Le Canal du Midi,

un joyau à préserver

Publié le 24/11/2011 03:48 | Jean-Marie Decorse

Il faut sauver le Canal du Midi

Pour tous les amoureux et les défenseurs du Canal du Midi, c'est un véritable arrache-coeur : il va falloir abattre 42000 platanes le long de ce cours d'eau artificiel considéré comme le plus grand chantier français du XVIIe siècle!

Le canal perd peu à peu sa chevelure verdoyante en raison, non pas de son âge vénérable, mais de ce mal implacable qui a pour nom le chancre coloré.

Un cadeau empoisonné hérité des GI's qui, en août 1944, débarquèrent en France avec leurs caisses d'armes en platane.Dans le bois, se dissimule un parasite que les ingénieurs agronomes ont mis trente ans à identifier.

L'arrivée du «platanor»

Mais personne n'est parvenu à se débarrasser de cette plaie.Jusqu'à ce qu'un chercheur de l'Inra, André Vigouroux, finisse par trouver une variété hybride plus résistante. Une bataille génétique qui, à force de croisements, a donné le «platanor» censé lutter contre le champignon ravageur. Mais impossible de savoir si le mal est à la racine ou ailleurs.

Le Canal du Midi propriété de l'État, dont la gestion est assurée par Les Voies navigables de France (VNF), n'a jamais été aussi fragile.Sa dégradation résulte du peu d'attention qu'on a portée au fil des années à ce fil de l'eau qui enchante les touristes.

Contrairement à des idées reçues, le classement du canal au patrimoine mondial en 1996 n'a apporté aucun moyen financier supplémentaire pour l'entretien. Il est vrai que cette notoriété, fût-elle tardive, a permis d'accroître régulièrement la fréquentation touristique. Mais le label Unesco peut être remis en cause à tout moment.

Il y a donc urgence à trouver la solution, d'autant plus difficile que l'État se dessaisit en partie du dossier en demandant à la collectivité de financer aussi. Une bataille que Nathalie Kosciusko-Morizet, présente aujourd'hui dans l'Aude, aura bien du mal à trancher.

Alain Chatillon, mandaté par François Fillon pour mener la médiation, a bien des pistes, mais n'en dit mot.

D'autres estiment que les agences de bassin par exemple, établissements publics gestionnaires de la ressource en eau, pourraient entrer dans le tour de table financier.Le débat est largement ouvert…

Une maladie incurable

Ceratocystis Platani n'a été détecté qu'en 2006 sur le canal du Midi. Ce champignon microscopique est capable de tuer un platane centenaire en quelques années. C'est dans le Languedic-Roussillon que le foyer est le plus brûlant. Mais les spécialistes s'inquiètent légitimement de la propagation du chancre coloré.

Le diagnostic est maintenant connu mais sans qu'il existe de traitement. Il a fallu porter de 2 000 à 4 000 le nombre d'arbres abattus d'ici la fin de l'année prochaine. Pour tenter d'enrayer la progression de la maladie, il faut abattre les arbres sains dans un rayon de 50 mètres autour de chaque foyer. Pour Jacques Noisette, responsable de VNF, la maladie connaît une « croissance exponentielle ». Selon le spécialiste du chancre, André Vigouroux, ancien chercheur de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), 90 % des arbres sont déjà contaminés. L'ennui, c'est que le platane n'est pas seulement un élément constant et symbolique du paysage du midi. L'arbre avait été choisie sous Napoléon III pour sa capacité à retenir les berges, grâce à son système de racines qui s'entremêlent sous l'eau.

On attend maintenant les résultats de l'étude conduite par la Commission nationale supérieure des sites pour connaître le montant exact de la facture qui nous attend tous.

Alain Chatillon, sénateur-maire de Revel, Monsieur «Canal du Midi» nommé par François Fillon

"Donner plus de place aux Régions"

Voilà 70 ans, dites-vous, que les gouvernements auraient dû réagir pour sauver les arbres du canal du Midi ?

Oui, aucun gouvernement ne l'a fait jusqu'à ces derniers temps. Certes, la question du financement reste à affiner. On a parlé de 200 m€, peut-être de 220… On n'en sait rien. Les études doivent dire d'abord comment on va mener la replantation. On nous propose du platanor qui résiste, mais il faut s'en assurer. Faut-il aussi prévoir une harmonie d'arbres qui permette d'avoir ce dôme indispensable au-dessus du canal du Midi ? Car le vrai problème du canal, c'est celui de l'évaporation de l'eau. Il faut maintenir tout à la fois une température la plus basse possible et être un élément d'agrément pour le tourisme.

Le problème du canal du Midi est celle des autres canaux ?

C'est pourquoi nous avons décidé d'élargir l'étude à l'ensemble du canal, jusqu'à celui des Deux mers. Nous formons un tout de la Méditerranée à l'Atlantique, et notre démarche doit être commune pour s'opposer déjà le plus vite possible à ce chancre qui se développe de manière exponentielle.

Vous plaidez pour que les Régions participent beaucoup plus à la gouvernance ?

Aujourd'hui, le gouvernement dit : c'est un tiers chacun, collectivités, État et mécénat. Je pense qu'il faut ouvrir le dialogue avec le préfet et les trois présidents de Région. Je suis très attentif au coût budgétaire et à la façon dont on gérera le canal. Car il ne s'agit pas que des arbres ; quand on les enlèvera, il faudra s'occuper alors des glissements de terrain. Le dossier nous suivra sur 15 ans. Sur le mécénat, je suis moins optimiste compte tenu de la crise, mais pourquoi pas ? Je pense à d'autres systèmes de financement, avec une gouvernance plus partagée avec les Régions. Si celles-ci payent, il est normal qu'elles soient associées sinon ça ne marchera pas. Il y a de la part de NKM une volonté d'ouvrir, mais tout le problème est de savoir où on met le curseur. Le canal reste un atout magique pour nos territoires. Il faut à tout prix trouver des solutions.

 

Publié le 24/11/2011 08:08 | Recueilli par J.-M.D.

Les présidents de régions se mobilisent

Martin Malvy. / DDM

La cause est bonne et commune. Les trois Régions Midi-Pyrénées, Aquitaine et Languedoc-Roussillon unissent leur action pour assurer la défense du canal.

Dès juillet, Martin Malvy (ci-contre), président du conseil régional Midi-Pyrénées avait regretté la décision de Nicolas Sarkozy de « venir en aide » aux collectivités locales dans le sauvetage du canal. « Quand, pour les platanes, le chef de l'État se dit prêt à s'associer aux collectivités locales, il inverse les rôles. Le Canal du Midi est propriété de l'État. C'est donc lui qui en est responsable, et c'est de Voies Navigables de France, établissement public placé sous l'autorité exclusive de l'État, que dépendent les propositions et les solutions. Autrement dit, ce sont les collectivités locales, qui s'associeront à l'État si elles en ont les moyens, et non l'inverse », indiquait alors Martin Malvy. Une prise de position partagée par Alain Rousset (ci-dessus à droite) pour l'Aquitaine. Le président de la Région a voté le 14 novembre une subvention d'1 million d'euros pour le canal des Deux-Mers. Dans cette somme, 450 000 euros vont à VNF pour la défense des berges, et 250 000 euros pour des travaux d'étanchéité du Pont canal d'Agen. En juillet 2009, la préfecture de région, l'agence de bassin Adour-Garonne et les deux présidents de région Martin Malvy et Alain Rousset avaient signé une charte de coopération « Canal des Deux-Mers » dont le but était la préservation du canal et la valorisation pour le tourisme d'un mode de transport doux.

Côté Languedoc-Roussillon, le président de Région Christian Bourquin a très tôt dénoncé « l'incurie de l'État. » Contrairement aux régions Midi-Pyrénées et Aquitaine, il n'a jamais signé de partenariat avec VNF, établissement public créé en 1991 par Michel Rocard pour gérer les canaux et les rivières navigables en France. « C'est un leurre » dénonçait encore au mois de juin Christian Bourquin, emboîtant ainsi le pas de son prédécesseur Georges Frêche qui refusait de prendre le canal à sa charge. En octobre, les voix des sénateurs Christian Bourquin, Robert Navarro (34) et Roland Courteau s'étaient élevées, en octobre, au Palais du Luxembourg à propos de la facture de 200 M€ nécessaires pour remplacer les 42 000 platanes du canal.

 

Publié le 24/11/2011 08:06 | Recueilli par Jean-Pierre Bédéï

NKM : "Il faudra remplacer tous les platanes"

Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie / DDM

Est-il vraiment nécessaire de couper les 42 000 platanes qui bordent le canal du Midi ?

On ne sait pas soigner la maladie qui touche ces arbres. Une fois qu'un platane est infecté, il meurt. Et il meurt relativement vite, entre trois et cinq ans, de manière visible en devenant un genre de totem décharné. On connaît des techniques pour reculer l'infection mais la maladie est très volatile et on ne sait pas l'arrêter. Tous les arbres finiront donc pas être infectés. En essayant d'isoler des parties du Canal, on peut retarder le moment de l'abattage mais on ne peut pas arrêter la progression de la maladie. La perspective qui se profile, c'est la mort de tous les arbres.

Faut-il raser tous ces arbres de manière immédiate ?

On n 'a pas besoin de les couper tous immédiatement car certaines parties du canal ne sont pas encore infectées, mais dans les années qui viennent on sait qu'il faudra remplacer tous les arbres.

