Gaillac primeur
& vignoble gaillacois (2)

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Publié le 20/11/2010 03:53 | G.D.

Graulhet : L'AOC de la rive droite du Dadou

Marie-Ange et André Vaissière ouvrent les portes du caveau ce week-end. /DDM.G.D.

Depuis trois générations, le domaine de Vaissière à Busque, à 3 km de Graulhet reste le seul producteur à titre indépendant d'Aoc Gaillac du canton. La plus méridionnale des propriétés dont les 17 hectares de parcelles de vignes sont exposées plien sud, défend même une typicité «rive droite du Dadou» comme celle qui différencie des deux rives du Tarn au cœur de l'appellation. «Sur les côteaux de la Courbe, les sols argilo-calcaires, comme le sont ceux de l'accès au plateau cordais, conviennent à la syrah et au brocol. Plus bas, sur les sols graveleux, se plaisent le lenc de l'el ou le mauzac. Je suis de ceux qui pensent que les Gaillac, tout en revendiquant un typicité, un caractère, doivent respecter et être le représentant d'un terroir. Il ne faut surtout pas aller vers une uniformisation, une standardisation du produit, comme un effet de mode. Chaque vigneron fait un vin différent, et concourt à une richesse du patrimoine vinicole» assure André Vaissière. Longtemps fournisseur de vin en vrac pour les ouvriers mégissiers, le domaine, depuis une vingtaine d'année a développé la mise en bouteilles de ses vins. Aujourd'hui elle représente près de 20% de sa production,dont 6 000 cols en Gaillac primeur.

Faire évoluer le savoir-faire

«L'été 2010 aura été chaud et sec, avec pratiquement pas de pourriture. Les goûts sont nets, avec de la matière mais beaucoup de rondeur. Les vins seront à boire relativement jeunes». Ce week-end, le domaine ouvre ses portes pour la sortie du primeur. «Il reste le vin d'une fête et il permet de présenter la gamme au visiteur.» L'avenir, André Vaissière l'envisage par l'évolution du savoir-faire vers l'écoute du marché. «Les gens boivent de moins ne moins d'apéritifs mais de plus en plus de vins blancs. Si la demande du doux stagne, celle sur le sec augmente. A nous de nous adapter, en proposant par exemple, les vins de méthode gaillacoise effervescents qui sont d'un bon rapport qualité-prix».

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Publié le 20/11/2010 03:47 | J.-A. L.

1400 marcheurs sur la piste du Gaillac Primeur


La Rando du Gaillac Primeur offre de grands paysages, de larges horizons et de bons gorgeons. Les circuits, balisés, évite les erreurs d'aiguillage. A chacun selon son rythme au fil des caveaux.

Le Gaillac Primeur muscle les mollets autant qu'il ouvre les gosiers. Sur la piste du gamay, la randonnée organisée tous les ans par Gaillac Rando, le club local, attire au bas mot 1000 marcheurs les jours de pluie, et 1500 par grand soleil. « On en attend au moins 1400, dimanche à Villeneuve-sur-Vère » résume Alain Antoine, dont les objectifs ne sont pas utopiques. Les deux circuits de 15 et 23 km (5€ et 13€ le repas) passeront par les domaines Larroque, Labarthe, Moussens, Escausses et Philémon. La grande Rando du Gaillac Primeur est organisée avec le soutien du CIVG, des Vignerons indépendants, de la mairie de Villeneuve-sur-Vère et des Laboratoires Fabre. Le club a été créé en 1995 par Jacques Sarda, autour d'une poignée de copains qui avaient envie de ses retrouver sur les chemins de vigne, puis d'élargir leurs horizons sur les sentiers de Midi-Pyrénées. Il a été longtemps présidé par Gérard Portes (toujours premier vice-président), qui a passé le bâton de marche à Maïthé Costes.

Sur tous les fronts de la rando

Il compte plus de 100 adhérents et offre un maximum de possibilités aux amateurs, selon leur niveau, leur envie et leur disponibilité. Chaque dimanche, Gaillac Rando organise une marche, en alternance à la journée ou les après-midi. Le premier jeudi de chaque mois, les mordus peuvent passer une nouvelle couche et les insatiables peuvent y ajouter une marche plus courte, tous les mardis après-midi. Gaillac Rando apporte une grande contribution au calendrier des amateurs de randonnées : on retrouve l'association dans les randos nocturnes de l'été, aux côtés de l'office de tourisme du pays, ainsi que dans une rando de l'intégration. Gaillac Rando a aussi créé un circuit « Vignoble et Châteaux » répertorié dans la brochure « Le Tarn à pied », et le club pratique toujours une politique de formation permanente.

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Publié le 20/11/2010 03:54 | LaDepeche.fr

Saint-Jean (31) : Primeur, trois intronisations dans la confrérie de Gaillac


Les Saint-Jeannais autour de leur maire ont participé à la fête.

« C'est pour moi un grand plaisir de venir, comme chaque année, au sein de cette soirée conviviale et amicale à la fois » confiait Dominique Vézian. La première adjointe, accompagnée de Dominique Bapt et de nombreux élus écoutait le député maire Gérard Bapt qui s'est félicité du cru, à ses yeux exceptionnel, de ce Gaillac primeur 2 009. C'était jeudi soir, à l'Espace Alex Jany. Trois nouveaux « maistre de la Commanderie des grands vins de Gaillac à Toulouse » ont été intronisés : Philippe Couzi, Gilles Rondeaux et Joël Béraut. Présidée par la commandeur Rosy Castres, la traditionnelle cérémonie de réception a été respectée. Les trois impétrants, le cou serré par un bavoir rose, ont bu un ballon de Gaillac primeur. Après avoir déclaré que le vin était bon, ils ont été adoubés avec un cep de vigne. Ils ont enfin reçu la médaille de la confrérie suspendue à un ruban violet. A cette cérémonie on remarquait aussi la présence du maire adjoint Bruno Espic, revêtu de la robe de la confrérie, infatigable zélateur des grands vins de Gaillac.

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Publié le 19/11/2010 03:53 | LaDepeche.fr

Puycelci : Week-end «primeur» au château de Terride


Pour Solange David, le «Primeur» est bien prêt pour être dégusté … avec modération.

Solange et Alix David s'apprêtent à accueillir les amateurs de Gaillac primeur dans les caves du château et autour de leur table d'hôte pour un week end festif, gastronomique et culturel. Vendredi, samedi et dimanche à partir de 9 heures, visite et dégustation de la cuvée 2010 qui s'annonce excellente avec un vin léger et très fruité. Pour les soirées, Vendredi à 19 heures,jazz avec le groupe «Drink & Swing» autour d'un haricots et saucisse grillée suivis d'une croustade maison. Samedi, soirée aveyronnaise avec apéritif à 19 heures suivi d'un repas. La journée de dimanche aura pour thème l'ail de Beaumont de Lomagne avec une présentation en matinée, suivie à 13 heures d'une dégustation de soupe à l'ail. A 14h30, pour bien digérer, rien de tel qu'une randonnée pédestre qui mènera les visiteurs de la cave au causse de Puycelsi, et après la visite d'un four à chaux, ce sera le retour au château pour une fin de festivités un verre à la main.

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Publié le 18/11/2010 09:40 | LaDepeche.fr

Lavaur : La mairie invite les habitants à honorer Bacchus


Les membres de la confrérie de la Dive Bouteille de Gaillac en plein travail./Photo DDM. Archives.

Vendredi soir à partir de 19h, sous la Halle d'Occitanie, la municipalité propose la 16e soirée traditionnelle de fête du vin primeur. Le député-maire Bernard Carayon et conseil municipal invitentà une dégustation gratuite de vins primeurs et délices du terroir produits par des artisans de la ville.La confrérie de la « Dive bouteille de Gaillac» procèdera à l'intronisation de deux personnalités Vauréennes

Depuis plus de 30 ans et comme le veut la coutume, le gaillac primeur se dévoile le 3e jeudi du mois de novembre. Les amateurs découvriront la seul primeur du Sud Ouest à arborer fièrement une AOC (Appellation d' Origine Contrôlée).

Dans sa version blanche ou rouge, ce 33e millésime se montrera à nouveau dans ses plus beaux atours: sa traditionnelle bouteille appelée « la Gaillacoise ».

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Publié le 18/11/2010 03:47 | LaDepeche.fr

A Gaillac, la fête commence

 

La fête du vin nouveau s'est un peu émoussée au fil des années. Mais reste tout de même une sacrée soirée… Dans le Tarn, tout d'abord, où la mairie de Gaillac fête l'arrivée du primeur en grandes pompes. 

En tenue d'apparat, les vignerons de la Dive Bouteille procèdent à minuit, à la mise en perce d'un tonneau de vin. Suit un banquet.

Vendredi, à Gaillac toujours, soirée du Dégourdy's Club à la salle des spectacles avec dégustation gratuite, bandas. Jusqu'à dimanche, les vignerons accueillent le public dans leur cave.

La fête se prolonge dans beaucoup de bars et de restaurants du Sud-Ouest. Ce jeudi, place Saint-Pierre à Toulouse, soirée fiesta latina au Bar basque, de 18 heures à 20 h 30, avec dégustation de gaillac primeur et tapas ; puis musique avec le duo Tonio et le DJ DLX. « La sortie du vin primeur est l'une des plus grosses soirées de l'année », dit-on au Bar basque, la place forte des étudiants toulousains.

À Toulouse encore, on trouvera du gaillac au bar Authié place Dupuy, beaujolais et gaillac au Cardinal place Wilson, cassoulet de févettes et dégustation au Cactus, boulevard Lascrosses.

Les restaurants ne dérogent pas à la tradition : beaucoup proposeront du primeur sur leur carte des vins. Sans forcément en faire de la publicité.

Les épiciers ne sont pas en reste : dégustation de gaillac primeur au Huit à Huit de Lapeyrouse-Fossat au nord-est de Toulouse, ce jeudi.

À Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées, le bar à vins La faute à Voltaire organise, ce jeudi, à partir de 18 heures, une soirée vins nouveaux avec dégustation de beaujolais et de gaillac, accompagnés d'assiettes de charcuteries espagnoles et de fromages des Pyrénées. La plupart des caves de la ville proposent des dégustations, comme la Cave Roch, avenue Foch, qui dès 9 h 30, installe un stand sur le trottoir, devant son magasin.

À Auch, dans le Gers, les principaux cafés serviront du vin nouveau : au Merle moqueur, au Commercial, au Mundial, et au Café de France. Il devrait y avoir de l'ambiance.

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Publié le 18/11/2010 09:14 | Sébastien Barrère

Beaujolais sous surveillance ce soir


À l'occasion de l'arrivée des primeurs, la place Saint-Pierre (ici en novembre 2008) est le rendez-vous traditionnel des étudiants et de tous les fêtards./Photo DDM, archives

Ce soir, les Toulousains célébreront la traditionnelle arrivée du vin nouveau. Cette fête, qui a connu des débordements par le passé, se déroulera sous haute surveillance policière.

Ce soir, à l'occasion des festivités liées à l'arrivée des vins nouveaux, la place Saint-Pierre bénéficiera d'une attention particulière. Même si cet événement se célèbre aux quatre coins de la Ville rose, la place Saint-Pierre, où des milliers de personnes se rassemblent chaque année, est qualifiée de « cœur de la fête ».

Pour éviter tout dérapage, la préfecture a décidé de « renforcer le dispositif de sécurité existant ». Environ 200 policiers, dont une compagnie de CRS, veilleront au respect de la loi. Une forte présence policière qui s'explique par les incidents survenus les années précédentes lors de cette fête où l'alcool facilite les « comportements déviants ».

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Publié le 17/11/2010 09:17 | LaDepeche.fr

Gaillac : Dégustations, c'est reparti pour 2011


Les nouveaux œnophiles diplômés visitent les chais et dégustent.

Le Laboratoire œnologique départemental de Gaillac recommence ses sessions d 'initiation à la dégustation des vins. Ces formations de 15h, réalisées en cours du soir, ont pour but de partager l'amour pour le vin et de le rendre accessible à tous, initiés ou pas. Leur ambition est de donner des points de repère pour aborder le vin en toute confiance, d'affiner les perceptions des couleurs, des odeurs et des saveurs, d'exprimer les sensations que chaque vin procure en toute simplicité, de parler le langage vin. Au travers de nombreux exercices pratiques élémentaires, de dégustations variées et commentées, chacun découvre les secrets des différents crus. La formation est animée par deux œnologues professionnels et passionnés, Florent Martin et Francine Calmels, et réalisée dans la salle de dégustation du Laboratoire. Tout est mis en œuvre pour être simple, pratique, technique, ouvert et convivial. Forts de leur expérience professionnelle et de leur motivation, ils ont formé, depuis maintenant plus de 25 ans, de très nombreux amateurs de vin qui se complaisent ensuite à participer à de nombreuses manifestations œnologiques (concours professionnels, sélections du Guide Hachette…). Réalisée en cinq séances de 3 heures, cette formation aborde tous les points œnologiques qui permettent de bien comprendre le vin et offre l'appréciation de vins blancs secs et liquoreux, de vins rouges primeurs et de garde, d'appellations, de crus, de terroirs, de climats, de cépages… tout un plaisir à partager. Plaisir qui peut aussi s'offrir ; en effet, nombreux sont les participants qui se sont vu offrir un stage d'initiation à la dégustation pour leur anniversaire, leur départ à la retraite ou pour Noël.

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Aucamville : L'excellence des terroirs fête l'arrivée du vin nouveau


Francis de la cave aucamvilloise «L'Excellence des Terroirs».

Une tradition purement française, qui perdure depuis des années, est fêtée chaque troisième jeudi de novembre : l'arrivée du beaujolais et autres vins nouveaux. Pour l'occasion, journée toute particulière à la cave aucamvilloise « L'Excellence des Terroirs ». Jeudi 18 novembre dès 10h00, amateurs ou tout simplement curieux pourront déguster beaujolais, Gaillac et muscadet nouveaux et donc apprécier les arômes de cette cuvée 2010 avec modération...Une soirée spéciale sera également proposée par Francis et son équipe, autour d'assiette de charcuterie et autres tapas. Bien entendu, les personnes qui ne pourront participer à ce jeudi festif auront la possibilité de savourer ces vins nouveaux au cours du week-end.

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Publié le 05/10/2009 08:51 - Modifié le 05/10/2009 à 09:10 | Pierre Mathieu

2009 : le cru qui fera date

Les vendanges vont se terminer. Dans le Languedoc-Roussillon, la récolte est faible. Dans le Sud-Ouest, quantité et qualité sont au rendez-vous.

Alors, le vin sera-t-il bon cette année ? La réponse est oui. Le millésime 2009, partout en France, devrait être de qualité. La récolte, estimée à 48 millions d'hectolitres, sera supérieure à celle de 2008. Dans le Languedoc-Roussillon, le rendement est historiquement faible. Dans le Bordelais et le Sud-Ouest, au contraire, les vendanges seraient plutôt abondantes. Ce ne sera pas le millésime du siècle, mais le cru 2009 sera très bon à déguster.

Les vendanges ne sont pas terminées partout. Elles ont commencé fin août dans le Languedoc-Roussillon, et se poursuivent cette semaine encore dans le Bordelais, les vignobles de Cahors et de Madiran. Sous le soleil exactement. Et même sous... la lune : à Fronton, la cave coopérative récolte le raisin la nuit pour tailler la plus belle rose à Inès, son rosé vedette.

Orages à Gaillac

Beaucoup de soleil. Peu de pluie. En Languedoc-Roussillon, la sécheresse de l'hiver 2008-2009 a fragilisé la vigne. Le gel tardif du mois de mars et le coup de chaleur du mois d'août expliquent aussi les faibles rendements.

A Gaillac, des vignerons ont subi un gros orage de grêle : la récolte est en baisse de 8 à 10%. Dans le Gers, Olivier Bourdet-Pees, directeur technique des Producteurs Plaimont prévoit un millésime 2009 «solide» pour les rouges.

A conserver dans les caves. Le cru 2009 ne sera peut-être pas exceptionnel comme le cru 2005 dans le bordelais, où il est plutôt comparé au cru 1989. Mais ce sera une référence. Très bon à déguster.

Pascale (Gaillac) ingénieuse vigneronne

« Vendanges réussies, tout est dedans depuis lundi ! ». Pascale Roc-Fonvieille, vigneronne à Lisle-sur-Tarn dans l'appellation de Gaillac, n'a pourtant pas fini de se lever à 4 heures du matin. A son bureau improvisé sur deux tréteaux dans un coin de son chai tout neuf, ses doigts marqués de raisin courent sur le téléphone… « Vigneronne, ce n'est pas juste pour mettre mon nom sur l'étiquette, précise-t-elle d'une voix rapide, ça veut dire que je fais tout : récolte, vinification, dégustation, vente. Mon mari est salarié à l'extérieur ». Satisfaite d'un nouveau pressoir pneumatique, Pascale surveille la naissance de son vin de pays nouveau, à sortir le 15 octobre… « On a eu moins de raisin à cause de la sécheresse d'août, mais on y gagne en qualité », dit-elle pour qualifier sa 12e vendange…

Tombée dedans quand elle était petite, Pascale est la 4e génération de vignerons sur la propriété, mais elle y a mis le temps. Ingénieur agricole, analyste financière dans la banque à Toulouse et Montauban, elle est retournée dans le Tarn au tournant de la trentaine et mère de deux enfants, voyant dans la vigne « un patrimoine à part entière qui se valorise avec le temps ». A condition d'investir, d'être réactive, « avec de nouveaux cépages pour être la plus diversifiée possible ». Sa gamme, qu'elle vend en direct, va des fontaines à vin à la cuvée prestige «Victorine» (en hommage à son arrière-grand-mère) en passant par les AOC. La vigne rythme sa vie, elle parvient à s'en extraire pour aller à la gym. « Faut rester en forme », affirme-t-elle, et à voir sa photo, vous conviendrez qu'elle est d'un bon millésime.

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Publié le 06/09/2009 04:38 | J.-A. L.

Robert Plageoles a plus d'un vin dans sa manche


L'ampélographie, la science des cépages, reste le dada de Robert Plageoles. Mais il passe vite de la théorie aux travaux pratiques. Photo DDM

Presque deux pages dans Time Magazine du 10 août: qui peut se targuer d'attirer autant l'attention des grands médias américains? Question bleue:. Réponse: Robert Plageoles. Sa muscadelle a régalé l'impératrice du Japon, qui a ensuite passé commande via l'ambassade, son vin d'autan a baptisé l'A 380, avec Chirac, Blair et Zapatero pour le porter en toast. Le patriarche de Tres Cantous s'est un peu rangé des voitures, laissant à Bernard, son fils, les commandes du domaine, mais il poursuit sa recherche sur les cépages oubliés. Il a ressuscité l'ondenc, le prunelart, retrouvé les couleurs des mauzacs: plusieurs vignerons ont pris son sillage, sans toujours se souvenir de ce qu'ils lui doivent.

UN FUTUR «CLARET»?

Mais Robert Plageoles n'en prend pas ombrage: il travaille sur le verdanel, un cépage disparu, sacrifié après le phylloxéra. «A Vassal, au conservatoire des cépages dans l'Hérault, il en a retrouvé 4 pieds. Après greffe, il en a 30 ares. Ce raisin en grosses grappes et petits grains donnait un «vin de feu». «A cause de sa montée en degrés: il allait jusqu'à 14, voire 17 degrés». Il en fait quelques centaines de bouteilles. Un blanc sec pour une cuisine charpentée. Mais déjà, il a dans sa manches d'autres cartes qu'il ne sortira pas encore. Cachottier? Prudent répondrait Plageoles qui veut bien être copié sans droits d'auteur, mais pas sa copie, encore moins son mini conservatoire.Il cherche sur les anciens «clarets». A l'ère ou l'heure des rosés, il y voit une opportunité. Que manque-t-il au vignoble? «Un enthousiasme. Un rêve, qui devienne ensuite un but. Il faut se mettre en situation de devenir». Plageoles a toujours eu l'art de dire mieux les choses.

