Échos tarnais
(mars 2012)

Publié le 01/03/2012 09:05 | La Dépêche du Midi

Brassac : Le syndicat d'initiative est un stimulateur touristique

Brassac sous la neige / Photo DDM

Avec près de 2000 visites sur son site internet tout récent, plus de 400 demandes de renseignements par téléphone, la présence des bénévoles à une trentaine de réunions internes, au comité du Tarn du tourisme ou dans les monts de Lacaune et surtout avec plus de 3500 visites au bureau d'accueil en 2011, le syndicat d'initiative du pays brassagais peut s'enorgueillir de représenter un important stimulateur facilitant la venue des touristes à Brassac !

3500 visites au bureau d'accueil

Si l'on rajoute la conception et la diffusion de livrets et dépliants ou la participation à des ouvrages touristiques régionaux et départementaux, le rôle du SI » en tant que capteur de visiteurs est indéniable. Pourtant, beaucoup ne voient dans cette association réactivée par l'actuel maire Damien Cros il y a 22 ans et présidée aujourd'hui par Michel Bouissière, que l'organisatrice de la fête de la patate et du vide-greniers… Ces deux événements phares sont bien entendu un plus pour le village mais elles représentent également des solutions pour financer les activités moins exposées mais tout aussi efficaces à l'animation du village. Pourtant, lorsque la fiche de présence de l'assemblée générale annuelle circulait, le président pouvait une fois de plus regretter que les principaux bénéficiaires de cet intense exercice de séduction touristique ne soient pas présents. Il faudra encore communiquer autour des différentes actions efficaces du SI pour que les commerçants se sentent plus impliqués. Devant le maire de Brassac et celui de Castelnau Christian Rigal, en présence de Jean-Claude Guiraud que le président remerciait pour leurs subventions qu'il faut ajouter à celles du SIVOM, du Margnès, de la communauté de communes et du Parc régional, le bureau de l'association dressait les bilans de 2011 et présentait les projets 2012 : renouvellement des dépliants et des cartes postales, concours photo, animations enfants, balisages des sentiers de randonnées, marché des producteurs Bref, encore une année bien remplie que Brassagais et visiteurs sauront apprécier !

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Publié le 02/03/2012 08:46 | La Dépêche du Midi

La belle santé de la cave de Técou

Christian Malet (à gauche) et Frédéric Saccoman, le directeur de la cave de Técou ./Photo DDM

Christian Malet, président des viticulteurs de la cave de Técou, a ouvert cette assemblée générale en souhaitant la bienvenue à tous. C'est par une bonne nouvelle qu'il a débuté cette réunion. En effet, la récolte 2011 est remarquable, tant sur le plan qualitatif que quantitatif, «c'est une année exceptionnelle». A ses côtés Frédéric Saccoman, directeur de la cave, s'en réjouit.

«Un gros challenge a été lancé cette année : la certification ISO 22000.

Aprés la certification Agri-confiance, c'était la suite logique. La sécurité alimentaire doit être complète aujourd'hui, avec Agri-confiance, on a certifié la qualité du produit en amont de la filière (la production du raisin), avec ISO 22000 on certifie l'aval (la transformation et le conditionnement) avec un label international.

La cave réussit une performance remarquable : le chiffre d'affaire est de 5,65 millions d'euros,(+19,60%),la meilleure performance depuis toujours; la récolte 2010 a augmentée de 192000 euros (+9%).

Sur tous les secteurs commerciaux la cave de Técou progresse : l'export + 22%, grande distribution + 16%, vente directe +14%, le vrac + 50%. Donc tous les voyants sont au vert !

Les animations reproposées en 2012 aux clients, connaissent un beau succès: vendanges à l'ancienne, sortie du Gaillac primeur, printemps du Gaillac et bien sûr Vinovalie jazz qui, comme tous les ans, attirent bon nombre d'amateurs, et du vin et de la musique.

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Publié le 02/03/2012 08:17 | La Dépêche du Midi

Saint-Paul Cap de Joux : Gare aux écobuages !

Les pompiers sont sortis plusieurs fois hier pour des écobuages./Photo illustration DDM

Les sapeurs-pompiers ont multiplié les interventions hier pour des feux de broussailles consécutifs à des écobuages mal maîtrisés. Ainsi, à Padiès, 2 hectares ont brûlé, mobilisant le centre de secours de Valence-d'Albigeois. À Lamillarié, les pompiers d'Albi ont dû maîtriser un incendie qui a parcouru 1 hectare environ. D'autres feux ont été combattus à Saint-Paul-Cap-de-Joux, Saint-Sulpice, Saint-Germier ou encore Saint-Julien-du-Puy. « Cette période d'écobuage arrive après un hiver froid mais avare en pluie. Le gel du début février a bien séché les herbages et les sous-bois », constate l'adjudant-chef Fournier, chef de salle au CTA-Codis. « Si l'on brûle des végétaux, il faut donc assurer un minimum de surveillance et prévoir un moyen d'extinction rapide en cas de propagation », recommande le sous-officier. Si le vent venait à se lever, mieux vaut ajourner un écobuage.

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Publié le 03/03/2012 11:18 | J.-L. T.

Dourgne : Gros succès populaire pour le 711e Romarin

Un moment important de la fête quand le Prévôt des Marchands demande à l'Échevin du village d'autoriser la fête.

Trente-quatre ans après que la MJC locale a replacé la fête dans son contexte originel, le 711e Romarin a connu, samedi, une réussite exceptionnelle.

Après les rigueurs polaires subies dans la première quinzaine de février et qui ont perturbé les préparatifs du spectacle final, le redoux climatique a permis à un public nombreux de venir se mêler aux animations de cette fête traditionnelle et populaire.

Tous ceux, et ils sont nombreux, plus de 15 % de la population, qui donnent de leur temps, de leurs compétences et de leur dévouement et qui sont attachés à la perpétuation de cette commémoration emblématique du village peuvent se réjouir de ce succès.

Les cousettes de l'atelier costumes comme les créateurs de décor et un certain Gilbert, le Marseillais privé de participer par une attaque sauvage de lombalgie et cloué au lit près du Vieux Port, les pâtissières du marché gourmand des douceurs, les cuistots du repas champêtre et du célèbre «freisinat» de Pampitch, mais également , les alchimistes de l'élixir de romarin, les conducteurs d'attelages, les cavaliers, les compagnies amies des seigneurs d'Hautpoul, du Chêne Ardent, des Médecins du Roy, les musiciens de Mahault, les techniciens du son et ceux de l'éclairage, l' équipe des administratifs et les techniciens de la régie, les commerçants, tous les enfants et leur encadrement, les villageois de tous âges partagent et font partager l'esprit particulier et unique de cette fête.

Une fête qui entend associer le public à la liesse qu'ont éprouvé les habitants du lieu lorsque Philippe IV le Bel leur rendit le droit de reconstruire leur village en 1301 et leurs droits économiques en 1303.

Un public qui a apprécié la restitution historique de cet événement au Gourp du Castélas, annulée l'an dernier pour cause de pluie, et quoique contrainte à beaucoup d'improvisation, a apparemment séduit l'assistance.

Le 711e Romarin fut très réussi. Gageons que le 712e et les suivants, profitant de l'expérience des 34 précédents, le seront encore plus pour que se perpétue la tradition locale.

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Publié le 04/03/2012 03:47 | La Dépêche du Midi

Fiac : Une exposition sur les souterrains

Un des souterrains à découvrir à Fiac./Photo DDM D.M

Parmi les richesses méconnues de la commune de Fiac, il y a les souterrains. Quand furent-ils creusés, pourquoi, par qui, comment ? On ne le sait pas avec certitude, mais l'exposition, organisée par l'association de protection du patrimoine de Fiac Brazis, vous permettra de mieux comprendre leur intérêt et les questions qui se posent encore. L'exposition aura lieu à la salle des fêtes de Fiac du samedi 10 au dimanche 11 mars 2012. Les heures d'ouverture : - le samedi de 14h à 17 heures et le dimanche de 10h à 12h et de 14h à 17h. Venez nombreux ! Vous pourrez y rencontrer les membres de l'association et pourquoi pas, la rejoindre.

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Publié le 04/03/2012 03:46 | E.J.C.

La Confrérie de la Pierre de Salles en grand chapitre

La confrérie a vu le jour en 2010. / Photo DDM E.-J.C.

La Confrérie de la Pierre de Salles a vu le jour le 1er mai 2010 lors d'un chapitre spécial qui s'est tenu pendant le 4e festival de la Pierre de Salles. Elle a été parrainée par les confréries de La Cunhere du Sidobre, de La Dive Bouteille de Gaillac, de L'Echaudé de Carmaux et de l'Ail Rose de Lautrec. Sa création résulte de la volonté de tout un village de témoigner de l'histoire de ce grès qui a fait sa renommée et des tailleurs de pierre qui ont façonné le paysage local, de promouvoir les métiers de la pierre.

Pascal Waringo, compagnon, maître artisan, en est le Grand Appareilleur; il est entouré de Ghislaine Tigli, Grande Epistolière, d'Alain Biscons, Grand Gardien de l'escarcelle, des oeuvriers Frédéric Alègre sculpteur, Serge Gaud exploitant de la dernière carrière de pierre, Andrew Scott, Patrick et Karine Szygenda tous trois tailleurs de pierre et des morteliers Henri Barrou Vincent et Mireille Bonnefille, Michel Tigli, Bernard Grolet de Jean-Paul Le Thèvenon Michel. En 2011, de nouvelles personnalités ont été intronisées.

Membre de l'Académie des Confréries de Midi-Pyrénées, elle participe aux manifestations organisées par les Confréries de la région. Désormais elle apporte, par la tenue de son grand chapitre et la présence des confréries amies, un éclat tout particulier au Festival de la Pierre de Salles dont le prochain aura lieu le lundi 30 avril et le mardi 1er mai avec un copieux programme, mélange de fête, de convivialité, d'histoire et de culture.

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Publié le 04/03/2012 10:17 | Guillaume Courveille

Montagne Noire : pas de prolifération éolienne en vue

De fait, seul un nouveau projet éolien à Labruguière, non visible depuis le Tarn, risque d'apparaître dans les prochaines années sur la ligne de crête de la Montagne Noire. / Photo DDM.

Braqués contre le projet de charte du Parc du Haut-Languedoc qui serait à leurs yeux trop permissive vis-à-vis des projets éoliens, Pascal Bugis maire (UMP) de Castres et Laurent Bonneville son collègue (DVD) de Mazamet ne souhaitent plus voir apparaître de nouvelles éoliennes dans la Montagne Noire en particulier sur sa ligne de crête. Mais finalement quel est le risque réel de voir de nouveaux moulins à vent s'aligner dans le prolongement du colossal pylône du pic de Nore ? Si l'on fait le tour des maires de toutes les communes tarnaises de la Montagne Noire, on est bien loin de la perspective d'une prolifération tant décriée. En commençant par les communes les plus à l'Ouest, celle de Sorèze est plutôt réservée sur l'éolien et de toute façon la quasi-totalité de son territoire est en zone rouge à cause de la migration des oiseaux. Pareil pour Saint-Amancet qui s'est fait chiper il y a dix ans son projet éolien par la commune voisine d'Arfons où se trouvent les seules éoliennes en fonction sur cette partie-là, dans un ressac.

8 mâts entre Tarn et Aude

Le vieux projet qui avait intéressé Dourgne a été repoussé par le Parc et Hélène Azam, le maire, ne souhaite pas aller au delà. Rien du côté de Massaguel ou Verdalle ni même à Escoussens révoqué définitivement à cause des lignes d'approche de l'aéroport tout comme les Cammazes en raison des radars de l'armée. En revanche, il y a bien un projet à Labruguière, frontalier avec l'Aude, pour la pose de 8 éoliennes dans la forêt de Montaud. Le maire Richard Auriac (PS) est formel : « Rien n'est fait. Pour l'instant, il s'agit d'études. Mais j'assure que côté tarnais, on ne verra que le bout d'une pale depuis le nord de Castres et par temps clair. Pas plus. L'impact visuel concerne Laprade dans l'Aude mais certainement pas le versant tarnais. » Plus à l'Est, on imagine aisément que Mazamet fera tout pour bloquer toute implantation. Idem à Aiguefonde et Aussillon. Dans la vallée du Thoré enfin, un seul vrai projet nouveau existe mais ne concerne pas la Montagne Noire : c'est celui proche du lac des Saint-Peyres vers la Planète. Restent enfin la zone de Sauveterre (lire ci-dessous) et le projet d'Albine qui bénéficie d'un permis de construire mais suspendu car attaqué en justice par les opposants.

Peut être que de nouveaux projets, à la marge, apparaîtront un jour sur la Montagne Noire mais entre les réticences des élus, les limitations imposées par le Parc, la pression parfois des riverains et les délais d'instruction, ils auront bien du mal à se concrétiser.

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Publié le 04/03/2012 10:20 | J.-M.G.

Lacrouzette : Granulés de bois, un mode de chauffage à la hausse

A Lacrouzette, un jeune entrepreneur fabrique des pelets ou granulés de bois destinés aux poêles ou chaudières./photo DDM

Le chauffage avec les granulés de bois, que ce soit dans des poêles ou chaudières, suscite beaucoup de curiosité. L'IDRR proposait hier la visite d'un fabricant de granulés près de Castres.

L'IDRR, institut de développement des ressources renouvelables, a tapé juste en proposant avec l'espace info énergies hier, une série de visites sur le thème du chauffage avec des granulés de bois, autrement appelés pellets. La hausse du prix du pétrole mais aussi le souci grandissant du public d'adopter une démarche éco-citoyenne, suscitent un réel intérêt pour ces sources d'énergies alternatives facilitées aussi par une technologie de plus en plus performante. L'IDRR invitait à la visite d'une maison chauffée avec un poêle à pellets du côté de la Capélanié. Près de 100 m2 de surface sont chauffés uniquement avec un poêle indépendant mais ventilé : « Je le remplis de granulés tous les deux ou trois jours. C'est pratique, propre et j'aime voir la flamme du feu. En 10 mn, l'appartement est chaud et la dépense est vraiment faible, de l'ordre de 2€ par jour de chauffage. » a expliqué la propriétaire. Les visiteurs aussi étaient nombreux hier à poser des questions sur ces appareils assez sophistiqués. François Combes, conseiller de l'Espace Info Énergies précise : « Ce qui compte, c'est de faire un bilan complet du mode de chauffage, depuis l'approvisionnement jusqu'au niveau d'isolation de l'habitat. Et là on voit bien l'efficacité de ces nouvelles installations. »

Expérience à Lacrouzette

On a aussi pu rencontrer hier à Lacrouzette dans la foulée un jeune entrepreneur, Bruno Fernandez, qui s'est lancé dans un défi courageux mais réaliste : devenir fabricant de granulés de bois et distribuer localement sa production. Il s'est donné un an environ avant de rentabiliser son affaire. Du granulé local et une volonté des professionnels de promouvoir le chauffage au bois : une boucle de proximité de plus en plus concrète.

