Inondations dans les Pyrénées
18 & 19 Juin 2013
© France 3
Témoignage, village de Barèges :
"Bon et bien voilà tout Barèges est entièrement évacué ... Plus d'habitants hormis le dernier convoi avec des conseillers de Barèges qui a dû faire demi-tour juste avant le col .....
Plus de grand chalet en haut de Barèges, plus de moulin, plus de pont, plus de route, plus d'hôtel du Tourmalet, plus de parking, plus de route derrière l'Oncet, plus de parking couvert, plus de parking couvert ou presque, plus de camping, plus de maison à Barzun et plus d ancienne gendarmerie et HLM ou presque ... Voitures emportées, caves ensevelies, plus de route devant chez nous et à Cabadur, plus de pont à Sers et Viey... Plus de virage des dauphines.....
Bref plus rien .... On a plus rien ...... On est pas prêts de pouvoir remonter chez nous ... Plusieurs mois !!! Et pour retrouver quoi ?.... Plus rien !!!!! Mais une chose est importante aucune perte humaine !!!!!!" (FB - Le Bastan)
Des photos aériennes :
Pont de Sers et route de Barèges
Abattoir et déchetterie entre Luz et Barèges
Déchetterie entre Luz et Barèges
Route de Barèges
Bas du village de Barèges et thermes de Barzun sous la boue
Parking de Tournaboup et confluence du ruisseau du Tourmalet et ruisseau Dets Coubous
Soulom et Pierrefitte-Nestalas
Route de Cauterets avant le Limaçon
Luz saint Sauveur
Vallée des Gaves avec le lac des Gaves et la plaine de Saint Savin et d'Adast inondée, Pierrefitte-Nestalas au loin
Vidalos et tour d'Agos, mare de Boo-Silhen noyée dans les bois, le gave affleure la 2x2 voies
Stade d'Argelès-Gazost, pisciculture et piscine de Lau Balagnas sous les eaux à la confluence du gave de Pau et du gave d'Azun
(Photos ci-dessus : FB - Caro D)
La ville de Luz-Saint-Sauveur sous les eaux
Les berges de Luz-Saint-Sauveur ont été ravagées et le pont menacé par la montée des flots
De nombreuses maisons ont vu le sol se dérober sous leurs fondations
De nombreuses routes ont été détruites, isolant plusieurs villes
Luz-Saint-Sauveur
Luz-Saint-Sauveur
Les inondations dans les Hautes-Pyrénées ont fait de très nombreux dégâts
Les pépinières des Pyrénées sous les eaux après les inondations de la vallée des Gaves
A la centrale du lac des Gaves, une voiture a été emportée sans que l'on sache s'il y avait des occupants
Les routes ont été emportées par les inondations dans la ville de Cauterets.
(Photos ci-dessus : Laurent DARD © DDM)
Infos du Jeudi 19 juin :

© Semaine des Pyrénées
Hautes-Pyrénées :
Lourdes © Semaine des Pyrénées
Lourdes, passerelle de la grotte (FB - Météo65)
Lourdes Hotel Alba @Emilie Vivian
Lourdes @Anthony Lamande
Lourdes @Fabien Eymard
Lourdes (FB - SO)
Gavarnie hier @Christophe Castagné
Beaucens @Delphine Gerbet
Beaucens @Delphine Gerbet
(FB - Météo65)
Le pont de la Neste à Saint Laurent de Neste 18 juin 2013 à 20h00 (FB - Hebo Météo)
Saint-Laurent de Neste (FB - Météo65)
Cauterets (FB - Céline Caminade / Météo65)
Villelongue @Remy Griffon
Avalanche qui bloque l'accès à Gavarnie @Météo65
Luz St-Sauveur @Ln Léa
Le Bastan à Esterre @Ln Léa
Rebouc @Fabrice Toledo
Tarbes l'Adour @Pat Theas
Sers, coupé du monde (FB - Marine Tintet)
Sers, coupé du monde (FB - Marine Tintet)
La Neste à Saint-Lary (FB - Saint-Lary)
Vignec (FB - Saint-Lary)
Vielle-Aure (FB - Saint-Lary)
Route de Saint-Lary à Aragnouet (FB - Saint-Lary)
Route de Saint-Lary à Aragnouet (FB - Saint-Lary)
Arreau (FB Cap de Long Garlitz)
Haute-Garonne :
La Garonne à Saint-Gaudens - Sébastien Pons
La Garonne au Pont de Valentine - Saint-Gaudens - Sébastien Pons
Saint-Béat © BFM TV
Saint Béat (31) ce matin ! (FB Hebdo Météo)

Saint-Béat (FB)
Nathalie Saint-Affre (DDM) : à Loures-Barousse.