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Publié le 08/08/2009 09:55 | Robert Rossignol

«La fête est une vitrine de l'appellation»

Depuis 5 ans, Gontran Bosteaux est aux petits soins de la fête des vins.

Depuis cinq ans, Gontran Bosteaux, chargé de communication des vins de Gaillac est la principale cheville ouvrière de la fête qui aujourd'hui et demain dans le parc Foucault à Gaillac, va attirer plus de 15 000 visiteurs.

En quoi la fête des vins se différencie-t-elle d'une foire aux vins ?

« Il existe en effet une grande différence. Dans les foires aux vins ou les marchés, les viticulteurs et négociants sont présents derrière leurs stands pendant la journée à des heures bien précises. Pendant la fête des vins de Gaillac, les visiteurs peuvent rencontrer les viticulteurs et les producteurs fermiers jusqu'à 2 heures du matin dans le lieu ô combien emblématique du parc Foucault. C'est un peu comme un parc d'attractions puisqu'à côté des chalets des vignerons diverses animations sont prévues ainsi que de la restauration ».

Quels types d'animations prévoyez-vous ?

«Des bandas déambuleront pendant les deux jours dans le parc, des apéros-concerts, des jeux de cocagne, des bals, des initiations à la dégustation sont également prévus ainsi qu'un spectacle son et lumière le samedi et un feu d'artifice sur le thème de la nature le dimanche soir. Les enfants ne sont pas oubliés avec des clowns, de la magie et un atelier du goût ».

Reste que ce rendez-vous est surtout organisé pour vendre du vin.

« Il est certain que le côté pécuniaire de la fête est bien réel. Mais nous voulons aller au-delà en faisant la promotion du terroir. Bien sûr les viticulteurs sont là pour vendre leurs vins mais ils souhaitent surtout en parler, expliquer leur métier, le faire aimer. La fête est en fait une vitrine de l'appellation vins de Gaillac ».

Combien seront-ils ?

« Soixante-trois vignerons participeront à la fête, ils représentent près de 95 % de la production. À côté nous avons également souhaité inviter des producteurs fermiers. Ils proposeront l'ail rose de Lautrec, des conserves de canards, des fromages, etc. Tous sont Tarnais ».

La fête des vins en est à sa 31e édition.

Sonimpact économique est-il quantifiable ?

« Pendant les deux jours de la fête il se consomme environ 4 000 bouteilles. Il faut en ajouter près de 8 000 qui sont commandées puis expédiées, gratuitement hors du département à partir de 24 bouteilles. Elles sont issues de plus de 500 cuvées ».

D'où viennent les 15 000 visiteurs attendus ?

« 50 % sont des touristes, dont 15 % d'étrangers, et 50 % du Tarn et de la région Midi-Pyrénées ».

Pourquoi avez-vous invité cette année, pour la première fois l'ANPAA ?

« Nous souhaitons valoriser et promouvoir une consommation de vin responsable, se faire plaisir sans risque. L'agence nationale de prévention en alcoologie et addictologie tiendra en effet un stand pour la première fois. Il est vrai que voici une quinzaine d'années, la fête était beaucoup alcoolisée avec du vin servi à volonté gratuitement. Les mentalités ont maintenant évolué sur le sujet et la présence de l'ANPAA nous paraît en parfaite osmose avec la fête ».

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Publié le 28/07/2010 09:25 | LaDepeche.fr

Labastide-de-Lévis : Œnotourisme - Tout, tout, vous saurez tout sur le Gaillac


La cave vous dévoilera tous les secrets de fabrication du gaillac. / Photo DDM

Si vous aimez les paysages de vignobles façonnés par l'homme, si vous appréciez le vin et les produits de terroir de qualité ou si tout simplement vous êtes curieux et que vous avez envie de découvrir le monde viticole, les secrets de fabrication des vins de Gaillac, alors rendez-vous cet été à la cave de Labastide-de-Lévis.

A seulement 5 minutes d'Albi, la cave est la plus ancienne coopérative du Tarn.

Tous les jours à 11h et 16h (mais aussi sur rendez-vous), visite guidée gratuite de la cave. Au programme : film de présentation dans le chai à barriques, puis départ en minibus pour la ferme d'un coopérateur pour y découvrir un film sur les vendanges gaillacoises dans les années 60, ainsi que la présentation d'une parcelle de vigne, retour à la cave, visite guidée autour du cheminement du raisin, du quai de réception à la chaîne d'embouteillage, enfin une dégustation vous est proposée, l'occasion ainsi de découvrir (ou redécouvrir) un vin légendaire né à la cave : le gaillac perlé.

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Publié le 25/06/2009 16:57 | LaDepeche.fr

Sur la route des vins



Venir dans le Tarn sans découvrir son vin de Gaillac, c'est comme aller à Paris sans monter sur la Tour Eiffel. L'aire d'Appellation Gaillac couvre 2 500 hectares répartis sur 73 communes pour une production AOC de plus de 165 000 hl. La variété des terroirs (au nombre de trois) et l'ancienneté du vignoble permettent à Gaillac de présenter un encépagement varié et traditionnel. Ainsi, cette diversité du vignoble gaillacois se traduit par une grande variété de vins élaborés qui composent une gamme multiple de vins blancs secs, doux et perlés, de vins rouges et rosés, d'effervescents. Les ambitions du vignoble sont aujourd'hui portées par une nouvelle génération de vignerons, qui ajoutent à la passion de leurs pères, le pragmatisme de formation de haut niveau.

Maison des Vins de Gaillac Caveau de dégustation Saint Michel

Le caveau de dégustation de la Maison des vins vous accueille, tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h, pour vous conseiller et vous faire découvrir les vins et le vignoble de l'A.O.C. Gaillac. Une réelle vitrine du vignoble, avec plus de 100 vins de Gaillac et la possibilité de participer à des stages d'initiations à la dégustation.

La Route des Vins de Gaillac

Depuis des années, le vignoble de Gaillac a su mettre en valeur son formidable patrimoine par une signalisation spécifique: il n'est pas un croisement ou une route dans le vignoble qui n'indique ici château, là un mas ou plus loin encore une cave coopérative. Tout au long de votre route, chaque vigneron vous racontera ses vignes, ses vins, son terroir, ou encore vous proposera les meilleurs moments pour venir le rencontrer et visiter sa cave ou son chai de dégustation. La première étape de cette route des vins de Gaillac nous entraîne sur les Terrasses de la Rive Gauche. Formé aux travers des âges avec le Tarn comme acteur principal, ce terroir s'étend sur 30 km entre Florentin et Couffouleux en passant par Técou, Montans (site archéologique) ou encore Peyrole. La deuxième étape conduit de l'autre côté du Tarn, sur la Rive Droite. Délimitée par la Vère, cette vaste zone s'étend d'Est en Ouest de Castelnau-de-Lévis jusqu'à Rabastens, en passant par Labastide-de-Lévis, Gaillac, ou encore Lisle-sur-Tarn. Troisième et dernière étape de la Route des Vins, le Plateau Cordais s'étend sur la partie nord du Gaillacois. Il produit toute la variété des vins de Gaillac avec, grâce à sa situation, une proportion importante de vins blancs.

Cave de Labastide de Lévis

Dominique Laporte, meilleur sommelier de France 2004, parraine les vins LABASTIDE. Et c'est un parrain très actif!Sur les bouteilles, bien entendu, vous trouverez ses conseils de dégustation et d'occasions de consommation. Mais Dominique Laporte a aussi participé à l'élaboration des cuvées. C'est par exemple lui qui a recommandé une juste proportion de vin passé en fûts de chêne pour Labastide Rouge afin de conserver le fruité tout en développant le corps. C'est encore lui qui a étudié avec l'œnologue la bonne concentration des arômes de Labastide Doux.

Près de 300 vignerons se sont aujourd'hui regroupés sur plus de 1500 hectares pour une production de 6 millions de bouteilles par an. En 10 ans le vignoble a été rajeuni, avec un encépagement de qualité. Les vendanges sont réalisées à la main et des contrôles de maturité, sur chaque parcelle, optimise les dates de vendange. La Cave de Labastide de Lévis se distingue par sa gestion du patrimoine régional. Elle a su mettre en valeur son architecture en pierre de taille. Elle entretient aussi un partenariat avec le musée Toulouse Lautrec à Albi en hommage au célèbre peintre, enfant de la région et propriétaire - viticulteur.

Vignerons de Rabastens

Si les vins de Rabastens sont aujourd'hui reconnus dans toute la France pour leur qualité et leur sympathique typicité, c'est aussi parce que les vignerons, passionnés par leur région et leur travail ont su aller à la rencontre des consommateurs dans toutes les régions de France pour raconter et faire déguster les vins qu'ils ont élevés.

Ils animent, un circuit qu'ils ont créé et appelé « Le Vin au Fil de l'Eau ». Ce circuit en car est une découverte de l'histoire de la région du Moyen Age jusqu'à nos jours, à travers ses vignes, ses pigeonniers, son fleuve. Il est gratuit et se termine par une visite de la Cave et une dégustation de vins.

Cave de Técou

Les Vins de la Cave de Técou ou l'aboutissement de deux mille ans de tradition du vignoble Gaillacois. La sélection rigoureuse des raisins au terroir et leur vinification séparée, permettent d'obtenir une gamme riche et variée de vins personnalisés et séduisants.