A Lacrouzette les premiers pellets sortent d'usine

Avec un investissement personnel important et l'impression qu'il a devant lui un marché porteur, Bruno Fernandez s'est donc lancé il y a quelques mois dans la fabrication de pellets : « J'ai acheté un broyeur et une presse. La période de réglage et d'apprentissage est longue mais le marché va suivre. » 200 000€ de matériel et une filière a organiser. Pour l'instant, le jeune entrepreneur achète des copeaux de bois à une scierie de Brassac. Ils sont broyés à l'état de sciure puis pressés de façon à créer des granulés ou pellets de résineux (Douglas). Pour l'instant, l'unité peut produire jusqu'à 200 kg par heure et elle est en voie d'automatisation. Le granitier cherche ici une reconversion tournée sur une démarche locale et un circuit court. Les frais de transport sont faibles et les installations de poêle ou de chaudières à granulés s'envolent. Surtout depuis que les systèmes de chauffage proposent une alimentation automatique du foyer.

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Publié le 05/03/2012 08:19 | Julia Villar

Albi : Après le carnaval, les chars continuent leur vie

Les chars sont stockés dans l'atelier avant d'être mis en vente. /Photo DDM

Ils ont fait le bonheur de milliers de spectateurs lors des deux défilés du carnaval. Les chars poursuivent leur vie de fête jusqu'à Châlon-sur-Saône et Montauban.

Une semaine après le dernier défilé de la 57e édition du carnaval d'Albi, le coprésident de l'association carnaval d'Albi, Robert Fabre, a dévoilé l'avenir prochain des chars albigeois. « D'ici quelques semaines, des membres du carnaval de Chalon-sur-Saône vont venir choisir des chars pour le défilé 2 013. Normalement, cinq chars sont vendus. Des amis et des clients réguliers qui revendent les chars à leur tour après leur carnaval qui se déroule en février comme à Albi. » Un travail de rénovation est souvent mis en place par les nouveaux propriétaires : l'usure et les intempéries fragilisent et détériorent les structures en carton-pâte. Un renfort de la structure devient donc indispensable. Les chars albigeois ont une durée de vie d'environ 5 ans. Les invendus sont tout simplement recyclés. « Les structures sont modifiées, un sujet peut en faire un autre, Anne Dufour et son équipe de carnavaliers sont très compétents dans ce domaine».

La vente des chars et les locations permettent à l'association de financer un quart du budget (200 000€) du carnaval suivant. « Le carnaval est financé en amont grâce aux rosettes vendues une année sur l'autre. C'est tout de même un événement gratuit pour les spectateurs. Nous comptons beaucoup sur les ventes des confettis aussi. Sachant que nous avons quatre salariés en CDI à payer, et que la fabrication des chars équivaut à la moitié du budget, il est important de faire des économies dans le recyclage des chars. Nos décors sont uniques puisque nous concevons encore avec du carton-pâte à la différence de nouveaux matériaux que l'on peut trouver sur d'autres chars tels que le polystyrène, permettant de poser une structure légère sur les camions. » Les chars de cette année seront de nouveau visibles à la fin de l'été à Montauban.

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Publié le 05/03/2012 08:22 | J.-M.G.

Castres : Les granitiers adoptent la marque du "Parc naturel"

Entourés des élus, les deux patrons de carrières Yannick Puget et Jean-Pierre Plo ont reçu leur logo «Parc du Haut Languedoc». /photo DDM JMG.

Deux carrières du Sidobre, chez Plo et à l'Arthuzié, ont décidé de donner à leur granit la marque du «Parc naturel régional du Haut-Languedoc». Une longue démarche qui s'inscrit dans la qualité et la volonté de valoriser leur produit.

La marque (ou le label en quelque sorte) « Parc naturel du Haut-Languedoc » ne peut pas être utilisée par n'importe qui. Les propriétaires de gîtes ruraux ou les producteurs de viande bovine par exemple en savent quelque chose puisqu'ils doivent respecter un cahier des charges contraignant afin d'être autorisés à utiliser le petit logo vert portant une croix occitane, vecteur d'image et aussi d'un « plus » commercial. De manière un peu inattendue, ce sont les carriers extracteurs de granit du Sidobre qui ont, eux aussi, souhaité s'inscrire dans cette démarche. Deux entreprises, la maison Plo à Saint-Salvy de la Balme et la carrière de l'Arthuzié à Burlats, sont ainsi passées pendant de longs mois entre les mains des experts venus vérifier leur façon de travailler, eux et leurs salariés, le traitement des déchets, la qualité du granit… etc. Un « bilan carbone » a aussi été effectué pour vérifier leur impact sur l'environnement avec une série d'objectifs à atteindre. Une belle satisfaction donc d'être arrivés au bout du processus pour Jean-Pierre Plo et son collègue Yannick Puget réunis en fin de semaine par les animateurs du Parc autour de Martine Gilmer, conseillère régionale chargée de « la marque Parc ». Patrick Urbano, expert du Sidobre a même souligné en substance : « Dans le Sidobre, les équilibres sont bien réglés entre la partie exploitation de la pierre et les zones vraiment protégées. C'est pourquoi la marque Parc prend du sens. » Dorénavant donc, les blocs et dalles extraites de ces deux carrières pourront être estampillés « Parc naturel ». Sous condition, leurs clients transformateurs pourront aussi apposer le label sur le produit.

D'autres carriers pourraient suivre la marche et, pourquoi pas un jour, certains ateliers de transformation.

Le chiffre : 20 000 m3 > de granit. C'est le volume extrait au total par ces deux carriers du Sidobre pendant un an.

Des produits marqués Parc

La liste s'allonge donc pour les produits bénéficiant de la marque « parc du Haut-Languedoc ». Le granit du Sidobre (ou granit du Tarn) vient s'aligner aux côtés de la viande bovine, du miel, du jus de pomme et de poire, et la châtaigne (et dérivés) pour ce qui concerne les produits de bouche. Côté services, elle est aussi effective pour l'hébergement en gîtes ruraux ainsi que pour certaines prestations d'accompagnement d'activités de pleine nature. Et la liste devrait continuer de s'allonger.

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Publié le 06/03/2012 09:26 | M.L

Agriculture : Un bon salon pour les produits du Tarn

Ecusson taureau blonde d'Aquitaine, présenté par Nicolas et ses parents Daniel et Nicole Daydé de Lautrec a représenté le Tarn au Salon./ Photo DDM, Ginou Capelle.

Avec une cinquantaine de producteurs et agriculteurs médaillés et beaucoup de contacts touristiques, le salon de l'agriculture 2012 est un bon millésime pour le Tarn

Les 6 élèves du lycée agricole Fontlabour sont rentrés hier du salon de l'agriculture avec une belle 6e place sur 40 établissements participants au concours de présentation d'animaux, en catégorie bovin lait.

Leurs camarades du lycée agricole de Flamarens auront eu moins de chance, déclassés parce que leur blonde d'Aquitaine, effrayée par l'approche des commissaires du concours, a dû être rapatriée illico sur Lavaur. « C'était globalement un bon salon pour le Tarn » résume Bénédicte Olivier-Pacorig pour agropoints, même si les cinq producteurs tarnais présents ont enregistré de moins bonnes ventes que l'an dernier. « Les clients ont du mal à sortir le porte-monnaie et la multitude de stands de revendeurs dans le hall perd un peu le consommateur qui n'arrive pas à distinguer producteurs et revendeurs » explique la représentante d'agropoints.

Nombreux offices de tourisme dont ceux de Sorèze, des Monts-de-Lacaune, du Pays des Bastides et du Gaillacois et le réseau Bienvenue à la ferme, se sont relayés aux côtés du comité départemental du tourisme, sur le stand du Tarn.

« On a senti beaucoup d'intérêt pour le tourisme dans le Tarn, avec beaucoup de demandes pour Albi, on perçoit l'effet Unesco », confirme la représentente d'Agropoint.

Plus de 50 médailles

Côté récompenses, les agriculteurs et producteurs tarnais reviennent avec une cinquantaine de médailles dont une quarantaine pour les vins de Gaillac, 3 pour le foie gras et le canard fermier, 6 pour les salaisons de Lacaune dont deux d'or (notre édition de dimanche 4 mars).

Sans oublier les 3 médailles obtenues au prestigieux salon biennal du fromage, le chèvre de Segalafrom de Carmaux, et le vache des laiteries Fabre Frères de Viane et de Le Pic de Penne. Trois présents, trois médaillés.

Le chiffre : 3 Fromagers > médaillés. Les trois fromagers tarnais présents au salon sont repartis médaillés du prestigieux salon du fromage.

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Publié le 06/03/2012 09:37 | Nicolas Laurier.

Réalmont : Le village va fêter ses 740 ans

Les animations vont se succéder cette année autour du clocher.

Le 12 mars 1272, Guillaume de Cohardon, sénéchal de Carcassonne, fondait au nom du roi de France la bastide de Réalmont, ville neuve, née de la volonté royale au carrefour des routes d'Albi, de Castres, de Montredon et de Graulhet. 740 ans plus tard, la Bastide n'a rien perdu de son attrait et de son rôle de lieu d'échanges et de rencontres. Les habitants se font plus nombreux chaque année, les équipements s'étoffent, l'offre commerciale est variée; pourtant beaucoup de Réalmontais connaissent peu ou mal les racines de leur village, le traversent dans le connaître vraiment, l'habitent sans percevoir l'étroite proximité d'une si longue et riche histoire, ferment de son présent et de son devenir.

C'est dans le souci d'ouvrir à tous les portes d'une mémoire vivante, portée par des particuliers et des associations, que la commission culturelle de Réalmont a élaboré, un programme célébrant les 740 ans du village. Durant toute l'année 2012, des manifestations portées par des acteurs de la vie locale et ou associative se succéderont pour offrir leur vision de la cité, leur savoir sur son histoire et son patrimoine, leur regard sur son présent et son devenir.

Afin de permettre à chacun de satisfaire sa curiosité et de participer largement aux activités, spectacles et manifestations, celles ci seront libres et gratuites, dans la limite, bien sur, des places disponibles, ou, si elles se rattachent à des activités payantes déjà en place, elles ne donneront lieu à aucun surcoût pour les spectateurs.

Pour débuter les festivités, le 10 mars 2012 sera inauguré à 11h00, le « couvert du 12 mars 1272 » date de la fondation de la Bastide Royale de Réalmont, devant la mairie. A 20h30, à la salle des fêtes,

Bernard Caner, architecte féru d'histoire et amoureux du village, retracera pour vous les origines de la fondation de la Bastide, dévoilera le secret des mesures et du plan de la cité et éclairera leséléments architecturaux qui permettent la lecture de son histoire au hasard des flâneries dans ses rues. Une entrée en matière riche et approfondie, pour une année que nous vous souhaitons belle, pleine de curiosité et de découvertes autour de Réalmont.

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Publié le 06/03/2012 09:54 | La Dépêche du Midi

Anglès : La disparition d'un arbre remarquable

Il était le symbole du village.

Classé arbre remarquable en 2009, le marronnier de Sully situé devant le temple était un arbre exceptionnel par sa taille (hauteur 18 m et 4,80 m de circonférence) et son âge. Il aurait était planté au moment de la reconstruction du temple d'Anglès vers 1636 mais des experts on estimé son âge aux alentours de 200 ans. Cet arbre magnifique était le symbole du village même si il avait perdu de sa superbe au fil du temps. Hélas, l'arbre était malade et il n'a pas résisté à la vague de froid du mois de février qui lui a été fatale. Il s'est brisé dans la nuit de samedi à dimanche. Les pompiers du centre de secours d'Anglès sont intervenus vers 5 h 30 pour dégager la voie publique et sécuriser le périmètre. Il y eu des dégâts mineurs sur une murette et la façade du temple et une maison d'habitation mais il s'agit surtout de la disparition d'un arbre remarquable qui faisait partie du patrimoine naturel et culturel du village. Il reste heureusement d'autres arbres remarquables sur la commune, les sapins de la Rembergue et il serait peut être symbolique de replanter un marronnier qui était l'image la plus représentative du village.

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Publié le 06/03/2012 09:40 | La Dépêche du Midi

Il était une fois Rabastens

La Halle dans son état d'origine.

C'est au musée du Rabastinois, jusqu'au 24 juin que les archives municipales de Rabastens nous font revivre grâce à de nombreux dessins, tableaux, photos anciennes et modernes, plans et cartes dont certains datent du XVIIIe siècle, la longue histoire de Rabastens.

Rabastens a beaucoup évolué depuis ses origines. Quelles traces nous reste-t-il de sa longue histoire ? Depuis le «Château», noyau urbain d'origine, la ville s'est considérablement étendue au-delà des bourgs et faubourgs. Les maisons trop petites, ont souvent été reconstruites. Les rues elles-mêmes ont

parfois disparu, souvent elles ont changé de nom. Nombre d'impasses ont été bouchées. L'hôtel de ville et les écoles ont plusieurs fois déménagé. Les églises et les portes de la ville ne sont pas en reste.

La campagne aussi a vécu bien des mutations. Le découpage parcellaire est bouleversé par les remembrements successifs. Les fermes deviennent plus coquettes et perdent souvent leur fonction agricole, les moulins sont transformés ou détruits par l'homme, ou encore emportés par les crues.

Les noms d'anciens terroirs tombent dans l'oubli tandis que l'on donne de nouveaux noms aux rues de la ville en fonction de l'actualité politique du moment...

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Publié le 06/03/2012 09:51 | La Dépêche du Midi

Brassac : Les collégiens déploient une montgolfière

Comment étudier la poussée d'Archimède en s'amusant.

C'est dans le cadre du cours de technologie de la classe de 6e que Bernard Pareilh-Peyrou a eu l'idée d'étudier la poussée d'Archimède de façon originale. La flottabilité d'un corps n'étant pas uniquement vérifiable dans l'eau, c'est en construisant des montgolfières que ses élèves ont pu constater qu'un corps plongé dans un fluide soumis à un champ de gravité subit une force particulière de bas en haut. Par groupes de 5, ils ont d'abord suivi les consignes du professeur pour construire des montgolfières miniatures de 1,50 m de haut en papier de soie. En collant 8 fuseaux de papier hyperléger, ils ont ainsi reproduit des aérostats pour ensuite les faire décoller selon les mêmes règles que pour une vraie montgolfière. Aucun échec à déplorer si bien que le ciel brassagais s'est vu investi par une petite armada de sphères blanches.

Quelques heures plus tard, au gré des vents et des courants d'airs chauds, certains habitants de la campagne environnante auront eu la surprise de découvrir une mini-montgolfière dans leur jardin. Mais le grand moment qui allait conclure l'activité était la venue sur le champ voisin du collège de Luc Fockaert, Brassagais d'adoption, qui propose depuis quelques années des ballades en montgolfières depuis Lautrec. Après avoir déchargé l'imposant colis, les élèves ont aidé Luc à déplier l'enveloppe qui a ensuite été gonflée dans un premier temps, à l'air froid, avec un ventilateur. La soupape située au sommet du ballon a ensuite été refermée pour que le brûleur puisse envoyer l'air chaud et donner forme et verticalité à la montgolfière et à ses 3 000 mètres cubes. Les collégiens ont ainsi pu admirer l'imposante et colorée poire s'élever de quelques mètres dans l'air. En raison du relief accidenté de la région, l'atterrissage s'avérant trop délicat, la ballade n'est hélas pas possible mais l'essentiel résidait bien dans l'observation des principes de fonctionnement qui s'est prolongée en classe avec un échange avec Luc qui a répondu aux questions des collégiens.