Pyrénées-Atlantiques :
Mazères-Lezons (FB - Météo Béarn)
Mazères-Lezons (FB - Météo Béarn)
Nay (FB - Karine Krab'z)
Nay (FB - Karine Krab'z)
Nay (FB - Karine Krab'z)
Le gave de Pau est sorti de son lit entre Coarraze et Lestelle - SO Photo Thierry Suire
Photo : Marilyn Bordessoules à Orthez (64) ce matin
Lac de Biron (64) sorti de son lit (FB Christophe Biron / Hebdo Météo)
Gave de Pau
Hastingues (FB - Sud Ouest)
Gave de Pau (FB - Sud Ouest)
Pyrénées espagnoles :
Val d'Aran
Benasque (FB - Hebdo Météo)
Benasque (FB - Hebdo Météo)
Benasque (FB - Hebdo Météo)
Effondrement entre Salardu et Artiès (FB - Viure als Pirineus)
Artiès (FB - Viure als Pirineus)

Artiès (FB)

Vielha (FB - Gkmph)
Vielha (FB - Gkmph)
Vielha (FB - Gkmph)
Entre Benasque et Castejon (FB - Heraldo)
Dans la presse :
Publié le 20/06/2013 à 10:12 | | La Dépêche du Midi | Christian Vignes
La désolation dans les Hautes-Pyrénées : «C'est Apocalypse Now»
Le lac des gaves en furie entre Argelès et Pierrefitte devant deux promeneurs hébétés / Photos Jean Guyot et Philippe Leblanc
Depuis hier matin, les hélicoptères sillonnent inlassablement le ciel des Hautes-Pyrénées, façon «Apocalypse now». Mais là, ce n’est pas du cinéma, même Francis Ford Coppola n’aurait imaginé de telles scènes, tant elles semblaient irréelles. Un de nos photographes, qui a pu survoler la zone de Lourdes et du pays des Gaves pour en ramener des images d’une exceptionnelle violence, est longuement resté sonné par ce qu’il avait vu. Un véritable cauchemar… À Luz, après avoir lui aussi survolé la zone, Michel Pélieu, le président du conseil général, s’est assis à sa descente d’hélicoptère, et a pris sa tête dans ses mains pendant plusieurs minutes. Sonné, lui aussi…
À Saint-Mamet, les habitants nettoient le pont sur la Pique
Alors que dire des victimes, qui erraient parfois comme des zombies au milieu de ce spectacle de catastrophe, dans cet environnement pourtant si familier, rendu méconnaissable par cette crue exceptionnelle. Certains, les plus anciens, ravivant sans doute quelques souvenirs douloureux, parlent de «bombardement». D’autres, encore traumatisés de cette «nuit d’horreur», restent sans voix.
Par endroits, la route est soulevée, parfois littéralement partie, comme si elle n’avait jamais existé, comme broyée par une force surnaturelle. Pis, à Cauterets, le gave a créé un nouveau lit de l’autre côté de la route qu’il venait d’emporter, balayant au passage deux maisons et une grange… Un véritable spectacle de fin du monde, plusieurs routes ont été coupées, emportées ou encore submergées malgré une amorce encore timide de décrue. Et hier soir, les communes de Barèges, Luz-Saint-Sauveur et Cauterets étaient encore isolées, sans eau courante, ni électricité, ni téléphone. Bien entendu, on ne compte plus les maisons inondées, mais les sinistrés, bien que traumatisés, avouent n’être pas si mal lotis, finalement. «Quand on voit les dégâts qu’il y a ailleurs, on se dit presque que l’on s’en sort plutôt bien. C’est dur, mais ça aurait pu être pire, il ne faut pas pleurer avant d’avoir mal.»
Angoisse à Luchon, complètement isolée
Parce que de véritables drames ont eu lieu, mardi soir, une femme de 72 ans a été emportée par les flots à Pierrefitte-Nestalas, et hier, un homme de 75 ans, qui regardait depuis un pont, un petit affluent du Gave déferler, a été happé par les flots. Voilà qui doit inciter chacun à la plus grande prudence, comme le préconisent les services de la préfecture : ne pas s’approcher des cours d’eau, ne pas s’engager ni à pied ni en voiture sur une voie immergée, se renseigner sur les conditions de circulation et les éventuelles déviations et surtout respecter les consignes données par les maires, les services de police ou les pompiers.
Dans le secteur des vallées d’Aure et du Louron, la Neste, ainsi que ses nombreux affluents, a aussi fait des siennes. A Arreau, au confluent des Nestes et du Louron, la place de l’Arbizon a été inondée, «un véritable lac», les divers réseaux d’eau, d’électricité ou d’assainissement ont été endommagés. Mais c’est plus en aval que la Neste a complètement détruit un pont, sur la RD 76, qui relie Saint-Laurent de Neste aux villages d’Aventignan et Mazères.