Quel est le calendrier d'abattage de ces platanes ?

Les travaux commencent dans les sections infectées, et un plan est mis en œuvre pour essayer d'isoler certaines parties afin de retarder l'infection. Je viens à Trèbes sur une de ces sections où il y a abattage et replantation.

Comment va s'opérer la replantation ?

On ne veut pas tout replanter en platanes. Des marchés sont passés. A Trèbes, il y aura des platanes et des tilleuls car on veut mettre de la variété.

Le coût de l'abattage est estimé à 200 millions d'euros sur 10 ans. Le canal du Midi étant géré par les Voies navigables de France, n'est-ce pas à l'État de prendre en charge la totalité de ce coût ?

Nous prévoyons de diviser le financement des travaux en trois tiers, un pour l'État, un pour les collectivités territoriales, et un pour le mécénat. Pourquoi une telle répartition ? Parce qu'il est normal que tout le monde prenne ses responsabilités dans un contexte difficile sur le plan budgétaire, mais aussi parce que, si par le passé le Canal a été une voie de transport commerciale, donc relevant de l'État, elle ne l'est plus aujourd'hui. Désormais, on y pratique surtout le tourisme avec des retombées importantes en terme d'image et d'emplois pour les collectivités territoriales. Il est donc naturel que celles-ci s'engagent.

Comment souhaitez-vous faire participer le privé au financement ?

Il y a trois moyens de s'engager pour le privé. Comme on l'a fait pour le château de Versailles, on peut créer une association des Amis du canal du Midi qui participe à des replantations par biefs qui sont les espaces entre deux écluses. Cela permet d'avoir de la visibilité pour les entreprises qui s'engageront. Nous visons aussi les particuliers avec un ticket d'entrée faible pour obtenir la participation la plus populaire possible avec une fibre régionale. J e cherche aussi à développer les outils sur les réseaux sociaux sur Facebook. Enfin, je voudrais parvenir à un autre mode de participation du privé : les financements innovants. Certaines entreprises de transport proposent de la compensation carbone. En l'occurrence, on pourrait compenser l'impact carbone d'un voyage en replantant des arbres du Canal du Midi. J'ai mandaté le sénateur Alain Chatillon pour travailler sur ces trois options de mécénat.

Vous demandez un effort aux collectivités locales alors qu'elles connaissent déjà des difficultés financières. Lesquelles visez-vous plus particulièrement ?

Toutes les collectivités locales qui bénéficient des retombées économiques locales, qui, je le rappelle, sont évaluées à 122 millions d'euros, ont vocation à se mobiliser. Ensuite, cela dépendra de leurs capacités financières.

Après le report de la réintroduction des ours dans le Béarn, faut-il s'attendre prochainement à une réintroduction dans les Pyrénées ?

C'est un sujet toujours en discussion. Selon les experts, pour faire vivre cette population des ours, il faudrait procéder à une réintroduction. Cela avait été écarté au printemps dernier car cela semblait compliqué en terme d'acceptabilité locale. Cette question sera reposée. Mais aujourd'hui, elle n'est pas d'actualité, ne serait-ce que pour des motifs saisonniers, parce que la réintroduction des ours ne peut se faire qu'au printemps pour des raisons qui sont liées à la vie de l'animal.

 

Publié le 16/11/2011 09:41 | Gladys Kichkoff

Castelnaudary (11) : Le canal restauré comme au XVIIe

La calade de l'écluse du Tréboul retrouvera son lustre d'antan./Photo DDM, Gladys

À l'écluse du Tréboul, règne une grande effervescence. Plus d'une vingtaine de cadres et d'agents de VNF, Voies navigables de France, sont en formation avec Philippe Bertone et Hervé Nicolas, des Ateliers du paysage ainsi que Mariano Marcos, architecte retraité des Bâtiments de France. « Il s'agit de réapprendre des méthodologies de travail qui ne sont pas forcément les plus courantes », explique Louis Godard, responsable de la subdivision. « Nous enseignons les techniques traditionnelles de restauration telles qu'elles étaient utilisées au XVIIe siècle à la construction des écluses avec essentiellement des matériaux comme la chaux et le sable. Il s'agit de se réapproprier des savoir-faire, un ouvrage », entame Philippe Bertone.

Un challenge pour cette entreprise venue des Alpes-de-Haute-Provence, spécialisée dans la restauration, la formation et le diagnostic patrimonial. Candidate à l'appel d'offres lancé par VNF, elle a dû, en effet, se replonger dans les archives pour apprendre les spécificités des ouvrages du canal du Midi tels que Pierrre-Paul Riquet les avait conçues, du langage aussi et les techniques d'alors. « Nous avons, par ailleurs, travaillé avec un industriel - la société Soclé- fabricant de chaux qui a remis au point et testé, en laboratoire, les anciens mortiers».

Les pierres -grès, basalte ou calcaire- parce que locales, sont celles utilisée, tout comme les galets bien de chez nous.

Avec ce chantier école, la calade du Tréboul retrouve une nouvelle jeunesse. La formation des agents de VNF leur permettra également d'encadrer des entreprises sollicitées pour des travaux de restauration.

 

Publié le 09/11/2011 08:10 | La Dépêche du Midi

Aude : 160 Platanor et 190 tilleuls replantés

Quinze Platanor pour commencer et cent quarante-cinq pour continuer afin de rendre à la portion trébéenne du canal du Midi, sa belle rangée d'arbres. Comme nous l'indiquions dans notre édition du 3 novembre, c'est le 24 novembre prochain que sera lancé à Trèbes, le tout premier chantier de replantation des platanes abattus, décimés par le chancre coloré. Un bon mois sera nécessaire à VNF pour reboiser le secteur avec 160 spécimens de Platanor, cette variété hybride résistante au chancre. Coût de l'opération : 167 000€. Dans la foulée, c'est aussi le chemin de halage de Villedubert qui retrouvera son profil arboré. Là, 190 tilleuls seront plantés pour un montant de travaux de 73 000€.

 

Publié le 07/11/2011 - 09:18 | Didier Babou

Carcassonne (11) : Travaux d'entretien du Canal du Midi jusqu'en décembre

Paul Paraire président de la Fédération de pêche et Yves Gonzalez, secrétaire./Photo DDM, Sébastien

Il porte plutôt bien son âge, le vénérable Canal du Midi, qui soit dit en passant soufflera l'année prochaine sa 330e bougie ! Mais, comme dit l'autre, « le temps aux plus belles choses se plaît à faire un affront » et il faut bien se résoudre à de sérieux travaux d'entretien, faute de quoi les « agences de notation » du Patrimoine mondial risqueraient bien de menacer son AAA. Blague à part, chaque année, Voies navigables de France met certains biefs au chômage, c'est le terme approprié pour signifier que l'on met à sec certaines parties afin de réaliser des travaux indispensables.

C'est le cas cette année encore donc sur la période qui court du 1er novembre au 24 décembre, et jusqu'à maintenant, outre la navigation, pas très aisée sur un canal sans eau, la pêche était aussi interdite. Une situation que Paul Paraire, le président chaurien, et donc « canalophile » de la Fédération de l'Aude de pêche et de protection des milieux aquatiques jugeait inopportune, d'autant que cette même Fédération, ou du moins ses associations adhérentes, louent, pour des sommes significatives, les baux de pêche, sur le Canal et ailleurs, afin de permettre à leurs adhérents de pratiquer leur art.

Donc, pour la première fois cette année, la pêche sera ouverte pendant la période de chômage mais seulement dans les biefs qui resteront en eau. Petite précision utile, le nom du bief porte celui de l'écluse qui se trouve en aval. Exemple le bief de Saint-Jean à Carcassonne démarre à l'écluse de Saint-Jean (là où la route Minervoise rejoint la rocade) et remonte vers Carcassonne.

Les biefs ouverts

Ainsi donc sur toutes les parties du Canal du Midi et ses ramifications, canal de jonction et canal de la Robine on pourra continuer de pêcher uniquement bien entendu dans les biefs en eau suivants :

Canal du Midi : biefs de Saint Roch, de Villepinte, de Sauzens, de Bram, de Ladouce, de Carcassonne, de l'Evêque, de Villedubert, de Marseillette, de Jouarres, de Fonserrane, dit le grand bief, le plus long du Canal du Midi qui mesure 53 km de long !

Canal de jonction : biefs de Gailhousty, et de Moussoulens (fleuve Aude).

Canal de la Robine : biefs de Raonel, de Gua et de la Charité.

En outre, les services de la Fédération de pêche procèdent à des pêches électriques de récupération dans les biefs qui sont vidés afin d'éviter la mortalité des poissons contraints de survivre dans de trop petites quantités d'eau.

Comme chaque année, VNF vide certains biefs duCanal du Midi pour cause de travaux. Mais cette fois-ci les pêcheurs ont anticipé et se sont réservé des zones de pratique.

Carpes, brochets… et même un silure !