Le Passion accompagne les meilleurs moments de la vie. Les arômes caractéristiques du Braucol donnent au « Passion » sa typicité Gaillacoise, le Merlot l'enrichit par la densité de ses tanins, et la Syrah complète son harmonie. Il reste le Prix d'Excellence d'une gamme longue (Initiation, Fascination) qui a fait de Técou une adresse de référence..

Château Clément Termes

En 1860, Jean-Pierre Termes lègue à son fils, Clément, un vignoble situé au pied de l'Église de « Montaigut », ancienne bastide qui, lors des guerres de religion, fût re édifiée dans la plaine Lisloise et devint Lisle-sur-Tarn. Une lignée de vignerons, un terroir de coteaux ensoleillés, un savoir-faire ancestral adapté au goût d'aujourd'hui : les vins de Clément Termes font le tour du monde depuis six génération Clément Termes, expression de la finesse et de l'élégance, fait partie des plus grands et des valeurs sûres du vignoble. Une gamme qui sait extraire le meilleur du terroir.

Domaine de Labarthe

C'est dans un cadre superbe que la famille Albert vous invite à partager leur amour du bon vin en découvrant une gamme complète élaborée et mise en bouteille au domaine par leurs soins.

Alors laissez vous surprendre par un blanc perlé, envoûter par un blanc doux vendange tardive, charmer par un rouge gorgé de soleil, vins dont la réputation dépasse nos frontières…

Le Domaine de Labarthe est situé sur la commune de Castanet dans le canton de Gaillac, sur les coteaux de la rive droite du Tarn. Il est à 10 Km de Cordes, cité médiévale du XIIIe siècle, et à 15 Km d'Albi, pays de Toulouse Lautrec. Le vignoble, 48 hectares (30 ha en rouges et 18 en blanc), est situé autour du siège de l'exploitation, sur des coteaux exposés au sud, très caillouteux.

Domaine d'Escausses

Chez Denis Balaran à Sainte Croix, la viticulture est traditionnelle. Elle reste fidèle à l'héritage du passé mais le vigneron améliore constamment le travail de la vigne, la qualité du vin et sa conservation. Riche des enseignements de nos aïeuls et parents, elle ne s'adapte que mieux aux exigences du présent. L'obsession de qualité impose naturellement ces choix.

Tout au long de l'année, de la taille aux vendanges effectuées manuellement sur certaines parcelles, du pressoir jusqu'à la mise en bouteille, notre travail met tout en œuvre pour que naissent des vins de grande tradition, authentiques, à la personnalité affirmée.

Domaine Vigné Lourac

Alain Gayrel, producteur de plaisir, respecte les travailleurs de la vigne, vinifie le raisin, fruit de son dur travail, élève le vin pour qu'il soit bu, prends plaisir au bonheur de ses clients, organise avec eux la résistance aux pisse-froid et à la dictature morale, démasque les tartuffes prohibitionnistes, se perfectionne sans répit dans cette lutte pour la liberté de vivre heureux en mettant dans ses bouteilles toujours plus de plaisir et de bonheur.

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Publié le 11/05/2009 09:31 | J.-A. L.

Vins : une pluie de médailles pour Gaillac


Jean-Pierre Vignoles, aujourd'hui décédé, était le plus grand dégustateur du vignoble. Un nez et un palais infaillibles. Il aurait été fier de voir le domaine Salvy, tenu par sa soeur et sa nièce, Michèle et Anne Marc, récolter autant de médailles. Arzac

Le concours des vins des Vignerons Indépendants, qui se tenait cette année à Colmar, et qui fêtait ses 20 ans, a donné lieu à un déluge d'inox. Plus que l'URSS, la RDA et les Etats Unis réunis au temps des JO de la Guerre Froide. Sur les 5000 échantillons présentés, les organisateurs ont distribué 1313 médailles: 410 d'or, 421 d'argent et 482 de bronze, ce qui laissait pas mal de chances de repartir médaillé.

Dans cette distribution, Gaillac n'a pas laissé sa part au chat. dans les rouges AOC, 7 domaines ou château glanent l'or: Pialentou (Nuance de Cocagne 2006, Gervais), Carcenac (Jadis 2007), Arlus (Rouge 2005, Schmitt), Canto Perlic (Petit Prestige 2007, Sloge), Barreau (Ancestral 2007), Cassagnols (Cuvée des collines 2006) et Salvy (Cuvée Naïs 2005, Anne et Michèle Marc).

PODIUMS

Douze héritent de l'argent et deux du bronze. dans la catégorie des doux, Barreau (Caprice d'automne 2007), Mas Pignou (2008, Bernard Auque) et Salvy (Cuvée Léonie) obtiennent l'or: le ignoble reçoit une médaille d'argent et trois de bronze. Dans les blancs secs, c'est Lécusse (Olesen) qui a l'or: cinq autres vignerons se distinguent (1 argent et 4 bronze). pas d'or en rosé ni en Vins de Pays rouge, mais l'or en effervescents pour le domaine Vayssette et pour En Ségur (Schaller) dans les Vins de Pays blancs. Le consommateur a parfois un peu de mal à se retrouver au milieu de toutes ces médailles. Le guident-elles dans ses choix? La plupart des vignerons conviennent que les acheteurs font de plus en plus confiance à leur palais de dégustateur. Mais il y a toujours une catégorie de consommateurs sensible au stick commémoratif collé sur la bouteille.

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Publié le 19/11/2008 15:55 | J.-A. L.

Gaillac primeur : 1,1 million de bouteilles sur les tables

Vins. Ce soir, après minuit, on pourra commencer la fête et déguster le gaillac primeur. En rouge et en blanc.

Vin de toutes les fêtes, le gaillac primeur célèbre cette année, son 31 e millésime. Il va inonder toutes les tables de la région. Comme à la cave Le Roussillon à Albi . Photo Jean-Marie Lamboley. Vin de toutes les fêtes, le gaillac primeur célèbre cette année, son 31 e millésime. Il va inonder toutes les tables de la région. Comme à la cave Le Roussillon à Albi . Photo Jean-Marie Lamboley.

Y'en a du monde qui attend ce troisième jeudi de novembre ! Chaque année, c'est le même rituel et le gaillac primeur ne manquera pas un show dont il occupe la vedette. Pour ce 31e millésime, le primeur revêtira à nouveau sa traditionnelle bouteille, « la Gaillacoise ». Devenu synonyme de fête et d'argent frais dans la trésorerie des vignerons, le primeur a su s'entourer d'adeptes, l'espace d'une soirée ou de quelques semaines. Sa durée de vie est courte mais intense. 8 000 hectolitres (7 500 hl de rouge et 500 hl de primeur blanc) ont été bichonnés dans les cuves pour une véritable course contre la montre. 1,1 million de bouteilles vont inonder les tables des particuliers, des bars caves, des restaurants, des pubs et des bistrots de quartier. Sachant que 80 % des ventes du primeur sont réalisées dans la région du Sud-Ouest. On est bien loin de l'engouement (folie ?) suscité par un autre primeur, le Beaujolais nouveau qui, lui, réchauffe la planète. Le gaillac primeur pourra au moins se vanter d'avoir décroché cinq titres de meilleur primeur de France lors du challenge national des vins primeurs organisé jusqu'en 1 996. Challenge abandonné depuis…

Marions-les

Le premier primeur du cru gaillacois a vu le jour en 1 978. Depuis, il a fait des petits puisque 56 producteurs produisent du primeur rouge et 22 d'entre eux du blanc. Avec un cépage unique, le gamay, pour le rouge et trois cépages pour le blanc, muscadelle, sauvigon et loin de l'œil, les vignerons gaillacois ont acquis un savoir-faire incontournable. Même si, victimes des aléas de la météo, les cuvées ne sont pas toutes égales en arômes devant le dieu Bacchus. Servi à 13-14°, le rouge primeur s'adapte, quand même, à tous les caractères et à toutes les saisons puisqu'on peut le conserver un an. Le blanc, servi à 9-10°, n'est pas farouche et copine aussi bien avec les huîtres que les fromages et salades.

Sa sortie, dès minuit, va faire l'objet de quelques fiestas. À Gaillac avec la mise en perse du premier fût par la Dive Bouteille puis à Toulouse mais aussi dans le département et le vignoble où cinquante vignerons ouvrent les portes de leur cave pour des dégustations. Dimanche, les sportifs pourront se dégourdir les jambes avec la rando du primeur : 17 et 23 km au menu puis 50 km en relais de quatre coureurs au cœur du vignoble. C'est toujours bon pour la santé. Surtout si on a bien fêté la sortie du primeur 2 008.

Château Balsamine: une bonne occasion de communiquer

Tout le week end, ce sera la fête au Château Balsamine, au bord du chemin Toulze à Gaillac. Christophe Merle et Christelle Desmanèche ont lancé leur gamme il y a deux ans, sur les 11 petits ha du domaine, au pied de ces côteaux de soleil et de fruit.

Le succès les a escortés, et ils font figure de valeur montante du vignoble, avec leur gamme «Un ange passe», qui a récolté lauriers, citations des guides et médailles. Pour fêter leur 2ème Primeur, ils ont organisé des balades en calèche, un aligot-saucisse estampillé par un buronnier de l'Aubrac (le samedi soir), un marché gourmant avec foie gras, cochonailles, fromages et huîtres de Marennes... Le Primeur, même à petite dose (1000 bouteilles de gamay et 800 de sauvignon-mauzac), est l'occasion de communiquer via les Portes Ouvertes, de faire découvrir le reste de la gamme, et d'encaisser la première trésorerie de l'année.

Bicolore

Quand on porte un nom de fleur - la balsamine - on s'applique à le mériter. «On nous dit que nos vins sont féminins, même le Primeur. On essaie de travailler la finesse, le fruit, la rondeur, de retrouver les baies dans le vin», résume Christelle Desmanèche.

