Sisqa 2011 :
notre terroir sudiste 5 étoiles !...

Publié le 09/12/2011 08:46 | G.C.

Le salon Sisqa pour une bannière Sud-Ouest France

(Du 08/12/2011 au 11/12/2011)

Redécouverte des produits du terroir pour le président de la Région, Martin Malvy/Photo DDM, Michel Viala

Le président de la Région a annoncé, hier, la création prochaine d'une bannière Sud-Ouest France qui regroupera les produits phares de Midi-Pyrénées. Le 9e Salon de la qualité alimentaire Sisqa est ouvert jusqu'à dimanche au parc des expositions.

Martin Malvy en est convaincu : la création d'une « bannière » Sud-Ouest France pour attirer l'attention des consommateurs vers les produits agricoles et agroalimentaires de la région est une piste de développement économique. Cette annonce a occupé, hier, une partie du discours inaugural du président du conseil régional Midi-Pyrénées au 9e Sisqa, le salon de la qualité alimentaire qui se tient jusqu'à dimanche 11 décembre au Parc des expositions à Toulouse et qui attire tous les ans plus de 80 000 visiteurs. Avec 200 exposants proposant les produits emblématiques, dont les 120 produits labellisés, Sisqa est le plus grand marché régional.

Un label des labels

Pour l'heure, ce projet de création d'une bannière régionale, avec la région Aquitaine comme partenaire, se dessinera plus précisément « lors du salon de l'agriculture à Paris » en février prochain, a précisé Martin Malvy, suivi hier matin par de nombreuses personnalités. Un débat doit avoir lieu filière par filière pour référencer les produits qui seront sous cette « bannière » de qualité. « C'est une bannière formidable dont il faut que nos produits s'emparent. Elle doit devenir le label des labels des produits de nos deux régions. Et c'est une première en France que deux Régions - Midi-Pyrénées et Aquitaine - mutualisent leurs moyens pour communiquer sous une bannière commune, c'est un signal fort. Avec Alain Rousset [président de la région Aquitaine, N.D.L.R.] , nous sommes convaincus qu'à deux, nos Régions seront plus fortes pour conquérir de nouveaux marchés au profit de nos producteurs, de nos entreprises agroalimentaires. »

Le salon, qui a ouvert ses portes hier au public, a déjà accueilli beaucoup de monde pour un premier jour. En cette veille de trêve des confiseurs, les visiteurs ne s'y trompent pas qui préparent la fête en famille. Mention particulière pour les centaines d'écoliers, de collégiens et lycéens qui trouvent, chaque année ici, matière à réflexion sur les métiers de la ferme, les produits du terroir, la chaîne agroalimentaire. Au gré d'un tour des halls aux thèmes divers (la ferme avec 200 animaux, le parcours des sens pour petits et grands, le marché des producteurs), le président de la région a même été intronisé par la Commanderie des maîtres vignerons du Fronton. « Cette intronisation, c'est un choix relié aux vignobles de Fronton que M. Malvy qui a beaucoup fait pour le maintien de l'activité viticole de notre terroir », a relevé Michel Defrancès, président de la confrérie. La région est en effet présente au côté de l'agriculture et l'agroalimentaire. Cette année, elle a investi 26,7 millions d'euros dans ces secteurs. Surtout, en ces temps de crise, le conseil régional a voté en novembre dernier une provision de 2 millions d'euros (budget 2012) pour les exploitations agricoles touchées par la sécheresse. Enfin, un nouveau plan en faveur de l'installation des jeunes agriculteurs a aussi été adopté.

Le chiffre : 1,5 million> d'euros par an. C'est la somme que consacre le conseil régional Midi-Pyrénées, chaque année, en direction des agriculteurs qui souhaitent développer une production sous l'appellation Siqo (Signe d'identification de la qualité et de l'origine).

Les animaux de la ferme, une joie pour tous les petits visiteurs du Sisqa/Photo DDM.

Le public est à la ferme

Le Salon de la qualité alimentaire a ouvert ses portes, hier et jusqu'à dimanche 11 décembre au Parc des expositions à Toulouse. La Région l'organise pour la 9e année, en partenariat avec l'Institut régional de la qualité agroalimentaire de Midi-Pyrénées (Irqualim), la Chambre régionale de l'agriculture et l'Association du concours régional agricole de Toulouse (Acrat). Inutile de dire que, dès hier, le public s'est bousculé au portillon.

Le salon, originalement fléché au sol pour visiter la ferme, le marché ou le parcours des sens, a été pris d'assaut par des centaines de scolaires. Dans ce Hall 3, l'information et la pédagogie pour « petits et grands » sont des thèmes très appréciés par les établissements scolaires de la région. Il y a en effet beaucoup à voir : une véritable vitrine se dessine à travers les différents halls du Parc des expositions avec 120 produits sous le « label » Sisqo (Signe d'identification de la qualité et de l'origine).

Hall 2. Plus de 200 animaux sont présentés par les agricultrices et agriculteurs, ainsi que des végétaux emblématiques de Midi-Pyrénées. Sans oublier, les plantes cultivées, la vigne et le vin, le lait, le jardin biologique et les cultures légumières, les fruits et les arbres fruitiers.

Hall 4. 133 exposants proposent à la dégustation des vins, spiritueux, produits de l'agriculture biologique, le pain, même le poisson. Les bouchers sont également représentés et trois grands restaurants sont là pour régaler les gourmets. Et pour les puristes, un espace « Démonstrations et dégustations culinaires » leur est entièrement consacré.

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Publié le 09/12/2011 08:46 | Recueilli par G. C.

Jean-Pierre Coffe : "C'est peut-être le meilleur salon de France"

Jean-Pierre Coffe est un habitué de la Sisqa (ici lors de l'édition 2008)./ Photo DDM, David Bécus

Jean-Pierre Coffe, le célèbre animateur télé, fin gourmet et habitué du Sisqa, visitera le Salon de la qualité alimentaire, demain.

Vous n'en êtes pas à votre première visite au Salon de la qualité alimentaire ?

Je viens pour le salon Sisqa comme tous les ans. C'est probablement le meilleur Salon de la région que je connaisse, sinon de France. Ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas trop la foire comme à Paris Porte de Versailles, pour le Salon de l'agriculture. C'est la quatrième fois que je viens à Toulouse pour ce Salon et je tiens à dire que je ne suis invité par personne. Il y a un côté pédagogique qu'on ne retrouve pas dans les autres manifestations du même genre, c'est très important ça ! De montrer à des mômes qui ne vont jamais à la campagne comment une poule peut pondre un œuf. C'est formidable pour des enfants qui ne le savent pas. Et puis il y a des odeurs, des senteurs, on peut toucher, c'est ça qu'il faut.

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7 décembre 2011 01h10 | touleco.tarn.fr

Sisqa : les producteurs tarnais au salon de la qualité alimentaire

Laure Bruyère dirige la biscuiterie Sudbiscuits à Lagrave, une entreprise familiale créée par son grand-père Roger rue de la Janade à Graulhet en 1964. Photo DDM, J-M.L

La 9ème édition du salon Sisqa se tiendra jusqu’au dimanche 11 décembre, au Parc des expositions de Toulouse. Sur 200 exposants proposant les produits emblématiques de Midi-Pyrénées, dont 120 produits labellisés, 35 producteurs du Tarn y viendront à la rencontre du public pour faire découvrir leurs produits et leur spécificité.

Organisé chaque année par la région Midi-Pyrénées, en partenariat avec l’Institut régional de la qualité agroalimentaire de Midi-Pyrénées (Irqualim), la Chambre régionale d’agriculture de Midi-Pyrénées (CRAMP) et l’Association du concours régional agricole de Toulouse (Acrat), le salon de la qualité alimentaire reste le plus grand marché régional.

Et c’est le Tarn qui se charge en ouverture des ateliers dégustation et des démonstrations culinaires avec ses produits régionaux qui se dérouleront en français et en occitan ! La Région communique sur cette spécificité : « La langue occitane et la production agroalimentaires sont deux des éléments fondateurs de l’identité de Midi-Pyrénées. Ce lien privilégié explique que 89% des Midi-Pyrénéens trouvent intéressant la présence de symboles occitans sur les produits régionaux et l’intégration progressive de l’occitan dans l’économie. Les producteurs présents sur le salon sont dans une démarche de qualité, de valorisation de savoir -faire traditionnel et de préservation d’espèces animales ou végétales spécifiques sur un territoire. C’est donc tout naturellement que nombre d’entre eux utilisent ou valorisent la langue régionale, l’occitan, dans le cadre de leur activité. C’est une démarche qui se veut cohérente vis-à-vis de leurs consommateurs ».

Sur l’espace des découvertes, la Brasserie des vignes et Oxit présenteront leurs bières traditionnelles, la Maison Bruyère ses croquants de Cordes et ses fameux gâteaux à la broche, la distillerie Castan ses eaux de vie, liqueurs, ratafia etc.. En matière de démarches collectives de produits fermiers, on retrouvera le châtaignes d’Aiguefonde, le canard gras de la métairie neuve de Saint-Paul-Cap-de-Joux, le miel des coteaux de Saint-Germain-des-Prés. Les producteurs bio du département seront également très présents avec divers produits comme les charcuteries de Porc Noir Gascon, les produits d’hygiène et de soins au lait d’ânesse. Sans oublier les produits stars du secteur fruits et légumes labélisés (ail rose de Lautrec, Lo Cantel de Salvagnac). Enfin la part belle revient au secteur Vins AOC et AOP de Gaillac et spiritueux avec la participation d’une quinzaine de domaines et châteaux. A-M.B.

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Publié le 05/12/2011 08:56 | Emmanuel Haillot

Château Flotis, le fronton au féminin

Katia Garrouste./Photo DDM, Michel Viala

À l'occasion du Sisqa (Salon de la qualité alimentaire), organisée par la Région Midi-Pyrénées et qui ouvre jeudi prochain au Parc des expositions de Toulouse, nous présentons une série sur divers produits de la région qui témoignent du « savoir bien manger et manger bon ».

Petit matin brumeux, à quelques encablures du centre ville de Fronton. Dans le petit bureau rénové dans l'ancienne bâtisse, Katia Garrouste se sert un deuxième thé et en offre un à son invité dans… un verre à vin. Original. Un sourire, et un clic sur le chauffage pour faire monter les degrés. La journée s'annonce longue entre rendez-vous commerciaux et gestion administrative. Mais la vigneronne est rodée à ce rythme. Depuis le rachat du château Flotis en 2004, c'est à 100 à l'heure qu'elle dirige le domaine, avec deux autres associées, Cathy et Myriam Ribes, ensemble associées au domaine Le Roc. Passionnée par son métier, cette maman de trois enfants a contribué à redonner un vrai nom au château Flotis. La recette de la renaissance ? Un vin simple, gourmand, très facile plutôt sur le fruit mais surtout au concept original : le vin des femmes.