Malgré une mauvaise réputation tenace (due peut-être à leur couleur changeante), les eaux du Canal du Midi ne sont pas aussi polluées qu'on le croit et reçoivent d'ailleurs très peu d'affluents susceptibles d'y drainer des rejets industriels, agricoles ou domestiques. Résultat, les poissons y sont nombreux, en quantités et en espèces. Tout au fond les poissons fouisseurs, carpes, tanche, brème et même anguille, entre deux eaux gardons et rotengles tentent d'échapper aux carnassiers, sandre et brochet notamment, mais aussi black bass, perche française et on a même capturé un silure du côté de Castelnaudary. En surface ont voit de plus en plus d'ablettes ce qui est le signe d'un bon niveau qualitatif de l'eau. Une riche activité biologique qui attire malheureusement les espèces invasives au rang desquels le poisson chat fait figure d'ennemi absolu. La loi interdit d'ailleurs de le remettre à l'eau lorsqu'il est capturé et de le transporter vivant. Quant à l'écrevisse américaine et au ragondin, s'ils ne dérangent pas vraiment les pêcheurs, ils causent des dégâts considérables sur les ouvrages.

 

Publié le 06/11/2011 09:19 | Emmanuel Vacksmann

Bonrepos-Riquet (31) : Les fleurs et les plantes font leur show au château

Plantes et fleurs rencontrent toujours un grand succès auprès du public. / Photo DDM

Depuis hier et jusqu'à ce soir 17 heures, le château de Bonrepos-Riquet accueille la seconde édition de ses Journées des Plantes, organisée par l'association Les Amis de Riquet. En effet, la famille du génial bâtisseur du Canal du Midi a toujours œuvré pour développer l'art des jardins. C'est notamment à Victor-Maurice de Riquet, son petit-fils, que l'on doit les jardins de la reine Marie-Antoinette, au Trianon de Versailles.

Ainsi, tout le week-end, le château est transformé en pépinière où chacun peut découvrir et acquérir nombre de variétés de fleurs et plantes. Des exposants spécialisés proposent des semences bio, des fruits et légumes anciens, et des végétaux de toutes régions. Certains stands dévoilent des produits dérivés tels que des huiles essentielles, des livres, des vêtements de jardinage ou des outils à l'ancienne. Les plus gourmands peuvent s'attarder sur l'espace réservé à la trufficulture ou l'emplacement consacré au miel…

Trois pôles d'intérêt

Le site est organisé en trois pôles : une partie des producteurs présente ses plantes dans la cour ouest, le rez-de-chaussée du château est réservé aux produits dérivés, et l'orangerie, fraîchement rénovée, accueille tous les autres exposants. C'est donc l'occasion pour les visiteurs de choisir des plantes pour leurs jardins, d'obtenir tous les conseils nécessaires, et de visiter une partie du château.

Sylvie Boulay, présidente des Amis de Riquet, a beaucoup voyagé pour dénicher des exposants à la hauteur de l'évènement : « Je suis allé visiter des sites de qualité, comme le château de Gaujac. C'est un endroit fabuleux où l'on fait de belles rencontres ».

En partenariat avec le syndicat d'initiative, c'est un petit groupe extrêmement soudé qui a organisé cette manifestation : « Les amis de Riquet comptent une vingtaine de membres très actifs », précise Sylvie Boulay.

Cerise sur le gâteau, Sylvie Boulay a soigneusement choisi quelques artistes dont les créations enrichissent la manifestation. Pour elle, c'est une évidence : « J'essaie de mêler l'Art à l'Art des fleurs et des plantes ».

 

Publié le 04/11/2011 08:26 | P. A.

Trèbes (11) : Le Boat : les meilleurs résultats pour la base trébéenne

De plus d'une dizaine en plein été, l'équipe est réduite en ces mois de fermeture du canal.

Avec les derniers jours d'octobre, fini la navigation sur le canal du Midi. Place désormais à l'entretien de la flotte du Boat sur le port trébéen. La société britannique, à travers son directeur de la communication Felipe Escobar, basé à Castelnaudary, se félicite de cette saison et en particulier sur Trèbes qui a enregistré le meilleur ratio des cinq bases que possède Le Boat sur le canal. Un taux de réservation de 25,7 semaines par bateau sur l'ensemble de la saison débutée à la mi-mars. « Dans le contexte économique actuel, nous nous réjouissons des résultats comparables à ceux de l'an dernier », résume-t-il. Les clients allemands sont toujours les plus nombreux (un tiers environ) suivis des Britanniques et des Français. « Nous avons noté un accroissement des croisiéristes belges mais aussi des Nord-Américains qui reviennent. Les Italiens ont été assez nombreux également », note Jean-Michel Segarra, le responsable du port de Trèbes. Si juillet n'a pas été bon du fait du temps exécrable sur la France, septembre a bien rattrapé et arrive en 2e position derrière l'indétrônable mois d'août. Comme la saison passée, un phénomène récent se confirme, la durée des croisières qui diminue à mettre en relation directe avec la crise qui sévit toujours.

Le fait marquant est aussi l'introduction du premier bateau nouvelle technologie, le « Vision », un navire hybride marchant au gas-oil et à l'électricité : « Grâce à une batterie de lithium, il a trois heures d'autonomie environ et nous allons développer cette gamme au sein de notre flotte », conclut plein d'optimisme Félipe.

 

Publié le 03/11/2011 10:05 | La Dépêche du Midi

Bonrepos-Riquet (31) : Les jardins du château transformés en pépinière

L'an dernier, la première édition des journées des plantes a réuni près d'un millier de visiteurs./ Photo DDM

En 2010, la première édition des journées des plantes de Bonrepos-Riquet a rassemblé près d'un millier de visiteurs. L'association « Les amis de Riquet » a donc très logiquement décidé de réitérer sa manifestation.

On connaît Pierre-Paul Riquet en tant que génial bâtisseur du canal du Midi, mais on connaît moins l'influence des Riquet dans l'art des jardins. L'arrière petit-fils de Pierre-Paul Riquet, Victor-Maurice de Riquet, fut notamment le concepteur des jardins de la reine Marie-Antoinette, au Trianon de Versailles. Il est aussi à l'origine des plantations du bassin de Saint-Ferréol. De nos jours, ce sont aux descendants de Pierre-Paul Riquet que l'on doit les célèbres journées des plantes de Courson et de Saint-Jean de Beauregard, dans l'Essonne.

Fort de cette passion typiquement riquetoise, « Les amis de Riquet », en partenariat avec le syndicat d'initiative du village, ont donc choisi de profiter du cadre prestigieux qui leur était offert pour organiser les journées des plantes.

Cette année, en pleine période de plantation, ces journées accueillent une trentaine d'exposants dans les jardins du château pour une expo-vente qui se veut de qualité. Ainsi, profitant des conseils de spécialistes, cette manifestation est l'occasion pour chacun de trouver matière à garnir son jardin.

 

Publié le 03/11/2011 09:20 | La Dépêche du Midi

Trèbes (11) : Replantation, 200 millions d'euros à récolter

Ravagés par le chancre, les platanes de Trèbes sont passés de vie à trépas./Photo DDM, J.-L. B.

En visite au Cap d'Agde en juillet dernier, le chef de l'État avait indiqué que le gouvernement allait s'associer aux élus locaux pour sauver les platanes. Ce qui avait eu le don d'irriter Martin Malvy, le patron de la région Midi-Pyrénées, rappelant que c'est l'État qui est propriétaire du canal du Midi. Et entièrement responsable. Sur les 200 millions d'euros chiffrés par VNF pour remédier à l'épidémie du chancre coloré, l'État, dans sa grande mansuétude, versera 70 millions. À charge de l'établissement public de multiplier les partenariats pour compléter la somme. Et ce sont les collectivités territoriales et les régions qui sont appelées à la rescousse. Les trois régions reliées par le canal discuteront de la hauteur de leur participation, d'ici la fin de l'année avec VNF et l'État. Et pour le reste, appel aux généreux donateurs, dont des fondations privées, sera effectué. Sur ce point-là, le dossier n'avance guère.

 

Publié le 03/11/2011 09:20 | Céline Samperez-Bedos

Trèbes (11) : La deuxième vie des platanes du canal

164 platanes ont été tronçonnés au cœur de l'hiver dernier, à Trèbes, laissant les berges à nu./Photo DDM

Platanor et tilleul : ces deux essences vont commencer à repeupler les berges du canal du Midi, ratiboisées par le chancre coloré. À Trèbes, une quinzaine de Platanor vallis clausa seront plantés fin novembre par Voies navigables de France (VNF). Coup d'envoi le 24 novembre. Et dans la foulée, c'est aussi à Villedubert qu'un chantier de replantation sera lancé. Essence retenue : le tilleul. Présentées comme pilote par VNF, ces deux opérations augurent du remplacement à venir des 42 000 platanes du canal, condamnés par la progression inexorable du champignon importé des États-Unis en 1944 avec les caisses du débarquement. C'est en 2006, à Villedubert qu'a été détecté le premier foyer d'infection, obligeant à l'abattage de plus de deux cents arbres. Itou à Trèbes, où 164 platanes ont été tronçonnés au cœur de l'hiver dernier.

Kosciusko-Morizet pour lancer les travaux

La progression de la maladie cryptogamique est plus qu'avérée et inéluctable : « Aujourd'hui, on compte 350 foyers et 4 000 arbres atteints contre 200 foyers, il y a à peine un an », soupire Jacques Noisette (VNF). Seule solution pour enrayer l'épidémie : abattre les 42 000 platanes tout le long du canal classé au patrimoine mondial de l'Unesco.