Les blancs sont chez eux sur ce belvédère argilo-calciare exposé au sud. Cette année, le Primeur rouge est rond, avec de la matière. «Nous, on en garde pour l'été, avec les salades-grillades. Il est meilleur après l'hiver», estime Christophe. Le blanc est un «pétard de fleurs blanches et d'agrumes», qui emporte les suffrages à la hussarde. 2008 s'annonce plutôt bien en cave, un cran au-desus du millésime précédent.

Malgré les pronostics gris-déprime, Christelle et Christophe gardent confiance. «Le Primeur sera un premier indicateur».

La sortie du gaillac primeur représente-t-elle un événement selon vous ?

Qu'attendez-vous de sa sortie ?

Christophe Bousquet, Chez Pito, à Busque: «Mes clients ne viennent pas spécialement pour la sortie du gaillac Primeur, mais je tiens à marquer cet événement», explique Christophe Bousquet, le chef et responsable du restaurant. Alors, jeudi, il sera derrière ses fourneaux pour mitonner des plats du terroir : «Cassoulet, foie gras et autres spécialités» Sur les tables les primeurs seront du Chateau Carcenac et Chateau de Saurs : «Je vais chez les vignerons pour les sélectionner», ajoute Christophe Bousquet. En plus des plats gastronomiques, une soirée tapas est aussi au programme : «Ce soir-là, nous devons contenter tout le monde» conclut le chef cuisinier.

Dominique Ricard, patron du bar cave La grappe d'or à Albi : « La sortie du vin primeur, c'est en fait le lancement de l'année, juste avant les fêtes de fin d'année. C'est un joyeux événement même si les gens font de plus en plus attention avec l'alcool. Avant seuls les caves et bars à vin célébraient l'arrivée du primeur, maintenant des soirées sont prévues un peu partout. Pour ma part je proposerai du gamay en Beaujolais rouge, Gaillac blanc et rouge, du sirah et grenache en Côtes-du-Rhône rouge. Cette année le Gaillac primeur est fruité et de couleur claire ».

Michel Fricard, patron du café de l'Albinque, à Castres: «Cela fait douze ans que j'organise une soirée primeur dans mon établissement, c'est vraiment le rendez-vous de l'année. C'est toujours un grand moment attendu, partagé par mes clients fidèles et de nombreux habitants du quartier de l'Albinque, qui prennent plaisir à se retrouver dans un esprit de famille. Cette soirée est animée par une chanteuse et je réserve à mes clients un plat surprise pour accompagner le vin nouveau. Je suis livré le jour même, nous ouvrons toujours une bouteille pour l'apprécier avant de le servir. A Castres, on trouve le Gaillac primeur toujours meilleur que le Beaujolais, ce qui veut dire que dans le Tarn on sait faire du bon vin!»

Georges Bermond, chef du restaurant, Le Jardin des quatre saisons, à Albi :

Le restaurant a fêté, début octobre, ses 25 ans d'existence sur la place albigeoise. Sans doute un des plus vieux restaurants de la ville et une de ses valeurs sûres sur le plan de la gastronomie. Pas question pour Georges et Muriel Bermomd de passer à côté de la sortie d'un nouveau millésime du primeur gaillacois. « On va célébrer sa sortie comme tout le monde. Parce que c'est un vin nouveau qui se marie à merveille à une cuisine d'automne. Léger, fruité, féminin, il passe bien avec tout. La belle arrière-saison de l'été a été profitable au vignoble et à son nouveau né, le primeur 2008»

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Publié le 15/11/2008 12:05 | Propos recueillis par Laurent Conreur

Jean-Luc Petitrenaud : «Des vins de charme très canailles»

Jean-Luc Petitrenaud, journaliste chroniqueur sur la gastronomie sur France 5 dans «Les escapades» Photo France 5 Nathalie Guyon.

I l rentre d'une escapade gourmande pour son émission sur France 5, une plus pour ce saltimbanque de la table. Jean-Luc Petitrenaud, le célèbre journaliste chroniqueur et ambassadeur de la France gourmande, va d'ailleurs, tourner un film sur ses périples rabelaisiens, avec sa fille actrice, sous les claps de moteurs du cinéaste Jean Becker. Avant cette nouvelle aventure hédédoniste, il a accepté avec un appétit gourmet de devenir le grand témoin des vins du Sud-Ouest, qu'il apprécie pour leur typicité bien spécifique, leur variété et leur identité propre.

« Le Gaillac, il se marie canaille »

Grand amateur de vin blanc, « c'est le vin de fin de matinée, c'est un vin chanson », il livre enn hors-d'œuvre quelques étoiles au Gaillac et au vin de pays des Côtes du Tarn. « Je suis Auvergnat, alors je peux vous assurer que votre région, je l'apprécie et la connais. À Paris, elle a sa place sur les belles tables. Les Gaillac, j'adore, ce sont des vins, que l'on a certes connus plus tard à Paris. Dans le cheminement de leur connaissance, j'ai été très fier dêtre un des chefs d'aiguillage pour en vanter les mérites. Il a suivi une forme de popularité initiée par le Beaujolais. Un Gaillac c'est un breuvage qui a un côté souriant, c'est un vin de danseuse de bar, il a de la fantaisie, de la légèreté, de la gentillesse. » Jean-Luc Petitrenaud manifeste une allégorie teintée d'honnêteté sincère. « Le Gaillac est un vin de conversations, il vient souligner l'adverbe. »

Comment et avec qui le marierait-il alors? Avec sa verve dithyrambique , il répond « Je le marierai canaille avec des produits nobles que les diététiciens ne conseillent pas trop : de belles rillettes de canard, un saucisson, des huîtres avec une craquante tranche de pain bien beurrée. Les vins de Pays du Tarn ont aussi ce romantisme, ils sont témoins d'une culture du Sud-Ouest qu'ils amènent avec fierté sur la table. »

Que dire des vins de l'Aveyron ? Un vrai bonheur qui épouse le gosier : « Je vous l'ai dit, je suis Auvergnat. L'Aveyron, ce territoire fier et beau, c'est mon voisin d'escapade »

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Publié le 13/10/2009 03:46 | J.-A. L

Les vins nouveaux sont de sortie

Vignoble. Ils arrivent sur le marché ce jeudi.

La cave de Técou (ici, son président Christian Malet) comme ses homologues de Rabastens et de Labastide de Lévis, fait partie des gros metteurs en marché du vin nouveau. Mais le vignoble a plutôt choisi l'option du Gaillac Primeur pour sa communication. La cave de Técou (ici, son président Christian Malet) comme ses homologues de Rabastens et de Labastide de Lévis, fait partie des gros metteurs en marché du vin nouveau. Mais le vignoble a plutôt choisi l'option du Gaillac Primeur pour sa communication.

Les vins nouveaux sortent toujours incognito pour ne pas brouiller le message. Gaillac a choisi son camp, celui du Primeur (AOC), un mois plus tard. Il est vrai que le marché national s'érodait pour ces vins de pays: la ruée sur les premiers sortis du pressoir s'essouffle. Pourtant, à Gaillac, ils représentent encore 15 000 hl, deux fois plus de volumes que le Gaillac Primeur. Le rouge arrive en tête (4000hl), avec une dominante gamay, syrah et duras, devant la muscadelle (1500hl) et quelques expériences de vin nouveau rosé. Les 3 caves assurent le gros de la production avec des producteurs hors AOC, comme Fontaine et Combet à Cabanès, ou Werner Schwartz aux Vignals (Cestayrols), qui animent tous leur caveau pour l'occasion.

Tout fruit

«Le Gaillac Primeur a un marché régional qui lui permet de résister. Les vins nouveaux partent vers la grande distribution et le marché national», indique Bernard Petiot, directeur de la Maison des Vins. Leur cahier des charges est moins contraignant: on peut ramasser les raisins à la machine, et la vinification, avec une macération courte et complète, se rapproche de celle des blancs et des rosés. On monte les moûts jusqu'à 25°C pour extraire la couleur, puis on les rabaisse à 18°C pendant 3 ou 4 jours avant de décuver et finir par une fermentation à basse température. «Les vins nouveaux sont légers, fruités, avec une palette arômatique plus étroite que le Gaillac Primeur. 2009 est très bon, plus structuré que les autres années. Ces vins peuvent faire l'entrée, ou même tout le repas», estime le sommelier Benjamin Massuyès». Ces vins nouveaux accompagnent aussi les plateaux de charcuterie et fromages. En ces temps de vaches maigres, ils ont un atout majeur: ils sont moins chers.

Baptiste Bleuze fait partie de cette jeune génération de sommeliers formée par Daniel Pestre (Sommelier de l'année 2004). il voit un beau millésime malgré la sécheresse. «Heureusement, les vignerons ont récolté tôt pour garder un peu d'acidité et une bonne fraîcheur. Les vins nouveaux blancs ont beaucoup de fruité, avec les arômes classiques d'agrumes et de fleurs blanches du sauvignon et de la muscadelle. mais il ne faudra pas les garder. On devra les boire assez froids, à 7°C, car ils sont déjà structurés: le froid compensera l'excès de matière». Il les conseille avec un croustillant de chèvre ou une salade de queues d'écrevisses. Une curiosité, un rosé, celui de La Borie Vieille, à Lisle. «Surprenant, plein de vivacité et très aromatique». Dans les rouges, Baptiste Bleuze voit l'une des plus belles années de la décennie. «Les vins sont moins amyliques, moins «banane», plus vineux, mais cela correspond au goût du consommateur. ce n'est pas un handicap». Contrairement aux blancs, à écluser toutes affaires cessantes, on pourra garder les rouges nouveaux jusqu'au printemps. Il les voit bien accompagner un pavé de veau rosé aux raisins de pays.

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Publié le 29/08/2008 12:17 | H.B.

Des vendanges autour du 10 septembre

Vignoble : Visite au domaine Carcenac.