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Publié le 06/03/2012 09:54 | La Dépêche du Midi

Anglès : Le bel espace VTT de la montagne du Haut-Languedoc

Le futur espace VTT comportera 22 circuits avec 4 niveaux de difficultés.

Après les « Tours dans la montagne du Haut Languedoc » et ses 200 km de sentiers pédestres balisés, la Communauté de communes de la Montagne du Haut-Languedoc (CCMHL) s'attaque à l'espace VTT. La commission tourisme, présidée par Marie Casares, a souhaité compléter les circuits existants créés il y a une quinzaine d'années par l'Office de tourisme de la Salvetat sur les communes de Fraïsse, La Salvetat et le Soulié, en créant une extension sur les 8 communes de la CCMHL. De février à septembre 2012, Rémi Anglade, stagiaire à la CCMHL, a conçu un projet avec le concours de référents dans chaque commune. « On a testé tous les circuits en groupe ou en solo » commente Rémi Anglade qui prépare un master de management du sport.

Le futur espace VTT comportera 22 circuits de 5 à 40 km (644 km au total) avec 4 niveaux de difficultés : 6 circuits verts, 10 bleus, 10 rouges et 8 noirs. « Notre objectif, déclare la chargée de mission Emmanuelle Halm, est de satisfaire davantage les familles et le grand public ». La prochaine étape consiste à valider les circuits (autorisation de passage…) et réaliser les demandes de subvention, avant le balisage et l'édition d'un topo guide. « Il faudra attendre courant 2012, conclut Emmanuelle, pour que l'espace VTT soit opérationnel » et partir ainsi à la découverte de la diversité de paysages de moyenne montagne et d'une nature encore préservée.

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Publié le 07/03/2012 09:41 | La Dépêche du Midi

Albi : "Un septennat de Carnaval (2005-2011)"

Des images du grand rendez-vous albigeois pour l'histoire.

Pas plus cinématographique que le carnaval parce qu'il a les volumes et les couleurs, parce qu'il est expressif et sonore avec des musiques du monde entier. Le DVD est consacré aux sept dernières années. On y retrouvera l'univers de carton-pâte albigeois et les belles de chair et d'os que sont la reine et ses dauphines, les foules et les individus dans la fête. Le regard de cinéaste de Paul Bigou et son art du montage pour se replonger dans l'ambiance carnavalesque festive propre à Albi. Des séquences montrent aussi les coulisses de la fabrication, de l'organisation et le rôle d'ambassadrice de la reine dans les manifestations de la cité. On approchera les associations, chevilles ouvrières indispensables des défilés du carnaval. Sans oublier la grande fête foraine, partenaire historique du carnaval.

Tout l'univers du carnaval actuel, sept ans de bonheur pour les carnavaleux de Raphaëlle Avila, de Robert Fabre et Bernard At, présidents successifs qui l'organisent, pour les carnavaliers d'Anne Dufour qui le construisent et la joie des spectateurs et acteurs petits et grands qui le vivent.Une production de Traveling 81 et de l'Association du Carnaval d'Albi.

DVD disponible au Tabac Pinier, rond-point de Gesse à Albi.

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Publié le 07/03/2012 09:50 | La Dépêche du Midi

Lagrave : La pêche est une tradition très ancienne dans la commune

Le Tarn, lieu idéal pour la pêche.

Le succès de la première édition du concours de pêche au silure sur le plan d'eau de la commune a rappelé aux anciens que cette activité avait toujours été très pratiquée localement.

Les témoignages recueillis auprès de quelques-uns d'entre eux convergent pour dire que bien avant 1953 et la mise en eau du barrage de Rivières, toutes les conditions étaient réunies pour que toutes les espèces de poissons, y compris les plus fragiles, se développent sur le cours d'eau. La chaussée, l'écluse et le fameux « trou du renard » dans lequel toute l'eau de la rivière s'engouffrait avec fureur au moment des crues étaient des sites privilégiés. Sophies, ablettes, vairons, anguilles, barbeaux y proliféraient.

Un pêcheur professionnel y pratiqua la pêche aux engins pendant de nombreuses années. Il vendait son poisson au marché couvert d'Albi, une partie importante était aussi consommée au village. Le sommet de la saison se situait souvent aux alentours de Pâques « per la semana santo ». Des centaines de pêcheurs au coude à coude prenaient alors place sur l'écluse et sur le quai, souvent sous une pluie battante, munis de l'imperméable lagravois qui consistait en « una saca », sac de jute transformé en capuchon. On disait « fa un temps de sofio » (il fait un temps de sophie), ce poisson étant alors très abondant.

Les années ont passé, le barrage a transformé radicalement les lieux de pêche, mais la passion des pêcheurs est restée. Les espèces se sont modifiées et maintenant le silure est devenu la principale attraction du plan d'eau avec les autres carnassiers, sandres et brochets ; certaines prises dépassent les deux mètres. La prochaine édition du concours qui se prépare activement devrait réunir, le 17 juin prochain, plusieurs dizaines d'équipages motivés par un seul objectif : prendre le plus gros poisson et peut-être même battre le record du plan d'eau.

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Publié le 08/03/2012 09:22 | M.T.S.

Rosières : C'est le début de la restauration du clocher

Le clocher au sol attend sa restauration avant de retrouver sa place.

Le clocher de l'église de Rosières, n'a pas fini de faire parler de lui. Après les dégâts causés par le violent orage du 31 août 2011,sa consolidation avant sa restauration à 30 mètres du sol en fin d'année 2011,ce mercredi 7 mars l'entreprise de Patrick Foulché a descendu le clocher avant de le déposer sur le sol afin de le restaurer définitivement,sous l'œil vigilant des habitants, d'Alain Astié maire de Rosières. « Nous avons mis deux heures, explique Patrick Foulché pour élinguer le clocher de l'intérieur,tout s'est merveilleusement déroulé sous le soleil, maintenant nous allons le refaire à neuf,l'échafaudage au sol est placé par l'entreprise Didier Benoît, et, la Croix sera aussi remise en état par des bénévoles de l'association « Histoire et Patrimoine du Carmausin »,ensuite nous remonterons le clocher dans 15 jours environ. »

Un clocher qui n'en pèse pas moins de 9 tonnes, que les rosièrois sont venus regarder de près car, visiblement ce n'est pas tous les jours que l'on a l'occasion d'approcher un clocher posé à même le sol.

Avec Patrick Foulché étaient présents des ouvrier qui débutent dans le métier tel Julien ouvrier de Patrick Foulché dont c'est le second clocher après Montdragon, et l'entrepreneur Alexandre Virel qui travaille en collaboration avec l'entreprise Foulché.

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Publié le 08/03/2012 09:31 | La Dépêche du Midi

Tarn : Samedi, c'est réveil au bord de l'eau

Les pêcheurs vont retrouver les cours d'eau à truites du Tarn samedi matin.

Tic Tac Tic Tac et voici que défilent les jours et les nuits, que la couleur verte reprend le dessus et que tout redevient calme, on n'entend plus que le chant des oiseaux et le clapotis de l'eau.

L'hiver aura permis à chacun de remettre de l'ordre dans sa boite de pêche et de la regarnir au mieux pour être fin prêt pour l'ouverture de la pêche à la truite samedi.

La plupart des pêcheurs n'auront pas résisté à la tentation de se promener au bord de l'eau avant l'ouverture, sans matériel de pêche bien sûr, juste pour le plaisir, un simple avant goût ; et bien sûr pour se préparer mentalement et visiter le terrain.

Le repérage est un point important pour une bonne partie de pêche, l'hiver aidant, les crues ont parfois modifié le profil de la rivière et les postes à poisson qui étaient ne sont plus et d'autres sont venus les remplacer. C'est pourquoi il n'est pas inopportun d'organiser une pré-visite sur le site de pêche ou le parcours de notre choix avant d'enfiler les bottes et de partir à la rencontre de madame la truite.

Comme vous le savez si bien, nombreuses sont les techniques de pêche pour prendre de «belles mouchetées ». Mais en ce début de saison, où les eaux sont froides, vous devez privilégier les appâts naturels. Les truites profitent de cette manne nourricière, il faut donc tirer profit de ce paramètre même s'il n'est pas de technique plus efficace que la pêche de la truite au vairon. Au sortir de l'hiver, période de fraie, elle a besoin de retrouver des forces, et les farios sont les bienvenues. Vairons et appâts naturels seront donc vos meilleurs alliés pour ne pas rentrer bredouille.

Dans le Tarn, la Fédération pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique, ainsi que toutes les associations de pêche, travaillent en bonne entente pour la satisfaction de tous les pêcheurs. Un programme d'alevinage a d'ores et déjà été mis en place pour déverser des truites dans nos cours d'eau, et ceci tout au long de la saison.

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Publié le 09/03/2012 09:33 | SG.

Montgey : Une vie de légionnaire qui commence

Les jeunes légionnaires portent désormais leur képi blanc, une première étape, dans leur vie de soldats.

Seulement un tiers d'entre eux sont francophones. Ils sont polonais, russes ou brésiliens. Ils ont tout quitté, familles et amis, pour vivre une autre vie, servir une autre patrie. Ces jeunes hommes ont fait un choix, celui de s'engager, volontairement, dans la légion étrangère. Pour inscrire leur entrée, dans le corps prestigieux du quatrième RE de Castelnaudary et recevoir leur képi blanc, ils ont choisi un lieu emprunt d'histoire, le château de Montgey, qui quelques 800 ans plutôt a été le témoin d'une sombre guerre, où 6000 soldats ont perdu la vie, au moment de la croisade, contre les albigeois. Après avoir effectué une marche d'une cinquantaine de kilomètres, les 21 soldats ont obtenu le précieux sésame, qui marque la première étape de leur carrière de militaires.

Un code d'honneur

Dans la cour du château, en présence du Général François Cann, du Colonel Yann Talbourdel, du maire de Montgey, Pierre Fraisse et du maître des lieux, Pierre Bouyssou, les 21 légionnaires ont récité leur code d'honneur, en français, coiffés pour la première fois de leur képi, devant les anciens combattants. « La remise du képi blanc est plus qu'un symbole. C'est un moment important, dans leur vie de militaire. Il marque la poursuite de leur engagement, dans ce corps de l'armée de terre. Ils sont venus à bout d'un exercice difficile et trouve son accomplissement, dans cette cérémonie. C'est leur vie de légionnaires qui commence, » explique le capitaine Serge Joffredo. Leur formation militaire ne fait que débuter. Ils ont déjà suivi un mois d'instruction, avant d'être coupé du monde extérieur, à la ferme de Bel Air, près de Puginier, dans l'Aude, où ils ont appris la solidarité et l'entraide. Puis, suivront, trois mois d'instruction, avant de partir en régiment opérationnel et de signer un engagement de cinq ans.

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Publié le 10/03/2012 03:46 | Julie Thoin-Bousquié

Cordes sur Ciel : Des Anglais parrainent les collégiens

Elèves et marraines réunies au CDI du collège pour un atelier de couture./ Photo Véronique Gaumont

Dans le cadre de l'accompagnement éducatif, le collège Val Cérou de Cordes-sur-Ciel a mis en place un système original de parrainage entre les élèves et des Anglais.

A u collège Val Cérou, seize élèves et autant de marraines se réunissent tous les mardis après-midis pour une immersion de deux heures en terre anglaise, sans même quitter Cordes-sur-Ciel! Au menu, des ateliers de couture, de cuisine, mais aussi des chasses au trésor dans la ville et la découverte des jeux olympiques de Londres, tous placés sous le sceau de la culture britannique. Une seule contrainte, un détail en réalité, «speak english », auxquels se prêtent volontiers les collégiens.

Chloé et Gaïa, trop pressées d'assister au prochain atelier couture, organisé par Barbie Strickland, ont d'ailleurs décidé de se joindre à l'autre groupe, même si leurs marraines sont absentes, pour finir leurs tabliers : « C'est bien plus intéressant d'étudier l'anglais ici qu'en cours. On apprend plus de choses parce qu'on peut parler avec nos marraines de sujets concrets. On a vraiment le sentiment de progresser en anglais. »

Une démarche originale

À l'origine de cette initiative unique, qui s'inscrit dans le cadre de l'accompagnement éducatif mis en place par l'Éducation nationale pour les élèves volontaires, Alison Dubosc, professeur d'anglais depuis 10 ans au collège de Cordes et elle-même anglaise : « Je voulais offrir aux élèves un vrai bain linguistique sans quitter le collège. Le système de parrainage m'a paru évident : c'est le meilleur moyen pour que les élèves nouent une relation avec des Anglais résidant à Cordes et qu'ils puissent échanger de façon libre sur des thèmes variés et ludiques. »

Une proposition qui a immédiatement séduit le proviseur du collège, Pascal Précigou : « C'est un moyen pour les élèves de s'approprier autrement le collège tout en apprenant l'anglais de façon originale. » La démarche a aussi été largement plébiscitée par les candidats au parrainage : « J'ai été surprise que tant d'Anglaises répondent oui. Et aujourd'hui, ce sont elles qui font les ateliers ! C'est une vraie satisfaction de voir que tant de personnes ont accepté de se joindre à nous, même si certaines résident à Salvagnac ! », se réjouit Alison Dubosc.

« C'est une façon de nous intégrer tout en transmettant nos connaissances aux collégiens. Un vrai plaisir ! J'espère pouvoir y participer l'année prochaine! » confirme Anne Rawnsley, une marraine. Mis en place depuis la rentrée 2011, ces ateliers remportent un franc succès et le collège souhaite renouveler l'expérience dans le futur. En attendant, les collégiens attendent impatiemment la Saint-Patrick et le jubilé de la Reine d'Angleterre pour se transformer, le temps d'une journée, en de vrais jeunes Anglais à Cordes.

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Publié le 10/03/2012 03:49 | Alain-Marc Delbouys

Cagnac-les-Mines : Un aménagement pour passer la rampe du GR36

La montée est plus facile entre le chemin noir et l'église Saint-Dalmaze./Photo DDM, Emilie Cayre

Dernier passage délicat sur le sentier de grande randonnée GR36 entre Albi et Cagnac-les-Mines, la montée à hauteur du moto-cross, qui permet d'accéder au plateau et à l'église Saint-Dalmaze est désormais aménagée. L'ancien escalier sommaire et peu pratique est remplacé par un sentier damé et en lacet.

Un bonheur pour les cyclistes, qui n'ont plus à porter leur vélo pour passer cet obstacle, même si vue la raideur de la côte, il faut à moins de mollets en acier mettre pied à terre. Espérons que des motos ne viendront pas creuser des ornières dans le nouveau revêtement !

Cette rampe artificielle a été occasionnée par les terrils de la Découverte, déblais qui lors du creusement de la mine à ciel ouvert avaient été répandus jusque-là.

Grâce à ces travaux qui avaient été annoncés, la continuité de l'itinéraire est mieux assurée sur le « chemin noir », nom donné à l'emprise de l'ancienne voie ferrée qui convoyait le charbon entre Albi et Cagnac-les-Mines.

Financé par le conseil général dans le cadre de sa politique en faveur de la randonnée, cet investissement dopera encore la fréquentation déjà très soutenue sur cette portion du GR36 longeant le ruisseau de la Mouline et les bois de Saint-Quintin.

