Le brame du cerf
 
Dans le Tarn :

PUBLIÉ LE 23/09/2012 08:55 | La Dépêche du Midi | 
Grésigne (81) : Brame du cerf, «Ce soir ils sont chauds, ils en veulent»
Alain Massol, intarrissable sur la Grésigne et le brame./Photo DDM
«Ce soir on va y aller, peut-être on n'entendra rien, sauf les chouettes». Alain Massol, indéboulonable guide de la forêt de Grésigne depuis plus de 20 ans, prévient les visiteurs d'un soir avant de s'enfoncer dans le sous-bois. Il est environ 19 heures, derrière le guide au béret, la petite troupe amorce sa marche d'approche. «À partir d'ici, rappelle Alain Massol, on ne bavarde plus, on évite de marcher sur des branches mortes, on éteint les téléphones, il faut progresser en silence». La consigne est respectée à la lettre. Soudain le guide stoppe. Avec son bâton il indique une direction. Un brame monte de la forêt. La «cordée» reprend sa marche en avant. Trois minutes après, nouvel arrêt. Le guide chuchote : «Ce que l'on vient d'entendre est un brame langoureux, amoureux, ce soir ils ont l'air chauds, ils en veulent». La progression se poursuit, la lumière diminue alors que les cerfs offrent un véritable concert de brames. «Vous avez de la chance, hier soir on n'entendait rien». Et parmi les brames qui se mélangent en montant des clairières, Alain Massol, toujours à voix basse, éclaire ses visiteurs : «On distingue trois formes de brames : quand il est court et sec, c'est le défi, quand il est langoureux, comme une porte qui grince, c'est que le cerf est amoureux et quand il est court et saccadé, c'est le brame de la saillie».
«Si la harde arrive, mettez-vous à l'abri»
Le petit groupe progresse toujours en sous-bois, la nuit est tombée, le hululement des chouettes se mélange désormais aux brames créant une ambiance pour le moins spéciale. Alain Massol pimente : «Attendez-moi là, je vais essayer de m'approcher un peu plus. Si une harde arrive, ne restez pas là, mettez-vous à l'abri derrière les arbres». Un brin de tension envahit alors le groupe, mais la harde ne passera pas. «Ils ne sont pas très loin, poursuit le guide, maximum 200 mètres, le plus proche a toussé deux ou trois fois, il sait que nous sommes là». Jamais au cours de cette sortie nocturne le groupe de visiteurs n'apercevra le moindre bois de cerf, la moindre oreille de biche. Mais la balade n'en reste pas moins fascinante. Il est environ 20 h 30, la nuit est noire, c'est l'heure du retour. «Allez Joseph, tu peux envoyer un coup de fanfare», lance Alain Massol. Joseph l'ami du guide qui fermait la marche sort alors de son sac un amplificateur. Et dans l'obscurité de la forêt une sonnerie de cors de chasse s'élève. Un peu plus bas dans une clairière un cerf honore une biche.
Pratique :
On peut écouter le brame du cerf en forêt de Grésigne du 15 septembre au 20 octobre. Le rendez-vous est fixé à 17 heures à l'espace nature de Fontbonne, commune de Penne. Après quelques explications sur les mœurs des cervidés autour d'un goûter, les visiteurs partent à pied dans la forêt vers 18 h 30. Ne pas se parfumer, prévoir des chaussures de marche, des vêtements chauds et une lampe électrique. L'écoute du brame va alors durer jusqu'à 21 heures. C'est ensuite la découverte des produits locaux autour de la table assortie de commentaires souvent croustillants du guide. Entre l'apéritif communard et la croustade aux pommes, les convives dégustent du velouté aux cèpes, du sauté de sanglier, du fromage de chèvre au miel le tout arrosé de vins de gaillac. Tarif s : 37 €, 34 € moins de 12 ans. Réservation obligatoire : 05.63.77.32.30
Alain Massol, «le» guide de Grésigne
Le guide accompagnateur Alain Massol connaît presque chaque mètre carré des 4 000 ha de la forêt de Grésigne. Dans les bois il est chez lui en compagnie des animaux qui y habitent. Quand il accueille les visiteurs (environ 300 personnes par an) il n'oublie jamais le «petit goûter» qui donne des forces avant de partir traquer les cervidés : petits sablés maisons et jus de pomme du verger conservatoire de Puycelsi obtenu «avec près de 150 variétés de pommes». Sous forme de questions réponses (il fait les deux), il met les visiteurs dans le bain. «Pourquoi le cerf brame-t-il ? - C'est un cri d'amour envers les biches ? - Pour marquer son territoire ? - Pour appeler les biches ? se hasardent les néophytes. - Oui d'accord mais ce n'est pas le plus important. Le brame, rectifie Alain Massol, provoque l'ovulation de la femelle. Si le cerf est muselé, pas d'ovulation». Et voila notre guide lancé. «En septembre, c'est le ballet, le cerf doit constituer une harde, soit environ une dizaine de biches. Le cerf le plus vieux va les saillir toutes, le plus jeune est là pour apprendre et gare à lui s'il lui prend de s'approcher trop près d'une femelle. Le jeune est la pour tenir la chandelle». Et d'ajouter aussi que c'est une vielle biche : la bréhaigne, laquelle ne peut plus se reproduire qui régule la harde.
Échos :
Voitures > Routes. À l'époque du brame du cerf, de nombreux automobilistes s'arrêtent sur le bas-côté des routes sillonnant la forêt de Grésigne pour écouter le brame. Les moments les plus propices sont de la tombée de la nuit jusqu'à 21 heures/21 h 30 puis vers minuit ou encore juste avant le lever du jour.
Chouette > Annonce. Dans la nuit de la Grésigne, la chouette hulotte et le cerf se livrent un match à distance par hululements et brames interposés. Dixit Alain Massol, la chouette ne supporte pas que quelqu'un d'autre qu'elle se fasse entendre dans les bois. Ce jeu arrange bien ceux qui viennent écouter le brame, car lorsque la chouette se fait entendre, le cerf ne tarde pas à lui répondre. D'ailleurs le guide ne se sépare jamais de son appeau qui lui sert à imiter la chouette lorsqu'il part au brame.
Faon > Seul. Quand la biche a mis bas, elle abandonne son faon dans un fourré, mais reste cependant dans les environs. En fait, elle le protège d'éventuels prédateurs. S'il y a danger, elle fait semblant de boiter, comme si elle était blessée pour attirer les méchantes bêtes et mieux les éloigner du faon trop vulnérable. Surtout ne jamais toucher et caresser un faon qui vient de naître, même si c'est irrésistible. Un tel geste signerait son arrêt de mort. La mère en revenant voir son petit détecterait une odeur étrangère et abandonnerait définitivement son petit.
 