Déployer ses "L"

Appelé « Elles » pendant des années, il devient en 2010 « Les L de Fronton » après des mises en garde du groupe Hachette qui brandit la marque déposée. Pas question non plus d'un simple « L » que Lançon (de Provence) refuse. Mais cela n'empêche pas un certain succès puisqu'aujourd'hui ce vin représente la moitié de la production. « ça n'a pas été facile au début mais on est content du résultat. L'objectif était de faire quelque chose de bien qui plaise et se vende. Avec Frédéric Ribes à nos côtés on ne pouvait que réussir. Mais c'est vraiment ces deux dernières années qui sont bonnes. Après les rouges et les rosés on envisage maintenant de passer au blanc. Et mon idée de monter une plate-forme commerciale avec des amis ne me lâche pas… »

Avant cela, c'est à Paris le 14 décembre que Katia Garrouste son 100 % négrette au concours des jeunes talents du vin. Katia aura alors posé les bottes en caoutchouc et laissé le tracteur pour l'avion et les talons-aiguilles. Deux styles entre lesquels elle jongle sans cesse qui font son charme, et sa force.

Fronton au Sisqa

Les vignerons de Fronton seront présents de jeudi à dimanche au Sisqa de Toulouse. Organisé pour la 9e année, ce salon de la qualité alimentaire transforme le parc des expos en grande ferme de Midi-Pyrénées. Tous les animaux sont présentés ; près de 200 exposants proposent des produits labellisés (régionaux, bio, spécialités), des halles forment un grand marché, et trois restaurants déploient leurs tables.

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Publié le 06/12/2011 08:52 | J.M.

Le laguiole, un fromage au bon goût de l'Aubrac

Voici le haut de gamme du laguiole : le grand Aubrac, affiné 10 mois durant./Photo DDM

Du 8 au 11 décembre, au parc des expositions de Toulouse, la région Midi-Pyrénées organise la Sisqa, le salon de la qualité alimentaire. Il s'agit d'une vitrine sur les produits de qualité qui témoignent du « savoir bien manger et manger bon »

Connu pour ses lames de couteau et ses étoiles de restaurant, Laguiole est pour beaucoup, avant tout, un nom de fromage. Un fromage sec, à 45 % de matière grasse, à pâte jaune et à croûte blanchâtre et orangée qui va foncer avec le temps après être resté de longs mois en affinage. Produit régional de qualité par excellence, le laguiole est labellisé en AOC depuis cinquante ans. Son avenir est pourtant tout jeune, du nom de la coopérative qui le commercialise, en grande majorité en Midi-Pyrénées : Jeune Montagne.

Frais ? Pour l'aligot !

Cette coopérative fromagère a vu le jour en mars 1960 sous l'impulsion d'André Valadier, un jeune producteur alors à la tête d'un troupeau de treize vaches. Refusant le naufrage de la tradition fromagère de l'Aubrac, ses efforts se conjuguèrent à ceux du syndicat de producteurs afin que le fromage de laguiole soit reconnu et protégé. Un demi-siècle plus tard, Jeune Montagne collecte du lait de simmental et d'aubrac auprès de 76 producteurs de lait de vache de l'Aubrac. Le résultat, à Laguiole même, dans ce fief de la tradition : une pâte pressée non cuite comme ses cousins le cantal et le salers. La tome fraîche obtenue est à la base de l'aligot. Jeune Montagne développe toute une philosophie autour de son fromage. Il est issu d'une agriculture respectueuse de l'environnement (maïs et ensilage sont interdits, par exemple, au profit des prairies naturelles) ; il est facteur de biodiversité animale grâce à la réhabilitation de la race aubrac pour le lait ; il est promoteur d'une agriculture équitable : la valeur ajoutée est intégralement retournée. Et le succès commercial est au rendez-vous. La coopérative brasse un chiffre d'affaires de 16 millions d'euros par an et emploie désormais 80 salariés. Elle traite 14 millions de litres de lait tout en maintenant le cap de la qualité d'un fromage de terroir.

4,3 millions d'euros à investir

La coopérative Jeune Montagne, qui reçoit quelque 50000 visiteurs par an, a des projets. Se trouvant à l'étroit dans ses locaux actuels, la coopérative a décidé d'investir 4,3 millions d'euros dans la construction de nouveaux ateliers dédiés à la préparation de produits traditionnels. Par ailleurs, Jeune Montagne compte élaborer deux nouveaux produits : l'un est axé sur le secteur des plats cuisinés, l'autre sur la fabrication d'une pâte pressée non cuite au lait cru.

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Publié le 07/12/2011 08:43 | Pierre Mathieu

Salon SISQA : une cantine trois étoiles

C'est demain jeudi qu'ouvre à Toulouse le salon Sisqa, rendez-vous de la qualité alimentaire en Midi-Pyrénées. Notre enquête régionale passe aujourd'hui par les cantines, où l'impératif de quantité croise celui de la qualité.

Quand on a l'étoilé de Laguiole Michel Bras comme parrain de bac pro et qu'on fait ses classes auprès de Nicole Fagegaltier à Belcastel, la voie des grandes cuisines est toute tracée. Mais pour Sandrine Ramade, Aveyronnaise comme ses maîtres et tout aussi passionnée, le métier de chef passe par la cantine.

A la tête d'une équipe de quatre personnes plus une stagiaire, Sandrine fait manger 850 scolaires chaque jour à midi, au self du lycée Berthelot, à Toulouse. Âgés de 11 à 22 ans, ses convives affamés doivent être servis entre 11 h 30 et 13 h 30. Mais ici, la performance du nombre passe par des produits et des pratiques de qualité.

Pas de pingouin à ketchup !

« Autant qu'on peut, le bœuf est de la région, le porc de l'Aveyron ou du Tarn, le mouton du Lot ou de l'Aveyron, les yaourts de l'Ariège, les fruits du Tarn-et-Garonne »...énumère la chef. Et elle n'hésite pas à inviter des éleveurs de poulets de Dordogne ou des producteurs de figues bio du Gers pour montrer aux enfants que la nourriture ne pousse pas dans les rayons surgelés. La provenance régionale est aussi un calcul : pour trois produits ayant un signe d'identification de qualité d'origine (le label « Siqo »), le conseil régional verse 1 € par repas. Ceci est du ressort de l'intendant qui parvient à maintenir le prix des denrées à 2,20 € par personne (prix du ticket : 3,60 €, ce prix étant minoré pour les élèves boursiers).

Les jeunes n'aiment pas les épinards ? Sandrine les propose en velouté (il y a toujours de la soupe en hiver), premier plat d'un repas où l'on aura une entrée au choix parmi six, une viande ou poisson, un légume, un laitage, un dessert (mmh, l'emietté de speculoos sur la crème caramel) et un fruit à la corbeille. Sur le plateau, il reste à peine la place du pain, à choisir parmi trois variétés.

Dès 6 h 30, on s'affaire dans la grande cuisine ouverte sur la salle, déjà décorée pour Noël. Dans les ramequins d'entrées, les tranches de betterave jouent aux cartes avec les œufs durs et la charcuterie de Lacaune s'enroule autour d'un cornichon. Les grands plats d'haricots verts sont couverts d'une odorante persillade. Mais il y a dans l'air une autre odeur, plus excitante, qui va faire encore monter le niveau sonore de la file d'attente : des frites !

Deux fois par mois, Sandrine Ramade se plie à ce passage obligé : 180 kg de frites toutes prêtes, fraîches ou surgelées. « Mais vous ne trouverez pas de pingouin à ketchup, prévient-elle, à propos des distributeurs que l'on voit ailleurs, les sauces, c'est nous qui les préparons. » Toujours cette exigence du « fait maison ».

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Publié le 08/12/2011 08:54 | Pierre Mathieu

Sisqa : la "p'tite ferme" laitière de Nicolas

Nicolas Teyssedou laisse aujourd'hui ses bêtes en Tarn-et-Garonne pour venir au salon Sisqa à Toulouse./Photo J.-M.Barloy.

À l'occasion du Salon de la qualité alimentaire, le Sisqa qui ouvre aujourd'hui au parc des expositions de Toulouse, nous clôturons une série d'articles sur les produits de Midi-Pyrénées qui témoignent du « savoir bien manger et manger bon ».

«Si je suis agriculteur, c'est parce que c'est le seul métier aujourd'hui où l'on peut faire ce qu'on veut : de l'élevage, de la transformation, de l'accueil, de la restauration, du pain… »

Indépendant et déterminé, Nicolas Teyssedou, jeune agriculteur de 30 ans diplômé d'une école d'ingénieur, s'en sort par l'invention et la qualité. Installé avec 24 vaches laitières sur les prés de sa ville natale de Caussade, au nord de Montauban, il s'est spécialisé dans les produits frais et bio.

Lâché par sa coopérative pour cause de production insuffisante (100 000 litres), Nicolas s'est mis à transformer son lait, pour en faire de bons desserts très recherchés : « Rien à voir avec le riz au lait pâteux ou les flans plein d'eau de mon enfance », affirme-t-il.

A l'enseigne de « La p'titeferme », il produit donc du lait cru, de la crème fraîche, du beurre, des flans, des yaourts (nature, orange, citron), des glaces et même des crêpes.

En attendant l'ouverture du site internet qui permettra de réserver ses achats (www.laptiteferme.fr), on trouve les produits de Nicolas Teyssedou sur les marchés du Tarn-et-Garonne, en épiceries bio, et même à la cantine du plus gros lycée de Montauban, grâce à une aide du conseil régional.

La retraite à 38 ans ?

« On amène un bon rapport qualité-prix », estime-t-il, son seul produit de luxe étant le beurre à 16 € le kilo. Les prix de détail qu'il applique sans intermédiaire lui permettent de préserver l'emploi social : « On a six salariés à 1 400 € nets et 7 semaines de congés par an », résume-t-il, alors qu'il touche moitié moins en misant sur l'avenir : « Mon objectif est de prendre la retraite à 38 ans, pour monter d'autres projets et développer de nouveaux modes d'exploitation. Je n'ai jamais rien fait comme les autres.» Demandez à ses vaches: il ne les trait qu'une fois par jour.