Fréquentation soutenue

Au départ à côté de la déchetterie de Gaillaguès à Albi, le parking ne désemplit pas. Les week-ends, mais pas seulement, on vient sur le chemin noir s'aérer, marcher, courir, promener son chien, pédaler. Et très souvent dans ces gros villages que sont Cagnac-les-Mines et encore plus Albi, on y rencontre des gens qu'on connaît et on y fait la causette !

Ces travaux s'inscrivent aussi dans les améliorations successives apportées par le département à la voie verte qui sillonne le Tarn entre Carmaux et Albi par le GR36 puis entre Albi et Castres grâce à l'ancienne voie ferrée devenue « le chemin des droits de l'homme ».

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Publié le 10/03/2012 03:49 | Propos recueillis par A. F.

Viane : « Des conditions idéales d'affinage pour les produits haut de gamme »

L'ancien tunnel séculaire du Petit Train est reconverti en une magnifique cave d'affinage pour fromages haut de gamme.

Cette année marquera probablement l'histoire de la « Laiterie Fabre SARL ». En effet, outre la récompense reçue au Salon de l'agriculture et son nouveau magasin inauguré en janvier, l'entreprise dispose désormais de caves d'affinage aussi inattendues que remarquables… Rencontre et explications avec Gilles Fabre.

Quand vous est venue l'idée d'utiliser l'ancien tunnel du Petit Train qui se trouve à 2 km de la laiterie ?

Tout a commencé lors de l'été 2003, lorsqu'au hasard d'une balade, j'ai réalisé que l'intérieur du tunnel n'était qu'à 15°C alors que la température extérieure avoisinait les 45°C ! J'ai alors tout de suite compris qu'un lieu idéal pour affiner des fromages nous tendait les bras. Cette conviction me fut confirmée récemment lors du grand froid de février dernier puisque le thermomètre affichait quand même 8°C à quelques mètres à l'intérieur du tunnel...

Comment s'est passé le passage du projet à sa concrétisation finale ?

Ce fut un parcours du combattant qui a duré plusieurs années puisqu'il nous a fallu acquérir les parcelles sur lesquelles se trouvait le tunnel. Or, elles appartenaient à de multiples propriétaires : privés, conseil général, commune ! Enfin, aujourd'hui, les caves sont opérationnelles et nous sommes fiers de donner une nouvelle vie à ce bel ouvrage qu'empruntait jadis le Petit Train.

En quoi ont consisté les travaux que vous avez réalisés ?

L'état du tunnel était remarquable, car aucune partie n'était effondrée. Nous avons déboisé les terrains situés au-dessus et réalisé une épaisse dalle de ciment, à l'intérieur. Cependant, en plus de la ventilation, il était important de maîtriser les conditions d'hygrométrie, grâce notamment à l'utilisation de pouzzolane, une roche volcanique, isolante et absorbante, épandue à côté de la dalle, tout le long des 150 m de tunnel !

Avec ce tunnel, vous disposez, en quelque sorte, d'un « petit Roquefort » ?

Ce sont effectivement des conditions idéales d'affinage et elles seront réservées à nos produits haut de gamme : fromages bios et au lait cru. Au sein de cette atmosphère constante à 8-9°C, nos produits pourront bénéficier d'une évolution lente afin d'obtenir le meilleur arôme possible.

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Publié le 10/02/2012 09:11 | La Dépêche du Midi

Paulinet : L'école de St Jean recherche ses anciens élèves

Une photo de classe des années 60 prise à St Jean de Jeannes où Jean Segond et son épouse avaient en charge les élève de l'école.

Le hasard des retrouvailles a joyeusement fait ressurgir le passé. Ainsi il a fallu que Paul Suc rencontre un de ses maîtres, Jean Segond, qui lui a appris beaucoup et même plus sur les bancs de l'école primaire de St jean de Jeannes. « Ah, c'était l'instit, enfin le maître, c'est comme cela que l'on disait à l'époque, dont la compétence et l'autorité ne faisaient pas de doutes » assure cet ancien élève qui, aujourd'hui avec son frère, André vont organiser cette journée de retrouvailles le dimanche 27 mai. Sans oublier la collaboration complice de Marie-José et de Guy Cluzel . Ainsi se retrouveront ils avec leurs camarades de l'époque : de la rentrée de septembre 1957 à la « sortie » de juin 1964. Nul doute que refleuriront les souvenirs, sous les aulnes des rives du Dadou où évoluait le maître traquant la truite, ou bien au volant de sa « Dauphine » quand il allait rencontrer les parents ou encore tout simplement quand il assurait bénévolement des heures de soutien, le soir après la classe auprès de ses élèves qui se croyaient punis.

Sur les 7 années d'enseignement à St jean, une soixantaine de noms ont été préétablis dont certains ne sont malheureusement plus là. La photo souvenir est prévue vers 11h3O dans l'école. Désaffectée ? Mais non, le dimanche de Pentecôte, ils seront autour des maîtres...

 

Publié le 11/03/2012 07:12 | Recueilli par Sophie Vigroux

Laurent Cabrol : « Je suis un passionné d'agriculture »

Laurent Cabrol fait la pluie et le beau temps sur Europe 1 depuis près de 40 ans. Animateur de radio, de télévision et journaliste de presse écrite, il est devenu un incontournable dans le domaine de la météo. Né en 1947, à Mazamet, il voue un amour inconditionnel à son Tarn natal. Le soleil qui se lève sur la Montagne noire, face à sa maison, illumine tous ses matins. Aujourd'hui, il se consacre à sa ferme. Entouré de ses ânes, chevaux, moutons, lapins, ruches… il se dit heureux comme jamais.

Quand Laurent Cabrol fixe un rendez-vous téléphonique, il faut s'armer d'un peu de patience. La première fois, il est chez le coiffeur. La seconde, au bistrot. La troisième tentative sera la bonne. Voix chaleureuse et sympathique, quand il parle, on ne l'arrête plus.

Comment s'organise votre vie entre le Tarn et Paris ?

Maintenant, je suis en semi-retraite. J'ai abandonné mes émissions à la télévision, je fais essentiellement de la radio sur Europe 1 où je présente la météo, entre 6 h et 9 h du matin. Ce qui me conduit à être en direct tous les jours. Pour cela, j'ai une ligne numérique qui me permet de passer sur l'antenne tout en étant physiquement chez moi, près de Mazamet, dans le Tarn.

Cela signifie que vous vous levez à 4 heures comme tous les gens de radio ?

Je me lève à 5 h 15 et je prépare mes prévisions que je concocte avec plusieurs sources. À partir de 6 heures, je suis à l'antenne, toutes les demi-heures.

Vous avez fait carrière dans les grands médias parisiens tout en gardant un fort attachement au Tarn...

À côté de Mazamet, mes parents ont une ferme de 80 ha avec des animaux. Mon père est décédé mais ma mère est toujours là. J'ai construit ma maison sur la ferme et maintenant, je suis un agriculteur de loisirs. C'est-à-dire que j'aménage mes terres, j'y mets des animaux pour en profiter en tant qu'ami de la nature. J'ai des ânes, des chevaux, des moutons, des poules, lapins, etc. J'ai mon tracteur et tout mon matériel agricole. J'ai aussi un immense potager où je fais tous mes légumes. Je fais mon vin car j'ai une petite vigne et mon miel car j'ai mes ruches. Cette année, je vais faire mon pain.

80 ha, c'est beaucoup…

Une grande partie est en fermage, je m'occupe de l'autre partie. J'ai ma maison en face à la montagne noire, je la vois tous les jours et je m'en délecte. Toute ma vie, je n'ai vécu que pour me construire une fin de vie dans ce coin où mes ancêtres ont vécu depuis quatre siècles. Je suis un amoureux de cette terre.

Vous présidez l'association « Les routes de l'Avenir », laquelle milite pour un vrai axe Toulouse-Castres-Mazamet qui devrait voir le jour en 2015…

Mon mode de vie m'a fait prendre conscience de l'enclavement du sud du Tarn. Mais aussi le fait que mes enfants qui auraient pu vivre sur ces terres-là ne sont pas restés car ils n'avaient aucun avenir. Ils sont partis à Paris. J'aurai préféré qu'ils s'installent à Toulouse et qu'on soit lié par le cordon ombilical que représente l'autoroute. Cet axe est indispensable pour qu'on respire. Il y a plus de 10 ans, j'ai lancé l'association « Les routes de l'avenir ».. J'ai été le premier avec Pierre Fabre à militer pour cet axe routier. Fort heureusement très vite, tous les élus locaux ont pris le relais et moi je me suis un peu effacé. Aujourd'hui, je suis satisfait que cette autoroute ait été signée et inquiet de voir qu'il y a encore des gens qui semblent réticents à l'idée de « mettre le paquet » sur le désenclavement du sud. J'espère qu'elle va se faire. Nous sommes les exclus du Tarn. Si on ne nous sort pas de notre enclavement, je reprendrai la bataille.

Comment êtes-vous devenu animateur météo ?

La météo est une passion avec l'agriculture, l'aviation et le journalisme. Quand j'ai commencé à présenter la météo, je l'ai fait à la radio, à la télévision, dans la presse écrite. J'ai aussi écrit des livres sur le sujet. Tout cela m'a permis d'être un journaliste météo au sens propre du terme, c'est-à-dire quelqu'un qui aime son métier et qui est heureux tous les matins, malgré le caractère répétitif de la chose car on a 50 mots de vocabulaire qu'il faut articuler dans un ordre différent. Ce métier me permet de rentrer dans la vie des gens.

De formation, vous êtes juriste agricole…

Je suis conseiller juridique en agriculture. Le journalisme a été un concours de circonstance, je suis entré par la petite porte. J'ai parcouru la France grâce à une émission géniale qui s'appelait « Bonjour Monsieur le Maire », présentée par Pierre Bonte. Pendant 10 ans, je suis allé de village en village.

Qui est Pipo ?

Mon avion. Il me permet de voir le Tarn et notre région d'en haut. Mon Pipo, c'est un petit avion qui a été construit dans les années 50, il a pratiquement mon âge. Il a un moteur de voiture. Avec lui, je vais à Carcassonne, Castelnaudary, Rodez, Toulouse…

Vous êtes pilote et motard, donc un peu casse-cou…

J'aime tout ce qui est mécanique et ce plaisir d'être libre le nez au vent. J'aime être en contact direct avec les éléments : la pluie, le vent, la neige, le froid, le chaud…

La France des années 60 vue d'en haut

Ce livre « La France des années 60 vue d'en haut », cosigné par Laurent Cabrol et Marc Combier, réunit une sélection des plus belles photos aériennes de la France des années 60.

Véritable invitation à la découverte du patrimoine national en vue aérienne, ce livre parcourt toutes les régions de France. Il propose un plongeon vertigineux sur les plus beaux paysages français mais également sur les efforts de reconstruction et d'industrialisation d'après-guerre.

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Publié le 11/03/2012 09:26 | E.-J.C.

Andrée Balssa, la grande dame de Monestiés

Andrée Balssa, en 1974, à l'inauguration de l'exposition « Monestiés Combefa d'hier et d'aujourd'hui ». Au premier plan, à droite, J.-L. Fieu, inspecteur d'académie./ Doc E.-J.C.

La disparition récente d'Andrée Balssa* a touché les Monestiésains. Fille d'instituteurs originaires de Montirat, professeur de philosophie avant d'être directrice du collège Bitche et puis proviseur du lycée Bellevue à Albi, elle était venue, à la retraite, se retirer dans le village où elle vécut pendant plus de 30 ans.

Elle avait découvert sa demeure avec son amie Martine Vega, épouse de Francisco Bajèn, tous deux peintres. Elle courait en sa compagnie les maisons à retaper.

De passage à Monestiés, en apercevant l'une d'elles sur les lices de Candèze, face au soleil couchant, elle s'était écriée : « Si elle se vendait, je l'achèterais ». Son vœu s'exauça en 1970. Elle vint habiter alors la petite cité médiévale devenue son havre de bonheur, restaurant et agençant avec goût sa maison jouxtant le futur musée Bajèn-Vega. En 1953 elle avait fait la connaissance de Francisco Bajèn, s'éprenant de sa peinture au point de commencer à collectionner ses tableaux et plus tard, ceux de Martine Vega. Elle laissera le souvenir d'une grande dame.

Un parfum de simplicité

Tout dans le personnage traduisait à la fois l'élégance et la simplicité. Les arts étaient sa nourriture spirituelle. Elle était aussi une écologiste avant l'heure. Agnès, jeune Monestiésaine, eut le bonheur de la côtoyer pendant plusieurs années et de partager son amour de la littérature et de la peinture. Elle témoigne : « Un parfum de simplicité et de sophistication se dégageait de Mme Balssa, dont ce n'était pas le seul paradoxe. Villageoise elle était, mais à l'allure citadine. Cultivée et pourtant curieuse : des gens elle était désireuse d'apprendre tout le temps.

Mystérieuse et généreuse

Mystérieuse et néanmoins généreuse : preuve en est le don de sa collection d'art et de sa maison à son village. Quant à son impeccable chignon blond, il ne parvenait pas à la faire paraître classique. Non elle était actuelle, une héroïne de roman bien réelle, admiratrice de Gérard Depardieu dont elle suivait la filmographie, n'ayant pas renoncé à être jeune et à s'informer de la façon dont le monde tournait. Mais au-delà de sa silhouette, je retiendrai d'elle sa voix profonde et enjouée, qui la rendait proche et contredisait la timidité que son apparence altière pouvait susciter. Une voix qui semblait n'exprimer que des paroles bienveillantes et se gardait de vouloir impressionner. Sans chercher l'admiration, elle la trouvait ».

* Article de Jean Roques La Dépêche du Midi du 27 février 2011 (près de 6 000 visites sur le site de La Dépêche).

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Publié le 12/03/2012 09:43 | La Dépêche du Midi

Gaillac : Concours général des vins, Vayssette en rouge et or

Patrice Vayssette confirme le niveau d'excellence du domaine. Troisième maillon d'une lignée de vignerons, il joue la carte de l'accueil dans son nouveau caveau de Laborie, équipé pour recevoir des séminaires et repas de groupe.

Quand il évoluait en 3ème ligne de l'UAG, Patrice Vayssette faisait rarement de voyage à vide. Dans les concours des vins, il applique la recette. Il vient de décrocher la plus enviée des médailles d'or au Concours Général de Paris, celle qui consacre les rouges, avec sa cuvée Thibault. Un braucol pur, cueilli à pleine maturité, élevé en cuve pour lui garder son naturel. Chez les Vayssette, à Laborie, les générations s'enracinent sur le versant: le grand-père vendait en vrac.

Jacques et Maryse ont pris le relais et franchi le cap: ils sont devenus bouteillards en 1982 et ont vite acquis une notoriété, notamment en donnant en 1994 le meilleur Primeur de France. Patrice, le fils, a repris l'exploitation en 1995, et sa femme Nathalie l'a rejoint en 2006. Elle assure l'accueil au caveau, la gestion et la présence commerciale sur les Salons.

Les 25 ha argilo-calcaires des premières côtes sont un belvédère qui se gorge de soleil. Idéal pour les doux, qui ont fait la réputation du domaine et dont le marché remonte.

Ils restent le fer de lance, l'appât sucré sur le stand des salons, qui «attire les abeilles», constate Nathalie.