Près de l'hôtel de France et de la gare avenue du Général-Leclerc, Bernadette Roussel, 72 ans, est restée bloquée sous cette voiture, une AX Citröen bleue, et a péri noyée tout près de son mari qui est resté agrippé au véhicule./Photo Laurent Dard
Et puis il y a Lourdes, qui a été très durement touchée. Même si les mesures destinées à protéger le secteur de l’avenue du Paradis ont fonctionné en retardant la montée des eaux, la masse de cette crue exceptionnelle, qualifiée de centennale, bien au-delà du niveau de celle d’octobre dernier, déjà dévastatrice, a eu raison de tous les systèmes de protection et des tentatives de pompage. Les dégâts, uniquement matériels car tous les pèlerins avaient été évacués, restent à préciser, mais selon Jean-Pierre Artiganave, le maire, au moins la moitié des 220 hôtels de la ville ont été impactés à des degrés divers. Certains très durement. «Il n’y avait rien à faire», résume un hôtelier sinistré. Dans les Sanctuaires, il faudra plusieurs jours pour évacuer les tonnes de boue qui ont envahi le site, complètement dévasté, comme ont pu le constater Manuel Valls et Delphine Batho, venus apporter leur soutien, en promettant des mesures exceptionnelles, tant la situation l’est également.
Et déjà, les appels à la solidarité se multiplient. Les sanctuaires ont ouvert un site dédié, et les initiatives, partout, se mettent en place, à tous les niveaux : les entreprises de BTP ont décidé de se mettre au service de tous pour reconstruire au plus vite, dans les villages on s’entraide. Après la catastrophe, retrouver la vie, c’est la priorité…
Publié le 20/06/2013 à 07:16 | Cyril Doumergue
Saint-Béat, cité dévastée par la Garonne en furie
Il faudra beaucoup de temps et d'argent pour tout remettre en état./ Photo DDM Nathalie Saint-Affre
Vitrines éventrées, portes enfoncées par des troncs d’arbres, mobilier renversé… La Garonne en furie a fait littéralement exploser les façades des bâtiments, les balcons, qui affleurent l’eau en temps normal. En ce mercredi, sur la rive du fleuve encore très énervé, on aperçoit le centre-ville de Saint-Béat à travers les maisons défoncées.
Le mardi 18 juin restera comme un jour de cauchemar pour les quelque 400 habitants de ce chef-lieu de canton niché dans la montagne. Au petit jour, la claque est sévère. La rue principale, où stagne encore un mètre d’eau boueuse, offre un spectacle d’absolue désolation. «Saint-Béat, c’est terminé. On ne s’en relèvera pas. La saison devait commencer dans trois semaines. Les touristes ne voudront pas venir dans une ville dévastée», se lamente un habitant qui tient une maison d’hôtes.
Arbres, caravanes, vaches...
«L’eau a tout détruit. Je ne rouvrirai jamais. Le magasin est hors d’usage, j’ai perdu plusieurs dizaines de milliers d’euros de marchandises», constate le patron de la supérette. Vingt et un commerces comme le sien ont été détruits par la Garonne en crue. Salon de coiffure, presse, magasin de sport, boulangerie… Au bar du Soleil, les écharpes du tournoi des VI Nations encore accrochées au plafond laissent deviner que les soirées rugby ont été animées. Mais la Garonne a retourné le bar de 500 kg, qui ne servira plus.
Plusieurs dizaines d’habitations sont également endommagées. Dans celle de «Totoche», employé municipal et connu dans tout le village, un tapis de 5 cm de boue accueille le visiteur. Le frigo est renversé. Des parpaings posés au sol rappellent qu’au début de la crue, on a essayé de sauver les meubles en les surélevant. Mais cela n’a pas suffi.
«L’eau est montée très, très vite, racontent Sébastien Martinez et sa copine Audrey, devant un barbecue qui fume dans la ville vidée de ses habitants. «J’ai un appartement face à la mairie, là où l’eau est montée le plus haut. Nous avons été les premiers évacués. A 8 heures du matin, on nous a réveillés car l’eau commençait à menacer la voiture. À 9 heures, on était évacués par la DDT. On a pris rapidement des vêtements dans un sac. Il y avait déjà 1 m d’eau. On avait les jambes gelées.» Rémi, le père de Sébastien, est l’un des rares habitants à être resté chez lui. «ça va, j’habite en hauteur».
Raymond Capdeville, 77 ans, s’est aussi réfugié chez son frère. «On a vu beaucoup d’arbres, beaucoup de caravanes exploser contre les ponts. Même des vaches. C’est la première fois que je vois ça. J’ai fait 32 ans chez les pompiers, ici à Saint-Béat.» Raymond vient de retrouver sa fille Marie-Louise, devant le camping Theïla Garonnette, complètement dévasté. «Nous ne savons pas si nous pourrons rouvrir», confie sa propriétaire, Pierrette Bron, alors que son mari et des amis essaient d’effacer les stigmates des inondations. «Il y a beaucoup, beaucoup de travail». La Garonne, elle, continue à gronder. Même en décrue. Gendarmes, pompiers, élus veillent sur les deux ponts de la ville. Les employés des routes lavent par terre. Saint-Béat va retrouver progressivement ses habitants. Et se relever. Mais ce sera long.