PUBLIÉ LE 24/09/2012 10:10  | La Dépêche du Midi |
Lisle-sur-Tarn (81) : Soirées brame au domaine de Gradille en octobre
 

Une «soirée brame» est une expérience inoubliable pour qui la vit.
Le domaine de Gradille vous propose, comme chaque année, des «soirées brame» tous les samedis du mois d'octobre.
Les soirées auront lieu au domaine les 06,13,20 et 27 octobre.
Elles débutent à 19h00 avec l'accueil des visiteurs.
A 19h30 départ pour une balade d'une heure au cours de laquelle les gens pourront découvrir le domaine et surtout entendre le brame du cerf mais aussi le voir bramer avec sa harde.
20h30 retour pour la soirée dans la grande salle avec visionnage d'une vidéo sur le cerf, explications sur les bois de cerfs, discussion à bâton rompu, le tout autour d'un apéritif dînatoire et dégustation de vin.
Le tarif est de 20€ par personne et 10€ pour les enfants de moins de 12ans.
La participation à la soirée se fait uniquement sur réservation. Contact Gradille : 05.63.57.07.41 ou 06.35.34.22.27./f.soulie81@sfr.fr
 
PUBLIÉ LE 13/09/2012 07:52  | La Dépêche du Midi |
Tarn : Ne perturbez pas le brame du cerf
Les cerfs sont de sortie
C'est lorsque septembre arrive que sonne l'appel de la forêt. Champignons, fruits, ouverture de la chasse, les occasions sont nombreuses de se rendre dans les bois.
C'est aussi la période de reproduction des cerfs qui, durant un mois, vont assurer la survie de leur espèce. 4 à 6 semaines intenses dont va dépendre la réussite de la reproduction.
Le brame attire chaque année de plus en plus de curieux, attirés par le mystère qui entoure cet événement. De plus, les propositions d'accompagnement fleurissent dans les auberges, syndicats d'initiative, associations et commerçants de gibier pour assister au brame du cerf.
Il est important dés lors de rappeler que cette espèce n'a que quelques semaines pour procréer, que la plus grande quiétude est nécessaire et que la réglementation prévoit qu'il est interdit d'éclairer le gibier à l'aide de source lumineuse quelle qu'elle soit : phare portatif, lampe torche, feux d'un véhicule...
L'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS.), communique et réalise chaque année des missions spécifiques de surveillance nocturne. Chaque saison, des contrevenants sont stoppés et verbalisés pour avoir éclairé ou cherché à éclairer des animaux.
L'amende est lourde : 135 euros. La saisie du matériel peut aussi être pratiquée.
L'O.N.C.F.S. rappelle donc l'interdiction de rechercher les animaux à l'aide de source lumineuse et conseille aux amoureux de la nature de venir profiter de cet instant magique dans l'obscurité afin d'en préserver tout le mystère.
 
PUBLIÉ LE 14/12/2011 11:18  | La Dépêche du Midi |
Lisle-sur-Tarn (81) : Domaine de Gradille, la passion de la noblesse
Frédéric soigne ses biches avec une attention presque paternelle.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore cet endroit superbe, prévoyez une visite au domaine de Gradille. Ses propriétaires s'ingénient, au fil des générations, à force d'innovations et d'idées originales, à faire de leur propriété un lieu unique. Le grand-père Alfred Bouschbacher, fut l'un des pionniers de la vente au domaine pour la production de ses fruitiers. Le père Denis Soulié, y mettait déjà en place, voici 25 ans, le concept des chambres d'hôtes. C'est aussi l'un des co-inventeurs du pétillant de raisin de Gaillac et du cidre sans alcool. Le fils, Frédéric Soulié, propriétaire actuel, a repris la propriété en 2000 et continué sur la voie de ses ascendants en mettant en avant sa grande passion : le cerf. Amoureux de cet animal, il a décidé de réhabiliter 8 ha de ses terres pour en faire un parc à biches. Ce terrain, plat et herbeux mais aussi accidenté et boisé avec une source, se prêtait bien à ce type d'élevage. 
Toutefois, il lui a fallu conserver son cheptel ovin et les 13 ha de vignes que compte le domaine. En effet, le fort déséquilibre entre le coût d'un tel élevage et sa faible rentabilité fait que cette activité ne peut rester qu'une passion et non un gagne-pain. « À préparation égale à l'abattage, on obtient 40 kg de viande pour cet animal contre 200 kg pour un veau… » C'est une viande très diététique elle ne contient que 5 % de gras contre 25 % chez le veau et l'agneau. « J'ai voulu associer la noblesse de cet animal à celle du vin de Gaillac. Le daguet était une viande obligatoire à la table des rois. » explique Frédéric qui, pour cela, la définit comme « viande du passé et viande d'avenir ». Le domaine de Gradille est conçu pour recevoir : 3 chambres d'hôtes et 2 gîtes ruraux. Il appartient au réseau « Bienvenue à la Ferme », fait partie des « Fermes Découvertes » du secteur et reçoit des groupes, d'enfants comme de personnes âgées, pour des animations originales. Tous les samedis soirs d'octobre, on peut assister à une soirée « brames ». Et il tient bien sûr boutique pour la vente de ce plat festif que sont le rôti de daguet et d'autres produits à base de viande de cerf.
Contacts : 05.63.57.07.41 et 06.35.34.22.27 www.domainedegradille.com
 
PUBLIÉ LE 18/09/2011 10:05  | La Dépêche du Midi | E.C.
Ouïr le cerf conter fleurette en forêt de Grésigne (81)
Depuis jeudi et jusqu'au 15 octobre la quête du brame du cerf est ouverte en forêt de Grésigne./Photo DDM, archives
À la saison des amours, les cerfs jouent les troubadours. Écouter le brame du cerf est devenu une activité courue de la fin de l'été. Mais pour avoir le privilège d'assister au spectacle il faut se livrer au hasard des bois, la nuit tombée, sans autre éclairage que la lueur des étoiles.
Depuis une vingtaine d'années, du 15 septembre au 15 octobre, Alain Massol initie les oreilles curieuses. Il est le seul animateur en forêt de Grésigne autorisé par l'Office national des forêts. Entre chien et loup, à l'heure où la chouette hulule, rien à craindre en sa compagnie, l'animateur nature connaît par cœur ses chers sous bois. Même s'il s'amuse parfois à flanquer la frousse à ses clients : « Nous sommes en milieu hostile : parfois on peut se faire charger par des sangliers si nous sommes sur leur piste, mais en général ça se passe bien ».
Après une sensibilisation au milieu, la phase d'approche débute. C'est elle qui détermine si oui ou non les participants auront la chance d'entendre le fameux râle. Car comme le souligne Alain Massol, « on n'est pas au zoo, c'est la nature qui décide, parfois le brame n'arrive pas ». Pour avoir ses chances, mieux vaut opter pour une tenue sombre sans parfum, lampe de poche éteinte et surtout évoluer en silence. « En général, dans cette ambiance, les gens ne se livrent pas à de grands discours », s'amuse le guide. Reste à respirer que le temps soit de la partie et à remercier Dame nature.
Après l'expedition : repas tarnais
De retour à Fontbonne, après l'apéritif communard, le cuisinier sert un copieux repas tarnais: velouté de cèpes, sauté de sanglier et frômage de chèvre arrosés de vin de Gaillac. Le gîte est prévu pour celles et ceux qui viennent de loin. 
 