En octobre 2010, VNF a déposé son dossier au ministère de l'Environnement et chiffré à 200 millions d'euros le coût de l'abattage et de la replantation. Depuis, l'établissement public a dû réviser sa copie et conduire des études supplémentaires pour se conformer aux prescriptions de l'État. Et d'une : limiter le nombre de variétés remplaçantes. Ce sont donc principalement le Platanor vallis clausa, le micocoulier et le tilleul qui reverdiront les berges. Secundo : replanter des arbres déjà adultes, berçant le chemin de halage du haut de leurs 6 à 7 mètres de frondaisons. Tertio : respecter le double alignement des rangées d'arbres.

Identifiés comme remarquables, certains sites (Trèbes, Béziers, Le Somail, Castelnaudary) verront en lieu et place de leurs platanes, pousser le Platanor, cette variété hybride de platane résistante au chancre mise au point par le chercheur de l'INRA André Vigouroux et produite par le pépiniériste avignonnais Rouy-Imbert. C'est lui, d'ailleurs, qui a décroché le marché de cette première quinzaine de clones qui prendront racine à Trèbes. Quinze contre plus de cent arbres trébéens décimés par le spore: forcément le compte n'y est pas encore. Mais en attendant que le ministère valide l'ensemble de l'opération début 2012, ce premier geste « fort » est aussi un plan vert de communication tout trouvé à quelques mois de la présidentielle. La ministre de l'Environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet sera de la fête le 24 novembre, pelle en main, pour planter le premier arbre.

Décimés par le chancre coloré, les platanes abattus seront replantés, le long du canal du Midi. Et ça commence à Trèbes, le 24 novembre, avec quinze clones Platanor.

Le chiffre : 200 millions > d'euros. Chiffré par Voies navigables de France, c'est le coût de l'abattage et de la replantation des 42 000 platanes ravagés par le chancre coloré, le long du canal du Midi. Un programme étalé sur quinze ans.

« On compte aujourd'hui 350 foyers de chancre coloré et 4 000 arbres atteints contre 200 foyers, il y a à peine un an ». Jacques Noisette, Voies navigables de France

 

Publié le 21/10/2011 08:30 | /Photo DDM, N.C.

Revel (31) : Une longue saison touristique positive

Les touristes apprécient particulièrement les espaces naturels de Revel et Saint-Ferréol./Photo DDM, E.G.

Avec une longue période d'ensoleillement, la saison touristique sur Revel et Saint-Ferréol a connu une bonne fréquentation, à partir de juin et jusqu'à l'automne.

Si comme chaque année la saison touristique revéloise a débuté à la mi-juin, les contingences météorologiques plutôt favorables auront permis de jouer les prolongations jusqu'à la fin septembre et ce mois-ci, en séjours sur le week-end. Une météo qui comme chaque année aura été prépondérante dans la fréquentation du Grand Site Touristique de Midi Pyrénées « Aux sources du Canal du Midi ».

« On a eu une période critique après le 14 juillet avec une météo exécrable », explique l'adjoint au maire en charge du tourisme, Pierette Espuny. « Certains vacanciers ont annulé leurs réservations et même certains sont partis plus tôt que prévu ». Pour le reste de l'été, la saison fut excellente en terme de fréquentation. « On a certainement profité du fait que cette année les Français sont moins partis à l'étranger. Et puis il y a aussi cette crise qui perdure et qui influe énormément sur ce qui chez nous est la deuxième activité économique ». Et puis, comme on le constate dans les points d'accueil de l'Office intercommunal de tourisme : « la façon de prendre ses vacances a changé ». En effet, déjà l'an passé on constatait que les vacanciers réservaient de plus en plus au dernier moment mais de plus en plus, on remarque un retour aux choses simples et naturelles. À Revel, avec le bassin de Saint-Ferréol, nous offrons tout ce que les gens recherchent : les espaces naturels et les produits du terroir qui sont pour nous deux éléments porteurs », ajoute Pierette Espuny. « D'ailleurs, nous l'affichons avec nos labels touristiques des « plus Beaux Détours de France », de « Station Verte de Tourisme » et de « Famille Plus ».

Pas étonnant alors que cet été, outre le marché de plein-vent du samedi matin, les commerces de bouche, les restaurants et tables d'hôtes ont réalisé une bonne saison, tout comme l'hôtellerie de plein air et classique.

« On constate également que les gens se renseignent de plus en plus sur internet pour faire leurs réservations ou composer leurs séjours et de moins en moins directement dans les points d'information touristique. On peut dire aussi que la promotion du site à la télévision porte de plus en plus ses fruits ».

 

Publié le 26/09/2011 08:19 | B. dv.

Toulouse (31) : Le canal de Brienne bientôt à sec

Les péniches amarrées à demeure devront s'équiper de passerelles un peu plus longues/Photo DDM, archives

Le canal de Brienne n'a pas été vidé depuis vingt ans ! Cette voie d'eau mais également le port de l'Embouchure, la portion de canal du Midi comprise entre l'Embouchure et la rue du Béarnais, ainsi que le canal latéral à la Garonne jusqu'à Lavande vont débuter l'année 2012 au régime sec.

En janvier et février prochains ces voies et plans d'eau seront mis au chômage pour permettre aux services des voies navigables de France (VNF) de vérifier l'état des écluses et la bonne tenue des œuvres maçonnées. Durant ces deux mois de chômage exceptionnels les bateaux et péniches stationnés sur les berges à demeure tels que le café le Cri de la Mouette ou le restaurant la Belle Chaurienne pourront rester sur place.

« Ils se poseront sur le fond, mais devront prévoir des passerelles un peu plus longues », prévient-on à VNF. Comme à chaque mise en chômage d'une portion de canal, cet assèchement promet de réserver quelques imprévus et découvertes aux agents des voies navigables chargés de curer la vase accumulée depuis deux décennies.

Outre les vélos, les caddies de supermarchés et autres vieux bidons, qui jonchent traditionnellement le fond des biefs à chaque vidange, cette mise au chômage nous réserve une surprise qui pourrait être de taille… au cours des derniers mois, plusieurs propriétaires et locataires bateaux de touristes ont signalé aux services de VNF avoir talonné sur une mystérieuse masse non identifiée immergée dans le canal de Brienne à la hauteur de la fac de l'Arsenal. Carcasse de voiture ? gros appareil électroménager ? ou coffre-fort abandonné ? La réponse avec les premiers jours de 2 012.

 

Publié le 24/09/2011 08:15 | La Dépêche du Midi

La TV japonaise sur le canal

La télé japonaise navigue ce matin sur le canal du Midi./ DR

Après Paris et Marseille, la chaîne éducative japonaise publique NHK ETV (première société mondiale de télévision) a choisi de poser ses caméras à Toulouse. Depuis quelques jours, une équipe de journalistes y réalise en effet une série de reportages : des mini-sketchs de mises en situation, ainsi que de courts sujets culturels qui viendront bientôt ponctuer et illustrer des émissions consacrées à l'apprentissage du français.

Ce matin, l'équipe embarquera à bord du Capitole. Garonne et Canal du Midi serviront alors de cadres au projet éducatif. « Une bonne occasion de promouvoir Toulouse et le Canal hors de nos frontières, estime Pierre Cardinale, le délégué à l'Union des métiers de l'industrie hôtelière (UMIH) Batellerie Midi-Pyrénées indiquant que les initiatives de ce type sont fréquentes. Les capitaines des bateaux toulousains, comme Richard Munos, accueillent très régulièrement des équipes de télévision étrangères. »

 

Publié le 11/09/2011 03:47 | La Dépêche du Midi

Bonrepos-Riquet (31) : Le château s'ouvre pour les journées du patrimoine

La visite du domaine du château de Bonrepos-Riquet attire toujours beaucoup de monde./ Photo DDM

Comme tous les ans, à l'occasion des journées du patrimoine, la fin de l'été est le moment de découvrir le domaine du château de Pierre-Paul Riquet, génial concepteur du canal du Midi, sous tous ses angles.

Samedi 17 septembre, de 14 à 18 heures, et dimanche 18, de 10 à 18 heures, les visiteurs pourront parcourir librement le domaine et profiter des commentaires que les guides apporteront sur différents secteurs des bâtiments et des jardins. Le prix de l'entrée est de trois euros (gratuit pour les moins de 18 ans) et donne accès à l'ensemble des manifestations organisées pour l'occasion. En effet, en marge des visites libres, samedi à 15 h 30, l'ensemble « Chemins Lyriques » proposera un concert lyrique de Wolfgang Amadeus Mozart dans le grand salon du château. À 17 heures, l'ensemble Helianthys donnera un concert de clavecin dans le même grand salon.

 

Publié le 26/07/2011 à 16:02 | avec Agence

La totalité des 42 000 platanes du canal du Midi vont être abattus

Les platanes, souvent bicentenaires, sont victimes d'une épidémie galopante. / Photo DDM, archives

La totalité des 42.000 platanes qui bordent le canal du Midi, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, menacés par un champignon tueur microscopique, devront être abattus d'ici une quinzaine d'années, a-t-on appris lundi auprès des Voies navigables de France (VNF).

La maladie connaît une "croissance exponentielle" depuis l'apparition du premier foyer en 2006, explique Jacques Noisette, un responsable de VNF, gestionnaire de l'ouvrage, qui estime que la progression du champignon, le chancre coloré, est beaucoup plus rapide qu'initialement prévu.

"Au départ, les scientifiques tablaient sur une progression à 25/30 ans, aujourd'hui on estime que les arbres seront tous touchés à 15/20 ans", dit-il.