Toulouse les champs

La Sisqa, vitrine des produits de qualité de Midi-Pyrénées, ouvre les portes de son immense ferme, aujourd'hui au parc des expos de Toulouse. A voir, tous les animaux (200, sans compter les abeilles). A déguster, les produits labellisés Siqo (qualité et origine). A acheter : les fruits, légumes, vins, viandes et poissons des Halles. A suivre : les démonstrations culinaires, le parcours des cinq sens.

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Publié le 10/12/2011 11:28 | La Dépêche du Midi

Caussade (82) : La poule noire au Sisqa

L'association de la Poule noire de Caussade s'invite au Sisqa Midi-Pyrénées, salon de la qualité alimentaire, qui a lieu jusqu'au 11 décembre, au Parc des expositions de Toulouse.

Des spécimens coqs et poules sont exposés à la volière de la ferme pédagogique. Les efforts de l'association sont ainsi récompensés, grâce aux conseils général et régional, la communauté de communes et la ville de Caussade.

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Publié le 10/12/2011 07:45 | La Dépêche du Midi

Quatre idées pour un repas de fête

A l'occasion du salon Sisqa /Photos DDM Nathalie Saint-Affre

Le salon de la qualité alimentaire (Sisqa) avec les producteurs de Midi-Pyrénées se poursuit jusqu'à dimanche au Parc des expositions de Toulouse. L'occasion de dénicher des idées pour un menu de fêtes.

Du safran pour le dessert

Cultivé en Quercy, le safran s'invite au dessert. On peut par exemple préparer un pain perdu. Une pochette de 0,1 gramme de safran en filaments (3,90 €) suffit. Préparer une infusion avec 30 filaments dans une coupelle de lait chaud, couvrir et laisser reposer au moins 12 heures. L'incorporer à la préparation classique du pain perdu (lait chaud, sucre), laisser refroidir. Passer les tranches de pain dans la préparation puis dans les œufs battus, poêler et saupoudrer de sucre.

Du roquefort dès l'apéro

Le Sisqa accueille quatre des sept producteurs de Roquefort dans ses allées : Papillon, Gabriel Coulet, Carles et La Pastourelle.

Ce fromage de l'Aveyron, Mathieu Nadal, guide et commercial sur le site de Roquefort, propose de l'inviter dès l'apéritif sur nos tables. « On peut déposer un dé de roquefort sur un pétale d'endive et décorer d'un cerneau de noix. Accompagné d'un floc de Gascogne rouge, c'est le succès assuré », précise le guide qui conseille également le mariage avec le pruneau : « Il faut prendre des pruneaux dénoyautés, les farcir de roquefort doux, entourer de magret séché, piquer d'un bâtonnet en bois et passer au four juste le temps de caraméliser le pruneau. Avec un gaillac perlé, c'est la fête ! »

Le roquefort se vend de 22 à 29 € le kilo (son prix peut grimper au-delà de 30€ chez certains crémiers) et, comme le vin, il est conseillé de le chambrer une à deux heures avant dégustation.

Un chapon de pintade

À Noël, la volaille est une valeur sûre. Daniel Gachié, éleveur dans le Gers conseille le chapon de pintade. « La pintade est une volaille festive. Nous avons décidé de la chaponner il y a cinq ans pour la rendre encore plus goûteuse. Le succès est là, les commandes se prennent dès le mois de juin », explique le Gersois qui suggère de la rôtir simplement, environ 1 h 30 pour une pintade d'un peu plus de 2 kilos (35 € la pièce). On peut également la farcir de foie gras, de chair à saucisse ou de fruits secs et la servir accompagnée de cèpes et pommes de terre.

Un verre de Gaillac

La cuvée 2010 « Un ange passe », un gaillac rouge du château Balsamine, vendu 8,30 € la bouteille, accompagnera parfaitement les volailles et se mariera très bien avec les fromages.

« C'est un vin fruité et épicé, fait d'un assemblage de Braucol et Syrah pour le cépage. Il a passé huit mois en barrique. Les amateurs lui trouvent finesse et rondeur », explique Christelle Merle, du domaine. Produit à Gaillac, ce vin a reçu la médaille d'argent des vins de Gaillac 2011 pour sa cuvée 2009.

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Publié le 09/12/2011 08:14 | Bernadette Faget

Ils militent pour les produits du Gers

Julien Guichard, chef du Bartok à Auch, va défendre à Toulouse les produits Slow Food du Gers qu'il cuisine./Photo DDM, Nedir Debbiche

Festival gourmand autour des produits de Midi-Pyrénées, le SISQA qui s'ouvre à Toulouse aujourd'hui accueille une quarantaine de producteurs du Gers. Militants de ces produits de terroir, quatre chefs gersois vont les cuisiner en public.

Foie gras, chapons, porc noir de Bigorre… les fleurons de l'agriculture gersoise sont présents, via 35 procucteurs, au Salon international de la sécurité et de la qualité alimentaire (SISQA) qui s'ouvre, ce matin à Toulouse. Pour mieux les faire découvrir, rien de tel que d'apprendre à les cuisiner. C'est pourquoi ils font l'objet de quatre ateliers culinaires que vont animer des chefs griffés Tables du Gers « tradition » ou « tendances ». Parmi eux, le dernier promu dans la catégorie Tables « tendances » : Julien Guichard qui officie au piano du Bartock, à Auch, depuis un an et demi. Ce jeune chef de 31 ans, a naturellement décroché son visa pour le SISQA. Son label Tables du Gers il le doit à « une cuisine réalisée à 90 % avec des produits frais gersois. Seuls le poisson et les épices viennent d'ailleurs ».

En amoureux des vrais produits de saison et du terroir, Julien Guichard est l'un des chefs gersois à oser tout au long de l'année les produits Slow Food élevés dans le Gers.

Ces produits identitaires de Gascogne auraient pu lui valoir la toque « tradition » ; en fait, ils sont l'originalité de sa cuisine et c'est sur eux qu'il expérimente à souhait sa créativité. « Sans des producteurs comme Christophe Masson, à Beaumarchès, qui me fournit le porc noir, le veau nacré au lait et le bœuf gascon ; sans Michel Bersi, mon boucher fleurantin qui se fournit dans les fermes du Gers ; sans Lilian et Michel Soulan, à Biran, chez lesquels je trouve poulets, foies gras et lapins ; sans des gens comme ça, je ne serais rien. La base de ma cuisine ce sont les produits. Et moi, j'aime travailler les vrais produits » déclare Julien Guichard. Il est tombé, enfant, dans les marmites de sa grand-mère agenaise qui lui apprit à goûter les sauces et pâtes à gâteau. Une maraîchère à laquelle il doit son potager auscitain : « il me fournit 60 % des légumes que je cuisine ». Après un CAP de cuisine au lycée hôtelier de Souillac, Julien Guichard a fait ses classes chez Bernard Ramounéda, au Florida, à Castéra-Verduzan, puis aux côtés de Claude Azam, au Régina, à Biarritz, avant qu'il n'arrive dans le Gers et ne se pose à la Villa Cahuzac, à Gimont.

Dimanche, à Toulouse, Julien Guichard cuisinera une côte de porc noir de Bigorre en croûte de sésame sur une mousseline de topinambours vanillée. Seule la vanille vient de Madagascar… via un importateur de Jégun.

Ils cuisinent le Gers à Toulouse

Le 1er atelier culinaire du SISQA est confié aujourd'hui, à Thibaud Lagoutte, de l'Auberge La Baquère, à Préneron. Il travaillera des aiguillettes de canard au foie gras et à la moutarde de Gascogne. Suivront, vendredi, les ateliers : de Philippe Piton, du Rive-Droite, à Villecomtal-sur-Arros, qui proposera un pain surprise gascon qui doit mettre en valeur la poule noire gasconne ; et d'Éric Banasczczuk, du Solenca, à Nogaro, qui proposera un chapon du Gers aux légumes anciens confits, vinaigre de figue et crème de foie gras.

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Publié le 08/12/2011 09:26 | La Dépêche du Midi

Caussade (82) : Nicolas Teyssédou joue la carte de la traçabilité

Éleveur depuis plusieurs années dans le quartier rural de Saint-Pierre à Caussade, Nicolas Teyssédou est aux petits soins pour ses vaches qu'il élève avec passion et avec une seule traite par jour dans sa P'tite Ferme. Adepte inconditionnel de l'agriculture biologique, Nicolas transforme son lait en crèmes, yaourts, flans et autres produits laitiers, tous labellisés bio. à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 11 décembre, il animera son stand de la P'tite Ferme au salon Sisqa (Semaine internationale de la sécurité et de la qualité alimentaire), au Parc des expositions de Toulouse. Pour le situer: hall 4, stand avec un jeu des 1 000 Vaches et un code pour jouer en ligne, et 18 m2 de véritable gazon au sol.

D'ici peu, son site Internet (http://www.laptiteferme.fr/) sera activé, et chacun pourra librement consulter la traçabilité de ses produits. Nicolas explique: «Ce site sera notre outil de travail au quotidien à la ferme et dans notre atelier de transformation. L'intérêt d'une base de données interactive, c'est de pouvoir partager ces informations avec nos clients et ainsi d'être totalement transparents, mais aussi de gagner en terme de réactivité administrative en tenant tous nos documents à disposition de chacun, y compris des autorités administratives. Nous assurerons la transparence de l'alimentation de nos vaches au jour le jour, jusqu'à la fabrication de nos produits laitiers avec tous les enregistrements de fabrication, les fiches techniques des ingrédients, les certifications bio, la température des chambres froides et des «pasteurisateurs», les analyses microbiologiques.»

La P'tite Ferme, c'est un troupeau nourri avec de l'herbe et du foin toute l'année, sans ensilage. Tous les trois jours, les vaches changent de prairie pour disposer d'une herbe tendre afin de produire un lait fermier de qualité, d'une extrême douceur et riche en goût. «Nous sélectionnons les meilleurs ingrédients issus de l'agriculture biologique dans le but de satisfaire les vrais gourmands. Tous nos produits sont élaborés de manière traditionnelle, sans épaississants ni conservateurs, et dans le respect des règles d'hygiène et de traçabilité les plus strictes», ajoute Nicolas.

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Publié le 08/12/2011 08:29 | La Dépêche du Midi

Sisqa : 25 exposants lotois à Toulouse

Jean-Jacques Bédué (à droite) animera des séances de dégustation./ Photo archives.

Les produits lotois sont omniprésents avec 25 exposants du département à la 9e édition du SISQA, le salon de la qualité alimentaire organisé par la Région Midi-Pyrénées. Celui-ci ouvre ses portes aujourd'hui, au Parc des expositions de Toulouse. Il se tiendra jusqu'au 11 décembre. Jean-Jacques Bédué, de la mairie de Saint-Jory, ancien cordon-bleu de la cuisine centrale à Cahors, animera un pôle dégustation samedi et dimanche de 17 heures à 19 heures. Pour la circonstance, il s'est entouré des personnes compétentes en la matière dont Gilles Marre pour « Les Bonne Tables du lot ». Une sacrée référence.