PUBLIÉ LE 13/09/2011 08:23 | La Dépêche du Midi |
Castelnau-de-Montmirail (81) : Un grand week-end autour du cerf
Il arrive frequement au printemps que les agriculteurs trouvent dans leurs champs des bois comme ceux-là abandonnés par leur propriétaire./Photo DDM.
A la période du brame du cerf il va de soi de célébrer le majestueux cervidé. Dans le cadre de l'année internationale des forêts, une manifestation est organisée à la salle des fêtes de Castelnau-de-Montmirail par la fédération départementale des chasseurs, en partenariat avec l'office national des forêts (ONF), la commune et l'association occitane Cordæ- La Talvera. Du vendredi au dimanche de 10 h à 19h, les curieux pourront découvrir une exposition de photographies animalière, intitulée «les charbonniers de la Grésigne».
Sorties brame du cerf
Pour les enfants, un atelier création d'empreintes d'animaux, avec dessin et jeux, ser à disposition. Sans oublier les animations de vendredi soir à partir de 20h30.
La soirée sera consacrée à la projection du film de Jean-Paul Grossin «Quand le cerf perd la tête». Le documentaire a été récompensé par de nombreux prix du film animalier. La projection sera suivie d'un verre de l'amitié offert par la Mairie.
Samedi et dimanche soir des sorties brame du cerf seront possibles sur réservation: départ à 18 heures de Castelnau-de-Montmiral pour la forêt de Grésigne.
La soirée débutera par une présentation du cerf et de son milieu naturel, par la fédération des chasseurs du Tarn et l'ONF, avant de partir à l'écoute du brame. à l'issue de l'expédition un repas aura lieu, les boissons seront offertes par la fédération des chasseurs.
 
Dans la région :

PUBLIÉ LE 29/09/2012 07:23  | La Dépêche du Midi | Pierre Challier
Cerfs : l'envers du brame
Depuis une dizaine de jours, le brame du cerf a commencé dans les Pyrénées./ Photo DDM D.D.
Le brame des cerfs a débuté voilà une dizaine de jours et attire les amoureux de la nature, notamment en Barousse. Mais l'augmentation des populations de cervidés engendre aussi des dégâts pour la forêt et l'agriculture dans les Pyrénées.
Ils sont là, sur le versant sud. Un, deux, puis trois cerfs, qui brament en face d'Aulon ce début d'après-midi. Aulon ? Village en forme de belvédère dans les Hautes-Pyrénées au-dessus de la vallée d'Aure, au pied de l'Arbizon… «Les cerfs, on les aime bien ici, c'est magnifique quand on les voit jusqu'à 20 dans un pré en bas, mais maintenant, ils nous envahissent», tempère cependant Sandrine. De fait… «Je jette l'éponge à cause d'eux», reprend Philippe, son mari.
En 2004, il s'était lancé dans le maraîchage. Choux, poireaux, pommes de terre, carottes, salades… «L'idée, c'était de produire de bons légumes locaux et ça marchait», souligne Sandrine qui fournissait paniers et restos alentour et ouvrait même une petite échoppe à côté de la maison. Seulement voilà… l'hectare de terre loué par Philippe n'était pas clôturé. «Au début, ça allait et puis les cerfs se sont mis à tout me bouffer.» Un jour, il a planté 2 000 salades, «avec les enfants». «Le cerf a suivi la rangée. L'an dernier, tous les choux, tous les poireaux y sont passés. Et cette année, sur les sept tonnes de pommes de terre que je pouvais espérer, je n'en récolterai sans doute que trois, largement invendables…»
Clôturer ? «C'est 10 000€ car il faut du grillage de trois mètres de haut électrifié» a chiffré Philippe. L'équivalent de ce qu'il a déjà perdu au total ces dernières années. Et puis ça va contre son approche de la montagne. Il préfère donc arrêter.
Déprise agricole
«L'expansion du cerf provoque la concurrence avec les activités humaines à trois niveaux : sur les potagers, la forêt et les prairies de fauche» résume pour sa part Jean-Bertrand Dubarry, maire d'Aulon qui a vu progresser les cervidés «depuis 5 ou 6 ans» dans la vallée.
Car cela fait beau temps que le noyau originel de la Barousse colonise progressivement la chaîne, de l'Ariège aux Pyrénées-Atlantiques. Déprise agricole, augmentation des surfaces forestières, absence de grands prédateurs : le cerf en profite. «Et il permet aussi de garder le milieu ouvert en mangeant certaines espèces et pas d'autres» plaide Jérémie Troietto, technicien chargé du suivi des cervidés, à la fédération de chasse des Hautes-Pyrénées. Qui entend la demande de ceux qui voudraient plus de régulation des populations. «Le problème de l'explosion du grand gibier, qui inclut le sanglier, est un problème national» explique-t-il. Seulement dans un pays culturellement tourné vers le petit gibier, «il faut éduquer nos chasseurs actuels à cette chasse, la technique étant totalement différente et essayer de rassembler les sociétés tout en tenant compte du problème du vieillissement de notre population de chasseurs» explique le technicien et «on y travaille» assure-t-il.
Évolution du regard
Impossible d'évaluer le nombre de cerfs et de biches présents dans les Pyrénées de l'Ariège au Pays Basque. Dans les Hautes-Pyrénées, le plan de chasse prévoit 1700 colliers cette année, grosso modo 1/3 de mâles, 1/3 de femelles et 1/3 de jeunes. Si la population semble désormais stabilisée en Barousse, berceau originel de la réintroduction du cerf dans la chaîne en 1956, ainsi que dans le Louron et le Luchonnais, pour le reste, les populations ne connaissent qu'une frontière à leur expansion : l'autoroute A64. Le territoire d'une biche étant de 700 à 1000 hectares, celui d'un cerf dix fois plus grand, la chasse doit désormais s'organiser en fonction de ces nouvelles populations, ce qui implique aussi un changement de regard sur le chasseur. Il n'est pas là pour «tuer la maman de Bambi», mais pour réguler le système, sachant qu'il indemnise aussi les dégâts : 100 000€ versés dans les Hautes-Pyrénées, l'an passé, pour le grand gibier.
 
PUBLIÉ LE 28/09/2012 08:17  | La Dépêche du Midi |
Le Houga (32) : Des visites guidées pour le brame du cerf
Le brame du cerf est un spectacle naturel impressionnant./Photo DDM.
Jusqu'au 20 octobre, la ferme aux Cerfs organise une visite guidée tous les mardis et vendredis pour assister aux scènes du brame. En cette période, il y a douze cerfs, qui se combattent pour la domination de six hardes de biches. Un spectacle impressionnant à observer.
Les visites se font à partir de 18 heures et durant la tombée de la nuit, il y aura à voir et à entendre. Elles seront suivies d'un repas. Renseignements et réservations au 05.62.08.96.97.
 
PUBLIÉ LE 26/09/2012 03:47  | La Dépêche du Midi |
Orlu (09) : Ecoutez le brame du cerf
Une rencontre unique avec le seigneur des forêts./Photo Pierre Guiton.
L'observatoire de la montagne continue d'innover sur le territoire des vallées d'Ax en proposant à tout type de public des sorties originales et inoubliables à la découverte du brame du cerf, ceci de façon éthique et participative. Une marche tranquille au crépuscule… et soudain le grand cri qui vous fait frissonner ! Le seigneur de la forêt marque son territoire. Des sensations uniques que les guides naturalistes de l'observatoire de la montagne vous feront découvrir jusqu'au 12 octobre.
En fonction de vos envies, deux solutions s'offrent à vous : tous les vendredis, de 17 h 30 à 22 heures, une balade facile au cœur d'une forêt sublime en compagnie d'un accompagnateur spécialiste de l'espèce ou bien en week-end (les 29 et 30 septembre, les 6 et 7 octobre) avec une nuit en gîte d'étape dans le village le plus haut d'Ariège.
Loin des voyages organisés en bus, l'observatoire vous propose une découverte en petits groupes autour d'une éthique qui guide les actions dans le respect du public, des espèces et des milieux.
Renseignements supplémentaires et formalités d'inscription au 05 61 03 06 06 ou par courriel sur observatoire.montagne@gmail.com.
La fiche détaillée de la charte d'accompagnement et éthique est téléchargeable sur www.observatoire-montagne.com.
 
