Publié le 23/02/2018 à 07:46   | La Dépêche du Midi |   

Haute, l'égérie du salon venue d'Aveyron


Haute, vache de race Aubrac, née en 2012 / Photo DDM

Les visiteurs du salon ne pourront pas la manquer : une belle robe couleur froment, des cornes en forme de lyre, un regard profond semblant maquillé de khôl et une tête très expressive, Haute, vache de race Aubrac, née en 2012, va à coup sûr attirer tous les regards. Elle possédait toutes les qualités requises pour devenir l'égérie du salon, pour la plus grande joie de Thibaut Dijol, son éleveur. «Je suis très fier que Haute soit la 10e vache égérie du Salon international de l'agriculture. C'est un réel bonheur. C'est la récompense de tout le travail accompli depuis des générations sur notre plateau !», s'enthousiasme l'homme.

Outre son physique avantageux, Haute bénéficie d'un patrimoine génétique qui lui permet d'être reconnue comme l'une des meilleures vaches Aubrac. Elle est en effet la fille de Venise et de Bijou, taureau ayant terminé 2e du Concours général agricole en 2010. Ce n'est pas le seul de ses atouts. Son tempérament a aussi joué en sa faveur.


La vache Haute prend la pose, dans son pré, au hameau de Linars, sur la commune de Curières./ Photo DDM, MCB

Cent trente vaches Aubrac sur l'exploitation
«Haute est curieuse, sociable et même un peu fière. C'est une vraie dame au milieu du troupeau !», précise Thibault Dijol. Sociable et très maternelle. La vache a eu son premier veau à 3 ans et depuis, chaque année, elle participe au renouvellement du troupeau de 130 bêtes. Thibault Dijol est conscient des avantages de cette «sélection».

«La vache égérie permet, plus largement, la promotion de la race Aubrac, de mon exploitation et du territoire sur lequel nous vivons et nous travaillons», souligne-t-il.

Installé en Gaec depuis 2009, à Curières, dans l'Aveyron, l'agriculteur possède une exploitation de 130 vaches de race Aubrac, sur 190 hectares partagés en deux sites. Un élevage qu'il gère avec sa femme Florence. Pour lui, élever des vaches de race Aubrac s'imposait comme une évidence. Fils d'éleveurs, l'Aveyronnais a toujours baigné dans cet univers. «Notre exploitation est située dans le berceau historique de la race Aubrac. J'ai grandi au sein de l'exploitation familiale qui m'a permis d'acquérir une réelle expertise de la race. Il faut en effet plusieurs années, voire décennies pour améliorer un troupeau. C'est un travail précieux initié il y a des générations par nos familles. Il était impensable de perdre cet héritage.»


Avec son énorme cloche de laiton, la vache "Hauteest arrivée jeudi soir à Paris sous les flashes  / RelaxNews  -  GEOFFROY VAN DER HASSELT - AFP
 
 



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