Publié le 20/06/2013 à 07:29 V.B
Luchon : «Les dégâts sont considérables»
À Bagnères de Luchon, les impressionnants embâcles menacent la stabilité des ouvrages d'art./DDM
Les stigmates des inondations restent bien visibles dans la cité thermale. La boue s’est installée dans les quartiers sud et est de la ville et les équipes municipales œuvrent sans répit. «Il est encore trop tôt pour un premier bilan, glisse Louis Ferré, le maire de Luchon. Les dégâts sont considérables et la priorité reste de remettre la ville en état. Nous allons rapidement nous attaquer aux parcs, au golf, afin de permettre la relance des activités.» La cité thermale a officiellement demandé le classement en catastrophe naturelle. «Nous répondons à tous les critères de la loi, je n’ai pas d’inquiétude quant à ce classement, poursuit le maire. D’ailleurs, nous avons ouvert une cellule dédiée aux assurances en mairie, 80 dossiers ont déjà été déposés. Des agents reçoivent le public à partir de 8 h 30».
Les écoles resteront fermées encore aujourd’hui, la fermeture du collège ne permettant pas de restauration pour les écoliers. «Nous verrons pour vendredi si nous arrivons à trouver des solutions. Concernant le collège, le proviseur m’a assuré que le brevet se tiendra bien, les épreuves vont se dérouler au lycée du Bois, à Montauban. L’établissement thermal, quant à lui, n’a jamais cessé de fonctionner et nous accueillons les curistes tout à fait normalement.» Reste la problématique de la route de Superbagnères, à nouveau coupée par la coulée de boue. «Nous avons de grosses interrogations en amont de la coulée, conclut Louis Ferré. À Ravi, la Pique est sortie de son lit et coule sur la route.
Nous avons une quarantaine de personnes isolées, sans électricité. Les services d’EDF nous ont promis que le courant serait rétabli, aujourd’hui, à 18 heures, grâce à l’envoi d’une équipe par hélicoptère. Il va falloir ensuite mener des expertises et essayer de comprendre toutes les données du problème, pour pouvoir agir. Mais il est impossible de dire quand nous pourrons ouvrir la RD125 à nouveau. »
Publié le 20/06/2013 à 07:52 C.M.
Luz était totalement coupée du monde hier
Luz-Saint-Sauveur est sans doute l’une des communes les plus touchées du département. «Plus de 300 personnes ont été relogées et des quartiers entiers en partie basse de commune et en bordure du Bastan ont été inondés». Les digues du Bastan en amont de la commune ont été submergées.
La route entre Barèges et Luz a été soulevée et emportée en plusieurs endroits. «Il n’y a plus de route à la sortie d’Esterre» nous confirme notre correspondant Philippe Leblanc.
Si l’on ajoute que la route des gorges était fermée à la circulation pour des raisons évidentes de sécurité en attendant peut-être sa réouverture aujourd’hui, Luz-Saint-Sauveur était totalement coupée du monde hier.
Le parking du Bastan a été carrément rasé par la crue et l’office de tourisme a été inondé. «Une maison a été emportée par le gave, l’abattoir et la déchetterie ont été démolis. Avenue de Saint-Sauveur, des semblants de barricades ont été dressés pour essayer de refouler la montée des eaux, on se croirait presque en état de guerre» nous précise Philippe Leblanc. Hier soir, à l’heure où nous mettions sous presse, la commune était toujours privée d’électricité et d’eau courante.
Publié le 20/06/2013 à 07:48 | Andy Barréjot et Cyrille Marqué
Pays des Gaves. Une brèche par le Tourmalet pour évacuer Barèges
A bord de l'hélicoptère, Michel Pélieu constate l'ampleur des dégâts provoqués par les inondations./Photo Laurent Dard.
Jusqu’en fin d’après-midi hier, Barèges était encore coupée du monde. Tandis que sur les hauteurs du Tourmalet, les agents du Conseil général chassaient la neige dans l’ultime virage, des rotations d’hélicoptères assuraient le ravitaillement en eau et en vivres de la commune, toujours privée d’eau, d’électricité et de téléphone. Devant l’instabilité causée par les inondations, il a été décidé l’évacuation du village. Dans un premier temps, les près de 500 personnes qui se trouvaient sur la commune ont été regroupées et dirigées, dans le calme, vers le restaurant Le Bastan à Super Barèges, réquisitionné pour l’occasion. Mis en sécurité à l’initiative du maire, les sinistrés ont ensuite patienté, dans l’attente des secours qui ont pu basculer en fin d’après-midi. «Nous disposons d’informations au compte-gouttes avec des centaines de personnes qui attendent notre aide», expliquait l’adjudant Florian Parent qui conduisait les quinze pompiers (avec une équipe médicale) accompagné de trois bénévoles de la Croix rouge.