Tous les stands lotois :

« Brasserie artisanale Ratz » (fontanes), « Truffes Pebeyre » (cahors), « Aux Delices d'Isa » (Flaujac gare), confitures, biscuits sablés…) « Boris Patric » (truffes, champignons) de Saint- Laurent- Les- Tours, « Exquises Caprines » (savons au lait de chevre de Rocamadour), « Ferme Caussanel » (foies gras, Livernon), « Les Escargots de Cyrile » (Gourdon), « MaisonBergues EARL Laulivier » (pruneaux, pommes, poires, ratafia, vin de noix…), « Cuvee Genesis » (AOC Cahors, huile de noix…), « Le moulin de Nadal » (crème de marron, purée de châtaignes… à Labathude), « Quercy Terre d'arômes » (safran du Quercy à Cregols), « Confrerie du pain du Lot » (Cahors), « GAEC Les Rousses » (noix du Périgord à Masclat), « Les Safraniers du Quercy » (Cajarc), « Melon du Quercy » (Castelnau), « Noix du Périgord » (Creysse), « Fromage Rocamadour », Vins et spiritueux (AOC/AOP Cahors : « Château Castellas » (St-Vincent Rive d'Olt), « Château Eugenie » (Albas), « Clos de Pougette » (St- Vincent Rive d'olt), « Domaine de Maison Neuve » (Le Boulve), « Domaine du Pic » (Douelle), Secteur volailles et foies gras : « Foie gras la Quercynoise » (Gramat), « L'Anser foie gras » (Montet et Bouxal), « Valette foie gras » (Gourdon).

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Publié le 08/12/2011 03:45 | La Nouvelle République des Pyrénées

L'excellence bigourdane au Salon Sisqa

Le bonheur est dans le terroir des Hautes-Pyrénées. Pour preuve, avec onze exposants, le département est de ceux qui offrent la plus diversifiée (et délicieuse) carte, au Salon de la qualité alimentaire, organisé par la région Midi-Pyrénées, qui ouvre ses portes aujourd'hui. Avec 200 animaux et les cultures régionales, Sisqa est aussi la plus grande ferme de la région. Faites le plein de produits de qualité, jusqu'à dimanche, au Parc des expositions. Spécialités traditionnelles : Bigorre Promotion (Séméac : terrine, jambonneau, saucisse, coustous, boudin de porc noir de Bigorre, confit de porc noir de Bigorre, plats cuisinés au porc noir, navarrin de mouton, civet des vallées, poulet à l'oignon de Trébons), Rocher des Pyrénées (Soues : gâteau à la broche, merveilles, tourtes, croustades aux myrtilles).

Démarches collectives produits fermiers : Ferme du Castérieu (Orleix : fromage vache brebis mixte), ferme Théas (Gardères : foie gras, confits, garbure, haricots tarbais cuisinés, poulet en sauce), La Flore des Pyrénées (Bégole : miels, confitures, pains d'épice). Secteur fruits et légumes, pain, miel : Haricot tarbais (Tarbes : haricots tarbais IGP/Label rouge, haricots tarbais cuisinés), oignon de Trébons (Trébons : confit d'oignon doux de Trébons, IGP en cours). Secteur salaisons : Noir de Bigorre (Tarbes : jambon « Noir de Bigorre » CCP, AOC en cours), Salaisons pyrénéennes (Bordères-sur-l'Échez : jambon de Bayonne IGP/Label rouge, Noir de Bigorre AOC en cours). Secteur viandes, bovines, ovines, porcines : Mouton Barèges Gavarnie (Luz-Saint-Sauveur : mouton Barèges-Gavarnie AOC, navarin de mouton Barèges-Gavarnie). Secteurs vins et spiritueux : Cru du Paradis (Saint-Lanne : AOC/AOP madiran, AOC/AOP pacherenc du Vic-Bilh, AOP Béarn).

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Publié le 07/12/2011 09:17 | La Dépêche du Midi

SISQA : le département (31) à table

La plus grande ferme de la région dès demain au Parc des expositions./DDM

La 9e édition du salon SISQA, le salon de la qualité alimentaire organisé par la Région Midi-Pyrénées, ouvre ses portes demain jeudi 8 décembre, au Parc des expositions de Toulouse. Il se tiendra jusqu'au dimanche 11 décembre. Les produits de la Haute-Garonne seront évidemment présents avec 28 exposants du département.

Avec 200 exposants proposant les produits emblématiques de Midi-Pyrénées, dont les 120 produits labellisés, SISQA est le plus grand marché régional. Le public pourra faire le plein de produits de qualité à quelques jours des fêtes de fin d'année. Avec 200 animaux et les cultures de Midi-Pyrénées, SISQA est aussi la plus grande ferme de la région.

SISQA est devenu un rendez-vous festif et citoyen autour de l'alimentation et des produits de qualité. C'est aussi un temps d'information et de pédagogie pour les groupes de collégiens, de lycéens et d'étudiants, qui visitent chaque année le salon.

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Publié le 07/12/2011 08:07 | Laëtitia Bertoni

Un Panier Terres de Figeac au bon goût du pays

De bons produits locaux composeront le « vrai » panier Terres de Figeac qui sera dévoilé au public, vendredi, par le Pays et ses collaboratrices./Photo DDM.Lae.B.

La démarche Terres de Figeac - Mêlée gourmande va entrer dans sa phase active, avec la présentation officielle du panier, symbole de l'identité du territoire et vecteur de promotion.

Ils n'iront pas au Sisqa les mains vides. Panier en main, les représentants du Pays de Figeac apporteront des saveurs locales, vendredi, à Toulouse.

à l'occasion du séminaire Rider (réseau d'accès à l'innovation des entreprises rurales) qui se tient en parallèle du salon de l'agroalimentaire internationale Sisqa, ils présenteront officiellement le « Panier Mêlée gourmande-Terres de Figeac ».

Bénédicte Dupré, directrice du Pays de Figeac, en salive d'impatience. « C'est la première action grand public que nous conduisons autour de notre concept Terres de Figeac, né du soutien de Rider. Cette démarche a permis de créer un signe de reconnaissance collective. Mais, ce n'est pas un label de produits ! Sous la dénomination Terres de Figeac, sont regroupés des producteurs, des maraîchers, des distributeurs, des artisans du goût, des restaurateurs, des commerces de bouches, etc. Volontaires, ils ont décidé de participer à ce projet pour faire connaître la qualité de leurs productions et œuvrer ensemble pour proposer un panier à l'image de notre territoire et de son identité ».

Celui présenté à Toulouse, contiendra cinq produits locaux, un prospectus sur la démarche et sur les producteurs. Le tout dans un joli sac en toile de jute. Charge à Nathalie Fiacre, vice-présidente de la commission économie du Pays de Figeac, d'éveiller la gourmandise du public.

Viendra la seconde étape. À Figeac, cette fois ! « Nous le proposerons ensuite à la vente à l'office de tourisme de la ville. Le prix est encore à déterminer, tout comme les produits à déguster qui le composeront. »

Ce test auprès des touristes et vacanciers ouvrira ensuite la voie à la généralisation du panier sur tout le Pays. « D'un distributeur à l'autre, son contenu pourra varier. Puisque chacun sera libre d'y mettre les produits de son choix référencés sur la liste des producteurs locaux partenaires ».

Loin d'être figé, le concept accueillera à tout moment de nouveaux venus : points de vente, producteurs, restaurateurs, bouchers du Pays de Figeac, qui adhéreront à la démarche et respecteront les engagements de Terres de Figeac.

Des ateliers du goût, la relance du maraîchage au lycée agricole, …,autant d'autres initiatives qui devraient germer dans ces Terres de Figeac.

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Publié le 06/12/2011 09:25 | La Dépêche du Midi

La capitale de l'armagnac : Toulouse

Pierre Tabarin et Sandra Lemaréchal du BNIA font la promotion de l'armagnac à Toulouse./Photo DDM, Thierry Bordas

Comme chaque année depuis trois ans, Toulouse devient pour une semaine la capitale de l'armagnac. Le Bureau national interprofessionnel de l'armagnac (BNIA), qui regroupe les producteurs de la célèbre eau-de-vie gersoise, a transféré depuis Eauze son siège dans la Ville rose jusqu'au 11 décembre. Animations et dégustations sont proposées dans les bars, les restaurants, sur le marché de Noël et au Sisqa. « Toulouse veut s'appuyer sur les produits d'excellence de Midi-Pyrénées, dont l'armagnac. C'est une valeur sûre de notre patrimoine » estime l'adjointe au tourisme de la ville de Toulouse, Sonia Ruiz.

L'armagnac, dont 5 millions de bouteilles sont écoulés chaque année, veut conquérir de nouveaux marchés. « Sur le marché mondial des spiritueux premium, l'armagnac représente 0,1 % des ventes ; nous voulons doubler notre chiffre d'affaires » affirme le président du BNIA, Pierre Tabarin. Les producteurs gascons veulent également s'adresser à une nouvelle cible, les 35-50 ans. « On veut leur faire découvrir des modes de consommation nouveaux, explique Tabarin. Il ne faut pas se bloquer. » Le BNIA a déjà levé quelques tabous : il fait servir l'armagnac à l'apéro et comble du sacrilège, plonge un glaçon dans le liquide couleur miel. « Les arômes ne sont pas altérés, au contraire » assure un barman toulousain, qui veut concurrencer le whisky sur son propre terrain - le Français est le plus gros buveur mondial de whisky. « Le whisky a des légendes, nous avons des histoires » veut croire Tabarin en désignant la cuvée « Louis Ier », du nom du fils de d'Artagnan.

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Coup de gueule :

Publié le 08/12/2011 07:51 | Recueilli par P. V.

"Pourquoi sert-on du bœuf allemand à Toulouse ?"

Jean-Louis Chauzy, le président du Ceser Midi-Pyrénées./ Photo DDM archives

Jean-Louis Chauzy, président du Conseil économique social et environnemental régional, met les pieds dans le plat. Il soutient que l'essentiel de la viande bovine servie dans les restaurants de Toulouse vient de l'étranger. Il incite à consommer local.

Le bœuf servi dans les restaurants de la région vient d'Allemagne ?

