Graulhet sous la neige

Chutes des 18 & 19 décembre 2009

Chacun d'entre nous garde sans doute en mémoire les journées de neige qui ont rythmé les hivers de notre enfance, et notamment lors du terrible mois de février 56 ! Ces périodes de blanc sont devenues plus rares, alors petit coup de projecteur sur celle qui est venue inaugurer l'hiver actuel...

En ce matin du samedi 19 décembre Graulhet s'est réveillée sous 5 cm de poudreuse que viennent mettre en relief de fugitifs rayons de soleil...

La seule trace visible sur la côte des Pieyrès est celle laissée par le tracteur municipal venu la saler une heure auparavant, alors qu'en face les coteaux de Combalières émergent à peine de la brume...

Sur la route de Castres, au départ de l'avenue du Sidobre, les souches de l'ancienne haie de cyprès rasée au printemps laissent apparaître les bâtiments de la nouvelle maison de retraite...

L'imposante allée du pré de Millet, rare poumon vert de la ville, a déjà accueilli ses premiers promeneurs du week-end accompagnant leurs toutous tout émoustillés par ce décor inhabituel...

Avenue Victor Hugo, les véhicules poursuivent leur nuit sous leur carapace de neige givrée, celle que redoutent tant les piétons tentant de déjouer les pièges des trottoirs...

En ce premier jour de vacances scolaires la cour de l'école Victor Hugo est désertée, bordée par des bâtiments qui n'ont guère bougé (tout au moins extérieurement) depuis leur mise en service en 1886...

Un peu plus loin, les innombrables baies tapissant la haie de la famille Poujade ont également revêtu leur manteau hivernal...

Juste en face, devant la boucherie Agasse (ex Puginier et Gau), la rôtissoire est déjà en action, mais il faudra attendre encore un peu pour que les peaux se dorent et croustillent...

Pas beaucoup d'animation non plus sur la Place Elie Théophile, où "les bancs de la mairie" ne devraient pas accueillir ce jour leurs fidèles occupants habituels...

Sur l'arrière, les arbres et arbustes du parc sont figés dans leur croûte de neige et donnent un air rétro à ce paysage de carte postale en noir et blanc...

Les petits sapins gardant les portes de l'ancienne bibliothèque ont retrouvé les flocons de leur montagne, surveillant les toits de l'Impasse de la Mère Angot dominés par la masse imposante de l'immeuble Gambetta...

Les quelques boules de noël qui les habillent ne reflètent pas encore le bleu du ciel, mais jouent les miroirs déformants pour les photographes occasionnels téméraires...

Le carrefour de la Caisse d'Épargne présente des voies de circulation relativement déneigées, confirmant ainsi son statut de point névralgique de la ville...

Le cube de l'Auditorium, qui a pris le relais de l'Odéon de notre jeunesse, est pour le moment tout aussi calme que la place de la République qu'il surplombe...

Après avoir traversé la Place du Jourdain, que nous retrouverons ultérieurement, nous voici au square Foch où les massifs se sont estompés. Même "Rébecca" a déserté son piédestal...

Calme plat autour de l'Office du Tourisme, qui occupe les locaux des anciens bains-douche et leur style mauresque particulier, construits au début des années 30...

Stoïque sous les frimas, l'Amiral Jaurès veille sur l'avenue éponyme, alors que les bâtiments de l'ancienne gare ont retrouvé vie en hébergeant les sections du SCG Omnisport...

Le bassin d'été de la piscine a pris des petits airs de Bains de Saint-Thomas, avec toutefois un handicap de taille : l'eau n'y jaillit pas à 58° et ne doit pas être très sulfurée...

Les rives du Dadou n'ont pas encore accueilli leurs premiers promeneurs, mis à part quelques jeunes musiciens de la batterie-fanfare qui lancent quelques boules de neige avant de monter leurs gammes...

C'est le calme plat également dans la cour de l'école élémentaire de Crins où les cris de la récréation ne se répercuteront pas d'une quinzaine contre les murs de la tour d'Aubijoux...

En pénétrant dans le stade, le regard est aussitôt attiré par la stèle dédiée à Marcel Batigne, ce grand dirigeant graulhétois, dans son magnifique écrin de cèdres enneigés...

Un petit clin d'oeil au passage à toutes celles et tous ceux qui ont effectué une partie de leur scolarité dans les locaux de la gare reconvertis en Cours Complémentaire avant de devenir CEG...

Les supporters n'auront pas à s'égosiller ce jour : le terrain est figé, tout comme les tribunes identiques extérieurement à ce qu'elles étaient lors de leur inauguration en 1955...

Il semble d'ailleurs que les "rouge et noir" aient tout prévu pour fêter leurs succès à venir, sinon les bulles non utilisées pourront toujours pétiller le 29 mai au Forum !...

Les accès "rive gauche" à la passerelle de Saint-Jean, reconstruite après les terribles crues de 1930, ont des petits airs de jardins suspendus...

A Saint-Roch, les jalousies mobiles (ou "abat-jour") des galetas de l'ancienne usine n'ont pas été épargnées par les flocons nocturnes...

Un étroit passage entre deux bâtiments à l'abandon conduit au pied du Pont Vieux, côté verso, où les dernières feuilles des saules captent de sporadiques rayons matinaux...

En suivant les berges vers l'ancien moulin, vue en contre-plongée sur la Porte du Gouch et les premières maisons médiévales de Panessac en balcon au-dessus de la rivière...

La partie supérieure de la chaussée du moulin offre un agréable miroir aux usines de la rive gauche, après les avoir abondamment alimentées durant de multiples décennies...

Retour sur le Pont Vieux, côté recto cette fois, classé "monument historique", venant buter sur les soubassements des anciens remparts de la vieille ville...

Il a été construit en 1244 afin de relier la bourgade primitive trop à l'étroit au faubourg de Saint-Jean en plein développement, et où se dressait déjà le moulin des seigneurs (XIIème s.)...

En montant la rue des Remparts la vue se dégage sur le Dadou et la perspective des deux ponts ; et malgré l'heure qui avance, beaucoup de Graulhétois semblent avoir préféré rester au chaud...

L'esplanade du château et ses maisons aux façades joliment colorées sont encore les mieux placées du centre ville pour capter un peu de chaleur solaire...

Depuis la terrasse, les abords du Dadou offrent un superbe paysage de carte postale où le rouge traditionnel des tuiles occitanes a été momentanément gommé...

Et même si la place du Jourdain n'est pas encore très animée, les nombreuses empreintes de pas indiquent que les habituels "lève-tôt" de la ville n'ont pas dérogé à la règle...

Les chalets mis en place par l'union des commerçants pour les fêtes profitent du calme ambiant, et les quelques badauds chaudement emmitouflés ne s'y attardent pas encore...

Le froid des nuits précédentes avait déjà figé la fontaine du Jourdain dans une gangue de glace qui a fait converger vers elle les quelques photographes matinaux en goguette...

Suite de la balade, dimanche matin, en montant la côte des Pieyrès, qui dégage par endroits de jolies vues sur la ville comme ici sur le quartier Saint-Pierre...

Les rives partiellement dégagées du barrage de Miquélou ont conservé leur pellicule blanche (- 7° enregistré au petit matin), et les canards habitués des lieux se dirigent vers tout ce qui bouge pour quémander quelque nourriture...




 
 
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