Un nouvel espace d'accueil

La cuvée Maxime, entre fruits confits et miel, sera vendue l'an prochain avec l'appellation «Vendanges Tardives», acquise de longue lutte par l'interprofession. Toute la gamme affiche des résultats en sol majeur: la cuvée Clémence en mauzac, un cépage vénéré qui fait aussi des bulles (12 000 bouteilles), toujours au bord de la rupture de stock. Vayssette exporte peu (5% vers la Pologne et la Belgique) et vend l'essentiel au caveau. Un espace tout neuf qui dispose à l'étage d'une salle équipée (connectique et restauration) pour recevoir 120 congressistes ou convives. Pour le reste, Patrice laisse beaucoup de latitude à la nature, au végétal, et travaille ses vignes en douceur. Il n'est pas encore converti bio, mais ne ferme pas la porte à l'avenir. Pour l'heure, il préfère parler d'agriculture raisonnable. Un cocktail de raison et de passion qui vendange les médailles.

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Publié le 12/03/2012 09:48 | La Dépêche du Midi

Vabre : Une ouverture de la pêche à la truite ensoleillée

Papa apprend au fiston comment ne pas rentrer bredouille.

Avec un petit moins 3° au lever du jour il fallait être très motivé et surtout bien couvert pour faire l'ouverture de la pêche à la truite. L' association agréée de pêche et de protection du millieu aquatique de Vabre et Lacaze avait lâché 140 kg de truites fario entre ces deux communes afin de peupler un peu plus densément le Gijou. Considérée par le président de l'AAPPMA, Philippe Fourey, comme une petite ouverture sur le plan pêche parce que trop froide et trop ensoleillée, elle reste une ouverture réussie sur le plan de la convivialité et du nombre de passionnés. Comme chaque année le président Philippe Fourey a réservé un plan de rivière au pied du pont Vieux de 7h à 12h pour les jeunes pêcheurs afin qu'ils puissent encadrés par des adultes ressentir le plaisir de la touche et du ferrage de la truite. Les enfants, c'est la cible privilégiée du club de « La mouche de Vabre » qui s'est beaucoup investi cette année pour leur initiation à la pêche à la mouche tout en leur inculquant le respect du milieu aquatique et des poissons. Les pêcheurs qui ne l'on pas encore fait peuvent prendre leur carte de pêche chez Alain Guy à la boutique de la presse rue Célina Marc qui vend d'ailleurs du matériel spécialisé ou sur internet en tapant: cartedepeche.fr Et n'oubliez pas que dans le Gijou et ses afluents la taille minimum pour sortir une truite est de 23 cm. Alors soyez optimistes vous avez jusqu'au 20 septembre pour sortir quelque chose.

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Publié le 13/03/2012 09:10 | A Fabre

Saint-Juéry : Paul collectionne les postes de TSF

Paul Pech avec ses petites merveilles : 600 postes TSF.

Dans une rue du centre-ville de Saint-Juéry se trouve la maison de Paul Pech ; si vous passez sa porte, à l'arrière, au fond du jardin vous serez émerveillés en entrant dans une grande pièce attenante à un atelier où Paul passe la majeure partie de son temps. Paul est âgé de 83 ans, il a des problèmes de vue et fatigue quand il veut réparer et remettre en fonctionnement ses petites merveilles. Dans la grande pièce on peut admirer pas moins de 600 postes TSF, le premier un Gody datant de 1924. Plus de 50 ans que Paul, chine, recherche dans les brocantes, les vide greniers, ces appareils aujourd'hui disparus ; dans son atelier, il les remet tous en état de fonctionnement. À l'époque, ces appareils fonctionnaient à lampe, sur un présentoir il en à une soixantaine, la plus ancienne, une ATM datant de 1920. Elles sont toutes classées par âge dans le temps et on peut constater leur évolution, jusqu'à l'arrivée du transistor.

Dans un coin de la pièce, 86 micros sont exposés, le plus ancien un modèle Western Electrique à charbon datant de 1915, le même a été utilisé par le président des États-Unis Woodrow Wilson en 1917 pour déclarer la guerre à l'Allemagne à la radio ; on peut voir un modèle Philips de 1920 et tant d'autres. Parmi les nombreux postes radio, dont certains sont à galène (un modèle Lajous Radio), il possède aussi le modèle Hitler que Goebbels a fait fabriquer pour que tous les foyers allemands aient la TSF ; il y en avait de 3 types, Paul a le Volksempfanger VE301 de 1936, (il a du aller en Alsace pour se le procurer). Il a aussi de nombreux haut parleurs dont un russe modèle Staline de près de 2,5 mètres de longueur. «Les 600 postes sont en état de fonctionnement, rangés sur des étagères, avec la date de fabrication et la marque» indique le Saint-Juérien.

Un grand nombre de ces appareils ont été présentés dans de nombreuses expositions. Paul qui a aussi une trentaine de postes à transistors datant du début des années 60 passe de longues heures dans son atelier à bichonner et réparer ses 600 appareils.

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Publié le 13/03/2012 09:29 | La Dépêche du Midi

Valdurenque : Une journée pour baliser des sentiers de randonnée

De la théorie à la pratique sur le sentier du Ganoubre.

Représentant de la Fédération Française de la Randonnée Pédestre dans le Tarn, le Comité départemental (CDRP 81), via son réseau associatif FFRandonnée, balise chaque année de nombreux itinéraires de randonnée pédestre en accord avec les collectivités locales (près de 700 km en 2011). Ces baliseurs bénévoles apposent sur les itinéraires GR®, GRP® et PR du département des marques régulières de peinture permettant de guider, d'orienter et de rassurer les randonneurs tout au long des parcours. Cette opération doit respecter les codes et préconisations de la charte officielle du balisage et de la signalisation de la Fédération Française de la Randonnée Pédestre.

C'est pour cette raison que le Comité départemental a organisé récemment une formation sur le balisage à Valdurenque. Celle-ci s'est déroulée sur une journée, de 8h 30 à 17h, avec une partie théorique le matin suivie du balisage sur le terrain. Pour ce faire, les participants se sont rendus au centre de Noailhac- il n'y a pas encore de création de sentier de randonnée sur la commune de Valdurenque- où ils ont entrepris le balisage d'une petite partie du sentier du Ganoubre. Environ 500 à 600 mètres. Randoval, le club de randonnée de Valdurenque présidé par Yannick Martin, a eu le plaisir d'accueillir cette formation assurée par André Masse, à la salle des associations. Treize personnes, dont l'employé communal de Noailhac, et quatre intervenants, dont la fonction a été d'encadrer les groupes, ont assisté à cette journée.

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Publié le 14/03/2012 08:05 | Guillaume Courveille

Albi : René possède 18 500 étiquettes de fromage

Depuis qu'il est retraité de la gendarmerie, René Souplet s'est pris de passion pour la Tyrosémiophilie./Photo DDM Jean-Marie Lamboley.

Cet homme est tyrosémiophile, le seul recensé dans le département du Tarn. Est-il atteint d'une maladie rare ? Non, rassurez-vous. Le seul virus qu'a pu attraper, René Souplet, 70 ans, est celui de collectionner les étiquettes de fromage.

Ce retraité de la gendarmerie, Lorrain d'origine et Albigeois d'adoption, en possède plus de 18 000 à son actif ; 18 500 pour être exact. Des simples étiquettes de grandes surfaces, en passant par les trésors des localités jusqu'aux vignettes étrangères, le collectionneur s'est construit un véritable temple de la fromagerie dans le petit bureau de son domicile.

Du 19e siècle à aujourd'hui, la découverte des marques de fromage vaut le détour. « Ma fille cadette stockait quelques étiquettes quand elle était petite. Un jour, j'ai retrouvé cette boîte en me demandant si ces objets avaient de la valeur. Je me suis alors intéressé à la tyrosemiophilie (NDLR du grec Tyros : fromage, Sémios : signe, Philos, ami) et j'ai adhéré au club tyrosémiophile de France ».

36 nationalités différentes

Depuis 20 ans, l'homme recueille, échange et range ses images dans des classeurs, minutieusement alignés sur ses étagères. « Toutes mes étiquettes sont classées par départements, pays ou marques et archivées sur l'ordinateur ».

Reconnu dans la région et au niveau national, René fait son petit marché auprès d'autres collectionneurs, brocantes et proches. Le bouche à oreille tourne notamment à plein régime. Mais ce n'est pas pour l'argent que l'homme tient cette grande collection, mais bien pour le plaisir. « Il n'y a pas de cotes pour les étiquettes de fromages, comme il pourrait y en avoir pour d'autres objets. Les seules vignettes que j'achète sont celles répertoriées au club de France pour la modique somme de 10 centimes ».

Outre l'aspect esthétique des affichettes, René Souplet admire également le côté historique de certaines. « L'étiquette idéale est celle qui raconte une histoire » explique le tyrosémiophile qui possède une belle enseigne couvrant les meules de Beaufort ou encore les fameuses stars « Vache qui rit ». « Des pièces rares » pour le connaisseur qui enregistre aussi 36 échantillons de nationalités différentes. « J'ai des vignettes russes, arabes, belges, allemandes etc. ».

Par plaisir de les regarder, analyser et échanger, René Souplet, le collectionneur tyrosémiophile compte bien faire perdurer sa passion du « textile fromager ».

Le chiffre : 208 tyrosémiophiles > En France. C'est le nombre recensé par le club tyrosémiophile de France où est affilié René Souplet. Certains grands collectionneurs possèdent jusqu'à 80 000 étiquettes de fromage. La région compte 3 collectionneurs, dans le Tarn, en Aveyron et dans le Tarn-et-Garonne.

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Publié le 14/03/2012 09:26 | La Dépêche du Midi

Le Basculoscope exposé à Graulhet

Pipototal est une de ces compagnies qui oscillent entre musique et danse, poésie et performance : fondée en 1989 à Beauvais par le touche-à-tout Philippe Geffroy, artiste pluridisciplinaire et créateur de machineries de spectacle, elle regroupe aujourd'hui une quinzaine d'artistes de cirque ainsi qu'un quatuor de musiciens spécialisés dans la musique traditionnelle des Balkans, qui assurent le spectacle autour de neuf allégories mécaniques insolites.

Des créations amusantes représentatives d'un imaginaire prolifique qui rappellent dans leurs formes les croquis et maquettes de l'inclassable Léonard de Vinci, à cette différence près qu'elles fonctionnent toutes. Machines roulantes et volantes, représentation animale comme le Chepipoval, une sculpture équestre articulée, les créations du Pipototal transportent les spectateurs dans un monde original, pour le plus plaisir des petits et des grands. Les amateurs et les curieux ont d'ailleurs rendez-vous ce jeudi avec la compagnie pour la sortie de résidence d'une nouvelle machine, le mystérieux Basculoscope. Présentée pour la première fois en 2010, la construction, en forme de S, offre la possibilité aux artistes d'évoluer autour de portiques qui culminent à quelque 11 mètres de hauteur ! Une performance exceptionnelle à voir jeudi 15 mars à partir de 20 heures, dans la cour de l'usine des plasticiens volants, chemin de Lézignac à Graulhet.

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Publié le 14/03/2012 09:36 | La Dépêche du Midi

Castres : Le Carnaval vénitien fédère les associations

Les Masqués vénitiens devraient séduire le public castrais samedi et dimanche.

Initié par l'association castraise Colori d'Italia et son président François Cippolone, le premier Carnaval vénitien se déroulera les samedi 17 et dimanche 18 mars, au cœur de Castres. Le projet a très vite séduit la Ville, le Conseil général et le Conseil régional, qui ont apporté leur soutien, mais pas seulement. Au fil des semaines, plusieurs associations ont manifesté leur souhait de s'associer à l'événement marqué par les déambulations de 50 costumés et masqués issus de l'association Les Masqués vénitiens de France. Ainsi, les Commerçants réunis pour l'avenir du Centre (CORAC) ont décidé de mettre en place une quinzaine italienne dans les boutiques du centre ville. Jusqu'au 18 mars, un grand jeu concours permet de faire gagner un superbe voyage pour deux personnes à Venise.

Outre les déambulations des Masqués vénitiens, la manifestation permettra d'apprécier le spectacle donné par l'Ecole de cirque de Mazamet, samedi, vers 15 heures. On peut s'attendre à un large public, dans lequel on pourrait bien remarquer la présence d'associations à vocation culturelle et théâtrale, encadrant des enfants costumés, qui se dirigeront vers la place Jean-Jaurès, où l'association La Saltarelle invitera à la danse.

Les festivités vénitiennes reprendront dimanche, dès 11 heures, par une nouvelle parade en ville des Masqués vénitiens avant un spectacle de costumés Renaissance italienne, à 14 h 30, sur la place Jean-Jaurès, puis une ultime déambulation à travers la ville et un concert de musique et chants italiens, à 17 h 30, en l'église Saint-Jean-Saint-Louis.

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Publié le 14/03/2012 09:50 | La Dépêche du Midi

Mazamet : Lep hôtelier, gros succès de l'opération portes ouvertes

Faut-il y voir l'effet des émissions télé comme « Top chef » sur M6 mais on se pressait en nombre à la journée « portes ouvertes » du lycée. Dès 10h00, près de 150 personnes se pressaient aux diverses visites, explications et démonstrations mises en place sur plusieurs sites de l'établissement. L'occasion pour le proviseur Fabrice de Barros de rappeler « outre nos filières habituelles nous ouvrons une formation en alternance de cuisinier en dessert, restauration » Mais un projet lui tient à cœur « C'est cette année que le conseil régional va rénover totalement notre internat. Des travaux essentiels pour notre établissement » Après la réfection des cuisines en 2011, c'est donc une nouvelle mise à niveau importante qui va être entreprise. Mais sur place c'est un atelier sculpture original qui retenait l'attention. Yannick Perez, professeur de cuisine et ancien du lycée, apprenait aux élèves la sculpture des légumes, des fruits, de tous les ingrédients de la cuisine pour obtenir, au moyen d'instruments quasi chirurgicaux, de véritables œuvres d'art. Lui-même, créait une cigale avec une courgette et énormément d'imagination. Un travail extraordinaire très prisé des visiteurs.

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Publié le 15/03/2012 07:44 - Modifié le 15/03/2012 à 09:49 | Guillaume Courveille

Albi : Une famille met en vente un manuscrit signé Jaurès

Maître Stanislas Machoïr muni du précieux manuscrit et de son marteau./Photo DDM, Michel Labonne.

Un manuscrit rare écrit par Jean Jaurès en 1908 sera mis aux enchères le 25 mars au château de Lasserre, en Haute-Garonne. Ce document avait été donné par le socialiste à une famille albigeoise.