Il n'existe aucun traitement contre le Ceratocystis Platani. Sa vitesse de propagation a conduit les pouvoirs publics à porter le plan d'abattage prévu de 2.000 arbres à 4.000 d'ici fin 2012 (pour environ 900 arbres abattus actuellement). "Il est probable qu'en 2013, on sera sur une moyenne annuelle d'abattage de 4.000 arbres", estime Jacques Noisette

D'après un dernier bilan rendu public par la préfecture de Midi-Pyrénées, 211 foyers et 1.338 platanes contaminés ont été recensés à ce jour. Un an auparavant, on ne comptabilisait que 58 foyers et 788 platanes contaminés depuis 2006.

Remplacés par des frênes

Parallèlement, deux premiers chantiers de replantation sont prévus dès la fin 2011. Les arbres abattus seront remplacés par des frênes et des platanes résistant au chancre coloré, dans les zones les plus touchées de l'Aude.

En même temps, VNF, les services de l'Etat et les régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon complètent une étude sur un projet global de restauration des alignements d'arbre se référant aux "valeurs universelles" de l'Unesco. Ce document doit être rendu fin 2011 à la Commission supérieure des sites et paysages.

Un texte de référence décrivant l'intégrité du bien et les mesures prises pour le protéger doit aussi être transmis à l'Unesco avant le début 2012. VNF rendra également son rapport de gestion à l'Unesco, comme il le fait tous les six ans, à partir de juillet 2012.

Le coût des campagnes d'abattage, de replantation des abords du canal et de restauration des berges est estimé à environ 200 MEUR, dit Jacques Noisette.

Le dossier des platanes sera au menu du comité de pilotage de la charte inter-régionale du Canal des deux mers, le 28 juillet à Toulouse. Cette instance, qui associe l'Etat, VNF, les régions Midi-Pyrénées et Aquitaine devrait être élargie au Languedoc-Roussillon et aux conseils généraux des départements traversés.

 

Publié le 07/07/2011 08:10 | Didier Babou

Les vélos hors la loi sur le canal du Midi

Un cycliste tranquille… non, un contrevenant qui la plupart du temps s'ignore !/Photo DDM, archives

Une loi datant de 1932 mais réactualisée en 2008 interdit la circulation des vélos le long du Canal du Midi… sauf autorisation individuelle et temporaire ! Une loi que VNF est pourtant bien incapable de faire appliquer. Vous avez dit ubuesque ?

Pédaler en famille sur le chemin de halage du Canal du Midi relève d'une grave infraction à la loi ! À moins que vous n'ayez, auparavant, en bonne et due forme, pris soin de contacter Voies navigables de France pour obtenir une autorisation individuelle, temporaire et qui précise la durée et la nature du parcours que vous avez l'intention d'effectuer. Et ne croyez pas qu'il s'agisse d'une plaisanterie… on ne plaisante pas avec la loi. Le décret du 6 février 1932 portant sur « le règlement général de police des voies de navigation intérieure » ne laisse planer aucun doute sur la question. « Nul ne peut circuler sur les digues et chemins de halage des canaux

[…] aux cyclistes l'autorisation est délivrée à titre individuel, temporaire et précaire. Elle peut être, à tout moment, suspendue limitée ou retirée sans indemnité[…] L'autorisation comporte la durée de sa validité la désignation du véhicule ainsi que la section du domaine public concerné. » Plus loin la loi précise même que l'administration gestionnaire est habilitée à demander le paiement d'une indemnité si cette autorisation de circuler génère des frais !

Un million de contrevenants

Et ne vous imaginez surtout pas que cette loi de 1932 fait partie des textes obsolètes oubliés dans les greniers du Code civil… Elle a fait l'objet d'une révision en décembre 2008 !

Ainsi donc, Voies navigables de France qui a comptabilisé, l'an dernier un million de passages de vélos sur les chemins longeant le Canal aurait pu se constituer un joli pécule en verbalisant ce peloton de contrevenants. « On n'a pas assez de personnel pour faire la police, déplore Jean-Marc Pougnet qui gère le bureau des usagers de VNF à Toulouse. Il y a quand même des cyclistes qui effectuent cette demande, un millier par an environ. Mais de notre côté, répondre à ces demandes prend du temps et mobilise du personnel et même pour 1 % à peine des usagers qui font cette demande, nous trouvons difficilement les agents pour gérer les autorisations. » En gros à VNF, on se passerait bien de cette loi chronophage et inapplicable. Ubuesque.

Patrimoine en péril

« Nous ne délivrons pas d'autorisation de circuler sur le secteur du Canal entre Agde et l'étang de Thau, admet Jean-Marc Pougnet. Le chemin de halage est en trop mauvais état et on préfère ne pas y voir de vélos ». Étonnante sanction pour un ouvrage pourtant classé au patrimoine mondial de l'Unesco dont les berges souffrent d'un manque chronique d'entretien. À cela s'ajoute la maladie des platanes, le chancre coloré, qui oblige à abattre un grand nombre d'arbres. Une situation qui selon le député maire de Carcassonne Jean-Claude Pérez, pourrait faire perdre son classement au prestigieux ouvrage. Il a dernièrement interpellé la ministre de l’Écologie pour réclamer des mesures d'urgence.

 

Publié le 12/08/2011 09:01 | Sarah Bonnefoi

Ayguesvives (31) : Le Canal du Midi accueille le 30e rallye d'aviron

210 rameurs seront présents sur le canal ce lundi 15 août./Photo DDM archives D. Pouydebat

Le rallye du Canal du Midi, organisé par l'association d'aviron Toulouse Pierre-Paul Riquet, entamera sa trentième édition ce lundi 15 août à 7 heures du matin. Le départ se fera au port Saint-Sauveur de Toulouse, et mènera les 210 rameurs jusqu'à Béziers. Après une escale à midi à Ayguesvives, les rameurs se rendront à Lauragais puis les jours suivants à Castelnaudary, Bram, Carcassonne, Trèbes, La Redorte, Ventanac, Capestang et Béziers, qui est l'étape finale du parcours. « Cela fait trente ans que la course existe et le nombre de participants, bien qu'il ait légèrement chuté cette année avec le passage de la crise, reste constant » affirme Jacky Pollet qui co-organise le rallye avec son épouse Claude. Les voies navigables de France (VNF) sont un partenariat non négligeable de la course.

Une affaire de famille

L'aviron, en plus d'être un sport exigeant, est un sport collectif. Dans la famille Pollet, l'aviron est carrément une affaire de médaille. Jacky, patriarche maintenant octogénaire, en a beaucoup pratiqué pendant sa jeunesse. Ses quatre fils ont tous remporté une édition du rallye du canal du Midi et cumulent une quinzaine de médailles. « Le but de l'association, et du rallye, est de faire connaître ce sport et donner envie aux jeunes d'y participer » explique Jacky. « C'est pour cela que je refuse d'augmenter les tarifs d'inscription pour la course. Je veux que l'aviron reste un sport accessible » ajoute-t-il. Pour y participer, il y a deux formules. La première est la prise en charge complète, qui comprend l'hébergement et les repas pour toute la semaine. Elle revient à 390 euros par rameur. En revanche, pour les petits budgets, il reste l'option camping. Les rameurs doivent se loger eux-mêmes, mais ils ont la possibilité de prendre les repas à midi avec les autres pour 70 euros. Il faut néanmoins être membre de l'association, ce qui coûte 100 euros.

Une course pour rameurs confirmés

Entre 150 et 200 personnes suivront la trentaine de bateaux, à pieds ou à vélo et viennent encourager les rameurs. Ces derniers viennent des quatre coins du globe : Nouvelle-Zélande, Angleterre, Allemagne, Italie, Pays-Bas, ainsi que de Lyon et Grenoble. Chaque club vient avec son matériel et il faut savoir ramer. « On a des skiffs, deux yolettes de VNF, qui fête cette année et ses vingt ans, et des rameurs en double » précise Jacky Pollet. « Le plus gros du travail reste de sortir les bateaux à chaque écluse, mais c'est aussi le charme du canal » conclut Jacky enthousiaste.

 

Publié le 25/07/2011 18:50 - Modifié le 26/07/2011 à 09:26 | © 2011 AFP

Canal du Midi : à défaut des platanes, préserver le label Unesco

Le canal du midi au pont des Demoiselles à Toulouse Jean-Pierre Muller AFP/Archives

Les 42.000 platanes du canal du Midi, menacés par un mal incurable, seront sacrifiés. Entre plans d'abattage et campagnes de replantation, les pouvoirs publics s'organisent pour remplacer la voûte arborée emblématique de l'ouvrage et préserver ainsi son label Unesco.

Les arbres pour la plupart bicentenaires qui flanquent le chef d'oeuvre de Pierre-Paul Riquet, classé en 1996 au patrimoine mondial de l'humanité, sont affligés depuis 2006 par le chancre coloré, ou Ceratocystis Platani, contre lequel il n'existe aucun traitement.

La maladie connaît une "croissance exponentielle", explique Jacques Noisette, responsable de Voies navigables de France (VNF), gestionnaire de l'ouvrage.

"A mon avis, 90% des arbres sont déjà contaminés", dit le spécialiste André Vigouroux. "Depuis 2006 et probablement même avant, des débris infectieux tombent dans le canal". Cet ancien chercheur de l'Inra se dit même "surpris qu'il n'y ait pas plus d'arbres malades actuellement".