PUBLIÉ LE 17/09/2012 09:44 | La Dépêche du Midi |  Muriel Guillin
Bagnères-de-Bigorre (65) : Entendrez-vous le brame du cerf au fond des bois ?
Un momnet unique offert par le CPIE/Photo DD
Qui n'a jamais rêvé, en automne, d'assister au brame du cerf ? Eh bien, cette opportunité vous est offerte grâce au CPIE (Centre permanent pour l'initiative de l'environnement), le vendredi 21 septembre, de 16 h 30 à 20 heures.
L'endroit n'est pas encore tout à fait décidé, mais ce sera certainement dans la vallée de Campan. Pour l'occasion, il est nécessaire d'avoir une petite habitude de marcher. Le parcours n'est pas difficile, car classé comme «promenade», sur un dénivelé de 100 à 150 m. La balade se fera sur les sentiers forestiers. Il faudra quelquefois les quitter pour rejoindre les lieux d'observation.
Quelques conseils d'équipement : il est fortement recommandé de se vêtir d'une tenue chaude, pour les moments d'attente et d'observation, cachés derrière un buisson, un arbre… Ne surtout pas s'équiper de vêtements en nylon, de ceux qui font du bruit quand on balance les bras ou quand on marche. Une tenue en coton, chaude et de couleur foncée est donc nécessaire. Il ne faut pas oublier les chaussures, montantes si possible, pour marcher en dehors des sentiers. Ne pas oublier les jumelles, et, à ce propos, s'équiper, dans la mesure du possible, de gants foncés. Pas pour le froid, mais parce que les mains seront des endroits exposés aux yeux des cerfs, et cela risque donc de les faire fuir. Tous ces conseils vous seront rappelés lors de votre inscription.
Une quinzaine de personnes maximum auront la chance de faire cette émouvante sortie. Il faut donc s'inscrire. En cas de report ou d'annulation, ou tout simplement si la météo n'est pas bonne, l'accompagnateur préviendra chaque inscrit individuellement. Il est recommandé d'en faire autant de votre côté. Effectivement, si vous avez un empêchement, il sera nécessaire de prévenir, afin de ne pas priver quelqu'un d'autre de cette sortie exceptionnelle.
Inscriptions : CPIE au 05.62.95.49.67. Rendez-vous à 16 heures, 5, chemin du Vallon du Salut à Bagnères. Covoiturage possible pour se rendre sur le lieu de promenade.
 
PUBLIÉ LE 10/02/2012 10:25  | La Dépêche du Midi |
Serres-sur-Arget (09) : Les cerfs toujours plus près des habitations
Beaux et puissants, les cerfs s'approchent de plus en plus des villages.
Nombreux sont les automobilistes qui, tard le soir ou tôt le matin, se sont trouvés nez à nez avec un cerf traversant tranquillement la route.
Parfois, l'animal s'arrête, prend son temps, vous regarde et finit par s'en aller. Ce qui est plus nouveau, c'est que cerfs, biches et chevreuils apparaissent désormais à l'orée des villages, sans doute attirés par une herbe plus grasse. Le 12 mars 2005, on en a même vu un qui était monté sur un toit, au Bosc, et qui, incapable de redescendre, n'a eu d'autre choix que d'attendre l'aide des humains.
Il n'y a pas toujours eu des cervidés en Barguillère
Après un lâcher de chevreuils en 1951, sept ans plus tard la fédération des chasseurs et les Eaux et Forêts aménagèrent un parc de 80 ha situé dans le consulat de Foix, à Légrillou, pour y lâcher 4 cerfs et 12 biches. Il y a bien longtemps que les nouveaux locataires, dont le nombre n'a cessé de croître, ont franchi les clôtures et investi la totalité de l'espace. Pour les forestiers, cette prolifération pose quelques problèmes : repousses et régénérations sont régulièrement dévorées par les animaux.
Du côté des chasseurs, Joseph Soula, président de l'ACCA (association communale de chasse agréée) de Foix depuis vingt-six ans et qui incarne la mémoire de toutes ces décennies, estime que tout est sous contrôle : ce sont les chasseurs qui régulent cette population à travers des plans de chasse stricts.
Le problème, Joseph Soula le voit ailleurs : les chasseurs vont-ils être suffisamment nombreux dans l'avenir, de moins en moins de permis de chasse étant demandés ?
Quoi qu'il en soit, auprès du public, les cervidés suscitent un intérêt grandissant, notamment en octobre, lorsque jeunes et moins jeunes vont écouter, au cœur des forêts, le brame qui marque la saison des amours. Quant aux rencontres impromptues tôt le matin dans le faisceau des phares, elles font surtout regretter que l'appareil photo ne soit pas toujours à portée de la main…
 
PUBLIÉ LE 03/02/2012 08:53 | La Dépêche du Midi |
Grand Sud : Chasse, les bons comptes font la bonne gestion
Les gestions de la faune sauvage impose aux chasseurs deux devoirs absolus : assurer la pérennité des espèces et protéger les activités humaines, l'agriculture en particulier.
Combien nos forêts et nos campagnes comptent-elles de chevreuils, de sangliers, de cerfs ou de lièvres ? Question absurde… pas vraiment. Car si tout le monde s'accorde à vouloir protéger la biodiversité, les chasseurs en premiers qui sans le maintien de populations de gibier verraient leur activité disparaître, les activités humaines, l'agriculture en particulier, a besoin de limiter l'impact de la faune sauvage sur les cultures. Pour assurer cet équilibre entre trop et trop peu, il est donc indispensable de pouvoir évaluer, aussi précisément que possible les populations, notamment celles qui peuvent poser problème. On pense bien sûr au sanglier, mais aussi aux cervidés, pour les espèces chassables, mais encore aux nuisibles dont la pullulation peut avoir des conséquences graves sur la santé humaine en propageant des maladies.
Protéger l'agriculture et la santé publique
Les Fédérations de chasseurs ont donc établi des protocoles qui permettent d'évaluer ces populations et d'établir des plans de chasse permettant de les maintenir à un niveau supportable de présence.
On sait par exemple que le cerf, animal emblématique de nos forêts s'il en est, avait disparu du Sud de la France. Réintroduit au milieu du siècle dernier, il a très largement colonisé le territoire au point de menacer sérieusement les cultures.
Les Fédérations de chasse ont donc mis sur pieds, depuis plus de vingt ans maintenant dans la plupart des cas, des programmes destinés à recenser la population de cerfs. Ce comptage peut se faire de plusieurs manières, comme par exemple en période de brame, mais cette évaluation peut être est souvent assez peu précise. La méthode donnant le meilleur résultat consiste à créer, sur un territoire donné, un certain nombre de circuits types que les chasseurs et les techniciens cynégétiques des Fédérations parcourent, la nuit, au ralenti, dans des voitures équipées de phares et comptent les cervidés, cerfs ou chevreuils, et les lièvres qu'ils aperçoivent.
Pour établir les plans de chasse
Ces observations permettent d'établir un indice kilométrique d'abondance, qui offre une statistique validée par la répétition des opérations et les comparaisons d'une année sur l'autre. Elles permettent aussi d'enregistrer des données qualitatives, la présence plus ou moins marquée de femelles ou de jeunes et d'orienter les plans de chasse pour ajuster, au plus juste, les prélèvements, sans mettre en danger la présence de la population tout en limitant au maximum les dégâts sur les cultures. La Fédération du Tarn, en complément de l'indice kilométrique d'abondance, fait appel pour le comptage des chevreuils, à une méthode très différente. Les chasseurs doivent impérativement retourner à la Fédération chaque patte arrière de chevreuil tué. Les techniciens analysent l'os long de cette patte et en déduisent, avec une bonne précision, la densité de la population dans le secteur où le chevreuil a été abattu. On peut aussi, comme on le fait en Aveyron, mettre à profit les particularités climatiques et la connaissance du terrain des chasseurs et des techniciens pour effectuer des comptages par temps de neige. L'opération se fait alors de jour en observant les traces laissées par les animaux. La bonne gestion de la faune est de toute façon dépendante de ces comptages.
Le cerf avait disparu
Les pratiques agricoles et la chasse avaient eu raison du plus grand habitant de nos forêts : le cerf. Au milieu du siècle dernier, il avait disparu du Sud de la France et ce sont les chasseurs qui l'ont patiemment réintroduit. Aujourd'hui, il prolifère et fait l'objet de plans de chasse pour limiter sa population et… ses dégâts.
 