À 20 heures hier soir, 200 véhicules avaient ainsi franchi le Tourmalet, une fois la sécurité assurée, pour regagner la Haute-Bigorre. Parmi eux, 120 personnes, sans possibilité d’hébergement, ont été rassemblées à la salle des fêtes de Campan, avant de se diriger, par bus, vers celle de Lannemezan où ils ont passé la nuit. Hier soir, dans un village quasi-fantôme, il restait entre 70 et 100 personnes qui n’avaient pas souhaité quitter la commune. Parmi eux, trente militaires qui étaient hébergés sur la commune et prêtent main-forte aux secours.
Publié le 20/06/2013 à 07:52 Andy Barréjot
A Pierrefitte, «c'était l'apocalypse»
La route de Saint-Sauveur littéralement avalée par le gave./ Photo Jean Guyot.
Dans le secteur de Pierrefitte-Nestalas, des rues entières ont été ravagées par la crue et la route départementale 913 emportéeest fermée la circulation.
«C’est la première fois que je vois ça. C’était l’apocalypse». Alice Castagné nettoie comme elle peut le rez-de-chaussée de sa maison inondée. «À un moment donné, l’eau arrivait de partout, on ne savait plus où donner de la tête». La rue Boileau où elle habite ressemble à un champ de bataille. En sortant de son lit, le gave a creusé des sillons dans la chaussée méconnaissable. Et a transformé la partie basse de la commune en un lac. La rue Lavoisier a été soulevée en plusieurs endroits. «Une centaine de personnes ont été évacuées et relogées notamment à la salle des fêtes qui a servi encore de centre d’hébergement la nuit dernière» explique le maire de Pierrefitte-Nestalas Noël Pereira qui, si la décrue s’amorce, appelle ses administrés «à la plus grande prudence».
Nicole et Monique, deux touristes originaires de Bretagne, étaient parties à la grotte de Bétharram lorsqu’elles ont découvert leur maison en location sous les flots. Un peu plus loin, la zone industrielle du Tilhos, le stade d’Argelès-Gazost, le centre aquatique de Lau-Balagnas et la piscine Pomarès sont sous les eaux.
Des rues ravagées / DDM
Alerte au gaz
Au lac des gaves, la centrale hydroélectrique de Beaucens a été carrément emportée par la force du courant et la canalisation de gaz sous-marine a vraisemblablement cédé, provoquant une explosion et des geysers dans l’eau tumultueuse du gave.
Selon la préfecture, un périmètre de protection tenu par des militaires a été mis en place et une équipe de plongeurs a été dépêchée pour colmater la fuite. «Cependant, il n’y a pas de conséquence pour les usagers» précise la préfecture. Le merlon de l’ancien centre d’enfouissement de Beaucens a été emporté lui aussi, déversant les ordures ménagères le long du gave.
La route départementale coupée
À Villelongue, la route départementale 913 le long de la zone industrielle de Pierrefitte-Soulom est fermée à la circulation, pour longtemps. La chaussée s’est effondrée pour moitié et même sur toute sa largeur sur une cinquantaine de mètres, peu après le Relais d’Isaby. Plus curieusement, deux pylônes électriques ont été pliés ou sectionnés à leur sommet.
«Le temps d'aller à l'école et la maison était inaccessible»
Il y a douze ans, lorsqu’il a construit la maison familiale à Ger, Marc Bocchio avait surélevé le bâtiment de quelques dizaines de centimètres. Un détail qui a sans doute permis d’éviter le pire mardi. «Je suis passé en début d’après-midi, il y avait un peu d’eau au fond du champ», raconte ce restaurateur de Hautacam. Mais la crue est fulgurante. «Je suis allé chercher mon fils à l’école avant qu’il ne soit bloqué. Quand je suis revenu, la maison n’était plus accessible.» Comme pour trois autres habitations voisines, la famille trouve un hébergement d’urgence dans le quartier. Seul le chat passera la nuit dans les murs, non sans angoisse. Hier matin, dès 9 heures, la famille Bocchio a regagné sa maison par une échelle, seul moyen d’y accéder. «C’était incroyable. Je n’avais jamais vu ça.» Canapés, tables basses, plantes... Dehors, s’entassent sur la terrasse les vestiges de toute une vie. Dans le garage, l’eau a englouti la voiture au-dessus des rétroviseurs. La moto n’a pas été plus chanceuse. «Tout est mort, regrette ce père de deux enfants qui a pu compter sur les proches pour s’attaquer au nettoyage. Le drame, c’est qu’on va encore oublier les villages au profit de Lourdes. Mais pourtant, il y a ici des gens qui souffrent et ont tout perdu.»
Publié le 20/06/2013 à 07:47 C.M et A.B
Cauterets coupée du monde
Au quartier Concé, derrière le portail du numéro 41 se trouvait une maison ancienne. Depuis hier, il n'y a plus que le flot impitoyable du Gave...