Oui, mais ce n'est pas nouveau. Ils s'approvisionnent à 80 % en Allemagne. C'est une question de coûts. La main-d'œuvre, qui vient des pays de l'Est, y est moins chère. Les coûts de production de l'alimentation sont aussi moindres. Le mouton vient de Nouvelle-Zélande ou d'Australie.

C'est un pavé dans la mare que vous jetez alors que le Salon International de la Sécurité et de la Qualité Alimentaire se tient à Toulouse…

Nous partageons les efforts de la région et on soutient le Sisqa. C'est un moyen d'inciter les habitants à consommer local. Cette importante manifestation devrait trouver une traduction dans l'assiette des consommateurs et sur les tables des restaurateurs.

Comment inciter le consommer local ?

On pourrait jouer sur les marges. L'agriculture régionale doit avoir le moyen de développer toutes les filières bio, de labels et des produits standards dans des conditions sanitaires parfaitement sécurisées, écologiquement responsables, pour tous les revenus sans être obligés d'importer. Après le Sisqa, je souhaite une table ronde.

Les producteurs locaux n'exportent pas en Europe ?

Non, il y a un problème de réciprocité. Nos producteurs de foi gras par exemple ne peuvent pas exposer dans les foires d'Allemagne.

"Cette réflexion est absurde"

« Cette annonce est inexacte, relève Guy Pressenda, président de l'Umih après avoir pris connaissance de l'annonce de Jean-Louis Chauzy, président du Conseil Économique, Social et Environnemental Régional, (CESER). S'il est vrai que dans certains restaurants toulousains et de la région, la viande servie vient d'Allemagne, ce n'est pas la majorité. Beaucoup de restaurants servent aussi de la viande du Gers, de l'Aubrac ou de la Blonde d'Aquitaine. Cette réflexion n'est donc pas une vérité absolue. Elle est de plus un peu maladroite ». S. G.

Page réalisée à partir du site ladepeche.fr

(+ touleco.tarn.fr et la nouvelle republique)

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SISQA 2012



PUBLIÉ LE 16/12/2012 08:21 | La Dépêche du Midi |  Silvana Grasso
 
SISQA : Jean-Pierre Coffe compose votre menu de fêtes
 

 
Jean-Pierre Coffe regarde, compare, interroge et achète. /Photo DDM, Frédéric Charmeux
 
Jean-Pierre Coffe ne passe pas inaperçu. Et quand l'animateur culinaire décide de faire ses courses de fêtes au Sisqa de Toulouse, il se remarque. Vêtu de rouge, y compris les lunettes, ce trublion gastronome, chantre des tables à petits prix, passe d'un stand à un autre avec énergie et exigence : «Pas question d'aller n'importe où. Même si ici, les produits sont de qualité, il faut compter pour faire un menu de fête à prix raisonnable». Il ajoute : «Il suffit de comparer pour pas se ruiner tout en se régalant».
 
Un mot gentil pour celui-là, une phrase à propos pour un autre… Jean-Pierre Coffe est à la fois un sacré communiquant et un hôte apprécié : «Il vient au Sisqa depuis cinq ans avec une extrême fidélité en payant son billet et son hôtel, précise un proche. Pour lui, pas question de négocier avec la gratuité». Idem pour ses courses : Monsieur Coffe a payé hier cash tous ses produits et ce n'est pourtant pas les propositions de cadeaux qui ont manqué de la part des exposants. Lui précise : «Qu'il ne veut rien devoir et que tout est bien comme cela». On n'avait pas vraiment pensé qu'il achèterait et jouerait le jeu à ce point.
 
 Les Halles - photo : Bénédicte Deramaux
 
Exigeant et rigoureux
D'une allée à l'autre, d'un pas rapide, il arpente le salon, (pas moins de 200 exposants). Il regarde, touche, tâte, interroge, achète et confie ses emplettes à un ami, muni d'un grand sac Sisqa. Passe des volailles à la charcuterie après un détour côté viande : «Comment mieux connaître un produit qu'en parlant avec celui qui l'a créé ?». Il encourage aussi tel jeune producteur. Tout le monde le connaît et le reconnaît. Hier, on l'a arrêté pas moins de trente fois pour le prendre en photo : «C'est dur de faire son marché», déclare-t-il. Mais il se prête gentiment au jeu : on devine qu'il aime cela : «Ces gens sont gentils, ils m'aiment bien. Pourquoi leur refuser une photo ? C'est cela un homme public».
 
Au bout d'une demi heure de marche forcée à trouver «le produit juste, bon et pas trop cher», l'animateur se pose pour savourer un verre de Gaillac : «Hier j'ai acheté une bouteille de Gaillac blanc que le vendeur m'a mis de côté. Et durant ces trois jours, en parcourant le salon, je fais une halte en savourant un verre». Jamais dans l'anonymat puisque un producteur de fromage insiste pour lui faire déguster ses nouveautés. Sans oublier de faire une photo avec sa femme.
 
Mais la surprise est en bout de visite : «Vous prenez le tout pour votre réveillon. Je pars à Madagascar», dit-il en nous tendant le sac de victuailles. Et devant notre refus poli, se résout à déguster son menu de fêtes au soleil de l'Océan Indien.
 
Producteurs de salaisons - Les Halles - photo : Bénédicte Deramaux
 
Un repas pour quatre à 66 €
Jean-Pierre Coffe a concocté un menu pour de fête pour quatre personnes pour 70 € maximum. Avec des produits achetés au Sisqa. Évidemment il a fallu beaucoup marcher pour parvenir à ce résultat.
 
D'abord l'entrée : «Que diriez-vous d'un apéritif avec un vin de Gaillac blanc, (3,30 € du domaine de la Matens), accompagné de petits gâteaux parfumés au roquefort ?, (4,20 € le sac de vingt).». Une nouveauté qui a séduit le cuisinier, «idéal pour ouvrir l'appétit».
 
Ensuite le plat : pourquoi pas une pintade, (très Noël), à 12 € (volaille Fermière du Gers). Et autour de la pintade, de la poitrine fumée, (5,00 €), et des pommes cocotte version grand-mère avec pomme de terre et champignons, (le tout pour 3,50 € environ selon la qualité).
 
Passons à la salade : que diriez-vous d'une salade de magret d'oie séché, (15 €), le paquet, délicieuse et bien moins chère que le foie gras.
 
Place au fromage : une bonne tranche de Causse, (3,30€) à déguster sur du pain grillé. Un régal.
 
Enfin le dessert : là aussi la nouveauté a tenté l'animateur : des tartelettes aux noix avec glaçage au café, (2,50 € pièce). N'oublions pas le pain, (2,50 € la boule de pain de campagne) et pour accompagner ce menu, le vin, un côte de Gascogne blanc ou moelleux, (7,50€).
 
Total : 66,30 €
 
Le chiffre : 70 000 visiteurs> au Sisqa. C'est le nombre de visiteurs prévus pour les trois jours de ce grand salon de qualité alimentaire créé en 2001 par la Région après le problème de la vache folle qui met en avant les produits de Midi-Pyrénées.
 

PUBLIÉ LE 15/12/2012 10:45  La Dépêche du Midi  Camille Lavoix
 
Sisqa : 200 animaux à découvrir ce week-end au Parc des Expos
 

 
Dans les allées du salon./ Photo DDM-Sisqa Frédéric Lancelot
 
«Comment ils font pour tenir dans un œuf, ils sont deux fois trop gros ?» s'interroge une jeune Toulousaine devant l'attraction phare de la ferme : les poussins. On assiste à leur naissance en direct et on peut les prendre dans les mains. C'est le concept de cette ferme en plein cœur de la métropole, on n'est pas dans un musée, il est même recommandé de toucher.Pour cela, pas de clôtures, on déambule gaiement autour des animaux. La prairie des agneaux est entourée d'astucieux petits ponts décourageant les bêtes plus téméraires de s'échapper. L'ambiance est également au rendez-vous : les cochons, surexcités semblent se livrer à un match de catch, heureusement entre eux et pas contre les petits visiteurs qui leur tournent autour en riant aux éclats.Pragmatique, une écolière en visite au stand porcherie remarque : «Ça ne sent même pas le caca». En effet, grâce aux lycéens des filières agricoles, la nature s'invite à Toulouse sans agressivité pour les naseaux. Les jeunes bénévoles nettoient sans relâche et surtout animent les stands. Leur public ne s'arrête pas aux enfants. «Pousse-toi chéri, les enfants aussi veulent voir la Salers», s'entend remarquer une maman aussi attendrie que ses enfants par la belle vache au poil roux et aux cornes saillantes.Attention, on n'est pas non plus chez Disney Land. Les panneaux du type «un canard à foie gras» explicitent clairement que la filière agricole a pour finalité de nourrir et non de produire des nounours à caresser.Enfin la découverte ne se limite pas aux animaux : des espaces sur le thème de la pisciculture, de l'apiculture, du vin ou encore du maraîchage sont autant d'occasion de découvrir l'environnement des producteurs régionaux.
 
 
PUBLIÉ LE 13/12/2012 10:16 | La Dépêche du Midi |   Philippe Rioux
 
Salon Sisqa : la région célèbre ses produits au Parc des Expos
 
Du 13/12/2012 au 16/12/2012
 

 
Cette année, le salon est sous bannière Sud Ouest France./Photo DDM, Michel Viala
 
La 10e édition du salon de la qualité alimentaire Sisqa s'ouvre ce jeudi au parc des expositions de Toulouse. Organisé par la région Midi-Pyrénées, ce rendez-vous de toutes les saveurs permet de mettre un coup de projecteur sur le premier secteur économique de la région.
 
Le salon de la qualité alimentaire, le fameux Sisqa, qui s'ouvre aujourd'hui à Toulouse pour sa 10e édition, va bien sûr, une nouvelle fois, célébrer le goût et les saveurs de la région sous toutes leurs formes et ainsi rencontrer un succès public mérité. Il est aussi l'occasion de donner un coup de projecteur sur le secteur de l'agriculture et de l'agroalimentaire dont le poids économique en Midi-Pyrénées et sa contribution à l'économie française - la moitié des brebis laitières de l'Hexagone sont élevées dans la région pour ne citer qu'un exemple - compte de plus en plus.
 
Avec 47 400 exploitations et 100 000 salariés, ce secteur est en effet le premier en terme d'emplois en Midi-Pyrénées, devant le secteur hospitalier public et celui de l'aéronautique (lire page suivante). Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, ne s'y est pas trompé, qui fait le déplacement ce matin pour inaugurer, au côté de Martin Malvy, l'initiateur du salon, un Sisqa 2012 qui rend hommage au travail quotidien accompli par tous les acteurs de la filière et plus particulièrement dans le domaine de la qualité.
 