PUBLIÉ LE 03/10/2011 08:13  | La Dépêche du Midi |
 
Quillan (11) : La haute vallée vibre au cri de la forêt
Quand vient la saison des amours, à la fin de l'été, le cerf brame./photo DDM.
 
Depuis la mi-septembre et jusqu'à mi-octobre, Quillan et les villages environnants, sous haute tension, écoutent le brame des cerfs. C'est la période de la saison des amours pour ces cervidés qui, de la fin de l'après-midi au crépuscule, tous les jours, font retentir leur long brame. Ce cri, grave et profond, va affirmer la position hiérarchique du mâle et libérera l'extrême tension provoquée par le rut. La forêt des Pyrénées audoises se met alors à vibrer...
Vous aurez peut-être la chance d'apercevoir les cerfs si vous vous rendez aux abords des villages de Montmija, Coudons, Nébias, Brenac, Ginoles et même Quillan : «Rejoignez les parkings indiqués sur la carte en bord de route, veillez à ne pas gêner la circulation, ne pénétrez pas sur les pistes forestières ou dans les champs et, surtout, n'essayez en aucun cas de les approcher», est-il recommandé. Par contre, vous pouvez vous munir de jumelles et vous aurez peut-être la chance de les apercevoir. Il se pourrait, pour les plus chanceux, de voir le long combat que mènent les mâles, cors contre cors, afin d'avoir les faveurs de la belle. Vous pourrez profiter longuement du spectacle assis au bord de la route. La période du brame est une période délicate pour la reproduction de l'espèce... Ne les dérangez-pas et soyez discrets ! Tous les soirs, cou tendu, tête levée et bois renversés en arrière, entourés de leurs biches, les cerfs lancent leur cri d'amour... Venez les écouter !
Différents brames: Le brame est la période qui fait la réputation du cerf... Il résonne dans toute la forêt de fin septembre à début octobre. Il y a différents brames : le brame de présence, court et bref, il n'est en fait qu'un rot grave et rauque; le brame de langueur, long, isolé et mélancolique; le brame de défi, provocation au timbre élevée; le brame de poursuite, cri saccadé émis lorsque le cerf court derrière une biche, et le brame de triomphe, cri puissant du vainqueur d'un combat.
 
PUBLIÉ LE 18/08/2011 09:39  | La Dépêche du Midi | J.P.
Gages (12) : Au plus près des cerfs
Les derniers retardataires sont arrivés, la roulotte se met en branle. C'est parti pour une heure de balade instructive à travers 20 hectares de prairie où daims, mouflons et cerfs, évoluent en totale liberté au parc de Saint-Hubert, à Gages.
Ce mardi après-midi, une trentaine de personnes ont opté pour ce voyage initiatique au pays des cervidés. Surtout des grands-parents avec leurs petits-enfants, fin des vacances scolaires obligent ! Si ces derniers sont priés de garder les bras à l'intérieur de la roulotte - un coup de bois ça peut faire très mal ! - cela ne les impressionne pas pour autant.
Les questions fusent à chaque explication du guide sur le processus de formation des bois, des étapes de croissance du cerf, de son alimentation… ou d'autres, plus terre à terre : « Pourquoi il y a des cerfs qui nous suivent », interroge ainsi Thomas, un petit touriste venu de Maine-et-Loire avec son grand frère et son grand-père. « C'est parce qu'ils sont très gourmands », l'informe Jean-Paul Olivier, le propriétaire du parc, qui s'est joint à la visite. Dès les premiers mètres, la horde de cerfs s'est en effet rapprochée de la roulotte, guettant avec gourmandise les morceaux de pain envoyés par Auguste, le guide.
Une demi-heure plus tard, c'est Jean-Paul qui attire l'attention de tous sur un cerf syka de 5 ans, à quelques pas du convoi. « C'est le premier de l'année qui a ses bois finis. » L'animal les gardera durant huit mois avant qu'ils ne tombent, marquant le début du processus de repousse.
Mais ce que retiendra sans doute Thomas, c'est ce moment magique où il a pu monter un cerf sociable (et non domestiqué).
Dès visites comme celle-là, il y en a trois par jours au parc de Saint-Hubert. Et si les vacances sont bientôt finies, le parc vaut un détour entre le 15 septembre et le 15 octobre, période du brâme du cerf.
 
PUBLIÉ LE 17/10/2010 08:48  | La Dépêche du Midi |
Lasserre (31) : Expédition pyrénéenne à l'écoute du brame du cerf
Le groupe de randonneur à pied-d'oeuvre au port de Balès.
C'est de la mi-septembre à la mi-octobre que les forêts pyrénéennes résonnent du brame du cerf, période des amours propice pour écouter et voir ces mystérieux animaux. Un groupe de la section randonnée du Foyer Rural de Lasserre-Pradère s'est déplacé en Haute-Vallée de la Barrousse, au Port de Balès, à 1 600 mètres d'altitude et vraiment ils n'ont pas été déçus.
Ils ont bramé en chœur
Ils racontent : « Sur les estives, au-dessus de la forêt, paissaient 6 ou 7 biches, 3 ou 4 jeunes mâles les regardaient avec convoitise, d'autres bramaient plus ou moins fort sous les arbres, et tout là-haut, en ligne de crête, campait un magnifique neuf cors, puissant, majestueux, belliqueux. Il suffisait qu'un de ces jeunes ait l'outrecuidance de s'approcher ou de bramer timidement, c'est alors que le maître des lieux, après un puissant brame, descendait, tête en avant et devant cette menace audacieuse battait en retraite ou bien allait ruminer sa rancœur sous la futaie. Un moment après, la scène recommençait… Telle est la vie de ces animaux durant cette courte période. Nous sommes revenus ravis de ce spectacle mais aussi de la beauté des montagnes et de ce voyage avec des personnes sympathiques venues, comme nous, à la renrontre de ces animaux. A l'an prochain ! »
 