La vitesse de propagation du fléau, qui tue les arbres en trois à cinq ans, a conduit les pouvoirs publics à prendre des mesures drastiques. Un plan d'abattage prévu de 2.000 arbres a été porté à 4.000 d'ici fin 2012.

En 2013, la moyenne annuelle atteindra probablement 4.000 arbres et les 42.000 platanes actuels auront disparu d'ici une quinzaine d'années, estime Jacques Noisette, rappelant que les arbres sains voisins des foyers de contamination sont aussi sacrifiés pour limiter la propagation.

L'accélération des événements a fait craindre à certains élus locaux un déclassement de l'ouvrage, qui traverse une grande variété de paysages et auquel les majestueux alignements d'arbres confèrent son unité.

Varier les essences

Mais la sanction suprême, le retrait du classement Unesco, appliquée seulement deux fois, en 2007 au sanctuaire de l'oryx arabe à Oman et en 2009 à la vallée de l'Elbe à Dresde, n'est pas à l'ordre du jour. "On n'est pas du tout sur une voie de sortie. Il n'y a pas eu d'interpellation formelle de la part de l'Unesco" sur le sujet et un plan d'action est engagé pour faire face, dit-on au ministère de l'Ecologie.

"L'Unesco ne peut pas menacer de déclasser au prétexte qu'on est victime du chancre coloré mais par contre, il pourrait le faire si on n'apportait pas de solutions de remplacement", renchérit Jacques Noisette.

Deux programmes de replantation sont déjà prévus par VNF à l'hiver prochain dans les secteurs les plus touchés de l'Aude: Villedubert, qui sera replanté en frênes et Trèbes, qui le sera en platanors, un hybride résistant mis au point par André Vigouroux.

Car l'idée, c'est de varier les essences, souligne Jacques Noisette. "Il s'agit d'éviter de remettre une seule variété d'arbres parce que le jour où il y aura une maladie, ça retombera comme un château de cartes". Parallèlement, du platane résistant sera replanté sur "les sites +carte postale+".

VNF estime le coût total des opérations à 200 MEUR, dont le financement reste à déterminer.

Une première étude sur un projet global de restauration des alignements a été présentée en septembre 2010 à la Commission supérieure des sites et paysages (CSSP), laquelle a demandé à VNF de revoir sa copie. Une étude complémentaire doit lui être fournie fin 2011 et en attendant, le sujet sera au menu d'un comité de pilotage, le 28 juillet à Toulouse.

D'après un document préfectoral, certains principes conformes aux "valeurs universelles" ayant conduit l'Unesco au classement ont déjà été retenus: alignement symétrique de fûts à intervalles de sept à huit mètres et recours à des arbres de "haute tige" et "d'ombre agréable".

 

Publié le 30/07/2011 03:48 | La Dépêche du Midi

Le canal du midi

Le canal du Midi ou canal des Deux-Mers relie la Garonne à la mer Méditerranée. Il fournit, avec le canal latéral à la Garonne, une voie navigable de l'Atlantique à la mer Méditerranée. C'est le commerce du blé qui motiva sa construction de 1666 à 1681, sous le règne de Louis XIV et sous la supervision de Pierre-Paul Riquet, le canal du Midi est l'un des plus anciens canaux d'Europe encore en fonctionnement et traverse l'Aude d'ouest en est.

 

Publié le 17/07/2011 03:49 | La Dépêche du Midi

Revel (31) : Une exposition à la carte au musée du Canal du Midi

« Le Canal à la Carte » le dessous des cartes du Canal du Midi aux XVIIe et XVIIIe siècle, telle est la nouvelle exposition à voir tout cet été au Musée et jardins du Canal du Midi.

Lors de l'inauguration de cette prestigieuse exposition, Dominique Salmon présidente du Syndicat mixte gérant le Musée ; le Conseiller général Francis Costes et les Amis du musée, saluaient la modernité de cette présentation sous forme d'atlas numérique associée à une présentation plus traditionnelle des 34 plans uniques exposés.

Ils félicitaient l'équipe du musée pour cette recherche de document d'une richesse considérable. Francis Costes espère que les retombées des images du Tour de France diffusées dans le monde entier inciteront les visiteurs à venir nombreux sur ce beau site.

La cartographie accompagne, en effet, toute l'histoire du Canal du Midi. Bien avant le début de la construction de ce chef-d'œuvre du génie civil hydraulique, la validation même du projet de Canal proposé par Pierre Paul Riquet à Louis XIV, en 1662, s'est appuyée sur des cartes. Elles permettent au roi, principal décideur et financeur, de prendre la mesure et l'ambition du monument qui lui est proposé et d'en accepter la construction. Par la suite, les cartes présenteront un double intérêt. Elles seront d'abord un outil technique permettant au roi et à Colbert de suivre à distance l'avancement des travaux ; puis elles constitueront des documents de prestige annonçant au grand public la réalisation du Canal et exaltant la grandeur du roi et des États du Languedoc.

Soixante cartes répertoriées

Le travail de recherche et d'inventaire réalisé par le Musée et Jardins du Canal du Midi a permis de répertorier plus de 60 cartes des XVIIe et XVIIIe. Proposé grâce à un atlas numérique une découverte des documents les plus illustres et représentatifs. Cette exposition est également l'occasion de présenter les techniques de cartographies des XVIIe et XVIIIe.

L'exposition le « Canal à la Carte » sera visible au Musée et Jardins du Canal du Midi jusqu'à la fin de l'année.

 

Publié le 25/05/2011 09:13 | La Dépêche du Midi

Castelnaudary (11) : Canal du Midi, il y a 330 ans, c'était l'inauguration

Le canal/Photo DDM, Gladys

C'est fait : depuis quelques jours, le pavillon bleu flotte une nouvelle fois sur les berges du quai du Port. Une excellente nouvelle qui confère à la ville un label de qualité très apprécié par un tourisme fluvial qui ne cesse de se développer, et ce par le bon vouloir de la municipalité consciente de ce véritable trésor que constitue le canal du Midi. Le mois de mai s'avère comme le mois de prédilection pour notre canal puisque c'est en mai, il y a quelque 330 ans, qu'il fut inauguré dans notre ville. Les autorités de l'époque, intendant du Languedoc en tête et accompagné des fils de Pierre-Paul Riquet, et d'Andréossy.

Depuis, l'ouvrage bénéficie de toutes les attentions. S'il est dit que notre Lauragais possède toutes les infrastructures nécessaires aux besoins du tourisme moderne, il est clair que le canal du Midi y occupe une place prépondérante. Le développement du tourisme fluvial est là pour rappeler qu'il est un axe désormais incontournable pour les amoureux toujours plus nombreux de la nature et à la recherche d'une réelle authenticité. Des efforts sont nécessaires pour que perdure cet engouement, et le pavillon bleu d'aujourd'hui fait partie intégrante des récompenses recherchées en la matière.

 

Publié le 01/03/2011 03:49 - Modifié le 01/03/2011 à 09:54 | D. B.

Le canal du Midi, patrimoine en danger ?

Derrière le décor de carte postale, un entretien que VNF a du mal à assumer sans le secours des régions./Photo DDM

Les arbres malades, qui sont arrachés par dizaines le long du Canal du Midi cacheraient-ils la forêt de problèmes qui érodent un ouvrage unique au monde ?

Berges effondrées par endroits, maisons éclusières à l'abandon, signalisation inexistante ou désuète… Le fait est que des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent pour s'alarmer de la situation et réclamer des mesures d'urgence, faute de quoi, s'indigne Europe Écologie les Verts, le prestigieux ouvrage « pourrait perdre son classement au patrimoine mondial de l'Unesco ».

« Il n'en est pas question, tempère Jacques Noisette, responsable régional de Voies navigables de France, l'administration qui a en charge la gestion du Canal. Un nouveau rapport sera fait en 2012 et nous n'avons pas de raison d'être inquiets ».

Malgré tout, il suffit de cheminer de Toulouse à Sète pour mesurer l'état catastrophique de certains secteurs et surtout la disparité d'entretien et de rénovation qu'il peut y avoir d'un département à l'autre.

« C'est vrai qu'il y a une forte différence entre la Haute-Garonne où le conseil général a fait de gros investissements et la partie languedocienne de l'ouvrage convient Jacques Noisette, mais VNF fait avec ses moyens. Nous consacrerons en 2011, 14 millions d'euros à l'entretien du Canal, c'est un budget en augmentation de 10 % ».

Bien souvent, dans l'Aude ou l'Hérault, ce sont les communes qui ont pris en charge la restauration pour la seule partie qui les concerne, accentuant ainsi l'écart entre les secteurs entretenus et ceux qui ne le sont pas. « Il y a des municipalités qui ont de jolis projets, mais tout ça finit par composer un patchwork qui nuit à l'image de l'ouvrage, reconnaît pudiquement Jacques Noisette. On n'a pas le sentiment que le conseil régional Languedoc-Roussillon et les conseils généraux manifestent une grosse volonté pour s'investir sur ces problèmes. »

Une prudence bien compréhensible finalement, pour ces régions qui craignent de se voir imposer un nouveau transfert de charges sans encaisser de ressource supplémentaire.

VNF propose bien des conventions de partenariat, mais en Languedoc-Roussillon comme ailleurs, on ne se précipite pas.

En attendant, ce que l'on considère comme l'une des plus anciennes et des plus imposantes réalisations de génie civil au monde subit les assauts du temps. Les cyclistes de plus en plus nombreux à rechercher ce type de randonnée ont souvent du mal à cheminer, et les équipements d'accueil touristiques le long du Canal sont quasiment inexistants.