Nuits froides et journées ensoleillées…. En ce moment, les baies gagnent en concentration et c'est une bonne nouvelle pour le millésime 2 008.Tan t mieux car la fraîcheur et les pluies renouvelées pendant la floraison ont freiné le développement de la vigne. Cédric Carcenac pronostique un millésime « intéressant ». Le domaine familial qu'il a rejoint il y a trois ans, couvre 55 hectares avec des parcelles à Lisle, Montans et Técou. Des trois terroirs, du vignoble, c'est sur le s sols graveleux de la vallée du Tarn que les vendangeurs sont les premiers à l'ouvrage.La véraison du gamay, cépage précoce ayant débuté le 5 août, la récolte devrait intervenir entre le 5 et le 10 septembre. « Plutôt le 10 » prévoit Cédric Carcenac, convaincu que la précipitation pour rentrer les raisins n'est pas la meilleure des stratégies.

Rien n'est acquis et il faut jouer serré. Ce qui est sûr c'est que les conditions climatiques depuis le printemps ont allégé les grappes. » Nous partons sur des rendements de 40 à 45 hectolitres à l'hectare soit 10 hectos de moins que la normale » assure Cédric Carcenac.

Après deux années sans difficultés sanitaires,,il a fallu cette année enrayer les attaques du mildiou avec un traitement finement dosé.« Le beau temps permet de contenir la maladie. La chaleur et le vent d'autan sec le matin évitent les pourritures. Nous avons maintenant un foliaire intéressant. »

Il suffit de croquer quelques baies pour y déceler du fruit, des arômes. Cédric qui bichonne les vignes avec ses parents Joseph et Nicole, veut croire à de jolies vendanges.Au domaine Carcenac, elles dureront un mois et demi. La récolte débutera avec le gamay pour le primeur et avec le mauzac pour la méthode gaillacoise. Puis ce sera le tour du merlot, du braucol, de la syrah, du prunelard issus de sols très divers : argilo sablonneux du côté de Lisle, graveleux et argilocalcaire vers Técou. Avec un programme journalier calculé au plus juste.

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Publié le 20/05/2008 10:12 | Henri Beulay

22 ceps d'or pour les vins de Gaillac

Concours des vins : les œnophiles et les amateurs éclairés trouvent les notes justes dans les dégustations.

À l'abbaye Saint-Michel, le concours des vins de Gaillac est un office bien réglé, avec ses fidèles qui communient, le nez dans le verre, à la recherche des arômes. La dégustation se passe dans un silence quasi religieux, troué parfois de sonores déglutitions ou de chuchotis.

Pour la 29ème édition, il y avait, hier matin, près de 200 officiants invités à détecter les meilleurs des 340 échantillons (un record !) autour de tables dressées sous les voûtes de l'abbaye ou dans les salles de dégustation de la Maison des Vins. Parmi ces jurés, un nombre accru de femmes. Et surtout, une participation appréciée d'oenophiles, d'amateurs éclairés qui donnent des notations aussi pertinentes que les pros de la viticulture.

BELLES PALETTE D'ARÔMES

Déjà cinq ans que Carole est intégrée au jury des consommateurs : « En revenant dans ma région, j'ai eu envie de goûter et de promouvoir les vins de Gaillac. Je me suis donc initiée à l'œnologie. Dans ce concours, c'est chaque année, une découverte puisque nous ne choisissons pas les catégories, blanc, rosé ou rouge. Ce matin, nous avons goûté un blanc sec 2 007. Des vins plutôt fruités, ronds avec des notes florales. En fin de dégustation, nous avons eu une discussion sur la question de savoir s'il faut distinguer un vin par rapport à sa typicité ou par rapport à nos attentes. »

Nathalie et Sébastien, un jeune couple de Castres a fait ses débuts au concours. « Nous sommes amoureux des vins. J'aime avoir des sensations, le plaisir de goûter. C'est autre chose qu'à la maison » confie Nathalie. Quant à Sébastien, il retient de la dégustation une belle palette d'arômes : » Nous avons eu un coup de cœur. Six échantillons étaient très proches les uns des autres, un septième sortait du lot. Nous sommes tous tombés d'accord pour souligner sa différence. »

65 vignerons étaient en lice, avec les caves coopératives, ce qui représente 95 % de la production, un score qu'expliquent les conditions d'intégrité de la compétition. Lorsqu'ils dégustent les produits de leurs collègues, l'impartialité est de règle. A la table des rouges 2006, Brigitte Cazottes a trouvé à la fois « diversité » et « puissance des arômes ». Quant au papy Cazottes, fidèle au concours depuis sa création, il a eu droit à des rosés « bien fruités » avec de « belles couleurs ». Ces vins de grillades ne sont pas ses préférés mais son enthousiasme de dégustateur n'en a pas été affecté.

Palmarès: 59 médailles dont 22 ceps d'or

Aoc rouge 2006 : château de Rhodes, Les Hauts de Vergnades (or) ; Domaine de Labarthe, Mas d'Aurel, Domaine Mas Pignou (argent) ; Domaine de Canto Perlic, château Chaumet Lagrange, château Vigné-Lourac (bronze).

AOC rouge 2005 : Domaine de Lamothe (or) ; Domaine René Rieux (argent) ; Domaine de Salmes, château de Rhodes (bronze).

AOC rouge fût 2006 : château Lécusse, domaine du Moulin (or) ; domaine Larroque, domaine Barreau, domaine de Gineste (argent) ; château de Rhodes (bronze).

AOC Rouge vieux : Domaine du Moulin, domaine Mas Pignou (or) ; domaine Le Payssel (argent).

AOC Rosé 2007 : château de Rhodes, Baron Thomières (or) ; domaine de Larroque, cave de Técou domaine Rotier (argent) ; manoir de l'Emmeillé (bronze).

AOC blanc sec 2007 : Terroir de Lagrave, château La Tour Plantade (or) ; cave de Técou, château Vigné-Lourac, Rotier (argent) ; château Clément Termes (bronze).

AOC blanc sec fût 2006 : château Vigné-Lourac, Clément Termes (or) ; domaine du Moulin (argent).

AOC blanc perlé 2007 : château Vigné-Lourac (or) ; Terroir de Lagrave, domaine Vayssette (argent).

AOC blanc doux 2007 : château Vigné-Lourac (or), cave de Labastide de Lévis (argent), Terroir de Lagrave (bronze).

AOC blanc doux fût 2006 : Terroir de Lagrave (or) ; Domaine Vayssette (argent) ; domaine Rotier (bronze) ;

AOC effervescent brut : Domaine Barreau (or) ; château Vigné-Lourac (argent) ; domaine Laborie d'Empe (bronze).

AOC effervescent demi-sec : Domaine de Bonnefil (or) ; La Croix des marchands (argent) ; domaine Long Pech (bronze).

AOC effervescent doux : domaine René Rieux (or).

VDP Côtes du Tarn rouge 2007 : Domaine des Garbasses (or) ; domaine d'En Segur (argent) ; cave de Labastide de Lévis (bronze).

VDP côtes du Tarn rosé 2007 : crus et château du Sud-Ouest (or) ; cave de Labastide (argent).

VDP côtes du Tarn blanc : Vigné-Lourac (or et argent).

Concours consommateurs six médaille d'or à château Salettes, cave Labastide (rouge), Vigné-lourac (blanc sec), Rotier et Escausses (blanc doux).

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Publié le 14/11/2007 09:39 | LaDepeche.fr

Primeur rouge et blanc

Plus d'un million de bouteilles mises sur le marché. A déguster à partir de minuit.

Avec 80 % des primeurs produits en Midi-Pyrénées, le vignoble gaillacois est un leader incontesté. Une position dominante consacrée par cinq titres de meilleur primeur de France entre 1988 et 1996.

1, 1 million de bouteilles seront mises sur le marché et à déguster (avec modération) dès que seront sonnés les douze coups de minuit. Les producteurs de primeur AOC maintiennent un volume constant.

On note toutefois une percée du primeur blanc qui, même si la production reste modeste, (500 hl) par rapport au rouge (8 500 hl), présente de sérieux atouts avec des arômes plus fugaces. Issu de trois cépages (muscadelle, sauvignon, loin de l'œil), le blanc est l'invité idéal pour les apéros (vous pouvez y ajouter des crèmes de fruits rouges) ou les repas poisson.

Après une récolte moyenne en terme de maturité, le primeur rouge, en robe rubis ou grenat, dégage des arômes de banane ou de cerise. 58 producteurs offrent une large palette avec des prix variant de 2,80 € (dans la grande distribution) à 4,50 € au caveau.

Adopté depuis 15 ans par Toulouse, le Gaillac part à la conquête du Sud-Ouest festif : Pau, Bayonne… H. B.

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Publié le 04/07/2007 10:06 - Modifié le 05/10/2007 à 16:36 | Henri Beulay

Viticulture - Alain Boullenger :
«Ayons l'esprit collectif !»

La réforme de l'organisation commune du marché du vin (OCM) est présentée, aujourd'hui à Bruxelles, avec plusieurs mesures attendues : arrachage de 200.00 hectares de vigne, libération des droits de plantation, suppression de la distillation de crise.

Dans le vignoble gaillacois, l'inquiétude ne cesse de grandir et l'actuelle attaque de mildiou accentue les craintes.

Alain Boullenger qui vient d'être propulsé porte-parole de l'AOC Gaillac par la Confédération Paysanne du Tarn, ne veut pas sombrer dans le pessimisme : » Parmi les points positifs que nous pouvons relever actuellement, il y a une reprise du commerce extérieur, certes sur le s vins chers mais nos vins de pays d'oc connaissent aussi un regain d'intérêt. »

« A ceux qui prônent la dérégulation et prétendent qu'il est difficile de s'adapter au marché extérieur, je défends la thèse d'un plus grand dynamisme commercial. Ce qu'on peut faire avec des AOC, des vins de terroir et même nos vins d'oc grâce à une bonne coopération, faisons le avec d'autres produits. Ayons l'esprit collectif ! »

« Avec le Gaillac rouge et le primeur, nous avons une bonne image parce qu'on a su organiser une défense collective, grâce notamment à la maîtrise de la production et aussi à la transparence du marché avec le regroupement des coopératives dans la SA Vignoble Gaillacois. Mettons-nous d'accord sur un projet global pour nos produits. Ainsi, la campagne autour des Cotes du Tarn n'est pas suffisanteet doit être élargie à des régions voisines »

Efforts commerciaux

« Ce ne sont pas avec des nouvelles pratiques œnologiques que nous pourrons lutter avec les pays du Nouveau Monde mais en faisant des efforts commerciaux. Au lieu de raisonner en terme de marché, raisonnons en terme de clientèle. A nous de la conserver,de l'élargir.»