Deux maisons et un hangar agricole ont été emportés par la crue quartier Concé. La chaussée s’est effondrée en plusieurs endroits, coupant la seule route d’accès de la vallée.
Un portail qui s’ouvre directement sur le flot torrentiel du gave : c’est une image digne d’un film catastrophe. Mais sur la route de Cauterets, la fiction dépasse la réalité. Des appareils électroménagers, des morceaux de charpente, de mur jonchent les berges. Vers minuit, quartier Concé, à un kilomètre du village de Cauterets, deux maisons et un hangar agricole ont été arrachés avec les berges par la furie du courant. Une dame âgée qui vivait seule dans l’une de ses deux maisons «hurlait au secours sans vraiment réaliser ce qui lui arrivait, témoigne Albert Fita. Les maisons ont été emportées comme des fétus de paille en quelques minutes». Jean-Michel Dejean et sa compagne ont vu également leur maison partir.
Le pisteur-montagnard est abasourdi et plaisante avec des copains pour faire diversion. «Je n’ai pas dormi de la nuit et je n’arrive pas à formuler des phrases pour décrire ce que j’ai vu». Jean, son voisin, nous confie qu’il lui avait demandé de prendre des photos de sa maison la veille «pour les assurances». Mais à son réveil, le lendemain matin, à sa stupeur, la maison avait disparu. De manière générale, la route de Cauterets ressemble à un véritable paysage de fin du monde. La chaussée a été dévorée par le gave en plusieurs endroits, coupant la seule route d’accès à la station thermale.
Le câble électrique 20.000 volts alimentant une partie de la vallée, s’est retrouvé suspendu dans le vide ou carrément au fond du ravin. Cet isolement nocturne a contribué à augmenter l’angoisse des valléens comme Jeanine qui déplore l’absence des services de secours et de l’ordre. «Nous n’avons pas vu un policier et un pompier de la nuit. Nous avons évacué quelques naufragés de la route avec un tractopelle. J’en ai logé quelques-uns et j’en ai même remonté à Cauterets par le bois». Au centre-ville de Cauterets, 9 personnes se sont réfugiées dans le magasin Carrefour market pour y passer la nuit de mardi à mercredi et ont été évacuées par hélicoptère hier matin vers 8 heures.
Hier soir, 3 000 foyers étaient privés d’électricité «ce qui pose évidemment de gros soucis pour les hôtels et les restaurants, témoigne notre correspondant Clément Eulacia. La connexion téléphonique et internet ne fonctionnait pas».
Pour rompre l’isolement de la vallée et remédier aux avaries de la chaussée, une route provisoire devrait être construite à partir d’aujourd’hui sur l’emprise de la voie verte.
Virage de Betpouey (65) / FB S. Connat
«Ma voiture a été renversée par la force du courant»
«Je n’ai pas eu le temps d’avoir peur». Même s’il s’en défend, Xavier Duquesne, directeur du Carrefour market à l’entrée de Cauterets quartier Concé, a eu la peur de sa vie. Vers 18 heures, il était en train de circuler sur la route principale au volant de son 4x4 dans l’intention de rejoindre ses enfants seuls à son domicile. Soudain, le gave a traversé la chaussée et a exercé une pression inouïe sur le véhicule . «L’avant de la voiture a été poussé par la force du courant. La voiture a fait plusieurs tours puis elle s’est renversée sur le côté gauche. Heureusement, j’ai réussi à ouvrir la portière droite pour sortir» témoigne-il. Sa voiture gît encore au même endroit, les quatre roues vers le ciel. Et on peut dire qu’il l’a échappé belle quand on voit les conséquences de la crue. Dans un véritable décor d’apocalypse, un second bras a creusé l’autre côté de la route en grande partie effondrée et soulevée. Une mini-cascade s’est même formée devant le panneau d’entrée de Cauterets comme si le gave voulait manifester ses caprices de manière exotique.
Publié le 19/06/2013 à 09:49 | Cyrille Marqué avec Sandra Cazenave et Delphine Pereira
Lourdes : Hôtels et Grotte inondés
http://static.ladepeche.fr/content/media/image/zoom/2013/06/19/201306191429-full.jpg
Hier soir, les pompiers ont évacué les pèlerins des hôtels côté avenue Peyramale. / Photo DDM Laurent Dard
Incroyable : la crue du 20 octobre 2012 a été largement dépassée hier, atteignant jusqu’à 4m50. Les Sanctuaires et le secteur des hôtels avenue du Paradis mais aussi avenue du Peyramale ce qui est une nouveauté par rapport à la précédente crue, ont été inondés. Hier soir, 150 pèlerins n’ont pas pu être évacués dans les hôtels côté avenue Peyramale en raison du courant et des hauteurs d’eau qui rendaient les opérations de secours dangereuses. Le pont vieux qui enjambe le gave de la rue de la Grotte vers l’avenue Bernadette-Soubirous semblait très fragilisé.