Des voix s'élèvent pour s'alarmer du mauvais état du Canal du Midi.

Un ouvrage vieux de 400 ans dont l'entretien coûte cher et dont la gestion est confiée à VNF.

« Nous sommes sur des ouvrages historiques. Pour la restauration, c'est compliqué d'accélérer.» Jacques Noisette, responsable régional de Voies navigables de France

 

Publié le 21/06/2011 14:24 | La Dépêche du Midi

En péniche, toutes les splendeurs du canal du Midi

Le canal du Midi serpente paresseusement dans son écrin vert. Classé au patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO en décembre 1996, il est un haut lieu du patrimoine de la Haute-Garonne. Alimenté par les eaux du lac de Saint-Ferréol, le canal est bordé de grands platanes centenaires et d'une piste cyclable aménagée. De Toulouse à Avignonet-Lauragais, la balade est adorable, qui traverse une campagne colorée, jalonné de bastides, d'églises, de moulins et de clochers murs très typiques.

Ouvrage de Pierre-Paul Riquet, il a été construit de 1666 à 1681 sur 240 km, de la ville rose à l'étang de Thau, au pied de Sète. Sans lui et le nouvel axe de communication, la Haute-Garonne n'aurait pas connu la même prospérité économique. D'abord utilisé pour le transport des marchandises, notamment des blés du Lauragais jusqu'en 1970, il fait désormais partie du patrimoine écologique et historique du département. Le moyen idéal pour les vacanciers de découvrir le Lauragais au rythme lent des péniches, avec ou sans escale.

 

Publié le 08/05/2011 06:55 | Propos recueillis par Ph.E.

Le canal du Midi est-il menacé ?

Transformé en autoroute urbaine dans les années soixante-dix, le canal, bétonné et envahi par l'automobile, doit retrouver son caractère naturel. /Photo Frédéric Charmeux

Le canal du Midi, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en 1996 va-t-il perdre sonclassement mondial? Le serpent de mer (ou de canal) est régulièrement alimenté par la rumeur. «On ne déclasse pas un site inscrit au patrimoine mondial comme ça, d'un claquement de doigts, il y a toute une procédure», relativise Jacques Noisette, de Voies Navigables de France. «Oui, mais, à force de ne pas respecter les engagements pris avec l'Unesco, on court le risque d'un déclassement», affirme Jean-Jacques Fournier, de l'Union des comités de quartier de Toulouse. Ce vieux routier de l'urbanisme toulousain, pourfendeur des projets de voies sur berges de Garonne et d'autoroute couvrant le canal du Midi dans les années soixante-dix,est attentif aux projets et modifications des règles d'urbanisme qui pourraient remettre en cause l'intérêt mondial du canal du Midi. «Le projet d'école d'économie de l'université de sciences sociales, la TSE, qui va cacher l'église Saint-Pierre-des-Cuisines et le site de Saint-Pierre-des-Chartreux et ruiner le paysage depuis la Garonne et la canal de Brienne, également inscrits au patrimoine mondial, remettent en cause un site remarquable», s'insurge le militant associatif.

Ce projet innovant sur le plan architectural a pourtant été approuvé récemment par le conseil municipal de Toulouse et ne peut remettre en cause, à lui seul, le classement mondial. Certes, le canal du Midi n'est pas mis en valeur au mieux dans la traversée de Toulouse comme dans certains secteurs du Languedoc-Roussillon. «Les canaux toulousains (représentent) un espace dévalorisé, peu attractif malgré un fort potentiel», reconnait la communauté urbaine du Grand Toulouse dans un état des lieux du projet «Garonne et canaux» en date de juin 2010. «La sensation d'intimité et de nature est brouillée par la place de la voiture sur les boulevards et l'hétérogénéité des constructions qui bordent les canaux», poursuit le rapport, qui rappelle les études stratégiques en cours: ligne «Canal» de transport en commun (tram ou bus à haut niveau de service le long du canal de Grand-Rond à Matabiau voire à Purpan)et aménagement des espaces publics en centre ville sur les conseils de l'urbaniste en chef Joan Busquets. Grand Toulouse, Midi-Pyrénées, VNF et Umih se penchent sur le berceau du canal du Midi. Des fées qui devront s'accorder pour donner une nouvelle vie à un axe touristique majeur du sud-ouest.

 

Publié le 05/01/2011 12:15 | La Dépêche du Midi

Une charte pour le canal du Midi

La charte inter-régionale du canal des Deux-Mers entre dans une phase active. Hier, à la préfecture de Toulouse, se déroulait le premier comité de pilotage en présence de Dominique Bur, préfet de la région Midi-Pyrénées, et de Martin Malvy, président du Conseil régional.

Signée le 16 juillet 2009 entre l'Etat, les Régions Aquitaine et Midi-Pyrénées et Voies Navigables de France, cette charte veut traduire la volonté des partenaires de valoriser et de développer le canal et les territoires riverains. Parmi les ambitions partagées: le développement économique du bassin de navigation du Sud-Ouest, le développement touristique, la valorisation des sites à fort potentiel sur le canal ou l'état de fonctionnement de la voie d'eau.

Ce Copil, auquel ont aussi été invités le Conseil régional Languedoc-Roussillon et le Président de l'Association des communes du Canal des Deux Mers, a permis de partager les enjeux, de définir des stratégies communes et de valider un plan d'actions collectives enfaveur des territoires concernés.

 

Publié le 11/01/2011 08:51 - Modifié le 11/01/2011 à 10:26 | S.R.

Canal du Midi : découvrez l'envers du décor

L'écluse Bayard va être vidée la semaine prochaine. Cela n'est pas arrivé depuis 7 ans/. Photo DDM, archives.

Vélos, fers à repasser, poubelles, fauteuils, moquettes… Le canal du midi est jonché de toutes sortes de déchets et d'objets qui ont été balancés par des personnes qui ont confondu l'eau avec une décharge.

La semaine prochaine, à l'occasion de la vidange du canal du midi entre les deux écluses du Béarnais et de Bayard pour l'entretien de deux biefs situés en plein cœur de ville, les Toulousains pourront se rendre compte par eux-mêmes de tout ce qui traîne au fond de l'eau verte du canal.

Durant trois jours, les 18, 19 et 20 janvier, de 11 heures à 13 heures, on pourra même observer le travail d'une vingtaine d'agents d'entretien mobilisés par les VNF (Voies Navigables de France) et la mairie de Toulouse pour évacuer ces ordures qui ne se voient pas forcément lorsqu'on se promène le long des berges.

«On en profite pour essayer de sensibiliser le public,explique Jacques Noisette, porte-parole des VNF. Nous enlevons environ 5 m3 de saletés par semaine. Mais depuis deux ou trois ans, ce phénomène d'incivilité s'est accéléré. C'est catastrophique. On fait deux ou trois passages par semaine».

L'opération devrait être spectaculaire autour de l'écluse Bayard qui n'a pas été vidée depuis 2003. « On peut imaginer tout ce qu'on va y trouver ! » observe Pierre Cardinal, porte-parole des bateliers-restaurateurs, dont les embarcations sont régulièrement endommagées par des encombrants, comme dernièrement un matelas qui s'est pris dans une hélice… Les fédérations et associations piscicoles vont également intervenir pour collecter les poissons et les sauvegarder pendant la vidange des eaux.

Le bateau balai en action

Il s'appelle le « Gouel'Net ». Ce nouveau bateau nettoyeur pour canaux et rivières va être présenté mardi 25 janvier dans le port Saint-Sauveur et le lendemain il sera sur le port de Moissac (Tarn-et-garonne). Cette embarcation a été mise au point par la CEP (compagnie d'exploitation des ports), filiale de Véolia. Elle permet de drainer de gros déchets, et également de pomper les eaux usées des bateaux et des zones fluviales.

Une guinguette à Port Sud. La période de « Chômage » du Canal du Midi dure jusqu'au 3 mars, mais l'activité économique des bateaux promenade et des bateaux restaurants ou bars ne sera pas trop perturbée. La navigation est normale entre l'écluse Bayard et Castanet Tolosan. Une guinguette au Fil de l'Eau navigue de Toulouse à Port Sud (Ramonville).

 

Publié le 03/07/2011 08:30 | Emile Gaubert

Revel (31) : Film sur Pierre-Paul Riquet : c'est fait!

Il y a moins d'un mois, dans la même édition de « La Dépêche » (le dimanche 5 juin), nous présentions une association regroupant des passionnés du Canal du Midi, en général ; de la vie et l'œuvre de Pierre-Paul-Riquet, en particuliers. Au point même, comme le nom de leur structure associative le souligne qu'ils lançaient un appel à soutiens pour réaliser un film sur le génial concepteur du canal du Midi. Un appel avec signature de pétition à l'appui, qui aura eu son effet puisqu'on apprend, aujourd'hui que le réalisateur Jean Périssé répond à la requête de l'association « Un film sur Riquet » et présente même un scénario pour un film qui s'intitulerait tout simplement : « Monsieur Riquet ».