« Pour les vins de pays, nous n'avons pas accompli assez d'efforts et nous payons au prix fort. »

Alain Boullenger n'est pas un opposant absolu à l'arrachage : « Dans le passé, ca n'a rien résolu. L'arrachage ne doit pas être appréhendé comme une solution sociale mais comme possibilité de restructuration. »

Quant à l'abandon des droits de plantation, le porte-parole prévient : « La structure des vignobles pourrait être mise en cause. »

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Publié le 16/11/2006 08:40 | Martine Cabanne

Folle journée pour les vins primeurs légers et fruités

Jour de fête pour l'arrivée du beaujolais nouveau et du gaillac primeur. Plus d'un million de bouteilles de gaillac sont commercialisées en Midi-Pyrénées.

Scène ouverte depuis cette nuit et une minute pour le beaujolais nouveau et le gaillac primeur. Ce matin, les premières files d'attente se sont formées devant les boutiques des cavistes et les épiceries fines. « On peut faire confiance à son caviste pour le choix des meilleurs producteurs de primeurs », insiste l'un d'entre eux. Sinon, si vous avez bonne main pour dégoter la bonne bouteille, foncez au supermarché. Jeu de piste assuré.

Ce soir place à la fête autour de l'arrivage le plus attendu de novembre. On trinque au boulot, dans les bistrots, autour d'une bonne table. Les producteurs, eux, sont à la fête depuis deux mois. La course a commencé avec les vendanges à la main de raisins AOC début septembre, suivies de la fermentation dans des cuves saturées en gaz carbonique, de la mise en bouteille début novembre et des premières livraisons.

Le compte à rebours

Semaine rouge pour les caves spécialisées dans les vins primeurs. À partir du 9 novembre les bouteilles en robes rubis ont pris le chemin des cartons blancs. Empilés sur des palettes, des centaines et des milliers de cartons ont quitté les caves dans les camions des grossistes. Direction les cavistes des départements du Grand Sud.

Jeudi 16 minuit. Arrivée imminente. Les bouteilles s'impatientent sur les comptoirs

Le gaillac primeur et le beaujolais dansent dans les verres des premiers dégustateurs. Inconditionnels du beaujolais et du gaillac primeur échangent leurs premières impressions. Cet arôme de bonbons anglais, cette couleur rubis, cette fraîcheur, cette légèreté… sont de retour dans les palais. Acidulé, souple, gouleyant… C'est écrit sur la carte du tendre du vin primeur. Thierry Serrus, œnologue à la cave de Técou dans le Tarn déclare sa flamme au gaillac primeur avec des fruits. « Joli nez de banane, belle robe rubis, arômes de fruits rouges ».

Goût de banane ou pas ? La question est sur presque toutes les lèvres. Les puristes du vin primeur préfèrent parler de « parfums de fruits de Gamay non filtrés et évacuent l'idée de quelques levures aromatisées développant le parfum de banane.

« Attention aux beaujolais industriels » prévient le caviste toulousain Philippe Lagarde qui ne jure côté gaillac primeur, que par Philippe Maffre et le côté frisant de son vin léger.

Arrivée du gaillac primeur classé en gare Toulouse Matabiau à 11 h 04. Dégustation toute la journée avec les vignerons de la Cave de Técou, du Château Clément- Terme, des Domaines de Sarrabelles et d'Escausses. Petit rappel pour faire jubiler les amoureux de gaillac primeur. Il a été classé 5 fois meilleur primeur entre 1988 et 1995.

Ce soir à partir de 19 heures, il est arrivé, on lui fait sa fête. Les bars préférés des étudiants toulousains en goguette serviront beaujolpif et gaillac primeurs dans des gobelets jetables. Drôle de calice pour un millésime prometteur, consommable jusqu'à l'été prochain.

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Publié le 17/11/2005 09:38 | Jean-Marc Le Scouarnec

Primeurs ou nouveaux :
ces vins taillés pour la fête

Ce soir jeudi, le beaujolais nouveau déboule dans les estaminets, secondé par un gaillac tout aussi fruité. Un millésime jugé excellent par les vignerons.

Chaque année, le débat devient un peu plus vif entre défenseurs des vins primeurs et farouches opposants. D'un côté, il y a la cohorte des fêtards qui envisagent la soirée du beaujolais nouveau comme l'occasion de s'amuser sans retenue. Ce jour-là, la bière - ou le whisky, ou le pastis - sont remplacés par un breuvage alcoolisé facilement identifiable, idéal pour se livrer à des orgies de cochonnaille.

Face au pack des joyeux drilles, de nombreux amateurs de vin crient à l'entourloupe commerciale, feu de paille qui n'offre qu'un plaisir fugace… source d'un mal de crâne persistant.

« Il y a une mauvaise image des vins primeurs et c'est normal puisque 99 % sont imbuvables, s'enflamme le caviste Jérôme Rey, de Vinéa, à L'Union. Tous se ressemblent avec leurs arômes de framboise ou de banane - arômes artificiels obtenus avec des levures. Heureusement, il reste quelques vignerons qui font du bon travail toute l'année ».

Non loin de la Ville rose, gaillac propose ce week-end des journées portes ouvertes s'appuyant sur la sortie du primeur. « Nous attendons entre 1 500 et 2 000 personnes au Domaine d'Escausses, à Sainte-Croix, explique Jean-Marc Balaran. Le primeur a un tel pouvoir d'attraction qu'on arrive sans difficulté à faire venir les gens dans les caves. Au lieu d'être concurrents, nous les vignerons nous renforçons mutuellement. Et puis, au final, c'est excellent pour les affaires. Un quart ou un tiers repartent avec le primeur ; les autres découvrent et achètent nos autres vins. »

Une réussite qui ne doit rien au hasard. Figurant parmi les meilleurs représentants de l'appellation gaillac, Jean-Marc Balaran a monté un programme d'animations costaud avec buffet dansant (vendredi), soirée Cloclo (samedi) et repas animé par les producteurs fermiers (dimanche).

Au cœur de l'appellation beaujolais, à Saint-Didier-sur-Beaujeu, Louis Tête continue de défendre avec fougue son vin nouveau. « C'est l'occasion de découvrir le nouveau millésime, d'avoir une idée de ce que donneront nos autres vins, remarque le négociant-propriétaire. Et puis, difficile de manquer ce moment festif, synonyme d'amitié, qui facilite les rencontres. »

Louis Tête, qui produit aussi des beaujolais-villages ou du moulin-à-vent, reconnaît que la surmédiatisation du mois de novembre n'a pas eu que des effets positifs. « Les gens ont des idées fausses sur notre région, regrette-t-il. Ils ont vu des avions remplis de palettes en partance pour l'autre bout du monde. Ils pensent qu'on est dans l'industrie du vin, pas dans l'artisanat. Et pourtant, ici, la plupart des propriétés sont petites, les vignes sont en coteaux, les vendanges manuelles. Le beaujolais, c'est pas si énorme que ça ».

Louis Tête, Propriétaire et négociant (lire ci-dessus), Louis Tête est très satisfait de ses beaujolais et beaujolais-village nouveaux 2005.

« Le millésime est exceptionnel, du jamais vu. Au nez, les parfums sont plus discrets que d'habitude, moins explosifs. Par contre, il y a beaucoup de fruit en bouche et un côté très rond, très plein, très vineux vraiment inhabituel. Même les snobs qui dénigrent le primeur devraient l'aimer cette année ! »

Alain Rotier

Le Domaine Rotier, à Cadalen, dans le Tarn, est l'un des meilleurs de gaillac. Alain Rotier produit lui aussi son primeur, « vin peut-être plus technique que d'autres mais où la patte du vigneron compte beaucoup ». Comme il se doit, le 2005 se caractérise par « ses arômes de fruits rouges ». Ramassé les 2 et 3 septembre, « quand il faisait beau », le raisin a donné un vin « plus charnu que d'habitude qui pourra être bu jusqu'au printemps où il sera encore meilleur ».

Jean-Marc Balaran

Bénéficiant de multiples Coups de cœur dans le « Guide Hachette des vins », Jean-Marc Balaran, du Domaine d'Escausses, ne renie pas pour autant l'aspect festif des primeurs (lire ci-dessus). Ne réalisant aujourd'hui qu'un rouge à base de gamay (cépage principal du beaujolais, apprécié pour sa légèreté), le vigneron en apprécie « la fraîcheur, le fruité ; ses arômes de cerise, cassis et banane… bien mûre cette année ; son aspect friand, gouleyant en bouche ».

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Publié le 16/11/2000 | LaDepeche.fr

Primeur : la vitrine du Gaillac

Tarn : Le Gaillac primeur arrive aujourd'hui sur les zincs.

«Economiquement, le primeur a une incidence très minime », assure Jean-François Millet, directeur de la commission interprofessionnelle des vins de Gaillac (CIVG). Aujourd'hui, près d'un million de bouteilles de Gaillac primeur se retrouveront sur les comptoirs, les tables, dans les verres ballons...

Une peccadille, ou presque, quand on sait que les domaines du Gaillacois vendent tous les ans plus de 22 millions de bouteilles.

Chaque troisième jeudi du mois de novembre, la robe rouge et les senteurs fruitées du primeur envahissent les verres. Mais en quantité limitée. « On pourrait tripler la production du primeur. Mais, nous préférons miser sur un produit de qualité et valorisant », reconnaît Jean-François Millet.

