoient d'ouvrir juste avant le grand test de l'Inmaculada, du 4 au 8 décembre, qui voit déferler des hordes d'Espagnols sur les pistes. Mais la neige doit être au rendez-vous.

Si le ciel des skieurs est clément, les stations de sport d'hiver pyrénéennes ouvriront leurs domaines le week-end du 27 et 28 novembre. Officiellement, les stations annonceront leur date d'ouverture la semaine prochaine. Toutefois, la neige est déjà présente en montagne, mais s'il en tombait davantage ce serait encore mieux. C'est à peu près les vœux formulés, hier matin, par les responsables des domaines skiables des Pyrénées présents à la Maison de Midi-Pyrénées à Toulouse, invités par la Confédération pyrénéenne du tourisme à venir présenter les grandes lignes de la saison 2010-2011.

« Nous avons enregistré pour l'instant plus de réservations que l'an dernier à la même période », concède Christian Portello, nouveau directeur de l'office de tourisme de Saint-Lary Soulan (Hautes-Pyrénées). Anciennement en poste à Font-Romeu (Pyrénées Orientales), M. Portello revient plein d'espoir du salon de Madrid où, comme d'autres représentants des Pyrénées françaises, il a pressenti les « fortes attentes de la clientèle espagnole ».

Le rush de l'Inmaculada

Il faut dire que, pour les stations du Sud-Ouest, le long week-end du 4 au 8 décembre est traditionnellement un test : c'est le « rush » de l'Inmaculada (Immaculée Conception), la grande fête religieuse. Les Espagnols déferlent en masse sur les pistes des Pyrénées et sont quasiment les premiers à tester le matériel et à goûter la neige. D'ailleurs cette année, ils auront de quoi apprécier les changements. Cet été, presque toutes les stations de ski étaient en chantier.

Résultat : plus de 41 millions d'euros investis dans 26 domaines skiables, de Gourette (Pyrénées-Atlantiques) où les sommes investies sont les plus importantes (plus de 15 millions d'euros) à Formiguères (PA) qui a réalisé pour 20 000 euros de travaux. Près de 44 % de ce financement concernent les remontées mécaniques, 22 % vont aux aménagements de l'accueil du public et 15 % pour les équipements de la neige de culture.

Crise oblige, la clientèle privilégie désormais les courts séjours, estiment les différents acteurs économiques du tourisme hivernal. « Les gens semblent toujours motivés pour réserver et venir en famille, mais en effet les séjours sont plus courts qu'avant », reconnaît Corinne Rives de l'office de tourisme de Super Bagnères.

La garantie neige, « enjeu essentiel »

À l'heure où l'on ne parle que de réchauffement climatique, dans une économie « très soumise aux aléas de la météo et aux conditions d'enneigement, la garantie neige constitue plus que jamais en enjeu essentiel pour le devenir de nos stations », estiment les responsables de stations de ski. Près de 15 % des investissements cette année sont consacrés à la fabrication de la neige artificielle. Pour séduire la clientèle, il faut employer les grands moyens. L'hiver dernier, les remontées mécaniques pyrénéennes ont généré un chiffre d'affaire de 97 millions d'euros. Côté enneigement, comme chaque année, ce sont les stations les plus hautes - Piau-Engaly, Barèges-La Mongie, Peyragudes - qui sont les mieux loties : il est tombé 40 cm mardi.

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Publié le 19/11/2010 11:33 - Modifié le 22/11/2010 à 18:24 | LaDepeche.fr

4 pistes de ski ouvertes dans la station de Porté Puymorens


4 pistes ouvertes dès le 20 novembre à Porté Puymorens (66)

4 pistes ouvertes à Porté Puymorens. La neige est là, les équipes sont prêtes : en avant-première de l'ouverture officielle de la station catalane, fin novembre, Porté Puymorens met en service dès ce samedi et ce dimanche 3 remontées mécaniques qui mènent à 4 pistes de son domaine. Tarif spécial 12€

Page réalisée à partir du site de La Dépêche du Midi

à suivre : Stations des Pyrénées ouverture 2010 (2)

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