Un appel entendu

« Cet appel a été entendu par le scénariste et réalisateur, qui a présenté dernièrement avec Michèle Teysseyre, coauteur, le projet de scénario d'un film historique, long métrage de fiction », explique le président de l'association, Jacques de Grenier. Cette présentation s'est tenue au musée et jardins du canal du Midi, à Saint-Ferréol, devant une assistance de spécialistes et de passionnés du canal du Midi qui ont salué l'initiative, à l'image de Jacques André, directeur du musée, grand spécialiste et auteur d'ouvrages de référence sur le canal du Midi. « C'est assez surprenant de voir Riquet dans sa vie privée parfois tumultueuse mais c'est assez proche de la réalité », explique-t-il. Jean Périssé, auteur de nombreux films de fiction de court-métrage, scénarios de long-métrage et documentaires pour la télévision, a réalisé pour le cinéma son premier long-métrage : « L'Occitanienne », le dernier amour de Chateaubriand, avec Bernard Le Coq dans le rôle du grand homme. Ainsi, après la présentation au Musée, « Monsieur Riquet » a obtenu les suffrages de l'association « Un film sur Riquet » qui soutient la réalisation de ce film et poursuit par voie électronique et sur papier la diffusion de la requête, estimant que le nombre de signatures recueillies ne pourra qu'influencer favorablement d'indispensables producteurs.

 

Publié le 06/01/2011 13:29 | La Dépêche du Midi

Le canal du Midi au chômage

Le canal du Midi va se vider pour amorcer des travaux. Photo DDM

La traditionnelle période de chômage du canal du Midi va débuter le 7 Janvier prochain pour s'achever le 3 mars. L'écluse Saint-Pierre fera probablement l'objet de travaux durant cette période, comme Bayard, Minimes et les Béarnais dont on va vidanger les biefs. En revanche, la navigation sera normale entre l'écluse Bayard et la commune de Castanet-Tolosan. « Les activités économiques et la vie sur les canaux ne vont pas être perturbées à Toulouse » précisent les professionnels de la batellerie qui vont « s'adapter ».

 

Publié le 20/08/2011 10:48 | Léa Robine.

Le canal de Garonne : un hymne à la détente

La voie verte du canal du Midi est le lieu idéal pour une promenade en famille, à pied ou à vélo. Sur toute sa traversée du Tarn-et-Garonne elle est interdite aux véhicules motorisés./Photo DDM, archives.

Le canal de Garonne ou canal latéral est le prolongement du Canal du Midià partir de Toulouse. Il traverse le Tarn-et-Garonne sur plus de 70 kilomètres. Il est une richesse locale autant pour la navigation, que pour la promenade ou le cyclotourisme avec sa voie verte.

Le canal latéral à la Garonne traverse le Tarn-et-Garonne du Sud vers l'Est, de Pompignan à Lamagistère, sur près de 70 kilomètres. C'est un lieu de promenade très prisé des Tarn-et-Garonnais et des touristes.

Des bateaux sans permis pour voguer librement sur le canal

Aujourd'hui, les bateaux de plaisance ont remplacé les barques qui remontaient autrefois le canal chargées de blé. La navigation est calme, ombragée par les platanes centenaires qui brodent les rives. Le canal est navigable de fin mars à début septembre. On peut le découvrir lors de croisières au départ de la pente d'eau de Montech ou soi-même, en louant un bateau. Des bateaux sans permis, très faciles à manœuvrer, sont disponibles à la location pour le week-end ou à la semaine.

À bicyclette sur les chemins de halage

Mais le canal du Midi, c'est aussi la plus longue piste cyclable de France ! On peut longer le canal de Sète à Bordeaux sans descendre de sa bicyclette. En Tarn-et-Garonne, 72 kilomètres de voie verte ont été aménagés par le Conseil Général ces dernières années. C'est un avantage considérable en terme de sécurité : sur toute la traversée du département, la voie verte tracée sur les anciens chemins de halage du canal de Garonne, est exclusivement réservée aux piétons et véhicules non motorisés. C'est le paradis des promeneurs, des cyclistes ou des amateurs de roller avec son revêtement agréable. Sa pente douce en fait aussi en lieu parfaitement accessible aux personnes à mobilité réduite.

De plus en plus d'efforts de signalisation sont faits : grâce à de nombreux panneaux, on sait toujours à quel kilomètre on se situe sur le parcours et quelle ville on traverse.

Une halte de repos dans les anciens abattoirs

Anne-Marie et Vincent sont des Montalbanais habitués du canal. Ils saluent la qualité des aménagements mis en œuvre pour faciliter la circulation sur les bords du canal : « C'est un vrai plaisir de pouvoir rouler sur une aussi longue distance sécurisée. Sur la halte de repos de Valence-d'Agen nous avons même pu nous reposer dans des hamacs ! » En effet, la ville a transformé récemment les anciens abattoirs en halte de repos gratuite offrant une salle de repos, des sanitaires et une aire de camping en libre-service. Des vélos sont par ailleurs disponibles à la location à Moissac.

 

Publié le 25/04/2011 10:50 | La Dépêche du Midi

Castanet-Tolosan (31) : Un dimanche aux sources du Canal du Midi

Une journée de balade en bateau. / Photo DDM

Le comité de jumelage propose à ses adhérents et amis du comité un dimanche sous le signe de la rencontre amicale, familiale et de détente, le 19 juin avec une promenade « Aux sources du Canal ». La journée débutera par une conférence et une promenade en bateau à Port-Lauragais via l'escale de Naurouze. La navigation sera agrémentée d'une évocation historique du Canal. Vers 12 h 30, pique-nique champêtre et néanmoins collectif sur les rives du lac de Lenclas au pied de St Félix-du-Lauragais. L'après-midi, activités diverses et variées : marche « en longeant » la Rigole et les berges ombragées ; visite du « Musée du bois » à Revel ; promenade à St Félix-de-Lauragais, village remarquable et point de vue imprenable etc.

 

Publié le 29/07/2011 09:49 | La Dépêche du Midi

Revel (31) : Le livre numérique au musée du canal

Le livre numérique présenté lors de l'inauguration./PhotoDDM.

« Le Canal à la Carte » le dessous des cartes du canal du midi aux XVII et XVIIIe siècle. la modernité de cette présentation sous forme d'atlas numérique associée à une présentation plus traditionnelle des 34 plans uniques exposés d'une richesse considérable.

La cartographie accompagne, en effet, toute l'histoire du Canal du Midi. Bien avant le début de la construction de ce chef-d'œuvre du génie civil hydraulique, la validation même du projet de Canal proposé par Pierre Paul Riquet à Louis XIV en 1 662 s'est appuyée sur des cartes. Elles permettent au roi, principal décideur et financeur d'en accepter la construction. Par la suite, les cartes présenteront un double intérêt.

Elles seront d'abord un outil technique permettant au roi et à Colbert de suivre à distance l'avancement des travaux ; puis elles constitueront des documents de prestige annonçant au grand public la réalisation du Canal et exaltant la grandeur du roi et des États du Languedoc.

Le travail de recherche et d'inventaire réalisé par le Musée et Jardins du Canal du Midi a permis de répertorier plus de 60 cartes des XVIIe et XVIIIe. Propose grâce à un atlas numérique une découverte des documents les plus illustres et représentatifs. Cette exposition est également l'occasion de présenter les techniques de cartographies des XVIIe et XVIIIe. Ouverture estivale tous les jours de 10 heures - 19 heures.

 

Publié le 19/08/2011 09:08 | Pierre Bascugnana

Port-Lauragais (31) : Larguez les amarres avec les bateaux électriques

À bord de ces bateaux silencieux, redécouvrez le Canal du Midi à allure paisible./Photo DDM, archives

La société NaviCanal vous propose de découvrir ou de redécouvrir le Canal du Midi à bord de bateaux électriques. Une expérience unique.

Vous avez toujours rêvé de faire une balade en bateau… mais vous n'avez pas de permis ? Sachez que votre rêve est facile à réaliser et en plus de ça dans un cadre unique !

La chaleur est parfois étouffante en ce mois d'août, alors ne perdez pas une seconde et embarquez dans un des bateaux que la société NaviCanal vous propose de piloter vous-même ! Vous pourrez ainsi faire une balade au fil de l'eau, tout en profitant de l'ombre rafraîchissante de platanes centenaires le long du fameux Canal du Midi de Pierre-Paul Riquet.

Il existe différents types de bateaux : selon vos affinités, vous pourrez embarquer de deux à six personnes (1). Et n'ayez crainte pour le pilotage, c'est très instinctif et très facile à prendre en main.

« J'ai toujours eu envie de conduire moi-même un bateau, alors quand j'ai appris que c'était possible sur le canal je suis tout de suite venu ! C'est extraordinaire car le cadre est vraiment splendide. Et à bord de ces bateaux, on se sent vraiment libre ! », s'exclame Antoine, venu avec sa compagne.

Au mois d'août, la location s'effectue dans la journée, de 14 heures à 20 heures. Les amoureux de l'aurore auront toutefois la possibilité de réserver à l'heure qu'ils souhaitent. En fin d'après-midi, une balade à bord de ces bateaux silencieux vous fera découvrir des jeux de lumière entre les platanes du Canal du Midi. Vous repartirez avec des souvenirs inoubliables.

Cette activité peu commune se pratique aussi bien entre amis, qu'en amoureux ou encore en famille. Alors n'hésitez à larguer les amarres et libérez votre instinct de matelot !

Les platanes du Canal du Midi, un patrimoine apprécié par les promeneurs du Canal du Midi, à Ramonville./Photo archives Xavier de Fenoyl.

Page réalisée à partir du site ladepeche.fr

 

 

 

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