Midi-Pyrénées est, en effet, la région de France qui compte le plus grand nombre de produits bénéficiant d'un signe d'identification de la qualité et de l'origine (120) et c'est aussi la première région française en surfaces engagées dans l'agriculture biologique. Par ailleurs, la récente bannière «Sud-Ouest France», qui fédère des acteurs aquitains et midi-pyrénéens et qui sera présente sur le Sisqa pour la première fois, est là pour mettre en valeur ces engagements forts.
 

 
La biscuiterie Poult à Montauban, un des fleurons de l'agroalimentaire de la région. /DDM
 
Consommer local
Des engagements qui trouvent un incontestable écho auprès des consommateurs et notamment ceux de Midi-Pyrénées, qu'une récente enquête de l'institut CSA pour la Région a rebaptisés les «locavores.» Lors de l'achat de produits agroalimentaires, le critère «local» est, en effet, très important ou assez important pour 77 % des consommateurs de Midi-Pyrénées (contre 72 % en moyenne nationale).
 
Ainsi, 56 % des habitants de la région achètent régulièrement des produits locaux, contre 39 % en moyenne nationale. Et si le goût est l'un des critères de ce choix pour 28 % d'entre eux, ils achètent local aussi pour soutenir l'économie locale (37 %). Un vrai cercle vertueux.
 
Le Sisqa, 10e édition, alimentation et qualité
La caverne d'Ali Baba des saveurs démarre aujourd'hui à Toulouse. Ses portes ouvrent à 10 heures et se refermeront dimanche 16 décembre. Cette 10e édition du Sisqa, premier salon de la qualité alimentaire régional, sera inaugurée par Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture et Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, organisatrice de l'événement. C'est le plus grand marché de la région avec 250 exposants qui, cette année, ouvre ses portes à de nouveaux produits venus d'Aquitaine, région voisine. Du coup, le salon prendra les couleurs de la bannière Sud Ouest France.
 
Au-delà du rendez-vous gastronomique qui déplace chaque année des milliers de curieux, le Sisqa est aussi la plus grande ferme de Midi-Pyrénées avec 200 animaux, un circuit pédagogique qui propose 30 expériences à découvrir autour des 5 sens. Il faut aussi rappeler que c'est un salon qui attire les gourmets en tous genres, prêts à prendre d'assaut les nombreuses dégustations sur les stands et à se rendre en famille à l'œnothèque. Sans parler des véritables ateliers culinaires assurés par des chefs, où pourront s'exercer les talents d'un jour.
 
Une dimension sociétale est également développée à travers le Sisqa, devenu un véritable rendez-vous citoyen autour de l'alimentation et des produits de qualité. «Il répond non seulement à une attente des consommateurs, mais aussi des producteurs et du monde agricole régional», indiquent les organisateurs.
 
Infos pratiques : Au Parc des expositions de Toulouse, jusqu'au dimanche 16 décembre, de 10 heures à 19 heures, (nocturne jusqu'à 22 heures - vendredi 14 décembre. Tarif adulte : 3 €, réduit : 1,5 €.
 
 
PUBLIÉ LE 13/12/2012 10:17  | La Dépêche du Midi |  G.C.
 
Sélection de Noël : des assiettes made in Grand Sud
 

 
Le foie gras, une valeur sûre/ Photo DDM
 
Entrées :
 
Canard gras : Sa réputation internationale n'est plus à faire. Les producteurs de canards engraissés pour leur foie gras ont à cœur de perpétuer et protéger cette production traditionnelle. Ils ont voulu, à travers l'Indication géographique protégée (IGP), pouvoir garantir au consommateur que les produits proviennent bien d'animaux élevés, gavés, abattus, découpés et transformés dans le Sud-Ouest. 706 professionnels, production : près de 8 millions de canards.
 

Le noir de Bigorre de Bonomelli a reçu le 1er prix au concours général du jambon au Salon agricole de Paris. Pierre Jolibert, le directeur commercial, et Frédéric Bonomelli, très fiers de ce nouveau 1er prix./ Photo L. Dard.
 
Jambon noir de Bigorre : Oui, mais en fines tranches, en entrée comme en guise d'apéritif, le porc noir de Bigorre est élevé entre les Hautes-Pyrénées, le Gers et le Comminges. Sauvegardé au début des années 1980, l'animal est la race porcine autochtone du piémont des Pyrénées centrales. D'un rouge intense, ses arômes sont subtils et persistants. 58 producteurs fabriquent 11 900 jambons par an.
 

 
Le 15 août à Belfort du Quercy, le melon s'expose, se déguste, se dévore, décore et... se vend. / DDM
 
Le melon du Quercy : Le melon du Quercy ensoleille surtout les menus de l'été aussi bien en hors-d'œuvre, en plat principal qu'au moment du dessert. Très digeste et faiblement calorique, il est source d'un grand nombre de vitamines et de minéraux. Il pousse à cheval sur le Lot et le Tarn-et-Garonne, mais son apparition date de Mathusalem (présent il y a 5 000 ans en Égypte). 157 producteurs pour 4 465 tonnes.
 
Plats :
 

 
Pierre Buffo, le « père » du poulet plein Gers - DDM 
 
Poulet le Grand noble : Dans le Sud-Ouest, l'agriculture a longtemps privilégié un mode d'exploitation basé sur la polyculture et l'élevage. Les poulets jaunes certifiés conformes sont de la race «poulets jaunes à pattes jaunes». Les éleveurs ont opté pour cette souche car elle permet d'obtenir «un poulet recherché pour la fermeté de sa chair». 20 producteurs pour un volume de 1.178.205 volailles.
 

Montréjeau (31) : Éleveurs et techniciens entourent Pierre Oustau, 1er prix challenge régional en race Tarasconnaise./ Photo DDM A.M.
 
L'agneau «Sélection des Bergers» : Entre Pyrénées et Garonne, l'élevage de l'agneau est une tradition qui met en valeur le produit et le savoir-faire. L'agneau fermier «Sélection des Bergers» doit répondre à un cahier des charges très strict dans le cadre du Label rouge. Élevé confortablement en bergerie, cet agneau se nourrit du lait maternel pendant 70 jours minimum. 200 producteurs pour un volume de 11 284 agneaux labellisés.
 

 
Le magasin bio les Jardins d'Augusta a inauguré hier une boucherie traditionnelle biologique. Porc, agneau, poulet, bœuf et veau bio sont désormais accessibles aux Auscitains./ Photo DDM Nedir Debbiche
 
Les produits bio : Avec près de 66 000 ha estampillés AB (agriculture biologique) et 1 214 producteurs, notre région représente 12 % des surfaces bio nationales et maintient ainsi sa position de leader. Le Gers compte le plus grand nombre de fermes biologiques avec 252 producteurs, mais c'est l'Aveyron qui est le premier département au niveau régional en superficie bio avec plus de 18 500 ha. 1214 producteurs, 66,000 ha.
 
Fromages :
 

 
Martrin (12) : Roquefort Société, une visite de marque / DDM
 
Le roquefort d'abord : Incomparable, la pâte du roquefort, veinée de bleu, est aussi onctueuse que fondante en bouche. La brebis laitière de race Lacaune, dont est issu le célèbre formage, est la reine d'un vaste territoire centré sur l'ancienne province du Rouergue, au sud du Massif Central. Fromage emblématique, il a été offert à Barack Obama après sa première élection par Martin Malvy, président du conseil régional Midi-Pyrénées. 1 759 producteurs pour 16 000 tonnes de fromage.
 

Bleu des Causses (Photo keldelice.com)
 
Bleu des Causses : Le bleu des Causses est un fromage bleu de la famille des pâtes persillées, exclusivement fabriqué à partir de lait de vache entier. On le trouve surtout dans l'Aveyron et il bénéficie depuis 1953 d'une Appellation d'origine contrôlée (AOC). Onctueux et fondant, il acquiert sa maturation au cours d'un affinage de 70 jours, dans des caves au cœur de la roche calcaire. 874 producteurs pour 590 tonnes.
 

 
Le Cabécou d'autan, fabriqué à Vazerac (82), a reçu le prestigieux Label rouge / DDM
 
Cabécou d'Autan : Produit en Quercy, Rouergue, Ségala, montagne Noire et dans la vallée de la Garonne, il faut parler du cabécou d'Autan au roquamadour, petit fromage de chèvre en forme de palet à bords arrondis. Strictement occitan, il est fameux sur une chiffonnade de salades et, de plus, il est Label rouge depuis 2006. Sept producteurs en tout (3 tonnes).
 
Desserts :
 

Mme Sarran prépare une tourtière, cette pâtisserie gasconne, multiplis de pâte étirée comme du papier de soie, qu'elle arrose de beurre fondu et d'armagnac / Photo DDM
 
La croustade aux pommes ou pastis : Dessert traditionnel du Sud-Ouest, la croustade aux pommes, ou pastis en Gascogne, est un gâteau feuilleté rond couvert d'un voile de volutes de pâte croustillantes et caramélisées. Les premiers pastis de la région, qu'ils soient gersois ou ariégeois - deux départements qui s'en disputent la paternité - se confectionnaient à la graisse d'oie en remplacement du beurre.
 

Castelculier (47) : Pruneau show 2012 
 
Pruneaux d'Agen : Le pruneau d'Agen a toujours fait partie des avitaillements de la marine à voile du temps de la Royale et plus tard de la marine marchande à vapeur. Ce petit fruit discret a fait le tour du monde. Gilles Marchal, ancien chef pâtissier de l'hôtel Le Bristol (Paris), utilise les pruneaux légèrement réhydratés dans du thé à la bergamote avec du sucre vanillé et accompagnés de madeleines tièdes ou de petits sablés à la cannelle. 1 500 producteurs pour 170 000 tonnes.
 

 
Le gâteau à la broche, cette délicieuse pâtisserie aveyronnaise est à déguster au chalet n° 83 «Calixte & Rigal» du Marché de Noël toulousain / Photo DDM
 
Le gâteau à la broche : En France, il est présent dans le Massif Central et dans les Pyrénées. La tradition du gâteau à la broche est très répandue dans l'Aveyron. Mais la Confrérie du gâteau à la broche sise à Arreau (Hautes-Pyrénées), elle organise chaque année, en juillet, la Fête du gâteau à la broche.
 
Des vins et l'armagnac, la fière «doyenne»
 

 
Distillerie du domaine de Bilé à Bassoues (32) / Photo DDM
 
L'armagnac, la doyenne : C'est la doyenne incontestée des appellations d'origine en Midi-Pyrénées, l'eau-de-vie d'armagnac «se hume, se déguste et se respire». Elle niche au nord-ouest d'Auch (Gers). En apéritif, sec, sur glace, ou en cocktails pour être plus original ; à table sur un dessert ou un fromage, ou encore tout simplement entre amis (c'est le mieux). 755 vignerons qui produisent 15 700 hl répartis sur 4 268 ha.
 