C’est le dénouement d’une journée apocalyptique durant laquelle plus d’un millier de pèlerins ont été évacués. Les sacs de sable installés à la hâte pour retarder la montée des eaux, laissaient penser à un quartier militaire retranché. Les quelques employés et touristes qui faisaient de la résistance, courraient, impuissants, parmi les tuyaux des pompiers essayant d’aspirer tant bien que mal l’eau refoulée par les égouts. Quelques hôteliers, les pieds dans l’eau, erraient, hagards. À l’hôtel d’Espagne, à 17 heures, le directeur Roland Vincent encore sous le choc de la précédente crue n’attendait plus que l’ordre du maire pour faire évacuer ses 123 pèlerins.
Le Gave de Pau s'est enfin stabilisé à Lourdes.
Les effets désastreux de la crue ne font que débuter : 4 000 pèlerins au moins (3 000 du pèlerinage d’Arras et 1 000 Italiens ) ont annulé leur déplacement en train. «Pour éviter tout incident, signale le service communication des Sanctuaires, des coupures volontaires d’électricité ont été effectuées à la maison des Chapelains, le chalet épiscopal et le bâtiment des Espélugues.Une coupure électrique générale des Sanctuaires n’était pas à exclure dans les heures à venir. Préventivement, 2 des 300 malades logés à l’Accueil Notre-Dame ont été transférés de Lourdes pour garantir leur assistance respiratoire». La situation devait encore s’aggraver cette nuit.
Publié le 19/06/2013 à 09:40 D.D.
Des trombes d'eau qui font déborder la Garonne
Les habitants de Saint-Béat ont été surpris par une brusque montée des eaux qui a coupé le village du reste du monde./ Ph. DDM Jean-Alexandre LAHOCSINSZKY.
Des pluies diluviennes et des neiges qui commencent à fondre : le cocktail inondation a déferlé ces dernières heures sur le Piémont pyrénéen, du Val d’Aran jusqu’à l’Adour. Résultat : des centaines d’évacuations et de sérieux dégâts. Mais pas de victimes.
Inondations en série hier dans le piémont pyrénéen, avec une situation exceptionnelle. Des renforts de pompiers ont été envoyés hier.
250 tonnes de bois retirées du gave
En Espagne, dans le Val d’Aran, la Garonne est furieuse
Rarement la Garonne avait été autant en furie sur son parcours espagnol. Hier, le Val d’Aran s’est réveillé les pieds dans les eaux. Les montagnes qui encadrent la Garonne ont vu débouler tout d’abord des trombes d’eau : pendant six heures, il est tombé entre 25 et 50 cm par m2, l’équivalent d’un mois de précipitations Et hier, la pluie tombait encore. Un élu local a expliqué qu’il n’avait «jamais vu quelque chose comme ça».
Du coup, de nombreux riverains, ont été évacués, depuis Bossost jusqu’à Arties, Tredos, et Mijaran. En tout deux cents à trois cents personnes. Par endroits, la Garonne, qui est habituellement un gros torrent à cette saison, s’étale sur 100 mètres de largeur ! La zone industrielle de Vielha et les campings du secteur ont été vidés, et les campeurs relogés dans des hôtels. De très nombreuses routes ont été coupées, et des ponts ont été emportés. Toute activité scolaire a été interrompue. Le téléphone fixe est coupé, près de 4 000 abonnés sont privés d’électricité, et - paradoxalement -, l’eau courante est coupée.
«Les dégâts sont immenses, mais heureusement, on ne déplore pour l’instant aucune victime» signale un responsable local.
Des débris s'entassent sur les rues inondées, où la boue remplace peu à peu l'eau. / Photo Laurent Dard
En Haute-Garonne, à Saint-Béat, on a évacué par hélicoptères
On s’attendait bien à voir les eaux monter en aval du Val d’Aran, mais à ce point… Hier matin, à Saint-Béat, la Garonne est sortie avec fureur de son lit, coupant le village du reste du monde.
Il a fallu évacuer environ 450 personnes. Les plus isolées ont été extraites par hélicoptère. Quatre appareils ont été mobilisés : un Dragon de la Sécurité civile, deux hélicos de la gendarmerie et un du Samu. Plusieurs autres villages ont été évacués, en tout près de mille personnes ont dû abandonner leur domicile. à Saint-Mamet, 500 personnes d’un village de vacances ont été mises en sécurité. Toute cette vallée s’est retrouvée les pieds dans l’eau, avec des dizaines de routes coupées et un casse-tête pour la circulation des habitants. La route vers l’Espagne, en particulier, est impraticable. Toutes les écoles du secteur ont été fermées, de même que le collège et le lycée de Luchon ainsi que le collège de Saint-Béat.
On ne passe plus à Luchon
Dans la Reine des Pyrénées, ce n’est pas la Garonne, mais bien la Pique qui est sortie de son lit : il a fallu évacuer la zone thermale. Et dans le courant de l’après-midi, la route qui menait à la ville thermale était coupée. Pas moyen non plus de passer par le Peyresourde à cause de chutes de pierres sur la chaussée.