PUBLIÉ LE 12/10/2010 16:17  | La Dépêche du Midi | Jal
Villeneuve de Rivière (31) : Quand le brame remue les foules
Jumelles sorties, Jean-Bernard Portet et ses collègues de la fédération guettent le cerf./Photo DDM Jal
C'est la rumeur du moment, la destination ludique des soirées d'automne. Autant que de l'arrivée des cèpes, les conversations roulent sur le brame du cerf. « Tu l'as entendu, tu l'as vu, et où ça ? ».
À Villeneuve-de-Rivière, jeudi soir, au siège de l'Office national de la chasse, l'expédition se met en place pour une séance d'observation du phénomène. « Si quelqu'un se perd, rendez-vous à Saint-Paul-d'Oueil, premier chemin à la sortie du village ». Debout sur le marchepied de son véhicule, Daniel Dubreuil, de l'équipe de suivi de l'ours, mène le convoi. Accompagné de quelques invités et d'une quinzaine de représentants du conseil d'administration de la Fédération de chasse de Haute-Garonne, dont il est le président depuis son élection en juin dernier, Jean-Bernard Portet est à l'initiative de cette sortie en pleine nature. « C'est le moment propice, vous allez les voir évoluer. Les hardes de biches, surveillées de près par le mâle dominant, se montrent à la tombée de la nuit. Elles viennent brouter les prairies, les jardins. Toutes les bêtes de la nature sont à portée de jumelles. C'est magnifique. » L'homme ne cache pas son enthousiasme, évoquant également l'aspect sauvage et encore préservé du territoire. « Il y a peu de temps, nous avons invité le sous-préfet à une sortie comme celle-ci. Il était emballé. »
Dans les hauteurs de Saint-Pau-d'Oueil, les 4x4 se sont posés, jumelles et longue-vue scrutent le versant opposé. Le ciel rougeoie au couchant, tandis que les brames se répondent de loin en loin, dans toute la vallée. En face, 500 à 600 m à vol d'oiseau, la sarabande a débuté. « Regarde, les biches broutent, mais pas le cerf. Il est trop occupé à guetter l'intrus, l'éventuel rival, à ramener les biches qui s'éloignent, à saisir l'opportunité d'une saillie. Durant cette période, la bête peut perdre un tiers de son poids. On va aller les voir tout à l'heure. » Il est 20 heures, certains s'en repartent vers Saint-Gaudens. Après un épisode grillades fort bien organisé, le groupe redescend vers la plaine et se dirige vers Mayrègne à bord de trois véhicules. « Installe-toi sur la plate-forme, tiens-toi près, on va les rencontrer. » C'est parti.
Les cerfs sont de sortie
Entre Saint-Paul-d'Oueil et Mayrègne, sur quelques kilomètres, près de cinquante cervidés sont débusqués au gré du balayage des phares tenus en main par les techniciens juchés sur les plateformes des 4x4. « Lors d'opérations de comptage, on en a recensé pas moins de trois cents », explique Sébastien, qui vient d'accrocher une harde trottinante suivie un peu plus loin par un dix cors, le nez au ras du sol. « Il les suit à l'odeur, et il se fout pas mal de nous ». Plus loin, nouveau troupeau, les biches et les faons paissent tranquillement, le cerf posté en sentinelle entre le groupe et la lisière de la forêt, où retentissent les appels rauques. À droite, à gauche, les silhouettes se dessinent dans les rayons lumineux, allongés dans l'herbe, près des maisons, disparaissant dans la forêt en contrebas. Un dernier chemin à gauche. La harde est là. Les moteurs se taisent. « Si tu veux t'approcher, vas-y », glisse Jean-Bernard Portet, en baissant le haillon du 4x4. Ils sont à 50, 60 m. Je m'avance dans le silence, ponctué de déclics. C'est magique.
 
PUBLIÉ LE 26/09/2010 03:49 | La Dépêche du Midi |
Quillan (11) : Le brame du cerf
N'essayez en aucun cas de les approcher !!!/Photo DDM, B. B.
Terre nature en Pays cathare, Quillan, sous haute tension, vibre au cri de la forêt ! Quand vient la saison des amours, de la mi-septembre à la mi-octobre, la forêt des Pyrénées audoises se met à vibrer au long brame du cerf. Ce cri, grave et profond qui, pendant quatre semaines, va affirmer la position hiérarchique du mâle, libérera l'extrême tension provoquée par le rut. Le soir, cou tendu, tête levée et bois renversés en arrière, entourés de leurs biches, ils lancent leurs cris… Venez les écouter ! Rejoignez les parkings en haut du col du Portel, Brenac, Nébias ou bien plus haut en direction de Coudons via le Pays de Sault. 
Veillez à ne pas gêner la circulation et ne pénétrez pas sur les pistes forestières ou dans les champs : n'essayez surtout pas de les approcher ! Munissez-vous de jumelles et vous aurez peut-être la chance de les apercevoir ou bien, profiter du spectacle assis au bord de la route. La période du brame est une période délicate pour la reproduction de l'espèce, ne les dérangez pas et soyez discret et surtout respectez la propreté des lieux. Après le brame, une bonne table vous attend dans les nombreux restaurants de la ville de Quillan avec des menus aux saveurs d'automne et un accueil chaleureux et authentique.
 
PUBLIÉ LE 26/09/2010 09:26 | La Dépêche du Midi |
A Gages (12), le cerf fait résonner les Palanges
Au Saint-Hubert, à Gages, une trentaine de cerfs vivent au milieu d'un parc de 28 ha./Photo DDM, Cédric Méravilles.
Depuis les alentours du 15 septembre, la colline surplombant le village de Gages, au pied de la forêt des Palanges, résonne, en soirée, de bruits particuliers. Pour ceux qui connaissent l'endroit, cependant, il n'y a là rien de surprenant. Ces sons, rendus impressionnants par l'obscurité de la nuit tombée, sont ceux de la trentaine de cerfs élaphes, également appelés cerfs européens ou cerfs rouges, qui viennent d'entrer en période de brame. Autrement dit, le moment où les mâles se battent furieusement pour obtenir la domination de la harde afin d'être les seuls à saillir les femelles. Et c'est dans l'enceinte des 28 ha du parc animalier Saint-Hubert que cela se passe. Un site fondé voilà vingt-trois ans par Jean-Paul Olivier après quelques mois de chômage suite à son licenciement. « J'ai toujours été passionné par les cerfs », assure-t-il aujourd'hui. Il est même tombé dedans étant petit puisque cet Aveyronnais avait de la famille du côté de Bourges, non loin de la Sologne. « C'est là que j'ai été conquis par ces animaux », explique Jean-Paul Olivier.
Lequel a noué des relations fortes avec les cervidés. Dès que son camion entre dans le parc, les premiers bois apparaissent. Il suffit, en plus, de quelques poignées de carottes pour que la harde approche à quelques mètres. Les biches et les faons ont le droit manger les légumes sous la surveillance du mâle dominant. Majestueux avec ses seize cors, l'animal est impressionnant. Il paraît même menaçant. Et violent. Un daguet - jeune mâle - qui s'approche un peu trop est chassé d'un coup de bois. Mais le coup est porté du haut vers le bas. « Il l'a cogné. Cela fait mal mais ne blesse pas », explique Jean-Paul Olivier. Une biche aussi se fait rappeler à l'ordre. « Il la ramène dans le troupeau », détaille le gérant du parc. Quatre mâles, dits d'accompagnement, restent à distance respectueuse. Ils attendront que le dominant soit parti avec la harde pour venir se faire caresse. Et si le « patron » réapparaît, tout le monde détale. La hiérarchie est déjà établie. Mais tous les ans, le dominant doit se battre pour reprendre sa place. Et les combats sont violents. Ils peuvent s'achever par de graves blessures causées par un coup de cors. « Le bruit des bois qui se cognent lorsque deux mâles s'affrontent est impressionnant », raconte Jean-Paul Olivier. Un grand moment au milieu de la nature à vivre le soir. Et qui pourra se poursuivre jusqu'au 15 novembre avec, d'autres brames : celui des daims et celui des cerfs cika, cervidés venus du Japon.
 