La revue américaine Wine Enthusiast a classé un cahors, le Domaine de Cause 2009 La Lande Cavagnac, à la deuxième place de sa sélection mondiale de vins 2012. Serge et Martine Costes, vignerons depuis bientôt vingt ans./Photo DDM - DR 
 
Les vins de Cahors : Grâce au cépage malbec (85 % du vignoble), ils sont puissants et subtils, charpentés aux tanins souples et bien enrobés. Leur registre aromatique est très large. Probablement le fruit de la longévité : les vignes de Cahors, implantées à l'époque romaine, constituent, dit-on, le plus ancien des grands vignobles européens. AOC depuis 1971. 356 producteurs pour 176 764 hl répartis sur 3 393 ha.
 

Moments d'exception à château Montus : Déguster un vin, c'est d'abord avec les yeux, puis avec le nez, et enfin avec les papilles... /Photo Laurent Dard.
 
Madiran tendance : L'aire de l'appellation madiran se situe face aux Pyrénées, au confluent de  la Gascogne, de la Bigorre et du Béarn. Le cépage principal de l'appellation est le tannat. C'est un vin long en bouche qui s'avère un merveilleux compagnon pour les fromages ainsi que les viandes, confits et gibiers.
 
117 vignerons pour 40 000 hl répartis sur 1 500 ha.
 

Gaillac : Nicolas Hirissou compte sur une implication plus forte des adhérents pour faire aboutir le dossier sur «l'AOC d'excellence»./Photo DDM.
 
Six vins AOC Gaillac : Le vignoble de Gaillac offre une palette complète et prestigieuse de six vins en A.O.C., appellations obtenues en 1938 et 1970 : blanc sec, blanc doux, effervescent, rouge, primeur. Les sommeliers assurent que le gaillac rouge (servi à 16 °C) chambré, accompagne idéalement les rôtis et les fromages. 350 vignerons pour une production de 150 000 hl (chiffres 2002) sur une surface de 3 700 ha.
 

 
Treize vignerons en AOC coteaux du Quercy ont ouvert leur domaine au public, pour un week-end découverte et promotion : Dégustation des vins produits sur le domaine autour du maître des lieux, Guy Rey./Photo DDM, L.H.
 
Les coteaux du Quercy : Il faut venir y flâner, entre Montauban (Tarn-et-Garonne) et Cahors (Lot), et goûter les vins des coteaux du Quercy, réputés hauts en couleur et très fruités. Les vins rouges accompagnent à merveille les viandes, les fromages et les plats régionaux. 55 producteurs (7 500 hl) et 200 ha.
 
 
 
PUBLIÉ LE 14/12/2012 08:07  | La Dépêche du Midi | C.C.
 
Les Aveyronnais en force au salon toulousain SISQA
 

 
Le bio est régulièrement mis en avant sur le salon toulousain./Photo DDM, Frédéric Charmeux
 
Les Aveyronnais sont en force pour la dixième édition du salon de la qualité alimentaire. Débuté hier à Toulouse, il met en avant la bannière Sud-Ouest.
 
AOC, label rouge et autres IGP. Le roquefort, le veau du Ségala, Jeune Montagne et autres produits phares du département sont conviés au grand raout toulousain du SISQA avec ventes et dégustations. Ils étaient nombreux à se presser pour l'inauguration hier en présence du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll. Crée au sortir de la crise de la vache folle, le salon a grandi depuis. D'habitude axé sur une production ou une filière, il s'appuie cette année sur la bannière Sud-Ouest, étiquette qui unit les produits des régions Midi-Pyrénées et Aquitaine pour fédérer les moyens et les filières du secteur. Le but est simple : favoriser l'export, vers la Chine, notamment. «Outre la promotion des savoirs faire, le salon possède un aspect pédagogique : beaucoup d'écoles aveyronnaises sont invitées pendant les quatre jours. On leur dévoile ainsi la fabrication des produits. Des cuisiniers de lycées agricoles sont aussi de la partie», insiste Régis Cailhol, conseiller régional du canton de Cassagnes-Bégonhès, présent sur place pour représenter l'agriculture aveyronnaise.
 

Bœuf fermier Aubrac : un label rouge racé / DDM
 
23 exposants présents
Ils sont donc 23 à avoir fait le déplacement : bleu des Causses aux Halles, bœuf fermier d'Aubrac ou encore boulanger de Millau ou Brasserie d'Olt à l'espace Découverte.
 
C'est à ce même endroit que l'entreprise la Naucelloise partagera un stand commun avec l'ARIA, l'industrie agro-alimentaire de Midi-Pyrénées. Il y a trois ans, les responsables du salon ont fait appel à eux face à une demande de tripoux non pourvue. «Nous avons sorti un tripoux bio l'an passé et c'est donc intéressant d'avoir une vitrine de cette ampleur, surtout que le bio y est en vedette. En terme d'exigence et de traçabilité, la barre est placée très haut. Après, c'est plus un salon d'image que de profit immédiat», reconnaît Charles-Pierre Savy, directeur de la société basée à Naucelle. Ils auront encore trois jours pour assurer leur notoriété.
 
 
PUBLIÉ LE 07/12/2012 09:22 | La Dépêche du Midi |   Ar. P.
 
SISQA : L'Ariège en bonne place
 

 
Philippe Babin aime faire découvrir son vignoble à Vira. La semaine prochaine, il sera à Toulouse à l'occasion de la SISQA. / Photo DDM, F. Raoul
 
Le département de l'Ariège sera en bonne place au salon de la qualité alimentaire qui se tient au parc des expositions de Toulouse du 13 au 16 décembre prochain. Pas moins de six exposants proposeront leurs produits sur les stands de la manifestation qui devrait voir défiler des milliers de visiteurs. Philippe Babin présentera son vin des coteaux d'Engravies en bonne place.
 
«être à la SISQA, c'est important… C'est une belle vitrine pour les produits d'Ariège parmi les produits de Midi-Pyrénées» explique le vigneron.
 
C'est un moment privilégié pour retrouver les autres producteurs mais aussi les institutionnels.
 
La SISQA sera l'occasion pour Philippe Babin de s'informer sur la bannière Sud-Ouest présente pour la première fois. Rappelons que cette bannière regroupe les produits d'Aquitaine et de Midi-Pyrénées. «Cette bannière est intéressante mais il faut faire attention pour le vin. Cette bannière ne doit pas se substituer à l'appellation sud-ouest. La présence des vins de Bordeaux peut nous poser des problèmes» souligne le producteur ariégeois.
 
En Chine, par exemple, on lui a posé des questions sur sa position par rapport à Bordeaux.
 
Il faut dire que le vin des coteaux d'Engravies voyage bien maintenant.
 
Le vin bio élaboré à partir du raisin cultivé sur 8 hectares se vend maintenant en Chine, aux États-Unis, au Japon mais aussi en Belgique, en Allemagne, ou au Danemark. «Ce label bio est un plus» souligne Philippe Babin. Au delà, les mentions des coteaux d'Engravies dans des guides comme Johnson ou la note de 16/20 décrochée dans le numéro de novembre des vins de France donnent encore plus de visibilité au vin d'Ariège. Pour Philippe Babin, «c'est une reconnaissance du travail accompli. On passe du rêve à la réalité.»
 
 
PUBLIÉ LE 05/12/2012 08:31  | La Dépêche du Midi | 
 
Du 13 au 16 décembre, la Sisqa fête ses 10 ans, déjà...
 

 
Ce sera la vitrine de Midi-Pyrénées, élargie cette année à la bannière Sud-Ouest France» lancée le jour de la Saint-Valentin par les deux Régions Midi-Pyrénées et Aquitaine. La Sisqa se déroule du 13 au 16 décembre au Parc des Expos de Toulouse, avec son gage de qualité et son attachement aux produits locaux que nous savons privilégier, comme le confirme le dernier sondage CSA.
 
L'union des deux Régions autour de la même bannière vient rappeler que l'agroalimentaire est le premier employeur avec 100 000 emplois pour Midi-Pyrénées. Pour Jean-Louis Cazaubon, président de l'Irqualim, comme pour Vincent Labarthe, conseiller régional en charge de l'agriculture, ce salon Sisqa est aussi l'illustration des circuits courts de distribution dont l'avenir se révèle prometteur. Selon l'Ademe, a rappelé Martin Malvy, les volumes de produits mis en circuits courts augmenteraient de 150 % en région dans les dix ans qui viennent et pourraient satisfaire les besoins de 50 000 habitants, notamment pour les légumes de saison.
 
PUBLIÉ LE 11/11/2012 03:46 | La Dépêche du Midi |   J.-P. C.
 
Des flammes et une pâte, c'est gâteau
 

 
L'été, Laurence Gineste fabrique ses gâteaux en direct devant les visiteurs, « cela leur permet de voir comment ça se passe et que le temps passé justifie le prix… »/ Photos DDM, J.-P. C.
 
Des flammes et de la matière. Pour une incroyable alchimie mêlant parfums et saveurs. Celle qui, au terme du processus de fabrication, débouchera sur cette étrange pâtisserie en forme de «pain de sucre», baptisée «gâteau à la broche». Dans son atelier najacois, jouxtant l'Aveyron, Laurence Gineste a fait de cette création artisanale son activité professionnelle. Parce que, au pays où la vie va comme elle va, elle prolonge une tradition maternelle, labourée depuis des années déjà vers Sanvensa.
 
Pourtant, rien de particulier ne prédisposait le gâteau à la broche, dont on dit que Napoléon 1er en a ramené les secrets de fabrication d'une de ses campagnes polonaises, à s'épanouir comme il le fait sur les terres du Rouergue. Gourmandise de fête - de mariage surtout - bien avant les pièces montées de choux, il s'impose, sans détour, sur les tables des gourmets. Pas de recette secrète, mais si elle avance quelques astuces maison, d'un large sourire, Laurence décline les étapes de la fabrication. à feu variant s'entend. Elle joue d'ailleurs du potentiomètre pour accélérer le mouvement de la broche qui, en fin de course, sculptera «les piques» de la pièce.
 
Patience et longueur du temps rythment ici les journées de travail. Car le gâteau à la broche se mitonne et se façonne à l'aide d'une pâte riche, versée avec une délicate précision sur un cône alu habillé de papier, couche après couche. Rien qu'à regarder évoluer la créatrice, les papilles se mettent à saliver à l'envi.
 