Le pont de Saint-Laurent détruit pendant la nuit./Photo R.S.
À Saint-Gaudens, un centre d’accueil pour les personnes évacuées
Le parc des expositions de Saint-Gaudens a été réquisitionné pour accueillir les centaines de personnes évacuées tout au long de la journée. Dans la soirée, le pont qui relie Montréjeau à Gourdan-Polignan a été fermé à la circulation.
A Lourdes, dans les Hautes-Pyrénées, on a vidé les hôtels et la grotte
On se méfiait du gave de Pau, d’autant qu’en octobre, il avait déjà fait des siennes, envahissant quatre des hôtels installés sur ses rives, avenue du Paradis. Le gave avait atteint 3,50 m. Donc, dès lundi soir, quand la crue s’est annoncée, on a commencé à poser des digues protectrices et on a évacué les parkings. Hier matin, dès 8 heures, on comprenait que la situation allait se reproduire, avec encore plus d’intensité. De fait, entre 12 et 14 heures, les eaux ont brusquement monté et sont venues chatouiller les immeubles alentours. Et hier soir à 22 heures, la cote était à 4,50 m !
Plus de 1 000 pèlerins ont dû quitter les lieux pour une salle des fêtes, puis d’autres hôtels du secteur. Un peu plus bas, la grotte et les Sanctuaires ont été fermés dès le milieu de l’après-midi.
Bulldozers en action au lac de Génos-Loudenvielle./Photo Joël Boyé
Les Hautes-Pyrénées en alerte rouge "pluie-inondations"
(Mardi 18 juin)
La Neste du Louron (FB - Jean Bernard Castéran)
La situation à 17 h :
Hautes-Pyrénées : Le département a été placé en alerte rouge à 15 h / A Argelès le Gave atteint 4,30 m / La voie rapide entre Lourdes et Argelès pourrait être coupée / A Lourdes la grotte est sous les eaux, et l'avenue du Paradis a été neutralisée / De nombreuses routes sont coupées...
Haute-Garonne : La Garonne connaît un débit extraordinaire / Dans le Val d'Aran, il est supérieur à celui de la crue centenale / Le village de Fos a été évacué / Dès ce matin, Saint-Béat a été isolé / De nombreuses personnes ont été évacuées / La vallée de la Neste d'Oô est inondée / Plusieurs établissements scolaires sont fermés / Luchon est entièrement isolée / De nombreuses routes sont coupées...
La carte de vigilance en cours
Conseil Général des Hautes-Pyrénées
Routes fermées : Plateau de Lannemezan, Vallées des Nestes et Barousse
(Détail sur le site du CG65)
Images du jour :
Hautes-Pyrénées :
Stade de Lourdes (FB - météo 65)
Lourdes (FB - météo 65)
Lourdes (FB - météo 65)
Lourdes (FB - météo 65)
Lourdes (FB - Vue sur les Pyrénées)
Gave de Pau à Argelès-Gazost (FB - Andy Barrejot / La Dépêche du Midi)
La Neste à St.-Lary @Fer Gérard
Arreau (FB - Vue sur les Pyrénées)
Bas de Arreau - La Neste @Aurélie Babin
Sarrancolin (FB - Joanna Tartas / Hebdo météo)
Betpouey (FB - Joël Adagas)
Sers (FB - Joël Adagas)
Luz Saint-Sauveur (FB - Alice Gaillard / Hebdo météo)
Luz Saint-Sauveur (FB - Alex 64)
(FB - Alex 64)
Bordères-Louron (FB - J.Bernard Castéran)
Bordères-Louron (FB - J.Bernard Castéran)
Neste du Louron (FB - J.Bernard Castéran)
Neste du Louron (FB - J.Bernard Castéran)
Haute-Garonne :
Luchon, depuis l'hôpital (FB - Hebdo météo)
Luchon, depuis l'hôpital (FB - Hebdo météo)
La Garonne à St-Béat ce matin (FB - France 3)
RN 125 coupée près de St-Béat (FB - France 3)
Accès à St-Béat bloqué (FB - Juliette Meurin / France 3)
Traversée de Saint-Béat impossible (FB - Juliette Meurin / France 3)
Pyrénées-Atlantiques :
Gave de Pau à Nay (FB - Vue sur les Pyrénées)
Gave d'Ossau (Jean Toutu / Sud-Ouest)
Pyrénées espagnoles :
Vielha (FB - Vielha)
Vielha (FB - Vielha)
Vielha (FB - Vielha)
Vielha (FB - Vielha)
Val d'Aran (FB - Pirineo.com)
Val d'Aran (FB - Pirineo.com)
Benasque (FB - Heraldo de Aragon)
Valle de Hecho (FB)
Rio Ara (FB)
Broto (FB - Paisajes de Ordesa)