Une famille albigeoise détient depuis plus d'un siècle un trésor caché de l'histoire de la politique française. Quelque 121 pages manuscrites et un bon à tirer de l'édition du « Cri des Travailleurs » du 18 octobre 1908, sont rangés dans deux coffrets. Derrière cette écriture et ce papier parfaitement conservé, on reconnaît la signature de l'ancien député du Tarn, Jean Jaurès. Le document, offert à la famille, n'est autre que la déclaration de l'homme politique au Congrès de la SFIO de Toulouse, d'octobre 1908. Cette tribune avait d'ailleurs marqué la naissance du socialisme unifié. Le 25 mars, elle fera l'objet d'une vente aux enchères au château de Lasserre, sur la commune de Montastruc-la-Conseillère (Haute-Garonne). Maître Stanislas Machoïr, le commissaire-priseur, chargé de vendre le bien, a émis le souhait « de voir ce manuscrit rester en France, bien que l'héritage de la pensée démocratique de Jaurès ait eu une portée mondiale ». Et si la pensée de l'élu restait dans le Tarn ? Au centre national et musée Jean-Jaurès de Castres, ces écrits ont suscité un certain attrait. « Dans son contenu, la déclaration de Jean Jaurès n'est pas un scoop, puisque les textessont parus à l'époque. En soi, on n'apprend rien. Ce qui nous intéresse, porte sur la valeur sentimentale du manuscrit.Mais on ne pourra pas le récupérer, car il n'entre pas dans nos prix » regrette Hugues Vial, son directeur. La valeur de l'ouvrage est estimée selon le commissaire-priseur, entre 150 000 et 200 000€. Le ministère de la Culture a été informé de la vente et pourra faire jouer le droit de préemption, qui résume à se substituer au dernier enchérisseur à condition qu'il reste dans les limites que l'Etat s'est fixées.

Pour des raisons de confidentialité, le comissaire-priseur n'a pas pu nous révéler l'identité de la famille

Le chiffre : 121 pages > Manuscrites. De la déclaration de Jean Jaurès au Congrès du parti socialiste à Toulouse, du mois d'octobre 1908.

La mise aux enchères du document fait polémique

« Le manuscrit de Jean Jaurès est un bien public, il ne doit pas être vendu aux enchères ! ». Les mots de Patrick Le Hyaric, directeur du journal l'Humanité, fondé par la grande figure socialiste, sont clairs. Il ajoute même que Jean-Jaurès ne peut être « un objet de spéculation ». En écrivant une lettre au ministre de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand, le patron de l'Huma espère que les textes seront préemptés par l'Etat pour compléter les collections nationales.

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Publié le 15/03/2012 09:07 | La Dépêche du Midi

Graulhet : Depuis un an, les véhicules roulent grâce aux déchets

Une « station-service » permet à Trifyl de stocker le carburant et de le distribuer très rapidement.

C'est aujourd'hui, jeudi 15 mars, que Trifyl fête le premier anniversaire de l'arrivée de ses véhicules fonctionnant avec les déchets résiduels du territoire. L'occasion de dresser un premier bilan de cette solution que le syndicat a décidé de développer. Le projet est simple : valoriser le biogaz issu des déchets et faire rouler sa flotte de véhicules au biométhane-carburant.

Le principe du bioréacteur consiste à capter le biogaz issu des déchets pour le convertir en source d'énergie. Quatre ans après son implantation, il tient ses promesses, Trifyl produisant de l'électricité, de la chaleur et aujourd'hui son propre carburant à partir des déchets. Depuis un an, un véhicule léger et un poids lourd roulent sans problème au biométhane-carburant. Fort de cette expérience, il est désormais possible pour l'établissement public de voir plus grand et de réfléchir à la création d'une flotte de véhicules économiques et écologiques.

Un carburant propre

Sur son site de Labessière-Candeil Trifyl a implanté une unité de production de biométhane-carburant où le biogaz issu des déchets du bioréacteur y est épuré pour obtenir un minimum de 90 % de méthane, nécessaire au bon fonctionnement des véhicules. Plus de 11 000 m3 de biométhane-carburant ont ainsi été produits en 2011, soit l'équivalent de 11 000 litres de carburant classique. Le biogaz est une énergie renouvelable dite « CO2 neutre » car aucun CO2 d'origine fossile n'est émis, offrant par ailleurs un meilleur bilan sur les émissions de polluants réglementés que le carburant conventionnel. En un an, les deux véhicules ont parcouru plus de 36000 km tout en économisant 24 tonnes de CO2 fossile en moins en une seule année de fonctionnement.

A terme, la production de biométhane-carburant pourrait atteindre 960 Nm3 par jour et faire rouler huit camions sur 220 kilomètres par jour. Ce serait ainsi 960 litres de gasoil économisés par jour et autant d'économies répercutées sur le prix du traitement des déchets ménagers et certaines collectivités tarnaises ont d'ores et déjà pris rang pour alimenter leurs futures bennes de collecte au biométhane-carburant.

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Publié le 16/03/2012 09:12 | Michel Paillé

Albi : Jean-Louis, apiculteur et collectionneur

Ingénieur à l'Insa en chimie organique, Jean Louis l'apiculteur a longtemps collaboré avec le rucher école de Réalmont.

«Jean Louis l'Apiculteur » c'est sous ce nom que beaucoup connaissent Jean Louis Bories. Sa passion a fait de lui « un chevalier du miel ». « Avec Irène mon épouse, on s'est occupé d'abeilles toute notre vie » annonce Jean Louis, devenu apiculteur car son fils aimait le miel. Dimanche, il sera présent au

« 35 ème Salon de la carte postale et des collections » à Pratgraussals.Apiculteur, Jean Louis est aussi collectionneur. « Au Salon, je présenterai des pièces de ma collection, mais j'y vais aussi pour parler des abeilles » précise-t-il.

« Quand je commence à en parler, ça intéresse tellement les gens que je les attire comme des mouches ! » avoue Jean Louis avec humour. Intarissable sur l'abeille, il en connaît un rayon. Il vous dira qu'elle est sur terre depuis 60 millions d'années ; qu'il en existe 2000 variétés ; qu'il y a moins d'abeille sauvages mais tout autant d'abeilles d'élevage ; que les apiculteurs louent leurs ruches aux arboriculteurs pour la pollinisation. Il vous parlera d'api-thérapie, de l'abeille dans les religions, l'héraldique, la cuisine etc. Si vous avez le gout du risque, abordez dimanche avec lui le sujet du frelon, du Montsanto 810 ou du Cruiser OSR, mais alors, prévoyez de passer la journée au salon !

Le samedi matin, pendant qu'Irène son épouse tient un stand de miel au marché couvert, Jean Louis « le collectionneur » fait les puces. « C'est rare quand je ne ramène pas quelque chose » concède-t-il. Tout ce qu'il chine est en lien avec l'abeille : livres, timbres, « pins », médailles, ceratums, bucs, pots de miel anciens… « L'an dernier, à un vide grenier, j'ai trouvé un ceratum courbé, une pièce rare » glisse Jean Louis. Mais, la vraie perle rare de sa collection est une série de photographies au microscope électronique qui, des pattes à la tête, balaye l'anatomie de l'abeille « apis florea »que Jean Louis a rapportée de Thaïlande.

Après « Jean Louis l'apiculteur » et « Jean Louis le collectionneur » un mot sur « Jean Louis le sculpteur et dessinateur ». L'inspiration est toujours la même : l'abeille. « Vous savez, chez nous beaucoup de choses tournent autour de l'abeille » conclue-t-il.

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Publié le 17/03/2012 07:23 | Richard Bornia

Lavaur : Les ragondins envahissent les bords d'Agout

René Alibert, au bord des rives de l'Agout, explique les nuisances causées par le ragondin./Photo DDM, R.B.

René Alibert est en colère. Cet homme, placide habituellement, est passablement énervé depuis quelques jours. « Je suis président du Syndicat des chasseurs et propriétaires de Lavaur depuis onze ans. Dans le cadre de nos prérogatives, nous avons pour mission de réguler les populations d'animaux nuisibles. Le Syndicat des chasseurs compte trois piégeurs. À titre bénévole, ils posent des nasses pour attraper les ragondins », explique-t-il. Et dans la nuit du 13 au 14 mars, trois pièges ont disparu. Ces cages étaient placées au bord d'un lac et d'un ruisseau dans les vergers sur la commune d'Ambres. Une plainte a été déposée à la brigade de gendarmerie. « Je ne comprends pas ces actes. C'est imbécile et bête de voler ce matériel », s'emporte René Alibert. Il faut dire que cet animal trimballe une redoutable réputation : il est accusé de dégradation et mise à nu des berges favorisant leur érosion progressive, de fragilisation des fondations d'ouvrages hydrauliques par le réseau de galeries, de dégâts causés aux cultures, de menace sur certaines espèces végétales à cause d'une surconsommation, de destruction des nids d'oiseaux aquatiques et de possibilité de transmission de maladies, telles que la douve du foie ou la leptospirose.

24 mis hors d'état de nuire

Avec de telles accusations si ce n'était pas un animal, on enverrait le GIGN pour l'embastiller. Le fait que les connaisseurs dégustent le ragondin en pâté, rillettes ou civet (voir recette ci-dessous) ne lui sert pas d'excuse. Actuellement, on assiste à une véritable prolifération de l'espèce : « La semaine dernière nous en avons mis 24 hors d'état de nuire », informe René Alibert.

Qui peut bien voler ces cages ? « Je n'en sais rien. C'est incohérent. Les piégeurs rendent service » Une cage coûte dans les 60 €.

Mais les malheurs du syndicat de chasse ne s'arrêtent pas là. Deux miradors d'1 m 50 ont été jetés dans les rives escarpées de l'Agout : « Ces miradors nous servent lors des battues. Le tireur est placé en hauteur ce qui évite les accidents ».

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Publié le 17/03/2012 07:22 | M.P

Albi : La place des prisons

Une vue de l'ancienne d'Albi détruite en 1969 et qui se trouvait sur la place de l'Amitié.

Avant 1987, la place de l'Amitié-entre-les-Peuples s'est d'abord appelée place des Prisons puis place des Cordeliers. Elle devait son dernier nom au couvent des Cordeliers, fondé en 1242, qui se trouvait à proximité. Il était situé hors des remparts d'Albi et accueillait des frères mineurs et mendiants de Saint-François qui possédaient vraisemblablement des terres autour. L'église du couvent comportait une haute mansarde et une flèche très fine. Elle fut détruite après la Révolution. La place demeura un espace vert jusqu'en 1826 date à laquelle débutèrent les travaux de construction de la prison d'Albi sur l'ancien Plô ou plaine Saint-Salvy. L'ensemble des bâtiments pénitenciers sera achevé en 1843 (vue de gauche). La dernière exécution capitale aura lieu à Albi en 1909, sur la placette devant l'entrée de la prison. Alors qu'Armand Fallières et les abolitionnistes avaient pu pendant trois ans suspendre la peine de mort, les exécutions reprendront en 1909. On en comptera 13 en France dont deux à Albi.

La démolition de la maison d'arrêt en 1969 a permis la création d'un grand parking de près de 300 emplacements.

La place accueillera en 2014 le Grand Théâtre d'Albi. Le chantier progresse. La vue que nous vous présentons a été réalisée en début d'année par Jean-Maurice Amat, d'Altus Reflex. Elle a été retenue par les organisateurs du Salon de la carte postale et des collectionneurs qui éditent chaque année une carte postale sur un événement significatif de la vie albigeoise. La Salon aura lieu dimanche à Pratgraussals. La carte officielle sera en vente au prix de 1 € symbolique.

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Publié le 18/03/2012 10:43 | La Dépêche du Midi

Les Cammazes : Le GR 7 est dévié

Comme dans l'hiver 85-86, le chemin de la Rigole s'est effondré.

Les conséquences de la longue période de gel sont lourdes pour la Rigole de la Montagne et le chemin qui la longe. En effet, la température est descendue à - 20° et même au-delà sur les secteurs en plein vent du nord .La Rigole a gelé et l'on pouvait voir plus d'un mètre de glace . Les infiltrations, sous l'effet du gel, ont fait glisser le chemin vers le barrage, entraînant des hêtres très anciens et remarquables. Un immense trou remplace le chemin sur une cinquantaine de mètres avec des effondrements colatéraux . Pour remédier à cette situation et sur sollicitation de la mairie , un accord a été trouvé avec l'Institution des eaux de la Montagne Noire, Voies navigables de France et le pôle randonnée du conseil général du Tarn en partenariat avec l'Association des randonneurs du Tarn . Une déviation est proposée aux randonneurs pédestres ,vélo et VTT : à 50 m du pont qui enjambe la Rigole au lieu dit « Ma Chaumière », le chemin descends vers la piste de l'IEMN que l'on emprunte sur environ 200 m avant de remonter sur le chemin de la Rigole par une minipiste réalisée pour la circonstance dans le bois communal .L'accès à l'effondrement est interdit, des grilles empêchent l'accès. Il est obligatoire de suivre la signalisation mise en place. Les travaux pourraient durer près d'un an.

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Publié le 18/03/2012 03:45 | R.R

En juin à Sérénac, on postera des colis chez l'épicier

Depuis deux ans, Babeth Gély et son fils Lionel, ont installé leur café, restaurant, épicerie, primeurs, presse, et gaz dans un local municipal. En juin l'enseigne de La Poste viendra s'ajouter./Photo DDM, Jean-Marie-Lamboley.

La sonnerie qui signale l'ouverture de la porte de l'épicerie n'arrête pas de retentir en ce vendredi matin. Derrière le comptoir, Babeth Gély coupe ici un morceau de fromage, donne là une baguette de pain. En quelques minutes, certes on ne fait pas la queue dans l'alimentation, seul commerce du village, mais les clients sont là pour effectuer des achats de complément. Au fond des rayonnages, un passage conduit vers une grande salle. Ici c'est le bar-retaurant. Le domaine de Lionel, fils de Babeth. Depuis deux ans, ils sont quotidiennement dans leur commerce « sauf les lundi, mercredi et dimanche après-midi », relève Lionel, il faut bien se reposer un peu ». Avant d'ouvrir l'alimentation de Sérénac, Lionel était cuisinier dans une brasserie albigeoise. Il a voulu « changer de vie », même 'il reconnaît que certains jours « c'est un peu dur. Heureusement que ma mère est là, à deux c'est plus simple, on se remplace ».

Et pourtant, au mois de juin en plus des cafés et demis, des salades et des radis, du pain et des bouteilles de gaz, des journaux et des photocopies Babeth et Lionel devront gérer le relais-poste. « Je ne sais pas encore trop comment ça va se passer, avoue Lionel Gély, quelqu'un de La Poste doit venir bientôt. Je sais qu'on vendra des timbres, qu'il faudra assurer la gestion des plis recommandés, les colis et les retraits d'argent. Pour moi et pour le village ce sera un plus j'espère, les gens de la commune dont beaucoup sont âgés n'auront pas besoin de prendre leur voiture pour aller à Arthès ou Valence-d'Albigeois à plus de 10 km poster une lettre ». L'idée d'installer un relais poste à Sérénac vient d'un ancien facteur, aujourd'hui décédé. « Il a appuyé le projet, ajoute Lionel Gély, la mairie a suivi, d'ailleurs je ne suis que locataire ici et je paye mon loyer à la commune. Il n'y a jamais eu de Poste dans ce village, on va bien voir comment ça va se passer ». En attendant le mois de juin, date prévue de l'ouverture du relais poste, Lionel et Babeth vont comme depuis deux ans continuer à servir les habitants du village et ceux de passage, de nombreux randonneurs notamment. C'est le choix qu'ils ont fait. Les Sérénacois ne leur en voudront pas.

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Publié le 19/03/2012 08:12 | Jean-Marc Guilbert

Castres : De vraies épées de Gaulois découvertes sur le Causse

Loïc Buffat, présentait ici l'une des cinq épées gauloises découvertes dans des tombes de la nécropole. /photo archives JMG.