En effet, dans la cinquantaine de vignobles qui le fabriquent, un soin tout particulier est apporté à l'élaboration de ce vin. Il n'est fabriqué qu'avec du Gamay, il est délicatement vendangé à la main et vinifié par macération carbonique.

« On produit une petite quantité, mais elle est de bonne qualité », assure Jean-François Millet. Si le gaillac primeur n'est pas une mine d'or pour les vignerons, il est par contre devenu un véritable produit d'appel. Un produit qui « capte l'attention du public ».

« Le gaillac primeur est un vin qu'on peut boire de suite. Il est agréable et festif, le public aime bien ça », reconnaît Jean-François Millet.

A LA CONQUETE DES PAPILLES

Ainsi, tous les ans, le Gaillac conquiert donc de nouvelles papilles grâce à ce vin fruité et frais.

« Les gens goûtent le primeur et veulent ensuite découvrir des gaillac plus raffinés », admet le directeur du CIVG.

Lors des circuits de dégustation du primeur qui, comme ce week-end, sont organisés dans les différents domaines du Gaillacois, il n'est pas rare que les visiteurs achètent du vin nouveau et quelques bouteilles de gaillac. Il en ira, sans doute, de même ce soir lors de la grande soirée organisée au parc des expositions (voir encadré).

« Le primeur est un complément, il peut être commercialisé de suite et bu rapidement. Sa sortie est l'occasion d'attirer les consommateurs chez les cavistes ou dans les domaines », confie Jean-François Millet.

Au fil des ans, l'arrivée sur les zincs du gaillac primeur est devenue une opération marketing intéressante. « Mais, on ne veut pas que la notoriété de Gaillac se fasse par le primeur », affirme le directeur de la commission interprofessionnelle des vignerons.

C'est normal, ils préfèrent qu'on rêve de la robe noire d'un gaillac vieilli en fût, élaboré avec amour et qui exhale des parfums de fruits des bois, de fruits verts... Fabrice VIRONNEAU

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Publié le 20/11/1999 | Béatrice DILLIES.

Etes-vous Gaillac ou Beaujolais ?

Alors, quel est le meilleur ; le gaillac ou le beaujolais ? Eh oui, c'est l'éternelle question du troisième jeudi de novembre. Lequel du Tarnais ou du Lyonnais aura la primeur des suffrages ?

La guerre du primeur n'aura pas lieu. Si on demande leur avis aux consommateurs, ce serait même plutôt match nul entre les deux vins nouveaux les plus en vue sur le marché.

«Ce sont des vins tellement jeunes qu'on a du mal à les digérer. Je préfère les vins plus vieux, mais c'est une bonne occasion de faire la fête», explique Bernard Blanc, venu passer une bonne soirée entre amis au Ptit Bouchon. Un avis partagé par Muriel Gausserand, qui affirme : «Les vins nouveaux ne sont pas toujours acceptables au palais. Des fois, on trouve des piquettes que ce soit en beaujolais ou en gaillac. Mais bon, cette soirée, c'est une ambiance partagée. C'est difficile de couper à la tradition.» Qu'importe le goût, pourvu qu'on ait l'ivresse ? Pas tout à fait ! A l'annexe du Trinidad café, Grégory Nicolle en connaît un rayon sur la question. Et c'est d'ailleurs pour ça que cet employé de banque de 24-ans a choisi Albi pour faire la fête : «Toulouse, ça vire à la beuverie. On savait qu'ici on serait tranquille pour apprécier le vin et pour discuter. Avec la musique en plus, c'est l'idéal.» C'est ainsi que les conversations ont à peu près toutes tourné autour du même thème jeudi soir. Hormis bien sûr au bar des Touristes ou le patron a fait un choix exclusivement gaillac (lire par ailleurs).

Le gaillac «trop méconnu»

Retour au Petit Bouchon.

Michel, le responsable d'un célèbre piano bar albigeois, y va de son commentaire : «Des fois, le beaujolais, il faut dire qu'il est meilleur. Mais faut pas l'dire.

—Je ne suis pas d'accord ! Et je suis un gars qui connaît le pinard», lui répond JeanJacques Poujol, un marchand de biens toulousain, qui regrette que le blanc nouveau de gaillac, «trop méconnu» à son goût, ne bénéficie pas d'une plus grande publicité.

Muriel Gausserand concède que «le gaillac a fait des progrès depuis quelques années».

Un constat confirmé par Corinne Delporte au Trinidad café.

«D'habitude, je trouve un petit côté acide aux primeurs. Je ne sais pas. Y'a un truc qui me dérange. Mais cette année, le gaillac, je le trouve bon», rapporte cette étudiante en licence de lettres modernes. Son copain Christophe Léonart continue pourtant à penser que «le gaillac a moins de prestige que le beaujolais. Mais c'est une question de politique commerciale.

Le beaujolais fait plus de pub».

Peut-être ! Mais ce qui compte le plus, n'est-ce pas que ces vins primeurs contribuent à rapprocher les gens ; comme Joël, qui a passé une soirée très sympa au Trinidad avec Lothar le Berlinois et Nicole l'enseignante à la retraite. Et cet employé EDF de conclure : «Le vin nouveau, c'est un petit réveillon avant le réveillon.» Allez, champagne pour tout le monde !

Le bar des touristes 100 % gaillac

Au bar des Touristes, on est chauvin, et on le revendique. Les supporters de l'équipe de Cambon y retrouvent régulièrement leurs idoles, et les amateurs de gaillac le domaine des Cayrous.

«Il y a six ans, on a commencé les soirées vins nouveaux moitié-moitié gaillacbeaujolais. Mais depuis deux ans, on ne fait que le gaillac. Il est meilleur, franchement», explique Sylvie, obligée d'élever la voix, derrière le comptoir, pour couvrir le brouhaha de la salle.

Michel Moisset, le patron, joue les gentils organisateurs avec perruque blonde et bas résilles. Tout en servant un verre à un client il explique : «On est dans le Tarn quand même ! Je ne crois pas que dans le Beaujolais ils servent du gaillac ce soir. En plus, le rouge de Nelly et Christian Jeanjean est très bon. Personne n'a été malade l'an dernier ; c'est pour ça qu'on l'a repris. Les gens sont là avant tout pour faire la fête.

On n'a pas besoin d'en servir plusieurs différents.» Ce n'est pas Michel qui dira le contraire. Le coiffeur du quartier participe également à la soirée en donnant un coup demain... dansant au service. Olivier Thubières, le représentant du domaine des Cayrous, était là lui aussi jeudi soir. Il ne pouvait pas rêver de plus belle fête pour son vin.

Le petit Pontié branché beaujolais

Le petit Pontié a bien vu se succéder 300-personnes, jeudi soir, pour... la soirée beaujolais. Elle était annoncée en gros, sur de belles affiches placardées sur la vitrine.

«En réalité, on a servi les deux, gaillac et beaujolais. On avait même plus de gaillac.

Mais c'est vrai que le beaujolais est un produit d'appel. Ils ont été les premiers à faire du vin nouveau. Leur communication au niveau national a un sacré impact. On ne peut pas le négliger», explique Philippe Prado, le gérant du petit Pontié.

Même tonalité du côté du Trinidad bar ! Marco, le patron, avoue axer «toute la pub sur le beaujolais. C'est plus vendeur pour les bars qui ont une clientèle un peu jeune». Ça ne l'empêche pas d'avoir commandé autant de gaillac primeur que de beaujolais nouveau pour cette soirée pas comme les autres. Et d'avoir épuisé toutes les bouteilles.

«En ayant les deux on peut zapper du gaillac au beaujolais ou du beaujolais au gaillac en fonction de la clientèle. Un soir comme aujourd'hui, on n'a pas que des habitués», concède Marco. Qui affiche tout de même son appartenance tarnaise en laissant dépasser une bouteille de gaillac de la vaste poche du tablier de vigneron qui lui enserre la taille.

TROIS QUESTIONS A...Un caviste : «difficile de comparer»

Nous avons intérogé le patron du bar cave La Grappe d'Or, Dominique Ricard.

Peut-on dire que le Gaillac primeur est meilleur que le Beaujolais nouveau... ou l'inverse ?

C'est difficile de comparer les deux. Il y a des terroirs et des climats différents qui font par exemple que le Beaujolais amène des vins un peu plus lourds, un peu plus charpentés, alors que les Gaillac sont plus sur les fruits rouges, et pour certains, sur des aromes de banane. Cette année, il a fait chaud dans le Gaillacois. Donc on a des primeurs plus évolués, moins de garde, qui se rapprochent un peu plus du Beaujolais.

Jusqu'à quand se déguste un vin primeur ?

Un primeur, c'est très très bon jusqu'à Noël. Je dirais même que c'est presque là qu'il est le meilleur. Il y a un enjeu commercial que l'on ne peut pas nier dans les vins primeurs. Les vignerons ont intérêt à vendre vite pour avoir une trésorerie rapidement dans l'année. Mais à sa sortie, le primeur est toujours un peu vif. Il a généralement été mis en bouteille une semaine avant. Enfin, cette année c'est différent. Comme il a fait chaud, les producteurs ont eu une semaine à dix jours d'avance sur la vendange. Donc le vin a eu deux à trois semaines pour se reposer en bouteille. Ça veut dire qu'il était moins pétillant à l'ouverture, jeudi.

Avec quoi conseillezvous de servir un gaillac primeur ?

D'abord, je conseille d'attendre un peu. Quinze jours ou trois semaines après sa sortie, le vin est posé. Il s'est arrondi. Il est plus plaisant à boire. Mais ça reste tout de même un vin qui doit se boire vite, disons jusqu'à février ou mars. Le gaillac primeur est bon en apéritif, sur de la charcuterie ou sur de la viande blanche. Pas sur des plats en sauce ou du gibier. Je dirai comme un vin de Loire, un vin d'Anjou ou les vins frais d'été.

 

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