La tête tournée vers les salons d'automne (à Labège le week-end prochain et au SISQA pour la mi-décembre, Laurence doit multiplier ses gâteaux. Au moins 500 de toutes les tailles. Autant dire qu'on la verra moins sur les marchés du jeudi et du samedi à Villefranche. Qu'à cela ne tienne, elle sait que sa broche n'en a pas fini de tourner et de conter ses histoires gourmandes.
 

PUBLIÉ LE 08/10/2012 08:48 | La Dépêche du Midi |   Guy Labro
 
Villefranche-de-Rouergue (12) : La maison Gayral donne des degrés au terroir
 

 
Paul Gayral défend la qualité de ses fabrications qui sont le fruit d'un travail artisanal./Photo DDM
 
Paul Gayral est un fidèle du marché des pays de l'Aveyron à Paris. Ses eaux-de-vie et liqueurs y font recette. C'est le terroir de Sanvensa qui coule dans les verres.
 
Le week-end prochain, ne cherchez pas Paul Gayral du côté de Sanvensa. Pour le trouver, il vous faudra aller à Paris, plus précisément rue de l'Aubrac, où se tiendra la treizième édition du marché des pays de l'Aveyron. «J'y participe depuis le début», note le digne représentant d'une tradition du terroir, la distillation des eaux-de-vie.
 
«La vieille prune» de Paul Gayral, c'est quelque chose. Cette année, pour Paris, il a préparé des bouteilles d'une eau-de-vie distillée en 1989. Leur étiquette sera en étain. Presque des bouteilles de collection. Son stand mettra, bien entendu, à l'honneur ses créations de l'année dernière : l'eau-de-vie de châtaigne de l'Aveyron et le ratafia de coing.
 

Najac (12) : La maison Gayral au marché de Bercy : Les liqueurs de Sanvensa à la conquête de la capitale./ Photo DDM
 
La maison Gayral peut se targuer d'élever dans ses caves plus d'une vingtaine d'eaux-de-vie ou liqueurs différentes, dont une douzaine porte le label «Produit en Aveyron». À la traditionnelle «vieille prune» qui a fait la réputation de la distillerie, les années et le travail du maître des lieux ont ajouté, par exemple, les eaux-de-vie de poire, de framboise ou, plus inédit, la liqueur de safran. Goûtez aussi (avec modération) à son eau-de-vie de mirabelle. Du 100 % Sanvensa. Attenant à sa cave, Paul Gayral entretient un verger de mirabelliers qui lui garantit l'origine des fruits. C'est un souci constant chez lui : savoir d'où provient la matière qu'il distille. Un gage de qualité et l'assurance de satisfaire ses clients.
 
La maison Gayral exporte ses fabrications jusqu'au Japon, où elles sont servies sur la table des Bras. Des livraisons partent aussi de Sanvensa vers la Belgique ou l'Allemagne. Et, bien sûr, Paris représente un gros point d'expédition avec les restaurants aveyronnais de la capitale. Mais aujourd'hui, la consommation dans les bars tend à baisser. Paul Gayral compense par le développement d'une clientèle de particuliers. Les salons jouent là leur rôle. Paul Gayral quittera à nouveau Sanvensa les 17 et 18 novembre pour un marché à Poissy, au début décembre pour le Salon des saveurs à Paris et une semaine plus tard pour le Sisqa à Toulouse. Il emportera avec lui l'essence du terroir.
 
PUBLIÉ LE 28/11/2012 03:45   | La Dépêche du Midi | 
 
Saint-Juéry (81) : Anne reprend la miellerie familiale
 

 
Kevin, Claudie, Anne, Justin, Thomas.
 
Bernard Remuaux a eu ses premières ruches en 1982, l'année où sa fille Anne est née.
 
Educateur à l'ASEI de Carmaux, passionné par les abeilles, il crée sa société en 1996 «Le Rucher des Quatre Chemins» sur les hauteurs des Avalats et continue à l'ASEI à mi-temps. En 2000, il arrête son activité d'éducateur et travaille à temps plein au Rucher. il a mis 4 ans pour construire le bâtiment avec ses enfants pendant les vacances et les week-ends. Il s'occupait de l'exploitation des ruches et du magasin où il vendait du matériel pour l'apiculture.
 
Sa fille Anne est venue travailler avec lui en 2005, après une formation chez des apiculteurs. En 2007, elle a débuté la construction du bâtiment à l'arrière du magasin pour prendre la succession en la faisant évoluer avec l'aide du savoir faire de son papa.
 
Auparavant, elle avait fait des études de musique et était luthière à Toulouse. Anne s'est mariée durant l'été 2012 avec Thomas Mis qui travaillait avec elle depuis 2011.
 
L'entreprise s'est agrandie, Anne a débuté seule, ils sont actuellement 6 à œuvrer dans la miellerie. L'exploitation est en bio AB et Chaine nature et Progrés avec 400 ruches de leur propre fabrication qui transhument entre le Tarn et la Haute Garonne. L'atelier cire (ils reçoivent la cire des apiculteurs et la transforment en feuilles gaufrées qui sera remise dans les ruches). Dès le début, elle a fait de la transformation, valoriser le produit avec différents miels. Elle a créé son pain d'épice et évolué en fabricant la première nonette à la ganache au chocolat et au miel. Ils vont participer à la SISQA (semaine internationale de la qualité alimentaire) à Toulouse où ils présenteront pour la première fois du nougat Bio de leur fabrication.
 
Remuaux (SARL) : Les Quatre Chemins 81160 Saint-Juéry. 09 65 26 97 10, ouvert : mercredi, jeudi et vendredi de 14h30 à 18 heures, samedi de 9 à 12 heures et de 14h30 à 18 heures. Les produits de l'exploitation : miel, matériel pour apiculteurs, cire gaufrée, dérivés des produits de l'apiculture : propolis, gelée royale, pollen, pain d'épices. Pâtisserie fraîche au miel : pain d'épice, nonettes au chocolat.
 
PUBLIÉ LE 27/06/2012 08:20  | La Dépêche du Midi | Olivier Auradou
 
La Région et l'Irqualim, une démarche unique en France
 

 
Martin Malvy a fêté les 20 ans de l'Irqualim./Photo DDM Xavier de Fenoyl
 
Il y a 20 ans, la région innovait en créant l'Institut régional de la qualité agroalimentaire de Midi-Pyrénées, le premier de France. L'Irqualim a désormais acquis ses lettres de noblesse. « Le soutien politique de la Région à notre démarche est unique en France, beaucoup de régions nous envient » confirme le directeur de l'Irqualim, Jacques Poux. C'est donc tout naturellement dans les locaux du conseil régional qu'était célébré, hier, cet anniversaire, en présence d'André Valadier, l'un des fondateurs et présidents d'honneur de l'Irqualim, de son président actuel Jean-Louis Cazaubon ou encore du président de région Martin Malvy.
 
L'occasion pour l'élu, ardent défenseur de la qualité alimentaire notamment à travers le salon Sisqa qu'il a créé, de défendre la ruralité et l'agriculture, premier pourvoyeur d'emplois en Midi-Pyrénées.
 
Devant plus d'une centaine de personnes, producteurs et partenaires de l'Irqualim, Jean-Louis Cazaubon a pu dresser un bilan positif des vingt années passées, avec aujourd'hui plus de 120 produits labellisés : « Le chemin parcouru a été immense, grâce à des visionnaires dès le départ ».
 
Quant aux perspectives, le « travail du futur sera de conquérir des parts de marché, notamment par le biais de la bannière Sud-Ouest, qui servira à l'export ». Les nouvelles technologies ne seront pas en reste, avec le développement d'une application mobile et d'un site pour éduquer les jeunes générations.
 
De quoi, peut-être, éveiller des vocations. La Région y compte bien, qui vient d'annoncer un nouveau plan de soutien à la transmission-installation, doté de 6 millions d'euros.
 
Les Jeunes Agriculteurs ont rassemblé leurs produits sur un stand lors du 1er salon des producteurs fermiers des Pyrénées. /Photo DDM Laurent Dard 
 
 
Quelques photos "en direct" du salon :
(Photos facebook "région Midi-Pyrénées" + site Sisqa)
 
Monsieur le Ministre de l'Agriculture en visite sur le stand de l'Ail Rose de Lautrec
 
Les Halles (photo : Bénédicte Deramaux)
 
Dans les allées de la SISQA  (Photo : Frédéric Lancelot)
 
Producteur de noix - Les Halles (photo : Bénédicte Deramaux)
 
Producteur d’ail blanc - Les Halles - Crédit photo : Bénédicte Deramaux
 
Producteur Bio - Crédit photo : Bénédicte Deramaux
 
Boulanger - Crédit photo : Bénédicte Deramaux
 
Producteurs de liquoreux (photo : Bénédicte Deramaux)
 
Producteur de miel - Crédit photo : Emmanuel Grimaul
 
Photo : Bénédicte Deramaux
 
Photo : Bénédicte Deramaux
 
Photo : Bénédicte Deramaux
 
Photo : Frédéric Lancelot
 
Photo : Frédéric Lancelot
 
Photo : Frédéric Lancelot
 
Parcours des sens - Photo Lancelot Frédéric
 
 Photo : Grollier Philippe
 
Stéphane Le Foll, Ministre de l'agriculture visite la Ferme de la SISQA guidé par Martin Malvy 
 
Les apprentis du centre de formation agricole horticole d'Auzeville vous accueillent à la SISQA
 
Démonstrations culinaires
 
Les démonstrations culinaires rencontrent déjà un franc succès auprès des gourmands à la SISQA !
 
L'oie Sisqua aime les gâteaux à la broche...
 
Les petits du jour à la SISQA 
 
À la SISQA l'oie s'est laissée guider par son odorat.
 
La SISQA est aussi l'occasion pour les lycéen(ne)s de rencontrer les producteurs de Midi-Pyrénées 
 
Venez poser aux côtés de l'oie sur le stand Midi-Pyrénées de la SISQA ! 
 
L'heure du dîner à la ferme de la SISQA
 
Si vous n'avez pas de carrosse, une navette sera à votre disposition pendant toute la durée de la SISQA au départ du Cours Dillon
 
En attendant le salon, l'Oie profite de son temps libre pour faire de la luge dans les Pyrénées
 
On en a pas mal discuté avec les copines, la SISQA est "the place to be !"
 
En attendant la SISQA, rien de tel qu'un marché (Villefranche de Rouergue) pour rencontrer les producteurs de Midi-Pyrénées. 
 
 
 
 
 
 
 
 

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