PUBLIÉ LE 25/09/2010 03:52 | La Dépêche du Midi |
Mugron (40) : Le spectacle naturel du brame du cerf

Jusqu'aux vacances de Toussaint, les cerfs assurent le spectacle.
Après la détente estivale, la baignade, le temps est venu pour les cerfs de s'occuper à nouveau de leurs biches.
Quelques prémices de brame ont déjà commencé, mais c'est la première quinzaine du mois d'octobre que le brame atteindra son apogée.
C'est aussi cette période que le Moulin de Poyaller (40) choisi pour tenter d'interpeller davantage le public toujours sensible à ce magnifique spectacle naturel.Voir et entendre les cerfs bramer ; il n'y a pas tant d'endroits où c'est possible…
Alors, quand il s'agit de cerfs blancs, les endroits sont comptés de par le monde entier.
www.moulin-poyaller.com
 
PUBLIÉ LE 11/09/2010 09:21  | La Dépêche du Midi | B.B.
Aude : C'est l'heure du brame du cerf
Dans la période de rut des cerfs, le brame est un moment particulier qui se déroule à la tombée de la nuit.
Parmi les rendez-vous marquants des prémices de l'automne, il en est un à ne pas manquer: le brame du cerf. Un cri rauque et puissant que de plus en plus d'amateurs viennent écouter.
Les derniers touristes profitent encore des journées bien ensoleillées de cette mi-septembre. Pourtant, les brumes automnales commencent déjà à envahir les matins de la haute vallée de l'Aude. Parmi les rendez-vous marquants des prémices de l'automne, il en est un à ne manquer sous aucun prétexte : le brame du cerf. Jusqu'au 15 octobre, c'est la période de rut des cerfs et de plus en plus d'amateurs viennent les écouter. Un cri rauque et puissant monte de la forêt qui vibre… Ce phénomène est un véritable moment magique qui se déroule à la tombée de la nuit. En effet, c'est à cette époque de l'année que le cerf regroupe les biches de sa harde pour les séduire. À l'orée des bois, la parade des cerfs commence ! Le cou tendu, la tête levée et les bois renversés en arrière, il lance son cri d'amour. Le brame est un cri puissant qui exprime toute la rivalité qui s'installe entre les cerfs sur une zone déterminée, celle qui se situe à proximité des remises des biches et qu'occupent en véritables conquérants plusieurs mâles. Le mâle dominant, entouré de ses biches, affirme sa supériorité sur les autres mâles en bramant. Dans ce combat jusque-là vocal, le cerf s'oppose à ces solitaires en mal d'amour. Si la violence de son cri ne suffit pas à faire fuir les rivaux, un sauvage combat s'engage alors. Indissociable de la saison automnale, le brame est un phénomène particulier à tous les cervidés.
 
PUBLIÉ LE 10/09/2010 11:47 | La Dépêche du Midi | B.B.
Quillan (11) : Ecoutez, c'est le brame du cerf
Moment magique qui se déroule à la tombée de la nuit./Photo DDM, B.B.
Les derniers touristes profitent encore des journées bien ensoleillées de cette mi-septembre. Pourtant, les brumes automnales commencent déjà à envahir les matins de la haute vallée de l'Aude. Parmi les rendez-vous marquants des prémices de l'automne, il en est un à ne manquer sous aucun prétexte : le brame du cerf. Jusqu'au 15 octobre, c'est la période de rut des cerfs et de plus en plus d'amateurs viennent les écouter. Un cri rauque et puissant monte de la forêt qui vibre… Ce phénomène est un véritable moment magique qui se déroule à la tombée de la nuit. En effet, c'est à cette époque de l'année que le cerf regroupe les biches de sa harde pour les séduire. À l'orée des bois, la parade des cerfs commence ! Le cou tendu, la tête levée et les bois renversés en arrière, il lance son cri d'amour. Le brame est un cri puissant qui exprime toute la rivalité qui s'installe entre les cerfs sur une zone déterminée, celle qui se situe à proximité des remises des biches et qu'occupent en véritables conquérants plusieurs mâles. Le mâle dominant, entouré de ses biches, affirme sa supériorité sur les autres mâles en bramant. Dans ce combat jusque-là vocal, le cerf s'oppose à ces solitaires en mal d'amour. Si la violence de son cri ne suffit pas à faire fuir les rivaux, un sauvage combat s'engage alors. Indissociable de la saison automnale, le brame est un phénomène particulier à tous les cervidés.
Venez les écouter
Les endroits propices sont le col du Portel à Quillan, à Coudons et encore plus haut sur le plateau de Sault. Au fil des temps, d'autres sites ont été élus comme Puivert, Brenac… Munissez-vous de jumelles et vous aurez peut-être la chance de les apercevoir et de profiter du spectacle. La période du brame est une période délicate pour la reproduction de l'espèce alors soyez prudent et restez à une distance respectueuse. Vous pourrez aussi, après le brame, vous retrouver autour d'une bonne table dans les nombreux restaurants de la région.
 
PUBLIÉ LE 15/10/2009 09:10 | La Dépêche du Midi | Pierre Challier
Barousse (65) : Et soudain, c'est le brame...
à l'orée du bois, au dessus de Thèbe en Barousse, dans les Hautes-Pyrénées, un cerf s'avance, il n'est qu'à quelques mètres. Il lance son brame. Photo Laurent Dard.
 