Quelques mois après la découverte exceptionnelle de cinq épées sur le Causse datant de plus de 2600 ans, les archéologues livrent les premiers enseignements de la nécropole gauloise.

Les fouilles archéologiques préventives qui ont été réalisées sur le Causse, côté aéroport, en prévision des travaux d'extension de la zone d'activités, ont été particulièrement exceptionnelles. Financées par la communauté d'agglomération Castres-Mazamet qui va aménager cet espace situé à l'arrière de l'ancienne piste d'aviation, elles ont permis de mettre à jour pendant l'été 2010 une imposante nécropole (un cimetière) qui a livré de nombreux enseignements aux chercheurs. 350 tombes datées entre l'âge de bronze (fin Xe avant JC) et l'âge de fer (VIe avant JC) ont été minutieusement dégagées et analysées. Loïc Buffat, responsable de la fouille confiée à sa société Mosaïque Archéologie, rendait compte de ses travaux avant-hier à l'amphithéâtre du Causse : « De façon générale, on peut dire qu'il y a 30 siècles environ, vivaient dans le castrais des communautés dont l'organisation est impressionnante. La nécropole que nous avons fouillée montre la pérennité et la stabilité de la communauté. »

Vases cinéraires

Chaque sépulture contient en général son vase cinéraire, des objets métalliques du quotidien, rasoir, épingles ou broches. Chacune des quatre zones bien identifiées démontre de l'évolution des pratiques dans le dépôt des cendres. Le moindre indice permet parfois d'identifier un pillage, ou une réouverture volontaire de ses petites cavités toutes faites de la même façon : un trou creusé dans la roche calcaire de petite taille contenant des vases, parfois des offrandes et des objets métalliques.

Mais dans la zone la plus récente (500/600 ans avant JC) comptant une centaine de tombes, les archéologues ont eu la joie de découvrir un bûcher, des céramiques grecques, deux tombes de chevaux et surtout cinq épées gauloises. Des glaives de 30 à 50 cm de long, épées en fer à antennes appelées ainsi en raison des ergots disposés dans le prolongement du manche. Une découverte rare d'objets à la valeur inestimable qui seront certainement un jour exposés à Castres. Elles ont fait l'objet d'un traitement chimique afin de stabiliser leur état et sont encore étudiées sous toutes les coutures pour en tirer la moindre information. Conservées pour l'instant au centre régional de l'archéologie, ces pièces démontrent que le secteur du Causse était très habité à l'époque protohistorique. Là même où aujourd'hui on va implanter de nouvelles activités humaines.

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Publié le 19/03/2012 09:46 | La Dépêche du Midi

Labastide-Saint-Georges : Le sentier des arbres

En famille, en musique, le sentier des arbres vous offre un bon bol d'air./Photo DDM.

Le beau temps est là, l'occasion de redécouvrir les beautés de la nature. Le sentier des arbres est un chemin de petite randonnée (4 km) sur les hauteurs de la commune. En 1 heure, vous pourrez, en famille, parcourir une petite boucle aménagée dans le bois de Lespare. Le départ a lieu sur le parking de la mairie. L'objectif principal de cet aménagement est de favoriser la connaissance du patrimoine naturel local. Si vous empruntez ce sentier, vous découvrirez de jolis points de vue sur la vallée de l'Agout. Vous pourrez contempler des arbres remarquables tels que la filaire de la vierge, l'arbre de la liberté, le chêne amoureux. Vous pourrez également profiter de l'ombre des pins pour faire une pause casse-croûte. Un terrain de détente, de jeu et de découverte que vous pouvez utiliser selon votre curiosité. Ce sentier est aussi un support pédagogique pour les enfants de l'école. Depuis la rentrée 2009, les classes de l'école de Labastide Saint Georges utilisent cet espace. Le centre de loisir se sert également de ce parcours pour réaliser des animations de pleine nature. Le sentier des arbres a été débroussaillé et aménagé par une équipe de bénévoles.

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Publié le 22/03/2012 09:02 | La Dépêche du Midi

Albi : Le 35 e salon des collections fait le plein

Jeun Claude Souyri présente une gravure de l'affichiste Liozu, premier conservateur du musée Toulouse Lautrec. /photo DDM, MPV.

«Internet nous fait bien un peu de concurrence mais le salon se porte bien, pour preuve le nombre d'exposants qui ne diminue pas au fil des années.»

Dimanche matin, Vincent Cauquil avait le sourire.

Le président d'Albi Collection, l'association organisatrice de la rencontre, s'est rassuré dès l'ouverture des portes, le public est venu nombreux pour rechercher l'objet rare.

65 exposants, dont 20 professionnels, ont déballé dès les premières lueurs du jour leurs albums, boites et classeurs débordant de cartes postales, capsules de champagne, journaux, brochures, gravures, pin's, vinyles, timbres et autres curiosités, accumulés consciencieusement au fil des ans.

Dans les allées le public furette et en parcourant les stands on comprend vite que le salon n'est pas seulement une question de business, car pour un objet acquis, s'est tout un pan d'histoire qui vous est finalement dévoilé. La collection est une affaire de passionnés qui vous entraînent avec malice dans leur univers. Le visiteur repart avec une carte postale et s'il en a eu la curiosité, quelques récits étonnants qui s'y rattachent.

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Publié le 23/03/2012 07:45 | Brian Mendibure

Castres : 10 ans après le Raid Agout place aux joutes sétoises

L'Agout va accueillir des joutes sétoises en juin prochain./Photo DDM Archives

À l'origine du Raid Agout arrêté en 2002, Alain Montaud, l'actuel président du Corac, relance l'idée autour des joutes sétoises en juin prochain.

Les nostalgiques, et ils sont nombreux, du Raid Agout, peuvent se réjouir. Cette course de radeaux qui faisait la joie des Castrais va renaître de ses cendres. Et même si la manifestation sera différente, l'esprit sera là. C'est en tout cas la volonté d'Alain Montaud, le président du Corac, l'association des commerçants du centre-ville, qui était, avec l'actuel vice-président Laurent Beauté, l'un des pères du Raid Agout créé en 1997. Il a annoncé mercredi soir, lors de l'assemblée générale, l'organisation du 7 au 10 juin prochain d'une nouvelle manifestation qui va tourner autour de la tradition des joutes sétoises « tout en conservant le délire du Raid Agout » où des équipes de Castrais déguisés, qui avaient confectionné tout au long de l'année leur embarcation toutes plus originales les unes que les autres, s'affrontaient dans un joyeux chahut dans une course au fil de la rivière entre la Borde-Basse et le centre-ville. « On souhaitait depuis longtemps relancer une belle fête en centre-ville autour de l'Agout », confie le président qui regrettait l'arrêt du Raid Agout en 2002 pour des problèmes de réglementation liés de sécurité (voir encadré). « Les réglementations sont plus contraignantes et les autorisations plus difficiles à obtenir qu'il y a 15 ans, mais nous avons déjà un grand nombre d'accords et le projet, soutenue par la ville, devrait être verrouillé dans les semaines à venir », confie Alain Montaud qui peut cependant déjà donner la trame d e cette nouvelle manifestation qu'il veut pérenniser pour qu'elle devienne « un nouveau rendez-vous incontournable de l'été ». « Il y aura des démonstrations de jouteurs que l'on va faire venir mais on veut y associer la population, explique-t-il. Comme pour le Raid Agout, des équipages d'entreprises, d'associations ou de particuliers pourront se former pour venir se défier sur l'eau ». On en a déjà l'eau à la bouche.

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Publié le 25/03/2012 09:23 | E.B.

Albi : Les pigeonniers se dévoilent

Minute de silence, casques levés, en mémoire de Gaétan, Yohan, Frédéric, Mickaël et tous les motards tués sur la route./ Photo DDM, Jean-Marie Lamboley

C'est une véritable « bible » pour tous les amoureux de ce symbole du département. Michel Lucien a publié en début d'année « Pigeonniers du Tarn », un ouvrage de photos et textes. Ce Toulousain ancien ingénieur, vit à Lombers. Après un premier livre sur les pigeonniers de la région, il récidive en s'intéressant à ceux de son département. Pourquoi cette passion ? « Parce qu'on n'en parle jamais. On évoque plus facilement les chapelles, les églises… Et puis, le pigeonnier, c'est le résultat d'une lutte des gens pour avoir la liberté d'élever un animal qui les fera vivre. À partir de 1789, chacun a eu le droit d'en construire. Avant, c'était un privilège seigneurial » indique Michel Lucien.

Il y en a 1 700 dans le département

Ce passionné a pris son appareil photo et parcouru le Tarn pour trouver les plus beaux « modèles ». Son livre se veut pédagogique sans être rébarbatif. « J'ai souhaité montrer tous les types de pigeonniers. Il y a plus de 200 photos dont certaines d'édifices méconnus. »

Le plus beau de tous ? L'auteur cite d'emblée celui de Labastide-de-Lévis (Le Pradinas) « qui possède neuf piliers et une toiture gaillacoise. C'est l'un des emblèmes du Tarn. »

Certains sont très anciens comme celui de Labastide-Saint-Georges (au Travet) qui date de 1 614 « mais se trouve en mauvais état », ou encore celui du domaine de Lastours à Lisle/Tarn classé au patrimoine. Le département en compterait près de 1 700 ! Michel Lucien rend d'ailleurs hommage au travail d'Henri Astruc qui les a recensés en 1973.

Ce patrimoine qui a ses défenseurs est hélas, menacé. « Beaucoup se trouvent dans les champs et risquent de disparaître car la restauration a un coût » regrette le Lombersois.

Après le succès de son premier ouvrage qui recensait les édifices à travers la région, Michel Lucien continue à recevoir de nombreux courriers.

« On me demande parfois des conseils. Je réponds à tout le monde » souligne l'auteur qui signe ce deuxième livre. Michel Cardoze, le célèbre journaliste en a signé la préface.

Pigeonniers du Tarn, éditions Massin, 24,9 €. En vente dans toutes les librairies. Le site de l'auteur : www.mlucien.com

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Publié le 26/03/2012 08:24 | P. S.

Albi : Gabarres, le retour des marins d'eau douce

Deux gabarres sur les trois de la flotte d'Albi-croisières vont reprendre du service pour la saison./Photo DDM.

La fréquentation des gabarres a doublé en 10 ans sur le Tarn au départ d'Albi et d' Aiguelèze. Avec 7000 touristes de plus entre 2009 et 2011. Merci l'Unesco.

Ces gabarres, c'est un peu comme les hirondelles. Elles annoncent le retour du printemps et des beaux jours. ça tombe bien, le printemps est déjà là et les deux gabarres qui vont assurer la saison sont prêtes à écumer la rivière Tarn, dès le mois d'avril pour les groupes et sur réservation. Il faudra attendre la mi-mai pour le grand public des amateurs de balades au fil de l'eau. Albi -croisières, la société qui gère les deux bateaux de 50 places, l'Hirondelle et Les copains d'abord (La Mirandole, l'ancêtre, subit un lifting à Arcachon), fait partie du paysage touristique de la ville. Même les élus, qui ont voté lundi dernier le renouvellement de la convention d'occupation du domaine jusqu'en 2017, le reconnaissent : ces embarcations de style ancien sont parfaitement adaptées au panorama du site. « Cette animation, ajoute Gisèle Dedieu, la première adjointe, qui se déroule de mai à octobre, représente une valeur ajoutée incontestable à l'offre touristique de la ville ».

Michel Legrand, le boss d'Albi -croisières, ne cache pas que ses gabarres ont du succès et qu'en 10 ans, il a doublé le nombre de passagers embarqués. Il est passé en 2009 de 20 502 visiteurs à 27 499 en 2 011. « L'afflux de touristes depuis le classement de la cité épiscopale est indéniable. Nous avons aussi de plus en plus de caristes, de tours opérators et d'agences qui incluent les balades en gabarres sur le Tarn. C'est devenu un must… »

Albi croisières poursuit sa politique de découverte pour 2012 : de la culture avec ses balades au pied du patrimoine albigeois ; de la nature avec les croisières sur le Tarn au départ de la base de loisirs d'Aiguelèze ou d'Albi le soir et du plaisir avec les pique-niques et apéros-concerts au fil de l'eau. On peut même louer une gabarre pour une croisière en amoureux.

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Publié le 28/03/2012 08:36 | S. F.

Lautrec : Une bombe d'un siècle détruite sur-le-champ

Gérard Arnaud préparait son champ de tournesol quand il a découvert l'engin. Le tracto-pelle creuse le trou qui accueillera la bombe pour limiter les effets de souffle au moment de son explosion. Ci-dessus, la bombe mise à nu, avant sa destruction...

Une bombe de tranchée a été trouvée dans un champ par un agriculteur lautrécois, lundi après-midi. Elle a été détruite hier matin, au cours d'une opération qui a duré plus de deux heures.

La scène ressemblait à un branle-bas de combat, hier matin, sur la commune de Lautrec. Un attroupement composé notamment de plusieurs gendarmes s'est formé à 10 heures, au lieu dit « La Bouriette », autour du propriétaire des lieux Gérard Arnaud, guettant l'arrivée de deux démineurs. « Ils viennent détruire un obus que l'agriculteur a trouvé lundi, à 16 heures, dans son champ et en bord de route ! indique Laurent Gros, maire de Lautrec. Les démineurs sont venus dans la soirée, nous demandant de ne pas y toucher en attendant leur retour ce mardi matin. » Sitôt sur place, les deux spécialistes du Centre interdépartemental de déminage de Toulouse ont annoncé la couleur : « Nous sommes venus en urgence car il est très rare de trouver ce type d'engin dans Midi-Pyrénées. C'est l'ancêtre des mortiers actuels, il contient 9 kg d'un explosif, la mélinite, formé de picrates et sensible aux chocs. Il nécessite beaucoup de précautions. On ne va pas le détruire à proximité immédiate, il faut le déplacer et l'enfouir dans un trou pour limiter les effets de souffle, les projections d'éclats. »

Évacuation des riverains

Les professionnels n'excluent pas l'hypothèse que cet engin soit du même type que ceux qu'ils avaient manipulé lors d'une opération en zone de Mélou, à Castres, en 2006, engins qui provenaient vraisemblablement de la Première Guerre mondiale et fabriqués à Castres. « Sachant qu'en juillet 1918, dans la même région, un train de munitions a explosé, projetant aussi des engins », ajoute un démineur de la Sécurité civile. A 11 heures, l'opération a nécessité l'évacuation de riverains tandis qu'un périmètre de sécurité de 400 m à la ronde était mis en place par les gendarmes de la communauté de brigades de Vielmur, placés sous les ordres de l'adjudant-chef Milhau. Après avoir photographié, nettoyé et niché la bombe recouverte de terre par le tracto-pelle, les démineurs ont préparé leur explosif puis, à 12 h 12, ont annoncé qu'ils étaient prêts à faire feu, s'assurant que le périmètre était bien verrouillé. À 12 h 16, l'explosion de l'engin de 1915-1916 a résonné sur les hauteurs de Lautrec.

Gérard Arnaud "l'homme chanceux"

L'aventure qu'a vécu Gérard Arnaud, exploitant agricole à « La Bouriette », lundi après-midi, aurait pu avoir des conséquences dramatiques, de l'avis des démineurs, qui n'ont pas hésité à le surnommer « l'homme chanceux » ! « Déjà 2011 n'était pas terrible, confie l'agriculteur. Et là, en 2012, j'aurais pu m'envoyer en l'air ! » plaisante-t-il. Le Lautrécois ne semble pas prendre conscience du danger réel qu'il a encouru : « Il était 16 h 30, je passais la rotative pour préparer mon champ de tournesols. Ce champ-là, je l'ai déjà remué, je vis ici depuis 15 ans ! Et puis, j'ai aperçu ce qui me semblait être un bout de fer. Je suis descendu du tracteur pour le ramasser et j'ai vu ça. Té ! Une bombe, je me suis dit. J'ai pensé que si elle avait dû péter, elle l'aurait déjà fait ! »

Son voisin n'était pas loin, il lui a demandé d'aller avertir les gendarmes. Peu avant l'intervention d'hier, Joël, employé municipal à Lautrec, était beaucoup plus inquiet que l'agriculteur : les démineurs l'ont sollicité pour manipuler le tracto-pelle de façon à creuser le trou de 3 m de profondeur devant accueillir la bombe. « Mon engin, il ne risque rien ? Je n'ai pas prévenu ma femme… »

Joël s'est brillamment acquitté de sa mission. Pendant ce temps, Isabelle et Fernand Capelle, accompagnés de leur voisine Annie, ont dû quitter leur domicile pour sortir du périmètre de sécurité : « L'ancien propriétaire de cette terre, avant Gérard, l'a travaillée pendant 30 ans, il n'a jamais rien trouvé », assure Fernand. Annie, domiciliée à 150 mètres de « La Bouriette », allait cuisiner quand on l'a priée d'évacuer : « Dans ces cas, il faut écouter les ordres, dit-elle. On ne pensait pas qu'ils allaient la faire sauter là. Tout ça, c'est un événement pour nous ! »

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Publié le 29/03/2012 07:47 | P S.

Albi : On peut visiter le chantier des Cordeliers

Arthur, 6 ans et demi, découvre le gigantesque chantier avec son grand-père. Impressionnant. /Photo P S.

C'est nouveau et ça marche. On peut désormais visiter le chantier des Cordeliers, tous les mercredis après-midi. La sécurité et la curiosité sont ainsi satisfaites.

Juste une petite affichette apposée sur la porte du Point info. Pas plus. Mais le bouche à oreille a fait son œuvre et ils étaient une dizaine, hier après-midi, à découvrir l'énorme chantier des Cordeliers, derrière le gymnase de l'Athanor. Vue imprenable et conseils éclairés des techniciens de la ville. Fini les badauds agglutinés aux gilles de l'entrée du chantier, sur l'avenue de Gaulle. Trop dangereux. «Il a vite fallu trouver une solution, confie Geneviève Parmentier, l'élue chargée du dossier du Grand Théâtre. Nous avons mis une bâche qui a été déchirée, puis des panneaux. Et puis Philippe a eu l'idée d'organiser des visites guidées du chantier. Nous avons démarré mercredi dernier.»

Philippe assure aussi avec Guy la permanence du point info avec vidéos et maquettes ainsi que les visites. «Nous avons une vue d'ensemble du chantier et sans aucun risque maintenant pour les visiteurs», explique-t-il. Parmi les visiteurs, des étudiants de l'école d'architecture. «Beaucoup ont choisi de travailler sur le projet des Cordeliers, nous avons été pas mal sollicités», ajoute l'élue qui reçoit également des Albigeois, des Tarnais, des retraités avec leurs petits-enfants. Certains font même des demandes d'abonnement pour le futur Grand Théâtre! Patrick passe tous les jours devant le chantier. Hier, il a quitté son quartier de l'ancienne piscine pour la visite guidée de 15h15.

Bernard, néo albigeois, a fait le détour avec Arthur, son petit-fils de 6 ans et demi. «Nous sommes allés à la médiathèque et j'ai appris qu'on pouvait visiter le chantier. Alors on est venu. C'est spectaculaire. On s'intéresse à tout ce qui bouge à Albi !» C'est gratuit et la marche à suivre est simple. Il faut se présenter impérativement au Point info sur l'avenue de Gaulle avant de se lancer sur les hauteurs du grand trou. Dépêchez-vous, il sera bientôt rebouché.

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Publié le 30/03/2012 10:05 | M. L.

Albi : La nouvelle vie du musée Lautrec

Photo DDM, Jean-Marie Lamboley

Après 10 ans de travaux et seulement trois mois de fermeture, le musée Toulouse-Lautrec rouvre au public lundi 2 avril à 10h. Un Palais de la Berbie magnifiquement rénové pour des collections enrichies.

Plus de 20 ans se sont écoulés depuis que Danièle Devynck, conservateur en chef du musée Toulouse Lautrec, nommée à Albi 1987, a déposé un nouveau projet muséal pour un vaste programme de rénovation du Palais de la Berbie.

Conjuguer le haut niveau d'exigence de l'architecte en chef des bâtiments de France, pour ce Palais du XIIIe siècle, et l'indispensable modernisation d'un musée aux ambitions internationales, n'aura pas été le moindre défi. L'investissement global de 33 M€, dont 7M€ pour le département du Tarn, propriétaire du Palais depuis un décret de Napoléon en 1811, et autant pour la ville d'Albi, propriétaire par legs des œuvres de Lautrec, est à la mesure du récent classement de la cité épiscopale au patrimoine mondial de l'Unesco.

Une fierté légitime

Après 10 ans de travaux et seulement 3 mois de fermeture, le musée a doublé sa surface d'exposition, s'est doté entre autres d'un auditorium en sous-sol, d'ascenseurs, de réserves sécurisées, d'un nouvel accueil avec boutique et vestiaires et d'une toute nouvelle salle d'exposition temporaire adaptée aux grandes œuvres, peintures et sculpture.

C'est véritablement un nouveau musée, totalement repensé, dans une ensemble architectural particulièrement mis en valeur, que le public va pouvoir découvrir dès lundi.

Nul doute que les Albigeois s'y presseront, avec la fierté légitime d'habiter une ville choyée par l'histoire.

Inauguration

Le nouveau musée sera inauguré en privé samedi matin, en présence de Martin Malvy, président de région, Thierry Carcenac, président du département et Philippe Bonnecarrère maire d'Albi.

En raison de la période de réserve, de rigueur avant l'élection présidentielle, aucun ministre ni représentant de l'état n'est annoncé. Lundi 2 avril à partir de 10 h, le musée sera rouvert à tous les publics.

L'art moderne s'installe et s'étoffe au deuxième niveau

« On voudrait que les gens ressentent le lien entre le fonds de la collection Lautrec et l'art moderne ». Dans le nouveau parcours muséal de Danièle Devynck, conservateur en chef du musée Lautrec, l'art moderne, du XIXe jusqu'à la moitié du XXe, sera particulièrement mis en valeur au 2e niveau, au-dessus de l'aile des Suffragants et le long des quais.

Au fonds existant déjà, viendront s'ajouter 7 œuvres, prêtées par le musée d'Orsay pour une durée de deux ans. Les œuvres choisies sont celles d'artistes formateurs ou proches de Lautrec comme Pierre Bonnard, Fernand Cormon ou encore Édouard Vuillard du courant des Nabis. Un portrait de Romain Coolus ami de Lautrec, réalisé par Vuillard, viendra ainsi rejoindre un portrait de ce même Coolus réalisé par Lautrec et appartenant au musée.

L'histoire d'une renaissance

Avec une totale métamorphose de la présentation de ses collections d'art moderne, le musée, par les choix de son conservateur, souhaite à la fois raconter comment s'est constitué le fonds du musée dans les années 1940-1950, et offrir également « un regard sur les goûts de l'époque ». L'histoire encore, bien plus récente, sera à l'honneur pour la première exposition temporaire installée dans la nouvelle et volumineuse salle en sous-sol, ouvrant sur le jardin. Le public pourra y suivre, pas à pas, les travaux engagés en 2001, du creusement de la cour d'honneur à toutes les découvertes, des mosaïques aux peintures cachées. Des tirages grands formats de photographies en couleur racontent tout le déroulement du chantier. Sans oublier les nouvelles œuvres du peintre albigeois, jamais exposées, qui sont venues enrichir la collection Lautrec du musée. Les fidèles du palais, autant que les nouveaux venus, peuvent s'attendre à des surprises.

Le chiffre : 33 Millions d'€ > de travaux. C'est le coût total (HT) des travaux de restructuration du musée (muséographie et monument). L'état en a financé 33%, l'Europe 5%, la région Midi-Pyrénées 16,5% et le département du Tarn et la ville d'Albi 22,5% ( 7,3M€) chacun.

interview : Danièle Devynck, conservateur en chef du Musée Lautrec

"On a travaillé au service d'un lieu, d'une collection"

Dix fois, vingt fois dans la même journée, répondre aux questions, en français, en Anglais, sur Toulouse Lautrec, le Palais de la Berbie, les 10 ans de travaux… La presse nationale et internationale est venue en nombre, comme il y a quelques jours, témoigner sur place d'un intérêt croissant pour le musée, classement Unesco oblige. Même si elle avoue avoir en permanence « beaucoup de stress », Danièle Devynck le laisse rarement filtrer. Elle poursuit un chemin entamé il y a plus de vingt ans. « J'ai écrit ce programme en 89-90. Sur la durée, le plus difficile aura été de conjuguer un musée qui vive et crée des événements avec un chantier en cours, faire que le public ne s'en rende pas compte et soit en sécurité ».

Avant l'installation future de l'administration au 3e niveau du palais, dans son bureau donnant sur le Tarn, à portée de main, le petit casque orange est en bonne place. « Depuis 2001, tous les mercredis, je fais la visite du chantier » résume celle qui jour après jour, dialogue avec l'architecte en chef des bâtiments de France Patrice Calvel et Fabrice Mazeaud l'architecte du cabinet Dubois et associés, chargé du projet. à quelques jours de la réouverture du musée au public, elle confie « le plaisir d'avoir travaillé avec une équipe de gens motivés ; une aventure humaine » savoure-t-elle. En janvier dernier, quand l'essentiel du chantier a été livré, c'est pour son équipe qu'elle a tenu à faire une visite en avant-première. Comblée ? Le mot ne lui convient pas. « On a fait, nous tous, les gens impliqués, au mieux de ce que l'on pouvait. On a travaillé au service d'un lieu, d'une collection. Je sais qu'il y aura des critiques… Il faut que le public vienne savourer ce lieu magnifique. On attend cette rencontre », confie encore Danièle Devynck avec une émotion cette fois bien visible. « Ce projet, c'est 20 ans de ma vie professionnelle », pense-t-elle à voix haute. Une lourde tâche qui mériterait bien la Légion d'honneur. Elle l'a déjà et on comprend pourquoi.

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Publié le 31/03/2012 09:49 | Jean-Marc Guilbert

Reconnaissez-vous ces Castrais du XIXe ?

Qui sont ces personnages probablement photographiés dans leur atelier ? L'appel est lancé auprès des lecteurs et des visiteurs de la bibliothèque./ DR. archives et Société Culturelle pays castrais.

Les mystérieuses photographies datant de 1850 à 1890 découvertes dans un vieil atelier du centre-ville suscitent une véritable curiosité à l'expo de la bibliothèque. La Dépêche en publie quelques exemplaires.

Regardez bien les visages de ces Castrais. Dans leurs costumes bien apprêtés, ces revenants des années 1850-1890 semblent surgir d'une époque bien plus lointaine. Suffisamment en tout cas pour susciter un élan de curiosité à l'occasion de l'exposition de photographies proposée à la bibliothèque municipale.

Ici en effet, l'espace culture multimédia et les archives municipales présentent une collection de portraits photogaphiques anciens, essentiellement datés des années 1850 à 1870 (notre édition du 14 mars). Une expo photo d'anonymes qui fait appel à la participation du public castrais pour identifier les œuvres exposées.

Depuis l'ouverture de l'exposition, Christian Viala du service multimédia confie : « Pour l'instant, personne n'a su reconnaître les identités de ces personnes photographiées par Théophile Marc. En revanche, des visiteurs viennent nous rencontrer pour nous présenter des plaques de verre sorties de leurs archives et se demandent comment les traiter ou faire des tirages. » Quelques familles ont aussi émis le souhait de faire des dépôts de collections aux archives municipales.

L'espace culture multimédia propose d'ailleurs gratuitement aux abonnés de la bibliothèque des ateliers de retouche et numérisation des photographies anciennes. (renseignements auprès de la bibliothèque)

La chasse au trésor se poursuit donc depuis début mars autour de ces images qui présentent des visages de Castrais. Les indices sont maigres mais l'énigme n'est que davantage croustillante : une décoration de militaire, un bout de mur caractéristique, le jouet d'un enfant ou un coussin pour broder. A chaque image, se trouve cachée derrière une histoire à raconter.

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Publié le 31/03/2012 10:41 | La Dépêche du Midi

Nages : Un cimetière au fond du lac

«Nous avons répertorié 20 tombes », affirme Alain Rodrigue, président du comité départemental d'archéologie (CDA), avant d'ajouter : « C'est donc un petit cimetière. » Voilà de quoi tempérer l'exaltation du profane, même si la mise à jour de traces funéraires de l'avant-dernier millénaire reste séduisante.

L'histoire remonte en 2010, lorsque Vincent Vallès, résident secondaire sur la commune, trouve des indices d'occupation humaine ancestrale. Guidé par le respect de l'intégrité des lieux, il alerte Robert Pistre, alors président du centre de recherches du patrimoine de Rieumontagné. La vidange du lac n'étant pas d'actualité, le site n'est accessible que quand le Laouzas est en étiage.

Ainsi, du lundi 26 au mercredi 28 mars, Jeannie Cadeilhan est chargée par le ministère de la Culture d'évaluer la découverte. Croquis en main, l'archéologue du CDA informe : « Ces tombes ont été établies entre le VIe et le IXe siècle. Elles sont orientées vers le Soleil levant mais, pour l'heure, il ne peut être établi s'il s'agit d'un peuple christianisé. » Les dépouilles - dont les os ont été définitivement rongés par la terre et le temps - sont délimitées par une série de petites pierres levées, la plus importante se trouvant à l'ouest, derrière la tête.

Venus du pays albigeois et de Puylaurens, cinq bénévoles, armés de balayettes, truelles, pelle, balai et seau, donnent ici libre cours à leur passion.

De loin en loin, ils s'arrêtent pour montrer une pièce. Si celle-ci présente un intérêt historique, son emplacement est aussitôt répertorié sur le site.

Comme sur le croquis de Jeannie Cadeilhan qui précise : « Nous avons trouvé effectivement des fragments de silex taillé et un peu de céramique. Avec la reconstitution d'une tombe, tout cela sera exposé dans quelques mois au musée de Rieumontagné. » Un volet historique auquel Robert Pistre aura apporté sa pierre - polie en l'occurrence - puisqu'en revenant de visiter le chantier de fouilles, il a découvert une hache d'époque.

Quant à la petite nécropole, elle sera bientôt à nouveau enfouie au fond du lac, sous des eaux qui par leur travail de sape ont décapé la terre végétale.

Et permis de mettre à jour les rites des anciens.

 

Page réalisée à partir du site de La Dépêche du Midi

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