Il est là… Tout près. Peut-être à une trentaine de mètres en surplomb de la route montant vers Thèbe. Olivier Merma l'a deviné, approchant les biches et maintenant on l'entend. Qui avance dans le bosquet. Trois souffles rauques. Une pause. Et le brame, profond, cri immémorial qui jaillit avant qu'il n'apparaisse l'espace d'un instant dans une trouée. Cerf magnifique, puissant, peut-être un dix cors, croit-on deviner de sa large ramure entre les branches.
Soir de semaine en Barousse… Ultime raie de lumière sur les crêtes des sommets dessinant un liseré blanc avant le noir de la forêt, derniers bruits de sonnailles, ponctués de bêlements, de meuglements… Mais surtout un concert qui désormais domine progressivement l'harmonie du soir, dans la lumière déclinante : celui des cerfs et de leur « chant amoureux » avant le rut. Brame toujours impressionnant entre échos, répétitions et résonances, dans cette vallée où se rencontre la plus forte densité de cervidés en milieu montagnard, en Europe.
Combat dans le village
Car, arrivé à Thèbe, il suffit de se garer et de suivre Olivier Merma entre chien et loup sur les sentiers pour se rendre compte que notre premier cerf observé, quand bien même il portait beau… était loin d'être singulier, très loin d'être le seul à se laisser approcher dans le secteur. « Tout à l'heure, il était là derrière dans le pré et il devait y avoir quatre ou cinq biches aussi » indique cette dame, à l'entrée du village. Petit chemin partant derrière chez elle… Olivier Merma s'engage. Accompagnateur en montagne et passionné, il connaît alors d'autant mieux son affaire qu'il a habité ici suffisamment longtemps pour savoir « que les cerfs descendent si près du village qu'un jour, on en a vu deux se battre dans une rue, au centre ».
Cent mètres, deux cents mètres, trois cents entre prés et taillis… Et soudain, l'oreille ne sait plus où donner. Un à gauche, un au dessus, non… deux à gauche, un au-dessus, un à droite, plus haut et un là, devant, à l'orée. Ils sont au moins quatre voire cinq, dans le périmètre, sur le versant est de Thèbe. Qu'on a sentis avant même de voir deux biches s'enfuir.
Forte odeur d'urine, fauve… « Le brame, c'est aussi une question de territoire, de marquage, de combat frontal, violent parfois, mais où la mort n'arrive que très rarement, par épuisement : lorsque deux cerfs se prennent les bois et n'arrivent pas à se dégager l'un de l'autre » rappelle alors Olivier comme disparaissent les détails du bois de chênes, que monte l'ombre. Et que la nuit convoque maintenant l'imaginaire, aux échos des appels, de plus en plus forts, de plus en plus proches.
Car tandis que « gueulent » ces messieurs, ou plutôt qu'ils raient ou réent, du verbe raire ou réer… tandis, donc, qu'ils « peuvent bramer des jours pour trente secondes de coït à l'arrivée » résume Olivier, c'est aussi autre chose qui parle à la mémoire. Tous les symboles que l'homme a attachés au cerf, puissance mystérieuse, éternelle force de vie et de renaissance.
Fertilité
Image préhistorique aux parois des grottes, silhouette de chaman dansant sous une peau de cerf, coiffé de leurs bois pour invoquer la fertilité des troupeaux dont dépendait la survie des peuples chasseurs ou rois de France l'ajoutant blanc et ailé à leurs armes comme symbole christique… l'image du cerf, célébrée par le seigneur en général et par Fébus en particulier comme le « gibier le plus noble » dépasse alors le cadre même de la chasse, pour toucher au mystère de l'éternel renaissance. « Tous les ans, vers février-mars, il perd ses bois, ce qui caractérise sa virilité même, disparaît dans la forêt, sans qu'on sache où il est, et tous les ans, quelle que soit leur importance, ses bois repoussent entièrement, ils sont totalement reconstitués vers le mois d'août, avant le brame, puis le rut » explique Olivier. Et c'est ainsi que se confondent en lui, dans les croyances, « la profusion de la sève et de la semence » et tous les principes « de la vigueur féconde » lit-on chez un spécialiste.
Vigueur impérieuse qui lui fait alors tout oublier de son environnement, au brame. Comme cet autre, appelé par Olivier, imitant son cri les deux poings devant la bouche, se dévoile à présent impavide, à une quarantaine de mètres. Rencontre rare, à tenter, jusqu'à la fin du mois, en Barousse…
 
PUBLIÉ LE 04/10/2009 03:48 | La Dépêche du Midi | J-P L
Aubrac (12) : Les cerfs se comptent à l'oreille
Une fois l'an, l'Office national dénombre les cerfs dont le cheptel doit être limité. Une explosion démographique est en effet synonyme de dégâts aux cultures et à la forêt dont la régénération est alors contrariée. Photo DDM, Jean-Louis Pradels
 
Au quartier général, improvisé dans une salle de restaurant de Brameloup, ils sont une centaine à recevoir les consignes de l'état-major, en l'occurrence l'Office national des forêts et son général en chef, Pascal Soriano, responsable de l'unité territoriale nord Aveyron-Lot qui compte quelque 10 000 hectares. Un peu après 16 heures, s'ébranlent les groupes formés de jeunes qui suivent une formation cynégétique, de louvetiers, de chasseurs, d'agriculteurs, d'amateurs…
Une des unités part en convoi du côté du bois de Regimbal, entre Aubrac et Laguiole. Elle emprunte une voie forestière au cœur de la zone de silence, sanctuaire dans lequel il ne faut pas pénétrer du 15 septembre à la mi-octobre, afin de ne pas perturber les cerfs. Les portières des voitures se ferment, on s'équipe, on se met en marche. Les conversations se font à voix basse.
Ils sont là
Le ruisseau franchi, on longe les frondaisons auxquelles l'automne allume des couleurs. Les aubrac regardent passer la troupe. Une barrière s'ouvre sur la forêt domaniale. Chemin faisant, Pascal Soriano place les observateurs. Plus on avance, plus le groupe, Sioux sur le sentier de la guerre, s'amenuise. Soudain, l'œil aiguisé d'un participant, guide de randonnée, désigne du doigt la profondeur des futaies. Un cerf de belle taille ! La bête a tôt fait de tourner les sabots. La marche reprend, interrompue par l'observation d'un nouvel animal. Les cerfs sont bien là. On en voit. On les entend surtout.
C'est la saison des amours et les brames montent et se répondent par vagues. Un sacré concert de cris si rauques et puissants qu'ils semblent émaner d'animaux monstrueux. La vache qui meugle en réponse à la salve de brames n'est vraiment pas de taille…
La lumière du jour, dispensée par un soleil d'été indien, gomme en partie le caractère sinon inquiétant du moins troublant du brame. Mais, quand la nuit est venue…
Une espèce prolifique
Si l'ONF a organisé cette lourde opération, c'est bien pour entendre les brames. L'oreille, qui devra identifier les brameurs en démêlant les voix de cette sauvage fugue de Bach, va ainsi les compter.
à l'automne, les cerfs mâles se choisissent une place de brame depuis laquelle ils poussent la chansonnette, affirmant leur propriété sur une phalange de biches et de jeunes. Ils marquent leur territoire, écorçant des arbres de leurs bois, laissant leur forte odeur et bramant donc à qui mieux mieux.
Les effrontés, qui lorgnent sur les biches du clan, seront soumis ou bien les dominants se soumettront, parfois à l'issue d'un combat rarement mortel.
Pascal Soriano explique que les cervidés appartiennent à une espèce prolifique. « Si on laisse faire, la population peut s'accroître de 30 % l'an. Aussi, en l'absence de prédateurs naturels, l'homme doit réguler. » La régulation, c'est notamment la chasse avec un plan, de chasse, qui intègre un tir non pas aveugle mais sélectif, dont voici le standard : 40 % de biches, 40 % de faons, 20 % de mâles adultes.
La visite de l'élevage de biches, de la bergerie, le parcours pédestre, attirent de plus en plus de visiteurs à Gradille. mais Frédéric Soulié garde la tête froide: il veut préserver au domaine son esprit familial et naturel.

Page réalisée à partir du site ladepeche.fr
 
 
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